BÂTIMENT 5, UN ANTIDOTE AU RACISME ET À LA CONNERIE AMBIANTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] moi j'habite au grand bosqueet donc forcément je suis au courant du projet de rénovation mais je viens de découvrir qu'il avait complètement changé les nouveaux logements qui sont prévus ils ont plus la capacité d'accueillir de familles nombreuses j'ai pas le dossier en tête mais ce que je peux vous dire c'est que la ville fait vraiment de son mieux pour rénover quartier non justement c'est mignon mais ça sert à rien c'est très bien quoi qu'on fasse on passera toujours pour qui vandalisme on peut pas être que en colère on peut pas si on en a marre de voir toujours les mêmes nous gouverner c'est à nous d'agir je suis vraiment très content de vous vous recevoir pour ce film qui m'a complètement scotché je pense que beaucoup de gens vont être vont être comme moi quoi je l'ai vu en en une nuit sur mon mon ordi fatigué mais je suis resté devant l'écran comme ça quoi alors je dois préciser qu'on est partenaire du film c'estàdire qu'il y a not notre petit logo et cetera mais c'est vraiment pas pour ça que je vous invite parce que si le film m'avait déplu ou si il y a aucun comment dire aucun intérêt financier ni pour vous ni pour moi c'est simplement que ce film est est important il est important dans ce qui dit dans ce qui montre dans dans il est important aujourd'hui avec la montée du du du Front national on donne jamais la parole du quoi du du rassemblement donc VO je Giordano gellerdini je je ne trompe pas dans le nom non vous êtes le le le coscénariste de du film de l'ADEL donc qui s'appelle bâtiment 5 pour lequel vous vous êtes là aujourd'hui qui sort qui sort cette semaine puisqu'on va l'émission sera diffusée en même temps que la sortie donc ben je suis aussi content parce que je de vous avoir tous les deux parce que le le le scénar est d'enfer les personnages sont sont hyper crédibles euh l'histoire est quand même compliquée puisqu'on est enfin je vais pas la la raconter jusqu'au bout mais pour pour que les gens sit tuent quoi on est dans un dans un quartier HLM d'une d'une banlieue ce fameux bâtiment 5 et on a le combat de ses habitants contre une une mairie corrompu enfin avec des personnages très typés et on est on est un peu comme dans Les Misérables Les Misérables c'était une autre histoire mais on est complètement emballé tu tu tu as ce on se tu toi c'est c'est tu as ce cet énorme talent de de de créer une tension qui qui ne retombe jamais quoi et et je sais pas comment comment tu fais ou comment vous faites mais évidemment ça repose sur un sur un scénario j'imagine qu'il y a eu un grand travail de préparation et d'écriture et et voilà donc on va essayer de parler du film de de de puis aussi de la France et de tout ce que de tout ce que ça recoupe donc comment comment c'est venu quel est le lien avec les misérables enfin et cetera alors comment c'est venu bah en écrivant les Les Misérables moi j'ai j'avais surtout envie de de raconter mon histoire de témoigner de tout ce que j'ai pu vivre ces 30 dernières années dans mon quartier à cléch mon fermeil donc on s'est dit qu'on allait le le penser vraiment comme une trilogie donc on avait eu un premier volet qui était les misérables qui était plutôt actuel on parlait de violence policière ensuite on on a on a eu cette idée de de parler du mogement parce que à chaque fois c'est des histoires personnelles quand on prend les misérables c'est le bavur policière c'est vraiment les choses que j'ai vécu c'était une bavure que j'avais filmé à l'époque suite à ça il une enquête de l'IGS des policiers suspendus donc j'en ai fait une fiction là le problème du du mallogement B je je l' aussi vécu parce que pour la petite histoire ben nous on a grandi au Bosquet quand nos parents sont arrivés bah ils ont acheté parce que c'est une copropriété c'est c'est c'est du privé en fait on éétait pas dans des HLM donc nos parents étaient propriétaires de leur logement et au bout de 20 ans quand ils ont fini de de payer le leur crédit bah on leur a dit que c'est les appartements ne valaient plus rien et ils ont été expropriés voilà pour 15000 € tes parents c'est quoi comme boulot ton père mon père était Bour à la mairie de Paris ma mère MEUR au foyer donc voilà toute sa vie il a il a travaillé pour payer son appart et à la fin on lui dit que qu'il va être exproprié voilà c'est quelque chose qui nous a marqué il se trouve que c'est arrivé à beaucoup de gens dans dans le quartier et voilà il y a une lutte qui s'est mis en place et voilà on s'est on s'est battu pour essayer de de rester de pas être exproprié et et le combat a été long et finalement les les habitants on finit par être exproprié c'est quelque chose qui nous a marqué qui nous a traumatisé et donc on a décidé d'en d'en faire un film d'accord d'ailleurs je la la la la première séquence du film elle est très frappante euh c'est la mort d'une d'une d'une grand-mère dont la la petite fille euh il l'amène dans le cercueil et le cercueil descend les caches d'escaliers et c'est assez suffoquant quoi et la et et on se dit parce que je connais des des des des des des africains ou des des Français d'origine africaine qui qui sortent pas de leur leur maison et souvent des personnes âgées et ils vivent dans une boîte et ils finissent dans une boîte quoi et il y a et ça donne tout de suite une une tonalité au film une note on voit la difficulté mais on voit aussi la fraternité entre les les les gens qui portent le cercueil et puis après le film démarre à tombe ouvert mais c'était très bien de l'introduire comme ça ba VO la BAE un petit peu attention lâche lâche un tout petit peu en attention attends stop vasy V vas-y vas-y frère on repasse avec lui en voilà doucement doucement attention douc c'est vrai que pour la la première enfin pour la scène d'ouverture avec jordanon on s'est dit qu'il fallait une séquence forte et en même temps une séquence qui qui raconte aussi tous les différents problèmes qu'on peut rencontrer en habitant dans ces quartiers et on a eu cette idée de de la descente du cercueil parce que une fois de plus c'est des choses qu'on a vu qu'on a vécu donc on s'est dit c'était important de commencer par cette scène forte qui décrit vraiment toutes les difficultés que les gens peuvent vivre d'ailleurs une comédienne qui qui dit dans dans la scène on vit dans des conditions difficiles et on meurt dans des conditions difficiles donc ça définit un peu les conditions de vie des habitants ouais c'était l'envie de de de de poser le sujet tout de suite des dès que le film commence avec cette scène et puis par rapport au lien des du film Les Misérables c'est que les misérables se termine dans cette cage d'escalier et celui-ci commence le jeune on sait pas sil va balancer son en faitant cette espèce de de de lien comme ça de de transmission parce que c'est c'est pas une suite certain j'entendais penser que c'était une suite des Misérables en fait non c'est des des films qui sont dans la continuité qui sont pensés avec la même ADN et puis c'est une immersion dans le dans le quartier de lâge bâtiment 5 B c'est c'est c'est l'immeuble où tu as où tu as vécu 20 ans enfin c'est c'est voilà c'était vraiment la matière première c'est vrai qu'il y a une dans dans le film ce qui facilite d'ailleurs le le enfin ce qui est magnifique