Tech & Co, la quotidienne - mardi 7 juillet
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Tech & Co, la quotidienne. François Sorel. Bonsoir à tous, 19h30 en ce mardi soir, très heureux de vous retrouver, merci d'être là et bienvenue sur le plateau de BFM Business pour Tech & Co, la quotidienne. Comme chaque soir, on est à la radio, à la télé et pendant 90 minutes, vous allez tout savoir sur l'actu tech du jour avec ce soir. Au sommaire de ce Tech & Co, la quotidienne. On va commencer par cette mauvaise nouvelle du côté de chez Microsoft avec pas mal de licenciements et notamment dans la branche jeux vidéo et Xbox qui trinquent. On va en parler. On parlera aussi de ce partenariat qui se prolonge entre Apple et Broadcom pour justement fabriquer les puces concernant l'IA.
Et puis, tout à l'heure, nous irons du côté de Montpellier découvrir une salle de cinéma incroyable qui va ouvrir, qui sera une vraie salle IMAX à l'occasion du prochain film de Nolan qui sort dans quelques jours. et cette salle à Montpellier est unique en Europe et l'un des porte-parole de Gaumont-Pathé viendra nous en parler tout à l'heure. Voilà, Tech & Co, la quotidienne. Merci d'être avec nous. C'est parti pour vos 90 minutes de Tech quotidienne. Tech & Co, la quotidienne. Le débrief de la tech. Le débrief de l'actu tech avec ce soir sur le plateau de Tech & Co. Philippe De Vost est là. Salut Philippe. Bonjour François. Ravi de te retrouver mon cher Philippe.
Tu es stratégique advisor chez Jog Capital et président de Phileos et cofondateur de Wanadu, entre autres. Absolument. Et j'ai rejoint le conseil d'administration de France Deep Tech. Et voilà. Incroyable. Toutes les semaines, Philippe nous rajoute, il va avoir une carte de visite. Une étoile sur son... Exactement. A tes côtés, bien sûr, c'est Frédéric Simotel. Salut Fred. Salut François. Journaliste ABFM Business. Tout va bien ? Et on s'est mis côte à côte puisqu'on est habillé exactement par là. Où ? Des frères. Des frères. Oui, oui, oui. Il n'y a pas la cravate quand même. Mais c'est vrai qu'il y a quelques similitudes. Tiens, et puis c'est Clément David qui est avec nous ce soir.
Salut Clément. Comment ça va ? Ça fait longtemps. Mais ça va mon Clément. Président de Théodore Cloud. Ça ne bouge pas. Bientôt les vacances. Exactement. La Turquie, Bodrum. Voilà. S'il y a des fans qui veulent m'enjoindre, je pars en tout cas. Je croyais que tu allais dire, s'il y a des fans qui veulent me suivre à Bodrum, carrément, t'es la star de la tech. Il va avec Fred. Vous y allez avec Fred ? Oui. On va bronzer un peu. Je viens de l'apprendre. Tu viens de l'apprendre. Tu sais que d'habitude, il va à l'Ile-de-Ré, lui. Donc ça va le changer un petit peu. Deux salles, deux ambiances. Ah oui, ça c'est clair. Bon, ben voilà.
Au moins, vous savez qui part en vacances avec qui et surtout où ils partent. Plus sérieusement, les amis, parce qu'il n'y a pas que des bonnes nouvelles ce soir dans l'actu tech, on va commencer par ces coupes sombres dans les effectifs d'un Microsoft. La firme supprime immédiatement près de 5000 postes, dont 1600 au sein de la filiale de jeux vidéo Xbox, que le groupe restructure. En gros, Xbox, ça ne marche pas comme prévu. Et ça ne va pas s'arrêter là en cause des résultats décevants. Alexandra Pagé nous explique tout ça.
1600 postes dès maintenant, 1600 autres en 2027. 3200 en tout à la fin de la prochaine année fiscale. 20% des effectifs d'Xbox. Sa nouvelle dirigeante a décidé d'arrêter l'hémorragie. L'activité ne se porte pas bien. Les marges opérationnelles sont 3 à 10 fois moindres que celles des concurrents. Et les prix des composants des consoles ont flambé, obligeant les fabricants à augmenter les leurs. Microsoft a également décidé de se séparer de 5 studios de développement. Parmi eux, Arkane, le français, dont le sort est très incertain. Ce studio, derrière la licence Dishonored, travaillait depuis plusieurs années sur un jeu Marvel qui pourrait être annulé.
Achacharma, désormais aux commandes donc, a aussi décidé de reprendre sous son autorité directe les studios qui produisent Candy Crush et Minecraft. Cette remise à zéro est la conséquence du mécontentement du PDG de Microsoft. Satya Nadella estime avoir largement investi dans les jeux. Et l'américain fait la course loin derrière ses rivaux japonais, Sony et Nintendo.
Voilà le marché du jeu vidéo qui est compliqué alors que Microsoft avait investi plusieurs dizaines de milliards de dollars il y a quelques années. C'était en 2023 pour racheter évidemment cet énorme studio de jeux qui visiblement... Enfin voilà, la transformation de cet achat, de cet investissement ne se fait pas. Les consoles ne se vendent pas autant que prévu. Et puis surtout, il n'y a pas de bons jeux qui sortent. Et quand on est sur un business model où vous vendez des consoles et ces consoles sont rentabilisées en vendant des jeux dont vous touchez les licences, et bien c'est un problème. D'où ces licenciements. Clem, alors je sais que tu es un joueur. Je suis au fond du bol.
Tu es au fond du bol ? Oui, parce que dans les... Tu es plutôt PlayStation ou Xbox toi ? Alors moi je suis complètement PlayStation. Ah d'accord. Mais il se trouve que la dynamique de Microsoft a été de racheter ces dernières années énormément de studios. Évidemment. Notamment post-Covid. Parce que ce qu'on voit là, c'est juste la énième phase du marché du jeu vidéo qui, comme certains autres marchés, a explosé au moment du Covid. Oui. A reçu énormément d'investissements, a recruté en masse, et finalement se retrouve dans une période d'attrition où on paie les pots cassés de cette croissance un peu artificielle.
Et le fait est que Microsoft, dans cette dynamique, avait racheté énormément de studios
et avait plutôt une dynamique de, on va racheter des studios, on va faire des licences exclusives, comme ça Sony ne pourra pas avoir les jeux que nous on sortira avec nos studios, etc.
Oui, c'est ça. En fait, on bloque l'adversaire. Exactement. Et la vérité, c'est que dans une période où d'une, il y a moins d'argent, le jeu vidéo ne va pas bien,
et en plus où les investissements sont redirigés sur l'IA,
on a analysé, entre guillemets, on, pas moi, mais Satya a analysé le centre de coût et a dit maintenant, on va arrêter de se dire, c'est le futur, c'est génial, c'est le gaming, c'est du soft power, c'est machin, on va prendre comme d'habitude,
comme on analyse toutes les autres parties de Microsoft, on va regarder le ROI, qu'est-ce qu'on fait ? On va dégager, là parce que tu as dit 1600, 1600 c'est tout de suite,
et la terme c'est 3200 sur, attends je l'avais noté, sur 4800 postes qui sautent. Donc c'est l'immense majorité des postes qui sont supprimés, c'est chez eux, c'est 20% de la division gaming. Donc l'idée c'est de dire, tous les petits studios qui font des trucs, on citait Dishonored, le studio français, qui sont des succès d'estime, un peu niche, mais pas non plus ce qu'on appelle des AAA, des énormes licences. Ils sont à Lyon je crois. Comment ? Ils sont à Lyon je crois. Ouais c'est ça, qui est moi et être un de mes jeux préférés, finit au pipeau. Et donc là en fait, ils vont se recentrer uniquement sur les grosses licences qui sont ultra connues, qui cartonnent, les Elder Scrolls, etc.
Les Surefire qui de toute façon ne vont pas se planter sur le papier. Ouais, 69 milliards ils avaient investi dans Activision, Blizzard en 2023. Justement. Vous vous rendez compte ? Voilà, évidemment la transformation de tout ce business tarde à se faire. Fred ? Oui, puis tu l'as dit, puis Blizzard quand ils l'ont racheté, ils sont passés de cette division-là de 10 000 personnes à 29 000 personnes. On ne gère pas pareil ces gens-là. Et autre chose, un ADN complètement différent aussi, parce que ce n'était pas les mêmes... Bien sûr. Voilà, Activision Blizzard s'était monté aussi de plein de petits studios. Microsoft, c'était le rouleau compresseur Microsoft avec la partie matérielle.
Et ça aussi, ça a eu un peu de mal à prendre. En plus, il faut voir qu'il y a quand même pas mal de changements, puisque c'était Phil Spencer qui était le patron de cette division pendant très longtemps à Xbox. Et en début 2026, ils sont allés chercher la nouvelle Asha Sharma. Asha Sharma, c'est une personne qui a vécu pendant 5... Alors, elle a été Microsoft, mais elle a été pendant 4-5 ans chez Instacart, pour acquérir des utilisateurs, tout ça, dans cette expérience-là. Et donc, du coup, elle est arrivée chez Microsoft, elle était dans la partie Core AI. Et puis là, elle a basculé dans la division jeux vidéo.
Alors, un peu sous les feux des critiques, parce qu'il y avait une numéro 2 de Spencer qui s'appelait Sarah Bond, et tout le monde pensait que c'était la personne qui allait lui succéder. Et pas du tout, donc elle est arrivée. Et elle, son rôle, elle a été très critiquée au départ, parce qu'on dirait qu'elle ne connaît rien aux jeux vidéo, etc. Mais elle était surtout venue pour engranger des utilisateurs, enfin vraiment avoir ses abonnés. Donc ça a plutôt marché. Par contre, comme on l'a dit, derrière, il y a quand même des structures de coût. Et là, Microsoft, voilà, est-ce qu'ils laissent un peu filer le hardware ? Ils ne peuvent pas tenir sous toutes ces formes-là.
Et comme en plus, Microsoft, le groupe, fait d'énormes investissements dans l'IA, les jeux, ça reste une division importante, mais un chouïa prioritaire qu'à Nintendo, qu'à Sony, où là, vraiment, c'est le core business. Et puis, il faut rappeler quand même que la bataille que se mènent Sony et Microsoft, elle est gagnée depuis longtemps par Sony. C'est-à-dire que, voilà, aujourd'hui, Microsoft revendique avoir perdu cette bataille de la console entre la Xbox et la PlayStation 5. Ils ne sont même pas sûrs de faire... Ils devaient annoncer pour cette année une nouvelle version de la Xbox. C'est très rare.
