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interviewSénat (sur YouTube)· 4 septembre 2026 38 min

Violences dans le périscolaire : audition de Hermine Le Clech

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Je mes chers collègues, ce qui est beaucoup dire puisque nous sommes dans une situation un peu particulière aujourd'hui au Sénat puisque la moitié du Sénat est renouvelable donc et beaucoup de nos collègues actuellement ne sont pas à Paris mais nous avons tenu à ce que la commission de l'éducation, de la culture, de la communication et des sports du Sénat a tenu à ce que cette mission de formation avec les attributs de commission d'enquête se tiennent en ce mois de septembre même si les activités du Sénat sont réduites parce qu'il y a un sujet parement préoccupant et donc notre volonté d'avancer sur ce sujet au plus rapidement le plus rapidement sous

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l'égorteur Agn Séveren. Bien, nous entons donc aujourd'hui ben voilà je monsieur le sénateur vous pouvez vous installer. Je disais que voilà nous sommes peu nombreux parce que le Sénat est dans une situation pour beaucoup de nos collègues de campagne électorale et pour les autres d'activité dans leur département puisqueil n'y a pas d'activité au Sénat mais que nous avons pensé nécessaire euh que de tenir cette commission durant ce mois de septembre compte tenu de l'importance du sujet. Donc nous entamons aujourd'hui les auditions plinières de notre mission d'information doté des pouvoirs de commission d'enquête consacré à la prévention au

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traitement des violences dans le pays scolaire. Je dois excuser Laurent Lafan, le président de notre commission qui est retenu par des engagements antérieurs, mais mais qui suit nos travaux, qui présidera de nombreuses auditions et nous sommes partagé un petit peu la tâche dans le cadre du calendrier dont je parlais tout à l'heure. D'après le 5e baromètre de la CNNAF publié en novembre 2025, 9 enfants sur 10 primaires fréquentent un accueil périscolaire, une proportion en hausse depuis 2019. Le pays scolaire est ainsi un service essentiel pour les enfants et leur famille.

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Toutefois, la confiance dans ce service public est très fortement ébranlée depuis l'automne 2025. et la médiatisation de nombreuses affaires de violence commises sur des enfants par des animateurs. De très nombreux départements sont concernés. Le but de cette mission d'information, dotter des pouvoirs d'enquête est ainsi d'identifier les failles dans la prévention des violences commises contre les étudiants dans le cadre préscolaire et dans leur signalement. Nous recevons aujourd'hui madame Hermine

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Leclèche journaliste RTL M6. Madame, nous vous remercions de votre présence. Vous avez été recruté pour un reportage de RTL à l'automne 2025 comme animatrice périscolaire vacataire de la ville de Créteille. J'indique d'ailleurs que nous aurons l'occasion d'auditionner son maire dans quelques semaines lors d'une table ronde d'élus locaux. Dans ce reportage, vous expliquez avoir été recruté très rapidement et facilement sans vérification de vos antécédents judiciaire avant votre premier contact avec des enfants. Nous souhaitons vous auditionner donc

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pour recueillir votre témoignage sur les conditions de votre embauche et de prise de poste. En effet, il permettra d'identifier des premières faiblesses de la protection des enfants qui existent ou tout le moins existait il y a encore quelques mois dans de nombreux accueils périscolaires. Avant de donner la parole à Niè notre rapporteur, je dois vous poser quelques questions liminaires. Je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'information doté des pouvoirs des commissions d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434-13

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14 et 15 du code pénal. Je vous invite à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure. Je le jure. Merci. Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de votre mission de notre mission d'information. Je n'ai pas de conflit d'intérêt particulier. Merci. Je vous rappelle que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat. Je donne la parole à rapporteur Je vous remercie monsieur le président, madame Leclèche. D'abord, je vous

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remercie d'avoir accepté cette audition parce que votre témoignage nous est extrêmement précieux dans le casre de nos travaux sur les violences donc périscolaires au plan national, je le précise, vous avez, comme l'a dit le président postulé comme animatrice, vous avez été reçu, vous avez été recruté et vous vous êtes retrouvé le jour même, vous le dites vous-même au contact des enfants. 8 minutes, c'est le temps qu'il vous a fallu en novembre 2025 pour devenir donc animatrice périscolaire avec un CV falsifié, sans diplôme et sans contrôle de votre casier judiciaire. Depuis plusieurs mois, je le redis, des faits graves de violences commises sur des enfants dans le temps périscolaire ont été révélés par la

