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Podcast / conversationUn Artiste à l'École· 6 juillet 2023 8 minPortrait personnelCulture, médias & sport

Rencontre Un César à l'École avec Christophe Barral (producteur)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:09Invité politiqueFait
    « le producteur il finance et une supervision le producteur en fait c'est celui qui va donner les moyens à des auteurs »
  • 2:45Invité politiqueFait
    « on est un peu les protecteurs du film de de A à Z »
  • 4:18Invité politiqueFait
    « on a un système qui est plutôt bien fait en France tu as un guichet d'argent public qui s'appelle le CNC centre national cinématographique »
  • 4:57Invité politiqueChiffre
    « la région nous donne 100000 euros et ben nous on est obligé de dépenser 160000 euros dans la région »

Temps de parole

  • Christophe Barral97 %
  • non_speech3 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:13
Christophe Barral

Christophe baral producteur entre autres des magnétiques de Vincent mile Cardona et du coup on est de la au lycée Simone Faye de Saint-Priest-en-Jarez pour un César récolte bonjour à tous ça me fait extrêmement plaisir de revenir dans ce lycée dans lequel j'ai passé 4 ans moi j'ai grandi dans la plaine du Forez Saint-Just-Saint-Rambert très précisément j'avais pas de parents qui travaillent dans le cinéma ni rien travailler dans le cinéma c'est pas quelque chose qui est arrivé très tôt en fait c'est quand j'étais au lycée je pense que je savais pas exactement ce que j'avais envie de faire et en sortant de Simone Veil j'ai fait deux ans de prépa au lycée Claude Foriel après j'ai fait une école de commerce à Clermont-Ferrand et puis j'étais toujours un petit peu dans le vague de me dire qu'est-ce que je vais faire plus tard voilà et j'ai commencé à cultiver un petit peu une passion scientifique c'est-à-dire que j'étais pas quelqu'un qui allait beaucoup au cinéma je n'avais pas des parents qui m'emmenaient spécialement au cinéma j'ai même des parents qui étaient en petit télé donc j'ai eu une télé quand j'avais 15 ans je me suis mis un petit peu sur le tard du coup à regarder des films à regarder beaucoup beaucoup de films trois quatre films par jour et j'ai eu envie de passer un concours de d'une école de cinéma qui s'appelle la famille à Paris j'ai jamais été un mauvais élève j'ai jamais été un très bon élève j'étais l'élève un peu moyen qui passait de justesse à chaque fois qu'elle bac un peu de justesse voilà et à ce moment-là par contre je me suis mis un petit peu à bosser parce que j'ai très envie de rentrer un cercle je suis rentré dans cette école de cinéma ça m'a ouvert un peu des voix et je me suis intéressé du coup à ce métier quel métier de producteur de cinéma donc je sais pas si vous savez ce que c'est que le métier de producteur de cinéma ou si vous avez une idée et du coup la différence avec un réalisateur alors ce serait quoi visualisateur une civil qui va faire le film tandis que le conducteur c'est lui qui est à l'origine du projet je pense ouais le producteur il finance et une supervision le producteur en fait c'est celui qui va donner les moyens à des auteurs donc dans les auteurs on a des scénaristes un réalisateur nous en fait on va faire écrire un scénario demander à des gens de nous dire combien ça coûterait de fabriquer cette histoire pour en faire un film de cinéma et une fois qu'on va savoir combien ça coûte ben on va aller chercher de l'argent pour faire ce film ça c'est pour la partie un petit peu économique après nous en fait on a aussi une partie quand le réalisateur il va vouloir nous dire moi je pense que dans le rôle des magnétiques qu'est-ce qu'on fait bah on est toujours là un peu comme des coachs en fait à l'aiguiller moi je pense que tu devrais prendre un peu celui-là ou tu devrais prendre celui-là parce que regarde là-dedans il est fort et c'est un peu comme ça qu'on gère cette partie artistique avec le choix des techniciens aussi dont on fait le film donc on accompagne le film tout au long de son processus pendant le tournage on check les rush c'est un peu tous les jours pendant le montage on est là aussi pour voir des versions de montage et dire non mais ça là il y a tel moment il y a un petit ventre mou dans le film il faudrait qu'on enlève ça faudrait qu'on raccourcisse l'histoire voilà donc on est on est là dans toute cette partie et puis quand on a fini le film notre partie elle s'arrête pas vraiment mais on donne le film à un distributeur qui lui va se charger de faire une affiche de faire une bande-annonce et de mettre le film dans les salles de cinéma de faire de la promotion du film ça c'est moins notre boulot même si on a toujours un œil sur ce qui se fait en lui disant la fiche là c'est pas possible on va rien comprendre ou la bande-annonce t'en dit trop tu racontes toute l'histoire dans la bande-annonce c'est pas possible donc on a toujours ce regard en permanence ce film on est un peu les protecteurs du film de de A à Z et puis après on livre le film est-ce que en tant que producteur vous avez pu participer à l'écriture d'un scénario par exemple pour les misérables nous on est hyper présent à l'écriture on n'écrit pas des scènes mais on est hyper hyper là donc là et Jordano vont écrire ensemble après ils nous envoient leur texte on lit on discute une grosse partie de notre travail qui est moins une des parties que je préfère c'est le développement de l'histoire et je pense que beaucoup de producteurs aiment ça c'est un moment parce que c'est vraiment un moment de partage avec les auteurs on a aussi ce recul du metteur en scène qui souvent a des œillères parce que lui il est vraiment dans la fabrication de son film nous on a un peu l'étage du dessus en se disant ok mais nous après on sait que le film on va l'emmener au distributeur après on va l'emmener sur le marché donc on voit aussi le marché évolué on conseille vachement à cet endroit là sur quoi faire dans le film pour toucher les gens pour vous cet argent alors il y a plein d'endroits où on peut trouver de l'argent parce qu'on a un système qui est plutôt bien fait en France tu as un guichet d'argent public qui s'appelle le CNC centre national cinématographique ou tu vois on peut avoir des aides généralement automatique mais aussi sur scénario c'est à dire que tu fais lire ton scénario à des commissions et des commissions qui disent ce film oui ce film non après il y a les chaînes de télé Canal+ qui aide énormément le cinéma français même 6 France Télévisions toutes ces chaînes-là qui participent au financement affilié tu as les régions elle peut mettre des subventions assez importantes et quand on vient tourner par exemple en région Rhône-Alpes là l'idée c'est que si par exemple la région nous donne 100000 euros et ben nous on est obligé de dépenser 160000 euros dans la région ça c'est grosso modo les grozades et après le distributeur quand il croit beaucoup au film il va aussi nous donner un petit peu d'argent en amont et le vendeur international le mettre un petit peu d'argent avant qu'on fabrique le film c'est à dire ce que ce sera en salle ou sur Netflix ou Canal+

