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interviewSénat (sur YouTube)· 15 février 2024 122 min

Réseaux électriques : vers une facture colossale ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

de débuter d'ouvrir cette audition on laisse Daniel griiller s'installer quand il aura fini le tour mais il connait tout le monde c'est normal qui disent bonjour allez on va fermer les fermer la porte allez on on démarre au nom de la de la commission d'enquête je vous remercie d'avoir répondu à notre invitation mes chers collègues nous poursuivons donc cet après-midi les les travaux de notre commission d'enquête avec l'audition de Monsieur Nicolas Deloge qui est directeur de la régulation des réseaux d'électricité et de gaz naturel à la Commission de régulation de l'énergie c'est bien ça de Madame Marianne lgot qui est présidente du directoire d'enedis et de Madame Cloé Latour qui est directrice chargée de la stratégie industriel chez réseau de transport électricité RTE alors je me dois de vous faire prêter serment en vertu des règles qui régissent les commissions d'enquête parlementair et donc avant de vous donner la parole je vous la rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête et pass possible des peines prévu aux articles 434- 13 14 et 15 du code pénal et notamment de 5 ans d'emprisonnement et de 75000 € d'amende ça fait un peu bizarre de commencer comme ça pour l'accueil mais voilà c'est un combo président euh donc je je vous invite chacun et chacune à votre tour apprêté serement de dire toute la vérité rien que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure on va débuter avec Monsieur Nicolas Deloge je le jure merci Monsieur Deloge madame l je le jure merci Madame et Madame l tour je le jure merci Madame alors le Sénat a constitué le le 18 janvier dernier une commission d'enquête sur la production la consommation et le prix de l'électricité aux horizons 2035 et 2050 nos travaux sont centrés sur le présent et l'avenir du système électrique est-il en capacité de faire face à la demande d'offrir aux particuliers et à nos entreprises une électricité à prix raisonnable quelles sont ses perspectives de dév voppement alors concernant le déroulement de l'audition l'objet de la de la Table Ronde de cet après-midi est de s'intéresser au réseau et l'acheminement électrique ce sont en effet des enjeux cruciaux que l'on oublie souvent lorsqueon parle d'électricité l'acheminement a un cooup technique que l'on ne peut absolument pas négliger la France est certain certes bien maillé mais aujourd'hui le contexte évolue avec la montée des énergies renouvelables qui suppose des réseaux plus diffus avec le besoin d'interconnexion il nous a semblé important de pouvoir apprécier l'impact de l'évolution en cours et àenir des réseaux et et de la chemin électrique sur notre système électrique et le niveau de prix de l'électricité donc quelques questions auquel je vous invite à à à répondre monsieur le rapporteur posera les siennes et mes collègues également bien entendu combien l'aménagement de ces réseaux va-t-il coûter d'ici 2050 dans le cadre du mix que l'on connaît aujourd'hui combien va-t-il coûter en tenant compte de la montée des énergies renouvelables et on reviendra sur sur la question entre autes de la PPE de ce qu'on met dans le mix énergétique quels sont les coûts complets des différentes sources d'électricité en tenant compte des coûts d'acheminement quelles conséquences prévisibles cela va-t-il avoir sur la facture d'électricité des ménages et des entreprises et avez-vous des recommandations à faire en term de choix euh à faire ou ou à éviter voilà quelques thèmes sur lesquels notre rapporteur va va vous interroger et mes collègues nous vous proposons de de dérouler cette audition en quatre temps on vous laisse une présentation liminaire de 10 minutes euh cela sera ensuite suivi de de questions réponse de la part du du rapporteur et de mes collègues ici présents et vous pouvez y répondre et on on terminera par une dernière séquence de de de questions-réponsse s'il y a s'il y a des questions voilà je je passe la parole avant de vous la donner à monsieur le rapporteur merci monsieur le Président Mesdames monieurs euh merci de votre présence donc c'est vrai qu'on s'intéresse à ce sujet qui est parfois un peu nébuleux qui l'électricité à la fois les les perspectives de consommation de production et de prix d'évolution des prix et dans ce dans ce triptique il y a bien sûr le les réseaux euh pour les lesquel on a entendu des chiffres assez conséquents de d'investissement nécessaires de 100 milliards pour RTE 90 milliards pour enedis vous nous confirmerez si ces chiffresl sont bien ceux que l'on doit retenir et bon ce qui nous intéresse c'est bien sûr savoir à quoi il se rapporte sachant que le ministre nous a nous a annoncé lors d'un récent débat que c'était 15000 km ou à 25000 km de réseau à réaliser donc c'est vrai que c'est c'est quand même beaucoup il y a il y a le coût il y a l'acceptation il y a il y a ce que ça va représenter dans le paysage euh voilà on a parlé d'un périphérique autour de Paris aussi périphérique de ligne à haute tension donc c'est vrai que c'est quelque chose qu'il faut qu'on intègre aussi et euh et puis voilà ce qui ce qui nous intéresse c'est c'est se dire voilà si on renforce le la production nucléaire est-ce que sur les sites actuels il y a 18 sites je crois qu'est-ce que ça nécessite comme investis si on développe les énergies renouvelables l'éolien et le photovoltaïque qu'est-ce que ça représente aussi dans ce dans dans ces investissements qu'est-ce que représente le renforcement des lignes actuelles voilà et des lignes nouvelles bon tout ça c'est vrai qu'on essaie de d'y voir le plus clair possible on espère que cette audition va nous permettre bien avancer dans cette clarté monsieur le président si j'arrive oui j'arrive de débuter cette audition en donnant la la parole à Madame lgau pour néis merci merci monsieur le Président vous avez vous avez souhaité centrer vos travaux sur le présent et et l'avenir du système électrique avec les questions que que vous venez de de rappeler ainsi que Monsieur le rapportur teur j'essaierai de d'y répondre du point de vue ou de contribuer à ces réponses du point de vue du réseau de distribution d'électricité vous le savez qui est géré par par enedis mais qui appartient aux collectivités locales et qui dessert 95 % du territoire continental vous avez parlé d'évolution comme contexte évolution de ces réseaux je pense que ce n'est pas exagéré d'aller jusqu'au terme de de révolution une vraie révolution que vivent les réseaux de distribution l'électricité je pense qu'on aura aussi la vision du du réseau de de transport c'est un un seul réseau un certain point de vue et c'est cette révolution elle accompagne une transformation profonde du système électrique français qui s'appuie sur plusieurs piliers le réseau de distributionélectricité donc quelques chiffres pour nedi c'est 1,4 million de kilomè de ligne c'est c'est 35 fois qu le tour de la terre c'est le plus grand réseau de distribution européen 15 % de l'ensemble des réseaux européens donc c'est une très grande infrastructure il a ce réseau une valeur collective majeure dans un contexte où bien sûr les dimensions territoriales sont absolument déterminantes et il s'appuie sur la péréquation tarifaire qui en est une clé de voûte absolument essentielle parce qu'elle en manifeste la solidarité au moment où on parle d'une transition énergétique écologique qui doit être aussi juste et inclusive en 2è 2è pilier nous développons nous exploitons ce réseau dans le cadre d'un dialogue permanent entre des une vision nationale et des enjeux locaux hein puisque nous sommes à la fois une entreprise et un service public une entreprise nationale avec 40000 salariés mais aussi une entreprise complètement locale et les contrats de concession qui nous lient maintenant jusqu'en 2050 donc l'horizon de la neutralité carbone avec les collectivités locales en sont une illustration et donc la l'un des atouts de cette organisation c'est précisément de pouvoir optimiser et séquencer des investissement dans un environnement vous l'avez rappelé qui est très complexe qui est de plus en plus évolutif en certains et donc de répondre à des enjeux que je vais essayer de détailler mais qui sont qui sont aussi complexes et et multiples et pour cela il nous faut bien sûr un cadre régulatoire quand on parle d'investissement qui doit être stable dans le temps et qui doit permettre de répondre à ces ces défis tout en étant évidemment soutenable aussi pour le consommateur et c'est l'une des préoccupations de votre commission alors si on donne un peu plus de de relief à à ces enjeux que que vous cherchez à à appréhender en terme de de développement de de révolution euh vous avez entendu aussi des acteurs de la production centralisée hein si je me place du côté de production aujourd'hui 90 % des énergies renouvelables qui sont produites en France elles sont raccordées au réseau de distribution géré par enedis et plus de 60 % d'entre elles sont situé dans des communes de moins de 2000 habitants donc là aussi on touche à des enjeux d'aménagement du territoire mais pourquoi je parle de révolution parce que ce ce système de production qui est toujours centralisé qui s'appuie sur des unités de production centralisées il est aussi de plus en plus décentralisé au moment où nous échangeons il il y a 840000 producteurs d'énergie renouvelable en France connectés au réseau de distribution opéré par enedis dont près de la moitié sont des autoconsommateurs particulier ou professionnel c'était quelques milliers seulement il y a 5 ans donc ça c'est la première Révolution la seconde c'est que ce réseau il est de plus en plus digital et pas seulement physique et que il doit gérer des flux qui vont dans les deux sens avant il vous apportait l'électricité jusqu'à à chez vous B c'est toujours le cas mais il reçoit aussi des productions qui viennent de tout un tas d'acteurs donc notre premier défi c'est bien sûr euh dans le cadre d'un d'un programme d'investissement que que je détaillerai vous avez évoqué le chiffre que nous avons rendu public en 202 2 qui est un chiffre de 96 milliards d'investissements nécessaires c'est une trajectoire qui est projetée à 2040 bien sûr elle repose sur des hypothèses qui peuvent varier dans un contexte d'inflation d'activité économique qui peut lui aussi varier le premier objectif de ce programme d'investissement important c'est bien sûr de d'accélérer et de réussir la transition énergétique et là on parle de notre mission de ce qui devient notre mission principale le raccordement j'ai dit que ces énergies elles étaient connecté au réseau il faut donc les raccorder et il faut raccorder des énergies nouvelles renouvelables donc essentiellement de l'éolien et de plus en plus du solaire he du photovoltaïque et là nous nous basons pour répondre à cette demande puisque nous répondons toujours à enedis à des demandes clients nous ne visons pas une part de marché ou développement d'activités commercial nous sommes un service public nous répondons à des demandes de clients dans un cadre national qui est celui de la PPE hein celui de de la PPE actuelle et puis des travaux sur la PPE future et donc nous prenons pour cadrer nos hypothèses le scénario ce qu'on appelle le scénario de référence de RTE c'est ass c'est-à-dire une cible de 110 Gow d'énergie renouvelable en 2040 raccordé au réseau exploité par enedis ce qu'on voit là c'est une très très forte accélération du développement de l'énergie sol ire en particulier de mais pas seulement de petite taille et aussi de taille moyenne et en particulier le développement de la grille photovoltaïsme un seul chiffre les années qui viennent nous sommes là en 2023 nous avons raccordé et nous avons battu notre corps 4,2 GW d'énergie renouvelable 4,2 GW juste pour comparé àer 2019 avant la crise covid nous avions accordé 2 GW donc on a fait x 2 ce qui montre que nous soutenons ce rythme mais en nombre d'installations raccordé c'est beaucoup plus que X 2 c'était 30000 pour 2 GW c'est 200000 pour 4 GW et donc nous tablons sur le fait que dans les 4 5 ans qui viennent suivant le rythme de développement et bien nous allons ajouter vont s'ajouter entre 1 et 2 millions de nouveaux site de production renouvelable raccordé au réseau de distribution ça c'est la le premier défi le deuxième qui est un peu décalé dans le temps mais qui commence à à bien bien accélérer c'est le raccordement de tout ce qui permet la mobilité électrique et donc vous le savez aujourd'hui il y a 1,6 millions de véhicules hybrides et tout électrique en circulation en France les prévisions de laadème les nôtres aussi c'est 8 millions en 2030 17 millions en 2035 de 1 6 à 8 à 17 en quelques années il faut bien sûr order des ouvrages de recharge de ces véhicules c'est la voie publique ce sont les autoroutes ce sont les parkings des grandes surface demain les ombrrières et aujourd'hui un peu plus d'1,7 millions de points de charge en déjà ouverts sur la voie publique il faudra également le faire et c'est le principal défi parce que la recharge de véhiculle électrique elle se fait majoritairement à domicile 90 % à domicile dans les maisons ça n'est pas trop compliqué c'est plus compliqué dans les immeubles collectifs avec le rôle de l'assemblée générale des copropriétaires il faudra raccorder également l'ensemble de ces parkings souterrain ou extérieur pour permettre un véritable accès à la mobilité électrique voilà donc c'est ça notre scénario de de référence premier défi et c'est fondé sur les prévisions de l'INC les prévisions de croissance de population de composition de foyer de consommation d'électricité évidemment premier défi le le deuxème et c'est le deuxième grand volet auquel nous consacrons des investissements c'est assurer à tous les Français une électricité de qualité puisque nous acheminons l'électricité de de tous les fournisseurs et il faut acheminer cette électricité dans un contexte climatique qui est de plus en plus éprouvant pour le réseau et donc nous modélisons avec bien sûr pas tout seul he mais avec l'aide d'institut spécialisés les aléas climatiques à un horizon 2030 2040 voire au-delà particulier en nous appuyant sur les rapports du GC que constatet-on à quoi