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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 21 septembre 2023 7 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉducation & rechercheSolidarités & famille

"Le proviseur a demandé à ma fille de se dévêtir" : "Abayas", le témoignage poignant d'une mère

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:12OuverteRéponse directe

    J'aimerais que vous m'expliquiez du coup comment vous décrétez qu'une tenue est ostentatoire ou non.

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Et je vais même demander de m'établir une liste de ce que pouvaient mettre ces jeunes filles pour ne pas avoir à débarquer dans son bureau tous les jours, voire toutes les semaines.

  • 1:54OuverteRéponse directe

    Je vais m'expliquer de l'établir une liste des choses que les élèves peuvent porter.

  • 1:57RelanceRéponse directe

    Alors, sur quoi vous, vous vous basez ?

  • 2:20RelanceRéponse directe

    Mais c'est quoi la manière ? Expliquez-nous la manière.

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez quelque chose en dessous ? Parce que je comprends la pudeur.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:29Invité politiqueFait
    « le proviseur lui dit que sa tenue n'est pas adéquate avec les règles de la laïcité dans l'établissement. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « il lui a demandé précisément ce qu'elle avait sous sa tunique. »
  • 0:50Invité politiqueFait
    « il lui a dit, écoute, tu retires ta tunique et tu restes en débardeur ou en legging ou tu retires ton legging. »
  • 1:24Invité politiqueFait
    « C'est une robe. La définition, c'est une robe. »
  • 1:28InvitéFait
    « La seule chose qui est très claire, c'est que lorsque le porte d'un vêtement montre très clairement une appartenance à une religion. »
  • 2:00InvitéFait
    « C'est tout vêtement qui montre l'appartenance à une religion. »
  • 3:15Invité politiqueFait
    « Je ne vois pas comment un proviseur peut se permettre de demander à une jeune fille ce qu'elle a sous ses vêtements et de lui spécifier ce qu'elle doit faire, ce qu'elle doit garder ou retirer. »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « C'est un adulte et surtout un proviseur d'établissement qui demande à des enfants de se dévêtir. »
  • 3:54Invité politiqueFait
    « Ils ont identifié les jeunes filles qui sont voilées. »
  • 4:54Invité politiqueFait
    « Cette circulaire ne va les amener qu'à ça, à se replier, à s'exclure de la société. »
  • 5:25Invité politiqueFait
    « Clairement, cette circulaire est encore un moyen de faire diversion et d'appuyer encore sur le musulman et de taper sur le dos du musulman pour pouvoir faire diversion sur d'autres sujets d'actualité. »

Temps de parole

  • Invité politique78 %
  • Invité22 %

4,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité politique

Je suis Laila, la maman de Sophia, exclue de son cours pour le port d'une tunique et d'un legging. Vendredi matin, ma fille se rend en cours comme d'habitude. Elle rentre en classe et là, un surveillant vient la chercher dans sa classe et lui demande d'aller voir le proviseur dans son bureau. Et là, le proviseur lui dit que sa tenue n'est pas adéquate avec les règles de la laïcité dans l'établissement. Alors qu'elle portait une tunique Zara et un legging. Et il lui a demandé précisément ce qu'elle avait sous sa tunique. Donc elle lui a répondu un débardeur. Et là, il lui a dit, écoute, tu retires ta tunique et tu restes en débardeur ou en legging ou tu retires ton legging.

C'était soit l'un, soit l'autre. Et le professeur qui avait ma fille en cours, lui-même était stupéfait de ce qui se passait en fin de compte. Et là, elle m'appelle, elle me dit, maman, du coup, il y a un problème à l'école. Et là, je lui dis, écoute, rentre et moi, je vais aller voir le proviseur. J'aimerais que vous m'expliquiez du coup comment vous décrétez qu'une tenue est ostentatoire ou non.

1:21
Invité

Alors, la baïa, il n'y a pas de définition particulière.

1:24
Invité politique

C'est une robe. La définition, c'est une robe.

1:28
Invité

La seule chose qui est très claire, c'est que lorsque le porte d'un vêtement montre très clairement une appartenance à une religion.

1:39
Invité politique

Et je vais même demander de m'établir une liste de ce que pouvaient mettre ces jeunes filles pour ne pas avoir à débarquer dans son bureau tous les jours, voire toutes les semaines.

1:49
Invité

Je vais m'expliquer de l'établir une liste des choses que les élèves peuvent porter. Moi, je peux vous dire...

1:54
Invité politique

Alors, sur quoi vous, vous vous basez ?

1:57
Invité

Je peux vous dire ce que les élèves ne doivent pas porter. C'est tout vêtement qui montre l'appartenance à une religion.

2:04
Invité politique

C'est clair, c'est net. Il y a marqué quoi à la WACMAR sur leur vêtement ? Moi, je lui ai demandé d'aller se changer. Donc, elle a mis un haut 10 cm plus court. D'ailleurs, dans l'enregistrement, vous entendez très bien. Et il dit, là, ça va.