dans le film c'est qu'il y a une unité de lieux quoi c'est qu'on est beaucoup dans le HLM beaucoup dans le le restaurant de ce ce enfin ce restaurant un peu improvisé dans dans le HLM puis on est à la mairie aussi puis on voyage un peu entre les deux et dans la maison du ma enfin on va pas raconter le film mais dans une économie de de lieu vous réussissez à écrire une une une une saga enfin une histoire ù parce que il y a un énorme travail sur les les personnage alors je je je j'entends déjà la petite musique qui voudrait que ce soit des des caricatures que ça n'existe pas comme ça moi je peux vous dire que le le le personnage du politique par exemple est parfaitement crédible enfin ce qu'il faut raconter c'est qu'il y a donc c'est c'est donc c'est une jeune femme qui est qui s'appelle Aby qui est jouée par une une formidable comédienne qui dont le prénom est an di c'est son nom il y a deux deux enfin tous les tous les le casting est d'enfer mais les deux personnages principaux à mes yeux c'est c'est elle et puis le et puis l'homme politique qui était le flic qui jouait dans Les Misérables qui Alexis mananti je je connais pas son nom mais je connais sa gueule et autant il était crédible en flic autant là en politique gros [ __ ] h oui c'est s que il est mais en même temps il le joue avec tellement de finesse il y a pas il y a pas d'excès enfin on est moi j'ai trouvé c'està-dire je je je je on est on a toujours un regard un peu critique sur un film j'ai trouvé que tout était d'une grande crédibilité quoi mais ouais sur ce personnage c'est c'est C personnag qu'on a eu le plus de mal ouais très complexe parce qu'en même temps on avait peur d'être dans la caricature et en même temps on s'inspire vraiment de de vraies mè de différents mèes qu'on a qu'on a pu rencontrer a repris des discours on a repris des discs ça é vraiment il y a un vrai travail de recherche on savait que c'était un personnage qui était très complexe et on s'est dit aussi en traitant un M de Doig forcément on va être attendu au tournoant on va nous dire qu'on est dans la caricature donc en tout cas sur ce personnage les autres aussi bien sûr mais il y a eu un travail on a une certaines retenue parce que quand on écrit et qu'on échange des dialogues comme ça des fois on se dit non c'est trop et et on se dit ouais on va nous dire que c'est caricatur on l'anticipait dans l'écriture donc il ACI qui écrit il y a 2 ans on reprenait certains échanges qu'on voit sur certains plateau et au final on met ça en bouge dans un dans un personnage de fiction on est même légèrement c'est retenu sur sur certains échanges mais vous dites qu'il est droite à aucun moment c'est dit qu'il est droite moi je pensais qu'il était PS quoi je me suis ditessemble pe la droite l'extrême droite voilà la frontière en tout r mais non mais c'est pas ça vous dites pas dans le film que c'est un mec de droite au début du film on a d' qui fait un un second rôle qui est génial elle elle elle joue une une députée àaraque d'un d'un parti et le le le maire c'est la première minute donc je dévoile pas grand-chose le le maire le maire meurt et le premier adjoint qui est un qui est un personnage très important du film qui joue effectivement aussi très très bien donc j'ai vraiment j'aimerais bien trouver des critiques mais j'en ai assez peu en tout cas lui Ben pense qu'il va avoir le job et comme il a il a des affaires un peu de corruption on le file à un médecin pédiatre et qui qui est là avec une sorte de de guul d'ange en disant je je sais pas si je vais puis il accepte le job puis après ilaccepte vraiment quoi ça devient le et il ressemble effectivement à à à beaucoup de politiques qu'on connaî macronien et est-ce que moi il m'a fait penser physiquement à comment il s'appelle Olivier du duop qui est ministre du Travail en ce moment ça vous dit physiquement il a unu la référence aussi aussi précise on s'est vraiment inspiré d'un d'un ensemble de de M existant et d'homme politique en général ouais mais c'est c'est ce qu'on disait c'est c'est un personage avec lequel euh surtout quand quand on écrit quand on met en scène on peut pas avoir il faut avoir un peu d'empathie pour tous les personnages pour pour les aider à les incarner pour les diriger donc on cherche quand même toujours l'humanité même dans un personnage qui nous est pas très agréable au premier abord mais euh c'est sûr cé important en fait tous nos personnages en fait en sor de desumaniser même le maire le personnage du mère bah qu qu'il arrive qu r chez lui on sa famille on voit ses enfants et c'est important de de l'humaniser pour pas être dans la caricature en fait j'ai accepté sans me consulter j'ai dû prendre une décision tout de suite m'a pas laissé le choix oui mais là c'est une décision qui nous concerne tous les deux tu aurais dû m'en parler tu imagines bien que le premier surpris c'est moi j'aurais jamais imaginé qu'on propose un jour de devenir mère mais j'ai senti que je pouvais pas refuser toute l'équipe compte sur moi mais tu as vraiment envie d'être mère toi je crois oui tu sais ce que ça veut dire que d'être mère d'une ville comme celll là il y a des quartiers où tuas jamais mis les pieds tuimagines même pas comment ils vivent moi j'ai peur que tu une vision complètement romantique du rôle de mère non dis pas ça c'est pas vrai j'assiste au conseil municipal depuis 3 ans je j'ai toujours eu un fort engagement politique pu je serai pas tout seul je serai accompagné j'aurai des collaborateurs c'est quand même incroyable je vais me rendre utile essayer de d'améliorer le quotidien des gens au départ donc c'est une histoire que une histoire de de qui t arriv mais pas à 100 % enfin c'était un peu ça bah on va dire oui on va dire ouis presque 100 % après c'est une histoire qui m'est arrivée ou des histoires des proches en tout cas des habitants de de ces quartiers donc c'est différentes histoires qui se sontéunies qui se mélange voilà c'est beaucoup d'isto perso mais ont été expropriés de comme les habitants de l'endroit où tu habitais euh euh alors que le le le comment dire le le bloc était viable ils auraient pu continuer à y vivre et c bien sûr bien sûr ils ont enfin la enfin l'immeuble était encore en état il y avait peut-être des rénovations à faire mais bon il un moment donné ils ont décidé de de vouloir détruire la tour pour construire des des tours plus petites on se rend compte bah quand on détruit une tour de 150 appartements et qu'on construit des des petits immeubles qui font peut-être 50 60 voilà il y a peut-être une cinquantaine centaine de familles qui qui restent sur sur sur la touche donc qu'est-ce qu'on on fait qu'est-ce qu'il deviennent et comment comment entre l'intuition de départ où tu voulais raconter cette histoire là et et la et la mise en place on va dire du scénario comment vous avez travaillé ensemble et pourquoi vous pourquoi vous travaillez vous travaillez à deux euh parce que toi tu tu viens du même milieu ou tu débarques du dans un quartier populaire du 19e arrondissement de Paris euh bah après dans l'idée on avait quand moi j'avais fait déjà un premier cours qui s'appelait Les Misérables suite à ce cours on a voulu le développer en longmétrage donc j'étais à la recherche d'un scénarise donc je renontre giordanol donc voilà la rencontre se passe plutôt bien non en fait dès la première rencontre