Périco Légasse :"J’en ai ras-le-bol des juges qui se croient au-dessus des lois"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Oui, moi j'en ai ralbol de ces juges qui se croient au-dessus des lois. D'abord parce que l'autorité judiciaire qu'il représente à pour mission de la bonne application de la loi quand certains la transgressent et qui n'échappent pas eux-mêmes à ce principe les juges. Pour autant, leur colère est légitime car le manque de moyens matériel et humain dont souffre la justice française est une évidence accablante et accablante pour la République évidemment pour l'État.
Et s'il est une institution qui se doit fonctionner sans entraame ni contrainte, c'est bien celle-là. Donc OK pour le coup de gueule des juges. Or, nous savons que la situation dans nombre de tribunaux et de greffes est indigne d'un pays [raclement de gorge] comme la France.
La tragédie de la petite Liana étant l'alarme de colère qui a provoqué le tsunami politique que l'on sait. Tout ça est accordé. Et si les magistrats ont bien sûr le droit de protester contre les conséquences parfois terribles de ces carences, ils ne peuvent se défausser quand une procédure mal conduite aboutit à une injustice, surtout s'il s'agit de la mort d'un enfant.
L'autre institution chargée de l'application de la loi et de l'interpellation de ceux qui la violent ou tentent de la violer, à savoir la police, je parle des forces de l'ordre en général et soumise à une autorité administrative veillant à ce que cette mission s'exerce dans le strict respect de la loi. Je vous parle de l'inspection générale des services, l'IGS, la police des palises que les policiers appellent les bœufs, les bœufs carottes que redoute tout particulièrement les policiers parce qu'elle est implacable et on a vu souvent l'IGS arriver et voilà dire c'est comme ça et pas autrement y compris lorsque le policier a du férissage de son arme en situation de légitime défense. Cette légitime défense doit être établie de façon formelle et je peux vous dire qu'on leur fait pas de cadeaux.
J'en veux pour preuve la la procédure judiciaire à l'encontre du fonctionnaire ayant provoqué la mort de Naël à Nanterre en 2023 témoigne de cette de cette rigueur. Si une erreur policière implique une enquête immédiate et des sanctions d'une d'une sévérité avérée en cas de manquement, [raclement de gorge] il est tout à fait légitime au sens littéral du terme, je dis bien légitime la loi, qu'une erreur judiciaire aux conséquences potentiellement tragique fasse aussi l'objet d'une procédure. Ce sont les magistrats eux-mêmes pour voilà pour pour éloigner toute suspicion d'impunité qui devrait exiger d'être contrôlé par d'autres magistrats en cas de défaillance d'une procédure.
Un état de droit digne de ce nom doit s'assurer de la bonne application du droit par ceux qui sont censés le faire respecter. C'est même là une valeur basique garantissant un bon fonctionnement de la justice. La citoyenneté de ce pays n'en respectera que mieux l'autorité judiciaire si elle sait que cette dernière est elle aussi justiciable et qu'elle doit rendre des compte en cas d'erreur.
Cette idée semble heurter voir indigner certains magistrats qui le qui manifestent là qui qui qui témoignent de leur colère. La cour d'appel. Étonnant hein.
Étonnant parce que car la justice elle-même repose sur ce principe fondamental celui de l'appel. La cour d'appel est en soin un tribunal des juges ou des juges jugent d'autres juges. Et si le juge d'appel considère que le juge d'instance s'est trompé, il rectifie son jugement et dit le droit comme il l'entend.
Ce n'est pas tout. Le juge d'appel peut lui-même être rejugé par la Cour de cassation et voir son jugement cassé. Il n'y a aucune entorse ni juridique, ni morale, ni politique à ce qu'un magistrat ayant défailli soit contrôlé par d'autres magistrats et se voi sanctionner si cette défaillance est jugée comme grave.
Voilà le bon sens.
Perico Legasse