Normalement, tu laisses une certaine forme de flou sur le fait que tu vas la sortir ou pas, même si ce n'est pas le cas, ça prend un peu de retard. En général, c'est tous les 7 ans, les nouvelles consoles. Là, ils ont assumé clairement, ils ont commencé à parler à des fabriques entières, etc., en disant, ok, on s'interroge, il y a un monde où on ne la sort pas. C'est très étrange, ça ne ressemble pas à ce qu'on a vécu ces 10 dernières années. En plus, le moment est mal tombé, tous les composants... Enfin, le prix des composants explose, etc. Sur le hardware, tout est infernal.
Et juste un dernier mot par rapport aux effectifs, il faut voir aussi que l'IA change sans doute pas mal de choses dans le collège. Et puis, quand on licencie 15-20% de ces effectifs, ce n'est pas les lignes du bas qu'on licencie. C'est tout le middle management où là, on se dit, c'est un peu lourd tout ça. Et là aussi, c'est ce qui se passe dans cette division. Philippe, et après, tu reviens, Clément. Philippe. Alors moi, je ne suis pas gamer du tout, donc j'ai beaucoup de mal à... Même pas un petit Tetris de temps en temps, un petit... Un petit Scrabble en ligne ? Tetris, ça date un peu quand même. Non ? Tetris, ça date un peu quand même. Non, j'ai dû... Ce n'est pas ma tasse de thé.
En revanche, ce qui est intéressant, c'est de voir la bagarre en cours. Alors, c'est vrai que les 69 milliards d'investissements dans Activision Blizzard... Alors, on pourrait se dire, aujourd'hui, c'est rien par rapport aux investissements colossaux qui sont en train d'être consentis sur de la fourniture d'énergie convertie en token, donc de l'IA. Et ça, c'est clair. Oui, mais enfin, c'est quand même 69 milliards, quoi. Oui, oui, c'est quand même 69 milliards. Et surtout, c'est...
Moi, ce dont je n'étais pas conscient en préparant ce plateau ce soir, c'était de la faiblesse des marges des studios de jeux vidéo comparées aux marges auxquelles on est habitué dans le monde du logiciel et aux marges hypothétiques auxquelles on peut s'attendre ou pas dans le monde de l'IA. Donc, voilà. Mais je trouve ça assez étonnant quand même comme revirement de se dire, voilà, ils achètent un château formidable, un énorme truc, et là, ils commencent à revendre les chambres pour financer l'IA.
Mais on a l'impression aussi que Satya Nadella, qui est véritablement, qui tourne ça, on voit Microsoft prendre un virage B2B, n'a pas l'air d'assumer véritablement cet investissement d'Activision bizarre, j'ai l'impression, et que finalement, avec le départ de Phil Spencer et l'arrivée de Hachacharma, on est dans une autre stratégie, finalement. Voilà, le jeu vidéo, c'est peut-être pas finalement ce qu'il y a de plus évident pour Microsoft, on va se concentrer sur ce qu'on sait faire. Après, le fait de faire venir Hachach, c'était déjà assumé que... Tu vois, en fait... Elle n'est pas fossoyeur de Xbox, mais ça ne sent pas très bon. D'ailleurs, elle le dit à tous ses collaborateurs.
Xbox, ça ne crache pas comme ça devrait cracher, on ne gagne pas assez d'argent, on perd de l'argent, et voilà. Après, ça fait quand même un moment qu'ils sont dans le jeu vidéo, quoi. Tu vois, c'est quand même un gros acteur du jeu vidéo. Oui, mais c'est un regard comme ça. Moi, j'ai compris qu'ils avaient augmenté leur abonnement, leur passe de 10 dollars par mois, et ils ont été obligés de rebaisser et de perder les tarifs après. Moi, du coup, la question que j'ai en écoutant ce sujet, et qui est une question pour toi, Clément, c'est... Au pétard.
En parallèle de ce qui est en train de se passer, on voit Microsoft qui investit à son tour dans ce qu'ils appellent leur Frontier Company, qui déploie, c'est quoi, ces 2,5 milliards de dollars pour aller rentrer chez les clients. Et je me posais la question, justement, avec ta casquette Théodaux, quand le fournisseur devient conseil, qu'est-ce qu'il reste comme place pour écouter la voix du client ? Tu as un quart d'heure, hein ? Waouh ! Non, non, non, je plaisante. Tu as 30 secondes. Refais-moi le lien avec...
Non, mais ce que je veux dire, c'est que quand des éditeurs aussi puissants commencent à déployer ce qu'ils appellent les Frontier Company, qui vont aller elles-mêmes conseiller les clients sur l'installation des différents... Quelle place il reste aujourd'hui aux ESN, aussi pointues soient-elles ? Et Dieu sait si j'ai du respect pour Théodaux en termes de compétences techniques, François Belligan, si tu nous entends, mais sur ce mouvre... D'abord, est-ce que Microsoft est encore une boîte qui fait du jeu vidéo ? C'est une question qu'on peut se poser ce soir. Sur le papier, oui, mais jusqu'à quand ? Non, mais en fait, ça va rester un acteur...
En fait, il y a un peu de question à la question. Ça va rester un acteur du jeu vidéo. La vérité, c'est qu'ils ont ramené... En gros, Microsoft est trois fois moins rentable
que ses concurrents. Voilà. Pour plein de raisons. Ils ont ramené l'achat, ils lui ont donné le carchar dont Nicolas Sarkozy rêvait, et puis ils lui ont dit, voilà, c'est le ménage, elle dégage du monde, on change la stratégie, on se remet sur les blockbusters. Ce serait un peu comme un studio de cinéma qui a racheté 50 minutes de studio ultra créatif et qui tout à coup dit, en fait, on va faire que des Marvel. Spoiler, c'est ce qui s'est passé avec les grandes licences, etc. Donc, ensuite, il y a une vraie question qui est... C'est vrai que toutes les entreprises
de la tech aujourd'hui se rêvent en sociétés de conseils, se rêvent le fait de faire leur propre conseil, etc. Il y a beaucoup de rachats en ce moment, il y a beaucoup de fusions. Ce qu'on a vu, c'est l'exact modèle de Microsoft avec Havanad où le fait d'avoir en interne une capacité à faire du conseil ne les a jamais empêchés d'aller en chercher à l'extérieur, simplement c'est une question de volume. Et qu'en fait, tu peux apporter sur certains sujets clés de l'expertise interne. En revanche, le marché est tellement gigantesque que tu ne pourras jamais le phagocyter. En tout cas, pour moi, c'est une réponse en volume. Donc, on ne peut pas faire Game Over chez Xbox, quoi. Ni chez Théodos.
Ah non, mais chez Théodos, simplement. Bien sûr. Bon, alors, ça c'est la première mauvaise nouvelle. En parlant de licenciement. En parlant de licenciement, les amis. Tiens, vous êtes tous virés. Voilà, il n'y a que moi qui reste. Ça, c'était la petite... On a changé la... Qu'est-ce qu'il se passe ? On a changé le design de... Tout va bien, Clément ? Qu'est-ce qu'il se passe ? On a changé le design du... Le design de quoi ? Bien sûr. Du style d'Ariane. Tout à fait. Personne ne m'a demandé mon avis. Voilà. Mais qu'est-ce que tu en penses ? Alors, toi qui es un esthète, tu trouves que notre nouvel habillage et la nouvelle typo de BFM Business est jolie ou pas ?
Est-ce que c'est Fred qui l'a fait ? Non, ce n'est pas Fred qui l'a fait. Eh bien, c'est magnifique. On a des vrais spécialistes. Eh bien, j'adore. Des gens talentueux qui le font. Non, en vrai, c'est assez épuré, ce studio. Voilà. Alors, si vous êtes à la radio, vous vous dites de quoi il parle. Il faut aller voir la télé. Vous comprendrez. C'est vrai qu'on a changé il y a quelques jours, Fred. Oui, oui. Notre... Je veux dire, l'habillage, plutôt la... Comment dirais-je ? Oui, tout ce qui est typo. La charte graphique. La charte graphique. Voilà. C'est ça, de BFM Business, qui est plutôt jolie. On se prépare pour la rentrée. C'est pour ça. Je vous le dis, ça va dépoter à la rentrée.
En revanche, bon, alors, on l'a vu, ça ne dépote pas chez Microsoft, mais ça ne dépote pas non plus chez Nokia. Parce que Nokia annonce aussi une nouvelle vague de suppression de postes en France. La direction de l'équipe Mentier Télécom attend pour la fin de la semaine la signature, par les syndicats, d'une rupture conventionnelle collective qui menace quand même 195 emplois. Et c'est vrai que depuis le rachat d'Alcatel il y a 10 ans, Nokia enchaîne les réductions d'effectifs. Mathieu Pechberti nous explique tout ça.
Nokia vient de boucler fin juin une rupture conventionnelle collective et enchaîne déjà sur une autre. Le groupe finlandais veut se séparer de 195 postes en France après en avoir déjà supprimé 300 depuis le début de l'année. Les salariés subissent la huitième vague de départ depuis 2017 et le rachat d'Alcatel un an plus tôt. Après quatre plans de départ et quatre ruptures conventionnelles collectives, Nokia comptera l'an prochain moins de 2000 emplois en France contre 4200 il y a 10 ans. Le groupe justifie ses nouvelles mesures sociales par son virage vers l'équipement des data centers avec des logiciels d'intelligence artificielle, notamment depuis que Nvidia est entré à son capital.
En France, Nokia travaille essentiellement sur les réseaux mobiles pour les quatre opérateurs français, sauf qu'ils ne seront bientôt plus que trois après le rachat de SFR par ses concurrents. La consolidation du secteur n'est pas une bonne nouvelle pour Nokia, qui mise toutefois sur l'essor de la 6G d'ici à 2030 pour enrayer son déclin.
– Eh bien voilà, encore une pépite, alors peut-être que je vais donner la parole à Philippe parce que je pense que tu dois bien connaître quand même Nokia qui à la grande époque était un acteur incontournable, à la fois dans la téléphonie mobile, dans l'équipement réseau, enfin voilà, corps de réseau, Nokia, bien sûr. Voilà, pépite européenne, rappelons-le, des télécoms, et là c'est la déliquescence. – Non mais j'ai l'impression en plus d'une… je pense que Nokia devient un marronnier, parce que le 24 juin dernier, on était en train de parler probablement du plan précédent, là c'est le huitième. – Non c'était le 24 juin là ? – 24 juin. – C'est le même en fait. – C'était l'annonce.
– C'est le même, mais si tu veux, on a un peu plus d'informations, d'où le reportage de Mathieu. – Mais cela étant, c'est le huitième, mais le septième avait été bouclé juste à la fin de l'année dernière, est en cours de résolution, et non, moi je trouve ça juste immensément triste et complètement paradoxal, parce que Nokia d'un côté, alors il y a Nokia et puis il y a le sujet Nokia France.
