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ChroniqueHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 6 juillet 2022 12 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsSantéÉconomie & entreprisesNumérique

La France est-elle vraiment ingouvernable, 200 000 cas en France, retour du masque... Actus du jour

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  • 1:36PrésentateurFait
    « elle a notamment annoncé, mais ça on le savait déjà, un projet de loi sur le pouvoir d'achat »
  • 1:44PrésentateurFait
    « elle a aussi rappelé la volonté que l'entreprise EDF, qui est le premier producteur et fournisseur d'électricité en France sur le nucléaire, mais aussi sur d'autres sources d'énergie aujourd'hui, soit possédée à 100% par l'État »
  • 3:08PrésentateurFait
    « si une majorité absolue de députés, donc au moins 289 députés, votent cette motion de censure, eh bien le Premier ministre est obligé de présenter la démission »
  • 4:04PrésentateurChiffre
    « sur les 58 motions de censure qui ont été déposées avant celles-ci, depuis 1958, eh bien une seule a abouti »
  • 7:23PrésentateurFait
    « le seuil des 200 000 cas en 24 heures a été franchi ce mardi pour la première fois depuis début avril »
  • 7:30PrésentateurFait
    « le pic de l'épidémie pourrait être atteint d'ici deux à trois semaines donc d'ici à la fin du mois de juillet »
  • 9:24PrésentateurChiffre
    « 69% des électeurs britanniques estiment que Boris Johnson devrait démissionner »
  • 9:52PrésentateurFait
    « il ne pourra plus être écrit steak de soja ou encore saucisse végétale sur un emballage d'un produit qui est végétarien »

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La première ministre, Elisabeth Borne, devant l'Assemblée nationale pour défendre un gouvernement dans la tourmente en ce moment et une France qui semble toujours ingouvernable. 200 000 nouveaux cas de coronavirus en France en 24 heures et le retour du masque dans une ville du sud ou encore une fonctionnalité TikTok déployée cette semaine. Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien. Retour au bureau après le tournage hier de mon côté et on est parti ensemble pour une nouvelle plongée dans l'actualité en une dizaine de minutes. Si on commence donc avec le sujet principal de ces actus du jour, une étape majeure a eu lieu ce mercredi pour le nouveau gouvernement d'Elisabeth Borne.

Mais ce gouvernement reste extrêmement contesté, on va voir pourquoi. En gros ce mercredi, la première ministre Elisabeth Borne tenait devant l'Assemblée nationale ce que l'on appelle le discours de politique générale. C'est en fait une tradition à laquelle doivent se plier tous les nouveaux premiers ministres et ça sert en gros à présenter devant les députés les grandes lignes et les grandes réformes qui sont envisagées par le gouvernement. Bon là, la particularité en l'occurrence cette année, c'est que la République En Marche n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale et donc n'est pas assurée de faire voter ces lois qu'elle présentait aujourd'hui.

C'est d'ailleurs un point important de ce discours d'Elisabeth Borne. La première ministre a par exemple appelé les partis d'opposition, donc les autres partis politiques, à bâtir des compromis et donc à voter des lois portées par le gouvernement sur un certain nombre de sujets pour permettre l'adoption de ces lois tout simplement, puisque la République En Marche a besoin de ces partis d'opposition pour les voter. Et du côté des réformes qui ont été annoncées ou précisées par Elisabeth Borne, elle a notamment annoncé, mais ça on le savait déjà, un projet de loi sur le pouvoir d'achat pour faire face à l'inflation et la hausse des prix très importante en ce moment.

Par ailleurs, elle a aussi rappelé la volonté que l'entreprise EDF, qui est le premier producteur et fournisseur d'électricité en France sur le nucléaire, mais aussi sur d'autres sources d'énergie aujourd'hui, soit possédée à 100% par l'État, alors qu'aujourd'hui, pour le moment, l'État a 80% de l'entreprise EDF. Alors, au-delà du contenu de ce discours d'Elisabeth Borne, il y a normalement, après ce discours, ce que l'on appelle un vote de confiance. En gros, les députés votent s'ils font confiance ou pas, disons, à ce nouveau gouvernement. Et si une majorité de députés votent contre cette confiance accordée au gouvernement, eh bien, le gouvernement est poussé vers la sortie.

