Jean-Philippe Tanguy : "Bruno Retailleau est soumis à la présidence de la République !" (CNEWS)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:32OuverteRéponse directe
Comment vous jugez cette initiative française ?
- 1:42OuverteRéponse directe
Comment il vous fait ?
- 2:16OuverteRéponse directe
Et le RN au pouvoir, qu'aurait-il fait ?
- 3:17OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui est en train de se jouer en ce moment ?
- 4:39OuverteRéponse directe
Vous avez entendu la réponse du ministre des Affaires étrangères français ?
- 4:57OuverteRéponse directe
D'abord, que vous inspire la réponse européenne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron a convoqué ses homologues européens en réunion d'urgence pour évoquer la sécurité européenne face à la possibilité que les Etats-Unis et la Russie excluent l'Europe des pourparlers autour d'un plan en Ukraine. »
- 1:01Invité politiqueFait
« Je vous rappelle qu'on a délégué les premières négociations de paix ou en tout cas les négociations entre l'Ukraine et la Russie à la Turquie, à la Chine, aux Etats-Unis. »
- 1:32Invité politiqueFait
« Tous les pays européens n'ont pas d'armée. On sous-investit dans l'armée de manière structurelle. »
- 1:45Invité politiqueFait
« Et surtout se sont mis consciemment sous le parapluie américain. »
- 1:56Invité politiqueFait
« Il y a encore des soldats américains en Allemagne, en Italie, dans d'autres nations européennes, qu'il y a des bombes nucléaires américaines sur le sol européen. »
- 2:13Invité politiqueFait
« Ce que malheureusement Nicolas Sarkozy et d'autres ont dédié en rejoignant le commandement intégré. »
- 3:58Invité politiqueFait
« On leur a dit qu'on pouvait soutenir la guerre en Ukraine sans mener peut-être à la guerre. »
- 4:03Invité politiqueFait
« C'est un mensonge. »
- 6:16Invité politiqueChiffre
« Il y a 6 000 milliards d'épargne en France. »
- 11:51Invité politiqueFait
« Totalement délibérée. »
- 12:32Invité politiqueFait
« Il y a aujourd'hui un mensonge d'État entre la très haute administration de Bercy et le gouvernement qui ont intérêt à mentir aux Français en faisant croire qu'il y a eu un accident de prévision alors que les dépenses sont hors contrôle. »
- 14:46Invité politiqueFait
« Il est devenu son ministre. »
Temps de parole
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Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Madame Mabrouk, merci pour votre invitation.
Et bienvenue à la grande interview sur CNews et Européens. Vous êtes député RN de la Somme, membre du bureau national du parti, et considéré également comme le monsieur budget du Rassemblement national. On en parlera, mais tout d'abord, stupeur, Jean-Philippe Tanguy, stupeur des Européens face à la politique de Donald Trump à ce sujet. Emmanuel Macron a convoqué ses homologues européens en réunion d'urgence pour évoquer la sécurité européenne face à la possibilité que les Etats-Unis et la Russie excluent l'Europe des pourparlers autour d'un plan en Ukraine. Comment vous jugez cette initiative française ?
Alors que je le précise, on a appris que Donald Trump pourrait voir directement Poutine dans quelques jours en Arabie Saoudite.
Écoutez, on jugera là par ses fruits, mais les racines sont très mauvaises puisque l'Europe, et la France en particulier malheureusement, puisque finalement pour moi il n'y a pas d'Europe comme entité, il n'y a que des nations européennes qui devraient défendre les intérêts de leur pays et les intérêts communs du continent et de la civilisation européenne. C'est elle-même exclu des questions ukrainiennes. Je vous rappelle qu'on a délégué les premières négociations de paix ou en tout cas les négociations entre l'Ukraine et la Russie à la Turquie, à la Chine, aux Etats-Unis.
Et cette Europe, cette Union européenne qui devait être une puissance, contrebalancer l'influence des grands de ce monde, est en fait, comment dire, c'était exclu elle-même par l'impuissance, par l'organisation de sa propre soumission, notamment au sein de l'OTAN et à l'Union et aux Etats-Unis.
Donc l'Europe est sortie de l'histoire elle-même.
