Ma campagne en auto-stop • Ep 2
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bon, allez, oui, chercher ma voiture. Bonjour. Mais tu es sûr par là là ?
Bah, c'est toi qui Bonjour. C'est la route de Capian. C'est là, c'est là.
C'est par là. Ouais. Ouais.
Ouais. Aller où ? Bah, on veut aller jusqu'à Périgueux en vrai.
Mais on veut aller à Crayon. Mais là, c là mais là, ouais, Bordeaux. Quoi ?
Bordeaux. Non, sérieux, je suis sérieux. Quoi ?
Donc, Bordeaux parce que pass ça passe pas non plus. Ils arrivent par l'autre côté par Et là, et là ça passe ou pas ? C'est bloqué en fait.
Ils ont fait la ils ont fait le piège. On est dans le choix. C'est repasser par le pont par Ouais.
Ouais. et porter Bordeaux et revenir. D'accord.
Et c'est pas c'est c'est où vous allez dans Ouais. Ben après vous prenez la 89 j'imagine. Ouais.
Après oui et puis ouais mais là ouais non faut toujours passer tout remontez là là on est au milieu on est milieu d'un piège là. C'est ça exactement c'est franchement c'est c'est exactement ça. Et le seul passage c'est la rocade Bordeaux là pour repartir dans l'autre.
Donc faut repartir à la rocade de Bordeaux et reprendre Bordeaux. Bon par prenez par portet Beau Tiran Castre et après Bordeaux. Ben merci à vous.
Il y a pas d'autres alternatives là ? Là il y a pas le choix. Merci à vous.
Au revoir. Et demain il y a le contrôle. Ouais mais demain je suis dans la voiture du tour donc ça devrait aller. [rires] Peut-être que l'objectif c'est Libourne et puis mais Libourne on va pas y arriver là.
Là te rend compte il faut qu'on passe regarde un peu les directions et nous prendre le monsieur. Non c qu'il nous prenait. Bonjour c'est bon.
Bonjour à vous. C'est sympa. Merci.
Merci monsieur. Franchir, bonjour monsieur. Bonjour, enchanté.
Merci de nous prendre. Je pensais qu'il allait vous prendre. Ouais, moi aussi je croyais parce que ça ralenti.
Bon, on se suit. Alors donc je suis candidaté à élection présidentielle. Oui, je sais.
Ah vous vous avez reconnu ? Bah je sais pas, c'est pas tout le monde reconnu. J'ai décidé de faire du stop pour la journée pour pas être coincé au milieu que des gens que je connais.
D'accord. Mais le problème c'est que là on s'est retrouvé coincé dans la boucle du Tour de France sans le savoir. Et donc Ah c'est c'est pas c'est pas fait exprès.
Non non non non mais pas parce que là il va y avoir il va y avoir du monde. On va y aller sûrement tout à l'heure. Mais vous faites quoi dans la vie ?
Nous on fait on fait des vitros. Les vitros les églises alors ? Ouais pour les églises et les les particuliers.
On a l'atelier qui est à l'angoirant ici. D'accord. Vous allez jusqu'où comme ça là ?
On va emmener le camion au garage à Tes. À Porêx ? Non, pas à Portê là.
On va comment ça s'appelle ? Là où à la Bed où le château de Mont D'accord. La br.
La bred. Est-ce que c'estit la route de Bordeaux ? La route de P enin de Libourne Périgu.
Nous on doit on doit aller à Périgu là. Euh la route si on veut, c'est toujours pareil. Bon ben ça sera ça sera déjà ça.
On va aller à la brede. Non mais si vous voulez je peux vous je peux vous laisser à la brède ou bah si vous allez à la bredde on va regarder ce que ça donne la parce que du coup vous faites le Tour de France mais à pied. Bah en tant que candidat.
Voilà en stop. Je faisais du stop il y a 15 ans. Après j'ai été élu député ainsi de suite.
J'ai arrêté. Ouais mais c'est une bonne manière de rencontrer les gens. Oui.
Oui. Et donc vous vous êtes dans le bâtiment depuis toujours ? Oui.
Moi j'ai commencé, j'avais depuis 15 ans et donc j'ai toujours fait ça. J'ai arrêté un petit peu parce que des fois en famille, c'est vrai que c'est pas facile mais au final je suis revenu puis là on travaille plus que tous les deux avec mon père. On en travaille tranquillement.
Et donc c'est quoi comme formation pour faire de C'est un CAP CAP vitrailliste qui s'appelle c'est à Nancy enfin il y a plusieurs centres de formation mais moi c'était à Nancy. Sinon il y en a un autre à Nant et je il me semble qu'il y en a un à Paris aussi. Et donc voilà vous êtes à votre compte ?
Moi oui et et mon mon père est une société et moi je suis à mon compte en auto-entreprise. Pour l'instant, on fait comme ça. Moi ça ça nous va tous les deux et puis après on verra par la suite de comment comment on s'organise quoi.
Ça fait combien de temps que vous êtes mis à votre compte ? Ça fait plus d'un an et demi. Là avant j'étais salarié.
Et vous êtes mieux comme ça ? Oui, comme ça moi les les horaires ça me permet de faire un peu d'être un peu plus tranquille pour la famille. Voilà.
Mais moi j'ai j'ai pas de j'ai pas de pas d'enfant donc ça va. [raclement de gorge] Non mais comme ça c'est bien plus on travaille on travaille tous les deux. On a on fait les on n'est pas on n'est pas bousculé par le par les horaires.
Quand il faut travailler beaucoup, on travaille beaucoup et quand c'est plus relâche, on prend le temps quoi. Et là la chaleur, ça change quelque chose pour vous ? Euh ouais, puis moi j'ai des problèmes en plus.
Donc je fais des je fais des enf c'est pas des migraines, c'est de l'agivasculaire de la face. Et de la quoi ? De l'agivasculaire de la face.
Et du coup j'ai des j'ai des crises là avec la chaleur. C'est c'est ça donne quoi ? C'est des crises de quoi du coup ?
C'est c'est ça paralyse tout un tout un côté de la du visage. Ça prend les yeux, le goût puis ça peut arriver à Bon enfin on va pas parler de ça. Bah si ça peut arriver à n'importe quel moment quoi.
