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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 13 novembre 2024 43 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

Les enseignants sont trop souvent lâchés dans la nature ! - Yoann Gillet (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 53 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ce plan vous paraît à la hauteur ?

  • 0:58RelanceRéponse directe

    Si les élèves travaillent moins bien, si on suit votre raisonnement, c'est parce que les profs ne sont pas assez bien payés ?

  • 1:55OuverteRéponse directe

    Julie Garnier, vous êtes d'accord ? C'est de la com, ce choc des savoirs ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous comprenez les inquiétudes des syndicats d'enseignants ?

  • 4:40OuverteRéponse directe

    On est d'accord sur le constat, une baisse du niveau des élèves en maths et en français, on fait comment pour relancer la machine ?

  • 6:30ComplaisanteRéponse partielle

    Ce sont donc ces fameux groupes de besoins, rebaptisés groupes de besoins après avoir été appelés dans le choc des Savoies 1, groupes de soutien.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiquePromesse
    « Nous, ce que nous réclamons au Rassemblement national, c'est notamment de mettre la priorité sur les matières telles que le français, les mathématiques et l'histoire dès la primaire. »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « Mais c'est aussi revoir la grille salariale des enseignants par exemple. »
  • 1:01Invité politiqueFait
    « Mais on manque de professeurs aujourd'hui. On en manque. »
  • 1:16Invité politiqueFait
    « Et puis, encore une fois, le métier n'est pas attractif. »
  • 1:21Invité politiqueChiffre
    « Mais je vois aussi par exemple que le gouvernement a annoncé 150 recrutements de CPE. 150 sur le territoire national, c'est rien. »
  • 2:09InvitéChiffre
    « Le fait de vouloir rendre obligatoire le brevet vous empêche, pour près de 110 000, entre 110 000 et 120 000 nombres d'élèves, d'accéder à une seconde, une seconde pro ou une seconde générale. »
  • 3:42InvitéChiffre
    « un conseiller régional fait à peu près 4 réunions par an. Et on est payé plus de 2 000 euros net. Et un enseignant qui arrive, lui, est payé à peine 2 000 euros. »
  • 5:05InvitéChiffre
    « Il y a 870 000 profs en France. C'est absolument gigantesque. Ça donne un taux d'encadrement, si vous prenez les élèves, de 7,3. »
  • 10:19Invité politiqueFait
    « il faut faire en sorte que le nombre d'heures de français et de mathématiques soient largement accrus dès l'école primaire et pas comme dans les mesures annoncées par le gouvernement avec une heure de plus dès le collège. »
  • 11:33Invité politiqueFait
    « La réalité aujourd'hui, c'est que les enseignants sont bien souvent lâchés dans la nature quand ils commencent leur carrière. »
  • 19:50Invité politiqueChiffre
    « On a des territoires en France où on va jusqu'à 80% dans certaines écoles d'enseignants qui sont contractuelles. »
  • 20:26InvitéChiffre
    « Dans les années 90, on était à 8% du PIB qui était dévolu à l'éducation nationale. Aujourd'hui, c'est 6,5%. »
  • 21:17Invité politiqueFait
    « Michel Barnier avait menti aux Français, il faut le rappeler. Michel Barnier avait dit que ce budget serait essentiellement porté sur des économies et sur la chasse aux mauvaises dépenses. Il n'en est rien. »
  • 21:41Invité politiqueChiffre
    « 60 milliards de taxes supplémentaires grâce à la gauche. »
  • 22:14Invité politiqueChiffre
    « On taxe les Français qui ont des chaudières. C'est en réalité 60 milliards d'euros de taxes supplémentaires pour les Français, pour les classes moyennes et les classes populaires. »
  • 30:19Invité politiqueFait
    « il y avait des mesures extrêmement dangereuses pour l'économie et pour l'emploi. Je pense, par exemple, au fait d'alourdir le coût du travail. »
  • 31:15Invité politiqueChiffre
    « On a 1 200 agences gouvernementales qui coûtent un pognon de dingue. »
  • 30:49Invité politiqueFait
    « Et tout ce qui vise à alourdir le coût du travail va avoir des conséquences désastreuses pour l'économie du pays et pour l'emploi. »
  • 31:15Invité politiqueChiffre
    « On a 1 200 agences gouvernementales qui coûtent un pognon de dingue. »
  • 31:23Invité politiqueFait
    « On a des économies à faire également sur l'immigration. »
  • 31:59InvitéFait
    « on a créé le coût du travail le plus lourd au monde et qu'on a créé des baisses de charges sur les bas salaires. »
  • 35:54Invité politiqueChiffre
    « Le gouvernement a voulu faire 4 milliards d'économies sur le dos des retraités. »
  • 36:44Invité politiqueFait
    « Une indexation partielle en juillet prochain qui ne concernera que les retraités qui touchent une pension de retraite inférieure au SMIC. »
  • 38:47InvitéChiffre
    « En 4 ans, le nombre de personnes qui ont du mal à se chauffer a doublé. »
  • 42:14InvitéChiffre
    « On a plus de 3 000 milliards de dettes. »

Temps de parole

  • Invité21 %
  • Yoann Gillet21 %
  • Invité 220 %
  • Présentateur12 %
  • ?10 %
  • Invité 37 %
  • Invité 44 %
  • Invité 54 %

≈ 39,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Yohann Gillet, relancer l'ascenseur scolaire, c'est plutôt une jolie formule qui a été trouvée par la ministre de l'Éducation nationale. Est-ce que ce plan vous paraît à la hauteur ?

0:09
Yoann Gillet

C'est bien le problème, c'est que le gouvernement utilise des formules. Mais la question c'est quels moyens ? Et quand on parle de choc des savoirs, il faut s'attaquer au sujet de fond. Et le sujet de fond, c'est pourquoi notre système éducatif s'est-il écroulé autant ces dernières années ? Et si on veut pouvoir

0:26
Locuteur

agir... Si vous avez la

0:26
Présentateur

réponse d'ailleurs, vous pouvez nous la donner

0:28
Locuteur

ce soir. On

0:28
Yoann Gillet

peut pouvoir agir concrètement. Nous, ce que nous réclamons au Rassemblement national, c'est notamment de mettre la priorité sur les matières telles que le français, les mathématiques et l'histoire dès la primaire. Parce que c'est bien là que le babelès et que les choses commencent. Mais c'est aussi revoir la grille salariale des enseignants par exemple. Parce qu'aujourd'hui, vous avez un nombre de postes énormes qui ne sont pas pourvus parce que le métier n'est plus attractif. Aujourd'hui, on n'arrive plus à pouvoir. Donc

0:57
Locuteur

si les élèves

0:58
Présentateur

travaillent moins bien, si on suit votre raisonnement,

1:00
Yoann Gillet

c'est parce que les profs ne

1:00
Locuteur

sont

1:00
Yoann Gillet

pas assez bien payés ? Mais on manque de professeurs aujourd'hui. On en manque. Malgré tout, le gouvernement prévoit de supprimer un certain nombre de postes. Mais on recrute aussi à des niveaux plus faibles qu'avant. Et ça, c'est une réalité. Il ne

1:12
Locuteur

faut

1:12
Yoann Gillet

pas avoir peur de le dire. Et puis, encore une fois, le métier n'est pas attractif. Mais je vois aussi par exemple que le gouvernement a annoncé 150 recrutements de CPE. 150 sur le territoire national, c'est rien. Mais il faut aussi dire la vérité. Des CPE aujourd'hui, des emplois non pourvus, il y en a beaucoup plus que 150. Donc quand le gouvernement dit qu'on va recruter 150 CPE, ça ne changera strictement rien. Puisqu'aujourd'hui, vous avez déjà davantage de postes qui ne sont pas pourvus. Donc la réalité, c'est qu'on a un système qui s'écroule et que le gouvernement ne fait que des annonces de communication.

Le terme même de choc des savoirs montre bien à quel point le gouvernement, en fait, est dans la petite phrase, est dans la citation, mais n'est pas dans l'action.

1:55
Présentateur

Julie Garnier, vous êtes d'accord ? C'est de la com, ce choc des savoirs 2

1:58
Locuteur

? En

1:59
Invité

fait, son vrai projet, c'est de faire des économies. C'est ça qu'il faut dire. Choc des savoirs, c'est juste une formule.

2:06
Locuteur

Sa

2:06
Invité

vraie priorité, c'est d'avoir une vision élitiste aujourd'hui. Le fait de vouloir rendre obligatoire le brevet vous empêche,

2:14
Locuteur

pour

2:15
Invité

près de 110 000, entre 110 000 et 120 000 nombres d'élèves, d'accéder à une seconde, une seconde pro ou une seconde générale. Il faut savoir que les trois quarts de ces élèves vont en seconde pro. Or, si elle met ça en place, ils n'iront plus. Ils iront ou dans une prépa ou alors en CAP ou

2:31
Locuteur

alors en apprentissage.

2:32
Présentateur

L'idée de cette mesure,

2:33
Locuteur

c

2:33
Présentateur

'est de

2:34
Locuteur

relever le niveau des trois siècles. Non, elle ne le relève pas.