Mais bien sûr, notamment par le refus de la réalité et le refus de la tragédie. À part la France et le Royaume-Uni, et des pays comme la Pologne, tous les pays européens n'ont pas d'armée. On sous-investit dans l'armée de manière structurelle.
Comment il vous fait ?
Et surtout se sont mis, nous on aurait investi dans l'armée française. Le règne au pouvoir. Et surtout se sont mis consciemment sous le parapluie américain. Moi souvent, quand je discute avec nos compatriotes sur le terrain, je vois que les Français ne sont pas forcément au courant qu'il y a encore des soldats américains en Allemagne, en Italie, dans d'autres nations européennes, qu'il y a des bombes nucléaires américaines sur le sol européen. Et on oublie un peu que le général de Gaulle nous a protégés des influences américaines et de garder notre destin, nous a permis de garder une partie de notre destin.
Ce que malheureusement Nicolas Sarkozy et d'autres ont dédié en rejoignant le commandement intégré.
Et le RN au pouvoir, qu'aurait-il fait ? Laisser Donald Trump justement mener les négociations au nom de tous ? Y compris si l'Europe n'a même pas un strapantin ? Alors vous auriez quoi ? Tapé le poing sur la table ?
Mais Marine Le Pen, depuis le début, elle a la même analyse du conflit, de l'agression, de la guerre qu'a menée la Russie contre l'Ukraine. La France n'aurait pas dû abandonner sa voie, n'aurait pas dû être à la remorque des Etats-Unis. D'ailleurs je note qu'au début, nous l'avions soutenu, Emmanuel Macron avait essayé de garder une certaine initiative française sur ce conflit, sur cette tragédie, et qu'il a abandonné, il s'est soumis, comme toujours, parce que certains n'étaient pas contents que la France garde une voie indépendante.
Et bien nous pensons qu'avoir une voie indépendante dans ce monde pour la France, comme le voulait le général de Gaulle, c'est la garantie pour notre pays de pouvoir être une voie de paix, une voie de construction, une voie avec sa propre autonomie. Il y a deux possibilités,
soit tout est abandonné au profit de la Russie, soit il y a aujourd'hui une autre possibilité sur la table des Européens, puisque le Premier ministre britannique affirme qu'il est prêt à envoyer des soldats, des soldats sur le sol ukrainien. Qu'est-ce qui est en train de se jouer en ce moment ?
Je regrette que le Royaume-Uni ait sa liberté, soit dans une position qu'ils sont en fait incapables d'assumer. Nous ne pouvons pas, en tout cas je ne vois pas du tout les opinions publiques européennes vouloir envoyer des soldats sur le front ukrainien pour se battre contre la Russie, entrer dans un engrenage qui pourrait nous amener à la guerre. Ce n'est pas parce qu'évidemment, on soutiendrait cette initiative, comment dire, cette guerre menée par Moscou. C'est juste que ce n'est pas l'intérêt des pays européens et ce n'est pas la volonté des peuples. La réalité aussi, c'est que depuis maintenant au moins trois ans, on a beaucoup menti aux Françaises et aux peuples d'Europe.
Oui, on leur a dit... Mentis, à l'ordre de mensong ? Très simple, très simplement, on leur a dit qu'on pouvait soutenir la guerre en Ukraine sans mener peut-être à la guerre. C'est un mensonge. Donc aujourd'hui, quand les Américains ont une position différente, eh bien on se rend compte qu'en fait, l'Ukraine n'a pas les moyens de sa politique. Et c'est exactement ce qu'avait dit Marine Le Pen en disant que si l'Ukraine rentre dans une logique otanienne, eh bien il fallait en ce cas-là être capable de mener la guerre.
Et dire aux Français, on peut se mettre en position de guerre sans aller à la guerre, eh bien c'était un mensonge, mais c'est aussi un mensonge aux pauvres ukrainiens qui aujourd'hui se retrouvent bien seuls.