Le sujet Nokia, il faut juste se souvenir qu'avant l'arrivée de l'iPhone, pour ceux qui se souviennent de leur cours de MBA et des matrices du BCG, quand vous étiez numéro un sur un marché en croissance à deux chiffres, et que votre part de marché, accrochez-vous, était le double du suivant, donc que vous écrasiez tout, vous étiez normalement inexpugnable, vous étiez la star. – C'est la vache salée. – C'était le cas de Nokia, avec les 3210, les téléphones, enfin voilà. – Nokia avait 20% du marché, avait des usines partout dans le monde, avait une gamme de téléphones qui écrasait tout, en moins d'une décennie, une génération d'iPhone, c'était terminé.
Alors on ne va pas revenir sur le Nokia racheté par Stephen Ellope, la Burning Platform, etc. Enfin, l'histoire de Nokia mérite qu'on s'y arrête, parce que c'est incroyable, c'est le Kodak des télécoms quasiment, on est d'accord. – En beaucoup plus rapide, parce que la descente aux enfers de Kodak, elle a peut-être pris deux décennies. Là, Nokia, c'est 7 ans. – Alors c'était un monde industriel qui s'est créé, mais au fil des années, c'est le caoutchouc, le papier. – Oui, Nokia au départ, c'est des bottes. – Oui, c'est ça, c'est le caoutchouc. – Ils font du papier au tout départ. – Puis ils font du papier, ils font des téléviseurs. – C'est comment ça fait ?
– Les téléviseurs, et ils entrent dans la tech. – C'est vrai qu'il y avait des téléviseurs Nokia. – Absolument. – Incroyable. – Et tout le début, ça démarre avec du caoutchouc. C'est vraiment l'industrie qui s'est développée, développée. – Et qui a su se réinventer. Et puis là, pouf, qui est en panne. Et puis alors, il y a après la question de Nokia France, et ça, c'est encore plus triste, parce que la question de Nokia France, en fait, c'est la question, tout ce dont on parle, c'est l'Agnon. – Donc c'est quoi ? C'est de la recherche ? – L'Agnon, c'est le berceau des télécoms français. – Incroyable.
– C'est là qu'il y avait le CNET, c'est là qu'il y avait tout le creuset des réseaux et des architectures de réseaux en France, c'est France Télécom, l'Agnon, avec tout l'écosystème autour. – Vous avez une ligne Air France qui faisait spécialement Paris-L'Agnon tous les jours. – Absolument. – Oui. – Sur une espèce de français. Air Inter, à l'époque, qui faisait Paris-L'Agnon tous les jours et qui emmenait les gens à l'héros. – En fait, il y avait tellement de potentiel. – C'est là qu'on a inventé. L'Agnon a perdu, il reste un septième aujourd'hui des effectifs qu'il y avait encore à L'Agnon il y a une petite dizaine d'années. – On est d'accord que c'est d'une tristesse.
– C'est d'une tristesse, cette histoire-là. C'est-à-dire qu'on avait un berceau. – Et c'est une promesse pas tenue. – On avait un réservoir de talent télécom là-bas. – De brevets. – De brevets qui est en train de disparaître. – Et là, on est en train de parler de la 6G. Mais sur la 6G, qu'est-ce qui reste en Europe ? Il reste deux équipementiers qui chacun y vont de leur plan social l'un après l'autre, histoire de faire un peu équilibrer. Face à Huawei, alors que la bataille... – En Europe, il reste Ericsson. – Il reste Ericsson. – Et Nokia. – Et Nokia, c'est tout. – Puisque Siemens a été fusionné. Mais il y a eu une époque où Siemens était très puissant.
Et tout ça, toute l'histoire de Nokia France, en fait, c'est l'histoire d'Alcatel. Et c'est le désastre d'Alcatel-Lucent. Sur lequel, on ne va pas revenir, mais il y a un bouquin à lire, enfin, il y a un bouquin à écrire là-dessus. Avec toutes les responsabilités, les non-décisions, c'est Churuc, la France sans usine, la fusion avec Lucent, où ils se permettent pendant deux ans de se faire la gueule avec Patricia Russo, les deux côtés de l'Atlantique, pour ne pas prendre de décision. – De siège. Ils fusionnent Alcatel et Lucent, mais chacun reste en France et aux États-Unis. – Ah, puis ça commence à aller mal.
Là, on fait venir un bébé breton, qui est Michel Combe, qui vient appliquer la méthode breton, appliquée avec le succès qu'on sait à France Télécom, vient l'appliquer chez Alcatel-Lucent. Donc, arrête tous les investissements, fait remonter la marge brute et donc ravie les marchés. – Mais pendant ce temps-là… – Organise le rachat par Nokia avec des promesses partout, que bien entendu, on ne toucherait pas à l'emploi, etc. Et voilà ce qu'il reste. – On nous bassine depuis 15 ans maintenant sur l'histoire de souveraineté, en ayant oublié un truc. Et ça, moi, je le dis avec ma nouvelle casquette de membre du bord de France Dictèque.
La souveraineté, c'est d'abord une souveraineté de compétence, c'est-à-dire la capacité à continuer de former, à maintenir et de permettre de se développer des ingénieurs, des talents, des chercheurs. Et un docteur, ça ne se décrète pas en 15 jours. Il faut 7 ans pour le former. Donc, voilà, on est au fond du trou. Et malheureusement, on a probablement des dirigeants publics qui vont s'émouvoir de cette réduction, mais qui ne voient pas que l'horizon sur lequel il faut raisonner, c'est 15-20 ans. Et donc, les décisions courageuses sont aujourd'hui, et ce n'est pas eux qui les récolteront.
– Ce qui est effrayant, et je me trompe peut-être, et j'espère me tromper, c'est que j'ai l'impression qu'il y a 20 ans, on était plus une terre d'innovation qu'on l'est aujourd'hui, d'une manière générale. – Dans ce domaine, oui, en plus. – Mais pas que dans les télécoms, il y a d'autres sujets. Dans le nucléaire, on en reparlera. – Tu parlais aussi du BCG, tous ces analystes qui expliquent un peu, je vous conseille des excellentes émissions BFM Stratégie, on parle de tout ça, mais qu'est-ce qui s'est passé pour Nokia Ericsson ?
C'est que pendant des années, ils voyaient le marché des opérateurs, ils se sont dit, on se concentre, ce marché des opérateurs, c'est ce qu'il va nous rapporter, on est en train de développer des réseaux. Seulement, ce qu'ils n'ont pas vu, c'est le jour où ces opérateurs disent, on va un peu serrer la vis parce qu'on est trop haut, parce qu'il y a la concurrence qui est forte dans différents domaines, parce que les technologies, ça vient de partout. Maintenant, nos concurrents, ce n'est pas d'autres opérateurs, ça peut être des acteurs du cloud, ça peut être des ESN.
Eh bien, eux ont continué à se concentrer beaucoup trop sur ces opérateurs, et du coup, ils ont un peu laissé filer le marché de l'entreprise. Alors, ils ont essayé de l'avoir avec Alcatel Lussel, mais…
Tu as raison, tu as raison avec un tout petit bémol, c'est qu'ils ont tous été pris de vitesse, Nokia y compris, par un accident industriel majeur, un accident de régulation et industriel majeur qui s'appelle la bulle de la 3G, dans lesquelles les enchères pour la 3G ont ruiné les opérateurs, soit par acquisition de licence, soit par rachat entre eux, et quand ils sont arrivés au bord du gouffre, et ça, c'est la seule décision rationnelle qui est prise Breton quand il est arrivé chez France Télécom, qui a été de dire, je ne peux faire survivre la boîte que si je coupe tout, y compris vis-à-vis des équipementiers.
Il leur a fait le chantage du faible au fou en leur disant, soit vous me faites 30% tout de suite, soit vous n'êtes pas sûr que je vous régle à la fin de l'année, je ne serai peut-être plus là. Et donc, c'est suite à cet accident de la 3G et des enchères que toute la valeur du marché s'est effondrée, a baissé de 30%, et c'est là que Huawei est arrivé en disant, moi, je peux faire dans ces prix-là. On leur a dit, mais vous êtes qui ? Vous n'avez pas de référence ? Si, si, j'ai 70 millions de clients, qui tournent, ah bon, et où ça ? On ne les a pas vus. Ils sont au seul endroit où vous n'avez jamais voulu aller regarder qui est en Afrique.
Et Huawei avait des cœurs de réseau qui tournaient en Afrique impeccablement, donc il avait la masse critique. Clem, sur ce sujet. Oui. Parce que là, tu as deux experts télécoms qui s'expriment. Oui, non mais c'est, moi, je ne peux que boire leur parole. Non mais ça me fait marrer. Il y a comme ça des marauds de temps en temps, on se dit, on va faire parier les opérateurs, les grandes entreprises sur des trucs qui finalement n'ont aucun sens économique. Ils sont 3G, ça me rappelle les numéros de téléphone sur lesquels ils ont fait des enchères pour pouvoir appeler les pages jaunes. On te rappelle où en fait, tous les services sont fermés en deux ans.
La seule chose dont on se souvient, c'est le 118-218. C'est censé être une super mine d'or. Pas du tout. C'était 10 euros l'appel aussi, donc c'était un peu violent quand même. Je ne sais pas si tu te souviens. Frédéric Simotel. Oui. Non mais il y a un élément quand même qui est marrant. C'est acheté toute l'île de Ré grâce au 118-218. Pardon. Vas-y Clem. J'en peux plus. Non mais il y a quand même un élément dont on oublie, c'est que Lundmark, le CEO de Nokia depuis 2020, en 2023, il arrive à Chouz France, il serre la main de Manu et il lui dit Manu, je vais faire 500 emplois de R&D chez toi. Trois ans après, on est, on licencie 200 personnes, les 500 emplois, on n'a pas vu la couleur.
Ça pose aussi une vraie question en filigrane sur la naïveté qu'on a quand on fait des deals. C'est un peu comme l'usine 6G de Huawei en Alsace. C'est derrière les effets d'annonce, notamment de Chouz France, il y a quand même beaucoup d'écrans de fumée. Et à ça de dire que Chouz France, en termes d'écrans de fumée, c'est le nouveau Next 40, mais on ne va pas se faire que des copains. Ce qui est étonnant, juste une chose, c'est qu'après, il y a eu le contexte géopolitique parce que c'est vrai que Huawei est arrivé sur le marché français et européen. C'était au début de la 5G, en gros.