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presse. D'où l'importance de votre enquête, de votre reportage. Et il est vrai, c'est le cas en particulier à Paris. Mais si Paris est un cas exceptionnel et je le redis par le nombre d'affaires et l'ampleur de l'omerta qui a régné depuis des années, Paris n'est malheureusement pas une exception. La multiplication des signalements dans de très nombreuses communes peut laisser craindre d'ailleurs un dysfonctionnement systémique. Selon SOS périscolaire, ça a été dit par mon collègue. 70 départements sont aujourd'hui concernés dans 16 régions différentes, y compris en outre mer. Cet été encore, la presse s'est fait d'ailleurs les c de nouvelles

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affaires. Bien évidemment, il y a urgence à agir. La protection des enfants doit être une priorité absolue pour tous et partout. Au-delà des clivages politiques, confessionnel et idéologique. Les enfants victimes sont traumatisés, leurs parents choqués et il faut le dire en plein désarrois face à la gravité des faits et au silence parfois très lourd des pouvoirs publics. Nous auditionnerons d'ailleurs cet après-midi et demain plusieurs collectifs de parents d'enfants de victimes à la fois parisiens et régionaux. Enfin, c'est la confiance dans l'institution périscolaire mais aussi scolaire et la confiance placée dans la parole des élus qui est aujourd'hui, il faut le

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reconnaître, ébranlé. Le sens de réponse des institutions nourrit cette peur. Comme je le répète souvent, ça n'est pas l'information qui crée la panique, c'est le silence qui crée la panique. À Paris, les inscriptions d'ailleurs pour le périscolaire en juillet et en août ont baissé de 16 %, soit 2000 enfants de moins et dans quelques semaines, nous disposerons des chiffres des inscriptions pour l'année scolaire 2026-2027. Alors, nos questions sont nombreuses et je commencerai donc par vous en poser quelques-unes de très contra vous en pose également. D'abord sur votre recrutement, vous indiquez dans votre reportage avoir présenté un faux CV pour les besoins de l'enquête. Qu'avez-vous mis en avant comme compétence ou

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expérience sur ce CV ? À votre avis, celles-ci ont-elles été prises en compte ? À quel moment les vérifications ont-elles été faites quant à vos antécédents judiciaires ? sur votre prise de poste, de quelle information disposiez-vous avant d'arriver sur l'âge ou le nombre d'élèves ? Par qui avez-vous été accueilli sur place ? Avez-vous eu par exemple une visite des lieux et une rencontre avec l'équipe avant le début donc du périscolaire et il y avait-il un planning d'activité d'ateliers prévus pour s'occuper des enfants ou étiez-vous pour ainsi dire laisszés livrer à vous-même ? De combien d'enfants deviez-vous vous occuper ? Y a-t-il eu une quelconque proposition de

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formation au moment de votre recrutement ou lors de vos échanges avec le responsable du péri scolaire sur place ? Et enfin, vous expliquez dans ce reportage que ce centre précolaire était situé dans une école avec un dispositif ULI, c'est-à-dire avec des enfants qui sont en situation de handicap, de trouble autistique, de difficultés scolaires, de retard scolaires. Comment donc la présence d'un nombre significatif d'enfants en situation de handicap était-elle prise en compte dans l'accueil périscolaire ? que ce soit dans le nombre d'animateurs, leur formation ou encore les activités proposées. Je vous laisse la parole pour 10 minutes et ensuite nous pourrons échanger. Je vous remercie beaucoup.

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Donc au mois de novembre 2025, suite à plusieurs publications de de fait dans des écoles dans des écoles à Paris mais aussi ailleurs en France sur des accusations de violence sexuelle à la rencontre d'enfants dans le périscolaire. Nous avons voulu tester le recrutement des animateurs périscolaires, savoir comment est-ce qu'on devient animateur périscolaire aujourd'hui, quelles sont les vérifications qui sont faites. Euh et dans ce dans ce cadre là, avec ma rédaction en chef, nous avons décidé de le tester de la manière plus concrète possible, c'est-à-dire que moi, journaliste, j'aille sur place et que je

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vois quelles sont les barrières à l'entrée. J'ai candidaté à plusieurs dizaines d'offres d'emploi en ligne dont des offres d'emploi à la mairie de Paris. La mairie de Paris a tout de suite remarqué que j'étais journaliste et m'a contacté à ce sujet. Mais d'autres mairies n'ont pas remarqué que j'étais journaliste. J'ai notamment appelé la mairie de Créteille. Donc ce n'était pas une offre d'emploi qui était publique. C'est de mon propre fait. J'ai appelé cette mairie puisque j'avais vu sur leur site internet qu'ils organisaient des ateliers de recrutement d'animateurs périscolaires. Lorsque j'ai appelé la mairie de Créteille, on m'a expliqué qu'il n'y avait plus ces ateliers là, mais que je pouvais me présenter quand je voulais