Et Jean-Philippe Tanguy, que dire aujourd'hui, que répondre à l'Amérique et en particulier au vice-président américain, Jay Devance, qui a tenu, vous le savez, un discours très remarqué à Munich. Il a tensé l'Europe pour avoir laissé ses portes ouvertes à l'immigration. Il a noté aussi un recul de la liberté d'expression sur notre continent. Vous avez entendu la réponse du ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrault, qui a affirmé que personne ne doit imposer son modèle à l'Europe et que la liberté d'expression est garantie. D'abord, que vous inspire la réponse européenne et plus singulièrement française ?
Elle est très hypocrite parce que M. Barrault est un des plus soumis aux intérêts atlantistes et aux intérêts américains. Mais oui, mais parce que...
Le conducteur de cet intérieur, c'est soumission.
Mais évidemment, absolument, absolument, vous avez raison, le conducteur de ma critique et de mon analyse des dirigeants français depuis des années, c'est la soumission. Le pouvoir macroniste, quand il s'agissait de vendre des intérêts français aux États américains, ils étaient à plat ventre. Les macronistes, quand j'ai prévidé une commission d'enquête sur les ingérences étrangères, la rapporteure macroniste a écrit noir sur blanc, tout le monde peut le lire, c'est public, les ingérences américaines sont à la lisière des ingérences. C'est-à-dire qu'ils considéraient que par nature, quand c'était M. Biden ou avant quand c'était M. Obama, les ingérences américaines, ce n'était pas grave.
Quand c'est Trump, c'est grave. C'est faux, c'est eux qui étaient aussi soumis à Poutine. Ce n'est pas le Rassemblement qui a construit deux gazoducs géants qui ont relié l'Europe à la Russie. C'est nos adversaires politiques. Nous, on a toujours été pour l'autonomie de la France et de l'Europe quand nos alliés le voulaient. Donc, c'est eux qui sont soumis en permanence à des intérêts étrangers. On le voit encore même avec le sommet de l'IA où M. Macron n'a que pour seule politique le fait que des pays étrangers investissent en France au lieu d'avoir nos propres forces dans notre propre pays avec nos propres moyens.
Oui, alors si vous avez 100 milliards de cotés vous nous direz où l'investissement Oui, mais on les a. Ah oui, alors vous nous direz
Il y a 6 000 milliards d'épargne en France.
Je reste quand même sur le discours encore. Est-ce que vous considérez que le discours de J.D. Vance c'est l'Amérique qui fait la leçon à l'Europe ou alors vous dites non ?
C'est un diagnostic de lucidité. Non, mais ça c'est insupportable. Mais un discours peut être intéressant sur le fond quel que soit son émetteur. C'est le cas ? Oui, en soi.
Vous n'avez pas l'air très emballé, pardonnez-moi.
Mais parce que je ne suis pas dupe des raisons pour lesquelles il est dit. Moi, je ne supporte aucune ingérence étrangère. Que les Américains s'occupent de leurs problèmes. Qu'ils s'occupent de leur taux d'obésité et de leur santé complètement dramatique. Qu'ils s'occupent de leur propre immigration. Qu'ils s'occupent de leurs propres problèmes. Sur l'immigration, ils commencent. Non, mais il y a de quoi dire. Oui, ils commencent. Mais qu'ils s'occupent de leurs affaires. Nous, on s'occupera des nôtres. Le fait que les macronistes et compagnie s'offusquent d'ingérences qu'ils ont eux-mêmes organisées. C'est l'hypocrisie. Nous, on a toujours été contre les ingérences.
Donc, ce n'est pas parce qu'un discours sur le fond peut sonner, peut être agréable à certaines de mes idées que j'oublie que c'est une puissance étrangère.
Jordan Bardella a affirmé que c'est un constat lucide de la part des ministres américains.
Mais vous dites... Mais je sais aussi que Jordan l'a dit plusieurs fois et évidemment puisque c'est la base de nos engagements que le jour où M. Trump va mettre des tarifs douaniers, pardon, des impôts douaniers sur les produits français et les produits européens, on n'aura que nos yeux pour pleurer. Donc, il ne faut pas être naïf sur l'administration américaine et M. Vance, il dit ça, c'est qu'il avance ses pions en Europe, les intérêts américains. Et d'ailleurs, c'est le même État américain, les mêmes réseaux, même s'ils ont des opinions différentes, qui a, par exemple, répandu le wokisme en France. D'où vient le wokisme ?
