Traceur GPS, caméras de surveillance... Darmanin se la joue film d'espionnage contre cet activiste
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« Notre mouvement, il fait l'objet depuis plusieurs mois et années d'une surveillance policière toute particulière. »
- 0:38Invité politiqueFait
« Il y a un an et demi, on avait trouvé une caméra de surveillance devant le domicile de mon père. »
- 0:50Invité politiqueFait
« le garagiste, au retour, m'a indiqué qu'il avait fait une belle trouvaille, puisqu'il a trouvé ce petit boîtier noir, qui est un boîtier aimanté, et qui est un boîtier qui contient une balise GPS, qui était installée sous mon véhicule. »
- 1:05Invité politiqueFait
« La préfecture a bien confirmé qu'il s'agissait de matériel installé par la police nationale. »
- 2:40Invité politiqueChiffre
« On est 60 à avoir été blessés lors de la manif de Sainte-Solines. Il y a 5 camarades qui ont été hospitalisés. »
- 2:54Invité politiqueFait
« J'ai failli être interpellé et puis les camarades sont venus me sortir des griffes des agents. »
- 3:07Invité politiqueFait
« Et je veux redire que cela relève de l'éco-terrorisme. »
- 3:23Invité politiqueFait
« Il y a une volonté délibérée de la part du gouvernement Macron de faire la misère à tous les gens qui se battent aujourd'hui pour la protection de l'environnement. »
- 3:32Invité politiqueFait
« Il y a une véritable criminalisation vis-à-vis des militants écolos, on va dire, au sens large. »
- 3:44Invité politiqueFait
« s'il y en a qui, aujourd'hui, terrorisent l'écologie, je pense que c'est vachement plus de l'autre côté. »
- 3:58Invité politiqueFait
« Et c'est bien le résultat des politiques publiques. C'est qu'il est malfaiteur dans cette histoire-là. »
- 4:16Invité politiqueFait
« on a souvent des témoignages d'habitants qui ont l'impression d'être dans une espèce d'état de siège. »
- 5:10Invité politiqueChiffre
« en étant capable de mettre, comme par exemple à Sainte-Soline, 1 700 agents sur le terrain. »
- 5:29Invité politiquePromesse
« C'est un moratoire sur tous ces projets de stockage d'eau à vocation agricole. »
- 7:41Invité politiquePromesse
« il faut une réforme de toutes les instances de gestion de l'eau et à commencer par les agences de l'eau »
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C'est vrai qu'aujourd'hui, on est face à une violence, mais une violence dans tous ses états. C'est vraiment la violence institutionnelle, mais dans toute sa plénitude. Violence physique, violence mentale, violence juridique, judiciaire, tout ce qu'on veut. Je suis Julien Legay, je suis un des porte-parole du collectif citoyen Bassines Non Merci, qui se bat en Poitou-Charentes pour l'instant contre des projets de méga-bassines, des gros réservoirs d'eau à vocation d'usage agricole pour soutenir l'agriculture intensive. Notre mouvement, il fait l'objet depuis plusieurs mois et années d'une surveillance policière toute particulière. Il y a déjà eu des épisodes précédents.
Il y a un an et demi, on avait trouvé une caméra de surveillance devant le domicile de mon père. Et puis, il se trouve qu'il y a une dizaine de jours, en mettant mon camion chez le garagiste, le garagiste, au retour, m'a indiqué qu'il avait fait une belle trouvaille, puisqu'il a trouvé ce petit boîtier noir, qui est un boîtier aimanté, et qui est un boîtier qui contient une balise GPS, qui était installée sous mon véhicule. Ça, Gérald, il va faire la gueule, s'il voit qu'on esquinte son matos, comme ça. Voilà, puis là, il y a une carte SIM dedans. La préfecture a bien confirmé qu'il s'agissait de matériel installé par la police nationale.