ça a bien accroché et on s'est dit aller pourquoi pas et voilà en 6 mois on a écrit Les Misérables pour être très franc on le disait pas souvent mais en 6 mois on a fini le scénario des des Misérables dans la continuité aussi là on a mis 2 ans on a mis beaucoup plus de temps après on a pris le temps aussi de le faire parce qu'on s'est dit déjà le deuxème film c'est c'est quand même l'un des plus durs le sujet est un sujet quand même important on savait que c'était un film qui était assez politique qui était engagé donc on s'est dit voilà on prend le temps de le faire on était pas pressé mais est-ce que ça a été facile à à produire à trouver des financement vu le sujet tu avz sinement non non après le succès des Misérables on va pas se fait combien d'entré vous avez 2 200000 entrées donc c'est un succès qui qui permet de de être plus à l'aise pour le pour le pour le prochain et oui ça va ça a été enfin c'est producteurs SP film qu'on financé le film on a pas eu de difficulté là et pourquoi ça prend 2 ans alors qu'est-ce qui fait que qu'est-ce qui a été compliqué à à écrire ou à trouver bah déjà un scénario c'est quand même assez long la moyenne d'un scénario c'est 2 ans voire TR pour certains après il y en a qui arrient à les crréer un an mais voilà ça été beaucoup de recherchees beaucoup de recherche le point de départ du du scénario je voulais faire un biopil sur Claude dylin pardon qui était l'ancien maire de de cliché sousbis qui qui a beaucoup éré pour pour le mallogement et qui aujourd'hui décédé donc ça a été le point de départ c'était un maire socialiste et ensuite on a basculer sur un M de droit donc tout ça c'est les recherches en écrivant on s'est rendu compte c'était assez compliqué de parler de de ce ma qu'on a connu en même temps on voulait pas abîmer le personnage donc finalement on a basculé sur un mer de droite donc tout ça c'est des recherches et du temps on peut écrire pendant 6 mois sur dylain et finalement 6 mois de T ça passe à la trrappe et on repart sur un autre personnage donc voilà c'est son sont c'est vra sont des vrais question justement de plus tard de mise en scène et de qu'est-ce qui est plus approprié quand on veut rendre hommage en tout cas c'était le cas de Claude dylain est-ce qu'un documentaire est pas plus euh le mot est bizarre mais plus plus honnête quoi que de de vouloir faire une fiction parce que certaines fictions il y a eu des fictions fait à partir de de documentaire et des fois on se deme je préférais le documentaire je vois pas l'intérêt de la fiction je m'en excuse euh mais dans d'autres cas on c'est voilà on a tourné en rond en disant il fallait peut-être rendre plus de de tension et ça changer complètement de de de de de type de mère d'avoir un mère qui est plus dans le conflit ça nous permettait de poser des choses qui nous semblaient plus plus importantes que prisme et on se rend compte quand on a basculé sur un mer de droite bah tout de suite le scénario a déroulé beaucoup plus vite av beaucoup plus d'action là on était vraiment plus dans dans dans l'élément et dans la continuité de ce que j'ai toujours fait même des Misérables h donc finalement et c'est et c'est ça c'est que euh l' c'est c'est un c'est un metteur en scène qui qui a besoin de cette dynamique quand je j'écris avec lui quand on échange comme ça il faut que c'est ce ce ce rythme là et c'est c'est quelque chose qui va retravailler ensuite bah sur le plateau au moment du tournage et au montage c'est c'est un autre un autre travail énorme où il y a presque une réécriture de certaines séquence pour qu'elle euh elle monte comme ça en puissance c'est c'est une cocotte minute fabriquer une cocotte minute c'est c'est un boulot le film c'est c'est effectivement une cocote et d'ailleurs quand on a vu les misérables c'est même si dans Les Misérables il y a évidemment plus d'action plus de la la la la rivalité entre policier et jeunes et quelque part plus facile là on est beaucoup plus dans la nuance mais encore une fois la tenenstion est permanente parce que les personnages sont sont vraiment très bien écrits et est très bien pensé je parce que il y a tout un jeu entre entre entre cinq personnages on peut dire qui sont le le maire son adjoint qui bon je vais pas après c'est vrai que c'est pour nous ça a été un vrai Paris de se dire qu'on allait faire un film politique posé qui parle du logement mais comment on arrive à à faire un film qui est dynamique avec ce genre de sujet donc ça ça a été un vrai Paris donc chaque scène on faisait en sorte de de faire mon faut pas que ça soit chiant exactement ça commence un peu à se percher là tout de suite c'est parce que regardez je moi j'avais une journée enfin j'étais minuit et demi quoi quand je j'enclenche le truc en baillant tu vois tu es là devant l'ordi puis al tu es là tu bouges pas quoi enfin tu es enfin en tout cas je c'est ça ça a eu cet effet là sur moi je voulais réagir à ce que tu dis sur le rapport entre réel et fiction je pense que tu es à un endroit assez particulier dans le cinéma où tu moi je pense que la fiction c'est le meilleur moyen de dire le le réel et pourtant j'ai fait des documentaires je crois aussi tu en as tu en as fait des docum je viens de là surtout et et et et et j'ai vécu personnellement le le le le documentaire suram et le film l'enquête avec l louche qui jouer mon mon rôle et l'impact la la fiction c'est 100 fois plus fort que que que que le documentaire c'est c'est bien pour ça il y a il y a dans le cinéma français il y a la syndicaliste par exemple le le le le film sur vous avez sans doute vu il y a eu des documentaires et quand tu vois le film bon c'est tout de suite le le problème devient po h vraiment salvateur pour ça sûr bien sûr bah bah surtout moi je viens surtout du documentaire moi j'ai commencé par faire surtout du documentaire sur différents sujets dans les quartiers différents conflits donc je viens de là et surtout moi ma passion ça a été de filmer moi 17 ans j'ai acheté ma première caméra donc j'ai toujours filmé c'est un truc qui qui m'a toujours passionné et on se rend compte que oui le le documentaire malheureusement on n'arrive pas à atteindre vraiment les objectifs on a l'impression qu'on est limité moi la plupart de mes documentaires bah S ils ont pas été duisant en télé j'ai balancé sur internet donc je me suis dit à un moment donné si je veux toucher un un plus large public faut que je passe à la fiction et on se rend compte que oui avec le cinéma on arrive à à atteindre plus de gens on arrive à à faire en sorte que le film voyage qu'on qu'on puisse débattre avec des gens et c'est ce que je trouve intéressant aussi mais dans dans ton documentaire 365 jours à Montfermeil on retrouve tous les personnages quasiment de des misérables et de de bâtiment 5 mesure de sécurité [Musique] en cette année l'anne [Musique] dernière dès qu' a les médias tout le monde se ramène alle documentaire que j'ai pu faire dans l'idée c'est comment j'arrive à les adapter aussi au cinéma quand pr 365 jours et qu'on prend les misérables et et bâtiment 5 bah on retrouve il y a plein de liens et là il y a are documentaire que j'ai fait que j'aimerais aussi adopter un jour au cinéma c'est 365 jours au Mali où j'ai filmé le conflit en 2012 dans le nord du Mali oui avec avec les Robel Toir donc voilà tout ça c'est des sujets qui m'intéressent