2:36
Invité

Elle est en train de faire le tri. C'est ça la vraie idée. Et pour faire le tri, elle fait quoi ? Elle évacue tous ceux dont elle ne veut plus. Mais est-ce

2:44
Locuteur

que déjà ce choc

2:45
Invité

des savoirs avec les 6e et les 5e en français et en mathématiques, ce n

2:48
Locuteur

'est

2:48
Invité

pas déjà stigmatisant pour les élèves qui sont choisis, qui

2:51
Locuteur

vont dans des groupes plus faibles ? Mais

2:52
Invité

en plus, ce n'est pas appliqué. C'est ça qu'il faut dire. Ah,

2:55
Locuteur

c

2:55
Invité

'est appliqué,

2:55
Locuteur

c

2:55
Invité

'est appliqué. Non, ce n'est pas appliqué. Dans le nombre de collèges ? Non, ce n'est pas appliqué. Je suis concernée.

3:00
Locuteur

Alors, on reviendra un peu plus tard sur

3:01
Invité

les groupes de

3:03
Locuteur

soutien.

3:03
Invité

Je suis enseignante de français et je peux vous assurer que ce n'est pas appliqué. Tout simplement. Pourquoi ? Parce qu

3:07
Locuteur

'il

3:07
Invité

n'y a pas assez de

3:08
Locuteur

profs.

3:08
Invité

C'est ça la réalité. Donc, qu'est-ce qui se passe ? C

3:10
Locuteur

'est

3:10
Invité

que normalement, quand vous devez avoir 4 groupes de niveau, en réalité, vous n'en avez que 3 parce que, tout simplement, vous n'avez pas le prof supplémentaire pour pouvoir faire les soi-disant groupes de niveau. C'est ça qui est en train de se passer. Et les recrutements qui étaient promis n'ont pas été effectués parce que, tout simplement, ça ne se bouscule pas au portillon. Aujourd'hui, rendez-vous compte, quand vous commencez, que vous êtes enseignant, c'est votre premier salaire, vous êtes moins payé qu'un conseiller régional. Est-ce que vous trouvez ça normal ? Non. Un conseiller régional fait à peu près 4 réunions par an.

3:39
Locuteur

Et

3:39
Invité

on est payé plus de 2 000 euros net.

3:41
Locuteur

Et

3:42
Invité

un enseignant qui arrive, lui, est payé à peine 2 000 euros. Vous trouvez ça normal ? Non, ça ne l'est pas. C'est bien pour ça que ce vrai projet, il faut lui donner un nom, c'est de faire des économies, et uniquement des économies, sur le dos des élèves.

3:55
Présentateur

On a entendu plusieurs syndicats d'enseignants aujourd'hui accueillir plutôt fraîchement ces annonces. Est-ce que vous comprenez les inquiétudes

4:03
Locuteur

?

4:04
Invité

Alors, la première chose, c'est qu'ils avaient déjà accueilli fraîchement les annonces de Gabriel Attal. Moi, je crois que... Ce qui me dérange dans cette discussion, en fait, c'est que personne ne parle des enfants. Personne ne parle des jeunes. Et de l'ambition qu

4:17
Locuteur

'on

4:17
Invité

porte pour les jeunes. C'est ça le sujet. Le vrai sujet, c'est qu'on

4:21
Locuteur

a

4:22
Invité

des cohortes de jeunes qui sortent de l'école, ou qui rentrent au niveau supérieur, et qui n'arrivent pas à recevoir l'enseignement qu'ils devraient avoir, parce qu

4:30
Locuteur

'ils

4:30
Invité

ne maîtrisent pas suffisamment le français, ou incertainment de savoirs fondamentaux. Mais qu

4:35
Locuteur

'est-ce qui vous fait

4:36
Présentateur

penser que les mesures qui vont être mises en place pourraient justement améliorer ça ? Je ne le pense pas.

4:44
Invité

Je dis juste que l'idée du groupe de besoins... Il

4:46
Locuteur

n'a

4:46
Invité

pas bien le socle commun. L'idée du groupe de besoins n'était pas une mauvaise idée. Le principe de dire qu'il faut donner

4:52
Locuteur

à

4:53
Invité

chaque enfant selon ses besoins pour qu'il puisse continuer ses études ou être mieux à l'école n'est pas contestable. Après, j'entends dire que c'est des économies de moyens. Il n

5:04
Locuteur

'y

5:04
Invité

a aucune économie de moyens.

5:05
Locuteur

Il y a

5:05
Invité

870 000 profs en France. C'est absolument gigantesque. Ça donne un taux d'encadrement, si vous prenez les élèves, de 7,3. Moins 170

5:13
Locuteur

000 sur

5:13
Invité

le budget. Vous avez moitié moins de personnes. Il n

5:18
Locuteur

'y a

5:18
Invité

aucun monde où vous

5:19
Locuteur

gardez moitié moins de personnes

5:20
Invité

à l'avenir et vous

5:21
Locuteur

gardez le même

5:23
Invité

budget.

5:23
Locuteur

Il y a des économies sur le dos des enfants. Le

5:25
Invité

vrai sujet, c'est qu'on donne énormément d'injonctions contradictoires à nos professeurs. On leur dit, en gros, à chaque fois, chacun arrive, rajoute une politique, des enseignements, et tous les enseignements sont prioritaires. Vous ne pouvez pas travailler comme ça. On rajoute plein d'évaluations. Et des évaluations, c'est du temps pris sur l'enseignement. Et il y a tout un tas de choses comme ça qui font que le niveau baisse puisque les enseignements ne sont pas donnés au bon moment. Et il y

5:52
Locuteur

a

5:52
Invité

énormément de travail à faire sur la question des transitions, la transition école-collège, la transition collège-lycée. Moi, je suis sur une expérimentation qu'on a gagnée sur notre territoire qui est une expérimentation France 2030. On a des professeurs

6:07
Locuteur

du

6:08
Invité

collège qui viennent dans les écoles primaires

6:11
Locuteur

très

6:12
Invité

tôt. On a aussi une classe de CM2 dans un collège. Et tous les enseignants du collège le disent. Là,

6:18
Locuteur

ils

6:18
Invité

ont gagné six mois sur la rentrée. Ils ont gagné six mois de programme parce que les élèves sont beaucoup plus prêts à la rentrée qu'ils effectuent. Et ça, c'est une vraie zone d'ombre dans la manière dont on prodigue les enseignements. Alors,

6:29
Locuteur

il y a effectivement une

6:30
Présentateur

mesure controversée. Ce sont donc ces fameux groupes de besoins, rebaptisés groupes de besoins après avoir été appelés dans le choc des Savoies 1, groupes de soutien. Luc Brisson nous a rejoint. Bonsoir Luc. Bonsoir. De la séance Vrai ou Faux. On va tenter d'y voir plus clair avec vous. On parle donc d'une extension de ces groupes de besoins en classe de 4e et 3e parce qu'il y en a actuellement en classe de 6e et 5e.

6:54
Invité

Est-ce que ça marche ? C'est une mesure qui fait débat. Vous l'avez dit, Gabrielle Attal appelait sa groupe de niveau. Maintenant, Anne-Gente appelle sa groupe de besoins. Elle a promis une grande enquête pour évaluer le dispositif à la fin de l'année scolaire. Mais en attendant, on peut déjà regarder ce qu'a fait le syndicat SNES-FSU qui a questionné 1700 professeurs partout en France pour avoir leur retour depuis la rentrée. Alors déjà, tous n'appliquent pas cette fameuse réforme avec les groupes de besoins. Mais parmi ceux qui l'appliquent, regardez, 66% expliquent que cela induit une surcharge de travail pour eux. Alors pourquoi ?

Parce que si on prend l'enseignement du français, par exemple, ce n

7:28
Locuteur

'est

7:28
Invité

plus un seul programme unique, c'est plusieurs petits programmes

7:30
Locuteur

en

7:31
Invité

fonction des groupes de niveau des élèves. Et si on parle des élèves, le syndicat qu'on a contacté, ils nous disent que les retours ne sont pas très positifs, notamment pour les groupes de niveau les plus faibles. Pourquoi ? Parce que ça manque d'émulation. Il n

7:47
Locuteur

'y a

7:47
Invité

pas assez des élèves qui se découragent. Et donc, au final, on n'a pas vraiment de progression.

7:52
Présentateur

Alors, ça, c'était l'avis des syndicats. Mais est-ce qu'on a des études sur lesquelles s'appuyer pour évaluer cette efficacité des groupes de soutien puis

8:00
Invité

de besoins ? Oui, parce que ce n

8:02
Locuteur

'est

8:02
Invité

pas un dispositif inédit. Donc il y

8:04
Locuteur

a

8:04
Invité

déjà des études qui ont été faites avant sur le principe des groupes de niveau. Et ce qu

8:07
Locuteur

'on

8:07
Invité

peut dire, c'est que les résultats sont plutôt mitigés. Par exemple, on peut citer une note de décembre 2023 de l'IDEE. C'est le programme Innovation, données, expérimentation en éducation qui est basé à l'École d'économie de Paris. Et eux, ils écrivent que les regroupements permanents, comme les classes de niveau, sont tout simplement inefficaces. Un petit peu plus loin dans ce fameux rapport, il est inscrit que ni les élèves les plus performants, ni les élèves les moins performants ne bénéficient de la mise en place de classes de niveau. Donc en gros, les forts ne sont pas plus forts et les faibles restent faibles.

Si on résume ça, l'auteur de cette étude nous rappelait aussi un autre facteur. C'est qu'il existe, il ne

8:49
Locuteur

faut

8:49
Invité

pas l'oublier, une corrélation entre réussite scolaire et origine sociale. Donc avec des groupes de niveau, il y

8:56
Locuteur

a

8:56
Invité

le risque de regrouper, parfois de manière involontaire, les élèves par catégorie sociale.