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avec un CV et une lettre de motivation. Je suis donc arrivée le lendemain ou le surlendemain avec un faux CV et une fausse lettre de motivation. J'ai candidaté sous ma vraie identité. Ça termine le clash. Je n'ai retiré de mon CV que mes expériences de journalistes. Donc j'ai retiré mon école de journalisme et tous les toutes les rédactions par lesquelles j'étais passé. Pour le reste, ce sont mes vrais diplômes. Je augmenté des expériences que j'ai eu comme médiatrice culturelle, par exemple, où j'ai pu faire des visites de musées locaux avec des enfants et des adultes. Et j'ai augmenté dans le temps, en

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passant de quelques mois à 6 mois, une expérience en éducation au médias avec des collégiens. Je n'avais pas ajouté de diplôme donc je n'avais pas mis que j'avais le ba. Je me suis ajouté aucun diplôme. Je n'ai aucun diplôme en matière d'éducation et de périscolaire. Je suis désolée si je n'ai plus toutes les questions en tête. Donc je suis venue avec ce faux CV, cette fausse lettre de motivation et une photocopie de mon passeport. Euh je suis arrivée donc à la direction de la jeunesse de Créteille euh un matin euh en me portant candidate et une

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personne qui ce jour-là était en charge du recrutement visiblement m'a accueilli et c'est elle qui s'est chargé de me recruter. L'entretien a été extrêmement rapide puisque entre le moment où je suis entrée dans le bureau et le moment où je suis sortie du bureau, s'est déroulé 8 minutes. La personne avec qui j'étais en contact m'a tout de suite demandé mes mes papiers d'identité, mes photocopies de passeport, m'a demandé si j'avais des expériences avec des enfants. J'ai dit oui dans le cadre que je vous exposais. m'a demandé si j'avais des diplômes. J'ai dit que je n'en avais pas. Puis il

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m'a me demandé si j'étais disponible aujourd'hui pour travailler. Ce à quoi j'ai répondu ? Oui. Plus tard dans l'échange, la personne m'a demandé si j'avais eu des ennuis avec la justice. J'ai répondu non. Puis elle a formulé euh le fait que normalement elle est dans le devoir de vérifier mes antécédents judiciaires avant de me mettre en contact des enfants, mais que ce jour-là, elle ne peut pas car elle a trop de besoin. Euh donc, elle m'a demandé si je pouvais partir tout de suite, m'a donné le nom de l'école en question qui est une école élémentaire primaire. Euh et 30 minutes plus tard, je suis

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allée travailler comme animatrice périscolaire pour la pause méridienne dans cette école. Je connaissais l'école mais je ne suis partie à l'oral du moins. Il m'a jamais été communiqué mes horaires de travail. Je sais que c'est la pause méridienne donc je me suis douté des horaires. Euh on m'a expliqué que ça disisaissait de surveiller les enfants, mais je ne connaissais pas mon salaire et je n'ai pas signé de contrat de travail. Euh donc 30 minutes plus tard, je je me suis rendue dans l'école en question où j'ai été accueilli par la une personne qui était je pense responsable du périscolaire mais je n'en suis pas sûre euh qui qui m'a qui m'a accueilli et m'a demandé de signer une feuille où je devais mettre mon nom et mon prénom et

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la date. Et cette feuille avait plusieurs noms, je pense de vacataires qui venaient qui venaient travailler sur la pause méridienne. Et c'est à ce moment-là que j'ai que la personne m'a demandé si je savais ce qu'était une école Uliss car c'était une école Ulisse. Donc une une école qui accueille en partie des des élèves en situation de handicap. Euh donc elle m'a formé très rapidement, en tout cas elle m'a expliqué très rapidement quel allait être mon rôle, c'est-à-dire veiller sur les élèves à la pause méridienne pendant la cantine, m'assurer que que le repas se déroule bien puis ensuite dans la cours de récréation.

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Et le reste, je l'ai appris je l'ai appris en faisant. J'ai tout de suite parlé avec mes collègues euh et je leur ai fait part de ma surprise de la rapidité de mon embauche en leur disant que moi je n'avais pas l'habitude de m'occuper d'enfant et mes collègues m'ont notifié que c'était régulier que je cite "Ça tourne beaucoup en parlant des animateurs périscolaires." Euh au total, j'ai travaillé j'ai travaillé 2 he sur place. Je ne peux pas vous dire quel était le taux d'encadrement puisque je n'ai pas vu tous les animateurs périscolaires qui étaient présents et je n'ai pas vu tous