nous devons-nous nous préparer plus de tempête un seul chiffre en 2023 nous avons enregistré 16 tempêtes à enedis c'est un un record absolu il n'y a jamais eu 16 tempêtes d'affilé dans dans une année dont certaines vous l'avez D ont été particulièrement dévastatrices hein que ce soit kan ou ou Domingo au mois de novembre de l'année dernière pas seulement des tempêtes mais aussi des augmentations de températur très fortes l'été un risque inondation de plus en plus fort on l'a mesuré encore récemment dans dans le Nord Pas de Calais et également une augmentation du risque incendie les investissement servent à rendre le réseau plus résistant plus résilient à ces aléas climatiques de plus en plus forts et de plus en plus fréquent donc les mission qui saut les NRE c'est garantir au français dans la durée qu'ils auront un temps de coupure moyen qui soit acceptable et qui soit contrôlé c'est garantir aussi aux Français dans des départements les plus ruraux que les investissements seront faits pour que ilue à avoir une une électricité de de qualité ça pare par l'éradication c'est-à-dire le remplacement des fils c'estàdire des câbles qui sont les plus sujets à des accidents les plus vulnérables aux aléas climatiques et là on parle vous avez cité tout à l'heure de vous avez parlé de kilomètres de réseau d'ici 2040 je vous ai dit que le réseau géré par ened c'était 35 fois le tour de la Terre nous devons construire neuf tours de terre à la fois pour permettre le développement des usages de l'électricité et aussi pour renforcer enfouir renouveler le réseau dont nous avons la gestion donc ça c'est extrêmement important et c'est l'autre volet de ces investissements des inv investissement de résilience de renforcement et d'enfouissement avec dans un contexte qui nécessite que ces réseaux soient aussi de plus en plus intelligent on utilise souvent cette expression qu'est-ce que ça veut dire ils utilisent de l'intelligence artificielle pour dépanner plus rapidement la cybersécurité est évidemment un enjeu et donc ça suppose aussi des investissements en conséquence sur cette cette thématique et puis ça suppose parce que ce ne sont pas que des investissements financiers c'est aussi l'investissement dans l'humain ça suppose aussi de recruter des nouveaux salariés et d'avoir une gestion des compétences dans la durée qui soit robuste un mot pour finir sur cette trajectoire que vous avez évoqué tous ces enjeux toutes ces missions de service public elles se traduisent comment en terme de chiffre donc effectivement le chiffre que nous avons communiqué c'est un chiffre en Euroc constant 2021 96 milliards d'euros d'ici nécessaire pour l'investissement d'ici 2040 c'est une donc ça correspond environ à un chiffre de 5 milliards d'euros constants chaque année nous sommes aujourd'hui un peu supérieurs à 4 milliards donc on voit que c'est en augmentation et les investissements dans la distribution il s'agit pas de rattraper une situation qui aurait été une situation chronique de sous-investissement non ils ont monté régulièrement et de manière constante dans le passé depuis une quinzaine d'années ces investissements pour faire face à ces enjeux c'est par exemple sur ces 96 milliards consacrés 10 milliards en raccordement des énergies renouvelables dont j'ai parlé 7 milliards et demi à la mobilité électrique 23 milliards au consommateurs au raccordement des consommateurs h voilà donc pour cette trajectoire évidemment elle est assise sur des hypothèses qui peuvent varier la voiture électrique peut se dével ne pas se développer au rythme anticipé des phénomènes économiques peuvent freiner ce développement je dirais un mot mot vraiment pour finir de des conséquences de la trajectoire d'investissement sur le tarif d'acheminement d'électricité vous avez employé le terme d'abord pour rappeler que dans un le tarif réglementé de vente on considérait jusqu'à peu qu'il y avait 3/ers un/ers de taxes un/ers pour rémunérer la production fourniture et puis un/ers pour les réseaux les récentes évolutions on fait passer la part du Turp hein donc c'est le terme consacré pour désigner la rémunération des réseaux de distribution à l'intérieur du tarif intégré d'un tiers à 25 %. et donc nous finissons un cycle de TURPE numéro 6 qui va s'arrêter la fin de l'année prochaine et nous allons enchaîner dans une discussion puisque avec la creux puisque c'est un tarif qui est fixé par la creux et qui représente près de 80 plus de 90 % du chiffre d'affaires de de l'entreprise bénedis qui a un chiffre d'affaires chaque année autour de 14 milliards d'euros ce qui nous permet ce tarif la fois de couvrir les coûts engagés par les gestionnaires de réseau mais également de rémunérer les investissements qui sont faits dans ce système je vous donnerai plus de détails si vous le souhaitez au moment des questions et donc nous engageons euh un une discussion vers un nouveau tarif puisque vous êtes tourné vers l'avenir qui devra donner les moyens au réseau de remplir leur mission correctement dans dans un cadre de solidarité que j'ai cité rapidement de répondre à des à des objectifs qui sont fixés par la représentation nationale he voilà don par la loi tout ça en répondant aussi au défis du changement climatique merci madame je donne la parole à RTE monsieur le Président Monsieur rapporteur mesdames et Messieurs les sénatrices et les sénateurs mesdames et messieurs diriger la préparation de notre prochain schéma décennal de développement du réseau le SDDR et ma principale mission en tant que directrice stratégie et régulation de RTE et c'est ce qui me conduit à participer à cette table ronde je vous remercie de me donner l'opportunité d'en parler le point de départ c'est le réseau d'aujourd'hui une infrastructure présente sur tout le territoire métropolitain continental plus de 100000 km de ligne plus de 2800 postes électriques plusieurs niveaux de tension allant du 400 au 63 kV cette infrastructure physique elle va de Perre avec les salles de dispatching qui oriente les flux d'électricité à chaque instant sur tout le territoire c'est une infrastructure essentielle pour la sécurité du pays c'est pourquoi rTE est un opérateur d'importance vite et qu'une partie de nos investissements s'inscrit dans le cadre de la loi de programmation militaire ce réseau il assure le trait d'union entre les différents éléments qui composent le système ce n'est pas un élément isolé et pour réfléchir sur le réseau il faut avoir une réflexion de nature économique d'ensemble sur le système électrique et une réflexion sur l'aménagement du territoire le réseau n'est jamais seul c'est ainsi qu'il a été pensé est construit lors des deux phases de planification du réseau au cours du 20e siècle d'abord après la Seconde Guerre mondiale à cette époque les réseaux sont largement décimés l'enjeu c'est d'accompagner la reconstruction et l'industrialisation du pays et d'en profiter pour créer un réseau public de transport d'électricité puis la deuxiè phase au cours des années 70 et 80 vous la connaissez c'est le plan Mesmer et c'est dans ce cadre là qu'ont été construits les grands axes kV en lien avec le développement du parc électronucléaire depuis cette période il y a bien sûr eu des grands projets de réseau par exemple le projet Cotentin mène pour accompagner l'évolution du parc de production nucléaire le projet Bacha santalogaya pour développer le réseau interconnecté avec l'Espagne ou le projet haute Durance pour renforcer et renouveler le réseau des Alpes il y en aurait d'autres ceci dit si l'on regarde une carte du réseau de transport d'électricité Fran frçais on voit que sa structure celle qui a été construite depuis 1945 elle a évolué mais à la marge en fait elle a fait l'intendance elle s'est adaptée elle n'a jamais été blocante mais elle ressemble toujours à celle qui a été planifiée à l'époque 1945 2025 c'est un réseau qui a 80 ans nous entrons donc forcément dans une période de renouvellement important de ce patrimoine c'est d'ailleurs l'une des principales conclusion de notre précédent schéma décennal que nous avions publié en 2019 alors qu'est-ce que c'est la perspective pour ce réseau c'est la neutralité carbone la la neutralité carbone on l'a étudié dans les futurs énergétiques 2050 dans tous les scénario vous le savez c'est une baisse de la consommation totale d'énergie une réduction de la France en matière de dépendance aux énergies fossile une augmentation de la part de l'électricité dans le mix énergétique français et des investiss dans le système électrique vous l'avez dit dans la production dans les réseaux et dans les flexibilités dans chacun de ces composants pour le réseau les conclusions qu'on a mené dans cette étude et qu'on a fait en partenariat avec enedis pour le transport et la distribution d'électricité sont très claires les investissements dans les réseaux augmentent pour le seul transport d'électricité ils seront effectivement de l'ordre de 100 milliards d'euros d'ici 2040 dans la fourchette des variantes dites de Ré industrialisation des futurs énergétiques tous les scénarios nécessitent d'avoir une action sur la structure du réseau donc sur les axes 400 kV cette structure elle n'est plus adaptée à ce à la neutralité carbone y compris dans les scénarios qui ont une part importante de nucléaire c'est important de le souligner tous les scénarios nécessitent de poursuivre le renouvellement des réseaux les investissements dans le réseau dépendent des choix qui sont fait pour les autres filières ça dépend de quel renouvelable on parle ça dépend de quel nucléaire on parle mais au global c'est toujours un package le réseau vient avec les autres éléments toutes ces conclusions elles ont été confirmées par d'autres acteurs c'est par exemple le cas de l'Agence internationale de l'énergie que vous avez auditionné et qui a publié en 2023 une étude centré sur les réseaux cette étude au-delà des ordres de grandeur financier elle insiste notamment sur le risque de retard dans le développement des réseaux pour cette transition alors le SDDR c'est l'approfondissement du chapitre réseau des futurs énergétiques et il doit donner lieu à une vraie proposition de planification de la part de RTE c'est une planification qui est prévue par la loi dans le code de l'énergie mais aussi dans le code de l'environnement elle couvrira la période 2025-2040 et elle s'appuie comme les futurs énergétiques 2050 sur un important travail de modélisation qui vise de manière pour pour schématiser à identifier les endroits où ça coince quand on modélise le réseau actuel ou les prochaines infrastructures qui vont entrer en service ce qui nous permet de définir les principales zones géographiques dans lesquelles il faudra investir d'ici 2040 nous réalisons beaucoup de variantes croyez-moi quand on parle de localisation à l'horizon 2040 il y a vraiment beaucoup de possibilité à simuler l'objectif c'est d'identifier s'il existe un socle commun de besoin et une partie de ce socle en réalité nous le connaissons déjà et ce n'est pas de la politique fiction sur l'industrie nous avons déjà des infrastructures de réseau 400 kV qui sont planifié dans les zones de dunkererque de fusse surmer du Havre leur tracé précis est en cours de concertation elles doivent être mises en service entre 2028 et 2030 c'est en fait une véritable course contre la montre et c'est le premier réseau 400 kV qu'on se remet à développer le premier travail sur la structure pour être au rendez-vous de la réindustrialisation du pays sur le parc nucléaire le président a identifié les premiers sites pour les PR nous avons des stratégies pour panli et Graveline elles sont en cours de concertation et au-delà du dernier kilomètre de raccordement il y a toujours un impact sur la structure de réseau et à chaque fois il est mut mutualisable avec d'autres besoins sur l'éolien en mer les stratégies existent pour tous les parcs identifiés par l'État et sont en cours de mise en œuvre les premiers accordements sont finis dans les coûts dans les délais de manière très concrète tout cela ça a conduit RTE à présenter cette année au régulateur un programme d'investissement qui passe de 1,7 milliards d'euros en 2023 à 2000 ard d'euros en 2024 et 3,7 milliards d'euros en 2027 vous le savez tous nos investissements sont approuvé par le régulateur pour le SDDR nous devons donc proposer la stratégie pour le coût d'après cette stratégie au-delà des montants financiers on le sait déjà elle devra répondre à trois priorités première priorité l'industrialisation du raccordement les demandes sont très nombreuses en très forte croissance souvent directement sur le réseau 400 kV 2è priorité la structure du réseau dans son ensemble pour accueillir nucléaire renouvelable réindustrialisation troisième priorité et ça rejoint les propos de Marianne lgau l'adaptation du réseau au changement climatique et au risqu naturel canicule feu incendie euh inondation tempête l'État a défini une trajectoire de référence pour l'adaptation au changement climatique RTE prépare un plan d'adaptation nous avons déjà fait le travail pour les tempêtes il s'agit de le poursuivre il y aura d'autres investissements en plus de ces priorités mais ils seront d'ordre de dans la trajectoire globale réussir cette planification ça implique d'intégrer CQ impératif pour RTE et ce sera la conclusion de mon propos premier impératif la la temporalité le réseau c'est l'incarnation de l'infrastructure du temps long il est plus long à construire que toutes les autres infrastructures électriques à l'exception du nouveau nucléaire si l'on attend d'avoir toutes les informations pour planifier une infrastructure de réseau on est sûr d'être en retard et la meilleure illustration de ce propos c'est l'Allemagne aujourd'hui les gestionnaires de réseau Allemands ont beaucoup de mal à adapter la structure de la réseau du nord au sud et cela a un impact très significatif sur les coûts d'exploitation du système électrique allemand de l'ordre de 4 milliards d'euros par an qui viennent s'ajouter au financement des nouvelles infrastructures deuxième impératif la mutualisation un réseau mal planifié c'est un réseau plus cher avec une empreinte territoriale plus forte et plus de ressources somm dans les zones de décarbonation par exemple si nous étions parti des demandes individuelles de chaque industriel nous n'aurions