9:01
Locuteur

Est

9:01
Invité

-ce qu'il y a tout de même des études qui montrent des résultats positifs ? Alors on peut trouver des points positifs, notamment dans le rapport PISA de 2022. Vous savez, le rapport PISA, c'est celui qui évalue le niveau des élèves au sein des pays de l'OCDE. Eux, ils évoquent les groupes de niveau en ces termes. Une relation positive entre la performance obtenue en mathématiques, c'est un rapport qui a été centré sur les maths, et le regroupement d'élèves est observé si le regroupement est limité à quelques matières. Alors ça, c'est ce que fait le gouvernement, puisque les groupes de besoin ne sont qu'en français et en mathématiques. Par contre, un peu plus loin dans le rapport,

9:34
Locuteur

ils

9:35
Invité

ajoutaient que pour être efficaces, ces groupes ne doivent être que temporaires et pas tout au long de l'année. Ça,

9:39
Locuteur

ce

9:39
Invité

n

9:39
Locuteur

'est

9:39
Invité

pas dans le dispositif gouvernemental. Donc les arguments sont plus que mitigés sur ces groupes de niveau, groupes de besoin. En tout cas, on attendra la fin de l'année pour tirer un véritable bilan de cette mesure qui est dans les collèges.

9:51
Locuteur

–

9:51
Présentateur

Merci beaucoup Luc pour toutes ces explications. Vrai ou faux, l'émission s'est à retrouver chaque samedi à 11h, émission présentée par Julien Pain, évidemment, sur France Info. Merci beaucoup Luc. Ces groupes de soutien qui vont donc devenir des groupes de besoin du côté du Rassemblement national, qu'est-ce qu'on dit

10:08
Locuteur

? On

10:09
Présentateur

laisse sa chance à l'expérience ou on arrête

10:13
Locuteur

? –

10:13
Yoann Gillet

Évidemment qu

10:14
Locuteur

'on

10:14
Yoann Gillet

peut lancer des expérimentations là et là, mais encore une fois,

10:17
Locuteur

il

10:17
Yoann Gillet

faut traiter le sujet de fond. Le même rapport dont vous parliez montre également et souligne très clairement que depuis 30 ans, le niveau des élèves français s'est effrondré, notamment en mathématiques, en expression orale et en expression écrite.

10:31
Locuteur

–

10:31
Yoann Gillet

C

10:31
Locuteur

'est

10:31
Yoann Gillet

le rapport PISA. – Donc ça, très clairement, voilà, depuis 30 ans, les choses sont réelles.

10:35
Locuteur

– Ça, c'est pour le constat.

10:36
Yoann Gillet

– Oui, mais maintenant, c'est ce que je disais tout à

10:38
Locuteur

l

10:38
Yoann Gillet

'heure, il faut faire en sorte que le nombre d'heures de français et de mathématiques soient largement accrus dès l'école primaire et pas comme dans les mesures annoncées par le gouvernement avec une heure de plus dès le collège. Enfin, à un moment donné, on ne

10:51
Locuteur

va

10:51
Yoann Gillet

pas révolutionner les choses avec une heure de français en plus par semaine au collège. Donc il faut dire cette vérité. Mais au-delà de ça, il faut aussi faire confiance aux enseignants. Il y a des méthodes d'apprentissage, une liberté pédagogique qui doit être aussi donnée aux professeurs. Il faut faire aussi en sorte que les professeurs les plus expérimentés puissent enseigner auprès des élèves qui sont le plus en difficulté et ne pas lâcher dans la nature comme ça un jeune professeur sorti d'école avec des élèves plus compliqués que d'autres, avec des besoins plus accrus que d'autres.

La réalité aujourd'hui, c'est que les enseignants sont bien souvent lâchés dans la nature quand ils commencent leur carrière. Ils sont mal payés, mais en plus, ils sont mis parfois dans des quartiers sensibles où l'on sait que la difficulté d'apprentissage est bien plus importante.

11:40
Présentateur

Pour clore ce chapitre sur les groupes de soutien qui vont donc devenir des groupes de besoin, on a bien compris que vous n'y êtes pas favorable. On est d'accord sur le constat, une baisse du niveau des élèves en maths et en français,

11:50
Locuteur

on

11:51
Présentateur

fait comment pour relancer la machine ?

11:54
Invité

Déjà, on ne vote pas contre le fait de pouvoir recruter 4000 enseignants. Il me semble que là, aujourd'hui, il y avait un vote sur le budget qui était modifié. Il y

12:01
Locuteur

avait

12:01
Invité

un amendement qui était passé grâce au NFP, grâce au nouveau Front Populaire, qui permettait justement de

12:06
Locuteur

revenir sur la suppression. On y reviendra un peu plus tard dans notre partie budget.

12:08
Invité

C'est le sujet.

12:09
Locuteur

Avec 60 milliards d'impôts en plus.

12:11
Invité

Ça a des conséquences. Donc vous avez voté, c'est 4000 suppressions. Assumez-le. Vous savez très bien qu

12:17
Locuteur

'on

12:17
Invité

a défendu

12:18
Locuteur

cette mesure. Il faut augmenter le niveau des élèves

12:23
Invité

en maths et en français. Je suis prof de français. Il faut des effectifs réduits. Là, en ce moment, j'ai une classe, ils sont 32. 32 en seconde professionnelle. C'est ça la réalité des enseignants.

12:34
Locuteur

C

12:34
Invité

'est-à-dire que quand on est 32, comment voulez-vous qu'on s'occupe attentivement le suivi pédagogique, pouvoir faire la différenciation aussi pédagogique qu'on demande aux enseignants ? Ça,

12:43
Locuteur

c

12:43
Invité

'est le quotidien. Vous êtes prof de

12:45
Présentateur

français. Vous voyez ce niveau

12:48
Locuteur

baisser,

12:49
Présentateur

s'effondrer. Quels en sont les signes au quotidien ?

12:52
Invité

Ce que je vois surtout, c'est l'effondrement des moyens de l'éducation nationale qu'elle donne aux enseignants. Ça, c'est une réalité. Madame,

12:58
Locuteur

ça n

12:58
Invité

'existe pas. Non,

12:59
Locuteur

mais vous êtes dans un

13:00
Invité

fantasme. Tous

13:01
Locuteur

les budgets de l

13:03
Invité

'éducation nationale depuis 40 ans sont en constante augmentation tous les ans. C'est un fantasme. Non, monsieur. C'est un fantasme absolu. Alors expliquez

13:10
Locuteur

-moi pourquoi. Et le nombre

13:12
Invité

de

13:12
Locuteur

postes,

13:12
Invité

4 000 postes, c'est

13:14
Locuteur

0,02% des

13:16
Invité

effectifs. Expliquez-moi pourquoi l'effectif moyen des classes en France est catastrophique par rapport

13:21
Locuteur

à la moyenne de l'éducation

13:21
Invité

nationale. Regardez vos absences. Je crois qu'on va parler

13:24
Locuteur

à un moment de l'absentéisme. Il n'y a aucun mépris.

13:27
Invité

D'ailleurs, je vous le signale que le mépris de ceux qui font de l'absentéisme,

13:29
Locuteur

c

13:29
Invité

'est du mépris pour leurs collègues, puisqu'ils leur redonnent la totalité de la charge de travail. Je peux vous assurer

13:33
Locuteur

que les enseignants... La

13:34
Invité

question

13:35
Locuteur

des

13:38
Invité

moyens, c'est

13:40
Locuteur

un fantasme.

13:42
Invité

C'est un fantasme absolu. Ça n'a rien d'indécent. Vous savez quoi

13:46
Locuteur

? Venez avec moi une journée. Mais je peux venir avec

13:47
Invité

vous,

13:47
Locuteur

vous

13:47
Invité

inquiétez

13:48
Locuteur

pas. Et vous allez voir comment il faut tenir entre deux ans. Vous savez qu

13:50
Invité

'on a des territoires, avec aussi

13:52
Locuteur

des lycées, des collèges.

13:54
Invité

Je vous parle d'aller faire

13:55
Locuteur

des cours. Parce que nous, on n'a pas la

13:56
Invité

vraie vie sur notre territoire, à Saint-Pierre

13:57
Locuteur

-des-Cores, je n'ai pas la vraie vie. À l'Assemblée nationale ? Non, vous n'avez pas la vraie vie. D'accord. Donc on vit

14:00
Invité

à l'Assemblée nationale, c'est ça que vous dites. Excusez -moi, oui. Ah

14:03
Locuteur

oui, un député, ça vit à l'Assemblée

14:04
Invité

nationale.

14:05
Locuteur

Alors, est-ce qu'on peut revenir ? Non. Pardon, revenons sur l'école. Comment,

14:09
Présentateur

vous,

14:09
Locuteur

au

14:09
Présentateur

quotidien, vous avez du mal à faire en sorte que le niveau de vos élèves s'améliore en français ?

14:14
Locuteur

Je

14:15
Invité

vous le dis, parce qu'on n'a pas le temps. Et on a un effectif. Vous avez trop d'élèves ? Bien évidemment, on a trop d'élèves, on ne peut pas les suivre. Et imaginez ce que ça implique, un élève. Ce n

14:22
Locuteur

'est

14:22
Invité

pas comme dit Sarkozy en

14:24
Locuteur

24 heures. Il y a 30 ans, les profs avaient les mêmes effectifs que les vôtres.

14:27
Invité

Eux, ils étaient plus mauvais. Comment ça se fait qu'ils y arrivaient ?