que j'ai fait en documentaire et un jour que j'aimerais aussi adapter au cinéma je m'appelle l je suis français d'origine malienne j'ai grandi en France mais je connais bien le Mali heureusement aujourd'hui il semble faire partie des endroits les plus préoccupants du monde j'ai donc décidé de prendre ma caméra et avec sa et ben on s'y est rendu sans filet sans carte de presse comme d'habitude c'était avant l'arrivée de de de daesh et tout ça ah ouais ouais on est vraiment les premiers arrivés sur zone avait encore aucun journaliste qui avait mis les pieds avant même la création de des groupes armés et en fait un an après il y a eu les premiers groupes qui sont constitués le coup d'État et à partir de là l'intervention française est-ce que tu là si tu me parle du Mali parce que une question que je me posais à ton égard c'était tu tu tu tu es vraiment le le type aujourd'hui en France qui qui filme il y en a d'autrre qui filme la banlieu mais tu es tu es es tu es làdedans quoi les misérables et et bâtiment 5 est-ce que tu tu t'imagines filmer autre chose ou ou t ton imaginaire est tellementi j'avais cette idée de faire une trilogie de faire mes trois films dans banlieu mais là je développe d'autres film ailleurs notamment en Afrique où j'ai de de de de de longmétragees que je développe donc en écriture donc bien sûr ça m'intéresse de de de de de de raconter d'autres histoires dans d'autres territoires bien évidemment comment j'ai j'ai vu les premières réactions dans la presse de de de droite ou dans sur les réseaux sociaux on vous catalogue de enfin on catalog le film de de caricatural manquéen de racisme antiblanc donc le truc c'est qu'ils ont enfin le film il pas sorti donc ils l'ont pas encore vu mais malgré ça il y a déjà des critiques j'ai envie de dire bon ça fait partie du jeu on se rend compte à chaque fois qu'on qu'on sort un film qu'on sort un projet bon on a toute la fachosphère qui se dérègle et qui qui nous attaque donc voilà c'est ça devient une habitude et là vous tu t'attends à quoi là il sort il sort là bientôt tu bah il sort oui il sort dans quelques jours et oui bah je m'attends forcément à des attaques c'est sûr je su sûr qu' ils vont essayer de ressortir un peu mon passé ils vont essayer de de voilà de faire en sorte de de nous attaquer tu as pas été épargné là-dessus enfin je veux dire tu es tu es non du tout du tout du tout franchement on a pris cher mais bon on est toujours là debout on continue le combat voilà je sais qu'il y a eu plein d'attaques d'ailleurs on a à l'époque portait pleainre contre causeur valeur actuelle enfin voilà par on VI fouiller des des vieilles histoires qui oui voilà le passé après bien sûr qu'après je en passé j'ai grandi dans un quartier difficile voilà on était jeune voilà on a commis des fautes ou pas en tout cas même si j'ai commis des fautes bah j'ai payé ma dette à la société donc voilà et ça fait 15 ans aujourd'hui on continue à ressortir ça donc à un moment donné s'il y a d'autres dossiers pourquoi pas mais ça c'est c'est le passé donc laissons le passé mais c'est c'est c'est une vraie richesse je dire c'est discuter avec l'âge de de de voir son parcours et ce qu'il a réussi à faire euh et ce ce se partage parce que il aurait rêvé faire une école de cinéma ça c'était c'était inabordable pour des gens comme lui dans son quartier donc il il a amené cette école dans son quartier mais c'est c'est un c'est euh euh on a tous des parcours assez différents mais c'est c'est au contraire c'est extrêmement intéressant il faudrait valoriser ça et c'est ce que fait Victor Hugo avec Les Misérables c'est l'histoire d'un d'un d'un ancien repris de justice d'un banère qui devient il devient maire de de monreil surmè qui était inondé il y a quelques quelques quelques semaines c'est c'est ces parcours là au lieu de les valoriser de dire mais ça sert quand même à quelque chose la justice dans ce pays c'est c'est un homme euh est condamné restera condamné il y a un problème et la Les Misérables se term par la mort le suicide de Javert qui se rend compte qu'il a poursuivi un type toute sa vie alors c'est un homme bon il finit par se suicider on peut pas faire plus révolutionnaire que les Misérables de Victor Hugo d'ailleurs j'ai trouvé qu'il y avait plus de comment dire de que les les les les policiers sont sortent mieux dans bâtiment 5 que dans que dans Les Misérables tuas tu as évidemment des CRS qui frappent et tout ça mais il y a aussi pas mal d'humanité chez chez cette femme qui qui est ouais oui bah c'est sûr que quand on compare au misérable mais même le misérable c'était pas un film policier au contraire on s'est mis vraiment dans dans la peau des policiers on a essayé de aussi de comprendre leur difficultés donc c'est pas un film à charge contre contre les policiers dans celui-ci bâtiment 5 oui forcément on a aussi humanisé ses policiers parce qu'on se rend compte que bahoui c'est pas tous des con malheureusement qui font mal leur travail il faut le dénoncer les premières colonies c'est avec qui bah oui en plus nous clairement moi j'ai j'ai Grandu dans le quartier à montfermet on avait un centre de loisirs qui était dirigé qui s'appelait le CLG qui était dirigé par la police donc nous depuis tout jeune on avait un lien un lien plutôt cool avec les policiers c'était nos animateurs donc on s'est toujours entendu avec eux bon après Sarkozi nuit à il a cassé la police de proximité mais nous je ve dire on n'est pas antiolicier nous on dénonce juste les violences policières on dénonce les policiers qui agissent mal et je veux dire même dans mon film voilà on les a traité normalement d'ailleurs à cette policière qui qui est issu de la diversité et qui qui qui arrive à comprendre le qui arrive à comprendre habit et qui compati et c'est important aussi et c'est aussi un message que j'ai envie de faire passer aujourd'hui c'est important que aussi les jeunes de quartier s'engagent dans la police et c'est comme ça qu'on fera en sorte de changer les choses il y a une scène dans début de film qui est vraiment formidable c'est quand il y a la quand la la habi donc elle essaie de mobiliser les gens pour empêcher à ce que le le le bâtiment se vende et ils interdisent les manifestations dans la ville et donc le le le maire et son adjoint qui est qui qui est africain aussi enfin d'origine africaine demande aux policiers de de de habitants qui sont une trentaine à manifester quoi et on a ce flic qui fait des allers-retours ou oui même lui qui est gêné parce qu' donn il se rend compte que les politiques abusent leur pouvoir c'est une loi injuste qui a été mis en place et ça c'est pareil c'est inspiré d'une vra histoire qui est arrivé ça c'est arrivé comme çaoui arrivé c'est arrivé juste de faire quelques recherches pour comprendre que ou voir 365 jours à cliché B fermé il y a souvent eu des décrets pour protéger la jeunesse en lui demandant de rester chez elle et on peut on peut élargir beaucoup de décrets pour que les gens chez eux ne sortent pas dehors et donc c'est c'est quel est le rôle de la police ça pose un peu cette cette question là ici c'est est-ce que c'est pour faire du maintien de l'ordre ou d'empêcher les gens de de de s'opposer au pouvoir en fait c'est c'est ça qui est posé ici s'il vous plaît par arrêté municipal les mineurs ont interdiction de se regrouper à l'extérieur après 20h