Hier par exemple, on était sur un chantier là foyer dans le après marmande et puis on de l'échaffaudage, ça m'a pris donc je suis obligé de me faire des figures, des truc et ça ça se déclenche plus quand il fait chaud euh dans des températures extrêmes, soit très chaud, soit très froid ou bien c'est euh oui, c'est quand il y a des changements de température apparemment. Alors après c'est pareil, on m'a dit moi je pense que l'alcool tout ça faut faut éviter mais il y a des moments où je bois pas du tout et puis j'ai des crises donc bon arrêter de vivre non plus c'est pas que je sois alcoolique mais bon une bière de temps en temps ça fait quand même du bien ou donc là vous aménagez vos horaires. Est-ce que vous commencez plus tôt le matin ?
Et voilà. Oui, on essaie de commencer plus tôt mais c'est toujours pareil. Nous dans les églises, on peut pas rentrer dans l'église à 6h ou 7h du matin.
Pourquoi ? Il y a personne qui habite dedans ? Il faut venir nous ouvrir.
Alors après souvent dans les petites communes, c'est des gens qui ont les clés. Des fois on s'arrange pour qu'il nous laisse les clés quand on revient le lendemain ou comme ça. Mais bon ouis pour démarrer.
C'est vrai que c'est compliqué quand on bosse pas dehors comme des maçons qui qui sont amenés à être dehors. Ils ouvrent la cabane de chantier et puis bossent. Par contre là, on parle, on parle mais c'est vrai que la bred si vous parce que j'ai pas pris mon téléphone.
Est-ce que vous pouvez mettre le GPS ? La brade c'est là. Ouais.
Donc c'est plus loin que nous ce qu'on va aller parce qu'on va rechauffer un grand axe. D'accord. Là, il y en a un par exemple de grand axe à la départementale ici ou alors c'est celle de qui passe par sans celle mais c'est plutôt là c'est une autoroute quoi.
Mais peut-être moi je dirait là si on reprend un grand axe ici mais là est-ce qu'il y a encore le Tour de France qui passe ? Parce que s'il y a encore le tour de France là il ils arrivent de ou sur le grand tax sur la la départementale là qui passe par Castet et qui remonte par Bordeaux. Mais d'accord mais s'il y a pas s'il y a pas le Tour de France dessus c'est bien là.
On va y arriver là. Et vous me dites où vous voulez que je sur ça là ici. D'accord.
Bah si ça ouais au moins là on a un grand axe là. Et il y a un feu rouge donc c'est parfait. Ouais.
Bon on a pas eu le temps de parler trop de politique mais bon. Bon alors qu'est-ce que vous en pensez du bordel ? Vous dites je moi je sais pas trop où on va.
Je voterai pour l'instant. J'ai pas encore j'ai jamais voté au présidentiel. Donc j'aime bien ce que vous faites, j'aime bien ce que ce que font pas mal de personnes, mais bon, c'est un peu c'est un peu compliqué dans toute cette embouille de trouver un petit peu un candidat quoi.
Mais je voterai quand même pour le moins pire et le le plus humaniste. Ça marche si on veut. C'està-dire que s'il y a Mélanchon Barda, je sais pour qui je voter quoi.
On l'a bien compris. Donc je vous laisse où là ? Ici.
Non parce que comme ça on va se mettre au feu rouge, ça sera plus simple. Et vous je sais pas si je peux vous le demander mais vous vous parce que vous allez vous avélanc si si si c'est possible. Moi je sais que s'il y a besoin si tu veux tu vois en tout cas en l'état actuel des choses, je vois que Mélenchon est un tel épouvantail que il amène à faire voter des gens qui pas voter mais qui vont trouver le bulletin Marine Le Pen plutôt que le bulletin Mélenchon.
Donc il faut qu'on trouve une autre solution tellement ça fait fuir. Moi je l'ai vécu chez moi, j'ai fait deux élections où dès que euh on disait dès que les gens disaient "Ah mais vous c'est c'est France insoumise, c'est Mélenchon, c'était cuit, c'était mort." Ouais.
Et donc il va falloir trouver une autre issue. Je l'ai pas aujourd'hui et je prétends pas que ça sera moi tout seul. Oui voilà.
Non mais de toute façon si jamais il faut au second tour, je pense que dans tous les cas, vous allez être un peu obligé de de suivre. Je le ferai mais on va trouver une autre issue parce que là les résultats c'est 70 % Marine Lot Ben, 30 % Mélenchon au deuxè tour. Oui.
Oui. Puis après ça c'est toujours pareil. Moi les sondages j'ai jamais trop euh donc c'est on a un an du match mais quand même.
Donc on va essayer Oui mais un an un an ça passe vite le match ça se joue vite donc une alliance des humanistes un truc un truc comme ça hein. Mais bon c'est compliqué. Allez écoutez courage à vous.
Merci de nous avoir pris. Merci et puis bon courage pour votre travail dans la chaleur. Ouais.
Mais dans les églises, on est souvent frais donc ça va. Ça roule. Puis là, je fais de la peinture à l'atelier.
Bon courage. Allez au revoir. Au plaisir.
Au revoir. Bon on est sorti du piègeon est sur un grand ax qui nous ramène aller dans quel sens ? Voilà.
Ouais. Tu es sûr ? Ah oui, là ça me ramène dire je Regarde.
Et sans passer par Saintcel. Alors regarde là on est sur un grand a là. Et oui Sainel c'est juste en dessous c'est là.
Et parce que le Tour de France il passe à cadill c'est ça qui m'inquiète. Cadiac c'est notre côté donc on va c'est pas d'alom. Bah là c'est cadiac. [ __ ] Tu me dis d'aller vers kia là.
C'est pour ça que je te dis que c'est peut-être dans ce sensl. Ah oui, c'est dans ce sens là. Pardon.
Oui, c'est bon. Donc qu'est-ce que c'est le prochain bled ? Est-ce que je mets Bordeaux micro là ?
Ah ou il est là ? Ouais. Est-ce que c'est Bordeaux je mets sur mon truc ou je mets quoi ?
Bien. On va aller regarder qu'est-ce que disent les les panneaux là et on mettra le prochain grand. Est-ce qu'on en est ?
Viens, on va de l'autre côté. On va au feu rouge de l'autre côté. Ça sera plus simple.
Bon ben c'était c'était bref mais ouais, il avait l'air super. Moi je serais bien aller à la BR avec lui hein. Oui, c'était pas du tout le plus loin là.
Là on allait derrière Bordeaux là. Donc c'est vrai Ouais, on traversait Bordeaux. Non non non mais c'était je veux dire on allait pas du tout dans l'axe périgueux quoi.
Pason de voiture. s que ça et pourquoi on s'est pas mis au feu rouge ? Oui, ici c'est ici les manuel au feu rouge.