Et puis d'un coup, il y a eu ce coup de refroidissement parce qu'il y a eu les Américains qui s'en sont mêlés, qui ont dit on ne veut plus travailler avec Huawei. On nous a fait comprendre, nous, Européens, qu'il n'était pas bon aussi de travailler avec Huawei. Donc ça nous a redonné, en quelque sorte, la possibilité pour Nokia et pour Ericsson de rattraper un petit peu leur retard et de gagner des parts de marché. Visiblement, ça n'a pas suffi en plus. Pour rebondir sur ce que tu disais, pour moi, il y a deux points auxquels il faut être très sensible. Le premier, c'est quand on dit effectivement je vais créer 500 emplois.
D'abord, si c'était le rôle du président de la République de favoriser la création de 500 emplois alors que le nombre de personnes qui cherchent du travail se compte plutôt en millions, il y a un problème d'ordre de grandeur. Mais surtout, qu'est-ce que ça veut dire ? Je vais créer 500 emplois en R&D, ça veut dire une chose que tout le monde sait mais que personne ne dit, qui est que le rapport qualité-prix du chercheur français est le meilleur du monde en raison du crédit impôt recherche.
et que tant qu'on favorisera pour de bonnes raisons l'implantation de labos étrangers qui ensuite font sortir la propriété intellectuelle et les cerveaux les remontent dans la maison mère outre-Atlantique, on aura, enfin voilà, le crédit impôt recherche est un truc qui est fondamental mais à mon avis qu'il va falloir utiliser avec beaucoup, beaucoup plus de précision.
Et après, la question qui va rester pour Nokia et pour l'Agnon, c'est qu'on s'est aperçu que les câbles sous-marins étaient une infrastructure vitale, on les a renationalisés, on s'est aperçu il n'y a pas longtemps que le calcul haut de performance était quelque chose de vital, Bulle est repassé à 100% dans le giron de l'Agence des participations de l'État, la question va être est-ce que les cœurs de réseau ou le savoir-faire radio va être considéré ou pas comme un... Est-ce que c'est une bonne nouvelle ? Est-ce que quand tu prends une industrie critique et que tu la mets dans le giron de l'État, tu penses que c'est une vraie question ? On revient aux années 70, ça ?
Non, non, je pose juste un constat. Je ne suis pas sûr que ça soit... Comme il gère le budget national, si je gère le budget Bulle... Dans tout ça, pour Nokia aussi, je continue à penser cette histoire d'erreurs stratégiques. Pour moi, c'est le syndrome un peu HP Intel. On s'est vu, on avait des marchés qui déroulaient, qui déroulaient, on n'a pas regardé à côté. On s'est dit, tiens, ils ont racheté des technologies, il y a eu beaucoup de rachats chez Nokia. Et d'ailleurs, aujourd'hui, ils sont en train de se séparer de tout ce qui n'est pas critique. Ils disent, nous, maintenant, c'est l'IA, la 6G, les réseaux optiques, ça va être ça notre...
Ce qui aurait peut-être dû être fait depuis longtemps. Donc là, garder un seul profil de client, les opérateurs, comme tu l'as dit, il y avait des histoires avec la 3G, mais d'autres, enfin, ils n'ont pas vu venir et ils auraient peut-être dû déjà aller un peu plus à des entreprises. Et puis, le syndrome HP Intel. HP Intel, c'était ça, c'est de dire, attendez, pour l'instant, ça rapporte, on a l'action, ce maintien, à l'époque. Jusqu'ici, tout va bien. Et on ne cherche pas d'autres stratégies, on ne cherche pas d'autres marchés, on se dit, on est bien sur ces marchés-là. Et voilà ce qui se passe quand on n'ose pas prendre certains risques à une époque.
Et puis surtout, on reviendra, ce serait une histoire à raconter, tu l'as dit un peu, la gabgie Alcatel-Lucent, le rachat, faire une émission là-dessus. Oui. Que les 200 mois. Oui, oui, moi, je regarderai aussi. Non, c'est intéressant, c'est vrai. Mais dire quand même que Nokia est l'inventeur de Snake, vous vous rendez compte ? Où va le monde, mes amis ? C'était le lien avec le jeu vidéo. Il est bientôt 20h. Toujours Philippe De Vos, Frédéric Simotel et Clément, bien sûr, qui est là, Clément David. Petite pause et on repart dans l'actu tech et on va s'intéresser à cet investissement que Google veut faire dans les petits réacteurs nucléaires européens. On en parle juste après ceci.
A tout de suite. 20h02, le retour de Tech & Co, la quotidienne. On commente l'actu tech de ce mardi avec ce soir sur le plateau Philippe De Vos, stratégique advisor chez Joel Capital, président de Filéos et cofondateur de Wanadu. On rajoutera la prochaine fois ta nouvelle fonction. Mon cher Philippe, à tes côtés, Frédéric Simotel, journaliste ABFM Business et Clément David, président de Théodaux Cloud. Je vous propose maintenant de parler de Google qui investit dans des petits réacteurs nucléaires européens et c'est le municoi Proxima Fusion qui a pu lever plus de 400 millions d'euros grâce au capitaux du géant américain et de l'énergéticien allemand RWE.
Le spécialiste de la fusion nucléaire est devenu un espoir pour l'hyperscaleur de façon alimentée et forcément, ses data centers. Astré-Olivier nous explique tout ça.
Cette levée de fonds de Proxima Fusion devrait permettre de construire un premier prototype de fusion nucléaire au début des années 2030. Au lieu de scinder deux atomes, la fusion reproduit la réaction qui alimente le soleil. L'énergie obtenue est décarbonée, abondante, sans déchets nucléaires, parfaite pour répondre aux besoins des data centers et de l'IA. Avec les petits réacteurs nucléaires, il n'y a plus de délai de raccordement au réseau électrique. Une multitude d'avantages bien cernés par les hyperscalers comme Google. La start-up allemande désormais valorisée à près de 3 milliards de dollars vient s'ajouter à la longue liste des investissements du géant américain en matière de SMR.
Mais c'est la première fois que Google mise sur une entreprise européenne. Des capitaux bienvenus car la concurrence est importante sur ce marché. Aux Etats-Unis, Sam Altman et Microsoft investissent eux aussi à coups de centaines de millions de dollars dans des concurrents de Proxima Fusion.
Voilà, donc reportage signé, je le disais, Astré-Olivier sur cette volonté de la part de Google d'investir dans ces petits réacteurs nucléaires européens. On le voit aujourd'hui, le premier moteur en fait de tous ces géants de la tech, c'est l'énergie, Philippe. Donc forcément, il faut investir et pas qu'aux Etats-Unis, on le voit aussi donc en Europe. Mais oui, c'est ce qu'avait repris Arthur Mensch lors de son audition il y a quelques semaines sur... Transformer les électrons. Voilà, l'IA, c'est l'énergie, c'est des électrons transformés en token.
On voit que l'appétit et les investissements absolument démentiels, je pense qu'on ne mesure pas la vague d'investissement qui est en cours en termes de volume ou de comparaison, c'est colossal. Ils cherchent à s'approvisionner en énergie partout où ils le peuvent, y compris en Europe, ce qui n'est pas une mauvaise idée. Moi, ce que je trouve intéressant, c'est qu'en Europe aujourd'hui, il y a manifestement deux pays qui tirent leur épingle du jeu. Il y a deux manières d'extraire de l'énergie de l'atome. Là, on a parlé de fusion. La fusion, ça n'est pas encore opérationnel.
C'est compliqué parce que ça suppose de pouvoir maintenir, c'est pour ça qu'ils font une espèce de donut tordu, ça nécessite de pouvoir maintenir un plasma, c'est-à-dire une soupe à très haute température dans des conditions de pression incroyables et de la confiner pour que la réaction de fusion puisse s'enclencher avec des rendements et des dégagements d'énergie qui sont phénoménaux. C'est le soleil. C'est le soleil. Ce qu'ils sont en train de faire, c'est de faire des épisoleils qu'on peut mettre dans ces caves histoire de réduire la facture et que tous les copropriétaires soient contents. Donc ça, c'est très bien.
Là où je trouve ça pose question, c'est que les champions de la fusion aujourd'hui en Europe sont des Allemands qui ont débranché le nucléaire il y a dix ans. Et les champions de la fission, c'est-à-dire la désintégration du noyau de l'atome, c'est plus connu, c'est tous nos réacteurs, tout notre parc du réacteur nucléaire. Les champions de la fission aujourd'hui en Europe sont les Danois. Danois, puissance nucléaire comme on le sait, industrie gigantesque comme on le sait et les Français sont jusqu'ici assez absents du débat. sauf quand il s'agit d'évoquer les retards des EPR, etc.
Mais c'est intéressant de voir que ce sujet mobilise des entreprises privées et sachant qu'en plus Proxima elle est sortie du Max Planck Institute il y a trois ans. Donc c'est vraiment une start-up qui s'est attaquée à des sujets très difficiles. C'est de la deep tech pour le coup. Et là, je prends ma casquette de France Deep Tech. C'est de la deep tech pure et dure, c'est de la science. C'est de la science très dure. Sur le temps long en plus. Sur le temps long mais avec des horizons de faisabilité. On parle du courant des années 2030 alors que la grande blague pendant longtemps c'était que la fusion c'est dans 50 ans en glissant. Ils disent c'est dans 2035.
Oui, on s'annonçait la fusion pour 50 ans après le jour où l'annonce était faite. Et puis là, on était sur 2050 et là, on vient de gagner 20 ans et sachant qu'ils ne sont pas les seuls. Il y a comme au Noël fusion aux Etats-Unis chez qui Google a réservé de la capacité aussi. Donc, ils financent. Alors, cela étant intéressant dans le reportage qui a été montré, c'est que personne ne connaît, si je ne me trompe pas, le montant exact de l'investissement de Google aux côtés de la région Bavière. Il y a tout un dispositif public-privé qui a été monté, qui est conditionné à de l'apport de capitaux privés, donc avec un vrai effet de levier du privé. Oui. Mais voilà. Enfin, oui, pardon.
Non, non, mais je trouve que c'est très intéressant comme ce sont des géographies auxquelles on ne s'attend pas et dans des domaines qui jusque-là étaient encore, enfin, la fusion, on n'en reparle que depuis deux ans et la fusion pour ceux des téléspectateurs et des auditeurs qui nous écoutent, la fusion, c'est propre. Ce qu'il y a quand même de savoureux dans cette histoire, c'est qu'il y a dix ans, l'Allemagne voulait sortir du nucléaire, quoi. Et là, maintenant, Google a investi dans une startup allemande. Non, non, mais bien sûr, comme nous d'ailleurs aussi, alors de manière aussi moins importante, mais voilà, d'un coup, le nucléaire revient sur le devant de la scène, quoi.