14:29
Locuteur

Écoutez,

14:29
Invité

monsieur,

14:30
Locuteur

vraiment,

14:30
Invité

je crois

14:31
Locuteur

que...

14:31
Invité

Non, mais comment y arrivaient-ils

14:31
Locuteur

? Ce

14:32
Invité

qui me désespère, c'est qu'à chaque fois que vous êtes là en train de dire on veut que l'école soit l'excellence, etc. Mais vous êtes les premiers à vouloir faire des économies sur le

14:39
Locuteur

dos des gosses.

14:39
Invité

Je vous parlais d'économie, il n

14:40
Locuteur

'y a

14:40
Invité

pas d'économie.

14:41
Locuteur

Il n'y a eu aucune

14:42
Invité

économie sur les budgets d'école.

14:43
Locuteur

Quand

14:44
Invité

on a les plafonds qui s'effondrent, quand on a le fait qu'on a des éclats qui sont bien au-dessus des effectifs

14:49
Locuteur

par rapport aux

14:50
Invité

autres...

14:52
Locuteur

770 000

14:52
Invité

professeurs en France.

14:54
Locuteur

Mais

14:54
Invité

arrêtez avec vos chiffres.

14:55
Locuteur

Je vous assure que moi, quand je vous donne les miens... 730 000

14:59
Invité

professeurs dans le public, ça,

15:00
Locuteur

on

15:00
Invité

n

15:00
Locuteur

'a

15:00
Invité

pas le droit de le dire. Non, monsieur,

15:01
Locuteur

ce n'est pas vrai. Vous avez évoqué les propos

15:04
Présentateur

de Nicolas Sarkozy. Pour les téléspectateurs qui n'ont pas suivi cette polémique, on va justement écouter l'ancien président de la République qui a laissé entendre que les professeurs des écoles ne travaillaient pas assez et qu'ils sont trop nombreux. On écoute Nicolas Sarkozy et dans la foulée, la réponse, la réaction de la ministre de l'Éducation nationale. Écoutez.

15:21
Locuteur

Le

15:22
Invité

statut du professeur des écoles, je ne critique personne. Je ne

15:25
Locuteur

veux

15:25
Invité

d'ennuyer avec personne. Je dis des faits.

15:29
Locuteur

C

15:29
Invité

'est 24 heures

15:30
Locuteur

par

15:32
Invité

semaine.

15:34
Locuteur

Mais

15:34
Invité

François-Xavier, est-ce qu'on ne me dit pas

15:36
Locuteur

6

15:37
Invité

mois de l'année

15:37
Locuteur

? Eh

15:40
Invité

oui. Parce qu'entre les vacances

15:42
Locuteur

et

15:43
Invité

les week-ends,

15:46
Locuteur

alors

15:47
Invité

je sais bien qu

15:47
Locuteur

'il

15:47
Invité

faut préparer des cours. Maternelle, grande section.

15:54
Locuteur

Je

15:54
Invité

sais qu'il faut corriger les copies.

15:57
Locuteur

Et

15:57
Invité

je sais que c'est un boulot difficile d'être enseignant.

16:01
Locuteur

Mais

16:01
Invité

il faut dire la vérité maintenant.

16:04
Locuteur

Nous

16:04
Invité

n'avons pas les moyens d'avoir un million d'enseignants. L'école, pour tous ceux notamment qui voudraient lui mettre une cible dans le dos,

16:10
Locuteur

l

16:10
Invité

'école n'est pas le problème. L'école est la solution. Moi, je vais sur le terrain depuis que je suis en fonction. Et les enseignants que j'ai rencontrés sont des enseignants, je l'ai dit, engagés, motivés. Et dont j'ai vu qu'ils ne ménagent pas leurs horaires. Pas du tout. Loin de là. Et que leur volume horaire est très important. Qu'il ne faut cesser de se restreindre autant devant élèves. Je crois qu'il faut remettre les pendules à l'heure. Je ne suis pas d'accord avec ces propos. Et je veux encore une fois soutenir nos professeurs.

16:32
Présentateur

Julie Garnier.

16:34
Locuteur

C'est pourquoi

16:34
Présentateur

Nicolas Sarkozy, j'imagine, qui vous révolte ?

16:37
Invité

Bien sûr, parce que c'est indécent. Ça montre à quel point tout le travail que fait un enseignant est invisibilisé. Et pourtant, c'est le cœur. Mais

16:45
Locuteur

est-ce

16:46
Présentateur

qu'il ne pointe pas du doigt quand même juste un problème d'organisation

16:50
Locuteur

?

16:52
Présentateur

Sans pointer du doigt

16:53
Invité

la qualité des

16:53
Locuteur

enseignants. Un problème d

16:54
Invité

'organisation. Ils ne pointent pas l'organisation. Ils pointent les enseignants en disant qu

16:58
Locuteur

'ils

16:58
Invité

ne font que 24 heures. Regardez, et que pendant 6 mois, grosso modo, ils ne font ce métier que pour les vacances. Ce qui est complètement faux. Parce qu'on sait très bien que la charge d'un enseignant va bien au-delà des 35 heures classiques qu

17:07
Locuteur

'on

17:07
Invité

pourrait en prendre. On voit bien qu'au contraire, un enseignant, non seulement il prépare ses cours, mais il saura peut-être qu'en maternelle grande section, il n'y

17:14
Locuteur

a

17:14
Invité

pas de manuel. C'est à l'enseignant de monter les ateliers, de préparer, de venir en classe avant, rester après. Ça demande un temps de dingue. Vous savez qu'on paye des ateliers pour

17:23
Locuteur

préparer les...

17:23
Invité

Vous avez vraiment un problème ? Non mais je ne

17:25
Locuteur

sais

17:25
Invité

pas. Je vous assure, si vous m'écoutez comme vous écoutez les enseignants, je comprends que finalement vous ne comprenez rien à l'éducation nationale. Merci de me donner la leçon. Oui, je vous donne une leçon. Parce que vraiment... Restons courtois. Il

17:36
Locuteur

faut

17:36
Invité

comprendre ce qu'est en train de vivre les enseignants. Si la condition des enseignants était si merveilleuse, on ne serait pas en train de courir un peu. On ne serait pas en train de recruter à tout va des contractuels en 30 minutes parce qu'on manque d'enseignants. J'ai passé le concours de prof l'année dernière en externe. Et je voulais voir justement au plus près comment est-ce que ça se passait ce recrutement. Et ce recrutement, on voit que le concours, quand il est lancé, il y

18:00
Locuteur

a

18:00
Invité

un nombre d'inscrits. Et il y a ensuite des salles d'examens qui sont prévues. Déjà, ces salles sont en deçà du nombre d'inscrits. Et quand on rentre dans ces salles, il n'y a même pas la moitié qui est remplie. C'est pour vous dire que déjà, il n'y a pas assez d'inscrits. Mais en plus, entre les inscrits, il n'y a même pas assez de personnes qui viennent se présenter aux examens. Pourquoi ? Parce que c'est une condition de travail qui n'intéresse plus personne. Et c'est exact. Et désolé de vous rappeler la réalité face à vos chiffres, visiblement. Mais

18:27
Locuteur

mathématiques, c'est

18:27
Invité

extraordinaire.

18:28
Locuteur

Mais mathématiques, chacun votre tour. Il y a trop d'inscrits, mais la salle est à moitié vide. Non, je n'ai pas dit qu'il y avait trop d'inscrits. C'est exceptionnel. J'ai dit qu'il y

18:34
Invité

avait des inscrits, déjà pas assez. Et même ceux qui venaient ne venaient pas tous. Il n

18:39
Locuteur

'y

18:39
Invité

avait même pas la moitié qui se présentait à l'épreuve. C'est ça qu'on est en

18:42
Locuteur

train de... Vous pourrez revenir au propos. Vous avez dit quelque

18:44
Invité

chose d'important, c'était le mode organisationnel. Par exemple, puisqu'on a quand même des territoires, excusez-moi, une des choses qui est très mal gérée dans l'éducation nationale, c'est qu'on a beaucoup d'enseignants qui ont des bouts de poste à un endroit, un mi-temps à un endroit, et puis un autre mi-temps à 50 kilomètres. Et ces gens-là, on leur fait perdre des heures

19:03
Locuteur

dans

19:04
Invité

les transports, de la fatigue non nécessaire, alors qu'on pourrait organiser leur temps de travail bien mieux dans des établissements qui sont plus

19:12
Locuteur

en proximité. Il y a énormément

19:16
Invité

de choses qu'on fait très mal d'un point de vue organisationnel.

19:20
Présentateur

Sur ces propos de Nicolas Sarkozy, quand il laisse entendre que les professeurs des écoles sont trop nombreux et qu'ils ne travaillent pas assez, est-ce que vous êtes solidaires de ces propos ou est-ce que vous dites que

19:31
Locuteur

c

19:31
Présentateur

'est un dérapage

19:32
Locuteur

?

19:32
Yoann Gillet

Non,

19:33
Locuteur

mais

19:33
Yoann Gillet

Nicolas Sarkozy est dans l'excès et dans la provocation, on le sait. Maintenant, la question qu'il faut se poser, c'est comment est-ce que l'on fait pour rendre plus attractif le métier d'enseignant ? Comment on fait également pour faire en sorte de diminuer le taux de contractuel dans l'enseignement ? Parce qu'aujourd'hui, c'est un véritable problème. On a des territoires en France où on va jusqu'à 80% dans certaines écoles d'enseignants qui sont contractuelles. Moi, je l'ai vu de mes propres yeux. C'est dramatique. Ça ne

19:59
Locuteur

veut

19:59
Yoann Gillet

pas dire que tous les enseignants en contractuel ne sont pas au niveau, loin de là. Ça veut dire qu'il y a quand même une question d'attractivité de ce métier. Il faut faire en sorte aussi de donner envie aux jeunes de se réintéresser à ce métier et de passer les concours. C'est important d'avoir des enseignants titulaires au sein de nos écoles et avec un niveau qui puisse permettre d'apprendre correctement le français, les mathématiques, les matières principales. Mais pour

20:23
Invité

cela, il faut avoir le

20:25
Locuteur

budget qui va avec.