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les enfants. Mais je je me suis concentrée sur la cantine et la cours de récréation. H j'ai j'ai vu des collègues qui ont essayé de m'aider, qui ont essayé de faire en sorte que que tout se passe bien. Et à la fin de ces 2 heures, je je suis repartie. euh à la rédaction. J'ai été rappelée 2 jours plus tard pour revenir travailler. C'était aussi un matin pour le midi même. Et lorsque j'ai demandé si mon casier judiciaire avait été vérifié, la personne que j'ai eu au bout du film a expliqué qu'elle n'avait pas pu. Pourquoi ? Je ne sais pas pourquoi. Et ensuite, nous avons publié notre enquête. Donc forcément, nous avons contacté la mairie de Créteille pour pour leur demander comment ça se fait

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que les choses se soient déroulé de sa manière. Et jusqu'ici, la mairie de Créteille n'a pas répondu à nos sollicitations. Je suis ouverte à vos questions.

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Tu veux dire un nom Max ? Oui. Merci beaucoup. Écoutez, votre témoignage et j'ai particulièrement stupéfiant. Moi, je voudrais d'abord savoir pourquoi est-ce que particulièrement vous avez choisi, vous l'avez dit dans votre introduction, euh tester en fait le recrutement. Pourquoi ? Est-ce que vous aviez pressenti que l'une des défaillances en fait qui se répètent d'ailleurs au plan national est dans l'embauche et dans le recrutement ? Pourquoi le recrutement ? C'était une époque où il commençait à avoir beaucoup de témoignages, plusieurs témoignages d'enfants qui se disaient victimes de violence dans le périscolaire. Euh de fait, la question qu'on peut se poser et qui ne vient pas forcément de moi,

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qui vient aussi de ma rédaction en chef, c'est comment ça se fait et surtout comment parfois des personnes mal intentionnées ou en tout cas qui commettent ces faits-là arrivent à travailler dans des écoles aujourd'hui d'où le recrutement. Et c'est pour ça qu'on s'est focalisé sur le recrutement pour savoir s'il y avait les vérifications nécessaires dans le recrutement. à minima la vérification du casier judiciaire. Dites que vous avez été accueilli donc par une personne qui vous a fait passer un entretien. Qui est cette personne ? Quelle était sa fonction ? Quel était son titre ? Quel était son niveau de compéten ? Et par ailleurs, qu'est-ce qu'elle vous a dit précisément quand

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elle vous dit "C'est régulier, en gros c'est habituel parce que visiblement on gère la pénurie en fait d'animateur et que attention la protection de l'enfance ne peut pas être la variable d'ajustement en fait de la pénurie d'animateur et ça c'est un vrai sujet. Donc comment est-ce qu'elle justifie le fait qu'elle n'a pas eu euh le temps tout simplement d'exercer ce contrôle d'honorabilité qui est ben qui est une obligation légale ? Au vu du secret des sources, je ne peux pas vous donner ni l'identité de cette personne ni sa fonction exacte puisque je compromettrais son anonymat. C'est un un reportage qui a été fait sous micro et caméra cachée. Il est important que

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l'anonymat de la personne reste tel qu'il est. Donc c'est un agent de la municipalité de Créteill. Mais de quel service ces services ? C'est la direction de la jeunesse. Direction de la jeunesse. C'est ce que en effet j'ai dit dans le reportage, je ne peux pas aller plus loin. Cette personnelà m'a dit cette phrase : "Je ne je devrais vérifier votre casier judiciaire, mais je ne peux pas. J'ai des besoins. Je ne suis pas allée à ce moment-là. les choses sont allées tellement vite que je ne lui ai pas demandé pourquoi. C'est une animatrice périscolaire qui une fois dans l'école m'a dit "Ça tourne, ça arrive souvent." Pareil, elle ne m'a pas expliqué

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pourquoi. Elle m'a juste fait ce constat que les équipes changeaient régulièrement dans le périscolaire. Et sur quoi portait l'entretien ? Parce que j'ai l'impression qu'on vous a pas posé beaucoup de questions sur votre expérience, votre formation. C'est quand même pas évident d'être au contact d'enfant notamment en situation de handicap. Est-ce que vous aviez est-ce que très rapidement au moins ils vous ont un peu formé ? Mon mon entretien a duré 8 minutes portait sur et portait sur est-ce que j'ai déjà eu des expériences avec des enfants ? J'ai répondu très rapidement euh est-ce que j'ai eu des ennuis avec la justice ? Est-ce que j'étais disponible aujourd'hui ? Est-ce que

