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videoyoutube.com· 11 juillet 2026

Frappes : l’impuissance de Vladimir Poutine au grand jour ?|LCI

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Direction l'Ukraine pour ce grand entretien, la bataille navale bat son plein. La campagne ukrainienne visant à isoler la Crimée, occupée, est entrée dans une nouvelle phase. L'Ukraine essaie de rendre la Crimée de plus en plus difficile à ravitailler, notamment en carburant.

A tous ceux qui ont pleinement conscience que la Crimée est une partie indissociable de l'Ukraine, je veux dire ceci. Personne ne pourra jamais briser ce lien. Ils doivent comprendre ce qui se joue ici.

Je sais qu'ils subissent des attaques, qu'il y a des difficultés sociales, des pénuries de carburant, d'importantes coupures de courant. Mais toutes ces épreuves servent un but plus grand. Et ce but, c'est de rentrer chez soi.

Vous devez comprendre notre objectif. Il faut un peu comprendre. Vous devez comprendre ce qui se passe.

Bonsoir, Général Yacov Lef. Bonsoir, Marco. Je suis ravie de vous retrouver.

Ça fait un moment qu'on ne s'est pas vu en plateau. Vous avez vu l'Ukraine qui frappait sur toutes les routes, les ponts, les voies ferrées. On va le voir sur ces images.

Ils s'attaquent désormais à ces fameux navires portant du carburant par bateau pour les Russes. Pourquoi c'est important ? Déjà, ils ont aussi frappé les ferries il y a deux semaines.

Donc là, à l'heure actuelle, ils continuent à étrangler la Crimée, à la priver de toutes ces sources d'approvisionnement. Si ça ne vient plus par voie terrestre et ça vient de moins en moins par voie maritime, je suppose qu'ils vont faire des avions qui vont amener du carburant. Ça fait quand même cher du carburant.

Puis ces avions sont très vulnérables sur les bases aériennes qui, elles aussi, sont frappées. Donc là, Kirill Oboudanov, il annonce clairement la couleur. Alors, nous faisons le siège de la Crimée.

Et il a dit quelque chose du style, il faut qu'ils partent. Parce que la Crimée, après 2014, les Russes se sont débrouillés pour que les Ukrainiens et les Tatars, ceux qui n'étaient pas d'accord, s'en aillent. Donc en fait, ils ont fait de l'épuration ethnique à bas bruit.

Ils n'ont pas tué tout le monde. Il y a ceux qui collaborent avec le régime. Quand j'y étais, il y avait même une télévision tatare pro-Poutine.

Oui, mais les autres, ils leur ont rendu la vie impossible et ils sont partis. Et ils les ont remplacés avec des Russes de partout ailleurs dans la Fédération, en disant, venez habiter en Crimée, c'est magnifique. Et puis, c'est pas cher.

Et pour cause, puisqu'ils leur donnaient des logements, en gros, spoliés, volés. Donc là, ils sont en train de dire, les Ukrainiens, vous êtes peut-être propriétaires en Crimée. Il est très possible que vous ayez perdu votre investissement bientôt.

Est-ce que vous pensez réellement que la Crimée peut être durablement isolée ? Oui. Isolée, oui.

Reconquise, non. Isolée, oui. Et donc, elle sera ravitaillée.

Et ça sera un effort considérable. Je veux dire, ça devient de plus en plus un camp retranché. Même les militaires manquent de carburant, semble-t-il, en Crimée.

Et c'est, voilà, c'est progressivement, ils rendent la Crimée, entre guillemets, invivable. Qui est normalement la station balnéaire pour les Russes, même en temps de guerre. Et regardez ce que dit Soloviev, qui est le propagandiste en chef du Kremlin, qui lui dit, il faut tout faire pour que nous ne perdions pas la Crimée.

Regardez. Il y a beaucoup de sujets sur lesquels je dois réfléchir. Par où commencer ?

Laissez-moi vous faire part de mes réflexions sur ce que j'ai vu, et ce que je ressens, et sur ce qui se passe. Je ne prétends pas tout savoir, ni être objectif. Je suis quelqu'un de subjectif.

