Pour une réforme structurelle des retraites - Intervention Denis Jacquat
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Denis JacquatFait
« Les retraites pour moi, c'est de la visibilité, c'est de la lisibilité et cela doit être pérenne. »
- 6:00Denis JacquatFait
« Il y a de réels problèmes à ce niveau-là. Ça a été dit tout à l'heure aussi on vit de plus en plus longtemps en bonne santé. »
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Donc nous avons commencé à parler des des contraintes politiques. Donc transition subtile place maintenant à l'opposition l'opposition parlementaire. Nous allons commencer avec Denis Jaca.
Denis et député UMP de la Moselle depuis euh certains temps, depuis 25 ans. Euh il a été rapporteur de la loi de 2010 sur les sur les retraites et il suit évidemment les questions sociales euh depuis très longtemps. Euh vous allez partir juste après, c'est pas que le débat ce débat-l vous intéresse pas mais qu'il y a un autre débat auquel j'ai déjà fait allusion auquel vous participez également.
Voilà, à vous la parole. Bien, merci. Effectivement donc au côté de d'Éric Bur donc qui était donc ministre à l'époque, j'étais le rapporteur donc du ce projet de loi donc de 2010 et aujourd'hui je ne regrette absolument pas d'avoir été le rapporteur de ce texte même si pendant la dernière campagne électorale j'étais constamment montré du doigt par mon adversaire en disant c'est celui qui veut faire travailler les vieux jusque de jusque 70 ans.
Mais ça ce n'est pas grave aujourd'hui et en fonction de la crise qui existe dans le monde et dans le monde et bien j'ai pu constater qu'en France grâce à les réformes tous les retraités ont peut avoir le jour qu'il devait recevoir le montant de retraite qu'il devaiit avoir et ceci était le plus important et notre but dans cette réforme de 2010 c'était justement il ne faut absolument pas que le niveau des pensions et des retraites baissent. Les gens avaient travaillé dans notre pays, les gens avaient cotisé dans leur p dans notre pays. On leur avait promis donc un certain niveau de pension, un certain niveau de retraite et il fallait donc leur donner.
Les retraites pour moi, c'est de la visibilité, c'est de la lisibilité et cela doit être pérenne. On doit pas changer constamment de enfin je dirais de de paramètres ou changer les paramètres. Alors dans ce texte de de 2010, on avait quand même mise voté deux étapes extrêmement important sachant d'une part que le texte voté c'était jusqu'en 2020. vous savez qu'on tiendrait à peu près jusqu'en 2020 et on avait mis en place une date 2018 pour je dirais une clause, j'aime pas le mot de revoyure c'est-à-dire pour faire le point sur le tableau de bord des retraites et une deuxième date donc avait été posée à la demande d'un certain nombre de personnes don certaines sont dans la salle et Jean-Marie Pet tout à l'heure a dit ben il y en a qui ont voulu ça puis maintenant ils sont revenus en arrière c'était justement c'était pas de mettre en place c'était l'étude d'une réforme systémique.
Est-ce que c'était bon ou pas bon pour notre pays ? Le corps d'ailleurs avait fait une étude en ce sens donc au auparavant. Et j'avoue en tant que rapporteur, bon j'étais surpris d'une part d'une d'une chose, c'est que au niveau national, l'Assemblée nationale, la commission des affaires sociales, j'ai eu l'impression que tout à l'heure vous avez parlé d'opposition.
Alors moi en politique sociale, j'aime pas trop les mots politiques de gauche, politique de droite. On fait de la politique sociale. Mais euh certains donc de mes collègues d'en face, je dirais me disaient "Mais non, il y a pas de crise économique, tout va bien." Mais connaissant bien le problème des retraites, étant donné que j'ai été sur tous les textes, soit comme rapporteur, soit comme porte-parole depuis 1993, bah j'attendais donc cette année pour justement cette année pour qu'on fasse le point sur notre système de répartition auquel je suis attaché, très attaché mais je sens bien qu'avec le système je dirais basé sur des cotisations, ça a été rappelé tout à l'heure l'histoire par Jean-Marie Chpette, il est maulan comme moi.