Là on les alpaille castre c'est petit tout prêt. Je mets castre et puis après on verra bien s'ils peuvent pousser plus loin. Je regarde Castre Gironde.
Oui c'est vraiment le bled à côté parce qu'après c'est beau tirant. Bei rong met Oui, c'est ça. Mais Castre Gironde.
Ouais. Ouais, c'est Castre Gironde. C'est c'est vraiment le bled d'à côté quoi.
C'est là c'est à 1 km 8. Ouais, c'est passé. Donc je mets beau tiroir et après ça c'est des ronds-points machin.
Ouais, en gros c'est Bordeaux quoi. C'est la direction de Bordeaux quoi. Bonjour.
Ah non. Bonjour madame. Vous voulez pas nous avancer ?
Non. Alors Beau Tiran. Ouais.
Comment tuécrit ça ? Et moi je dirais même Bordeaux. Monsieur Bonjour monsieur.
Vous voulez pas nous avancer ? Bonjour monsieur dame. Bonjour.
On retourne vers Bordeaux. Ah mesdames pardon. Excusez-moi, vous voulez pas nous avancer vers Bordeaux ?
Bah on est prêt à prendre quelques kilomètres si vous voulez donner mais bon ça vous embête, ça vous embête. J'ai trouvé pas trop d' Bon d'accord, c'est pas grave madame, vous embêtez pas. Bon courage à vous.
Bon après-midi. Ça marche pas. Non pas de place derrière, ils font que quelques kilomètres.
Bon ça va aller là. Ça va aller décourager. Allez je prendre un peu flot pas découragé faut quand même mettre patient.
C'est rouge. Ouais. Ouais, sympa.
Merci. Ah bon ? D'accord.
Bonjour. C'est dommage que vous alliez pas à Bordeaux mais c'est pas grave. Mais vous êtes Merci.
Vous êtes le seul homme politique qui redonné. Je vous suis je vous soutiens. D'accord.
Merci B. Merci à vous. Vous vous arrêtez là du coup ?
C'est je reps chez moi là. Ah merde, merde, merde, bon courage. Merci à vous.
On va à Bordeaux. Vous voulez nous emmener ? Bonjour.
Est-ce que vous allez sur Bordeaux ? Euh non. Vous allez où ?
Langon. Langon, ça nous arrange pas ça, je crois. Langon ?
Bah sur la route de Bordeaux. Non, on va vers Périgux. C'est sur la route de Bordeaux ou pas ?
D'accord. Bonne journée à vous, monsieur. Merci.
Au revoir. Merci. Merde.
Ah ouais. Non, l'angon citarrê s'arrête. C'était à l'inverse.
Regarde. Bonjour madame. Bonjour.
On va vers Bordeaux. Vous y allez aussi ? C'est sur la route ?
Même si c'est sur la route, vous nous lâchez sur la route. Trop bien. Merci beaucoup.
C'est bon, on est déjà pas mal ça. Non, mais c'est pas grave. C'est c'est super sympa de votre part.
Je me permet de poser ça derrière sur la Oui. Oui, ça va pas bien. Ça va pas bien.
C'est pas grave. Ça va. Allez, merci beaucoup.
Merci Merci. Hop. Ouh !
Bonjour à vous. Bonjour. Bonjour tout le monde.
Bonjour. Saluer. Bonjour.
Bonjour. C'est mon fils donc Simon. D'accord.
Et son ami Enoc. D'accord. Voilà.
Et moi je suis François Rufin. Je suis candidat à l'élection présidentielle. Ça, j'avais reconnu.
Et aujourd'hui, j'ai décidé de laisser tomber l'entourage et tout ça et de faire du stop pour discuter directement avec les gens, quoi. Ah ouais, carrément. Vous faites pour discuter avec les gens.
Ouais. Voilà. OK.
Et d'ù vous revenez comme ça ? Alors, pardon. D'où vous revenez ?
Est-ce que je vois que monsieur a a une plante sur les genoux ? Non non, on revient de chez moi. Ils se sont fait une petite semaine adolescent quoi pour les vacances et puis là je ramène Eno chez lui et puis j'emmène Simon chez son papa.
D'accord. Et comme il y a le Tour de France, je suis obligé de faire le Tour de France. Ah mais nous on était coincé dans le Tour de France, on narrivait plus à en sortir.
Et oui. Donc voilà. Et là vous faites ça alors que c'est la canicule quoi.
Ouais. Oh ça va. Vous allez jusqu'où là ?
Bah je vais je fais un petit arrêt sur la traî et ensuite je vais à Bordeaux justement. D'accord. Voilà sur la drain la draine et en fait je suis obligé de faire tout le tour parce que le Tour de France il vous embête.
Voilà c'est à 20 minutes de chez moi et là j'ai quasiment 1 heure de route. On avait anticipé un peu. Voilà.
Et alors comment ça se fait que vous avez une plante sur les genoux ? C'est un cadeau pour ma mère. D'accord.
Sympa. Alors, qu'est-ce qu'il faut faire pour le pays ? Alors, les jeunes, qu'est-ce qu'il faut faire pour le pays ?
C'est le moment de me le dire. Non, vous êtes où ? Vous êtes au lycée ?
Vous êtes quoi ? Je suis au lycée. Ou au lycée ?
Lycée général, lycée pro. Non, lycée général. Moi lycée pro.
Lycée pro. Oui. Et en quelle filière ? aussi à cybersécurité électronique et réseau informatique.
D'accord. Très bien. Et vous êtes en seconde première terminale ?
Première. Il faut passer en première. Passer en première.
Je fa un transfert de lycée. Et ça vous plaît ? Oui.
Ouais. Donc vous êtes un geek. Alors un peufin pas vraiment.
Enfin ça m'intéresse mais je suis pas encore à fond là. D'accord. Mais c'est quand même volontaire de vous avez choisi volontairement d'aller en filière pro cybersécurité du coup.
Oui. C'est pas facile de savoir ce qu'on veut faire à 14 15 ans ? Non.
Non, pas facile. Et comment vous avez choisi ça à la fin de la 3e ? Vous vous êtes dit, on vous a proposé ça ou comment ça s'est passé ?
Milieu 3e, j'ai fait un stage à Kessler. Après Kessler, un lycée se trouve à Talence. J'ai fait un stage la finelle euh un mercredi après-midi, ça m'avait plu et je me suis dit pourquoi pas me lancer là-dedans.
D'accord. surtout que j'ai pas mal d'entourages qui sont dans dans ce métier là, que ce soit des membres de ma famille ou des amis et ils m'ont et c'est eux qui m'ont conseillé en fait qui sont dans qui sont dans l'informatique. Oui.