Je dis ce que je vois, ce qui me traverse l'esprit. Ce qui se passe actuellement en Crimée, ce que l'ennemi tente de faire, c'est de forcer tout le pays à reconnaître que nous devons tout mettre en oeuvre pour défendre la Crimée et aider ses habitants. Les prix qu'ils paient pour l'essence en Crimée, c'est inimaginable.

Que comptons-nous faire ? Il faut comprendre ce que nous devons se faire. au moins pour une fois, il dit les mots.

C'est-à-dire que ces frappes peuvent provoquer une pénurie de carburant sur la péninsule. Oui, la pénurie est déjà là depuis plusieurs semaines. Elle s'aggrave.

Je suppose qu'elle ne va pas s'améliorer, parce qu'en plus de ça, elle est aussi une composante d'une pénurie globale qui affecte l'ensemble de la Russie. Et regardez ces files d'attente. On a les images.

Donc c'est une réalité. C'est-à-dire qu'on parvient même à avoir ces gens qui font le tour de la Russie pour essayer d'avoir du carburant. Oui.

Et c'est une réalité, cette pénurie qui est cumulative, au sens où tout ce que détruisent les Ukrainiens, les Russes n'arrivent pas à le réparer, entre autres à cause des sanctions occidentales. Donc on a toujours dit « Ah, les sanctions et tout ». Si, ben depuis 2022, en gros, une grande part de la technologie pour ces raffineries et tout, elle est occidentale.

Ils n'ont pas les moyens de réparer, en tout cas pas au même rythme que les Ukrainiens cassent. Et donc tout ça est cumulatif. Plus ça va, et plus l'ensemble de l'appareil pétrolier russe se dégrade et ne répond pas aux besoins.

C'est frappant de voir Soloviev, qui portait beau il y a quelques années, « Ah, qu'il prononçait, pa, pa, pa, pa ». Et là, maintenant, même Soloviev commence à ressentir de l'inquiétude en direct à la télé russe. C'est dire s'il y a eu de l'évolution dans les esprits, quand même.

Tout de même, l'ISW, l'Institut pour l'étude de la guerre, auquel on fait souvent référence sur ces plateaux, parce qu'ils sont extrêmement précis sur les avancées sur le terrain. On pense qu'ils sont rigoureux, oui. Eh bien, ils estiment que ça marque une nouvelle phase de la stratégie ukrainienne.

Vous êtes d'accord avec ça ? Absolument, oui, oui. Il y a un consensus général.

Oui, c'est une nouvelle marque de la stratégie ukrainienne. Depuis plusieurs mois, parce que les Ukrainiens ont commencé par attaquer toute la défense solaire. Ils ont sérieusement dégradé la défense solaire.

Et puis, ils ont dégradé le ravitaillement par voie terrestre, par ce cordon ombilical, qui est en gros le Donbass. Et maintenant, ces frappes dans la profondeur qui continuent, comme j'ai dit, cumulatives sur l'ensemble de la capacité de production russe, et en plus sur l'isolement de la Crimée. La Crimée est une île, de fait.

Et une île, si vous ne pouvez pas la ravitailler avec des bateaux, c'est compliqué. Et le pont de Kerch ne répond pas à la question, parce qu'il a été très dégradé, et donc il ne peut pas porter un trafic lourd. En revanche, il permettra à la population russe de fuir.

Ou qu'il se retrouve bloqué quand il y a des attaques de drones et de missiles. Et d'ailleurs, un général russe aurait reconnu dans la presse russe que la Russie a du mal à empêcher certaines attaques de drones ukrainiens à moyenne portée. Comment expliquer tout de même qu'autant de drones puissent pénétrer en Russie ?

Alors, comme je l'ai dit, déjà, ils ont dégradé le système. Ensuite, la Russie est un très grand pays, et ils n'ont pas la densité. Ce n'est pas Israël avec le dôme de fer, si vous voulez.

Donc, ils ont fait des bulles, ils ont priorisé ce qu'ils devaient défendre. Il ne faut pas oublier qu'ils doivent défendre la ligne de front, malgré tout, pour que leur aviation puisse intervenir. Elles continuent à intervenir au-dessus du Donbass, leurs avions.

Donc, il leur en faut pour la ligne de front. Ensuite, il semblerait qu'ils aient priorisé Moscou, parce que ça, c'est le siège du pouvoir, c'est Poutine frappé directement. Bon, à côté de ça, il reste beaucoup de bulles, et les bulles sont dégradées.