20:26
Invité

Je rappelle juste que dans les années 90, on était à 8% du PIB qui était dévolu à l'éducation nationale. Aujourd'hui, c'est 6,5%. Voilà. Donc ça montre bien qu'il y a une baisse et que je suis désolée, mais l'école n'a pas les moyens de bien fonctionner.

20:38
Locuteur

Alors

20:39
Présentateur

on ne vous mettra pas d'accord ce soir sur les chiffres. Je voudrais qu'on avance. On a pas mal de choses à voir avec cette actualité politique aujourd'hui. Et donc l'info de l'après-midi, c'est que l'Assemblée nationale a rejeté le projet de budget 2025. Le RN et la coalition gouvernementale ont voté contre. Ce texte rejeté portait les modifications souhaitées par la gauche. Dans le détail, les taxes sur les super profits, taxes sur les super dividendes, sur le patrimoine des milliardaires ou encore sur les grandes sociétés du numérique. Qu'est-ce qui a motivé

21:08
Locuteur

ce

21:09
Présentateur

rejet du côté du Rassemblement national ?

21:11
Locuteur

Mais

21:11
Yoann Gillet

ce budget n'a plus aucun sens. Il n'avait déjà aucun sens quand il a été présenté par le gouvernement. Michel Barnier avait menti aux Français, il faut le rappeler. Michel Barnier avait dit que ce budget serait essentiellement porté sur des économies et sur la chasse aux mauvaises dépenses. Il n'en est rien. D'ailleurs, tous les instituts indépendants ont pu le démontrer. En réalité, c'était toujours plus de taxes. Et ce budget, il a été modifié au sein de l'Assemblée nationale, notamment par le bloc de gauche qui a rajouté davantage de taxes. 60 milliards de taxes supplémentaires grâce à la gauche.

21:45
Locuteur

Mais dans l'esprit

21:46
Yoann Gillet

faire

21:48
Présentateur

porter ces taxes sur les plus riches, dans l'esprit ORN, vous n'êtes pas d'accord ?

21:50
Yoann Gillet

Mais les plus riches de quoi ? Excusez-moi, mais les taxes qui ont été proposées et votées par la gauche, c'est taxer davantage ceux qui... Le patrimoine des milliardaires, par exemple. Non, mais par

22:00
Locuteur

exemple, ils ont une voiture. Vous voyez,

22:03
Yoann Gillet

ce n

22:03
Locuteur

'est

22:03
Yoann Gillet

pas ça du tout.

22:04
Locuteur

C

22:04
Yoann Gillet

'est au quotidien, les taxes sur les Français, sur les voitures, sur les bouteilles plastiques, sur les chaudières aussi, qui ont été taxées davantage. On taxe les Français qui ont des chaudières. C'est en réalité 60 milliards d'euros de taxes supplémentaires pour les Français, pour les classes moyennes et les classes populaires. C'est là où ment la gauche. La gauche,

22:22
Locuteur

c

22:22
Yoann Gillet

'est une escroquerie dans ce budget. En réalité, elle vient tout simplement vider les poches des Français qui en ont besoin pour autant, alors qu'ils disent tout à fait l'inverse sur les plateaux télé. Pour

22:33
Locuteur

que nos téléspectateurs comprennent bien,

22:35
Invité

il y avait un budget

22:37
Locuteur

qui

22:38
Invité

n'était pas forcément extraordinaire, mais qui avait au moins pour ambition de remettre le pays dans des rails qui nous permet de nous financer, parce que c'est ça dont on parle. N'oubliez pas que l'ensemble des politiques dont on parle sont financées par de la dette, de l'empreinte que vous mettez sur vos enfants et qu'il faut présenter les

22:56
Locuteur

choses correctement. Donc le

22:56
Présentateur

budget

22:57
Locuteur

2025,

22:58
Présentateur

première

22:58
Locuteur

version,

22:59
Invité

vous l'auriez voté

23:00
Locuteur

?

23:01
Invité

Non, il y a plein de choses. Il y a des choses à changer. Non plus. Non, mais il

23:04
Locuteur

y

23:04
Invité

a des choses à changer. Ça fait partie de la négociation. Ce n

23:09
Locuteur

'est

23:09
Invité

pas illogique de dire ça. C'est le rôle du parlementaire et personne ne vous dira non là-dessus. C'est juste que là, ajouter autant de prélèvements obligatoires à ce pays, le pays ne s'en relèvera pas. Et le fait que les députés du socle commun aient déserté l'hémicycle, c'est un bon signal, ça, pour le jeu démocratique ? Vous savez, il ne

23:29
Locuteur

faut

23:29
Invité

pas jouer à ça. Vous savez très bien qu

23:30
Locuteur

'on ne

23:30
Invité

déserte pas.

23:31
Locuteur

Il

23:31
Invité

y a des commissions. Entre 10 et

23:33
Locuteur

20 députés présents à chaque séance. Je

23:34
Invité

peux continuer. Comme on vient de

23:36
Locuteur

le dire, il y a des négociations. On

23:38
Invité

sait que probablement, il y aura une procédure qui se jouera avec la commission mixte paritaire. C'est parce

23:45
Locuteur

que vous aviez

23:45
Invité

déjà acté que le

23:46
Locuteur

texte

23:47
Invité

irait au

23:48
Locuteur

Sénat et qu'il y aurait une commission mixte paritaire. Comment

23:49
Invité

avec des majorités aussi étrétées ? Vous avez refusé de combattre, on a l'impression. On n'a pas du tout refusé de combattre. Il n

23:56
Locuteur

'y a

23:56
Invité

pas

23:57
Locuteur

d'histoire de refuser. Ils ont laissé retourner la situation. Sur le fond, probablement. Probablement, un jour

24:01
Invité

ou l'autre, un 49%

24:02
Locuteur

n'arrive

24:02
Invité

pas

24:03
Locuteur

parce qu'il

24:03
Invité

faudra bien nettoyer et passer la

24:04
Locuteur

chose. On parlera

24:05
Présentateur

du calendrier dans un instant. Mais sur le fond, d'abord, je voudrais vous entendre du côté de la France insoumise. Matraquage, overdose fiscale. Qu'est-ce que vous répondez ?

24:16
Locuteur

Non,

24:16
Invité

la réalité, c'est qu'on pouvait proposer un autre budget que les économies.

24:21
Locuteur

J

24:21
Invité

'ai envie de dire les coupes drastiques qui sont en train de préparer.

24:25
Locuteur

À quel endroit, madame ? Sortez-moi un endroit où on fait une coupe. Non, mais vous parlez de choses.

24:30
Invité

Vous parlez de choses. Si vous me laissez terminer ma

24:32
Locuteur

phrase.

24:32
Invité

Donc il faut que je vous laisse dire...

24:34
Locuteur

En

24:34
Invité

général, en démocratie, on ne marche pas à coup de 49 ans,

24:37
Locuteur

on

24:37
Invité

essaie d'écouter les choses.

24:38
Locuteur

Non,

24:38
Invité

mais je vous pose juste la question. Donc, laissez-moi terminer.

24:40
Locuteur

Où

24:40
Invité

sont les coupes ? Justement, je vais le dire. Les coupes, elles vont être très concrètes.

24:43
Locuteur

C

24:43
Invité

'est-à

24:44
Locuteur

-dire

24:44
Invité

que les gens vont comprendre que les économies qui sont demandées, par exemple, aux collectivités, ça va être quoi ? Ça va être moins d'ATSEM, justement, puisqu'on parlait des classes. Ça va être moins de maintenance pour les bus, pour les transports, etc. Ça va être moins d'événements culturels. Ça va être plus d'attente, parce que les hôpitaux vont être durement saignés aussi avec ce budget. Donc ça va être plus d'attente aux urgences. Ça va être plus de difficultés pour se faire soigner. C'est ça, concrètement, de dont on a parlé. Et il y avait une autre possibilité. Nous, on a proposé des amendements pour faire en sorte, justement, d'avoir un budget qui soit rapproché de l'équilibre.

Et de toucher, non

25:17
Locuteur

pas l'ensemble des Français. Pour reprendre les oppositions

25:19
Présentateur

sur ce plateau, l'idée, c'est d'un ras-le-bol fiscal. Non, non,

25:23
Locuteur

non.

25:23
Présentateur

Énormément de taxes,

25:24
Locuteur

normalement d

25:24
Présentateur

'impôts. Et là, avec ce projet,

25:26
Locuteur

on allait encore plus loin. C

25:27
Invité

'est ce qui pose problème.

25:28
Locuteur

C'est pas

25:28
Invité

ça. Aujourd'hui, on a une injustice fiscale qui fait qu'aujourd'hui, l'effort est surtout concentré sur les classes moyennes. Et nous, ce que nous avions proposé, c'était justement de le répartir là où il y avait de l'argent.