Il vient de cette stratégie américaine de toujours répandre ses idéologies, quelles qu'elles soient. Eh bien, moi, je ne veux qu'aucune idéologie étrangère pénètre mon pays.
Même si J.D. Vance dit la même chose que vous, vous ne souhaitez pas ou qu'il y ait une influence. On peut avoir, tant mieux,
il peut y avoir une convergence des luttes. Si vous dire, moi, on peut utiliser les armes de l'adversaire, c'est de bonne guerre. Mais vous savez aussi, par exemple, les Américains un jour viendront nous reprocher et il l'a fait, sous-entendu, la laïcité. La laïcité à la française n'est pas la conception américaine. Et on sent bien dans le discours de M. Vance que la question d'après, en tout cas pour la France, c'est de critiquer la laïcité à la française. Eh bien, personne ne vient critiquer la laïcité à la française pour moi.
L'immigration. Alors, le vice-président américain, là, vous avez dit qu'on s'est lucide sur l'immigration. Et justement, si on revient en France, les chiffres de la submersion tels que l'a décrit François Bayrou, qui a été publié hier dans le journal du dimanche, c'est assez édifiant. Un doublement de l'immigration légale. Et hier, sur cette même antenne et sur Europe 1, c'est le ministre de l'Intérieur qui a affirmé qu'il faut donner la parole au peuple, justement. Il milite pour un référendum sur les questions migratoires. Il pousse Emmanuel Macron vers cette solution. Il a raison ?
Absolument. C'est une proposition du Rassemblement National. Donc, tout ce que dit M. Rotaillot qui vient du programme du Rassemblement National sonne agréablement à mes oreilles. Mais M. Rotaillot expliquait que ce n'était pas possible avant de faire ce référendum. Il avait les mêmes arguments que la Macronie. Alors maintenant, comme le référendum est évidemment la seule chance d'appliquer une politique de contrôle migratoire, M.
Rotaillot, à force d'échouer comme ministre de l'Intérieur, confronté au mur des juges, du gouvernement des juges et au mur des lois que le système a mis en place pour ne pas appliquer une politique de contrôle migratoire se rend compte que oui, Marine Le Pen et Jordan Bardella avaient raison, il faut un référendum sur l'immigration et la Constitution le permet.
Vous n'êtes pas les seuls à l'avoir demandé.
Non, avant il disait il faut d'abord faire un référendum. Reconquête et d'autres. Très bien, mais Reconquête a la même tendance à ouvrir le programme du Rassemblement National et à ne pas nous payer les droits d'auteur. Mais ceci faisant, prenons l'intérêt général, moi je suis très heureux que maintenant, M. Rotaillot reconnaisse comme nous que l'article 11 de la Constitution permet bien un référendum sur l'immigration. On le disait. Et vous dites M. Rotaillot avant disait. Mais bien sûr, chiche, tout de suite. Nous, on a même proposé un projet de loi, une proposition de loi, pardon.
Jordan Bardella et Marine Le Pen ont mis sur la table une proposition de loi qui peut être votée par référendum. Donc, elle est disponible. On est d'accord pour la modifier si ça permet à M. Rotaillot de la défendre rapidement.
Pourquoi vous assigniez M. Rotaillot à l'impuissance ? Sur les premiers chiffres de l'immigration, il y a quelques résultats. Peut-être les jugerez-vous insuffisants. Il parle aussi à une partie de vos électeurs. C'est peut-être ça aussi qui crée le problème. Vous le comparez à Nicolas Sarkozy. Ça peut être aussi une comparaison flatteuse, sachant que l'ancien président a quand même siphonné les voix du RN il y a une époque.
Oui, il siphonné pour ne rien faire et pour faire perdre un temps précieux.
Pour être élu au passage.