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j'avais un diplôme dans l'animation ? toutes les questions qui m'ont été posées. Quand je suis partie de cet entretien, je ne savais pas que j'allais travailler dans une école Ulisse. Oui. Je l'ai découvert en arrivant sur place. Donc et l'entretien comme je vous le dis, il a duré 8 minutes au total mais il y a 8 minutes entre le bonjour et le au revoir. La première fois qu'on m'a demandé si j'étais disponible pour travailler aujourd'hui est arrivé de un petit peu moins de 3 minutes après mon entrée dans le bureau. Donc il n'y a pas eu d'entretien poussé d'ambiance de de d'entretien de de d'embauche en ce temps aussi rapide. Et en arrivant sur place, on m'a expliqué que c'était

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une école Ulisse. On m'a globalement dit que si j'avais des difficultés, il fallait que je me retourne vers un autre éducateur périscolaire et que je m'appuie sur mes collègues, mais que c'était des enfants qui en effet étaient en difficulté. On me les a montré notamment en me disant un tel, un tel un tel sont des enfants qui sont situation de handicap. Il faut être particulièrement vigilant avec eux. pas eu en fait de contrôle de votre identité finalement parce qu'il suffisait de taper votre nom et on voit que vous êtes journaliste. Donc en fait, il y a même pas eu de vérification même préalable sur votre propre identité. Non, il y a eu on a pris une photocopie de mon passeport qui a été gardé je pense lors de l'embauche. Lors de l'embauche,

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mais il n'y a pas eu d'autres vérification sur mon identité, sur mon parcours de vie. Et en effet, il suffit de noter mon nom sur internet pour vite se rendre compte de ma véritable identité, celle de journaliste. Avez-vous signé un contrat ? Non, vous n'avez pas signé de contrat ? N'ai pas signé de contrat. Et vous avez été payé combien de temps après ? Quel a été le délai ? Je n'ai jamais été payé de ce de ce passage en périolaire. Euh mais il me semble que les qu'une semaine après la publication de l'enquête, j'ai été recontactée par la mairie de Créteil pour euh ce qui me sembla de de paiement. Je n'ai pas donné suite puisque j'étais là dans le cadre

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de mon de mon travail de journaliste et donc je je n'ai je n'ai pas donné suite à un paiement pour pour TR. Si vous n'étiez pas journaliste mais une personne mal intentionnée, d'après vous, à quel moment est-ce que la chaîne de protection aurait dû vous arrêter ? Il me semble qu'il est obligatoire de vérifier les antécédents judiciaires d'une personne avant d'être mise en en relation avec des enfants, des mineurs. Mais pensez-vous que c'est suffisant à l'embauche ? C'est une première barrière. C'est une première barrière. D'accord. À mon sens. Alors, depuis novembre 2025, la mairie de Créteille a dit ensuite qu'elle avait renforcé les procédures. Est-ce que vous avez vérifié en terme de d'évaluation, de recrutement, de contrôle, vous n'avez pas vérifié ?

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Non, et je pense honnêtement que si je revenais à la direction de la jeunesse avec un CV, mon identité, on me reconnaîtrait rapidement. Non, non, mais pas vous, mais dans l'absolu en tant que journaliste, vous auriez pu mener l'enquête entre guillemets jusqu'au bout et voir quelles ont été les évolutions depuis cette micro cachée ? Non. On n pas fait ça. On avait pas fait ça parce que visiblement ça a été renforcé. Voilà. Mais si euh Bien sûr je t' merci beaucoup pour votre Merci président. Euh très rapidement trois petites questions. La première c'est combien de temps exactement êtes-vous resté dans le Je pose mes questions après je vous laisse répondre. combien de rester. Est-ce qu'à un moment dans le cas de cette expérience, on vous a

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intégré dans un collectif de travail, présenté de manière un peu professionnel à vos futurs collègues, à vos encadrants ? Je crois que vous l'avez dit en creux, vous n'avez pas eu de feuille de route, pas de formation avérée, pas de consignes spécifiques. C'est ça que je voudrais un peu un peu savoir. Et enfin, est-ce que vous avez réitéré cette expérience dans le cadre de cette enquête que vous metiez dans d'autres communes, dans d'autres villes ? Et comment ça a pu se passer ? Est-ce que je crois vous l'avez dit en début de de d'intervention, mais est-ce que vous l'avez fait dans le casre de cette enquête dans d'autres communes ? Euh et si effectivement le cas de Créteille est est un exemple assez flagrant de de difficultés, voir de de manque de de de

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vigilance sur ces et de de en matière de recrutement, est-ce que dans villes ça s'est fait ? Rappelez-moi votre première question. Ma première question, c'est combien de temps combien de temps êtes-vous resté ? Voilà. Et euh est-ce que vous avez eu des recommandations, une formation, une présentation des collègues du cadre du collectif et dans d'autres villes ? Est-ce que ça s'est reproduit ? Je suis restée en tout et pour tout 2h. J'ai travaillé de 11h30 à 13h30. Euh donc, je suis restée 2h en au contact des enfants. Je n'ai pas eu de formation à proprement dit. Euh une feuille m'a été glissée juste avant de partir par la personne qui m'a recruté