Ça, c'est du coup quelque chose qui se fait en général, mais cette année, eh bien, Elisabeth Borne a décidé de ne pas participer à ce vote de confiance, et donc il n'y a pas eu de vote de confiance. Pourquoi ? Eh bien parce que le gouvernement craignait de ne pas obtenir de majorité sur ce vote, et donc d'être contraint à la démission. C'est un choix, d'ailleurs, qui a été critiqué par les députés des autres partis politiques. Mais donc, du côté du gouvernement, on assume ce choix de ne pas faire de vote de confiance. Alors maintenant, il y a un autre mécanisme qui est à disposition des autres partis d'opposition pour tenter de renverser le gouvernement.

C'est ce qu'on appelle la motion de censure. Je vous en ai parlé, il me semble, en début de semaine. Et en l'occurrence, ça a été déclenché ce mercredi par la NUPES, donc l'Alliance des Partis de Gauche. Alors qu'est-ce que c'est ? Ça fonctionne un petit peu sur le même principe qu'un vote de confiance, si on veut vraiment schématiser. En fait, si une majorité absolue de députés, donc au moins 289 députés, votent cette motion de censure, eh bien le Premier ministre est obligé de présenter la démission, sa démission, et la démission du gouvernement.

Et donc, le vote de cette motion de censure déposée par la NUPES, il n'aura pas lieu avant vendredi, car il faut un délai d'au moins 48 heures entre le dépôt et le vote. Cependant, et on peut le dire dès maintenant, cette motion de censure, elle a extrêmement peu de chances d'aboutir, car le parti Les Républicains et le Rassemblement National ont déjà annoncé qu'ils ne voteraient pas cette motion de censure. La présidente par intérim des Républicains, par exemple, Annie Genevard, a expliqué sur BFM TV qu'il ne voulait pas réaliser, je cite, « un coup politique qui serait, selon elle, irresponsable.

» Et du côté du Rassemblement National, le député Sébastien Chenu a expliqué sur RTL que le Rassemblement National ne voulait pas, je cite, « tout bloquer et tout casser ». Il faut dire, en fait, que c'est extrêmement rare, de toute façon, que des motions de censure soient acceptées. Et sur les 58 motions de censure qui ont été déposées avant celles-ci, depuis 1958, eh bien une seule a abouti. C'était en l'occurrence en 1962, car une majorité de députés étaient contre l'élection du président de la République au suffrage universel direct. C'était quelque chose qui a été voulu à l'époque par De Gaulle.

Après, ce qu'il faut bien comprendre, et c'est ce qu'indique d'ailleurs notamment la France Insoumise, c'est que, eh bien, c'est davantage un moyen d'action pour faire entendre son opposition plutôt qu'une réelle volonté, forcément, de renverser le gouvernement. La France Insoumise, visiblement, selon pas mal d'interviews ces derniers jours, est assez consciente du fait qu'il y a très peu de chances que la motion de censure passe au vu du refus des autres partis d'opposition.

Et d'ailleurs, selon Michel Verpeau, qui est spécialiste de la Constitution et qui est cité par France Info, les motions de censure, c'est justement, surtout, un moyen d'interpeller le gouvernement et de montrer son désaccord plutôt que réellement un moyen de renverser ce gouvernement. Il faut rester prudent, mais a priori, donc, la motion de censure ne va pas passer et le gouvernement devrait rester en place. Cela dit, eh bien, c'est là que le plus dur commence en réalité pour le gouvernement puisqu'à partir de lundi, eh bien, le gouvernement va pouvoir soumettre des premiers projets de loi à l'Assemblée Nationale. Et donc là, eh bien, il y aura l'épineuse question.