J'ai envie de vous dire, face aux drones, même Israël a du mal à se défendre face aux drones du Hezbollah. C'est-à-dire qu'il n'y a pas vraiment, il y a une réelle perméabilité face aux drones. Oui, oui, oui.

Alors, Israël, une des particularités pour Israël, c'est que les drones du Hezbollah sont à bien moins grande portée. Donc, ils arrivent beaucoup plus vite, si j'ose dire. Donc, on a moins le temps de réagir.

Là, il y a quand même des drones qui ont villégiaturé 2500 km dans l'espace aérien russe. Sauf qu'un drone est compliqué à repérer, à accrocher en soi. Si vous avez détruit les radars au passage, il ne sera pas accroché.

Et voilà. Et plus ça va, et plus...

Finalement, c'est l'aviation ukrainienne, c'est les drones. Plus ça va, et plus l'aviation ukrainienne est en train d'acquérir la supériorité dans l'espace aérien russe. Regardons justement cette carte fascinante de ces raffineries touchées depuis une semaine par les Ukrainiens sur le territoire russe.

Ça paraît fou de voir le nombre de raffineries qui ont été touchées en seulement une semaine. À votre avis, jusqu'où Kiev peut aller sans inquiéter les alliés ? Kiev va continuer, parce que plus ça va, et mieux ça va.

J'ai lu que Omsk était la dernière raffinerie qu'ils n'avaient pas frappées. Ce qui veut dire qu'ils les ont toutes frappées au moins une fois. Et j'ai vu des images sur cette excellente chaîne, il y a deux ou trois jours, où on voyait plusieurs plumes de fumée qui montaient, indiquant qu'il y avait eu plusieurs impacts.

Vous vous souvenez, il y a un an, quand ils avaient commencé à frapper les raffineries, on voyait un incendie qui était déclenché. Vous voyez, il y en avait un drone qui était passé et qui avait percuté un réservoir. Donc le réservoir brûlait et les pompiers s'arrangeaient pour protéger les autres.

Là, j'ai vu des images hier ou avant-hier, où il y a cinq incendies assez différents, assez séparés l'un de l'autre, impliquant qu'il y a au moins cinq drones qui ont impacté. Donc leurs attaques se multiplient, se répètent et accumulent leurs effets. Alors, selon une enquête de Reuters, plusieurs sources proches du Kremlin estiment qu'ils pourraient intensifier la guerre dans les prochains mois.

Et Dmitry Peskov n'a pas l'air de contredire ses propos. Écoutez-le. – Plus le régime ukrainien frappe nos infrastructures, plus la zone de sécurité que nous serons contraints de créer sera étendue.

Une nouvelle escalade pourrait bien prolonger l'opération militaire spéciale. – Est-ce que la Russie a réellement les moyens d'intensifier la guerre ? – Oui, alors d'intensifier les frappes, pas la guerre.

Donc là, ils vont continuer à taper, et ils taperont encore plus fort sur Kiev, en particulier. Donc eux, tapent sur la population civile. Et donc ils créent de gros dégâts, et puis ils créent beaucoup de destruction.

Mais ça n'a pas l'impact sur la volonté de combattre des Ukrainiens, ni sur les capacités de combattre des Ukrainiens que les frappes ukrainiennes ont sur la Russie. Donc Peskov, il dit on va intensifier, etc. Oui, intensifier, intensifier.

Et alors, ça ne changera rien. Vous pouvez continuer à casser, ça ne changera rien. – Est-ce qu'une nouvelle mobilisation en Russie vous semble possible ? – Alors, je ne suis pas assez expert en Russie pour dire que c'est toujours possible.

Ça, il n'y a pas de problème. Poutine peut le décider. Jusqu'à présent, il n'a pas voulu le faire parce que c'est la fin du contrat social avec le pays, en gros.

C'est-à-dire, je m'occupe de tout, et vous, vous êtes de votre côté, donc vous n'êtes pas impliqués, si je veux dire. Et cette guerre est faite par des volontaires payés à prix d'or, pour lesquels il n'y a plus d'argent, soit dit en passant. Donc, s'ils mobilisent, j'ai entendu ou lu souvent des gens dire ça, c'est le coup de trop.