25:41
Locuteur

C

25:41
Invité

'est-à

25:42
Locuteur

-dire

25:42
Invité

là où il y avait les plus riches. Par exemple, une taxe sur les dividendes, les super dividendes, c'est-à-dire ceux qui ont versé, qui ont distribué plus de 20% de dividendes par rapport à avant. Vous avez voté contre ça. Assumez de défendre les 167

25:55
Locuteur

milliardaires. Alors,

25:55
Invité

répondez

25:56
Locuteur

sur cette

25:56
Invité

question,

25:56
Locuteur

les

25:57
Invité

surdividendes taxés.

25:58
Locuteur

Non, non.

25:58
Yoann Gillet

La gauche a mis toutes les entreprises dans le même panier et a dit on va taxer toutes

26:03
Locuteur

les

26:03
Yoann Gillet

entreprises.

26:03
Locuteur

Non, les super

26:03
Yoann Gillet

dividendes. Je suis désolé, mais dans les

26:05
Locuteur

mesures que vous avez

26:05
Yoann Gillet

adoptées, vous faites taxer davantage les TPE et les PME. Je vous pose une

26:10
Locuteur

question. Non,

26:11
Yoann Gillet

pas du tout. Laissez-moi finir. Pas du

26:13
Locuteur

tout.

26:13
Yoann Gillet

Ensuite, sur les taxes. Les taxes que vous

26:15
Locuteur

avez rajoutées

26:16
Yoann Gillet

touchent tous les Français. Et j'ai pris quelques exemples. Je me le suis noté. Vous

26:19
Locuteur

êtes sûr que vous ne vous

26:20
Yoann Gillet

trompez pas

26:20
Locuteur

avec l'amendement et les

26:21
Invité

filles ? Parce que la dernière fois, en commission, votre député...

26:23
Locuteur

La taxe sur les

26:23
Yoann Gillet

bouteilles d

26:24
Locuteur

'eau.

26:24
Yoann Gillet

Excusez-moi, il n

26:25
Locuteur

'y

26:25
Yoann Gillet

a pas que les riches qui boivent de l'eau en France jusqu'à présent. Taxe sur les ascenseurs. Taxe sur les carburants des pêcheurs. Taxe sur l'eau touristique. Taxe sur les assurances-vie. Est-ce qu'un Français qui a une assurance-vie est un Français qui est riche par définition ? La réponse est non. La vérité, c'est que vous avez taxé davantage les Français à travers ce budget. Et

26:46
Locuteur

la vérité, c'est également que la Macronie a laissé pourrer la situation.

26:50
Yoann Gillet

Mais pas du tout. Vous

26:51
Locuteur

avez

26:51
Yoann Gillet

accompagné, vous êtes sa béquille. Assumez-le. Un contre-budget. Les gens qui ont voté pour vous n'ont pas voté pour

26:58
Locuteur

ça.

26:59
Yoann Gillet

Vous êtes une arnaque.

27:00
Locuteur

C'est ça que les gens

27:01
Invité

sont...

27:02
Locuteur

Est-ce qu'on peut fonctionner

27:04
Invité

avec un budget à base de taxes ? Est-ce qu'on peut fonctionner

27:06
Locuteur

Alors quand on

27:07
Invité

parle d'infos

27:08
Locuteur

recettes, on

27:08
Invité

est

27:09
Locuteur

obligé de

27:10
Invité

parler des taxes. Là, c'est le volet recettes.

27:12
Locuteur

Il

27:12
Invité

faut bien préciser que le budget se peut

27:14
Locuteur

voter en deux parties. La gauche ne parle jamais

27:15
Yoann Gillet

d'économie sur la chasse aux mauvaises dépenses. Jamais.

27:18
Présentateur

58 milliards d'euros de recettes.

27:20
Locuteur

Vous êtes sûr

27:20
Présentateur

?

27:20
Locuteur

On peut les poser les choses. On peut parler des 58 milliards d'euros de recettes dans ce projet de budget. On peut en mantra

27:25
Invité

du début jusqu'à la fin. C'est-à-dire que vous n'êtes pas capable de citer un seul endroit une coupe de dépense. Parce que la réalité, c'est que le défaut de ce budget, même initialement, c'est qu'on avait annoncé qu'on ferait des baisses de dépenses. Mais il n

27:34
Locuteur

'y

27:34
Invité

a pas de baisses de dépenses. Il y a des hausses d'impôts et des transferts de charges. Et qu'on voit bien

27:38
Locuteur

dans

27:38
Invité

les

27:39
Locuteur

discussions qu'on

27:39
Invité

a beaucoup de mal à

27:40
Locuteur

faire des

27:41
Invité

baisses de dépenses. C

27:42
Locuteur

'est

27:42
Invité

difficile parce que la baisse de dépenses, on veut toujours que ça concerne l'autre, mais

27:45
Locuteur

jamais

27:46
Invité

soi-même.

27:47
Locuteur

Là, c'est les

27:47
Invité

recettes. Madame, la réalité, la réalité,

27:50
Locuteur

c'est que vous n'avez pas su le budget en train de voter les recettes.

27:52
Invité

Elle est assez simple. On a créé dans ce pays le coût du travail le moins compétitif du monde. Pour faire ça, on

27:59
Locuteur

fait ce qu'on appelle

28:01
Invité

les cadeaux aux entreprises.

28:03
Locuteur

C'est des baisses de charges

28:04
Invité

pour essayer de faire en sorte que l'emploi soit de nouveau possible. Et que qu'est-ce que vous faites en remontant les charges dans le pays où déjà les charges sur le travail

28:11
Locuteur

sont les

28:12
Invité

plus importantes des charges. Et les impôts sont les plus importants. Vous allez

28:16
Locuteur

pousser des gens

28:19
Invité

vers

28:20
Locuteur

le chômage.

28:21
Invité

Vous allez pousser des gens vers le chômage. Vous allez pousser de l'activité économique à l'extérieur du pays. Ça, c'est vous aussi. Vous

28:28
Locuteur

devriez bien vous entendre.

28:30
Invité

Mais c'est ça la réalité. Vous

28:33
Locuteur

ne referez

28:33
Invité

pas 1980 après 1980. Ça ne peut pas marcher. Ça ne peut pas marcher.

28:39
Locuteur

Parce que vous, vous croyez vraiment que vous avez un bilan qui permet

28:41
Invité

de

28:41
Locuteur

faire en remontant. Nous n'étions pas à

28:42
Invité

ce niveau d'imposition. Nous n'étions pas à ce niveau de dette. On travaillait plus de 39 heures. Il n'y avait pas le nombre de même congés payés. Et donc là, vous êtes en train de vouloir refaire 1981 alors que tous les curseurs sont sur la première place du

28:54
Locuteur

Pondiard mondial. On est en train de

28:55
Invité

respecter le vote des Français.

28:56
Locuteur

Je sais que vous avez du mal avec ça. Vous n'avez pas gagné l'élection sinon vous auriez le gouvernement. Si nous sommes arrivés premiers. Oui, mais vous ne l'avez pas gagné. Ce

29:02
Invité

n

29:02
Locuteur

'est

29:02
Invité

pas comme ça. Ça s'appelle une majorité pour gouverner. Vous ne l'avez pas. Mais vraiment, je vous assure que tout ce que vous êtes en train de dire, c'est-à-dire les entreprises qui ont des aides, le fait que les emplois aujourd'hui sont en train d'être détruits, c'est votre bilan. Vous êtes allié à qui ?

29:16
Locuteur

Vous

29:16
Invité

êtes bien lié avec les macronistes, non ? Donc assumez votre bilan. Tout simplement, alors que nous,

29:25
Locuteur

nous proposions de

29:26
Invité

relocaliser. Madame,

29:27
Locuteur

ce n'est pas du qu'emploi. Vous avez

29:29
Invité

du mal à le comprendre.

29:30
Locuteur

Vous voulez stopper les licenciements, etc. Mais c'est les entreprises qui ont le droit. Vous avez du mal à le comprendre. Ce sont des choix politiques.

29:35
Invité

Ce n

29:35
Locuteur

'est

29:35
Invité

pas un choix politique. Si

29:36
Locuteur

vous ne savez

29:36
Invité

pas faire, laissez. Si vous les laissez. Vous pouvez

29:39
Locuteur

aller juste Si vous les laissez gérer. Si vous

29:40
Invité

collectivisez la société,

29:41
Locuteur

c

29:41
Invité

'est votre rêve.

29:42
Locuteur

Faites-le.

29:43
Invité

Mais vous verrez ce que ça donne.

29:44
Présentateur

Alors, le temps passe. Le temps passe. Et je voudrais qu'on évoque a priori pour terminer ce chapitre budget, le calendrier. Le texte va donc désormais aller au Sénat. Puis, il reviendra en commission mixte paritaire avant un dernier vote

29:57
Locuteur

à

29:58
Présentateur

l'Assemblée nationale et probablement à un 49-3. Question ce soir. Est-ce que vous pensez qu'un compromis est encore possible sur ce budget 2025

30:05
Locuteur

où

30:06
Présentateur

on va inélectablement vers le 49-3 ?

30:08
Yoann Gillet

Mais tout dépend si le gouvernement revient à la raison. Je ne parle pas de la gauche, évidemment. On n'attend pas d

30:13
Locuteur

'eux

30:13
Yoann Gillet

qu'il revienne à la raison. Mais il faut rappeler que dans le budget initial présenté par le gouvernement, il y avait des mesures extrêmement dangereuses pour l'économie et pour l'emploi. Je pense, par exemple, au fait d'alourdir le coût du travail. Ça, c'est une mesure dangereuse avec des suppressions d'allègements de charges.