il est 20h passé de 5 minutes je vous somme de regagner immédiatement vos logements je vais vous demander de relire plus attentivement cet arrêté le second article précise clairement que les mineurs peuvent sortir après 20h s'ils sont accompagnés par des adultes vous voulez aller où on prend l'air ça se voit pas restez là en fait je ne vois rien d'illégal si les adultes accompagnent les jeunes je Cison on voit pas la même chose commandant moi ce que je vois c'est une manifestation sans autorisation préfectorale je vois des agitateurs des provocateurs qui s'apprêtent à troubler l'ordre public alors vous me faites dégager tout ça allez et alors dans dans le film il y a il y a ce qui justement je parlais de cette scène on va dire originelle dans les rapports entre policiers et et manifestants enfin entre guillemets manifestant et ensuite il y a une mécanique qui s'installe et qui va toujours plus loin et plus vite et et c'est c'est la magie du film quoi c'est et et pour en arriver à une sorte de d'apothéose que je vais pas dévoiler mais mais quand on voit la scène finale on se dit c'est pas possible enfin c'est car mais après quand quand on a vécu le film on est évidemment dans la avec le le personnage et d'ailleurs j'ai deux questions à vous poser la première c'est c'est c'est vous avez ce ce enfin ce talent ou je sais pas quoi de de l'ellipse c'est-à-dire qu'à un moment donné il y a il y a un un appartement qui brûle on sait pas qui l'a brûlé ou pas mais on s'en fout finalement dans dans d'autres cinéastes ou d'autres scénariste aurait aurait essayé de creuser donner une solution et cetera bah après une fois de plus après les incendies on en a eu pas mal dans dans dans ces quartiers et malheureusement souvent on sait pas trop ce qui se passe c'est aussi ce que ça raconte il il y en a qui disent que c'est un incendi criminel donc il vont dire que c'est juste un tu de gaz qui a explosé donc on sait jamais vraiment ce qui se passe et dans le film on écrit aussi cette réalité finalement on sait pas oui donc on donne pas la solution c'est chacun imagine un peu ce qu'il veut a ce qu'il veut mais on n pas on n pas la solution en fait les les ellipses permédecin et puis c'est c'est quelque chose qu'on aime bien faire dans le scénario euh et au montage euh ladge et florarepelère ils vont encore plus loin ils se disent mais cette scène ok on peut on peut on peut l'interrompre avant c'estàd que il y a il y a déjà cette narration qui est assez en ellipse mais au montage des fois et dans card par exemple vous vous saviez qui avait mis le feu ou vous avez euh non pas dans cette non non non non ça restait comme ça c'est des ellipses qu'on avait avec lequel on aime bien constrire une histoire dans Les Misérables c'est moins le cas parce que c'est une espèce de de de de chronique où on les suit on est collé au au personnages ici on s'amuse à ça et et Flora au montage a provoquer encore d'autres d'autres d'autres ellipses qui étaient vraiment dans l'esprit de de de ce que voulez là et en en fait où où le film est est important c'est que il la manière dont il dont il percute le réel avec tout ce qu'on vit en en France aujourd'hui et et ce qu'il dit de de du rapport au politique et à l'engagement et on a on a tout le long du film deux personnages on imagine que que que c'est une schizophrénie peut-être pour toi parce que c'est les deux personnages doivent te ressembler un peu ou ou vous deux qui sont donc c'est oui c'est tout c'est donc cette cette cette cette jeune femme qui porte tout le film et son ami qui d'ailleurs l' l'appelle sœur mais en même temps on sent qu'il y a une petite love story entre eux quoi mais qui d'ailleurs est très c'est super beau parce que c'est pas c'est tu vois il a c'est c'est y a une complicité il y a une grande complicité et il y en a un qui va vers vers l'affrontement et vers le combat et l'autre qui qui est une révoltée mais qui croit à la chose politique elle arrête pas de dire qu'elle va être mère qu'elle veut et cetera et on a l'impression enfin je sais pas que tu que tu choisis pas bah si enfin je pense le choix et les fait c'est vrai qu'on a ces deux personnages qui sont complètement opposés il en a un qui choisissent la voie de la violence qui est Blas qui a qui a finalement pas réussi à trouver sa place dans la société qui finit par baisser les bras et somrer dans la violence dans la folie et à côté de ça on a le personnage de de de de habby qui incarne plutôt l'espoir qui qui va se battre qui va militer qui va monter son parti politique et qui va aller jusqu'au bout pour prendre le pouvoir mais je pense que le message il est là c'est à un moment donné bah la violence nous on l'a connu a avec les révoltes de 2005 avec les révoltes de 2018 là encore dernièrement avec la la mort du jeune Naël à nenterre donc voilà on a vu que la France est embrasé et finalement les choses n'évoluent pas plus que ça donc est-ce qu'il y a pas d'autres solution pour changer les choses et le message que j'adresse en tout cas cette nouvelle génération c'est à un moment donné c'est bien B de se plainre mais il faut s'engager politiquement parce que la solution elle est elle est politique je dis pas elle est que politique mais c'est une voix qu'il faut qu'il faut tenter je pense par je crois que sur ces deux personnages je vais faire comme si là je n'étais pas à côté de moi évidemment qu'il est les deux et et pour répondre à une autre question euh il était peut-être l'un à une époque et puis il est l'autre aujourd'hui c'est on peut être les deux à la fois ou en tout cas dans des dans des moments différents de sa vie parce que le le le le grand thème du film c'est la gentrification le mallogement mais dans tous les films de l'âge le sujet c'est la colère qu'est-ce qui provoque cette colère qu'est-ce qui fait qu'un jour les gens sont en colère et euh et qu'est-ce qu'on fait de cette colère quand est-ce que cette colère va vous va va faire qu'on qu'on qu'on ne maîtrise quasiment plus euh ses actions et puis cette colère et ben elle peut être utile c'est une colère c'est intéressant pour construire des choses ça permet de se révolter et de de d'avoir un discours ça permet de de réfléchir un peu différemment donc c'est c'était son c'était ça aussi où je moi je je retrouve Lali quoi je je sais qu'il est il est dans ces deux personnages en même temps d'ailleurs elle elle je crois que c'est elle qui le dit un moment on peut pas toujours être en colère quoi don après la colère qu'est-ce qu'on fait ok on peut être en colère mais un moment donné faut faut faut passer à autre chose en fait on peut pas être que en colère on peut pas si on en a marre de voir toujours les mêmes nous gouverner c'est à nous d'agir c'est à nous de montrer qu'on existe qu'on compte et qu'on sait gérer notre viille nous-même c'est très bien que ceux qui viennent de nos quartiers qui font de la politique il pensent qu'à leur gueule aujourd'hui regarde ce gros P de Roger toi qu'est-ce que tu fais à part critiquer 24 qu'est-ce que tu fais BL dis par que tu crois vraiment qu'en faisant ça tu changes les choses tu traînes des pot d'échappement toute la journée tu te fous de ma gueule ou quoi tu par du garage de mon tu crois a ton assce il y a quoi ch quoi tu fais ton VI mal deall vas sa quoi rejoind ta de merde tu fais l'enne madame la Présidente vas-y bien s que