Et est-ce que là l'intelligence artificielle par exemple, on vous en parle et il y a des risques que vous moins ayez moins de travail à la sortie parce que l'IA s'est mise dedans ? Euh oui, l'intelligence artière, on en parle beaucoup dans notre filière, mais euh enfin pour les risques de perdre de travail en fait, je sais pas parce que en fait il y a deux côtés enfin moi j'ai deux visions. J'ai cette vision où en fait il y a besoin de nous pour pouvoir un peu créer l'intelligence artificielle et l'autre vision où ils sont en train de créer un nouveau type d'intelligence artificielle pour faire le travail de l'informaticien.
Donc euh enfin je sais pas je sais pas trop où placer ce sujet parce que moi j'ai rencontré je suis allé dans les services de société de service numériqueou et où il y a pas mal de plans de licenciement euh parce que à la fois ils robotisent, ils passent par l'IA et puis ils envoient des services informatiques en Inde et et ce qui ressort des études c'est quand même que les premiers qui sont touchés c'est ceux qui doivent entrer dans le métier. les jeunes diplômés qui ont plus de difficultés à trouver du boulot parce que Lia est passé par là quoi. Mais je veux pas décourager du tout hein, mais je me demande si on vous en parle.
Non, on nous en parle pas trop quand même. Non mais de toute façon si vous êtes formé dans une spécialité quand même, il y a bonne chance de trouver du boulot quoi. Oui.
Et vous savez ce que vous voulez faire plus tard ? Non, pas du tout. Pas du tout.
Moi je sais pas. Vous avez choisi quoi comme option pour la première ? Euh ben en fait, j'étais en seconde l'année dernière et j'ai redoubé ma seconde parce que j'ai pas encore choisi d'option.
D'accord. D'accord. Ni de spécialité.
Moi j'ai mon fils qui redouble un terminale. Donc bon. Oui parce que le système scolaire est pas tellement adapté à tous quoi.
D'ailleurs, est-ce qu'il est toujours adapté à la société dans laquelle on vit ? Je suis pas persuadé. Vous vous êtes heurté au système scolaire ?
Euh non, je pense qu'on peut dire qu'on enfin moi personnellement, je pense que je suis heurté euh par ce qui se passe en France depuis quelques années et tout est heurant en fait. Tout est maltraitant, tout est heurant. Euh voilà, c'est ce que je pense.
Je pense que les piliers fondamentaux pour moi d'une société sont pas du tout euh sont pas du tout valorisés et il y a il y a il y a pas de moyen mis dedans et pourtant c'est l'avenir et on délaisse tout et tout se casse la gueule quoi. Vous pensez à l'hôpital, vous pensez à l'école, vous pensez ? Je pense à l'éducation, la santé, la justice.
L'armée, c'est important aussi, mais ça doit être comme une comme une enceinte. Mais à l'intérieur, il faut quand même abonder ces trois piliers, l'éducation, la santé, la justice et des choses qui sont en c'est des domaines qui sont pour moi profondément humanistes et on en a on en attend du rendement, on en attend du profit donc ou en tout cas que ça coûte le moins possible. Donc forcément et ça vous l'avez vécu dans votre travail.
Bah, je l'ai vécu dans mon travail oui et non, mais je le vis un peu au quotidien. Je suis maman solo. Euh donc euh et puis euh je m'occupe de mes parents.
Enfin bon, la vie de beaucoup de gens euh doit tout se faire face à et c'est vrai que c'est de pire en pire en fait. Donc voilà, en fait, moi je suis juriste de formation et quand et j'ai changé de de j'ai changé mon fusil d'épaule parce qu'en fait je voulais être magistrat et j'ai changé mon fusil d'épaule aux élections de 2002. C'était pour moi pas possible d'être fonctionnaire dans un pays où on avait en ballotage Jacques Chirac et Le Pen.
C'était compliqué. Du coup, je me suis dit ça va être compliqué et pour la justice. Voilà.
Donc j'ai changé mon fusil d'épaule. J'ai été juriste pour une association qui est spécifique au massif Aquintin. Au quoi ?
Au massif Aquin au massif des landes de Gascogne. C'est la défense des forêts contre les incendies. Et en fait c'est un regroupement de propriétaires fonciers euh qui paye une petite redevance fiscale pour justement entretenir le massif des landes qui est quand même un massif à à plus de 90 % privés.
Donc il faut aussi euh ben voilà en plus dans une dans une région où il y a quand même de nombreux départs d'incendie. Et donc voilà, j'ai fait j'ai travaillé là pendant 10 ans et même là alors qu'on a une mission de service public et cetera, on était dirigé, il fallait quand même faire du rendement, il fallait faire moins de qualité. C'était voilà pour aller plus vite, il fallait peut-être faire moins de qualité mais aller plus vite.
Alors que bon, c'était vraiment un but non lucratif. il y avait aucun donc ça ça gagne un peu toutes les sphères de de la de la société quoi. Donc pareil à l'école, pareil pareil partout en fait.
Voilà, moi c'est c'est ce que je trouve de plus en plus difficile. Il y a difficile d'avoir des interlocuteurs, une administration qui est quand même un petit peu hermétique, des des plus ça va, plus les cases sont enfin on veut nous faire rentrer dans des cases et plus ça va et plus les cases sont petites. Par l'oublier des logiciels, des plateformes et des des plateformes et puis même des règles à respecter.
Faut pas faire ceci mais si vous faites cela, faut pas faire comme ça. Nos dirigeants se permettent tout mais vous le petit doigt sur la couture du slip quoi. Il faut pas trop il faut pas trop déborder quoi parce que tout de suite on vous recale, on vous contrôle, on regarde si cette allocation, vous êtes sûr vous y avez le droit.
Voilà, donc on va chercher l'argent là où il y en a pas. Par contre, on va pas le chercher là où il y en a quoi. Et là, vous continuez à travailler ?
Oui, maintenant je travaille à l'université de Bordeaux et je suis en CDI, j'ai pas souhaité être fonctionnaire, toujours plus ou moins pour les mêmes raisons. Parce que vous avez peur qu'à un moment il y a un gouvernement d'extrême droite et que vous deviez prêter serment au nouveau maréchal Pétin, c'est ça ? Ah mais c'est hors de question quoi.
C'est hors de question. Donc du coup, vous préférez pas être fonctionnaire comme ça vous pouvez vous tirer à tout instant si ça tourne mal. Bah c'est ça.