pas construit d'infrastructure mutualisée et c'est particulièrement le cas à dkererque sans la vision d'ensemble industrie plus renouvellement plus pr nous aurions dupliqué des infrastructures alors que là nous n'en faisons qu'une seule qui répond à tous les besoins du territoire réussir cette mutualisation par contre ça impose de revoir et de simplifier notre cadre de raccordement et de régulation troisième impératif c'est le réalisme industriel un programme de développement du réseau c'est surtout un programme d'équipement comme dans les années 900 il faut une approche filière industrielle pour le nucléaire tout le monde le sait ça semble évident pour les EnR aussi et pour le réseau c'est aussi le cas et c'est exactement le travail qu'on a lancé avec notre notre base industrielle et qu'on interroge sur sa capacité à répondre à nos besoins d'investissement 4e impératif la réflexion sur le financement c'est un de vos points d'attention les fondamentaux économiques de RTE sont bons nous sommes bien notés nous arrivons à financer nos investissements nous basons nous avons un un modèle économique qui est basé sur un financement à Bac coup amorti sur le temps long environ 40 ans nous sommes adossés à l'État et les investis les les financeurs considèrent que nous avons un cadre de régulation stable point d'attention le Turp ne finance pas tous les investissements de RTE contrairement à ce qui a pu vous être dit par ailleurs en fait les producteurs et les consommateurs portent une part de ces investissements ce qui renforce en fait le besoin de réfléchir de manière globale et non uniquement au périmètre du TURPE et du réseau la part du réseau de transport dans les tarifs de réglementer de vente elle est inférieure à 10 % plutôt de l'ordre de 7 à 8 % et si on regarde un peu le passé cette part elle a augmenté moins vite que la part énergie ça va dans le sens de ce que Marienne lgot a dit et ça c'est notamment lié au fait que la structure du réseau justement elle n'a été adaptée que de manière marginale ceci dit au-delà des enjeu de financement j'aimerais réinsister l'enjeu principal s'il vous plat oui de ce dossier c'est apovisionnement la chaîne de valeur et la base industrielle en France et en Europe c'est une certitude pour y arriver et le dernier impératif pour répondre à une des questions du rapporteur c'est la concertation un réseau planifié en chambre c'est une erreur vis-à-vis des pouvoirs publics de la représentation nationale et des citoyens c'est pourquoi nous ouvrirons fin février une consultation publique sur le schéma descénal de développement du réseau dans le but de consolider et documenter nos hypothèses comme dans tous nos au rapport ce sera pas une consultation sur des projets mais sur comment on dimensionne le réseau ce document ce sera un plan programme il sera soumis à l' cré à l'état à la Commission nationale du débat public à l'autorité environnementale ça c'est sa spécificité parmi nos différents rapports prospectifs et pour toutes ces raisons ce qu'on pense au sein de RTE c'est que c'est un document qui va nous permettre de débattre de manière complète de la stratégie qu'on veut mettre en œuvre pour le réseau public de transport d'électricité et de permettre à RTE d'avoir les moyens de la décliner merci madame monsieur Deloge pour la creux merci eu donc la Commission de régulation de l'énergie est une autorité administrative indépendante d'à peu près 160 personnes et elle est en charge et donc on va y revenir de la régulation des réseaux d'électricité et de gaz elle est aussi en charge du bon fonctionnement des marchés de gros et de détail de l'électricité et du gaz et enfin on met en œuvre les appels d'offrees pour le compte de l'État sur les énergies renouvelables et donc euh on fait tout ça au bénéfice du consommateur final et dans ce cadre là donc moi je m'occupe de la partie des réseaux et je voulais vous remercier de de de nous auditionner et savoir évidemment vous dire que la creux est toujours disponible pourevenir éclairer les enjeux de l'électricité et du gaz concernant le le rôle d'un de la régulation dans les réseaux il est assez évident puisque les réseaux sont des monopoles à partir du moment où c'est des monopoles il faut fixer leurs tarifs puisque c'est ces tarifs sont directement payé par le consommateur final donc le rôle de la creux premier dans les réseaux c'est de fixer un tarif pour ces réseaux ce rôle là il se décline en trois aspects donc le premier aspect c'est fixation des tarifs et quand on dit fixation des tarifs la loi précise que cette fixation des tarifs elle se fait elle couvre les coûts d'un opérateur efficace je je je souligne le côté opérateur efficace pour dire que dans un tarif il y a un cadre tarifaire et donc ça a été évoqué ce cadre tarifaire il vise à la performance des opérateurs sur deux éléments une efficacité en terme économique donc on donne des enveloppes de charges d'exploitation et on met des régulations incitatives sur les charges par exemple sur les coûts unitaires des investissements et un autre volet qui est tout aussi essentiel c'est le volet qualité de service et d'alimentation comme l'a dit Madame lot pour vous donnere une idée le le tarif suit 70 indicateurs sur les réseaux 23 sont incités financièrement et donc c'est un point vraiment essentiel de la régulation d'inciter à la performance un autre volet du tarif c'est tout ce qui est signaux envoyé au consommateur donc vous connaissez je vais pas rentrer beaucoup dans le détail mais vous connaissez au moins le heur pleineur creuse qui est le signal envoyé au consommateurs résidentiel notamment qui permet de caler les chauffau au bon moment pour le réseau vous dire et je leurai effectivement qu'on rentre dans la la mise en la préparation d'un nouveau TURPE qui sera le TURPE 7 pour les années 2025 à 2028 c'est cette année que vont avoir lieu les débats ils ont ils ont à peine commencé et que effectivement ce ce tarif devra faire face à un certain nombre d'enjeux la hausse des investissements mais devra prendre en compte aussi la la la hausse prévue des consommations donc pour vous dire que je n'ai aujourd'hui je ne suis pas en mesure de vous dire est-ce qu' va augmenter fortement ou augmenter pas augmenter il y a des éléments un peu dans les deux sens même si l'accélération d'investissement joue quand même plutôt probablement à la hausse deuxème aspect dans la régulation des réseaux la partie non discrimination donc s'assurer que tout le monde accède au réseau dans les mêmes conditions je vais passer assez vite globalement les opérateurs font un travail satisfaisant sur ce sujet là j'y reviens pas mais aujourd'hui en France tout le monde accède dans les mêmes conditions au réseau les rapports que l'on remet chaque année le démontre trisième élément et c'est probablement celui-ci qui peut nous intéresser le plus dans le cadre du des questions qui ont été posées un travail sur l'approbation des investissements donc on a des la creux à à des missions différentes pour le transport et la distribution mais des façons de travailler quand même assez communes sur la partie RTE on a un rôle très fort d'approbation des investissements et des programmes d'investissement de chaque année qui se décline en 3 temps d'abord on rend des avis sur les schémas de développement décenaux de de RTE c'est le fameux SDDR donc on évoqué ces avis vont venir approuver des stratégies d'investissement de RTE sur le long terme ça va sur les lignes électriques leur déploiement quel technologie quelle façon on a de les déployer donc on a un avis de la Creuse sur ce sujetl ensuite on approuve chaque année les budget annuel de RTE point important c'est pas juste une signature en bas d'une feuille c'est un travail qui dure toute l'année où on va regarder projet par projet avec RTE les plus gros en premier évidemment et on va regarder les études coûtbénéfic donc on va regarder quel est finalement l'investissement qui économiquement fait le plus de sens celui qui permet de répondre au plus de demandes celui qui coûte le moins cher celui qui a aussi des caractéristiques d'acceptabilité compatible avec ce qu'on peut rencontrer aujourd'hui en France vous dire que évidemment les études sont particulièrement poussé sur les plus grands projets donc tout ce qui est interconnexion raccordement en mer ligne 400000 vs c'est des projets très coûteux et dont on rentre vraiment dans le détail des études coût Bénéfic et on fixe même des budgets cibles c'està qu'on va fixer avec RTE un budget et RTE aura un malus s' ne le respecte pas et un bonus s' le respecte h autre donc pour enedis approche différente enedis on'apouve pas investissement par investissement mais on va plutôt se concentrer sur les politiques générales d'investissement et parfois rentrer dans un détail plus précis sur des grands programmes je pense au programme Linky où on avait fait une étude coûpt bénéfice complète et suite au développement on a fait un retour d'expérience donc on intervient après on napprouve pas investissement par Investissement ce n'est pas le rôle de la creux euh ce ce rôle est donné aux AOD et néanmoins euh on met un certain nombre d'incitations euh à la performance euh dernier point que je voulais évoquer avec vous le sujet des raccordements qui est un peu un un sous-sujet des investissements le raccordement pour la creux on intervient dans plein d'éléments différents euh mais pour résumer pour nous il y a trois grands objectifs accélération mutualisation et anticipation accélération on a tous un rôle à jouer RTE NIS a tre plus rapide dans leurs travaux à faire des ouvrages optimisés utiliser les réseaux intelligents pour gagner en optimisation nous collectivement pour réduire aussi la partie autorisation avant la loi àire donc la loi à paire a fait beaucoup la loi à paire elle a visé à réduire un certain nombre des délais en terme d'autorisation administrative et environnementale mais sur un gros projet de RTE il faut avoir en tête que à peu près 2 ti3 du projet c'est des autorisations les travaux ne durent que un tiers du temps du projet donc c'est un sujet majeur la loi à apporte des réponses on verra dans le temps ce qu'elle donne mais c'est déjà des choses très positives h autre point quand on veut accélérer quand on dimensionne les projets prendre en compte les contraintes du réseau dès le départ des projets ne pas se dire je monte tout mon projet et je me poserai la question du du réseau au bout je pense que c'est une mauvaise façon de procéder notamment pour les plus grands projets donc nous on invite les pouvoirs publics en général à bien prendre en compte ces élémentsl et évidemment les gestionnaires de réseau aussi euh sur la mutualisation 2è aspect c'est le grand chantier du moment vous on connaît les s3nr qui ont mis en place la mutualisation pour les renouvelables pour vous donner une idée en 11 ans euh on a développé 30 GW de NR avec ce système là les 11 ans précédents on avait fait que 15 GW madame lot l'a dit en 2023 on est autour de 4,5 GW c'est un système de mutualisation qui fonctionne l'idée c'est qu'on prend tous les porteurs de projet ENR on les met autour de la table on leur dit on fait un réseau commun à tout le monde vous en pèrez une partie ce qu'on appelle la code part et ce réseau commun à tout le monde et bien il sera optimisé en terme de coût en terme de délai c'est très important ça nécessite aussi que les producteurs acceptent de jouer le jeu de la mutualisation et donc déclare leur projets leur localisation et soit et donent le plus de données possibles à RTE et à ned0 pour faire ces plans-là la mutualisation c'est depuis maintenant 2 ans je dirais aussi le sujet de l'industrialisation de la décarbonation de l'industrialis de des industries et donc pour vous donner une idée il y a à peu près 20 GW de demande autour de l'industrie la la réindustrialisation et la décarbonation contre 15 GW d'installer pour l'industrie aujourd'hui donc les demandes sont extrêmement importantes dans des zones assez circonscrites les la zone de fosse la zone de dunerque la zone de la vallée de la chimie ces zonesl vont nécessiter des investissements importants et il faut les avoir une approche mutualisée c'est ce que fait RTE et la creux soutient cette approche là voilà pour la mutualisation et enfin l'anticipation pour les plus gros projets mais même pour les petits projets madame Latour l'a dit le réseau devient limitant dans de très très nombreux projets c'est c'est-àd que si vous lancez un projet vous avez une idée vous voulez la mettre en œuvre le réseau est la partie la plus longue plus longue que votre projet donc ça nécessite d'anticiper ça nécessite aussi pour les gestionnaires de réseau de passer des marchés de matériel à l'avance la creux doit accompagner ces gestionnaires de réseau dans le fait de passer des marchés donc de prendre des risques quand on passe des marchés à l'avance on prend des risques donc il y a une prise de risque nécessairire de dire bah je vais développer des infrastructures ici avec des doutes des doutes si projet industriel va se faire des doutes si le projet ENR va se faire et donc dans ce rôle là donc nous on a de nombreux rôles on approuve les conventions de raccordement les procédures de raccordement on calcule ces fameuses COD part et j'en terminerai là merci merci monsieur le rapporteur monsieur le Président merci pour ces ces exposés liminires alors moi j'ai j'ai j'ai quelques précisions vous demander quand même notamment sur les chiffres je je suis plutôt un homme de chiffres moi j'aime bien j'aime bien les chiffres et j'ai parfois du mal à m'y retrouver dans tout ce que vous nous avez dit là donc voilà je je vais déjà alors j'ai compris que les transports le réseau de transport c'était 100000 km et que le réseau de distribution c'est 9 9 tours de, 1,4 million 5 tour voilà donc déjà on voit on voit le la proportion quandme entre transport et distribution il y a quand même une proportion et quand le ministre a parlé de 15000 à 25000 km supplémentaires c'est j'imagine bien pour le transport et pas en matière de distribution hein c'était c'était bien ça alors euh moi j'ai j'ai j'ai entendu alors enedis j'ai entendu 96 milliards donc presque 100 milliards d'ici 2040 est-ce que le chiffreue à augmenter de la même dans les mêmes proportions jusqu'en 2050 ou pas parce que