j va do faire pe pas faire du cinéma justement dans le parcours de l'AL qu'à un moment donné il y a il y a tu avais un cam un travail de caméra coup de point comme on disait caméra à l'épaule avec ce travail autour de euh du documentaire et petit à petit tu tu tu t'es un peu posé même dans le courmétrage av des des des des scènes improvisées mais le le format du longmétrage du cinéma impose un temps de réflexion qui est plus long qui permet aussi de se projeter et euh ça ça fait partie je crois même de l'ADN un peu de ce sur cette histoire de de col j'ai relevé alors je sais j'ai noté cette phrase mais je sais pas d'ù d'où je l'ai sorti si c'est dans le film ou si la police la police sert à faire taire les personnes en colère c'est dans le film c'est ou c'est toi oua B on se rend compte oui c'est on a l'impression c'est quelque part l'instrument de nos politique à partir du moment où les gens sont en colère B on envoie la police les tabasser et les faire terire ça c'est réé on menace on attention je oui mais après la menace on passe à l'action aussi il y a peut-être une au début mais souvent on les envoie tabasser les gens pour les faire faire et là en tant que en tant que que comment dire qu'observateur de de la vie médiatique et politique en France comment comment tu comment tu es quoi franchement quand je vois un peu l'état de la politique en général bah je m'intéresse presque plus parce que c'est tellement déprimant c'est tellement ça ça démoralise un moment donné quand on voit tous nos politiques qui qui sont pour moi des opportunistes qui qui ont oublié le leur rôle principal c'est de venir quand même en aide à la population on se rend compte que voilà aujourd'hui pense avant à leurs intérêts à leur business à prendre des meilleurs postes donc moi la politique j'y crois plus pour ça je me dis comment on peut repenser la politique comment cette nouvelle génération peut repenser la politique et les Méas aujourd'hui tu crois un peu quand même puisque tu peux pas dire c'est engagement ce qui se passe aujourd'hui avec nos politiques non je crois plus en nos politiques mais je crois en engagement je crois comment on repense à politique en tout cas avec cette nouvelle génération mais quand on voit l'état actuel on se dit bon c'est c'est c'est compliqué alors les médias j'en parle même pas enfin je veux dire aujourd'hui c'est plus des médias c'est des c'est des chaînes de propagande j'ai l'impression je veux dire à un moment on a des médias tenus par quelques milliardaires je veux dire un moment on a plus de médias libres et ça c'est c'est un drame et comment comment d'ailleurs le film ça sorti là vous êtes en pleine promo je sais que les cinémas sont blindés que que vous faites détourner enfin que les il y a une sorte d'adhésion du public sur le film Les les les chaînes les critiques les come ça se passe comment bah on n pas fait trop de de télé on fait quelquesunes quelques radios après c'est presse local on a fait quelques émissions mais bon après aujourd'hui on a les réseaux sociaux on communique beaucoup sur les réseaux sociaux et et là on se rend compte qu' commant un peu la tournée bah les salles les salles sont assez pleines donc on est assz content mais c'est c'est vrai que c'est difficile de poser de proposer un un film qui a une une dimension aussi actuelle et politique c'était déjà le cas avec les misérables et le quand le film sort c'est on est en plein en plein gilet jaune donc c'était on avait vu laaffiche des Champs-Élysées puisque c'est les Champs-Élysées sur laaffiche on l'a vu dans les Champs-Élysées avec des restes de Grenad lacririmau enfin c'était assez curieux quoi de de de de cette espèce de de de de calquer tout d'un coup à une actualité ici c'est pareil puceque à un moment donné pour s décrire le le scénario il y a il y a confrontation un mère qui est agressé c'est des choses qu'on est en train de voir parce que on parle aussi de ça c'est de de de mais ça vous l'avez écrit il y a 2 ans ouais mais c'est on r compte voilà c'est 6 mois bah il on a exactement la même scène d'autant plus que c'est la seule scène fictionnée qu'on av vit dans le scénario tout voilà on se projette on s dit à un moment donné bah oui c'est la suite forcément ça ça ça va arver qui va arriver et parce qu'on observe on est presque étonné qu'on dis ah vous vous avez deviné quefin devine on est on n pas et c'est pareil prendre un autre exempleant je te coupe mais pour le film j'ai bossé sur le film naathena R gabras qui qui réalise ce film on a coécrit pareil quand on a sorti le film les gens nous ont dit vous exagérez là vous allez trop loin et finalement 6 mois après bah on a eu la mort du jeune naë et on a eu les mêmes scènes voilà c'est l'impression que la réalité dépasse laffiction voilà après à foriction est tellement inspiré du Réal c'est c'est c'est étonnant qu'on soit presque les seuls à voir ça quoi non non mais je d'ailleurs un moment je me suis dit comme ça je je me suis dit deux choses je me suis dit si c'était un mec comme Zemour qui qui qui était le le politique il tient des propos tellement délirants mais qui sont repris tout le temps h pour SC mais là ce qu' ditin pire et le truc qui m'est venu mais ça n'a rien à voir je me suis dit le type il a quand même été condamné pour incitation à la haine et à la violence pour racisme et cetera comme peine de comme peine de de torture pour lui ce que ce que je proposerai c'est que pendant 30 jours et 30 nuits on on lui repasse bâtiment 5 en permanencec ça lui ferait du bien mais je P est-ce que est estce que tu penses est-ce que vous pensez qu'on que ce genre de film peut changer les valeurs de de ces gens-là parce que ça sert à rien d'aller convaincre des gens comme nous comme moi qui sommes enfin ça sert à rien enfin l'idée ne serait-ce juste le fait qu'il se rendent compte de cette réalité ce serait déjà ça parce que aujourd'hui quand les gens même le public quand il voit le film on se rendait pas compte que ça se passait comme ça vraiment de l'intérieur on entend parler les quartiers à travers les médias à travers les politiques et on se rend compte qu'il y a un faussé qui est énorme et nous avec nos films on essaie d'être vraiment au plus près de la réalité et raconter les vraies histoires sans être dans les clichés en étant juste en étant sincère dans ce qu'on raconte ils sont je pense que ça peut leur faire du bien après ça ça changera pas leur leur regard et leur discours qui est extrêmement bien élaboré qui fonctionne très bien je parle quasiment de marketing c'est un c'est un discours qui est très efficace aujourd'hui qui est difficile à à déconstruire chose qu'on fait je crois blast assez souvent à déconstruire ça on perd un temps fou ils ont déjà enchaîné enchaîné une autre une autre polémique il faut essayer de redémonter c'est on est toujours en retard pour ça ils sont très fort et le cinéma permet quoi de tout d'un coup d'avoir une visibilité d'avoir de provoquer des échanges de provoquer des débats là je fais accompagne le film dans toutes les projections parce que le film sert à ça à ce que si possible les gens restent et qu'on puisse discuter avec eux tu as déjà fait toute la France là en quelques semaines ça fait de mois qu'on tourne non mais c'est super intéressant de ê au plus près du public d'avoir la réaction et surtout on se rend compte après