Voilà. Vous faites quoi à l'université ? Et ben, je suis euh chargée d'ingénierie pédagogique et euh dans un pour un organisme qui forme au métier des bibliothèques.
Donc on est à cheval entre la culture et l'enseignement, donc avec des problèmes budgétaires et puis aussi des incertitudes quand bah comment on va pouvoir faire nos formations, qui va être accepté en formation, comment on va devoir puis comment on va les organiser s'il y a pas d'argent. Donc voilà, c'est c'est toujours un peu le flou et puis euh mais bon voilà, il y a pas de rendement, il y a rien à vendre, il y a pas de bénéfice que des gens à formés au métier du livre. Donc je trouve ça plutôt disons que j'ai trouvé c'était un petit compromis quoi entre mes aspirations personnelles et et le fait de devoir avoir une activité professionnelle.
Et vous disiez maman solo. Ouais. Qu'est-ce que c'est les les problèmes que vous avez rencontrés comme maman solo ?
Ben bah tout un tas de de problèmes en fait, je sais pas, c'est vraiment c'est les problèmes financiers. Ouais, c'est c'est là je travaille, je m'en sors pas en fait. J'ai dit je travaille et je ne m'en sors pas.
C'est ce que je gagne ne me permet pas de vivre convenablement et correctement. Vous allez partir en vacances par exemple ? Et bien non, pas vraiment.
C'est euh maintenant on part chez des amis en Normandie donc il y a pas de location, il y a pas de il y a pas tout ça. Et puis euh et puis sinon bah non, on fait des balades ici, on fait des balades en Normandie. Non, c'est assez restreint en fait.
Mais il y a pas de non plus de de cinéma, il y a pas non plus de resto, il y a pas voilà donc on s'arrange euh pour faire des choses mais c'est vrai que un resto c'est c'est compté quoi. C'est non, ce mois-ci c'est pas possible. Les sens, les courses, les charges et il y a plus rien déjà quoi.
Vous êtes vous payez un loyer ou vous avez votre maison ? Non non, je suis payé un loyer. Je peux me permettre ?
Vous payez combien de loyer ? Là, j'ai de la chance, je paye 715 € mais en fait avant j'habitais Bordeaux et à la séparation, on a vendu notre bien et suite à ça, j'ai pas réussi à me reloger. Donc j'ai été à la rue.
Alors, pas vraiment, mais dans les faits, j'avais pas de domicile euh parce que bah justement maman solo, pas trois fois le montant du loyer, malgré le fait que j'avais des garants, et ben voilà, les agences m'ont rionné enfin et donc là, j'habite dans la dans la dans le seul endroit que j'ai pu visiter parce que c'est une propriétaire qui m'a répondu, qui m'a rappelé et qui m'a dit "Ben venait visiter et voilà le feeling est bien passé et euh et puis bon, elle a décidé de me faire confiance et voilà, elle elle regrette pas mais sinon je je j'avais pas de logement quoi. Les servic les services de la mairie de Bordeaux m'ont rappelé 3 ans après pour me demander "Oui, alors vous avez déposé un dossier de logement ?" Oui.
Bah oui. Et c'est bon. Bah oui, heureusement ça fait 3 ans.
Donc voilà, c'est des choses c'est ça m'amène plusieurs trucs plusieurs réflexions. Mais d'abord euh du coup, vous avez comment pour la garde d'enfants au moment où vous aviez pas vraiment le logement ? Je b j'ai eu de la chance parce que j'ai eu de la chance en fait parce que j'ai j'ai négocié avec le le l'acquéreur de la maison pour voilà que ce soit un peu long, que je puisse prendre mon temps et j'ai fini après c'était l'été donc j'ai fini l'été par trouver un logement donc il y a pas eu de souci en fait ou mais j'habite quand même à Louoiran qui est à une demi-heure de mon de route quand il y a pas de circulation et et le Tour de France Euh voilà, donc c'est une logistique, c'est une organisation tous les jours.
Euh voilà. Mais donc et vous gagnez combien ? Enfin, je veux dire que du coup les 700 € de loyer, ça représente quelle part de vos revenus ?
Euh bah là, si je me base sur mon net euh sans les allocations, on va dire, parce que je touche des allocations. D'ailleurs, je préférais que la prime d'activité soit pas une prime d'activité et soit sur mon salaire directement parce qu'évidemment euh voilà, ça compterait au moins pour la retraite qu'il a et ça représente 40 %. 35 40 % et vous avez le droit à des APL ou pas ?
Oui. Et donc là, vous le comptez pas dans les 40 %. Non, donc ça diminue un peu ça les appels.
Non, parce que je je pense que le logement est devenu un nœu de la société française. Quand on parle pouvoir d'achat, en vérité, bon, il y a une solution, c'est d'augmenter les salaires, mais il y a une deuxième solution, c'est de faire diminuer la part que les ménages consacrent en loyer parce que c'est devenu c'était multiplié par 3. Euh bon, bref, c'est exponentiel.
Ça c'est la première chose que ça m'inspire ce que vous me racontez. Et la deuxième chose, c'est que la séparation, c'est un risque qui n'a pas été pris en compte quand on a fait la sécurité sociale à la libération. On a pensé à la vieillesse, on a pensé au à la maladie, on a pensé à l'accident mais on n pas pensé à la séparation.
C'est devenu quelque chose de plus en plus fréquent et c'est un moment à la fois de rupture affective qui peut être dure à vivre mais en plus de euh difficulté financière parce qu'il y a moins de ressources et que il y a de loyers à payer quoi. Oui. Oui, c'est sûr.
Vous vous avez accompagné par personne à votre séparation ? Non. Euh ça s'est fait euh voilà, on c'était pas tellement le Non, c'est juste qu'effectivement quand il a fallu se reloger, ça a été un peu la détresse parce qu'effectivement euh enfin moi on m'a vraiment riné quoi.
Les agences privées vous ont rayonné ? Ouais. Ouais.
Ouais. C'est mais madame vous trouverez jamais de logement avec ce que vous gagnez quoi. Alors que vous êtes à 2000 € par mois quand même.
Euh oui, mais alors à l'époque c'était pas tout à fait le cas. Vous étiez à combien à l'époque ? J'étais à j'étais pas j'étais à 70 % au travail.
C'est après que je suis passée à 100 %. C'est d'ailleurs à ce moment-là que j'ai poussé et qu'on m'a proposé de passer à 100 %. Donc voilà.