Vont-ils réussir à obtenir une majorité des votes à l'Assemblée Nationale pour faire voter toutes leurs lois ? Cela incite forcément à des alliances et à des discussions avec les autres partis politiques. C'est vraiment une situation qui est inédite, notamment par rapport à 2017. Certains, d'ailleurs, estiment déjà que la France, dans l'état actuel, est ingouvernable, que tout ça va se solder et finir tôt ou tard par une dissolution de l'Assemblée Nationale.

En gros, certains estiment que le président va finir par vouloir organiser de nouvelles élections législatives en espérant, à ce moment-là, qu'une majorité se dégage d'une façon ou d'une autre, pour son parti ou pour d'autres, mais au moins qu'il y ait une majorité et donc des lois qui soient votées. En tout cas, les prochains jours vont être absolument passionnants, forcément, d'un point de vue politique. Et vous pouvez compter sur nous pour en parler dans les prochains jours. On poursuit avec les actualités en bref. D'abord, cette première information. Une plainte pour harcèlement sexuel a été déposée contre le député de la France Insoumise, Éric Coquerel.

La plaignante, c'est une ancienne militante du parti de gauche. Elle s'appelle Sophie Tissier. Elle est depuis notamment connue pour être l'une des figures importantes des Gilets jaunes. Elle a dénoncé sur BFMTV des gestes déplacés, une drague lourdingue et des mains baladeuses lors d'une soirée organisée par le parti à Grenoble en août 2014. De son côté, Éric Coquerel conteste toutes ses accusations. Il est soutenu, d'ailleurs, par une partie importante de son mouvement et, au-delà de ça, une autre partie de la classe politique.

D'abord, donc, ses collègues de la France Insoumise qui ont dénoncé des parallèles et des comparaisons qui n'ont pas lieu d'être avec les accusations qu'il visait, par exemple, Damien Abad qui est, lui, en l'occurrence, accusé de viol ou de tentative de viol par plusieurs femmes. Une grande part des cadres de la France Insoumise, donc, dénoncent ces parallèles et défendent Éric Coquerel. Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a défendu la présomption d'innocence et ce, alors que lui-même, dans le passé, était visé par une accusation pour viol.

A noter qu'un autre cas continue à faire parler cette semaine au sein de la France Insoumise, c'est le cas de Tabouaf qui a pris la parole en ce début de semaine et là-dessus, je vous fais un point en détail sur ce qu'il en est demain. Deuxième chose, je voulais faire un petit point très très rapide sur le coronavirus parce qu'il y a deux ou trois petites choses qui se sont passées depuis lundi. Déjà, le seuil des 200 000 cas en 24 heures a été franchi ce mardi pour la première fois depuis début avril. Selon les prévisions des épidémiologistes, le pic de l'épidémie pourrait être atteint d'ici deux à trois semaines donc d'ici à la fin du mois de juillet.

Par ailleurs, du côté des hôpitaux, il y a certes une augmentation ces derniers jours mais absolument rien à voir avec par exemple le pic au mois de janvier selon François Braune qui est le nouveau ministre de la Santé et d'ailleurs, aucune nouvelle restriction n'est prévue. François Braune a seulement conseillé, je cite, de reprendre les bons réflexes et de son côté, à noter une actualité plus locale mais la ville de Nice a annoncé que le masque serait de nouveau obligatoire dans tous les transports en commun à Nice à partir de lundi et c'est la première ville à acter le retour d'une telle mesure en France.

Pour la actualité, on part au Royaume-Uni, cinq membres du gouvernement du Premier ministre britannique Boris Johnson ont démissionné au cours des dernières 24 heures et oui, cinq démissions en 24 heures et Boris Johnson est donc plus fragilisé que jamais. En gros, ça a commencé ce mardi, le ministre de la Santé et le ministre des Finances ont démissionné, ils sont en fait en désaccord avec Boris Johnson et plus largement en fait lassé des scandales qui secouent le gouvernement britannique depuis des mois, notamment le scandale des fêtes qui étaient organisées pendant le confinement et auxquelles participait Boris Johnson malgré donc les différents confinements.