chaque projection on part sur des débats de 30 minutes finalement ça dure 1 heure et dem des tribunes politiques on a pas mal d'associations des gens engagés des politiques enfin même des des gens des jeunes on a vraiment tout la population qu' là et ça permet de de lancer le débat et je trouve ça super est-ce que tu est-ce que tu acceptes de débattre avec des gens du rassemblement national ou des gens de droite ou des non franchement ça m'intéresse pas on va dire quoi ENF en plus dans les médias on très bien aujourd'hui on est plus vraiment libre après ils peuvent manipuler le truc enfin je veux dire on a plus confiance donc partir dans les débats avec l'extrême droite moi ça m'intéresse pas du tout nous on discute c'està qu'on est on est on n pas professionnel du plateau et on est face à des gens qui ont une maîtrise absolue de la punchline de ce genre de chos il y a pas de débat ils sont là pour dérouler ils sont là pour dérouler placer deux petites choses et n'importe quelle question va servir à pouvoir orienter ce qu'il ce qu'ils ont envie de de c'est du monologue en fait qui avec l'impression que c'est un plateau mais c'est c'est c'est que du monologue c'est un peu frustrant aujourd'hui ou et dans les débats vous que tu as fait en province enfin dans depuis de mois est-ce queil y a des est-ce que tu sens qu'il y a des des parfois des des des des oppositions des gens qui disent qui qui ont des oui ça arrive ça arrive là notamment on avait fait un débat je sais plus à Lyon ailleurs bah il y avait une dame qui disait ouais le maire il est un peu caricatural je sais pas si ça existe vraiment bon je expliqué moi j'inspire d'un vrai mère donc on est pas dans le on pourrait penser que c'est une caricature malheureusement ça existe vraiment donc après c'est bien aussi d'avoir des gens qui s'pposent aussi la mairie ve racheter 15000 € les appartements mais vous vous foutez de nous vous ou quoiusemi je vous rappelle il enent au moins 100000 à tout suite c'est quoi ces manières là qui vous a laisser rentrer sortez immédiatement de mon bureau vous voulez racheter 15000 € des appartements que des familles ont mis plus de 20 ans à payer avec des crédit de malade en plus ces appartements il valent plus rien et vous le savez très bien hein en réalité c'est la commune qui la rachète pour pouvoir les rénover encore une fois c'est au contribuable de payer pour vous [ __ ] mais mais arrêtez un peu arrêtez vous avez laissé le quartier se dégrader comme ça année après année exprès toutes vos conneries de rénovation ou je sais pas quoi c'est à ça que ça sert dites-le c'est pour vous débarrasser de nous vous avez terminé bon allez ficher le con j'appelle la police parce que c'est à ça qu'elle vous sert vous la police hein à faire TER les gens qui sont en colère là ils sont en train de nous pondre une loi sur l'immigration tu vois enfin c'est le film le film montre bien ces travailleurs migrants qui sont là qui qui vivent comme ils peuvent dans des conditions terrible et enfin terrible après quand quand ils doivent perdre le leur logement quoi donc c'est pour ça que le film il faudrait que est-ce que par exemple des des des des gens du pouvoir vous avez des des retours d'Emmanuel Macron ou des gens bah oui on on essaie de le faire voir là on l'a fait voir récemment à Jean-Luc blot quand même à la base du plan Barlot bah le film l'a touché le trou sincère très juste ça décrit une réalité d'autant plus qu'il connaît très bien le sujet le plan bonlieux c'était lui plan Bonlieu c'est lui qui l'a lancé là encore dernièrement Macron lui avait commandé un plan banlieu un plan de de de de oui un plan banlieu il a fini à la poubelle donc on dit il y a aucune volonté politique pour faire changer les choses lui-même il le dit c'est compliqué là je sais qu' en janvier on fait une une projection à l'Assemblée nationale l'idée c'est de le faire voir aussi au politiques il se rend compte de cette réalité parce que l'impression qu' sont qui sont vraiment loin de tout ça et qui qu'ils arrivent pas à se mettre un peu à notre place et comprendre les problèmes donc c'est bien de les confronter à cette réalité a C pardon il y a cette humanité parce que V qu' la scène d'ouverture qui descendre un cercueil par des des des des escaliers puisque les les ascenseurs sont continuellement pagne enfin c'est dramatique mais mais ça il y a une une solidarité il y a une entraide et c'est un petit village en fait qu'on a on a du mal à le le le voir comme un village parce qu'on est tellement habitué avec le clocher au centre du village ici c'est un village et et Claude dylain disait que ces tours ce sont des favellas vertical mais ils ont il y a de l'humanité sont des gens qui échangent sont des gens qui ont des emplois difficiles ont des horaires incroyable c'est c'est c'est vivre sur une île on est loin de tout c'est de de transport le matin 2h le soir enfin c'est c'est ce monde là aussi que tout est ilsu là je parce qu'il encore toute la famille çaime vient en vous écoutant parce que ce qu' fait aussi parce que je m'interroge pourquoi le film est si si incroyable c'est ça tient évidemment à la qualité des des des comédiens je l'ai déjà dit mais ça ça tient aussi au au casting et au choix des des 3è voire des 4e rôles tous ces gens qui traversent le film ses travailleurs enfin c'est s sû l'idée c'était vraiment de travailler avec les r gent moi dans dans le fil 80 % des comédiens sont des gens qui sont pas comédiens qui on jamais fait de cinéma et moi ça m'intéresse de travailler avec des professionnel et avec les nom professionnels parce que l'idée quelque part c'est aussi leur histoire donc ils arrivent vraiment à se mettre dans dans leur vrai rôle moi je leur demande même pas de jouer je leur dis sois toi-même et essaie d'être le plus juste et le plus naturel possible donc on se rend compte que quand on travaille avec des nom professionnels on a un côté très sincère à chaque fois très très juste très c'est ass rare dans le cinéma d'avav en même temps c'est des des des gueules qu'on a pas l'habit au cinéma aussi a des sacrés tronges donc ça fait du bien aussi de de voir d'autres d'autres profils notamment le personnage de de Haby qui une femme noire militante voilée musulmane j'ai rarement vu ce genre de profil au cinéma donc le combat il est là aussi de dévoiler d'A tal je pense c'est que tu tournes dans ton quartier c'est déjà le cas des miséres c'est que l' essayer de faire travailler un maximum de de de gens du quartier et par fidélité puis parce que que voilà il y avaitune première expérience autour du film Les Misérables ici tuasas tu as repris tu as repris tout le monde autant le premier film il y avait vraiment pas un rond pour le financer cé c'est un film qui s'est fait avec rien ici il y avait un petit peu plus de moyens je sais que tu as enfin pu rémunérer des gens qui étaient venus filer un coup de main sur le sur la première expérience parce que voilà le le le le le le succès doit aussi doit aussi profiter à tout le monde et et enfin voir des tu dis des gueules mais des visages qu'on voit jamais au cinéma et mais c'est on dit la famille enfin c'est c'est c'est la proximité c'est des gens quand là je dirige 200 personnes pour faire une des grandes scène du film tout le monde vient avec avec envie parce que ils connaissent ton travail il y a une sincérité