Mais ce qu'il faut voir aussi dans ce rapprochement, enfin, ce rapprochement de ces co-investissements Google et l'Allemagne de l'énergie, RWE, c'est à la fois donc Google veut sa décarbonation, il cherche de l'énergie comme les autres, Microsoft a relancé des tranches de centrales nucléaires aux Etats-Unis, etc. Mais Google, il vise aussi un marché parce que ce marché de l'énergie, c'est aussi un marché, c'est, je regarde les chiffres, 10 milliards de dollars d'ici 2050 et Google se dit, tiens, si on devient bon là-dedans, peut-être qu'on pourra vendre l'électricité.
peut-être un peu une source de revenus aussi et ça, je trouve que c'est aussi un aspect, il ne faut pas voir qu'ils visent juste pour sécuriser leur approvisionnement, ils se disent, tiens, plus tard, peut-être qu'on sera aussi des énergéticiens et c'est ce qu'on est en train de se dire, j'étais à un débat l'autre jour avec Isabelle Cocher, ancienne patronne d'Engie, qui le disait, peut-être que les géants de l'infrastructure de demain, ce ne seront plus les géants numériques, ce seront les géants des infrastructures énergétiques et je pense que des gens comme Google commencent à se positionner aussi parce qu'ils imaginent aussi ce futur plausible.
Oui, Google qui est partout, enfin, ils ont leurs infrastructures télécoms, je rappelle qu'ils ont leurs câbles sous-marins à eux, voilà, leurs infrastructures télécoms, ils sont en train de créer leur infrastructure énergétique. Et maîtriser ces infrastructures énergétiques. Clément ? En fait, c'est la continuité de ce qu'on a vu avec les débats sur les centrales nucléaires, c'est-à-dire qu'en fait, moi, ce qui me touche dans cette histoire, je ne suis pas très surpris, je veux dire, ils vont capter un maximum de capacités de production partout où ils peuvent et ils vont le faire eux-mêmes parce que comme ça, ils vont sécuriser de A à Z la chaîne d'approvisionnement.
Ils ne dépendront pas de quiconque. Exactement. Et on l'a vu chez Microsoft, on l'a vu chez AWS, en plus, c'est de l'énergie décarbonée, on sait que ça fait toujours bien de pouvoir dire que ton énergie pour les data centers, elle est décarbonée. Donc en fait, la continuité est assez simple. Moi, il y a deux questions qui se posent pour moi. La première, c'est je suis un peu mal à l'aise avec le fait que, tu vois, le deal public-privé, très bien, etc., je suis un peu mal à l'aise avec le fait que les Américains commencent
des entités américaines qui sont quasiment aussi importantes que des pays, tu vois, en termes d'argent, tu parlais d'infrastructure, tout,
commencent à développer ces compétences-là chez nous. Je considère que l'Allemagne, ça reste chez moi parce que c'est l'Europe, parce que machin. Dans une démarche de réflexion autour de la souveraineté, je trouve que c'est un pas qui est franchi, qui est relativement inquiétant parce que jusqu'à présent, on vit dans un paradigme où une centrale nucléaire, elle est en France, elle est française. Étrange. Alors là, ils soutiennent le développement R&D, on ne sait pas encore de quoi l'avenir sera fait d'un point de vue juridique, d'un point de vue possession. Tu veux dire qu'ils s'attaquent quand même à une ressource hyper souveraine qui est l'électricité finalement.
C'est le nucléaire, c'est que tu vas faire un sondage dans la rue, tu dis aux gens qu'est-ce qui doit être souverain en premier comme type d'entreprise, ils vont te dire les centrales nucléaires. Donc, en fait, ils s'attaquent, je ne sais pas, on ne sait pas comment ils vont structurer le deal, mais n'empêche que j'ai un malaise déjà, c'est un truc évident pour moi qui s'effrite en tout cas un petit peu. Le deuxième, si tu parlais de Arthur Mensch, il disait
oui, en effet, il faut sécuriser un maximum la source énergie, il se dirait surtout, faites attention, après les tokens, mais qui seront passés par les modèles qui vont les transformer en un truc à plus haute valeur ajoutée
pour non les revendre plus cher. Et c'est un peu comme si les gens récoltaient nos patates à un centime l'unité, les transformer aux Etats-Unis en boîte de purée à 2 euros, donc voilà, ou en frites, et te revendaient la boîte de purée 10 fois plus chère. Manifestement, c'est l'oracle en parler. Oui. Et puis, moi, je rajoute un petit truc et je vais faire un lien avec une news qu'on a commenté hier qui était Waymo. les voitures Waymo, elles se rechargent en électricité qui nous dit que Google ne va pas se commencer à mettre un peu ses bandes de recharge un peu partout et faire un peu comme Tesla et développer son propre réseau pour ses Waymo et tout ça.
Oui, il pense à tout ça, ses data centers, les centres de calcul d'IA et ça, et puis derrière, et l'autre partie d'énergie, on la revendra à d'autres. Et ça, sur cette logique d'intégration verticale, c'est fascinant parce que c'est sous nos yeux depuis des dizaines d'années la maîtrise progressive de toute la stack. On y reviendra peut-être d'ailleurs sur le sujet suivant parce qu'on est à nouveau sur une question de je m'intègre verticalement, je fais mes propres puces jusqu'à un certain point. Ils sont tous en train de faire ça.
Nous, on est encore sur des modèles extrêmement en couche avec au centre la partie la plus puissante de toutes les grandes organisations qui s'appelle la direction des achats et qui gèrent des empilements et des millefeuilles de sous-traitance. Et on voit que le modèle est questionné. Maintenant, pour mettre une petite lueur d'espoir quand même, moi je suis très marqué par ce qui est en train de se passer sur ces sujets d'énergie parce que ce qui est annoncé là montre qu'on se rapproche du jour où nous allons pouvoir produire en abondance, voire en surabondance, une énergie décarbonée très peu chère.
Et quand vous avez résolu la question de l'énergie, vous avez résolu la question de la pauvreté, vous avez résolu la question de l'alimentation, vous avez résolu toutes les autres grandes questions qui aujourd'hui limitent le développement d'un certain nombre de pays ou le développement d'un certain nombre de personnes. Il faudra qu'on revienne sur ce sujet évidemment. Juste un dernier mot, la levée de millions c'est 400 millions d'euros. Ce n'est pas non plus... Non. Pas de 400 milliards. Non, non, non. Il y a ça aussi. Surtout quand on... Mais Google, le risque est mesuré. Ils avaient dépensé 2 milliards et demi pour acheter les robots Boston Dynamics.
Le risque est mesuré par rapport à l'apport que ça peut... Quand on sait qu'une centrale nucléaire, c'est plusieurs dizaines de milliards en fait. En tout cas, dans sa conception actuelle parce que là, il y a aussi tout un sujet mais il faudrait qu'on fasse une émission là-dessus. Sur les small and medium reactors, sur les deux filières, il y a la filière EPR qu'on connaît mais il y a une filière à sel fondue qui est extrêmement intéressante à explorer.
La seule raison pour laquelle c'est la filière EPR qui aujourd'hui domine dans le monde, c'est que lorsque les États-Unis dans les années 60 ont dû faire des coupes budgétaires et ont dû choisir entre leurs deux programmes de recherche, ils ont choisi l'EPR. Pourquoi ? parce que les produits dérivés à la sortie d'EPR, c'est le plutonium avec lequel on peut faire des bombes. Allez, je débranche la prise de la centrale nucléaire parce qu'il ne nous reste même pas un petit quart d'heure pour évoquer vos coups de cœur et coups de gueule parce que vous avez chacun, alors, un coup de cœur et un coup de gueule. Je pense qu'en 13 minutes, on va vraiment galérer pour arriver à rentrer tout ça.
Ce que je vous propose, c'est que malgré tout, vous, vous en choisissez un. on va commencer par toi, Philippe, coup de cœur ou coup de gueule, tu choisis celui que tu veux. On peut mentionner l'autre qu'on avait sans argumenter ? Si tu veux, si tu veux, oui, mais il ne faut pas que ça ouvre un débat parce qu'on n'aura pas le temps. Dis-le lui à lui. Oh ! Non mais peut-être que tu vas commencer. Son coup de gueule, c'était sur moi, je suis sûr. Philippe, parce que tu avais un sujet là, c'était la Robocup. Oui. Donc à Imcheon, c'était en Corée du Sud, mais tu voulais aussi évoquer, ça c'était ton coup de gueule, tout ce qui touche à l'IPTV, etc.
C'est-à-dire qu'on voit aujourd'hui des ayants droit qui commencent à demander à débrancher carrément tout Internet pour protéger leurs droits et... Voilà. Juste le contexte, l'IPTV, ces boîtiers qui vampirisent aujourd'hui les droits sportifs, les droits cinéma, les droits télé, etc. Pour quelques dizaines d'euros par an, vous avez toutes les offres pour vous. 9 millions en France, 34 millions en Europe. Voilà. Pas de TVA et si vous rapportez ça à la valeur des championnats, vous comprenez qu'il y a un vrai sujet mais auquel personne n'arrive à s'attaquer proprement. Ça fait un an que tu en parles ? Oui, ça fait un an que j'en...
Il y a fait une intervention brillante dans l'after foot que j'avais écoutée. Oui, c'est vrai. C'est un sujet, évidemment... Et ça n'a toujours pas bougé. ...qui touche notamment la retransmission des droits sportifs. Ça bouge, mais pas forcément au bon endroit pour des raisons qu'on n'a pas le temps. Non, mais moi, je voulais parler de mon coup de cœur quand même parce qu'on va rester positif. Moi, je suis fasciné par ce qui se passe dans le monde de la robotique et de la robotique humanoïde. J'avais adoré le semi-marathon de Pékin et le fait d'engager des coureurs dedans.
Je trouve que cette idée de la Robocup, ce n'est pas nouveau, ça existe depuis longtemps, mais on voit que ça monte en puissance. Et je trouve que donner à voir ce dont sont capables ou pas, parce qu'il y a un côté parfois pitoyable dans la manière dont les robots se cassent la figue, etc. Mais donner à voir ce qu'on peut faire aujourd'hui en faisant s'affronter ces machines, ça donne une dimension qui est très ludique.
Ça permet de préparer les esprits à ce qui arrivera sans doute un jour quand nous serons vieux et que nous aurons besoin d'être assistés et qu'on sera très content qu'il y ait des machines qui soient capables de faire des choses à nos côtés parce qu'on n'aura pas tous la chance d'avoir des enfants auprès de nous. Je trouve que la démarche est intéressante. Je trouve également que la démarche de mise en scène et le soft power, la dimension géopolitique, le grand gagnant du semi-marathon de Pékin, c'est la ville de Pékin parce qu'ils ont organisé une partie de la course pour des robots. Le grand gagnant de la RoboCup, c'est les universités qui continuent à gagner devant tout le monde.