L'autre scandale au-delà de ces fêtes pendant le confinement et les plus récents, Boris Johnson a en fait reconnu avoir fait une erreur en nommant en 2021 dans son gouvernement Chris Pinscher qui était accusé d'attouchement sur deux hommes. Des accusations en l'occurrence dont Boris Johnson était au courant dès 2019, autrement dit bien avant de le nommer en 2020. Ça c'était donc pour deux démissions mardi et ce mercredi, eh bien, rebolote ou en tout cas ça a continué.

C'est le secrétaire d'État chargé de l'enfance et de la famille, le ministre chargé des normes scolaires ou encore l'assistante auprès du secrétaire d'État au transport qui ont à leur tour remis leur démission estimant que la confiance était rompue. Bref, beaucoup appellent donc Boris Johnson lui-même à la démission et d'ailleurs, selon un sondage de l'Institut YouGov réalisé ce mardi soir, 69% des électeurs britanniques estiment que Boris Johnson devrait démissionner. Quatrième actualité, vous en avez peut-être entendu parler, on en a parlé notamment sur Instagram à partir du 1er octobre, les mots liés à la viande ne pourront plus être utilisés pour définir des produits végétaux.

Ce que ça veut dire, c'est qu'à partir du 1er octobre, il ne pourra plus être écrit steak de soja ou encore saucisse végétale sur un emballage d'un produit qui est végétarien. C'est une mesure qui était réclamée par certains agriculteurs qui dénonçaient des appellations comme steak végétal, comme de la concurrence pour la vraie viande entre guillemets si on peut dire ça comme ça.

Alors, de leur côté, plusieurs militants et ONG défenseurs de l'environnement ont dénoncé cette nouvelle loi qui constitue selon eux un retour en arrière et ce, alors que les experts du GIEC, donc les experts du climat de l'Organisation des Nations Unies ont expliqué très clairement dans leur rapport qu'il était nécessaire que les humains réduisent leur consommation de viande pour lutter contre le changement climatique. Cinquième et dernière actualité très très rapidement pour terminer, l'application TikTok a lancé une nouvelle fonctionnalité censée bien inciter les utilisateurs à moins passer de temps sur l'application. Alors en fait, il y a deux niveaux.

Le premier niveau possible, c'est une notification qui vous est envoyée après un certain temps passé sur l'application et que vous définissez. Ça peut être 20, 30 minutes ou plus, ça c'est vous qui choisissez. Et après, il y a un autre niveau qui consiste à carrément bloquer l'application au bout d'un certain temps. Pareil, là c'est à vous de définir le temps et en fait, à ce moment-là, vous pouvez déverrouiller et utiliser l'application uniquement en utilisant un mot de passe que vous aurez choisi et défini au préalable. L'idée donc, c'est qu'au bout d'un certain temps, ce soit compliqué de retourner sur l'application, qu'il faille rentrer un mot de passe, etc.

Il faut savoir que ces nouvelles fonctionnalités de TikTok, elles sont déployées alors que l'application est accusée de rendre les jeunes accros réellement par son fonctionnement au réseau social. Bon après, c'est intéressant de noter que ces fonctionnalités, elles ne sont pas activées par défaut. C'est vraiment à vous de les activer si vous voulez directement sur les menus de l'application. Voilà, c'est la fin de ce résumé de l'actualité du jour. Évidemment, pensez à vous abonner pour ne pas rater le suivant, quelle que soit d'ailleurs l'application que vous utilisez pour m'écouter. Rendez-vous aussi sur YouTube ou encore sur Instagram pour d'autres contenus d'actualité exclusifs.

Vous le savez, le nom des comptes, c'est HugoDécrypte. Écoutez, je crois que j'ai tout dit. Prenez soin de vous et on se dit à très vite.