Le fait qu'à deux reprises, on trouve ce genre de matériel chez des collègues ou sur mes véhicules, ça indique que le gouvernement Macron-Darmanin traite bien ce dossier avec la plus grande attention. On a des préfets qui sont très à notre écoute, sans mauvais jeu de mots. Ça montre que ce dossier, il est explosif. Ça montre que ce gouvernement, il est aux abois sur ces questions de flotte.
Et qu'aujourd'hui, la seule réponse qu'ils savent donner à des citoyens, à des paysans, à des gens qui s'intéressent à la nature, à leur milieu de vie, face à ces préoccupations d'eau, de rivières à secs, de biodiversité qui se délitent, c'est la répression, c'est la multiplication des affaires judiciaires et puis c'est surtout une débauche de moyens de gendarmerie puisque, en parallèle de ce type de matériel, il y a également toutes les chantiers de méga-bassines aujourd'hui qui sont largement surveillés.
C'est des agents par milliers qui se retrouvent lors des grosses manifestations et puis qu'ils restent du temps sur du gardiennage privé en assurant la surveillance directement de ces méga-bassines. La distribution commence à être salée vis-à-vis de notre mouvement puisque ça fait plusieurs mois qu'on fait l'objet d'une surveillance accrue et qu'à titre personnel, moi, aujourd'hui, je considère que je n'ai absolument plus aucune intimité ou vie privée puisque je pars du principe qu'il y a de fortes chances que mon téléphone soit sur écoute, que la plupart de mes conversations, y compris par Internet, soient suivies.
Et puis, il se trouve que je fais partie des nombreuses, des 60 personnes qui ont été blessées suite aux différents lancés de LBD, flashball, etc. On est 60 à avoir été blessés lors de la manif de Sainte-Solines. Il y a 5 camarades qui ont été hospitalisés. Je me suis fait défoncer, je me suis pris un énorme coup de matraque sans aucun aménagement de toute la force de l'agent. J'ai failli être interpellé et puis les camarades sont venus me sortir des griffes des agents. Et je veux redire que cela relève de l'éco-terrorisme. C'est vrai qu'aujourd'hui, on est face à une violence, mais une violence dans tous les États. C'est vraiment la violence institutionnelle, mais dans toute sa plénitude.
Violence physique, violence mentale, violence juridique, judiciaire, tout ce qu'on veut. Il y a une volonté délibérée de la part du gouvernement Macron de faire la misère à tous les gens qui se battent aujourd'hui pour la protection de l'environnement. Il y a une véritable criminalisation vis-à-vis des militants écolos, on va dire, au sens large. Ou d'un côté, on nous qualifie d'éco-terroristes, alors que s'il y en a qui, aujourd'hui, terrorisent l'écologie, je pense que c'est vachement plus de l'autre côté. Et puis qu'on a bien une écologie, un milieu naturel qui est complètement terrorisé par nos politiques publiques.
La biodiversité dans le Marais-Pouet-de-Vin dont je suis issu, elle s'est écroulée, littéralement. Et c'est bien le résultat des politiques publiques. C'est qu'il est malfaiteur dans cette histoire-là. Qui c'est qui mène notre société à sa perte ? Qui c'est qui mène nos rivières aux assecs systématiques ? C'est certainement pas nous. Pour les gens qui habitent sur Sainte-Soline ou Mosée, sur le Mignon, qui sont les deux premières communes où il y a ces deux nouvelles mégabassines qui ont été construites, on a souvent des témoignages d'habitants qui ont l'impression d'être dans une espèce d'état de siège. C'est des balais incessants de bus avec des gardes mobiles.
C'est très très régulièrement des survols d'hélicoptères et des contrôles inopinés. C'est une espèce d'état de guerre instauré par l'État pour tout simplement préserver des cratères, des cratères privés. On est face à des biens qui ont été payés par de l'argent public pour payer une ressource qui est un bien commun qui appartient à tous et où finalement, le gardiennage, qui devrait être du gardiennage privé, est assuré par des forces publiques, payé par des impôts. De plus en plus, on parle de la guerre de l'eau. S'il y a une guerre de l'eau aujourd'hui, c'est clairement l'État qui a instauré cette guerre de l'eau. C'est clairement cette surmilitarisation.