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euh avec quelques consignes quelques consignes très classiques, me présenter à l'heure au travail en tenue correcte. Euh et honnêtement, c'est allé tellement vite que je n'ai pas eu le temps de prendre connaissance de cette feuille et de la lire totalement avant de prendre mon poste. Quand je suis arrivée sur place, je suis tombée sur des personnes qui étaient bien attentionnées, qui ne semblaient pas surprise de me voir arriver comme ça et qui clairement m'ont dit qu'ils avaient l'habitude. Donc ils m'ont pas formé, ils m'ont dit de de de m'occuper des enfants, m'ont donné quelques conseils, m'ont pointié en effet les enfants qui avaient des difficultés particulières et il fallait que je sois particulièrement vigilante. Il n'y a pas eu de formation à

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proprement dit sur est-ce que j'ai réitéré l'expérience sur d'autres communes ? Non. So soit avant, soit après, soit avant, soit après. Alors, j'ai candidaté à une dizaine d'offres d'emplois donc forcément même en revenant de cette enquête à Créteil, j'ai eu des retours d'autres communes. Euh j'ai été refusée par certaines. Beaucoup m'ont proposé des entretiens d'embauche, mais nous n'avons pas donné suite. Euh, et j'ai été refusé. En tout cas, une seule commune, c'est la ville de Paris, a compris que j'étais journaliste et m'a contacté en comprenant que j'étais journaliste.

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C'est juste pour affiner dans les revues que vous avez pu recevoir de la part d'autre VI, c'est parce que lorsque vous envoyez votre CV, il vous répondait que ce n'était pas en adéquation avec les besoins. C'est sans Oui, voilà, c'était un peu ça. En tout cas, ce n'était pas lié à mon métier. Je n'ai pas le sentiment. c'était euh euh nous n'avons pas retenu votre candidature, nous en sommes profondément isolés, c'était assez générique. Dans votre donc vous avez fait un travail de journaliste qui ne s'est pas résumé à votre infiltration à Créteil, est-ce que vous pensez que ce que vous avez vécu à Créteil est exceptionnel et conjoncturel ou est-ce que cela détermine quelque chose de plus structurel ?

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Je ne peux pas sur la base de cette seule enquête porter une constatation au niveau national. Après cette enquête, j'ai été interviewé des syndicats et ces syndicats m'ont expliqué que cette situation était extrêmement courante. J'ai parlé aussi avec d'autres animateurs périscolaires qui m'ont expliqué qu'il n'était pas surpris de ce qui s'était passé. Maintenant, je ne peux pas faire de ce cas une généralité et c'est plutôt à ces acteurs-là qui sont les premiers concernés de répondre à cette question. Madame Rapporteur ? Oui. Combien d'enfants avez-vous encadré ce jour-là ?

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C'est une bonne question. Euh, il y avait plusieurs dizaines d'enfants, mais je ne je ne les ai pas compté. C'était un réflectoire qui était plein. Il y avait plus d'une trentaine d'enfants. Mais je plus d'une trentaine d'enfants. Mais je ne peux pas vous dire exactement. Vous étiez seul ? Non, je n'ai jamais été laissé seule avec les enfants. Alors ça c'est c'est parfaitement ce que vous avez dit mais est-ce qu'il y avait des règles ou une supervision qui aurait pu vous en empêcher d'être seul d'après vous ? On avait quand même beaucoup de j'avais beaucoup de collègues autour de moi. Je pense que si je m'étais isolé avec un enfant, on m'aurait vu. Maintenant, je ne l'ai pas fait donc je

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ne sais pas. Dans la cours de récréation, j'ai compté au moins trois autres animateurs périscolaires. Et moi, cours de récréation, c'est grand. Donc, ils étaient à plusieurs dizaines de mètres de moi. Je ne sais pas s'il m'auraient arrêté. Mais en tout cas, je n'ai jamais été seule et ça, je pense que c'est un point important aussi à souligner. Très très important. Autre question, est-ce que sur place quelqu'un particulièrement était informé de votre venue, de votre nom, de votre prénom ou vous avez débarqué ça ? Parce qu'en fait, c'est vous qui dites "J'ai répondu à une annonce et je me suis

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rendu directement." Le le le recruteur a a passé un coup de fil. à qui je pense la responsable du périscolaire dans cette école en question. Euh qui m'a donc accueilli en connaissant mon nom et mon prénom. Voilà. Pour le reste des animateurs péescolaires, je pense qu'ils n'étaient pas au courant mais quand ils m'ont vu, ils n'ont ils n'ont pas n'ont pas eu leur surpris. Vous avez eu le temps de discuter avec vos collègues durant ces de heures d'activités sur leur situation, leurs activités, la manière dont ils avaient été recrutés. Euh oui, je leur ai fait plein de ma