Ça, c'est le début de la révolte. Les mères et les femmes qui se précipiteront, qui bloqueront les postes de recrutement, ils ont déjà des histoires avec des recrutements un peu forcés. Il semblerait que Poutine, jusqu'à présent, ait toujours eu peur de ça.

Après, il tombe dans l'inconnu, en fait. Pourtant, il a l'air buté sur le Donbass. Apparemment, plusieurs de ses conseillers lui auraient même formulé plusieurs propositions de cesser le feu.

Mais il dirait dans cette enquête Reuters qu'il faudrait aller jusqu'au Donbass. Pourquoi il y a une obsession du Donbass chez lui ? Il a une obsession de pouvoir crier victoire.

Et comme il a affiché, comme il a annexé les quatre oblasts du Donbass, s'il veut crier victoire, il faut qu'il en ait le contrôle effectif. Et ce n'est pas le cas. La progression des Russes est lente dans le Donbass ?

Elle est très lente. Et depuis deux mois, il semblerait qu'elle est compensée par des contre-progressions ukrainiennes. Donc en termes de gains purs en kilomètres carrés, il semblerait que ça soit inversé depuis deux mois.

Et c'est une progression qui coûte des rivières de sang et qui ne rapporte rien. Donc en fait, Poutine ne sait pas arrêter cette guerre. C'est comme Trump avec sa guerre d'Iran d'ailleurs.

Il ne sait pas arrêter cette guerre. S'il arrête cette guerre, il sera obligé de reconnaître qu'elle a été inutile. Ça va être compliqué.

Alors lors du sommet de l'OTAN à Ankara, Donald Trump, que vous n'aimez pas beaucoup Gérard Aliakolev, a annoncé que les États-Unis étaient prêts à autoriser l'Ukraine à fabriquer sous licence des missiles patriotes. Écoutez, ce sont ses propos. Mon petit doigt m'a dit que nous allons leur accorder le droit de fabriquer des patriotes.

On va leur montrer comment faire, car très complexe en fait. Mais vous comprenez vite. On en parlera, mais on va vous donner la licence.

C'est plutôt cool, non ? Comme ça, vous ne pourrez plus vous plaindre qu'on ne vous donne pas assez. Vous allez les fabriquer vous-même.

Nous n'en avons pas encore informé l'entreprise, mais ça va bien se passer. Ils seront ravis. C'est un bon deal, ça ?

Déjà, j'aimerais croire que rien qu'accorder la licence est égal dans six semaines, les patriotes sortent par pile de douze d'une chaîne ukrainienne. Malheureusement, je crains que ce soit beaucoup plus compliqué que ça. Le patriote, c'est un avion à haute performance.

Il est plein de composants. Beaucoup de ces composants électroniques sont complexes à faire, sont complexes à assembler. Sauf si les Ukrainiens ont déjà pris de l'avance sur un paquet de trucs, etc.

Il y a deux possibilités. La première, c'est que ce qu'ils fabriquent, c'est le patriote, au sens de la copie conforme. Et là, ce n'est pas qu'une licence, ce n'est pas que Raytheon, un RTX, qui est l'assembleur.

C'est un paquet d'autres gars, d'autres producteurs. De sous-traitants, vous voulez dire ? De sous-traitants.

Soit, ils font un équivalent patriote. C'est-à-dire, avec les secrets du patriote, ils font du ré-engineering, comme on dit. Ils démontrent le truc, s'ils osent dire, et puis ils se disent, on peut le faire différemment.

Auquel cas, s'ils le font différemment, il y a de bonnes chances pour qu'ils le fassent moins cher, voire beaucoup moins cher. Donc, c'est pour ça que je ne suis pas convaincu que RTX, le fabricant principal du patriote, soit ravi qu'on lui torde le bras pour vendre la licence. Il y a très peu de pays qui ont le droit d'avoir cette licence-là.

Je regardais tout à l'heure. Japon, Allemagne, l'Ukraine deviendrait le troisième pays. Oui, mais, alors, il faudrait savoir, à partir de leur base existante, le Japon et l'Allemagne ont mis combien de temps entre la licence accordée et la production ?

Ils ont mis combien de temps à produire ? Peut-être que l'Ukraine fera plus vite qu'eux, mais en tout état de cause. Un, c'est un très bon geste de Trump parce qu'il est hautement symbolique.