Mais euh non, c'était une période assez difficile parce qu'effectivement il y a pas de il y a pas de solution. Euh euh on me disait bon, j'avais déposé des logements, enfin j'avais déposé des demandes de logements sociaux, mais j'étais pas prioritaire et en même temps euh et en même temps, j'arrivais pas à trouver un logement euh dans le dans le parc classique, quoi. Et donc là, vous en avez pour combien d'essence en plus ?
Parce que du coup maintenant, vous habitez à une demi-heure de votre travail. Ouais. Alors, j'ai dû j'ai négocié du télétravail, ça c'était le point plus, mais j'en suis bien à deux pleins par mois quoi, parce que des fois, parfois, je prends les transports aussi quand même pour donc 200 € par mois d'essence, quoi.
Ouais, ouais, ouais. Voir plus en fonction de ce que j'ai à faire, des allers-retours. Et donc, une fois que les factures elles sont payées, et ben on est à découvert.
Vous êtes à découvert le combien du mois ? Euh honnêtement au début du mois, le 5 du coup quand il y a les prélèvements automatique, bah un peu tout et puis après bah effectivement on on vivote alors que il y a pas si longtemps, enfin il y a pas si longtemps quand même, je gagnais un peu moins et j'arrivais à mettre de côté en fait. C'est enfin là il y a il y a plus on a plus de il y a plus d'échappatoire en fait.
C'est on travaille et on a rien. Excusez-moi, il faut que je répond. Vas-y.
Vas-y. Vous avez un peu galéré ? Oui.
Non, la première ou on était d'abord sur une route, il y avait personne qui passait donc ça a mis un peu de temps. Mais enfin quoi ? 20 minutes. 20 minutes.
Après, dès qu'on est un feu rouge, ça roule. Quand on n pas un feu rouge, c'est plus compliqué. Ouais.
Et vous êtes dans des assauts, vous faites du sport, du théâtre, de la danse ? Euh ouais. Ah ouais, je fais du sport.
Faites quoi ? Je fais du body karaté. Waouh !
Ouais. C'est quoi ça ? Ben, c'est assez cardio.
C'est des mouvements de de karaté euh enchaînés sur de la musique. Donc rapidement euh c'est plus euh c'est plus du beau c'est un peu comme le body combat quoi. C'est un bon défouloir quoi en tout cas.
Oui, c'est pour ça. C'est un bon défouloir ça. Ça permet de voilà.
Après on si c'est bien c'est bien c'est bien. Voilà sport et puis bah si si on s'occupe hein. Oui oui, il y a eu de l'association, il y a eu même des des présidences d'association.
Il y a eu euh moi j'ai fait du théâtre aussi plus jeune. Enfin bon voilà, on essaie de on essaie de varier les plaisirs mais bon comme c'est vrai que c'est c'est parce que tout à l'heure vous avez posé la question est-ce qu'il y a des choses qui vont rendent heureuses ? Donc dans l'absolu bien sûr et heureusement mais c'est vrai que ces derniers temps, ça c'est assez plombant en fait. difficile d'accéder euh à la pas forcément aux choses qui vous font plaisir, mais au moins d'avoir la disponibilité d'esprit et la sérénité pour pouvoir profiter pleinement des choses en fait parce que parce que bah ouais, la vie euh c'est elle est devenue difficile.
Plus difficile. Ça s'est resserré quoi ? Ouais, ça s'est resserré sur le porte-monnaie.
Bah sur le porte-monnaie puis je vous dis c'est quand même un peu tout maltraitant pour avoir des rendez-vous chez les TBIB pour avoir des moyens dans les écoles et pour par exemple que vos enfants de 6e puissent rester en permanence même quand ils ont fini leur journée à 14h. Bon en 6e on n'est pas forcément toujours euh prêt ou les parents sont pas toujours voilà à rentrer, à avoir la clé et rester toute l'après-midi tout seul. Alors que bon ben voilà, le le collège peut pas les garder parce que bah il y a pas de pion, il y a pas de personnel, tout et ça c'est des petites anecdotes mais tout est comme ça.
Donc oui, c'est vrai ça ça resserre un petit peu les taux quoi. C'est c'est moins agréable. C'est c'est plus il y a moins de ça laisse moins de bande passante, quoi.
Voilà. [toux] Et le rapport au temps, est-ce que vous avez l'impression que votre temps il est comprimé, que vous manquez de temps, que vous êtes toujours en train de courir ? Bah oui, parce qu'en plus, il y a toujours tout un tas de de démarches à faire.
Faut pas oublier de faire comme c, faut pas oublier de faire comme ça. Euh non non, ça ça devient c'est pour ça que je dis que bien sûr, il y a des choses qui rendent heureux et il y a des choses qui rendent heureux. Il y a pas besoin de beaucoup d'argent.
C'est pas tout n'est pas une question d'argent. Mais c'est vrai que l' le le le manque de de d'opportunités en tout cas de de d'espace de de d'espace pour respirer, pour vraiment se poser, pour poser le cerveau, ça manque. C'est vraiment ce qui manque.
Ouais. Mais comment ça se fait d'après vous que la vie est devenue une course ? parce qu'il en faut toujours plus pour pour satisfaire je sais pas soit c'est moi j'aime beaucoup marché je fais pas mal de de randoau et et en fait quand quand j'écrivais parce que j'ai j'ai j'ai fait j'ai j'ai écrit pas mal de d'articles pour le web et en fait j'ai souhaité un jour écrire un article sur la marge justement parce que c'est quelque chose que que j'aime beaucoup faire et j'en je voulais en voilà mettre en valeur les bienfaits mais mais et le principal en fait c'est que la marche c'est quand même l'apologie de la lenteur aujourd'hui il y a rien qui est lent quoi.
Il faut tout décider tout est immédiat immédiat tout est on arrive à joindre tout le monde tout de suite. on a et en plus euh cette immédiateté, elle nous rend exigeant, elle nous rend impatient et donc bah c'est difficile. Ouais.
Euh je pose ces questions là parce que je suis sûr que il y a il y a des soucis d'argent, c'est certain, mais que le temps est devenu presque une donnée encore plus rare et que c'est presque encore plus ravalé par le capital pour ainsi de dire et que réussir à desserrer les taux du temps. Et après, je sais pas comme politique qu'est-ce que je dois faire. Je veux dire, je pense qu'il faudrait un ministère du temps, mais je sais pas ce qu'on ferait pour que les gens il ils aient davantage de temps parce que même quand on a baissé le temps de travail euh ça a fait que les quelques heures qui ont été gagnées, ça a été pour faire travailler de manière plus intense dans les 35 heures.