Et moi, je refais, puisque la grande boucle a commencé, je me dis que ça aurait vraiment de la gueule, mais vraiment de la gueule si l'année prochaine, il y avait une étape du Tour de France qui soit réservée, dans laquelle le Tour de France lance un défi en disant, bon, faire courir un robot pendant 22 kilomètres, c'est déjà pas mal. Maintenant, est-ce que vous êtes capable de le mettre sur un vélo ? Parce que là, subitement, les sujets d'équilibre et de stress sont assez... Donc pour moi, ça serait une très bonne prochaine étape pour mesurer la capacité des robots. Il faudrait que le Tour de France... On va parler de ça aux organisateurs du Tour de France.
Mais tu les fais en contre-la-monde, tu les fais courir tout seuls, tu ne les mets pas dans le peloton, surtout pas. Mais voilà, donc ça pour moi, c'est un... Je trouve ça génial. Et donc, c'est mon coup de cœur. En dehors de Frédéric, de François et de... Moi, je serais prêt à soutenir cette initiative, je crois. Oh là là là ! Le Tour de France, cette fraternité entre débriefeurs, moi, ça m'émeut. Il faut qu'on mette un robot sur un vélo, ce serait rigolo. Moi, j'adore Autofrance, je fais la sieste devant. On a eu plein de start-up qui ont essayé de faire des vélos. Marc Simoncini, si tu nous écoutes. Pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas mettre un robot ?
Jean-Louis Consenza, est-ce que tu nous écoutes ? C'est vrai que ça a moins de sens d'avoir un robot sur un vélo, si tu veux. Autant un robot qui marche, qui court. Mais dans l'image, l'image que ça pourrait donner, Pékin a donné son image. Là, nous, l'image de la France dans le sport, la maîtrise qu'il faut pour tenir en équilibre. Oui, bien sûr. Mais ça, parce que tu parles en tant qu'ingénieur, mais pour le grand public, ça n'a aucun sens de faire pédaler les robots. Mais ça n'avait aucun sens a priori de voir une espèce de machine clodiquée et pourtant elle fait 20 de kilomètres.
Je ne suis pas d'accord, parce que tu te dis, elle peut avoir l'autonomie et la possibilité technique, mécanique, de courir ou de marcher pendant des dizaines de kilomètres. Ça a un sens, parce qu'on sait que demain, peut-être que ces robots le feront à la maison. Mais un robot qui, je ne vois pas trop le truc, mais bon. Pour moi, tu as l'environnement, la maîtrise, l'équilibre, la capacité de ne pas fondre. Et on met juste un bridou dedans et c'est réglé. Exactement. Là, t'en fais chier. Non, je ne pouvais pas. Je crois que c'est cochonou. Ah, peut-être, excusez-moi. Oh là là là là là là. J'ai trébuché juste avant l'arrivée. Clément. Mon coup de cœur, c'est Franck Ferrand autour de France.
Écoute, mon coup de cœur, ce n'est pas celui que je voudrais expliquer, mais c'était pour Mélabs. Oui. Côté Yann Lequin. La boîte de Yann Lequin. Parce que voilà, c'est un mec qui va... Il veut révolutionner l'IA.
Il va au bout de ses idées, il n'était pas content, on ne lui filait pas les moyens de ce qu'il voulait, il fait son propre truc, il le fait à Paris.
L'honnêteté intellectuelle de la démarche me plaît bien. Bon, voilà, parenthèse refermée. Non, mon coup de... Après, il faut qu'il y arrive. Mais bon, ça, c'est un autre débat. Non, mais il a été assez transparent. Il a dit, les mecs, je ne vous prouviens pas qu'on va sortir un truc. Moi, j'adore. C'est vraiment l'ingénieur. Comme Philippe. Les coups de gueule. Non, mon coup de gueule, c'est qu'on va le faire tous les ans jusqu'à ce qu'Apple ait une stratégie IA compréhensible. C'est-à-dire que ça y est, on est donc à la fin de la saison 2025-2026. Je ne suis toujours pas capable d'expliquer ce qu'est Apple Intelligence. Mon royaume pour la personne qui sera capable de me l'expliquer.
On a des modèles in-house, on-device. Mais t'inquiète pour les tâches complexes, il y a de chat GPT. Mais en fait, pour Siri, on galère un peu, mais ce sera Gemini, il n'y a pas de souci. On a un narratif sur Privacy First des données qui fait que vous n'inquiétez pas, on ne minera jamais sur vos données. Et puis ensuite, la personne à qui on confie Gemini, c'est les gens de Google dont on dit depuis des années « Attention, eux, ils font très très mal, c'est pour ça qu'on est les gentils. » Je suis désespéré. C'est des réactions dans l'urgence. Je ne comprends rien. Écoute, moi, j'ai fini par commencer à le faire tout seul.
C'est très très bricolé, ce n'est pas bon, mais ça commence à marcher. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si tu as une machine un peu puissante et avec les modèles de langage qui tournent en local, tu commences à pouvoir faire des choses pour donner le contexte. t'imagines que c'est génial ce que tu dis parce que l'image d'Apple, c'est tellement accessible, c'est tellement bien foutu, c'est tellement simple que n'importe qui peut s'en servir et le fera avec une expérience utilisateur irréprochable. Et là, tu me dis, moi, ingénieur, spécialiste des télécoms, super smart, super machin, j'arrive à peu près à faire un truc. T'imagines, c'est l'exact inverse de la promesse Apple.
C'est dingue, bien sûr. Tu n'étais pas tellement... Sauf que la promesse Apple jusqu'ici, elle s'est traduite essentiellement par le fait de me résumer des emails dont je n'ai pas besoin et de me proposer des trucs qui ne m'intéressent pas. Sauf, alors que le truc qui m'intéresse moi, c'est je me lève le matin, c'est sur quoi dois-je focaliser mon attention ? On attendait Jarvis et pour l'instant, on a un truc qui dit, bien sûr, je peux mettre un minuteur de 6 minutes parce que, j'allais dire, les oeufs à la coque, je ne sais pas si c'est... Non, mais Siri est un minuteur. Non, mais c'est terrible.
Bon, attendez, Siri y arrive, alors on ne sait pas quand est-ce qu'il arrivera en Europe, mais en théorie, on aura la future génération. J'imagine, ça fait 3 ans qu'on aurait dû avoir un chat GPT-Live, je m'en fiche, mais intégré à Siri et qu'on peut discuter, c'est fou. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi parce que je me dis que finalement, aujourd'hui sur l'iPhone, tu as chat GPT, tu as cloud, tu peux poser des questions à ton téléphone via chat GPT. Est-ce que c'est dans le rôle d'Apple visiblement d'avoir cette brique-là ? En tout cas, c'était leur volonté. Oui, non mais d'accord. L'échec reste là.
On a vu qu'ils se sont plantés, mais est-ce que vraiment c'est important qu'ils ne soient pas présents sur l'IA ? Je ne suis pas certain. En fait, ce n'est pas important s'ils ont une stratégie globale où ils disent en fait, ce n'est pas notre vision, on n'y va pas. La vérité, c'est qu'ils ont investi des milliards et ils se sont plantés stratégie après la stratégie depuis 3 ans. Donc ça dit quelque chose peut-être moins sur notre utilisation que sur la boîte, peut-être. Frédéric Simotel, ton coup de cœur. Vous voulez nous parler de Samsung ? Oui, exactement. Je voulais faire un petit teasing mais bon, c'est assez manqué. Ah, il t'a pété ton annon. Oh pardon, excuse-moi.
Je voulais dire, je suis un acteur asiatique. Oh là là, en plus, il voulait nous faire un petit coup. Bon, je lise. C'est trop chou. Je fais tourner le monde tech sans finalement... Question pour un champion, s'il croit. Je fais tourner... J'ai fait question pour un champion. Pardon ? Il y a une très vieille vidéo de moi avec des cheveux. Oh non, dans une superbe chemise parme où j'ai fait question pour un champion. Non, c'est pas possible. Avec Julien Leperr, c'est tout ? Avec Julien Leperr, c'est vrai. Incroyable ! T'avais des cheveux en plus ? J'avais des cheveux. Bref, je ne veux pas foirer le... La prochaine fois, il faut qu'on diffuse ça.
Un jour, en te présentant, un jour pour mon jubilé, on mettra 5 secondes. Prénom président de Theodo Cloud et joueur dans question pour un champion, tu vois ? C'est extraordinaire. Ancien joueur. J'ai perdu assez vite. Ah, ça, c'est un détail. Pardon. Je regarde, une entreprise qui fait tourner le monde tech sans que personne ne s'en rende compte. Moi, je trouve que c'est Samsung. Ils sont, je regarde, leader mondial des semi-conducteurs, leader des écrans, acteur majeur des smartphones, machine à cache ultra résiliente. C'est ça qui m'a fait réagir. Ils viennent d'annoncer leurs bénéfices du deuxième trimestre. On est à entre 54 et 58 milliards de dollars.
Un bénéfice pour quelqu'un qui fait des machines, des écrans, tout ça, des semi-conducteurs. En fait, ils fournissent tous les constructeurs et surtout les fabricants d'électronique. Ils ont une diversification intelligente. Ils sont plutôt résilients face aux crises. Ils ont un moteur d'innovation assez discret mais assez révolutionnaire. Ils ont su gérer la crise avec un peu l'intelligence. On sait qu'il y a quelques semaines, tout le monde, chez eux, voulait se mettre en grève. En grève. Ils ne bénéficiaient pas assez des dividendes. Alors après, c'est une entreprise très... Ils étaient au pied du mur. Ils étaient obligés quand même.
Après, c'est une entreprise très proche du gouvernement coréen qui a été poussée comme ces grands conglomérats. Mais moi, je trouve que c'est un peu mon coup de cœur. C'est vraiment ce qui m'a enclenché ça. C'est le deuxième trimestre avec ses 58 milliards ou 55 milliards. Enfin, je ne sais pas si je me trompe de quelques milliards à ce niveau-là. Oui, fois 19. Oui, fois 19 de bénéfices. Et je me dis, c'est vrai, c'est la bonne. Quand on te parle, on te parle des grands américains, on te parle des chinois, on te parle des Huawei, etc., des TSMC, des Nvidia. Et puis, il y a un Samsung qui se profile tranquillement. Et donc, voilà. Moi, c'est mon coup de cœur de cette saison.
Voilà, mais je ne voulais pas s'y aller. Ton coup de gueule, Fred. Mon coup de gueule, ce sont tous les... Alors, très rapidement, il a droit. Non, mais vous voulez... Alors, attendez, non, mais on a eu quand même un petit bout de l'IPTV de Philippe. Toi, tu nous as parlé de ton coup de cœur et ton coup de gueule. Ton coup de gueule aussi. Moi, très rapidement, mon coup de gueule, c'est les dépenses massives. 4 800 milliards de dollars investis entre 2026 et 2030. Enfin, tout ce qui va arriver avec les Oracle, les Apple et tout ça.