Donc, pour une fois, Trump considère l'Ukraine comme un allié, enfin un ami. Pour une fois, Trump est pour l'Ukraine. Le fait mérite d'être noté, quand même.

Et maintenant, les conséquences techniques, opérationnelles, je ne sais pas. À titre personnel, je doute qu'on voit des patriotes fabriqués en Ukraine avant l'année prochaine. En plus, il faudrait protéger l'usine parce qu'on est en terrain de guerre.

Alors, oui, oui. Alors, ils sont très bons pour protéger leurs usines. Et surtout, ça sera des sites déportés.

Oui, ça ne sera pas une usine marquée « Patriote » dessus, vous voyez. Alors, certains experts russes parlent désormais publiquement de frappes contre des installations de l'OTAN, notamment dans les pays baltes ou en Roumanie. Et Dmitry Peskov a l'air de lier ça au fait que les États-Unis aident l'Ukraine.

Écoutez, on ne l'a pas pour le moment. Est-ce qu'une attaque russe contre un pays de l'OTAN est crédible, selon vous ? Je n'y crois pas.

Je n'y crois pas parce que je pense que l'OTAN a des moyens de rétorsion. Le moyen de rétorsion très facile pour l'OTAN, c'est la Biélorussie. En Biélorussie, il y a un paquet d'infrastructures russes importantes pour leur guerre contre l'Ukraine.

Et donc, moi, si j'étais à l'OTAN, je ne sais pas quels sont les plans, mais si j'y étais, je dis ouvertement, si jamais ils frappent la Roumanie ou la Lituanie, il y a de bonnes chances que ce soit passé par la Biélorussie. À ce moment-là, je casse tout en Biélorussie. Ça va être compliqué pour le régime de Loukachenka.

Et du coup, pour la Russie, le problème devient de perdre la Biélorussie. Ça devient autre chose que sa guerre d'Ukraine. Donc il y a des moyens de rétorsion réels, crédibles.

Matériellement, ce n'est pas un problème. Casser tout ce que les Russes ont en Biélorussie, ce n'est pas compliqué. C'est largement à la mesure de l'OTAN.

La Biélorussie a participé à l'agression en 2022. Juridiquement parlant, elle est belligérante. Elle n'est pas co-belligérante, elle est belligérante.

Elle a participé à la guerre, à l'agression. Donc là, les juristes ne vont pas se rouler par terre en disant que ce qu'on fait n'est pas raisonnable. Alors jusqu'à présent, la mission de l'OTAN consistait surtout à intercepter et escorter les avions qui s'approchaient de l'espace aérien, notamment s'ils étaient russes, de les raccompagner.

Et là, au sommet de l'OTAN à Ankara, ils ont décidé de renforcer cette mission de surveillance aérienne au-dessus des pays baltes, Lituanie, Estonie, Lettonie, en la transformant en une véritable mission de défense aérienne. Ça change quoi réellement ? Parce qu'on dit qu'ils pourraient abattre un drone ou un autre appareil jugé menaçant sans attendre la décision politique.

Oui, c'est une bonne chose. Abattre un drone sans attendre la décision politique, pour moi, c'est quand même la moindre des choses. C'est pas compliqué.

En revanche, pour tous les avions avec pilotes, jusqu'à présent, les avions russes, il faut quand même le dire, les avions russes volent en conformité avec le droit international. Donc ils vont de Saint-Pétersbourg à Kaliningrad, très souvent, même quand ils empiètent dans un espace aérien. Quand vous empiétez dans l'espace aérien, c'est pas illégal.

On peut pleurer et tout, mais c'est pas une justification de tir. Donc il ne faut pas dramatiser non plus ces vols russes qu'on raccompagne, qu'on escorte, etc. C'est de la déstabilisation pour vous, plus qu'autre chose ?

C'est même pas de la déstabilisation, voilà. Il faut arrêter de s'énerver pour des choses comme ça, en fait. Donc on marque le coup, on les accompagne, on les escorte, on leur dit que c'est pas bien, et ainsi de suite.

Bon, il n'y a pas grief, tant qu'ils n'auront pas bombardé, il n'y a pas grief. Bon, il n'y a pas grief.

Frappes : l’impuissance de Vladimir Poutine au grand jour ?|LCI — Frédéric Le Grand · Pourquijevote