2:17
Invité

La tenue, la manière dont elle est portée... Mais c'est quoi la manière ? Expliquez-nous la manière. C'est ça. C'est quoi ça ? La manière dont elle le portait. Là, ça va. Il n'y a pas de souci.

2:27
Invité politique

Donc là, il a décrété que ça allait. J'étais choquée puisque ma fille, elle s'habille de la même façon, mais exactement la même, avant de porter le foulard. C'est-à-dire que, comme elle est ronde, elle a plutôt tendance à s'habiller de manière ample. Et je pense que, tu vois, quand on arrive à un stade de l'adolescence, on a aussi un problème avec son corps. Certaines vont le camoufler, d'autres vont le dévoiler. Mais ça, c'est encore une fois un libre choix.

2:53
Invité

Je veux dire, est-ce que vous avez quelque chose en dessous ? Parce que je comprends la pudeur. Évitez que si on a juste un débardeur...

2:59
Invité politique

Et pour vous, ça aurait été normal qu'elle se balade en débardeur dans l'établissement ?

3:01
Invité

Moi, ça ne me gêne pas qu'une jeune fille se prenne en débardeur, en crop top ou en short. Moi, ça ne me gêne pas.

3:06
Invité politique

Mais ça vous dérange qu'elle soit en suite trois, quatre ?

3:09
Invité

Parce que c'est contraire au respect des règles sur le respect de la laïcité.

3:15
Invité politique

Je ne vois pas comment un proviseur peut se permettre de demander à une jeune fille ce qu'elle a sous ses vêtements et de lui spécifier ce qu'elle doit faire, ce qu'elle doit garder ou retirer. C'est un adulte et surtout un proviseur d'établissement qui demande à des enfants de se dévêtir. Donc un caleçon, une tenue, une tunique, c'est ostentatoire. C'est une tenue ostentatoire. Ce que vous êtes en train de me dire.

3:38
Invité

Je suis en train de vous dire que la manière dont sont portés certains habits montre très clairement l'appartenance à cette religion. C'est votre interprétation ? Non, c'est la manière dont c'est porté. Ce n'est pas mon interprétation. La manière dont c'est porté. C'est très clair. On le voit très bien. On le sait.

3:54
Invité politique

C'est très simple. Ils ont identifié les jeunes filles qui sont voilées. Et ça ne veut dire que ça, en fin de compte, il n'y a pas d'autres interprétations. J'aimerais une explication sur les jeunes filles qui ont la même tenue, mais qui ne sont pas voilées et qui n'ont eu aucun souci entre hier et aujourd'hui.

4:12
Invité

De toute façon, il y a des gens qui cherchent à jouer avec les règles. Donc il y aura des gens qui chercheront à contourner la loi et la règle, ce qui est le cadre. Ce qui est le cadre, ce qui est le cadre, on n'aura des soucis.

4:25
Invité politique

Là, on est vraiment sur quelque chose de discriminant, de difficile pour les enfants. Elles-mêmes, elles ne comprennent pas ce qui se passe. C'est-à-dire, pourquoi on est contre elles alors qu'elles suivent le règlement interne, c'est-à-dire de se dévoiler avant de rentrer dans l'établissement, qu'elles n'embêtent personne. Elles sont pointées du doigt et ces limites, soit c'est comme ça ou soit on vous retire de l'institution et on vous retire de l'éducation nationale. Cette circulaire ne va les amener qu'à ça, à se replier, à s'exclure de la société. J'ai songé à porter plainte contre le directeur de l'établissement. Un, pour ses propos.

Deux, pour sa façon justement discriminante de pouvoir avoir un jugement sur ces jeunes filles. Il y a tellement de choses qui ne vont pas dans l'éducation nationale. Il y a tellement de jeunes qui sont aujourd'hui déscolarisés. Je pense qu'ils ont vraiment d'autres chats fouettés. Clairement, cette circulaire est encore un moyen de faire diversion et d'appuyer encore sur le musulman et de taper sur le dos du musulman pour pouvoir faire diversion sur d'autres sujets d'actualité. Depuis cette circulaire, il y a un climat de tension, de peur et de crainte pour nos enfants. Ce n'est pas que pour ma fille que j'ai accepté cet entretien.

C'est que dans le même établissement, j'ai eu beaucoup de retours de jeunes filles qui ont été eux-mêmes choquées par le fait d'avoir un accès interdit en cours. Avec la maman de cette jeune fille, quand je l'ai eue au téléphone, elle m'a dit que j'ai qu'une envie, en fin de compte, c'est partir, repartir dans son pays d'origine. Parce qu'elle sent sa fille en insécurité, du coup, elle a peur pour elle dans les transports. Elle a peur pour elle quand elle se déplace. Le pire, c'est d'avoir peur pour ses enfants quand ils vont à l'école.

En fin de compte, la liberté de pouvoir pratiquer sa religion ou être de confession musulmane, aujourd'hui, clairement, sur le territoire français, pose un problème.