Et mon coup de gueule, c'est tout cet argent investi massivement, toute cette communication pour entendre aujourd'hui des entreprises qui se questionnent sur la rentabilité de la course au calcul pour entendre un petit signal faible qui est tout le monde va... Finalement, est-ce que tout le monde va vraiment gagner dans l'IA ? Et je trouve qu'à là, on est en train un peu de décrédibiliser toutes les transformations que l'IA va apporter. Ça ne va pas venir aussi vite qu'on l'imagine. On ne passe pas d'un assistant, de créer un assistant robot à un modèle moteur argentique aussi vite. Mais je trouve que ça... Bon, nous, on en est les...
Tu es en colère contre les investissements ou contre le pessimisme ? Non, je suis en colère contre le fait qu'ils communiquent autant sur tous ces investissements, qu'ils poussent ces investissements. Je suis un peu en colère contre eux d'y aller avec tant de milliards parce que du coup, tu as l'impression que quand AmiLabs l'avait un milliard, on dit à quoi ça sert. Moi, je m'en suis même venu l'autre jour à me dire mais finalement, avec la canicule, qu'est-ce qu'on va mettre de l'argent dans Mistral alors que l'argent, on ferait mieux le mettre dans les climatiseurs, dans les hôpitaux et dans les écoles.
Non mais tu vois, à te dire, est-ce que ça vaut le coup de mettre de l'argent à l'intérieur ? Parce que tu es un peu dégoûté, quoi. Quand tu vois les autres qui mettent des centaines de milliards et surtout derrière que tout cet investissement, tu as des entreprises qui se posent la question parce que les promesses qu'ils invoquent, elles ne sont pas forcément au rendez-vous parce que c'est beaucoup plus complexe qu'on ne le croit. Et voilà, mon coup de gueule, c'est de dire ça. Alors, on en est un peu aussi les... pas les victimes, mais les instigateurs parce que nous, tous les soirs, on dit, vous rendez compte, ils mettent 500 milliards et tout ça et on trouve ça super.
Mais je trouve que là, il y a un moment, on doit dire, voilà, l'argent c'est bien, mettre des milliards parce que c'est des technologies du futur. Mais je leur en veux un peu de autant communiquer dessus, de jouer autant la surenchère pour des résultats qui tardent et qu'à force, on risque un jour de dire, bon, tout ça pour ça, écoutez, moi je vais continuer. Alors que ça va quand même, on le sait, ça va transformer les choses. 10 secondes, Philippe, s'il te plaît.
Je pense que c'est parce qu'on s'est habitué à la magie, on s'est habitué au moment magique de JADGPT et on a envie que tout arrive tout de suite, on est comme des gamins face à l'IA, donc on a envie que tout arrive tout de suite et il est où mon goûter et l'idée qu'il faille construire un truc, qu'il faille poser des parpaings, qu'il faille raccorder l'électricité, etc. Et que donc, c'est pas parce que Musk est capable de te déployer un data center en trois mois que tout le monde sait le faire. Déjà, il faudrait trois mois, c'est le temps pour envoyer son serfa pour le permis de construire.
Donc, on est tous très très pressés et on a perdu les horizons de temps et quand tu rajoutes à ça le fait que les milliards, on parle de milliers de milliards, là, c'est des chiffres qui ne veulent plus rien dire pour personne, donc pour moi, c'est assez normal. Allez, on arrête là. Merci beaucoup, Clément. Bonnes vacances. C'était un plaisir. On se retrouve à la rentrée. On se retrouve à Bodrum. Évidemment. Forcément. Parce que tu invites tout le monde. Le plateau, en tout cas. Léa, ça ne vaut pas pour toi. Oh là là. Non mais attends, je ne peux pas inviter la terre entière, j'invite ceux qui sont là. Tu vas la croiser dans un instant parce qu'elle va être là pour le texte.
Oui, c'était très peu stratégique demain. Non, non, non, c'est vrai. Vraiment. Clément David, président de Théodoclad. Merci aussi à Philippe Devost, stratégique advisor chez Jol Capital, président d'Ophileo, c'est cofondateur de Wanadu. Bon, Fred, à demain, bien sûr. Le coup de cœur, c'est quand même de se retrouver ici tous les soirs. Oh ! C'est bon. Voilà. Merci François pour cette année. Ne l'oublions pas. Voilà du consensus. Mais de rien. De rien. Alors, vous restez avec nous. Est-ce que vous allez voir le prochain Nolan, l'Odyssée ? Non.
Qui est un film incroyable, visiblement, qui a coûté une fortune et qui techniquement repousse en fait les frontières de la projection parce que c'est un film qui a été tourné en IMAX sur des pellicules 70 mm. C'était un peu la lubie de Nolan. Et il y a une salle qui va ouvrir exprès pour ce film-là à Montpellier. C'est Pathé qui l'ouvre. On en parle dans quelques instants. Voilà, ça sera l'un des sujets qu'on va évoquer. Mais Montpellier, c'est sur la route de Bodrum. Donc, Tech & Co. Justement, l'expérience IMAX, c'est du 70 mm et il y a très, très peu de salles comme ça dans le monde. Il y aura Kesso Diallo aussi qui sera là à la rédaction de BFM Tech. De BFM Tech, pardon.
Et puis, on parlera aussi de ce jeu vidéo qui est remboursé par SQ, tiens, pour les dyslexiques qui s'appelle Poppins. Et on recevra le fondateur de Poppins tout à l'heure. François Vontron sera avec nous. Allez, petite pause et on revient avec le TechFage de Léa Bélaïm. A tout de suite. Tech & Co. La quotidienne TechFlash. 20h32 sur BFM Business. C'est Tech & Co. Et comme chaque soir, elle nous a rejoints sur ce plateau. C'est Léa Bélaïm pour le TechFlash. Bonsoir Léa.
Bonsoir François et bonsoir à tous. C'est à la une. C'est un feu vert pour le service Internet par satellite d'Amazon. En France, le Conseil d'État a rejeté le recours d'un syndicat qui contestait cette autorisation. Amazon qui a désormais le champ libre pour déployer sa constellation Léo dans le pays. Et ce, pendant 10 ans, reste désormais à connaître la date de lancement, le coût de l'abonnement ainsi que ses performances par rapport à son principal concurrent Starlink.
Au chapitre des résultats d'entreprises, Samsung anticipe à un trimestre record, le géant sud-coréen prévoit de multiplier par 19 son bénéfice au deuxième trimestre avec un chiffre d'affaires en hausse de 129% porté par la demande en plus mémoire. Samsung qui représente aujourd'hui à lui seul 12% du PIB de la Corée du Sud.
Et dans l'actualité, il y a Meta qui risque une amende historique pour avoir rendu ses réseaux sociaux addictifs.
Oui, quatre États américains réclament 1 400 milliards de dollars au groupe un montant quasi équivalent à la valorisation totale de Meta en bourse. Les plaignants l'accusent d'avoir délibérément conçu Facebook et Instagram pour rendre les utilisateurs dépendants notamment les jeunes. Le procès doit s'ouvrir en août en Californie. Également dans l'actualité, Pékin ne veut plus partager ses IA. La Chine envisage de restreindre aux entreprises étrangères l'accès à ses modèles les plus avancées. Objectif, garder ses technologies stratégiques sur son territoire et limiter les risques de fuite de données. Pékin qui réfléchit aussi à limiter les investissements étrangers dans ses start-up.
Et enfin, l'interdiction des réseaux sociaux pour les adolescents en Australie montre déjà ses limites. Selon une étude six mois après son entrée en vigueur, la plupart des moins de 16 ans parviennent toujours à accéder aux plateformes et pour cause les processus de filtrage ne sont manifestement pas assez efficaces et ce malgré un durcissement de ton, l'Australie a déjà doublé le mois dernier l'amende maximale.
Et pour finir, rendez-vous ce soir à 22h30 sur BFM Business pour Tech & Co-Business votre rendez-vous en compagnie de Fred Simotel et parmi les invités cette semaine le PDG d'Exaillon, cette pépite française qui a beaucoup fait parler d'elle après son passage sous pavillon américain à hauteur de 60%. On écoute un extrait.
Vous avez des clients historiques qui sont des grandes banques, etc. Est-ce qu'eux, ils ont craint un moment en plus de passer aux mains d'un Américain, enfin en partie, de perdre un peu de cette souveraineté ? Il est rassuré quand même j'imagine. Nous les avions tous contactés avant le deal pour leur expliquer de quoi il s'agissait et que ce n'était pas une prise totale du capital d'Exaillon. C'est une prise de participation partielle. Et comme Mara n'est pas un acteur du cloud et de l'IA, en fait, c'est un acteur qui nous a apporté les moyens à nous d'accélérer très vite, mais ce n'est pas un acteur qui se comporte un peu comme un big brother qui va dire qu'est-ce qui se passe.
Et comme eux-mêmes ne sont pas cloud provider aux Etats-Unis, du coup, ils ne sont pas sur le coup du cloud act aux Etats-Unis et du coup, nous ne sommes pas sur le coup du cloud act aux Etats-Unis, enfin en France vers les Etats-Unis parce que l'intractionaire ne l'est pas non plus. Voilà, et retrouvez Tech & Co. Business donc ce soir sur BFM Business et puis bien évidemment en replay, en podcast sur nos plateformes. 20h36, on va parler de cinéma maintenant, grand écran, ultra grand écran avec notre invité et une expérience qui se trame du côté de Montpellier maintenant. Jacques Durand est avec nous ce soir. Bonsoir Jacques Durand. Bonsoir.
Vous êtes le directeur stratégie technique et grand contrat de Pathé Cinéma. On ne présente plus Pathé Cinéma, des centaines de cinémas un peu partout en France et ce qui est intéressant et c'est pour ça que vous êtes là ce soir, c'est que Pathé va doter le cinéma Odisseum de Montpellier d'un projecteur IMAX qui est très rare en fait. Je crois qu'il n'y a que quelques salles en Europe qui sont équipées de ce projecteur. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qui est en train de se tramer à Montpellier ?
Bonsoir.