C'est clairement cette manière de gérer l'ordre public en interdisant systématiquement les manifs et en étant capable de mettre, comme par exemple à Sainte-Soline, 1 700 agents sur le terrain. 1 700 agents lourdement équipés de LBD, bombes de désencerclement, etc. Il y a une solution pour que ces tensions rebassent, c'est que le gouvernement entende enfin notre exigence. Elle est claire, unique dans un premier temps. C'est un moratoire sur tous ces projets de stockage d'eau à vocation agricole.
Moratoire est donc un arrêt des travaux, de tous travaux de bassinage, pour qu'à l'inverse de ces logiques d'accaparement, on rentre dans des logiques de gestion collective, de co-construction de projets et de gestion de l'eau à l'échelle des bassins versants. Un bassin versant, c'est toutes les collines qui entourent une rivière ou un fleuve. C'est toute l'eau qui s'écoule et qui va venir alimenter ce fleuve. C'est bien à ce niveau-là qu'il faut réfléchir quand il s'agit de gérer l'eau, et que ce soit l'eau pour l'agriculture, mais que ce soit l'eau pour la rivière ou que ce soit l'eau pour l'eau potable.
Et donc aujourd'hui, il y a un certain nombre d'expériences qui sont menées dans certains territoires, comme dans la Vienne, où des citoyens soutenus par des véritables élus de la République, vraiment soucieux de l'intérêt général, sont en train de mettre en place ce qu'ils appellent des projets de territoire alternatif ou des projets de territoire citoyen, où justement il s'agit de parler de la gestion de l'eau, qui est vraiment, je le rappelle, un enjeu vital, et en particulier avec ce réchauffement climatique, qui fait que ça va devenir une ressource de plus en plus stratégique, de plus en plus rare, de plus en plus dure à préserver, qu'évidemment, il faut absolument qu'on mette tout en œuvre pour arracher cette eau des appétits voraces du capitalisme.
J'invite toutes les citoyennes, citoyens qui ont l'occasion de voir cette vidéo, de se mobiliser, de se mobiliser pour nous rejoindre le 25 mars dans le Poitou. On en dira plus. 25 et 26 mars, il y aura des rassemblements internationaux, on va avoir des délégations qui vont venir d'un peu partout dans le monde pour parler de la situation en eau chez eux. Et puis également, on invite tous les citoyens et citoyennes à être très très vigilants et à s'engager chez eux pour la protection de l'eau.
Et notamment à faire le ménage très sérieusement, parce que ce qui fait qu'aujourd'hui, on arrive dans ces situations-là, c'est que vous pourrez regarder qui gère votre syndicat d'eau potable, qui gère le syndicat de préservation de la rivière, le syndicat de rivière près de chez vous. En fait, vous vous apercevrez que dans toutes les instances liées à l'eau, quasiment systématiquement, vous aurez des irrigants intensifs ou des agriculteurs productivistes issus de la FNSEA ou de la coordination rurale qui auront eu la stratégie de truster tous les postes à pouvoir.
Et aujourd'hui, je le dis au effort, il faut une réforme de toutes les instances de gestion de l'eau et à commencer par les agences de l'eau, où aujourd'hui, très clairement, les rapports de gouvernance sont tronqués. Et aujourd'hui, l'eau est confisquée par une alliance entre l'État et la FNSEA. Ce qu'on dit souvent chez nous, c'est que sur cette bataille des bassines, c'est la FNSEA et l'État contre le reste de la société. Vous êtes le reste de la société, nous sommes le peuple, nous sommes le peuple de l'eau et nous ne nous laisserons pas faire, nous gagnerons cette bataille. On la gagnera d'autant plus qu'on fera masse. Et comme on dit dans le marais, nos bassaranes. Sous-titrage ST' 501