Oui, il a été élu. Oui, d'accord, mais il a été élu, mais il a supprimé des postes de policiers, de soldats, de gendarmes, d'enseignants offrant le pouvoir à François Hollande et à Emmanuel Macron. Donc, si c'est ça pour la France que réserve son successeur, moi, ce n'est pas ce que je veux. Et M. Rotaillot a des chiffres sur l'immigration inférieure au résultat de son prédécesseur M. Castaner, qui était macroniste. Donc, non, aujourd'hui, la politique migratoire ne va pas. Mais je vais vous dire, je vais être honnête avec vous, M. Rotaillot, il n'a pas les moyens de sa politique et il n'a pas eu même le temps de sa politique. Donc, le problème, c'est que M.
Rotaillot, à force de revendiquer des résultats qu'il ne peut pas avoir sur le fond parce qu'il n'a pas la liberté pour le faire et même sur la forme avec le temps, ce n'est pas en trois mois ou en quatre mois qu'on change la politique migratoire, il va se prendre les pieds dans sa propre communication.
Peut-être qu'il allait lui laisser le temps. Jean-Philippe Tanguy, on va en parler. Je ne sais pas, on verra. Parce qu'il y a aussi la question budgétaire
qui est liée
parce que dans l'actualité, sans surprise, le budget 2025 devrait être adopté avec un dernier vote au Sénat aujourd'hui. Et voilà que déjà, alors que l'encre n'est pas encore sèche, la Cour des comptes a dénoncé il y a quelques jours des dépenses publiques hors de contrôle et il voit la France au pied du mur. Je le disais tout à l'heure, vous êtes le monsieur finance publique et budget du RN. Est-ce que pour vous, Jean-Philippe Tanguy, ces dépenses hors de contrôle, c'est quoi ? C'est une situation délibérée ? C'est de l'amateurisme ? C'est les deux à la fois ?
Ah non, mais c'est totalement délibérée. Totalement délibérée. Moi, déjà, je me félicite de ce rapport de la Cour des comptes parce qu'il n'y a que le Rassemblement national qui dit que la crise des finances publiques est un problème de dépenses. On a une commission d'enquête actuellement, on a la gauche qui dit que c'est un problème de recettes, un problème d'impôts parce qu'évidemment, elles, ils veulent multiplier les impôts et taxer tout le monde et n'importe quoi avec tout un tas de taxes, zinzins, sur tous les sujets possibles, imaginables. Donc, ils ont besoin de faire croire aux Français qu'il y a un problème d'impôts.
Bon, je pense que nos compatriotes ne croient pas qu'ils ne paient pas assez d'impôts. Et on a les macronistes qui, pour cacher, maquiller leur faillite de gestion, fait croire qu'il y a eu un accident sur les prévisions des recettes et que ce n'est pas eux.
Donc, c'est un mensonge.
Oui, c'est un mensonge.
Ce n'est pas un odeur.
Non, c'est un mensonge d'État. Il y a aujourd'hui, moi, je le dis, je l'assume, il y a aujourd'hui un mensonge d'État entre la très haute administration de Bercy et le gouvernement qui ont intérêt à mentir aux Français en faisant croire qu'il y a eu un accident de prévision alors que les dépenses sont hors contrôle qu'on fait les rapports de la Cour des comptes. Mais pas seulement le rapport de cette année, la dépense n'est pas contrôlée et à partir du moment, par exemple, où les taux d'intérêt ont remonté, les charges de la dette est passées de 20 milliards à 40 milliards.
Donc, comment voulez-vous absorber 40 milliards de hausse de la charge de la dette et ce sera encore malheureusement 30 milliards d'ici 2027 si ce gouvernement ne fait rien s'il n'y a pas d'économie structurelle ? C'est impossible.
Vous dites si ce gouvernement ne fait rien. Laisserez-vous alors le gouvernement, s'il le veut, mener des réformes structurelles parce qu'après avoir échappé à une motion de censure sur le budget, vous ne voterez pas, on l'a appris, vous l'avez dit Jean-Philippe Tanguy sur la subvention migratoire, ça veut dire que là vous laissez un sursis au gouvernement pour agir.
Mais oui, parce que nous on est pour l'intérêt commun. Donc si ce gouvernement malheureusement est là avec l'Assemblée telle qu'elle est, moi j'aurais préféré que M. Wauquiez ou M. Rotaillot ne fassent pas élire ou laissent élire des députés insoumis plutôt que des députés Rassemblement National. Ils ne l'ont pas fait. Ils ne l'ont pas fait. Ils n'ont pas fait barrage aux macronistes, ils n'ont pas fait barrage au NFP, ce n'est pas fort, c'est la réalité.