notre commission elle va jusqu'en 2050 donc ça m'intéresserait quand même de savoir si les 2040 qui font quand même 6 milliards par an hein moi je vous ai entendu parler de d'un à 2 milliards d'investissement euh là ça nous fait 6 milliards quand même euh donc d'ici 2040 6 milliards par an comment vous les financer est-ce que c'est le Turp le TURPE 7 que Monsieur de loge nous disait je sais pas trop si ça va augmenter ou baisser euh en réalité il parlait des investissements donc ça augmente quand même sensiblement sur les inv issement et la consommation d'après RTE va va commencer à augmenter de 2025 à 2028 ou alors on s'est complètement trompé ces dernières années ça baissait sur les 10 dernières années mais il y a un moment donné où ça va changer donc j'ai l'impression qu'il y a pas d'éléments qui peuvent faire que le transport et la distribution puisse baisser en terme en montant montant brutin montant proportionnel je suis d'accord ça peut baisser dans la facture puisque quand même le la fourniture a augmenté énormément notamment en 2022 et aussi en 2023 donc euh donc alors moi donc je vis savoir comment enedis pense financer euh les l'augmentation de ses investissements uniquement avec l'augmentation TURPE c'est c'est ça pas pas forcément non non mais je je vais je vais je vais aller au bout des questions parce que après je vrais laisser les collègues aussi pouvoir en poser mais donc je préfère que vous les notiez que vous puissiez y répondre euh je voulais savoir si si les investissements 96 et 100 milliards c'est linéaire jusqu'en 2040 ou pas euh donc c'est quelque chose qui me paraît important effectivement le la façon dont ils sont financer euh on a dans dans le rapport de futur énergétique 2050 de RTE alors c'est le rapport de 2021 qu'on a en page 528 c'est très précis on a euh une augmentation des euh des investissements euh prévisionnels dans dans les réseaux qui sont pour le euh scénario le plus nucléarisé euh donc le n03 il est indiqué 95 milliards entre 2020 et 2060 alors j'avoue que entre ces 95 milliards 2020- 2060 et euh ce que vous avez annoncé je sais pas trop comment il faut les interprété et pour le scénario avec beaucoup de renouvelabl c'est 160 milliards est-ce que ça répond à ma question initiale à laquelle vous avez pas répondu de savoir comment on répartit les investissements en fonction euh bah des alors madame lot a a donné quelques indications elle a dit il y a il y a 10 milliards pour les énergies renouvelables 7,5 pour les véhicules électriques 23 pour les consommateurs ce qui me fait 40 hein 40 sur 96 ça fait fait pas on est on est loin de couvrir même la moitié des investissements donc moi j'aurais bien aimé avoir le détail le détail de la décomposition de vos investissements euh remplacement euh énergie renouvelable est-ce que si la question que je posais moi au départ c'est est-ce que si on renforce uniquement les les les admettons que ça suffise hein admettons que ça suffise que on renforce la politique nucléaire sur les sites existants c'est les 18 sites qu'est-ce qu'est-ce qu'on a besoin d'investir moi j'aimerais bien avoir ce chiffre là à la fois dans le transport et dans la distribution parce que dans le transport j'ai l'impression aussi qu'on renforce le transport pour du transit il y a l'Espagne qui veut qui veut par moment pouvoir envoyer son électricité dans les pays de l'Est il y a la Grande-Bretagne qui veut faire aussi des choses qu'est-ce que est-ce qu'on les fait payer d'abord est-ce que ces investissements quand ils utilisent nos réseaux est-ce que on les fait payer j'en sais rien et est-ce qu'on a prévu de le faire et qu'est-ce que ça représente sur l'ensemble des investissements voilà alors dernière question je je m'excuse c'est un petit peu décousu mais j'aimerais quand même avoir y a déperdition sur les réseaux qui dont on dit qu'il est assez important que qu' est assez importante cette déperdition qu'elle pourrait représenter 25 % et on parle de 20 TWh alors je sais pas je sais pas quelles sont les pertes sur les réseaux et quel est-ce que les investissements que vous prévoyez de réaliser peuvent limiter ces per de réseau ou pas ou est-ce que est-ce que c'est dans vos objectifs est-ce que vous avez des objectifs là-dessus ou pas voilà monsieur le Président merci monsieur le rapporteur avant de donner la parole à mes collègues je vais vous laisser répondre je voudrais juste rajouter un point à ce que vient de dire le le rapporteur dans son questionnement euh suivant la la la part de nucléaire dans le mix énergétique ou la part de de renouvelable non pilotable le la la partie euh flexibilité liée au réseau aussi bien très haute tension que que que moyenne tension est plus ou moins importante et évidemment cet aspect là des choses a un impact sur les sur les coûts et sur les chiffres en particulier que que vous nous avez annoncé dans quelle hypothèse de composition du mix de projet de de de production nationale travaillez-vous vous avez parlé de la PPE actuelle de la PPE future voilà euh évidemment la part la part de pilotable dans tout ça va avoir un impact sur les réseaux considérable en terme de de d'investissement et de financement voilà dans dans le cadre de quelles hypothèses travaillez-vous je je vous laisse la parole et ensuite je je je je je passe on passera à nos collègues pour la suite du questionnement peut-être pour répondre sur la première sur le tarif he des réseaux il y a un certain nombre d'éléments qui poussent quand même vers l' idé que le prochain tarif devrait être en hausse une hausse des coûts et de l'inflation une hausse des coûs de financement en général par rapport à la période précédente il a fait très chaud ces dernières années donc les recettes notamment d'énéis sont inférieurs à ce qui était attendu parce qu'il a fait chaud il y a eu moins de consommation il y a eu la sobrioté D à la crise et enfin il y a plus d'investissement tous ces éléments ça veut ça ça indique que le coût global don ce qu'on appelle le revenu autorisé le chiffre d'affaires d'enéis ou de RTE est attendu globalement en hausse je n'ai pas encore le chiffre de combien en hausse c'est des discussions qui vont démarrer les dossiers tarifaires n'ont pas été encore rendus par les opérateurs ils sont attendus pour plus tard dans l'année face à cette hausse il y a une question de la consommation finalement par quoi on divise cetteusse et donc finalement le tarif en lui-même va-t-il augmenter ou pas probablement qu'il va augmenter la la la proportion de cette augmentation va beaucoup dépendre de ce qu'on retient comme hypothèse de consommation aujourd'hui c'est une grande inconnue il faudra faire des hypothèses la Creuse et son travail avec les g de réseau de faire la meilleure h hpthèe possible et de la documenter mais l'évolution de la consommation reste quand même une inconnue un certain nombre de scénarios de RTE mais je les commanderai pas plus que ça indique effectivement une une augmentation importante dû à la réindustrialisation qui permettra d'absorber une partie de ces coûts mais il pourrait aussi en avoir moins donc voilà ça ça c'est la grande inconnue oui excusez-moi juste sur la consommation vous avez un suivi quotidien quasiment de la consommation euh oui vous avez des chiffres quotidiennement c'estd que oui alors après après il faut les C on est le 14 février depuis le début de l'année depuis le 1er janvier vous savez ce qu'on a consommé euh vous savez jusqu'à quand euh combien on a consommé oui non mais c'est pour avoir une tendance parce que par rapport à 2023 est-ce que on est en hausse sur les sur ce premier mois et demi ou est-ce que on est on est en baisse voilà c'est ça sera intéressant d'avoir ce ce chiffre là bah alors j'ai pas tout les chiffres du mois par mois mais par exemple je peux vous dire que le mois de décembre qui a été très chaud a amené des très très faibles consommations historiques et donc que ça venu c'est venu grver en quelque sorte les recettes attendues par exemple d'énéis ce qu'on sait c'est que la consommation 2023 a baissé ça globalement on sait que ça a baissé par rapport à 2022 c'est ce qui a été annoncé oui il y a un effet il y a un effet de sobriété du notamment à la crise du à la sobriété voulue au niveau des prix on peut pas l'expliquer exactement quels sont les effets mais effectivement un effet et moi janvier 2024 vousz pas chresensite de janvier 2024 non j'ai pas le le chiffre exact de mais ça dépend beaucoup de la météo je il a fait un peu plus froid mais mais j'ai pas le chiffre là non mais vous les avez tous les combien c'est chif non mais ça veut dire ça veut dire vous me dites que vous suivez au jour le jour la consommation électrique c'est ce que j'ai entendu dans votre réponse et vous me dites on peut pas les donner à fin janvier donc on est le 14 février je me dis si on suit au jour le jour on devrait le donner au 13 février à la limite on sait on sait au 13 février ce qu'on a consommé depuis le début de l'année soyons très clair si j'avais par exemple l'application de RTE qui s'appelle é de mix là sous les yeux je pourrais faire une somme avec un fichier Excel et vous dire où on en est de la consommation depuis le début de l'année d' d'accord et ça vous pouvez nous le donner quand même pour je n' pas mais on peut le donner oui c'est suivi chaque jour donc chaque mois on en reste là il y avait d'autres questions oui il y avait d'autres questions hein allez-y he prenez oui oui POS allez-y allez-y qui nous était qui nous était adressé donc effectivement cette trajectoire d'investissement elle a été projetée en 2019 elle été procée jusqu'en 2035 et puis nous avons fait une actualisation en tenant compte je reviendrai de sur les éléments que nous avons pris en compte en nous avons fait une actualisation en 2021 donc elle couvre bien les années 2022- 2040 donc il y a 2 années déjà passées 2022 et et 2023 donc il s'agit plutôt de passer d'une moyenne actuelle de 4 milliards un peu plus de 4 milliards fin 2023 à une moyenne de 5 5 et demi pas pas nécessairement jusqu'à 6 vous m'avez posé la question de savoir si c'était linéaire c'estàdire ça progressait linéairement alors il y a des éléments qui progresse de manière linéaire le raccordement des énergies renouvelables et là je réponds à votre question on se on se cale sur le scénario de la PPE actuel mais également sur les travaux qui ont été mené par le ministère de l'Énergie récemment pour prévoir enfin travailler sur la PP la PPE future donc dans le cadre des scénarios 2050 et nous regardons les fourchettes hautes la fourchette moyenne et la fourchette basse et c'est cela que nous adaptons tout en tenant compte du discours de de Belfort et donc il a été considéré par l'ensemble de de ces prévisions et de ces acteurs que prévoir de raccorder 5 GW d'énergie renouvelable au périmètre d'énedis hein puisqueil y a des l'éolien offshore par exemple c'est directement sur le réseau de transport les très grandes fermes solaires ou éoliennes c'est directement sur le réseau de transport mais le 5 GW au borne d'énedis d'énergie renouvelable à raccorder dans les années qui viennent est considéré comme cohérent avec l'ensemble de ces scénarios encore une fois qui ont des fourchettes hautes centrées ou basses euh donc pour le renouvelable c'est assez c'est linéaire en tendance pour le véhicule électrique et l'autre driver si je puis dire de notre de notre activité il y a effectivement un pic de raccordement en 2030 qui est anticipé en 2030 parce que vous savez qu'il y a une interdiction en 2035 des véhicules à moteur thermique et une fois que voilà de la vente une fois que les raccordements neuf des parkings sont faits on les raccorde pas deux fois hein donc une fois que la la la France est équipée de manière correcte et bien évidemment ça descend donc là c'est moins linéaire il y a une une petite cloche autour des années 2030 euh ensuite vous avez posé la question mais je pense que Monsieur Deloge continuera alors la question du détail donc on peut envoyer à la commission la répartition la composition il y a des investissements je vous ai parlé plus tôt la transition écologique en tant que nouveau raccordement et euh euh nouveau raccordement pardon du côté de la production et du côté des usages alors j'ai mentionné le véhicule électrique j'aurais pu mentionner aussi les pompes à chaleur hein qui se développent énormément bien sûr l'industrie 50 % de l'industrie française est raccordé au réseau de distribution on parle beaucoup bien sûr des grandes zones de décarbonation et de réindustrialisation et on travaille avec RTE sur ces zones notamment dans l'anticipation et de ce point de vue-l d'unkerer qui est une grande réussite mais il aussi de la petite petite industrie qui est connecté au réseau décentralisés donc il y a une part pour la transition écologique proprement dit et puis une grosse par j'ai pas mentionné dans mon chiffre mais ça sera dans le détail que nous vous enverrons pour la résilience le renforcement l'enfouissement vous avez vu la tempête en Bretagne en novembre nous avions consacré 100 millions d'euros à enfruir tout le périmètre du litoral de la Bretagne il y a quelques années justement pour et là on est bien dans l'anticipation c'est pas quand la tempête arrive qu'on se dit tiens et si on allait faire des investissements de résilience non on les fait des années avant en concertation avec les propriétaires des réseaux en se disant mais voilà quel est le meilleur coût technico-économique parce qu'on va pas non plus surinvestir puisqueà la fin c'est le client final qui va payer donc il faut être optimum dans le dimensionnement mais c'est bien dans l'anticipation que que réside la clé de de l'utilité sociale de ce que nous faisons donc on je vous donnerai je vous donnerai la commission bien sûr le détail vous avz posé ensuite la question de la couverture je laisserai la creux compléter mais c'est à la fois bien sûr par les recettes issues du tarif et donc et et et Monsieur Deloge l'a l'a souligné il y a plutôt on a plutôt les facteurs dont nous parlons ils vont plutôt à la hausse bien évidemment et donc il faut s'assurer que ce soit soutenable dans dans la durée donc il y a aussi du lissage des antip des investissements et il y a aussi de la performance ces opérateurs gestionnaires de réseau doivent être des opérateurs performants