on se dit pas ouais on vient se faire arnaquer sur je sais pas quel tournage c'est ça qui est beau je trouve TR les personnes gé enfin ce sont des gens que les habitants du quartier mais vraiment les proches la famille les voisins enfin vraiment c'est l'énergie du travailleurs sociaux tout le monde est impliqué et en même temps ça fait 2 ans que tous les habitants quasiment c'est quand le tournage va tourner enfin je veux dire on a tellement de demande qu'on s'est dit bah voilà c'est au moment venu bah ça fait plaisir de renvoyer l'ascenseur et de faire bosser et toi quand tu tourbes quand tu es derrière la caméra et cetera est-ce que tu es éta es quelqu'un de flippé d'angoissé de où est-ce que tu te dis tout le travail est déjà fait d'écriture et maintenant c'est que du plaisir et j'y vais quoi non ça va je suis plutôt àaise je sais ce que je veux donc voilà une grosse énergie ça va assez vite ça s'arrête jamais enfin je suis dans une autre dynamique quand je tourne là j'ai l'air un peu posé et tout mais quand je suis sur le plateau je je suis un autre homme confirmes ouis il est mais c'est c'est incroyable enfin il y a une une énergie mobilisée j'avais déjà vu ça sur le sur les misérables dès qu'il y a du monde il est trèpine non mais toi viens il y a un peu moins de monde que dans Athena mais quand même quoi un peu moins mais on a quand même deux grosses scènes avec au moins 200 figurants donc c'est c'est c'est très cool de tourner des grosses séquences comme ça et ça c'est c'est un film qui est plus intime que le que le premier même plus intimiste d'une certaine façon parce que les les Les Misérables c'est un film de rue c'est un film de mec c'est qui tient la rue donc c'est c'est des c'est des gens qui sont au pied de l'imeumble qui se confronte là on entre dans l'immeuble on va dans les appartements on rencontre les mères les familles euh autant le premier film c'est un souhait d'avoir des personnages plutôt dans la testostérone ici c'est autre chose on est dans l'intérieur on a des person personnag qui ouvre leur leur portes et c'est c'est c'est j'étais touché quand tu me racontais les scènes de sapin de Noël dans une famille musulmane dit mais bien sûr qu'on fait Noël on r beaucoup depuis la maternelle on fait Noël ça commencé à l'école donc un moment et on nous parle d'intégration ENF c'est il faut entrer faut faire ce ce travail il est porte souffre avec avec bienveillance générosité c'est c'est pas normal mal d'avoir un restaurant dans un 10 ét à on sait bien mais en a mais c'est des lieux de communauté euh d'échange en fait de solidarité ou bah manger pour 5 € et c'est c'est quand on découvre ça on sait que c'est pas souhaitable mais c'est c'est une solution qu'on va retrouver dans plein de villages dans plein de villages français on a ça une épicerie qui fait aussi poste et et qui sert qui sert à le soir café social le petit restaurant social par plein différ mais c'est la même volonté salut ma chérie à tard ça va ou quoi viens t'assoir 2 secondes là viens on va [Musique] discuter tu connais mon fiston ouais oui ass-toi tu vas pas rester debouttoi c'est bien ce que tu fais dans un quartier tout le monde t'aime bien par ici moi j'ai besoin de gens comme toi dans mon équipe capable de faire bouger les [Musique] choses tu sais quoi la semaine prochaine on vote le budget pour les associations je serais très content de pouvoir te soutenir d'une façon encore plus amicale ça te va pourquoi vous essayez de la faire à l'envers j'ai vu les plans des nouveaux immeubles des grand bosquet là il y a rien qui est prévu pour les familles nombreuses alors que de base c'était quoi le plan reloger tout le monde non oui oui oui mais moi je sais pas ce que tu as vu comme plan mais c'est normal qu'un projet tant qu'il est pas construit il évolue encore un peu ouais ça je suis d'accord il y a pas de problème mais on fait comment pour faire rentrer des familles nombreuses dans des appartements où il y a pas plus deux chambres mais ça c'est la spécialité de certains ça non de remplir des appartements privés pour une famille normale avec 15 gamins cousin et T débarquer du Blade il y avait dans dans Athena d'ailleurs parce que tu as coécrit Athena et dans dans Les Misérables la la religion les imams étaai était très important dans la comment dire dans la la pour donner une une une loi au quartier il y avait la loi religieuse et cetera là dans dans dans bâtiment 5 on on l'a moins ça on l'a un petit peu au début mais c'est comme si je sais pas tu avais abordé la question avant est-ce que d'ailleurs la religion pour toi est-ce que c'est tu es quelqu'un de religieux enfin tu c'est important dans ta vie ou oui après ça c'est personnel mais après dans c'est sûr que dans nos quartiers bah la majorité des gens sont sont musulmans donc voilà l'Islam a une place importante une place importante on l'a traité dans Les Misérables dans Athéa ils sont assez présents et ils jouent l'important aussi dans dans la cité malheureusement aujourd'hui quand on entend parler de de Cees religieux bah c'est c'est bah oui mais parce que c'est assez flant mais la réalité du terrain voilà ils sont là personage principal pour un fouloir de façon on se pose même pas la question c'est presque ENF c'est normal française d'ourdh ce que je trouve avec le recul comme ça euh ce ce constate c'est que dans le débat public aujourd'hui la question de de l'islam et vous voyez bien à quel point elle est prignante que ils sont constamment attaqués dans le film euh euh elle est elle est ça fait partie des ellipses quoi on sent que que qu'elle est présente mais tu tu l'abordes pas frontalement il y a pas de dialogue autour de ça et cetera oui parce que j'ai envie de dire c'est la vie de tous les jours ils sont là ils sont présents ils ont un rôle aussi important et puis voilà après c'est pas le sujet mais ouais parce que en fait juste avant venait de de coécrire un film qui traite de ça donc le jeune imam donc c'est pour ça que je même quand on discute entre ce qui est déjà posé dans dans dans le Les Misérables dans le jeune imam avec Kim Chapiron là voilà on va pas remettre encore en tout cas ça a déjà été évqué par dans les quartiers sans être dans les cliché voilà c'est une religion il y milli musulmans en France qui vivent normalement donc un moment voilà c'est pas ça devrait même pas être ce que je voudrais dire aussi avant de conclure parce que c'est que c'est un film hyper émouvant on a toujours la larme à l'œil il y a des scènes avec les enfants qui sont incroyables euh les jouets du gamin enfin il y a plein de choses une sorte de le génie de ce film c'est le dosage entre entre les les c'est pour ça on s'ennuie il a évidemment il y a pas une seconde d'ennui mais il y a une tension qui monte et puis on est on est tout le temps ému quoi donc merci quoi c'est tellement beau de voir ce film je suis tellement content de vous av voir que j'en suis ému merci beaucoup et moi j'invite en tout cas les les politiques et Macron si parce que je sais qu' les les macroniens nous regardent même si nous apprécient pas toujours par parce que c'est pas un film maniquen comme ils le disent c'est voilà quoi merci à vous deux pu j'attends le trisème quoiz abonnez-vous à et vous aussi abonneanement on va s'abonner avec grand plaisir salut à tous et [Musique] [Musique] bientôt
Éric Zemmour