C'est les LR qui ont battu un insoumis, vous ne pouvez pas dire qu'il faut la courte échelle à la France.
Pour se faire élire eux-mêmes.
Vous préférez la droite
ou vous préférez les insoumis ? Moi je préfère évidemment quelqu'un de droite, oui, le RN, mais moi je ne me cache pas derrière mon petit doigt, je préfère évidemment une maire LR qui me va dire bon, fera moins de mal que Louis Boyard, un ancien dealer évidemment, moi je ne suis pas pour la politique du pire et d'ailleurs Jordan Bardella a appelé à faire barrage à Louis Boyard. Mais, excusez-moi pour se faire élire, ah oui les LR ils sont toujours militants d'eux-mêmes. Par contre, il ne choisit jamais entre un insoumis et un rassemblement national. Il y a une phrase de M. Retailleau, tout le monde peut la retrouver. Le soir du premier tour de la présidentielle quand M.
Macron va faire un deuxième mandat, je ne parle pas du premier, mais le deuxième mandat, on savait le mal qu'allait faire M. Macron à la France, il a dit, Retailleau, pas une voix pour Marine Le Pen. Donc écoutez-moi des patriotes comme ça. Je réfère à Dupont-Aignan, mon ancien mentor, au moins lui, il avait eu le courage de faire barrage à M. Macron deux fois et on attend toujours que M. Retailleau fasse barrage à M. Macron. En fait, non, il est devenu son ministre. Son ministre est donc soumis aussi ? Ah bah oui, quand vous êtes ministre, vous êtes soumis à la présidence de la République.
Il pousse le président pas dans le sens qui est le sien. Je voudrais conclure par une question de Jean-Philippe Tanguy qui a trait au service public France 5. Je ne sais pas si vous avez vu l'émission mais je vais vous résumer son sujet. C'était hier l'émission En Société avec un bandeau qui a pour le moins étonné ou choqué. On le voit, je l'ai dit, pour aussi nos auditeurs d'Europe 1, les téléspectateurs le voient, ce bandeau, Hamas, une organisation toujours dangereuse, point d'interrogation. Je précise pour être objectif que le présentateur s'est expliqué ou a tenté de se justifier. Néanmoins, un bandeau ainsi avec la situation que nous connaissons. Comment vous réagissez ?
Très simplement, c'est un certain nombre de rédactions, malheureusement, il y a beaucoup de journalistes qui en témoignent, notamment des journalistes de confession juive, sont infiltrés par une pensée d'extrême gauche qui relativise l'abomination qu'est le Hamas et l'islamisme en général. Vraiment, on revit les tristes heures de la France quand des pseudo-intellectuels type Sartre et compagnie blanchissaient les pires régimes du monde, les pires horreurs communistes, déjà aussi terroristes, le FLN évidemment, de tous ceux qui haïssaient la France et qui utilisaient la violence et le terrorisme pour faire des victimes innocentes.
Bon, malheureusement, ça continue avec un vieux fond d'antisémitisme totalement maintenant assumé, horrible. Moi, j'avoue que quand je me souviens de mes études, de mon adolescence, je ne pensais pas que ça reviendrait. Donc, vous voyez, le pire, malheureusement, est toujours possible. Et aujourd'hui, la banalisation de cet antisémitisme crasse et de la haine et de la pire des violences parce que se demander à peine un an après le massacre du 7 novembre, s'il est possible qu'une organisation terroriste soit dangereuse, c'est juste du relativisme. Et il n'y a pas d'autre mot. Il faut le condamner avec la plus grande vigueur.
Et ce que je remarque, c'est que nos autorités sont bien affairées à interdire C8 et des chaînes qui n'ont pas fait de mal et qui ne font strictement rien pour nettoyer certaines rédactions d'infiltrations extrémistes.
Merci Jean-Philippe Tanguy.
Merci à vous.
C'était votre grande interview. Je vous dis bonne journée et à bientôt.
Bonne journée.
Jean-Philippe Tanguy