30:30
Locuteur

C'est en discussion encore. C'est en discussion.

30:33
Yoann Gillet

C'était inscrit noir sur blanc, en tout cas, dans le projet présenté par Michel Barnier. Et là, c'est un danger parce que ça veut dire augmentation du coût du travail,

30:39
Locuteur

ça

30:39
Yoann Gillet

veut dire des licenciements à la clé, notamment dans

30:42
Locuteur

des

30:43
Yoann Gillet

sectes qui sont très compliqués, pas que d'ailleurs. Et tout ce qui vise à alourdir le coût du travail va avoir des conséquences désastreuses pour l'économie du pays et pour l'emploi. Et les Français n'ont vraiment pas besoin de ça en ce moment. Donc, si le gouvernement revient à la raison, si le gouvernement regarde de près le contre-budget que le Rassemblement national a présenté et qui vise essentiellement à faire des économies sur les mauvaises dépenses, c'est ça aussi, d'ailleurs, qu'attendent les Français, c'est que l'on fasse la chasse aux mauvaises dépenses. Aujourd'hui, on le sait, il y a des dépenses qui sont nocives.

On a 1 200 agences gouvernementales qui coûtent un pognon de dingue comme dirait l'autre. On a des économies à faire également sur l'immigration. Bref, on a beaucoup d'économies à faire qui permettent de ne pas avoir à taxer davantage les Français.

31:31
Locuteur

Le

31:32
Présentateur

49.3, scénario le plus probable à la lumière des difficultés que nous

31:37
Invité

avons à nous entendre. Ça fait partie des outils, peut-être que ça sera nécessaire. Après, je voudrais revenir sur les... Il n'y avait pas de hausse de charge. Il y avait un article dans la loi de sécurité sociale

31:48
Locuteur

qui

31:48
Invité

est mal né, mais qui est mal né, mais qui voulait répondre à un sujet profondément français qui est le problème des bas salaires et des trappes à bas salaires qu'on a créées parce que justement, on a créé le coût du travail le plus lourd au monde et qu'on a créé des baisses de charges sur les bas salaires. Ce faisant, on a tiré une large partie de la population vers le SMIC, proche du SMIC. Et l'article 6 en question dont vous parlez, il visait à répondre à ça. Il est mal écrit, il est mal né,

32:15
Locuteur

mais

32:15
Invité

il n'empêche que c'est un problème qu'il faudrait qu'on arrive à régler un jour. Parce que c'est ça qui est catastrophique pour la plupart de nos concitoyens. Ils travaillent, ils

32:23
Locuteur

se donnent dur à l'effort

32:25
Invité

et ils ne sont pas assez payés par rapport aux efforts qu'ils fournissent. sur

32:29
Locuteur

le calendrier,

32:30
Présentateur

il y a évidemment ce scénario de 49-3 et on sait déjà que la gauche déposera une motion de censure. C'est le scénario

32:38
Invité

pour vous, inéluctable ? En vérité, le scénario qu'on a sous les yeux, c'est qu

32:42
Locuteur

'on

32:42
Invité

montre que le nouveau Front populaire est prêt à gouverner parce qu'on est en capacité de montrer un budget qui est quasiment à l'équilibre. Qui est quasiment à

32:50
Locuteur

l

32:50
Invité

'équilibre.

32:50
Locuteur

Je vous ai parlé ce

32:51
Invité

soir de victoire. Parce qu'en réalité, on a pu avancer,

32:54
Locuteur

on

32:54
Invité

a pu faire des propositions,

32:56
Locuteur

on

32:56
Invité

a pu trouver des compromis en commission parce que nous, on a travaillé. Et donc, on a pu avancer sur des thèmes et les faire voter. Aujourd'hui, ceux qui refusent la démocratie, ce sont toujours les mêmes. Ceux qui font... Je suis désolée,

33:06
Locuteur

normalement, il faut vous assouder. C'est de

33:07
Invité

vous expliquer qu'il va falloir faire la révolution.

33:09
Locuteur

On a compris. Vous

33:09
Invité

avez beaucoup de mal à me suivre. Par contre, quand c'est le Rassemblement national, vous

33:13
Locuteur

êtes très attentif. J'ai pas de mal à vous suivre. On voit que le centre commun est bien là.

33:17
Invité

On vous voit. Vous inquiétez pas. La seule chose que je veux apporter,

33:21
Locuteur

c'est que... Vous êtes dans l'excès.

33:22
Invité

Non, monsieur.

33:23
Locuteur

C'est que vous construisez

33:25
Invité

une victoire que vous n'avez pas

33:26
Locuteur

vue. Je vous expliquez que vous faites la

33:27
Invité

révolution demain.

33:29
Locuteur

Non,

33:29
Invité

monsieur. Ce

33:30
Locuteur

qu'on est en train de présenter, c'est un vrai

33:31
Invité

sujet. Juste quand même préciser qu

33:35
Locuteur

'on

33:35
Invité

a ici un gouvernement qui sort avec 1 000 milliards de dettes qui nous a mis aujourd'hui devant...

33:41
Locuteur

La

33:41
Invité

moitié vient des

33:42
Locuteur

régimes de

33:43
Invité

retraite. Monsieur. Notamment le

33:44
Locuteur

retraite des fonctions publiques. Arrêtez de faire un

33:46
Invité

pot au retraité. On va

33:47
Locuteur

parler à 420 milliards, madame, sur les 7 ans.

33:50
Invité

420 milliards. Les retraités, aujourd'hui, n'ont pas une situation envieuse.

33:53
Locuteur

Et

33:53
Invité

qu'aujourd'hui,

33:54
Locuteur

leur fin est poche. Je ne dis

33:56
Invité

absolument pas ça.

33:57
Locuteur

C

33:57
Présentateur

'est

33:57
Invité

indécent.

33:58
Présentateur

Il y a quand même une bonne nouvelle pour les retraités. Bonne nouvelle qui a d'ailleurs été annoncée par Laurent Wauquiez. Patricia, les retraites seront finalement bien revalorisées dès le 1er janvier.

34:08
Invité

Oui, il a grillé la politesse, si j'ose dire, Laurent Wauquiez au ministre du Budget. C'est en accord avec le Premier ministre, d'ailleurs, qu'il a grillé la politesse. C'est en fait une sorte de deal passé entre les deux hommes. Wauquiez, il assure sa posture de soutien à Barnier. Et en échange, Barnier lâche sur l'indexation des retraites et donne même le droit à Wauquiez de l'annoncer au 20h, c'était hier soir. Coup politique réussi pour le député Wauquiez. Il a parlé aux retraités, c'est le cœur de son électorat. Et puis, il en a profité pour se replacer au centre du jeu chez les Républicains.

Seulement, voilà, la mauvaise manière de Laurent Wauquiez, elle a fait grincer des dents dans le socle commun et notamment chez les macronistes. La méthode de Laurent Wauquiez est assez pitoyable, rumine un député, mais pas question tout de même de le laisser gagner du terrain ni de lâcher le socle commun et de se vanter d'avoir finalement sauvé les retraités. Laurent Wauquiez, sauveur des retraités, on ne va pas le laisser faire. Les macronistes veulent aussi leur victoire et qu'on vient obtenir gain de cause pour limiter, en faisant comment ? Eh bien, pour limiter la baisse sur les allégements de charges patronales.

C'est sur ce sujet-là qu'ils sont en train de discuter avec Michel Barnier et visiblement, ça prend plutôt un bon chemin.

35:20
Locuteur

Si

35:21
Invité

Barnier n'en tient pas compte de ces allégements de charges patronales, eh bien, si Barnier n'en tient pas compte, la question de notre participation au gouvernement se posera, menace un député ensemble pour la République, un député attaliste, voilà qui est clair. Si le Premier ministre veut garder tout le monde autour de la table, il sait ce qu'il lui reste

35:39
Locuteur

à

35:40
Présentateur

faire. Merci beaucoup, Patricia. Vous disiez au début de cette intervention de Patricia que finalement, ce n

35:47
Locuteur

'est

35:47
Présentateur

pas une si bonne nouvelle pour les retraités. Pourquoi ?

35:49
Yoann Gillet

Non, mais il ne

35:50
Locuteur

faut

35:50
Yoann Gillet

pas mentir aux Français. La réalité, c'est quoi ? C'est que le gouvernement a voulu faire 4 milliards d'économies sur le dos des retraités et finalement, il n'en fera que 3,4,5 milliards. Quand on

36:03
Locuteur

n

36:05
Yoann Gillet

'indexe pas les retraites sur l'inflation,

36:08
Locuteur

en

36:08
Yoann Gillet

réalité, c'est une baisse du pouvoir d'achat et ça, il faut bien l'expliquer. Et donc, quand on dit que finalement, on va indexer un petit peu, en tout cas à hauteur de la moitié de l'inflation de l'année dernière, en réalité, on diminue la baisse du pouvoir d'achat des retraités. Donc, ce n

36:24
Locuteur

'est

36:24
Yoann Gillet

pas du tout un cadeau que l'on fait aux Français retraités. Rien à voir. En réalité, on va redonner 500 millions d'euros, on va redonner entre guillemets aux retraités alors même qu'on va leur prendre 3,5 milliards d'euros. Donc, la réalité, c'est ça. Et ensuite, la deuxième mesure qui a été annoncée par M. Wauquiez, c'est une indexation partielle en juillet prochain qui ne concernera que les retraités qui touchent une pension de retraite inférieure au SMIC. Donc, c'est un gros mensonge de la part de M. Wauquiez et du gouvernement qui se sont alliés pour faire croire aux retraités qui les avaient entendus.