Vous voyez ce que je veux dire ? Oui, mais parce qu'en plus c'est ça donc mon fils me faisait le Simon me faisait la remarque la dernière fois, c'est que même le temps scolaire, la manière dont s'est aménagé aujourd'hui, par exemple, on a quand même des études en neurosciences qui montrent la meilleure manière de de de prodiguer les enseignements, comment on est le plus réceptif à l'apprentissage, mais on continue d'avoir un format scolaire avec des heures des fois 6 7h de cours ou au bout déjà de la 4e, bon bah voilà et bon il s'insurge un peu contre ça parce que ça permet pas de prendre le temps, ça permet pas d'approfondir les sujets qui intéressent, ça permet pas de de discuter vraiment autour de de ce qui a été par exemple étudié ou et donc je lui ai demandé quel était son lycée idéal idéal on va dire comme ça là bah voilà donc c'était effectiv Effent une heure de cours qu'on pouvait qu'on pourrait aussi choisir dans la mesure du dans la limite du du dans la limite du raisonnable mais choisir des matières et puis avoir 1 heure de cours, une demi-heure de pause on peut on peut on peut en discuter, on peut respirer, on peut et puis effectivement une après-midi libérée pour pouvoir faire autre chose quoi. Parce que parce que là Simon tu as l'impression que c'est du bourage de crâne la manière dont ça se passe au lycée ou quoi ?
Oui, c'est ça. C'est complètement ça. Moi, c'est ce que je c'est ce que je c'est ce que j'ai vécu depuis longtemps que je suis euh euh depuis longtemps que je suis des cours, que ce soit au collège ou au lycée.
Et c'est ce que j'ai je vis toujours aujourd'hui. Enfin, pas actuellement parce que c'est les vacances, mais par exemple l'année dernière en seconde euh j'ai j'ai fait une très mauvaise année et je pense que euh ce phénomène a participé à ce que je je passe une mauvaise année. Le fait de pas avoir de temps, le fait de jamais avoir de temps, d'avoir je pense des Oui. de pas avoir de temps.
Souvent des emplois du temps trop exigeants et même pas forcément une histoire de temps, mais tout simplement une histoire de pression quant à l'orientation et et aux notes, je trouve. Donc, tu as été malheureux l'année dernière. Euh, disons que je me suis pas senti à l'aise là où j'étais.
Et tu retournes au même endroit ou tu changes de lycée du coup ? Non, j'ai carrément changé de lycée et j'ai voulu recommencer ma seconde pour tout refaire depuis le début, prendre un nouveau départ mais dans un environnement différent avec un nouveau lycée et cetera. Et c'est quoi le la différence entre les deux lycées ?
Bah je je sais pas parce que j'ai pas encore j'ai pas je suis pas encore allé au deuxième lycée mais sincèrement je pense qu'il y aura pas beaucoup de différence mais je vais j'ai quand même voulu changer de lycée pour pouvoir vraiment me donner l'impression que que j'allais me reprendre en main et que j'allais tout reprendre depuis le début. Donc c'était plus dans ta tête que le changement d'environnement lui-même. Mais c'est pour toi de dire "Allez, ça redémarre à zéro quoi." Oui, c'est complètement ça.
C'est c'est complè J'ai pas choisi un nouveau lycée par intérêt. Je l'ai fait tout simplement euh pour me permettre Oui, voilà. C'est ça complètement.
Bage blanche. Bon, alors qu'est-ce qu'il faut changer du coup ? Bah un peu tout là, je crois bien.
Et il faudrait peut-être même revoir à passer à une une 6e République. Il faudrait peut-être réorganiser l'état de droit. Il faudrait peut-être euh il faudrait peut-être euh mettre de l'argent dans l'éducation, mettre de l'argent dans la santé, mettre de l'argent dans la justice.
Il faut faut que ça avance quoi. Faut faut arrêter de vouloir faire du profit avec des choses avec le service public. Faut arrêter de de c'est pas c'est c'est pas le lieu, c'est pas l'endroit.
Euh bon, d'ailleurs, on voit bien au final qui s'en met plein les poches et qui commence à être un petit peu comme un poisson hors de l'eau quoi, à essayer de sauter pour attraper l'air. Bon, c'est il y a rien de pensé pour nous en fait. Donc je pense qu'il faut rebâtir quelque chose.
Il faut rebâtir quelque chose de plus de plus de plus humain quoi. De là c'est pas c'est pas l'homme qui est au cœur de la société là. C'est c'est l'argent quoi.
L'humain d'abord. Bah ce serait bien non ? parce qu'en fait on est tous des humains du coup du du coup je pense que oui réorienter un petit peu les aspiration vers quelque chose de d'un petit peu plus humain ce serait ce serait pas un non sens en tout cas voilà j'ai plutôt l'impression que ce qu'on vit effectivement est un non sens quo Et vous allez faire quoi pendant les vacances ?
Alors euh normalement on devait on devait aller en Italie pour refaire certains paquets. Sauf que suite à un problème de santé, on pourra pas y aller. Donc on restera toutes les vacances en France et à Bordeaux.
Oui, on devait aller voir de la femme un peu partout mais pas y aller. Et vous ? Moi je qu'est-ce que je vais faire pendant les vacances ?
Je vais aller 15 jours en Ardèche. Comme tous les ans, je prends souvent 15 jours en Ardèche au début du mois d'août. OK.
Donc voilà. Ah, c'est quelque chose des embouteillages ici, hein. Bah, c'est quand même pas comme ça.
Là, ils ont fermé tous les échangeurs. Bon, la roquette est toujours un petit peu capricieuse, ça c'est sûr. Et là, euh 1 heure pour faire un trajet qui soit en 15 minutes habituellement.
Ouais, là c'est Mais là, on est sur la bande d'arrêt d'urgence, non ? Euh, oui, je crois. He parce que je crois qu'il y a un embouteillage pour sortir de Ah ouais [ __ ] pour la sortie en fait parce que là on est on sort là.
D'accord. Du coup, pour reprendre le truc, faut qu'on ait une entrée de je pense. Ouais, on va prendre de l'autre côté vers l'entrée de l' de la rocade direction de Libourne quoi.
Et puis justement, il faudrait faire quelque chose aussi parce que je vis une situation familiale qui est très très difficile, c'est-à-dire que euh on s'est fait rattraper on va dire par la loi cumule emploi retraite. Et en fait, si vous voulez, mon beau-père, donc mon papa quoi, a souhaité pour être avec ma maman prendre sa retraite. il l'a pris un petit peu de manière anticipée.