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surprise tout de suite en leur disant que j'étais très surprise de voir à quelle rapidité j'avais été mise devant les enfants. Mes collègues m'ont dit que eux n'étaient pas surpris, que il y avait régulièrement des nouvelles personnes qui venaient, que ça tournait beaucoup avec cette phrase. Encore une fois, eux ne m'ont pas dit dans mon recrutement ça s'est passé comme ça ou comme ça. d'ailleurs la collègue avec qui j'ai le plus parlé avec un peu d'expérience en la matière. Euh, j'ai aussi fait part de ma surprise de ne pas avoir signé de contrat de travail ou qu'on m'est pas indiqué mes horaires ni mon salaire. De même, elle m'a expliqué que c'était

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courant et elle m'a donné à ce moment-là mes horaires précises et mon salaire. Donc voilà, tout ça oralement. Tout ça oralement. Euh et elle m'a aussi expliqué un point qui me semble important, que c'était pas évident de toujours d'avoir des personnes stables puisque les horaires du périscolaire par nature sont des horaires qui sont découpés dans la journée et que c'est difficile que des gens tiennent dans ce métier longtemps puisque ils sont payés par des créneaux 2 heures par 2h et entre-temps ils ne font rien.

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Alors, au vu de votre expérience et vous êtes journaliste, quelles sont d'après vous les trois mesures nous en tant que responsable politique, j'allais dire, on devrait prendre pour mettre fin à toutes ces zones grises, ces zones d'ombre qui fait qu'aujourd'hui, il y a en effet des prédateurs qui passent à l'acte à cause de ces zones justement, est-ce que selon vous l'absence de contrôle d'honorabilité est vraiment liée à la gestion d'une pénurie ou plus une culture d'absence, de protection de l'enfance commune, banalisation ? Voilà à quoi est-ce quelles serait-ce selon vous les mesures

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à prendre immédiates ? Sur la base d'une seule enquête et d'un seul cas, je ne peux pas vous dire quelles sont les décisions à prendre et les mesures à adopter. Par contre, je peux faire un constat. Le constat, c'est que mon casier judiciaire n'a pas été vérifié et que la personne a conscientisé qu'elle faisait une faute puisqu'elle l'a vocalisé. Oui, mais pardon, vous dites que vous avez été rappelé 24 heures après. Est-ce que 24 heures après le contrôle a été fait ? Oui ou non ? Parce que c'est pas ce que j'ai entendu dire de la part du maire qui dit que le contrôle a été fait ensuite. J'ai été rappelé 48 heures après. Oui. Entre-temps, il y a eu un weekend. Oui. Lorsque j'ai été rappelé le lundi matin, j'ai demandé à la personne si le

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contrôle de mon casier judiciaire avait été fait. La personne m'a répondu non. Elle a bien répondu non. Vous le confirmez ? Répondu non. Je le confirme. Donc il n'y a jamais eu de contrôle d'honorabilité. Ni avant ni après. Pas jusqu'à la publication de l'enquête. Mais la publication de l'enquête, elle a eu lieu combien de temps après votre prise de poste ? Elle a eu lieu, il me semble, si je me trompe pas, 4 jours après. Oui. Donc très vite après. D'accord. euh donc à ma connaissance et c'est les informations qu'on m'a transmises que je n'ai ça n'a pas été vérifié. Euh et pour ce qui est de la personne, elle m'a quand même conscientisé le fait qu'elle ne contrôlait pas mon casier judiciaire au moment de l'embauche.

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Et elle a quand même dit ses termes car j'ai trop de besoins. Donc elle a justifié le fait de ne pas vérifier mon casier judiciaire par un manque d'effectif puisque c'était pour le midi même, c'était 30 minutes après l'entretien. Donc ça veut dire qu'il n'avait pas le nombre d'animateurs périscolaires disponibles pour le midi même sans mois il y aurait eu un animateur périscolaire de moi de fait. Donc c'est qu'en effet il doit y avoir un un manque de vacataire. Ça c'est le constat que je peux dresser. Et le comprenez que pour les parents, ça peut être choquant que on recrute pour boucher des trous dans des plannings. Bien sûr, c'est ce qu'on a de plus fragile, sont les enfants. Donc c'est vrai quand on vous écoute, encore une fois, je trouve ça stupéfiant. Mais je suis la première