quand nous avons déployé si je prends un exemple dans le passé le programme Linky par exemple il c'était un investissement attendu à 4,7 milliards initialement nous l'avons délivré à 4 milliards donc en dessous du budget prévu dans le calendrier par contre totalement prévu et ça na permis de l'autofinancer par toute la performance qu'il a dégagé nous avons baissé nos interventions sur le terrain de 80 % parce que tout s'opère maintenant à distance le relevé de vos indexes quand vous déménagez quand vous voulez augmenter la puissance là où avant il fallait envoyer des techniciens pour le faire donc c'est bien sûr des investissement à financer mais c'est aussi beaucoup de performance de pilotage aidé en cela par la régulation incitative et dans la trajectoire il y a aussi beaucoup de moyens informatiques qui sont nécessaires enfin la dernière question que vous avez posée sont les pertes vous avez parlé de 20 TWh pour le réseau inedis nous avons un chiffre de 25 TWh de pertes que nous couvrons aujourd'hui à la fois par l'arine et donc enedis RTE dans une moinre mesure est un bénéficiaire de laarine et il est important pour nous que dans le système d'après et bien nous soyons aussi pris en considération et puis nous nous évidemment nous essayons par des matériels plus résilients des nouvelles technologies de piloter et de limiter ces pertes qui sont soit techniques ça c'est le réseau soit non technique et don nous y travaillons aussi c'est plutôt côté clientèle et quant à la consommation elle est plutôt pour les raisons qui viennent d'être expliqué à la fois de la sobriété voulue ou subi il est difficile de faire la part entre les deux mais également une météo clémente puisque on do avoir un 18°grés demain à clarement ferrant donc on est dans un cadre quand même assez assez changeant elle est plutôt en baisse depuis le début de l'année merci je si je pouvais avoir la réponse à ma question je serais le plus heureux des hommes concernant le scénario sur quel dans quel scénario vous vous vous travaillez je peux répondre si vous voulez sur cette question euh donc nous sur le le prochain schéma décénal on travaille sur deux types de scénarios on travaille sur le scénario de la stratégie française énergie climat qui a été publié en novembre le projet qui a été publié en novembre dernier et sur les scénarios de notre dernier bilan prévisionnel qu'on a publié en 2023 donc les trois scénarios le scénario a d'atteindre des objectif public le scénario B qui teste des scénarios avec un léger retard et un scénario qui se confronte à un cadre macro-économique défavorable de mondialisation contrariée et sur chacun de ces scénarios on réalise des variantes de localisation des différentes filières de production et des différents enjeux sur la consommation euh donc ça c'est les scénarios sur lesquels on est en train de travailler et sur lesquels on va publier le schéma des le prochain schéma décennel et sur lesquels on va concerter notamment sur les propositions de localisation que ce soit sur la consommation la en terme d'industrie de mobilité de sobriété mais aussi production pour les énergies renouvelables terrestres marin et le nucléaire ça c'est pour les scénarios euh ça reboucle avec votre question par rapport à l'étude futur énergétique 2050 si on vous m'avez interrogé notamment sur les différents ordres de grandeur et comment s'y retrouver par rapport à ce qu'il y a dans le rapport d'abord un point important la situation dans laquelle on se trouve les choix qui ont été faits par le chef de l'État nous nous positionne plutôt dans les scénario de réindustrialisation des futurs énergétiques or le la figure dont vous parlez le graphique c'est ceux des scénarios de référence donc pour regarder les les les impacts sur les réseau de transport il faut plutôt regarder la page 512 du rapport avec la figure qui projette les coûts dans le les cas de variantes de réindustrialisation notamment sur la période 2035- 2050 ça change pas globalement les équilibre entre les différents scénarios par contre il y a quand même plus de réseaux à faire parce que il y a plus de consommation il y a plus de production euh il y a un autre effet c'est l'hypothèse de 50 % de nucléaire 50% de bah en fait il y a il y a les six scénarios qui sont les si on a présenté les couts réseaux pour les six scénarios donc il y a des scénarios avec plus de nucléaire d'autres avec plus de renouvelable plus la proportion nucléaire est importante quand on regarde les les plus les coup baissent pour le réseau voilà oui moins moins le réseau à construire à investir est est important donc plus les coûts son son sont moin c'est bien ça oui oui c'est ça c'est bien ça donc ma question c'était excusez-moi je comprends pas votre réponse mais mais je vous c'est de mon fait c'est pas du vutre euh donc on est sur une hypothèse de de minimisation des coûts d'investissement réseau bah dans le scénario qui amène à travailler dans le cas du scénario plutôt n03 que tout autre scénario envisagé au auourd'hui la trajectoire publique à l'horizon 2040 elle se rapproche plutôt d'un scénario N de que d'un scénario n03 les les les les les les choix de politique publique qui ont été fait notamment le discours de bfort Le le projet de stratégie française énergie- climat dans la catégorie des scénario n Il nous rapproche plutôt du scénario N2 avec un peu plus d'ofshore parce qu'il y a quand même le pacte éolien en mer qui prévoit 18 Gow d'éolien en mer raccordés en 2035 et 45 GW à l'horizon 2050 donc c'est aussi de la production qui n'était pas dans ces scénarios là donc dans donc là vous m'interrogiez sur quand on se positionne dans les futurs énergétiques 2050 quels sont les bons graphiques qu'il faut regarder pour le réseau c'est ceux des variantes de réindustri c'est 36 % de de de production nucléaire donc de de de renouvelable pilotable c'est bien ça c'est ça d'accord le maintenant ce qu'on fait depuis il y a eu des décisions qui ont été prises c'est ces décisions elles conduisent à accélérer la trajectoire il y a plus il y a la réindustrialisation arrive plus vite notamment en terme c'est ce qu'on voit dans les investissements dans les grandes zones industrielles au portuaires et c'est la principale conclusion du bilan prévisionnel 2023 qu'on a publié en septembre dernier et qui finalement tend à ramener vers la période 2025-235 une partie des investissements qui étaient prévus dans les futurs énerg 2050 dans la période 2035-250 c'est le cas pour la production d'électricité c'est le cas pour la consommation d'électricité de manière logique c'est le cas pour les réseaux et on le voit très concrètement dans notre trajectoire d'investissement avec les projet qui démarre pour la décarbonation donc aujourd'hui le scénario qu'on est en train de travailler c'est les scénarios du bilan prévisionnel qu'on a publié en septembre donc c'est des scénarios accélérés par rapport au scénario des futurs énergétiques donc ça veut dire qu'une partie des investissements qui étaient prévus dans les futurs énergétiques et que vous voyez dans ces graphiques ils ne se matérialiseront pas entre 2035 et 2050 mais entre 2030 et 2040 pour une bonne partie pour atteindre les objectifs publics dans des scénarios d'atteindre des objectifs publics donc des scénarios où il y a de la décarbonation des pr à en lit des pr à Graveline les PR qui doivent arriver à budget en 2042 mais finalement pour le réseau c'est à peu près 2040 et 18 GW d'ofshore en 2035 voilà c'est ces scénarios là qu'on travaille comme étant les scénarios d'atteinte d'objectifs public don c'est pas 6 + 8 c'est 6 à l'horizon 2040 oui c'est ça 2040 et après ce qu'on travaille dans notre scénario on va essayer de le tirer parce que il y a le beso vous avez parlé excusez-moi vous avez parlé tous d'untit anticipation je je comprends tout à fait comment peut-on développer le réseau en anticipation sans se projeter au-delà de 2040 et alors c'est pour ça que notamment sur le nucléaire et l'offshore notre scénario on le tire au-delà de 2040 typiquement on va regarder l'impact sur le système électrique de la planification des paires de PR après les paires de budget en regardant en fonction des différents sites où les les les nouveaux op pourraient arriver les impacts sur le système électrique donc l'enjeu c'est bien de tirer au-delà de 2040 par contre il y a des choses qu'on sait déjà on sait qu'il va y avoir des pr appenli Graveline buget on sait pas où vont arriver les paires d'après donc là on est dans un univers plus incertain on doit tester plus de variantes de localisation et et attendre attendre là ça ça ça peut avoir un coup sur ça peut accentuer les coûts plutôt que de voilà si si on a l'information complète c'est la PPE en fait ce dont il s'agit don nous plus l'information est complète et plus on a d'informations sur les différents paramètres mieux on peut dimensionner le réseau c'est ce que je vous disais en fait le réseau plus l'information est complète ou alors il faut accepter la décision en avenir un certain sinon on part trop tard et après le réseau il est pas là voilà mer euh je bon je voulais je voulais continuer à répondre mais bon on pourra ou je vais passer la parole à mes collègues Daniel tu avais demandé la la parole aussi Daniel était peut-être oui merci président deux questions la première est-ce que vous pouvez nous donner tant enédis que RTE la part de d'entérêt de par rapport aux investissements enterrés par rapport à l'aérien deuxème question on sait qu'on a et c'est ce que vous avez évoqué dans les investissements de transport il y a effectivement la l'industrialisation et il y a le développement des productions énergétiques qu'elle soi nucléaair mais aussi euh renouvelable on sait que cette part notamment renouvelable et elle peut fluctuer en fonction des conditions météo je crois que depuis le début de l'année on a eu une semaine particulièrement calme où le transport a été très limité provenant du renouvelable puisqu'il y avait pas de vent et il y avait pas trop d'ensoleillement ma ma question est-ce qu'on a par rapport aux investissements qui sont programmés euh l'idée de la part de l'investissement sur le renouvelable donc sur l'intermittent par rapport à du pilotable qui détermine après parce que j'ai bien compris et et c'est mathématique he pour tous ceux qui sont dans l'économie le comprennent très bien lorsque vous faites un investissement si d'un point x à un point y je je l'alimente avec une sécurité d'approvisonnement régulière il est évident que je diminue mes coûts de transport dès lors que j'ai une fluctuation de l'investissement réalisé par rapport à une hypothétique fourniture de transport ça modifie complètement le coût de transport Fabien François oui merci Président Madame l tour je je personnellement je me perd dans vos explications beaucoup de mal euh alors j'ai fait une petite recherche internet toute bête là euh et j'ai repris des une déclaration de RTE qui dit que le besoin d'in d'investissement est évalué entre 25 et 35 milliards d'euros par an à l'horizon 2030-235 euh ce qui représente un triplement par rapport aux 10 dernières années donc voilà source RTE j'ai pas entendu ça dans vos propos euh et c'est quand même je veux dire si c'est si c'est ça et notre commission elle est aussi pour le savoir c'est quand même des des des notions importantes sur le coût de l'électricité de demain pour tous les tous nos concitoyens ça ça aura forcément des répercussions enfin voilà juste ça parce que c'est vrai que sur cette partie financement du transport je pense qu'il y a eu un peu de un peu de flou artistique dans le dans dans la présentation euh s'agissant d'enedis je reviens effectivement moi je suis d'accord avec ce qu'a dit mon collègue réier je crois que on est sous une forme d'injonction sont contradictoire c'est-à-dire qu'aujourd'hui il faut que vous investissiez beaucoup euh pour le renouvelable et il faut le faire parce qu'il y a des projets qui émergent et d'un autre côté c'est moins de marge de manœuvre pour euh pour pour l'enfouissement notamment et on le voit bien dans un certain nombre de territoire moi je vois dans mon département il reste encore beaucoup trop de poteau beaucoup trop de poteau près de de zones boisées avec des gros problèmes dès qu'il y a du vent une tempête et et ce qui s'est passé en Bretagne a aussi montrer combien des des des je dirais des foyers des familles sont restés très longtemps sans sans électricité et puis troisième point mais là c'est un peu plus prospectif mais j'en profite pour vous en parler euh il y a une étude qui qui dit elle est pas forcément totalement idiote c'est que avec le réchauffement climatique il est pas exclu que que nous ayons aussi un ralentissement du golf stream euh ce qui voudrait dire que nous nous allions dans des années bien sûr qui sont un petit peu difficiles à déterminer mais probablement euh vers un climat qui soit plus américain avec des baisses de température l'hiver de de l'ordre de 8 à 9 % et et des été plus chaud donc je sais pas si ça a été pris dans vos scénarios d'anticipation on répond à à ces questions et après je je repasse la parole à Denise et à Fabien je vous je vous laisse répondre à à Daniel grimier et François Bonon merci merci pour pour les questions donc beaucoup de questions sur l'enfouissement et les investissements que nous nous qualifions de de de résilience donc aujourd'hui tous les nouveaux travaux toutes les nouvelles lignes que nous créons je vous ai cité des des chiffres sont à 98 % enterrés donc tout ce qui est développement du réseau nous privilégions très massivement l'enfouissement des lignes par contre il subsiste et vous l'avez noté bien sûr une part importante de réseau aérien qui serait je vous cite un chiffre si on voulait c'est une question queait posé le président de la République lors d'un déplacement en Bretagne le lendemain de de la grande tempête carane si nous voulions enfruir l'ensemble du réseau de distribution aujourd'hui c'est un coût estimé entre 120 et 150 milliards donc là on est vraiment dans des ordres de grandeur très importants il est beaucoup plus économiquement viable et intelligent de rénover de renforcer la résilience de changer les fils nus par exemple que vous avez mentionné qui sont encore nombreux en Bretagne c'est vrai on a pu s'en rendre compte dans