On se connaît bien depuis longtemps, je dirais avec un trisème élan ici en page l'humaniste, c'est que c'était basé sur des cotisations au départ avec des prestations à la fin mais c'était au départ en 1945 46 cotisants pour une personne pour à la fin arriver un peu plus d'une personne à une donc il est évident qu'avec les paramètres existants et si on veut payer le niveau des retraites pour tenir c'est extrêmement difficile. Et je n'étais pas donc opposé à ce qu'on étudie les effets d'une réforme systémique en sachant qu'il faut à peu près 7 à 15 ans pour la la mettre en place. Alors là, il y a plus rien dans le texte.
Vous avez l'actualité de la commission hein des affaires sociales même de ce matin ou d'hier ou d'avant-hier, c'est que maintenant on parle plus de de réforme systémique enfin d'étude de réforme systémique. on reste sur la réforme de répartition mais on arrive à être la réforme de répartition par un système de taxation d'une façon donc générale taxation sous différentes formes et j'avoue qu'on ne peut pas vivre chaque année avec je dirais une remise en cause du système des retraites dans notre pays parce que ça manque de l' visibilité de lisibilité je pense très sincèrement que les retraités peuvent être inquiets dans dans notre pays parce qu'on ne sent pas du tout le cap vers lequel on va. Je suis dans les 7 minutes.
Vous êtes même infra donc je vais vous relancer. Quel système pour vous donc serait le plus efficace ? Est-ce qu'il faut aller malgré ce ce délai de transition vers une réforme systémique et les est-ce que les objectifs qui ont été définis donc à savoir transparence et insensibilisation à la croissance vous paraître être les les les questions majeures ?
J'avoue que je suis séduit par le système allemand actuel mise en place par la ministre SPD avec CDU SPD en son temps qui est basé sur de la répartition avec un complément de capitalisation et de l'épargne retraite. C'est un système qui marche. 13 millions d'Allemands y ont souscrit, sont extrêmement ils sont extrêmement contents et ce leur système je dirais le système français pourrait adopter à peu près les mêmes règles car il y avait pas beaucoup de différence entre le système bismarquin je dirais au départ de donc de l'Allemagne et le système par répartition que nous avions dans notre pays.
Le problème qui résulte plutôt dans notre pays parce qu'on le sent bien en tant qu'élu. J'ai fait en son temps le Tour de France ce qu'on appelait des des retraites et la première question en fait qui nous était posée chaque soir exactement la même première question c'était sur les problèmes de convergence donc existant et dans notre pays je dirais comme les Mélands Chit ils ont au fourneau dans la tête les français ils ont tous un problème de convergence dans la tête d'une part et deuxièmement l'inquiétude que je vous disais tout à l'heure il ils ont peur très peur que leur pension leur retraite baisse dans un second temps et ça je crois qu'on n pas le droit de les tromper ou bien cela a été dit par différents orateurs auparavant ou ou maintenant. S'il devait y avoir un big bang, il faut dire la vérité aux gens et et en face.
Moi, je suis pas contre un grand bouleversement, mais il faut le dire aux gens pour leur expliquer que si ils veulent que leur paye dans euh 20 25 ans, 30 ans donc le leur retraite, il faut que je dirais quand ils arrivent au moment de la retraite qu'ils aient une projection exacte de leur avenir. Parce que ce qu'on a oublié, je suis spécialiste aussi sur les problèmes de perte d'autonomie d'une façon générale, c'est que d'année en année, on recule. Donc la le texte j'ai plus loin, il y en a qui disent dépendance, moi je dis perte d'autonomie parce que pour moi la perte d'autonomie c'est d'une part pour les personnes âgées de gir 1 àir 6 et aussi tout le monde des personnes handicapées.
C'est la globalité qui doivent être prise. Il y a de réels problèmes à ce niveau-là. Ça a été dit tout à l'heure aussi on vit de plus en plus longtemps en bonne santé cela a été indiqué.
Mais quand la perte d'autonomie apparaît, en particulier pour les personnes âgées, c'est sur les dernières années de la vie, mais ça coûte très cher. Il est évident il était évident que le niveau des pensions et de retraites ne suffit pas et ne suffira pas par l'avenir à combler, je dirais, le différentiel, le risque le le reste à charge existant. Ça, il faut bien lier les les deux.
Ça va être terrible pour les les retraités et leur famille et leur famille. Merci de ce complément utile. [Applaudissements]
Denis Jacquat