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surprise par ce qui s'est passé. Et donc sur les mesures, vous disiez vous n'êtes pas politique mais tout de même vous avez une idée de comment on peut renforcer la chaîne de protection pour qu'elle soit plus solide et plus sûre pour mettre fin à toutes ces zones grises. Pour moi, le un contrôle du casier judiciaire me semble primordial. Pour que ce soit possible et pour que les agents aient le temps de contrôler le casser judiciaire, faut aussi qu'ils aient les effectifs suffisant. Oui, ce qui s'est passé là, c'est qu'il n'avaiit pas les effectifs suffisants et qu'il cherchait dans une urgence d'une heure à 2h. Donc dans l'urgence, il s'est précipité. Maintenant, je je peux pas tirer de généralité sur la France entière, mais en tout cas ce que je peux vous dire,

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c'est qu'il y avait un manque de personnel qui était là et que c'est ça a poussé une personne à la faute. Et qu'est-ce qui explique l'absence d'attractivité de la de cette fonction ? C'est le salaire, les horaires, le le temps partiel. Je vous le disais en creux, mais ça encore une fois c'est au aux animateurs périscolaires de le dire eux-mêmes, eux qui ont l'habitude de faire ce métier, qui ont l'expérience. Moi, je suis journaliste, j'ai fait ça à 2 heures dans ma vie, mais en parlant avec ces animateurs périscolaires puis en parlant avec des syndicats à la suite de cette enquête. En effet, je pense que les horaires fractionnés n'aident pas les personnes à s'engager à

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long terme dans le métier puisque elles sont payées à l'heure et que on parle de 2h le matin, 2h le midi, 2h le soir qui sont des des horaires attractionnés. Mais encore une fois, moi je ne suis que journaliste et ce sont les animateurs périscolaires qui pourront vous en dire plus et on va bien entendu les recevoir et c'est vrai qu'il y a une précarité endémique et comme vous le dites, c'est c'est des horaires totalement disloqués parfois de 7h30 à 8h30 puis de 11h30 à 13h30 puis éventuellement payer 800 €. C'est vrai que c'est pas très attractif. Est-ce qu'il y a d'autres questions ? Est-ce qu'il y a des sujets que vous souhaiteriez ajouter devant cette commission d'enquête que vous n'auriez pas dit dans vos reportage ? Non, mis à part mais je pense que je je

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voulais expliquer ce j'ai pas eu le sentiment de face à des personnes qui étaient mal intentionnées, que ce soit dans le recrutement et que ce soit à l'école. J'ai eu le sentiment d'être face, et c'est un sentiment qui est le mien, euh d'être face à des personnes qui essayent de de faire face à un manque, à une pénurie et donc ils font face comme ils peuvent jusqu'à commettre une faute qui est grave, qui est extrêmement grave. Euh mais encore une fois euh quand je suis arrivée dans cette école, j'ai voilà, je n'ai pas vu de en tout cas je n'ai pas vu chez les animateurs périscolaires de mauvaises actions. J'ai j'ai vu des gens qui ont essayé de m'aider, qui ont bien vu que j'étais perdu avec les enfants et qu' qui avaient envie de m'aider mais qui faisait comme il pouvait

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et comme il pouvait. C'était un recrutement qui a été à mon sens très rapide. Je n'ai pas honnêtement je n'ai pas vu votre reportage, je n'ai pas lu votre article. Quelle est la ligne éditoriale que vous avez que vous avez qu'il a porté qu'il a construite ? Quelle a été votre démonstration ? Le l'enquête s'appelle comment une journaliste deel a été recrutée en moins de 8 minutes en tant qu'animatrice pércolaire. Donc ce reportage montre que dans une mairie en France, c'est une seule démonstration à un endroit précis à l'instant, il a été possible pour une personne d'être embauchée en moins de 8

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minutes et d'être mise en contact avec des enfants qui plusaient des enfants en situation de handicap moins d'une heure avant son arrivée à la direction de la jeunesse. Donc une personne mal intentionnée avec un peu de d'astuces aurait pu connaître le même succès que vous en dans le recrutement. Ça aurait pu. Après euh qu'est-ce qui fait qu'une qu'une que le recruteur ne s'est pas méfier de moi ? Euh il y a plein de facteurs qui ont pu jouer aussi. Peut-être que je lui ai inspiré confiance mais je pense que la manière je suis une femme aussi, une jeune femme euh peut-être que voilà la manière dont j'ai présenté lui a inspiré confiance. qui ne sait pas douter.

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Maintenant, et ça je vous le dis à titre personnel, je pense que ça ça ne veut pas dire que je mon casier judiciaire ne doit pas être vérifié, même si j'inspire confiance. Il faut quand même vérifier pour toutes les personnes parce que parfois les ces faitsl sont commis par des personnes qui inspirent confiance. Bien, merci beaucoup pour ces échanges.