la tempête malgré les investissements très très conséquents qui ont été mis en œuvre dans cette région ce sera une des questions à se poser dans le cadre de la reconstruction puisque évidemment nous avons d'abord réalimenté les clients et en rappelons que 90 % des clients du 1,2 million de clients coupés 1,2 million c'est un chiffre qu'on avait pas vu en un seul événement climatique depuis la tempête de 1900 les tempêtes de 1999 qui avait touché ensemble de la France alors là qu' elles nont touché si je puis dire Bretagne et Normandie de manière privilégiée donc 90 % de clients réalimenté en 3 jours grâce à une mobilisation exceptionnelle des techniciens d'énédis et de leur et des et des prestataires évidemment après il a fallu aller chercher les clients par petite poche dans un habitat extrêmement dispersé avec un réseau qui avait été détruit et qui est détruit et c'est pour ça qu'il faut le reconstruire par des vents jamais enregistré par météoance jusqu'à présent il n'en avait même pas trace dans les 100 ans ou les 50 ans d'exploitation donc il va falloir se poser la question pour la Bretagne du dessin optimum de cette reconstruction qui va prendre sans doute 2 ans pour être bien à la fois dessiner avec les autorités locales et ensuite construit comme on l'a fait lors des épisodes neigecollantes de dromardh comme on l'a fait dans la vallée de la Roya on a reconstruit complètement le réseau qui était parti alors qu'il était en fou mais quand les manages s'effondre et bien le réseau si il est en fou il s'en va avec les monentages du Mercantour quand elle ou les falaises quand elles tombent donc on cherche un équilibre mais vraiment je voudrais vous dire que le nouveau réseau il est enfoui de manière très massive en particulier dans les zones boisées où ça fait quand même beaucoup plus de sens de de l'enfouir eu vous m'avez posé ensuite une une question euh et donc on ne sacrifie pas les investissements dans dans enfin la résilience aux investissements dans les renouvelables on essae bien je ça je vous ai présenté deux objectifs en même temps de faire l'un et l'autre avec des programmes d'investissement pour la résilience et les aléas climatiques qui sont qui se déroulent effectivement sur plusieurs années voir une dizaines d'années progressivement il y a différents types de câbl à changer ou à enfuir et et c'est ça cette vision de long terme que nous essayons de program de programmer et puis après d'avoir on peut pas couvrir tous les coups toutes les situations d'aller à climatique quand la tempête souffle à 200 km/h forcément il y aura des dégâts là nous répondons par la mobilisation opérationnelle qui est fondé sur la péréc s' plaî il faut faire plus court parce qu'on va pas y arriver il y a eu des questions posées oui il y a eu des questions posées donc Dani François tu veuxi répondre à ta question la première partie non alors allez-y nous ne nous ne projetons pas de d'investir entre 25 et 35 milliards d'euros par an je pense que le chiffre auquel vous faites référence même si on peut en échanger si vous le souhaitez c'est celui de notre dernier schéma décennal qui projetait une cible d'investissement de l'ordre de 33 milliards d'euros mais sur la période couverte par le schéma de l'époque aujourd'hui RTE a investi en 2023 ,7 milliards d'euros ce qu'on prévoit et qu'on a présenté au régulateurs pour 2027 c'est de monter jusqu'à 3,7 milliard d'euros c'est déjà une sacrée croissance de nos investissements mais on projette pas du tout les ordres de grandeur dont vous parlez ce que nous projetons effectivement dans le cadre de notre prochain schéma décennal qu'on est en train de travailler et qu'on publiera en juin sur lequel on va consulter en février c'est une projection de l'ordre de 100 milliards d'euros d'ici à 2040 réparti sur toute la période de manière non linéaire pour répondre à la question qui avait été posée précédemment et avec des investissements qui évoluent en fonction notamment l'évolution du parc nucléaire du parc offshore je veux bien qu'on rediscute de la source dont vous parlez mais vraiment je pense que nous n'avons jamais envisager 25 à 35 milliards d'euros par an et que nous navons pas publié en ces termes sur les les les les les analyses globales je vous je vous renvoie notamment au chapitre 11 des futurs énergétiques qui regarde l'analyse économique d'ensemble de tous les scénarios donc il y a six scénarios qui prévoi différents mix de production avec plus ou moins de production pilotable et plus ou moins d'énergie renouvelable et donc un bouquet de flexibilité différent en fonction des scénarios et on voit les coûts complets de ces scénarios on voit des variantes sur les cûts de ces scénarios en fonction des des de l'évolution des coûts des différentes files et des coûs de financement ça permet de répondre dans des systèmes où on a besoin de plus d'énergie renouvelable il faut aussi investir dans plus de flexibilité et à donner la grande somme des besoins dans ces différents futurs merci Fabien Genet et Denise merci président Salm moi je voudrais remercier les les trois personnes qui viennent de témoigner dans notre commission d'enquête parce que je je trouve qu'on a peu dur je trouve que c'est assez clair sur un sujet qui ne l'est pas vraiment alors il est vrai comme j'ai présidé un syndicat d'énergie pendant 6 ans peut-être que j'ai une tolérance un peu plus grande à tous ces ces concepts moi ce qui me marque d'abord si vous le permettez président peut-être une une première remarque une impression qui se dégage de ces témoignages c'est qu'on a un peu le sentiment que vous mettez toute votre énergie à essayer de piloter ou de prévoir comment on va piloter un système alors qu'on on circule un peu dans le brouillard en tous les cas qu'on a beaucoup de brouillard devant nous et qui a tellement d'hypothèses à prendre en considération que la définition des scénaris est un peu est un peu complexe et vous avez très bien expliqué que effectivement ce qui marque le parlementaire que je suis c'est que finalement vous appuyez sur quelques discours présidentiels et on sait que parfois ces discours peuvent changer d'une année sur l'autre euh mais également sur quelques hypothèses et quelle association pour le Parlement pour la représentation nationale pour l'écosystème des collectivités euh finalement cette stratégie nationale on peut peut-être regretter qu'il n'y ait pas eu un grand débat national pour la fixer pour vous puissiez ensuite en tirer les les conclusions pour les les domaines de opérationnel qui sont qui sont les vôtres et d'ailleurs en vous entendant on se dit que au regard du du coût sur les transports sur les EnR est-ce que finalement le développement des EnR est-il bien raisonnable ça va certainement alimenter un certain nombre de de débats dans le pays pour revenir à mes questions moi je voudrais vous interroger sur les paramètres pris en compte vous évoquez beaucoup les risques climatiques bien évidemment au regard de l'actualité malheureusement est-ce que le risque géopolitique et l'éventuel l'éventualité d'un conflit sur le sol européen et dans notre pays et à un moment ou un autre pris en compte dans vos dans vos scénaris euh ce qui me marque également beaucoup c'est que on a eu beaucoup de TBL ronde sur le marché européen et là on parle de réseau franco-français quelle est la prise en côte de l'environnement européen est-ce que il est- est-ce qu'on ne pourrait pas imaginer effectivement qu'il y a des capacités de production installées en France qui permettent d'exporter dans les pays voisinant et est-ce que on pourrait donc faire rentrer cet élément dans la configuration des des réseaux et puis des des des questions plus plus pratiques sur l'autoconsommation on évoque souvent le fait que la révolution du véhicule électrique avec sa batterie avec sa capacité à stocker de l'énergie une partie de la journée à domicile ou sur le lieu de travail est-ce que tout tout cela ça représente un volume finalement négligeable ou est-ce que c'est une des évolutions que vous devez dont vous devez tenir compte une question très précise sur est-ce que la le réchauffement peut induire un développement de la climatisation l'été est-ce qu'on peut envisager un nouveau pic électrique l'été ou pas du tout est-ce que c'est négligeable et puis enfin parce que ça fait déjà beaucoup de questions et je vois l'œil noir du président est-ce que euh par rapport à tout ce que vous avez dit est-ce que finalement il y a un scénario dans lequel on pourrait être en retard puisque vous avez commencé à décrire une accélération par rapport au scénaris qui était envisagé il y a quelques mois ou quelques années les PR vous dit lorsque ils vont ouvrir en telle année et cetera jusqu'à présent le délai de livraison des premierspr c'est pas une science exacte alors on peut espérer qu'au niveau de l'industrialisation tout va aller mieux mais est-ce qu'il y a un risque et est-ce que entre cette accélération de la mutation et d'éventuels retard sur la production est-ce que il y a des risques de blackout dans les années à venir sm oui merci président je veux vous remercier mesdames et monessieurs pour vos prestations euh moi simplement je voulais interroger monsieur Deloge euh au titre de la CRÉ euh expliquez-moi j'ai quand même quelques quelques questionnements sur les côtes part demandé pour les raccordements euh ça ça m'interroge mais parce que je ne connais pas bien votre système et que je veux vous questionner est-ce que la CRÉ a une une philosophie particulière puisque j'ai bien compris que c'est vous le le gendarme mais dans toutous son côté positif le gendarme à la fois du réseau de transport pour les les producteurs qui demandent des raccordements sur le réseau de transport et à la fois sur le réseau de distribution pour les producteurs qui demandent un raccordement sur le réseau de distribution alors euh est-ce que vous avez une philosophie particulière si oui quelle est-elle est-ce que par exemple vous vous faites des distingo entre les gros producteurs les petits producteurs entre un producteur en région parisienne ou un producteur dans le petit département des Pyrenées atlantiques voilà est-ce que quel est votre philosophie justement sur la côte partart que vous n'intégrez pas dans le TURPE mais mais que vous laissez à la charge du producteur ça c'est important parce que à mon niveau je je déplore quand même que au niveau du réseau de distribution autrefois les collectivités territoriales pouvaient aider aider la commune qui elle-même aider son producteur aujourd'hui c'est plus possible tout est centralisé voilà je vous remercie président Daniel salmon merci monsieur le Président merci également pour vos présentations avoir une parfaite lisibilité dans un monde très changeant et une un exercice difficile très clairement sachant qu'on sait pas si on sera en 2040 à + 2 + 4 + 5 degrés donc voilà on est plutôt dans des dans des fourchettes dans des faisceaux plutôt que que dans des lignes et je le comprends parfaitement pour revenir sur le le financement le financement des réseaux donc la question de ma collègue tout de suite est très intéressante de savoir exactement le coup de raccordement qui qui le qui le porte exactement et on tout à l'heure vous parliez d'une baisse de consommation et si la baisse de la baisse de consommation va impacter vos recette donc c'est un peu le serpent qui se Mor la queue parce que si on fait plus de sobriété plus d'efficacité vous vous avez moins de recettes pour développer le réseau donc comment est-ce que vous voyez cette affaire là l'autoconsommation comment est-ce que ça va fonctionner également puisque dans une autoconsommation il y a moins la facture de l'usager et moins importante est-ce que il paye un un forfait raccordement ou est-ce que c'est un pourcentage de sa consommation je pense que ça aussi on a besoin de de le savoir et vous avez effectivement dans le dans le réseau il y a la part construction et il y a la part fonctionnement est-ce que vous pouvez nous donner un ratio une fois que le qu'on a le réseau qui est en place quelle est la part du coût du coût en fonctionnement voilà merci et ah si dernière chose dans le développement de du réseau est-ce que le facteur limitant c'est quoi c'est c'est l'argent est-ce que vous avez les compétences est-ce que vous avez la main d'œuvre qui qui est en capacité de de développer le réseau à la vitesse dont on a besoin merci allez-y madame lon si vous souhaitez prre la parole quelques questions mais mais mais pas toutes bien sûr je commencerai peut-être par la dernière merci de de la poser c'est extrêmement important pour nous parce qu'on nous venons beaucoup de parler d'investissement et donc de moyens financiers et de leur sources et de leur couverture mais ce défi que nous avons à relever ensemble c'est bien sûr un défi financier c'est aussi un défi industriel et donc il faut une filière des réseaux électriques avec des usines de production de câbl de post de distribution sur le sol français où on en Europe avec des sources d'approvisionnement qui sont extrêmement importantes pour nous et là aussi il y a des facteurs inflationnistes vous connaissez la hausse des prix du cuivre de l'aluminium mais il y a pas que le prix il y a aussi la sécurité d'approvisionnement enedis on est impactter quand il y a des problèmes sur des voies internationales de navigation parce que nos les matières premières pour les câbles qui vont être faits pour les sous-traitants sur lesquels on s'est engagé sur des marchés à 5 ans à 8 ans ils sont dans ces bateaux donc la géostratégie la géopolitique pas forcément dans dans les scénarios de développement de de croissance de consommation que nous les que nous les prenons puisque nous prenons les scénarios qui sont publics mais par contre dans notre politique industrielle en tant que grande entreprise qui doiv avoir des sources d'approvisionnement FiBL dans la durée puisqu'on est là sur des des projections à 20 10 30 40 ans c'est extrêmement important d'avoir une sécurité d'approvisionnement et d'avoir des une industrie locale donc c'est c'est un défi technique financier industriel et humain et merci de de poser la question et donc nous avons lancé avec avec RTE avec l'ensemble de la filière des réseaux qui regroupe quand même 1600 entreprises qui représentent 100000 emplois