36:58
Présentateur

Alors, sur les retraites, on prend d'une main et on reprend d'une autre. C'est en quelque sorte ce que nous dit ce soir Yohan Gillet.

37:06
Invité

Je répondrais que d'un point de vue de communication, c'est plutôt bien joué de la part de leur convoquer puisque le principe, c'était de désindexer sur six mois. Il fait moitié de l'inflation sur 12 mois, ce qui revient exactement au même. Mais ça a l'air d'être plus agréable à l'écoute. Et après, l'autre chose, c'est qu'on protège les petites retraites. C'est ce qu

37:28
Locuteur

'on

37:28
Invité

demande depuis le départ.

37:30
Locuteur

C

37:30
Invité

'est de ne pas abîmer les petites retraites. Ça me paraît être correct. Et après, je vous rappelle qu'attention aux victoires à court terme, n'oublions pas qu

37:38
Locuteur

'on

37:39
Invité

ne cotise pas pour soi-même,

37:41
Locuteur

on

37:41
Invité

cotise pour les autres. Moi, ce qui m'inquiète, c'est qu'on ne fait rien pour ceux qui travaillent et qui cotisent et qui permettent de payer les retraites. Si demain, on continue comme ça à ne pas s'occuper des actifs

37:55
Locuteur

et

37:56
Invité

à ne pas s'occuper des jeunes, notamment, et l'innovation et du travail, on va avoir du mal à payer les retraites. Vous évoquiez ces petites

38:05
Présentateur

retraites, on apprend aussi que seules ces petites retraites auront droit à un nouveau coup de pouce en juillet. Ce n

38:10
Locuteur

'est

38:10
Présentateur

pas un coup de pouce.

38:11
Invité

Non, en fait, c'est une baisse.

38:13
Locuteur

C

38:14
Invité

'est une baisse, concrètement, c'est-à-dire que pour les plus petites retraites, elles devaient être valorisées le 1er janvier. Elles devront attendre le 1er juillet.

38:21
Locuteur

C

38:21
Invité

'est

38:21
Locuteur

-à

38:21
Invité

-dire que, imaginez, normalement, c'est dans le code de la sécurité sociale que je suis en train de dire. Donc, en fait, on

38:26
Locuteur

leur enlève un droit.

38:28
Invité

Je

38:28
Locuteur

parle

38:28
Invité

des plus petites retraites.

38:30
Locuteur

Comme les plus

38:31
Invité

petits salariés. Là, je parle des plus petites retraites. Comme les salariés qui gagnent mal

38:34
Locuteur

leur

38:34
Invité

vie, sont au SMIC.

38:36
Locuteur

Mais

38:36
Invité

je crois que...

38:37
Locuteur

Eux

38:37
Invité

participent aussi à l'effort. Tout le monde va devoir participer

38:39
Locuteur

à l'effort.

38:39
Invité

Mais nous, nous avons justement proposé un budget qui fait que ce n'est pas à eux de participer à l'effort parce qu'ils sont déjà à la gorge. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, en 4 ans, le nombre de personnes qui ont du mal à se chauffer a doublé. C'est une honte. C'est ça, leur bilan à eux. Et ils essayent de le cacher en coupant les personnes ou en inventant des chiffres. Mais la réalité, c'est qu'ils sont en train d'appauvrir les gens. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les classes moyennes sont en train d'être déclassées. Aujourd'hui, on a des difficultés pour tout, pour les besoins les plus élémentaires.

Aujourd'hui, faire ses courses avec son caddie plein, sans regarder la note et des fois, en devant en enlever, aujourd'hui, ça devient monnaie courante. C'est ça qu'on est en train de vivre. Et ça, c'est le résultat de leur politique. Et ils viennent encore péroré sur les plateaux. Ils devraient avoir honte.

39:22
Locuteur

Ils

39:22
Invité

devraient s'excuser de ce qu'ils sont en train de faire.

39:24
Locuteur

Tout ce que vous avez mis en place sur vie depuis 40

39:26
Invité

ans. Aujourd'hui, le fait est

39:28
Locuteur

que

39:28
Invité

on est dans une politique qui est en train de paupériser les gens et de privilégier certains. C'est ça qu'il faut garder à l'esprit. C'est qu'aujourd'hui, on vient d'annoncer que les revenus des patrons du CAC 40 ont encore augmenté. On est passé d'un rapport de 1 à 70 dans les années, il y a 20 ans, à 1 à 95. Imaginez, ça veut dire qu'il y a quelqu'un qui gagne 95 fois plus que vous.

39:53
Locuteur

Ça devrait même pas exister dans des entreprises qui sont aujourd'hui en plus. Vous évoquez les difficultés

39:57
Présentateur

sociales. On va en parler avec Alexandre Hébert qui nous a rejoint. Alexandre, lourd climat politique, on l'a vu en ce moment avec les difficultés liées au budget. Lourd climat social également. Vous vous êtes penché sur le calendrier des mouvements sociaux et des grèves.

40:10
Invité

Absolument. Et cette fin d'année va être assez chargée en termes de mouvements sociaux.

40:13
Locuteur

On

40:13
Invité

va regarder ensemble le calendrier. A commencer donc par le 14 novembre, cette grève dans le secteur aérien. Grève à l'appel du syndicat national des pilotes de ligne pour protester contre la hausse d'une taxe sur les billets d'avion. Ce syndicat étant majoritaire dans la profession. Il pourrait y avoir donc de grosses perturbations ce 14 novembre. Et puis, les syndicats agricoles eux aussi appellent à la poursuite de leur mouvement. Poursuite qui est prévue pour l'instant au 15 novembre par la FNSEA et les jeunes agriculteurs avec un deuxième rendez-vous qui sera également à Scruté. Ce sera le 19 novembre où là, c'est la coordination rurale qui appelle à, je cite, une révolte agricole.

Ce qui pourrait donc mener à un mouvement d'ampleur comme on avait pu le voir au mois de janvier avec tous ces barrages sur les autoroutes. Et puis, pour cette fin d'année, la SNCF également prévoit un gros mouvement de grève. Mouvement qui va se faire en deux temps. Tout d'abord, le 21 novembre avec une première journée de grève qui mènera ensuite à une grève illimitée à partir du 11 décembre. Les syndicats de cheminot protestent contre le démantèlement de la filière de fret de la compagnie et tout cela pourrait mener à un mouvement très important. Il reste cependant une dernière inconnue, c'est la fonction publique.

On sait que leurs syndicats sont en train de discuter de la mise en place d'un éventuel mouvement de grève, notamment pour protester contre la réforme annoncée des arrêts maladie. discussions qui, selon nos informations, vont reprendre jeudi en fin de matinée et qui pourraient donc mener là encore à un mouvement d'ampleur.

41:52
Présentateur

Merci beaucoup Alexandre pour toutes ces précisions. Cette addition des colères sociales, c'est un sacré défi également pour la coalition gouvernementale

42:01
Locuteur

qui

42:02
Présentateur

n'en a pas franchement besoin en ce moment.

42:05
Locuteur

Oui,

42:05
Invité

enfin, personne n'a besoin de ce genre de situation et surtout pas le pays, à vrai dire. Il y

42:09
Locuteur

a

42:09
Invité

un moment, je ne sais pas si tout le monde se rend compte de la réalité du pays. On a plus de 3 000 milliards de dettes, on dépense tous les ans plus de 150 milliards de

42:19
Locuteur

plus que ce qu'on encaisse. Ces gens sont

42:19
Invité

irresponsables d'appeler à la grève ? Les agriculteurs sont irresponsables

42:23
Locuteur

? Non, alors

42:23
Invité

attendez,

42:23
Locuteur

je pense que ça

42:25
Invité

ne serait pas responsable de mettre des agriculteurs sur le même plan que les

42:31
Locuteur

syndicats de la fonction

42:31
Invité

publique qui appellent à la grève par rapport au débat sur les délais de carence. C'est ça dont on parle. Vous dites ces gens. Non,

42:38
Locuteur

mais le

42:39
Invité

pays est dans une situation extrêmement dure.

42:42
Locuteur

On

42:43
Invité

a un choix qui est assez simple, qui est, est-ce qu'on est capable

42:47
Locuteur

à

42:47
Invité

un moment

42:48
Locuteur

de

42:48
Invité

regérer correctement nos dépenses publiques pour avoir un meilleur service pour chacun et petit à petit, à terme, dans très longtemps, parce qu'il faut dire les choses comme elles sont, pour baisser la pression fiscale,

43:00
Locuteur

il

43:00
Invité

faudra attendre très longtemps, mais en tout cas de

43:02
Locuteur

revenir,

43:03
Invité

de produire pour pouvoir conserver un modèle social pour pouvoir faire en sorte que le pays puisse se défendre et

43:10
Locuteur

que

43:11
Invité

les salaires soient corrects. Et ce sera le

43:12
Locuteur

mot de la fin. On doit s'arrêter là.

43:13
Invité

Ou est-ce qu'on décroche ?

43:14
Présentateur

C'est ça

43:15
Invité

le

43:15
Locuteur

jeu. Ce

43:15
Invité

sera le mot

43:16
Présentateur

de

43:16
Locuteur

la fin.

43:16
Présentateur

Merci beaucoup. Merci beaucoup à tous les trois, à tous les quatre pour ce débat intense ce soir dans l'heure politique.