6:12
Non speech

[Musique]

6:18
Christophe Barral

pour vous dire il était en terminale il a eu un accident de scooter la pollution bac et derrière il s'est mis à devenir chauffeur sur des tournages et de chauffeurs de production il est devenu régisseur de production puis un moment il est devenu directeur fausse production puis un moment on a décidé de créer une boîte ensemble il y a vraiment pas de chemin tout tracé pour être producteur c'est des choses qui datent du temps à s'installer moi avant d'être producteur je travaille 10 ans dans une boîte de production dans laquelle j'ai appris comment oser des films j'ai regardé comment on faisait des films j'ai commencé stagiaire je faisais les cafés pour tout le monde puis petit à petit on se dit ah ben on va lui confier telle mission et puis après on se voit confier une mission un petit peu plus un petit peu plus grosse et puis l'émotion encore un peu plus grosse et puis un jour la productrice pour laquelle je travaillais elle me dit bah vas-y tu connais des réalisateurs qui sont de ton âge essaie de voir avec eux si tu produirais pas des courts métrages c'était votre objectif d'avoir un César où vous en avez été en vrai nous ça jamais été un truc où on s'est dit on va faire signe pour gagner un César jamais après à partir du moment où tu sens que tu rentres en compétition parce que les gens ils ont bien reçu ton film évidemment que tu te prends un peu au jeu maintenant c'est toujours un peu un objectif de se dire tu vois il faudrait au moins être nommé parce que tu vois nous on a produit beaucoup de premier long-métrage c'est à dire qu'on a produit des metteurs en scène qui avait jamais fait de film avant déjà être nommé en fait c'est déjà beaucoup tu peux être nous ce qu'on veut c'est juste grandir avec nos metteurs en scène qu'ils aient le droit de faire des films encore qu'on ait le droit de faire des films avec eux et voilà après quand ça ça arrive bah ouais tu es content j'ai trop écrit qui posait plein de questions j'ai vécu ça comme vraiment une bonne discussion et j'ai le sentiment que ça les a intéressé en tout cas ce qui sont restés longtemps avec nous merci beaucoup j'espère que ça vous a été utile

7:56
Non speech

[Applaudissements]