en France une initiative que nous avons appelé les écoles des réseaux électriques pour la transition écologique qui vise à à rendre attractif nos métiers pour attirer des jeunes notamment des jeunes techniciens et techniciennes parce qu'on a besoin de femmes aussi qui sont aujourd'hui en bac pro spécialité électricité je vous donne un seul chiffre pour répondre à votre question chaque année il sort à peu près 8000 jeunes diplômés Bac Pro spécialité électricité les besoins de notre filière c'est environ ce même chiffre de 8000 et là on n pas satisfait les besoins du nucléaire de l'automobile de l'aéronautique donc on a un vrai défi sur ce volume de sourcing et sourci sur l'attractivité de nos métiers dont la représentation dans les mentalités n'a pas forcément beaucoup changé alors que ces métiers ont énormément changé et ce sont des métiers de sens et inedis est devenu d'ailleurs une entreprise à mission autoconsommation c'est quelque chose qui se développe de manière très importante sur le plan individuel autoconsommation mais aussi collective il y a aujourd'hui à peu près 300 opérations d'autoconsommation collective qui fonctionnent en France que nous accompagnant il y en a 400 dans les tuyaux c'est d'ailleurs permis par le compteur Linky qui évite d'avoir deux compteurs un pour compter ce qu'on produit et un pour compter ce que l'on consomme tous ne nécessite pas des travaux importants heureusement de renforcement du réseau quand vous allez poser un panneau que vous achetez maintenant dans un supermarché sur votre toit enedis vous fait la la mise en service mais il y a pas de travaux importants par contre quand on est sur des installations agricole si elles sont dans un endroit où le réseau n'a pas été développé de manière importante pour des raisons d'optimum économique parce qu'il fallait pas surdimensionner des réseaux là où il y avait peu de consommation maintenant c'est là que se développe je l'ai dit le les énergies renouvelables donc il faut renforcer les réseaux faut faire des travaux pour créer des postes sources nous devons en créer environ 200 à l'horizon 2040 c'est considérable le véhicule électrique la question vous portez est posé est importante parce que une batterie c'est l'équivalent de trois ballons d'eau chaude en capacité de stockage électricité jusqu à présent on connaît surtout le ballon d'eau chaude comme outil pratique de stockage de l'électricité et donc dans les conditions dans lesqueles ces batteries vont être chargées quand on aura 8 millions en 2030 ou 17 millions on peut se tromper d'un ou 2 millions ça pas d'importance en 20035 c'est fondamental et n travaillons avec la creux à ce que les signaux tarifaires permettent d'optimiser cette recharge et qu'elle se fasse la nuit principalement et ou dans les heures où il n'y a pas de consommation importante sur d'autres usages et cela pour ne pas être conduit à faire d'autres investissements supplémentaires pour passer des pics de consommation qui serait d'ampleur si tout le monde se mettait à charger son véhicule électrique au même moment dans la journée puis ensuite il y a eu des questions sur l'exportation et les interconnexions donc je vais laisser plutôt RTO répondre madame l tour la parole alors peut-être je vais m'inscrire dans la suite du propos de Marianne lgot le le principe principal enjeu pour réussir cette transformation c'est celui du programme d'équipement c'est celui de réussir à mobiliser la base industrielle qui est capable de réaliser ses équipements tant en matériaux qu'en ressources d'ingénierie d'études et ensuite de monteurs pour les pyones tirer les câbles donc différents types de main d'œuvre c'est ça l'enjeu cette base de référence elle existe elle existe en France en Europe c'est celle qui a fait les investissements dans le système électrique dans au cours du 20e siècle qui a continué au cours du 21e siècle il faut maintenant qu'on arrive à lui donner de la stabilité dans la dans nos perspectives d'investissement de la confiance c'est ce dont j'ai parlé dans mon propos liminire Nicolas de loge l'a évoqué aussi c'est le principal enjeu et en fait c'est une réalité aujourd'hui dans nos propositions de devis ça s'appelle pas comme ça mais pour les raccordements ce qui fait le délai dans le raccordement au réseau c'est la la le délai le délai de commande pour certains matériaux par exemple les transformateurs de puissance le délai entre moment où là où on commande et le moment où le fournisseur fabrique se sont allongés parce qu'en fait il y a plus de il y a plus aujourd'hui de demande que d'offre et c'est bien ce ce ce travail sur la base industrielle qu'on a commencé et qu'on doit mener dans le cadre de notre schéma décennal sur les coûts de fonctionnement les scénarios que l'on présente il présentent bien les cû d'investissement et les coûts de fonctionnement j'aimerais y revenir ça ça reboucle sur la question sur et finalement et la fiabilité des dates annoncé pour la mise en service des différents moyens tout l'enjeu pour le réseau euh le réseau il doit être là avant le moment où le moyen de production où le consommateur est là s'il est pas là et qu'il y a le moyen de production bah en fait d'abord c'est vraiment un problème pour le système électrique au global on a investi dans un moyen de production dans une usine et elle est pas capable de tourner donc en fait le réseau il doit toujours être là avant et si le réseau il s'est pas adapté je prends l'exemple des moyens de production ce qui se passe c'est qu'on va pas arrêter le fonctionnement global du système électrique on va baisser des moyens de production un endroit augmenter d'autres via les mécanismes de pilotage global du système électrique qu'on a et pour ça on va payer et ça ça va faire des coupts de fonctionnement du système électrique ce sont les 4 milliards d'euros du système électrique allemand par an que j'ai évoqué tout à l'heure donc en fait si on a n'investit pas dans le réseau mais que la transformation de l'appareil de production et la transformation de l'appareil de consommation se fait et ben là pour le coup on aura des coûts très prononcés d'exploitation du réseau le temps que les infrastructures arrivent et là bah ça peut durer longtemps je n'ai rien contre le système électrique allemand ni contre l'efficacité des gestionnaires de réseau allemand mais c'est un bon exemple de ce qui se passe si on lance pas suffisamment tôt les investissements dans le réseau de transport d'électricité pour ce qui est du risque géopolitique alors S aller jusqu'à la guerre sur le sol français c'est c'est un travail qu'on a mené dans le cadre de notre dernier bilan prévisionnel on a trois scénarios d'équilibre offre demande trois grandes familles de scénarios qu'on travaille dont un scénario macro-économique qui réfléchit à un monde plus adverse qui est celui notamment de contraintte d'approvisionnement d'augmentation des coûts du capital de de voilà de d'augmentation des prix sur les combustibles et pour voir l'impact sur sur les stratégies d'évolution du système électrique c'est aussi un scénario dans lequel on va travailler pour notre stratégie réseau pour envoir l'impact donc on a bien cherché à se confronter à un monde plus adverse pour la transformation dans le système électrique et ça permet de montrer aussi l'intérêt je reviens à mon propos d'avant de relocaliser les filières de production en France et en Europe pour les différents composants du système électrique pour les réseaux mais pas que pour les réseaux pour les batteries pour les les différents matériaux pour le système interconnecté alors effectivement on parle beaucoup de réseau français aujourd'hui et le système électrique français je pense qu'il est important de rappeler que dans toutes nos modélisations qu'il s'agisse des modélisations d'équilibre offre- dememande ou des des modélisations du réseau on modélise le système interconnecté donc on modélise la France les lignes d'interconnexion entre la France et ses voisins et on modélise les changements de politique énergétique prévu chez nos voisins et les grands axes simplifiés du réseau de nos voisins pour voir comment le système électrique dans son ensemble fonctionne et on se base pour ça sur des échanges de données qu'on fait dans le cadre de l'Association européenne des gestionnaires de réseau de transport d'électricité qui a été créé par le règlement marché intérieur et qui permet d'avoir ce type d'information dans notre modélisation aujourd'hui on intègre les projets qui existent évidemment ceux qui sont d'ors et déjà décidés et donc on les met en service à leur date d'horizon de mise en service aujourd'hui on a cinq projets d'interconnexion qui sont en cours de développement par contre le choix qu'on a fait dans le le le le prochain schéma décennal et c'est aussi le choix qu'on avait fait dans le bilan prévisionnel aujourd'hui on on na pas fait d'évolution du portefeuille d'interconnexion on a donc des projets en développement quelques projets à l'étude mais on simule pas des projets qui n'existent pas pour essayer de voir ce qu' pourrait y avoir de plus en terme d'interconnexion on garde le portefeuille de projet existant c'est le seul paramètre qui n'a pas beaucoup évolué depuis notre dernier schéma décennal en fait on n' pas beaucoup de nouveaux projets d'interconnexion en fait on en a même pas du tout voilà pour répondre ça les parties code part donc le concept de la code part c'est quand il y a un ouvrage mutualisé donc un poste typiquement qui va servir à tout le monde donc à T tous les producteurir d'une zone ce poste a un coût il a un coût moins important s'il est mutualisé que si on faisait plein de petits postes donc ce coût là bah la code part vise à refléter ce coût pour les pour le le producteur sur la question de du niveau de prise en charge finalement qu'est-ce qui est à la charge du tarif des réseaux qu'est-ce qui est à la charge du porteur de projet ou du consommateur qui se raccorde alors ça dépend alors c'est une certaine complexité je ne vous le cache pas ça dépend du type de raccordement si on est consommateur ou producteur quelques chiffres euh pour un raccordement d'un consommateur classique c'est 40 % pour 40 % qui est pris par le le tarif de réseau pour le cas d'une borne de recharge ouverte au public c'est 75 % qui est pris par le tarif de réseau pour ce qui est de la production ça dépend de la puissance vous voyez c'est c'est très simple les grosses installations vont payer quasiment tous les coûts de raccordement les petites quasiment rien le tur va prendre en charge donc voilà il y a il y a une une fonction décroissante plus on est gros plus on paye la partie son raccordement un point important pour nous régulateur envoyer un signal du coût du raccordement c'est très important pour que les porteurs de projet fassent des bons choix pour le réseau c'est pas parce que ça permet de réduire les coûts et en matière de réseau une baisse des coûts c'est une baisse des délais un petit poste c'est plus simple qu'un très gros poste donc il est important d'envoyer voyer signal économique et de pas l'effacer complètement en se disant bon bah tout ça est gratuit et on envoie pas de signal donc quel que soit le placement de de du des des porteurs de projets ça pose pas de de question euh autre point sur la baisse de consommation qui a été évoqué c'est pas euh on on est dans un cas où tous les scénarios prévoi globalement une remontée des consommation la vitesse de remontée de ses consommations peut-être questionné il y a plusieurs scénarios justement mais globalement on a une remontée des consommations j'en profite pour vous répondre monsieur le rapporteur puisque je n'ai pas été très clair et je n'avais pas les chiffres 21 22 en janvier c'était 52 TWh de consommation 22 23 23 oui 22 23 c'est 47 TWh donc vous voyez on a décroché les mois de janvier il y a moins de consommation en 2223 quand en 2324 pardon oui c'était 24 que vous demandz 23 23 24 c'est 47 TWh 21 2 c'était 52 TWh c'est les mois de janvier le mois de janvier 23 ils ont commcé le mois de janvier 23 c'était 47 le mois de janvier 24 qui vient de se finir c'est 47 TWh aussi voilà donc il y a effectivement cette baisse qu'on a constaté mais tous les scénario indique une remontée donc on ne sera pas dans un système où on aura de moins en moins de consommation avec un réseau toujours plus gros c'est pas le c'est pas un un sujet pour répondre peut-être sur un volet financier sur la part OPEX euh charge de capital dans les tarifs c'est à peu près autant les charges de capital aujourd'hui représentent à peu près autant que les charges d'exploitation dans les tarifs des réseaux de RTE et d'enedis euh voilà moi j'aimerais rebondir sur ce que vient de dire Nicolas Deloche sur les codes part sans du tout vouloir critiquer le système qui a qui fonctionne bien notamment pour le raccordement des énergies renouvelable on voit quand même la complexité du cadre de raccordement derrière ce qui qu'il vient de dire et et c'est l'enjeu que je voulais dire on va avoir un enjeu de simplification de ce cadre si on veut pouvoir faire l'accélération sur les différents déterminants quels qu'ils soi la consommation la production ce cadre aujourd'hui il est quand même très difficile et très peu lisible je pense que les vos questions le montrent aussi et sa simplification ça va être un enjeu je pense collectif j'auris une question euh sur la l'utilisation le le cadre que constituent les S3R ENR euh bon ce ce cadre est assez ancien c'est votre cadre de ouais relativement ancien quand même il est pas il est pas tout récent les les S3 RNR existent depuis voilà euh la la la loi que nous avons voté il y a peu prévoit la mise en place de de zones d'accélération sur le territoire euh est-ce que la manière dont les cette loi se déploie territorialement complexifie la problématique qui est la vôre ou ou la facilite sachant que les choses sont relativement récentes aussi on est les choses sont en train de se mettre en place mais mais est-ce que c'est un cadre qui qui voilà qui facilite les choses de votre point de vue de transport ou ou distribution merci monsieur Président je je commencer une une première réponse côté nédice mais on travaille très étroitement avec RTE sur ces sujets pour nous c'est une c'est une bonne nouvelle c'est une bonne nouvelle parce que