Il était donc fonctionnaire hein, préposé des postes et puis bah voyant que le niveau de vie n'était pas suffisant, bah il s'est mis à travailler, il a repris l'intérim et cetera et cetera et puis bon bah il a déclaré au moment où il a pris sa retraite que enfin il a déclaré au service que bah oui, il allait continuer à travailler en intérim et cetera et cetera quoi. il a travaillé, il a travaillé, il a travaillé. Et en 2025, donc en janvier 2025, on a il a reçu un document lui indiquant qu'il y a une lui indiquant une notification de suspension de sa retraite et où dans un document on lui réclame 50000 €.
Ah rien que ça, il va devoir 50000 € parce qu'il a cumulé sa retraite. Donc c'est cette loi donc cumule emploi retraite. Euh donc puisqu'il est pas parti à ta plein ne lui permet pas de travailler comme il veut alors que les sommes ont été déclarées au service de la DG FIP et cetera.
Il y a pas eu donc en toute bonne foi et donc on est tombé des nuit de perception. Ils nous ont fait un comment on dit un redressement depuis 2020. Donc déjà euh déjà voilà et euh et en fait en la lisant cette loi, je me suis dit mais pourquoi seul les seuls les retraités qui sont partis un peu avant donc en gros finalement ceux qui pourraient au final se retrouver le plus à avoir besoin de travailler pour parce que le la retraite suffit pas et ben ils sont limités et moins on a gagné dans sa vie et plus on est limité puisque du coup c'est un plafond qui est et donc là bah je suis en train de batailler d'essayer et euh et mes parents sont bah un peu au bout de leur vie.
Ça a beaucoup attaqué la santé de ma maman et euh et on attend toujours le titre de perception et il va falloir que mon beau-père qui faisait de l'intérim, qui travaille de nuit à ce sont passé, pardon. Nous arrêter ? Oui oui, je vais vous arrêter.
Voilà. Et donc euh là, j'ai envoyé des un courrier à à monsieur le cornu pour savoir comment on pouvait faire avec cette loi pour demander. Euh voilà, c'est et évidemment avec cette je vous arrête là-bas, ça vous va avec cette épée d'amoclè de c'est difficile de vivre tous les jours quoi parce que 50000 € vous doutez bien qu'on les a pas quoi.
Ouais. Et c'était extrêmement difficile comme comme métier. À 64 administrations sont compliquées en plus.
Bah c'est hyper compliqué et puis bon à 60 ans on travaille pas à genou de nuit si on n'est pas absolument obligé quoi. Voilà donc si vous pouvez faire quelque chose pour ça aussi ce serait super. Bon on a pris le bon de commande en tout cas.
Merci à vous. Merci pour le merci pour ce bout de chemin. Salut Simon.
Bon courage pour ta nouvelle seconde. Passe des bonnes frc à Bordeaux. Merci beaucoup.
Hop. Bon courage à vous. Merci.
Merci et à bientôt. Direction Libourne maintenant. Je sais pas si on va arriver à Prig.
Allez on va y arriver. 8h30. Merci beaucoup.
Au revoir. Problème c'est d'avoir une contrainte de temps. Ouais on aurait dû s'apprenir de toute contrainte de temps.
Je pense que j'ai grillé mon dernier carton. Tu as tu as un carton libourne ? Non, j'ai pas de carton.
Il me semble que si. Tu avais Tu avais pas un carton libourne ? Parce que je l'ai gardé.
Je l'ai jeté euh c'est pas il est C'est pas celui-là. OK. Non non, je l'ai jeté.
OK. Tu crois que c'est Liber là ? Ah bah ouais, là c'est parce que j'ai pas trop j'ai un peu confiance en toi mais pas trop.
Pourquoi ? Parce que la BR, j'ai vu que la BR ça nous amenait quand même quasiment sur Bordeaux en vérité. Mais attends, tu as dit non. mon crayon il est là libourne.
Alors tu es sûr hein ? Regarde, il est bon là. C'est la route de Prig.
C'est où c'est la brette ? C'est là. Oui, mais je t'assure que ça nous amené sur le périf.
C'est marqué la brade sur le truc. C'est pas grave, c'est pour un peu pour blaguer pour ta caméra. [grognement] On l'aime pas celui qui critique comme ça.
Allez, parce que là je pense chrono drive là et tu sais les gens qui prennent leur course là. Ouais. Franchement, le mieux ça serait d'être directement sur la route quand même.
Bon, parce que là, j'ai l'impression que ça amène vers toute une série de d'endroits. Oui. Oui, on est B.
Ouais. C'est pas là. C'est là ou c'est pas là ?
Non parce que Bouacak centre ça nous fait aller euh bah au village de Bouak quoi. Et du coup là on est plus sur des D'accord. Donc la prochaine là-bas.
Bah ouais. Tu veux pas tenter les courses là ? Oh non pas direction Libourne.
Non non. Autant si tu veux je fais rond-point. Bon je pense ça peut marcher he les s.
Non non non tu le fais hein. C'est toujours moi qui le fait je suis. Bah oui, c'est pas C'est normal.
Ah mais quand on doit être à la présidentielle comme toi, ça va faire du Ouais, bien sûr. C'est pas les aventures. Là, ça va être à droite là.
Ouais. Ben voilà, mon avis, il faut qu'on arrive à choper là. Tu me redonneras ton téléphone, je regarderai.
Ça te dérange pas ? Là, c'est la route de Libourne là. Là, ouais.
Problème, c'est que c'est pas un endroit, c'est pas bon du tout. Ouais, c'est pas un endroit pour s'arrêter. Ah, il y a un CD le passage mais bon.
Ouais. Ouais. Tu as vu ?
C'est en tout cas c'est la route de Libourne. Ouais. OK.
Il y a presque personne qui va à Libourne là. Allez, on va bien voir. Ah, il y a personne qui va.
Ah, il y a des gens qui peuvent passer par l'autre côté pour aller à Lib. Ah ouais. Et où est-ce qu'ils vont là, ceux qui mettent leur clignotant là-bas ?
C'est plus c'est plus Bordeaux pour rentrer dans Bordeaux là-bas. Regardez photos sur les réseaux des gens qui vont dire qu'est-ce que Brufait en autostop. [ __ ] mais il y a pas une bagnole pour y aller ?
Non, il prend pas. Regarde a presque plus de voitures par là-bas. Vous nous prenez ?
On est deux. Ah d'accord, d'accord. OK, excusez-moi.
Bon courage à vous. Vous avancez monsieur je mettre de l'autre côté. Je crois que j'ai plus de chance.
Bonjour.
François Ruffin