on on fait un effort de on voit bien dans tous nos échanges à quel point la planification l'anticipation la vision long terme comme l'a dit ma collègue de RTE le réseau sera toujours plus long à construire qu'un projet de NR à se développer c'est factuel c'est physique donc il nous faut vraiment planifier et anticiper avoir des zones d'accélération ou l'un des critères de l'accélération c'est la disponibilité du réseau c'estàd est-ce qu'il y a une ligne à Ha très haute tension est-ce qu'il y a un poste source qui fait le lien avec les lignes gérées par enedis est-ce que cette infrastructure elle est elle a de la place encore où est-ce qu'elle est saturée c'est quand même extrêmement important pour être capable de dire au porteurs de projet écoutez dans un département venez plutôt au sud là parce que là il y a de la place il y a de la capacité tout de suite vous allez pouvoir être accorder très rapidement avec des coûts moindres parce que nous n'aurons pas de travaux assez longs à faire de construire une ligne à Ha tension c'est assez long construire un poste source aussi plutôt que d'aller à tel endroit où c'est déjà saturé parce que il y a déjà eu beaucoup beaucoup de projets dans des zones où je le rappelle il y avait souvent peu de consommateurs car peu d'habitants donc pour nous c'est une très bonne nouvelle ensuite pour vous répondre sur la mise en œuvre les comités régionaux de l'énergie se sont mis en place au nombre de 12 RTE et nedis ils sont présents nous avons demandé à être présents justement pour être capable de fournir les données et donc nous faisons un énorme travail de mise à disposition de d'applications digitales de de de données exposé et qui montre aux collectivités locales différents niveaux vont être impliqués dans la la définition de ses zones et l'orientation des projets de leur donner la bonne visualisation des endroits où il y a la place sur le réseau avec une estimation également des coûts et des délais associés et donc pour nous c'est un ça fait partie d'ailleurs de nos investissements ces investissements système d'information c'est notre devoir de mettre à disposition des informations qui sont complexes qui sont techniques pour les décideurs locaux pour les aider à mieux prioriser et donc à mieux anticiper et donc à réduire les coûts pour le système électrique et donc pour la collectivité parce que c'est finalement c'est ça qui doit nous guider dans un système de de d'optimum économique et de et de service public donc c'est un peu trop tôt pour vous répondre sur est-ce que ça fonctionne parce qu'on est qu'au début il y a eu une voire deux réunions de ces comités régionaux mais en tout cas ça part d'une attention qui et d'une vision qui est vraiment importante de de développer de mieux planifier à tous les échelles de la planification nationale régionale départementale local au niveau des aode et en lien avec les gestionnaires de de réseau et selon vous ça permettra d'optimiser les les réseaux à construire par rapport à une situation où il y aurait pas ce ce type de démarche de cadre on devit construire moins de réseau et donc en en fait en fait générer des la loi à paire elle elle prévoit une révision plus régulière donc ça permettra d'être moins en retard dans la prise en compte ça permet ça prévoit surtout qu'il y aura une incitation au producteurs à déclarer l'endroit où ils vont mettre leur projet et ça ça permettra d'économiser du réseau de façon quasi certaine donc ça rentre un peu dans l'idée de la planification finalement demander au porteur de projet tô dans le processus de dire je vais plutôt m'installer dans telle zone ça évitera d'avoir des ouvrages qui servent un peu à tout mais on sait pas trop à la fin si finalement ils seront bien dimensionné et ça permettra donc à partir du moment on a un niveau de certitude plus élevé d'approuver nous par exemple régulateur auprès de RTE d'approuver des projets en les faisant démarrer en avance pour pas qu'il soit en retard par rapport à l'arrivée des projs et je pense que c'est ça l'objectif c'est de ne pas être en retard par rapport à l' des projets on peut compléter la réponse avec les S3R ENR de de point de vue d'edis en tout cas c'était un bon système pour faire décoller les énergies renouvelables ça fait ses preuves ça continue à bien fonctionner mais ça prend trop de temps et ça n'anticipe pas assez et donc de fait beaucoup de s30nr sont déjà saturés au moment même où ils sont signés simplement parce qu'on a mis beaucoup de temps à les élaborer du fait vous savez de toutes les concertations et des adéquations voilà donc le décret de la loi à pa sur lequel l'administration travaille il doit permettre de redonner un caractère de vision plus lointaine plus anticipatrice aux S3R ENR et Madame l tour ça va avoir un impact sur le szdr que que vous préparez ça devrait normalement non oui alors on de toute façon on par des S3R ENR et des ouvrages qui sont déjà identifiés dans les S3R enr ils nous permettent pas d'aller jusqu'à la vision 2040 donc on doit quand même faire des projections au-delà de ce qu'il y a de planifier nous ce qu'on trouve vraiment bien c'est que ça va permettre d'identifier des ouvrages prioritaires et donc dans le cahier des charges de de des prochains S3R ENR on va pouvoir travailler en lien avec nedis avec la creux avec les producteurs comment on dimensionne bien ces ouvrages prioritaires pour qu'ils offrent bien de la capacité et qu'on évite justement d'avoir en voilà qu'on qu'on soit sur le bon dimensionnement et nous on est du coup très favorable à ça monsieur le rapporteur ou monsieur le Président de de de petites questions pour ma part là alors on parle souvent de simplification vous avez parlé de simplification du code de raccordement est-ce que vous auriez peut-être pas là ce soir en audition mais en tout cas des éléments à nous apporter là-dessus sur ce que vous souhaiteriez sur ce qui vous semblerait efficace euh si vous pouvez nous communiquer ça on est on est preneur bien entendu et puis euh il y a des nouvelles lignes qui sont prévues des lignes aériennes de 400000 V qui sont prévues je sais pas où et quand elles sont prévues et est-ce que vous anticiper des problèmes d'acceptabilité pour ces ces lignes et quelle est la différence de coût quel rapport entre les aériennes et les enfouis euh c'est un rapport de ind 10 de combien je sais pas juste la première question bien évidemment mais bien volontiers on vous fournira ce ce travail d'autant qu'on a fait un travail commun avec RTE pour faire des propositions de simplification qui ne sont pas toutes d'ordre législative he certaines sont sont réglementaires mais on on a bien cette vision à partir de ce qui a déjà été fait comme simplification ce qui resterait à faire en terme d'autorisation de concertation de de rapidité donc bien volontiers évidemment également euh par exemple quand on parle de raccordement on a beaucoup parlé de sujet dont je pense vous vous parlez souvent le nucléaire les énergies renouvelables sur le réseau il y a un des éléments sur lequel on a vraiment beaucoup de demandes de raccordement donc c'est du concret hein c'est des personnes qui viennent nous voir et qui nous demandent et qui sont prêts à payer pour qu'on fasse une un devis de raccordement c'est les Data Center les Data Center ils notamment dans la zone de l'Île-de-France et vers Marseille ça se raccorde directement sur le 400 kV ça a des vrais impacts sur la structure de réseau quel cadre de raccordement on leur applique on y pense pas hein quand on pense au système électrique d'ensemble ça semble être un petit sujet en vrai ça l'IT pas c'est typiquement les sujets qu' sur lesquels on aimerait bien travailler euh alors sur les lignes à très haute tension parce que je pense que c'est bien sur le 400 kW que porte votre question plusieurs choses il y a des projets qui existent sur lesquels il y a des concertations en cours les projets des zones de décarbonation il y a quelques projets par exemple vers dans la zone d'Orléan qui sont en train de se lancer dans des zones qui sont des bouchons du réseau de transport d'électricité sur lesquels on lance des infrastructures 400 kV dans la zone un projet qu'on appelle Amien petitco qui permet qui va permettre le Pr de panli d'arrivé et la production éolienne offshore voilà il commence à y avoir des projets 400 kV ceux-là ils sont bien identifiés il y a des concertations qui commence après il y a nos projections en terme de kilométrage c'est les chiffres dont vous avez aviez parlé tout à l'heure qui sont issus des futurs énergétiques 2050 ce sur lesquels on va travailler à l'horizon 2040 cela aujourd'hui on n pas des vrais projets derrière aujourd'hui ce qu'on arrive à faire c'est identifier les zones du réseau qui sont en fragilité regarder s'il est possible éventuellement d'optimiser les infrastructures existantes ou s'il faut de nouvelles infrastructures est-ce que ces nouvelles infrastructures c'est forcément du réseau le régulateur par exemple nous invite à regarder si il n'y a pas des alternatives au réseau comme les batteries comme le le l'hydrogène voilà on essaie de regarder aussi les alternatives et on projette des cas où il y aurait des infrastructures et notamment on veut via ces kilométrages essayer de mobiliser notre écosystème de fournisseur pour voir dans quelle mesure ils peuvent répondre dans ces kilométrages il y a aussi le renouvellement du réseau existant parce qu'on a une partie des conducteurs à renouveler et on les change du coup euh donc il y a pas toujours des des projets voilà on a en fait on n pas la carte avec tous les projets précis qu'on doit faire d'ici à 2040 on connaît les besoins en terme de renouvellement patrimonial on commence à identifier les zones qui vont être fragiles maintenant le travail qu'on doit faire c'est regarder est-ce qu'il y a pas des choses qu'on peut faire en même temps c'est-à-dire par le billet du renouvellement tiré de l'adaptation du réseau euh voilà donc ça ce travail il est en cours on va interroger notre base industrielle sur la capacité à répondre on va interroger y compris dans le schéma décennal sur les bonnes stratégies de développement voilà au global du réseau de transport et ça nous permettra ensuite de planifier chaque infrastructure au cas par cas ce débat on l'aura avec la CRÉ on l'aura aussi avec la Commission nationale du débat publ comme le SDDR est un plan programme il sera soumis soit à concertation préalable soit à débat public avant d'être regardé par l'autorité environnementale vous m'interrogez sur le 400 kV donc il n'est pas possible dansen fuir le 400 kV en courant alternatif si on veut enfouir des lignes à très haute tension il faut passer sur des liaisons à courant continu donc le courant continu c'est au moins six fois plus cher que le courant alternatif et aujourd'hui c'est la technologie qui est utilisée pour les raccordements offshore notamment bientôt en France mais aussi dans le reste de l'Europe et dans le monde c'est une c'est une chaîne de valeur qui est très uré euh il y a pas beaucoup de de de de fournisseurs donc en fait il y a des très longs délis de production euh en fait aujourd'hui les créneaux pour le le le courant continu on réserve des créneaux pour 2032 2035 pour avoir des câbles donc bah si on veut faire des ouvrages rapidement c'est pas sur cette technologie voilà et bon 5 à si fois plus cher voilà là c'est pas c'est pas les ces ordes de grandeur là on va arrêter là s'il a pas d'utre question j'avais juste un point euh est-ce que vous anticipez la le positionnement sur le sur le réseau dans vos schémas euh des des électrolyseurs qui sont annoncés comme des moyens de flexibilité importants euh pas pas immédiatement mais à moyen et moyen et long terme vous pouvez en dire de mots là de ça ou oui c'est oui ça ça en fait partie euh donc pour le le sch donc on pour pour pouvoir projeter cela on se base notamment sur les demandes de raccordement qu'on reçoit on on a beaucoup de demandes sur l'électrolyse souvent c'est dans c'est assez proche des zones de décarbonation de l'industrie c'est ce qu'on constate donc on le positionne généralement dans ces zoneslà ça fait partie des points sur lesquels on interrogera dans notre consultation publique de fin février on expliquera ce qu'on a fait où on les a positionné quel volume ça ça implique quels sont les enjeux aussi autour de la flexibilité de ces électrolyseurs et ensuite on regardera l'impact que ça ça sur le réseau voilà de manière générale dans le SDDR on localise tout en fait c'est le but c'est d'aller sur la pour ça que je posais la question avec quand même un point nous nous régulateurs sur ces questions électrour c'est qu'on sait aussi que tous les projets ne se feront probablement pas ou et donc il y a il y a en plus de savoir où il se trouve avoir une certaine vision de qu'est-ce qui va se faire qu'est-ce qui va pas se faire et ça joue beaucoup dans le dimensionnement du réseau qu'on va avoir au final mais il y a une part d'électrolyseurs qui qui qui seront installés pour pour le fonctionnement du réseau lui-même indépendamment des problématiques de décarbonation de sitite industriel ou autre non alors par rapport à la question de l'intermittence non mais c'est c'est intéressant en fait dans le quand on prend l'exemple de faux surmer dans les infrastructures qu'on a proposé pour la mutualisation sur l'industrie on a proposé deux types de contrat de raccordement l'un notamment qui permettait d'avoir des coups de raccordement plus faibles si on offrait des services de flexibilité et en fait ce contrat de raccordement il était très enfin on se disait qu'il qu'il plairait aux électrolyseurs qu'il le choisirait parce que on parle souvent de la flexibilité des électrolyseurs et en fait on a été surpris ils sont pas positionnés sur celui-ci ils sont positionné sur le raccordement au réseau sans solution flexible donc pour pouvoir fonctionner quelle que soit la disponibilité du réseau voilà ils ont ils ont choisi le cadre de raccordement réseau plus cher mais du coup qui leur permet de fonctionner comme ils le souhaitent c'était un peu une surprise pour nous ok écoutez merci beaucoup pour cet échange merci monsieur le Président merciationou merci bien bon courage pour tout le pour tout le travail qui reste à faire dont nous venons de parler merci y