À Montpellier, on réinstalle en fait un projecteur IMAX 70 mm c'est-à-dire un projecteur qui va projeter de la pellicule IMAX 70 mm c'est le retour un peu à cela pour la sortie du film de Nolan l'Odyssée qui est un film démesuré Oui Nolan est un auteur qui a une vision particulière de ces films et probablement de celui-ci où il a voulu alors c'est le premier film qui a été tourné entièrement avec des caméras 70 70 000 mètres IMAX donc on va pouvoir à Montpellier avoir exactement ce que Nolan a filmé dans le format dans lequel il a voulu le filmer et donc on va pouvoir à Montpellier restituer exactement ce qu'il a filmé exactement dans le sens où le cadre va être entier sur l'écran de Montpellier puisque l'écran est un format 1.43 qui permet de restituer entièrement ce qui est sur la pellicule 70 millimètres ce qui va être ce qui n'est pas le cas des autres salles de cinéma Mais l'écran
est immense en fait c'est la démesure totale cette salle je crois
Oui l'écran est immense c'est un de nos plus grands écrans alors si on donnait quelques chiffres il fait un peu plus de 22 mètres de large et 16 mètres 80 de haut donc c'est un format unique gigantesque
C'est un pari aussi pour vous parce que j'imagine que ce sont des investissements importants voilà il faut il faut réadapter auparavant c'était quoi c'était une salle normale c'était une salle IMAX que vous avez boosté quoi en quelque sorte c'est ça
alors l'écran était déjà celui-ci dans ce format donc on projetait déjà des formats des films IMAX quand ils étaient au format natif donc les précédents non-hannes pour le coup là la particularité c'est qu'on va retrouver le grain le grain de la pellicule de l'argentique on va retrouver aussi grâce à ce film et c'est aussi grâce à la façon dont Nolan probablement je n'ai pas encore vu le film donc je m'avance probablement mais comme il n'y a aucune intervention numérique vraiment ce qu'exclus ce qu'exclus ce qu'exclus Nolan on va retrouver exactement je pense ce que perçoit l'œil humain sans aucune altération numérique voilà qui va vraiment sublimer je pense le film alors
peut-être revenir sur l'IMAX parce qu'on le voit de temps en temps on constate aussi notamment chez vous une montée en gamme en fait des salles de ciné le Dolby Cinéma le 4DX où ça bouge ça vibre il y a des odeurs il y a de l'eau etc là on est sur cette nouvelle expérience expérience LIMAX qu'est-ce que c'est que LIMAX
alors c'est c'est un format de projection et d'immersion sonore donc c'est des écrans géants avec un ratio un ratio d'écrans c'est-à-dire une largeur et une hauteur qui est assez particulière qui est plus importante qu'une stade normale les écrans sont plus hauts sont plus hauts que les écrans traditionnels ok donc en fait
on a une sensation
d'immersion dans l'image c'est ça oui c'est ça nous c'est ce qu'on cherche à créer on cherche à créer une réelle immersion avec un écran qui est donc gigantesque nos salles IMAX les écrans font pour les plus grands 25 mètres on essaie de descendre rarement en dessous des 18 mètres en vérité avec ce ratio 1.9 donc avec des hauteurs qui dépassent parfois les 9 mètres de haut avec un écran qui est posé par terre et qui va jusqu'au plafond de la salle avec un j'imagine que le son aussi est important oui la chaîne sonore elle est très puissante chez IMAX donc c'est 12 canaux avec de très gros des gros enceintes et de la puissance beaucoup de puissance c'est très musclé tout ça pour créer vraiment une réelle immersion dans l'image dans le son donc dans le film
c'est amusant parce que évidemment on est dans Tech & Co et on pourrait raconter plutôt l'inverse c'est à dire que le cinéma se numérise aujourd'hui et que dans l'immense majorité des salles aujourd'hui il n'y a plus d'argentique il n'y a plus de pellicule vous recevez des fichiers vous les projetez c'est quasiment automatisé aujourd'hui et là vous faites le chemin inverse et je trouve ça assez intéressant pourquoi à votre avis il y a cette tendance un peu du vintage on revient au vinyle on revient un peu à la cassette on aime bien là c'était quoi c'était un coup il y a une vision technique technologique aussi c'était aussi pour offrir le meilleur écrin au film de Nolan parce qu'après quand ce film de Nolan sera passé qu'est-ce qui va se passer dans cette salle en fait beaucoup de choses non non
il y a beaucoup de questions il y a beaucoup de questions c'est alors c'est pas un coup c'est réellement dans la stratégie de Pater Cinema on veut offrir la meilleure et le plus grand éventail d'expériences possibles à nos spectateurs donc vous l'avez dit on a plusieurs types de salles technologiques avec toutes sortes d'immersion visuelle d'images sonores etc là à Montpellier l'objectif c'est vraiment de retranscrire et de proposer au public le film tel que Nolan veut que le spectateur le voit alors évidemment quand on dit ça il n'y a qu'une salle en France qui est le diffuse donc ça reste
il y a très peu de salles en Europe avec ce projecteur parce qu'on n'a pas parlé de ce projecteur c'est un projecteur de dingue c'est un truc c'est une pièce
incroyable c'est une machine incroyable
c'est mécaniquement c'est incroyable c'est immense d'ailleurs parce que pour projeter un film de 70 millimètres je ne sais pas si vous vous rendez compte mais la pellicule est énorme ça l'a pesé des tonnes alors la pellicule et puis pour vous vous revenez en fait à l'ancien monde c'est à dire que vous allez recevoir à Montpellier des pellicules des trucs
on a reçu la copie aujourd'hui c'est fou on a reçu la copie aujourd'hui elle a été montée elle fait 18 kilomètres non mais c'est dingue de bout en bout et elle pèse un peu plus de 80 kilos donc elle repose sur un immense plateau donc tous ceux qui ont 80 kilos à peine ouais un peu plus de 80 kilos ah ouais d'accord tu as j'aurais dit que ça pesait plus que ça ce qui est déjà pas mal ouais ce qui est pas mal ouais ouais c'est costaud sur un plateau alors je ne l'ai pas pesé mais en calcul ça doit être à peu près ça et d'ailleurs le film n'est pas projeté comme un projo qu'on peut voir non c'est pas verticale c'est horizontal l'image est horizontale exactement donc c'est d'accord chaque image fait 70 millimètres par 65 avec 15 perforations qui sont horizontales en haut en bas et l'image en effet elle circule horizontalement elle passe dans une roue et sur le couloir de projection mais pas de manière verticale comme on avait l'habitude de le voir sur le 35 avant le numérique
et donc ce Nolan va sortir bientôt mercredi évidemment est-ce que Nolan viendra à Montpellier regarder ce film dans des conditions optimum on invite parce qu'il y a combien
de salles dans le monde qui sont quarantaine de salles dans le monde il y a trois salles en Europe continentale c'est ça la BFA il y a Londres qui a une salle aussi extraordinaire donc oui il y a assez peu de salles qui vont qui vont le diffuser dans ce format-là en tout cas en 70 mm et après Nolan parce que évidemment
c'est l'un des rares réalisateurs à vouloir en fait un film 100% IMAX qu'est-ce qui va se passer après ? après il y a d'une trois vous allez démonter le projecteur ?
non il va rester on l'a on est heureux de l'avoir installé on a beaucoup bataillé si j'ose dire pour d'abord en trouver un puis pour l'installer il a fallu refaire pas mal d'études d'accord retrouver comment dire les loco-techniques toute cette technique qui est nécessaire à ce projecteur qui demande quand même beaucoup de beaucoup de refroidissement beaucoup d'hydraulique l'ancien monde c'est un peu l'ancien monde avec une très grosse lampe de 7000 watts qui dégage un moment de chaleur etc. puisqu'il faut un grand écran donc il faut projeter beaucoup de lumière et donc après après le Nolan donc il y a Dune c'est ça il y a le Villeneuve exactement il y a Dune 3
et puis évidemment entre je veux dire le projecteur il y aura des films en IMAX traditionnels bien évidemment
le projecteur IMAX traditionnel si je veux dire qu'on a et avec lequel m'approcher les Montpellier
ont beaucoup de chance en tout cas
les français ont beaucoup de chance réellement parce qu'il n'y a vraiment que 3 et puis j'invite tout le monde à venir découvrir ça à Montpellier
merci beaucoup Jacques Durand donc rappelons-le seule projection en France du film l'Odyssée de Nolan en 70mm IMAX comme le réalisateur l'a voulu lorsqu'il a réalisé ce film-là ça doit être une expérience incroyable merci beaucoup vous êtes directeur stratégie technique et grand contrat de Pâté Cinéma et tout de suite direction la rédaction de BFM Tech comme chaque soir Tech & Co la quotidienne la chronique BFM Tech Kesso Diallo nous a rejoint sur ce plateau bonsoir Kesso bonsoir alors on va parler de Nintendo je suis sûre que tu joues à la Switch
j'ai pas de Switch t'as pas de Switch ? non
ah zut
ma dernière console c'est une 3DS
une 3DS ouais ça remonte à quelques années quand même on va parler de Nintendo qui va arrêter de vendre sa première Switch en Europe dès l'année prochaine
et oui près de 10 ans après son lancement c'est bientôt la fin pour la toute première Switch mais seulement pour l'Union Européenne Nintendo en effet annoncé qu'il allait arrêter d'y vendre sa console dès le début de l'année prochaine mais ça veut pas dire qu'on pourra plus acheter une Switch en Europe dès 2027 parce qu'elle est toujours en production dans ses versions classiques Lite et OLED chez Nintendo et même si elle sera plus vendue au distributeur dès mi-février prochain les revendeurs qui auront toujours des stocks pourront toujours les écouler
d'accord alors pourquoi Nintendo a pris cette décision Kesso est-ce que c'est lié à la Switch 2 parce que c'est vrai que comme il y a la on va dire la nouvelle console ils arrêtent la précédente c'est pour ça ?
on pourrait le croire mais pas du tout c'est même pas parce que la Switch 1 ne se vend plus bien au contraire elle se vend toujours honorablement en fait cette décision elle est liée à une directive européenne qui s'appliquera dès février 2027 cette directive elle oblige les fabricants d'appareils électroniques à rendre les batteries plus facilement remplaçables mais pas forcément amovibles donc c'est plutôt que Nintendo a choisi de ne pas concevoir un modèle de Switch 1 pour l'Europe
parce qu'ils étaient obligés de remodeler en fait de recréer la Switch
qui est sortie il y a pratiquement 10 ans donc ils se sont dit tout simplement on va arrêter de vendre ce modèle là mais c'est pas la même chose pour la Switch 2 qui a été lancée l'année dernière et c'est un peu évident en fait cette console elle aura bien droit à un modèle spécifiquement pour l'Europe et qui sera donc plus durable comparé aux autres versions mais il faudra attendre quelques mois pour pouvoir l'acheter
voilà et cette Switch 2 nouvelle version nous permettra d'enlever la batterie plus facilement lorsqu'elle sera usée plus facilement réparable en tout cas merci beaucoup Kesso Diallo si vous voulez en savoir plus sur ce sujet évidemment on vous invite à aller sur le site de BFM Tech il est 20h48 on va parler jeu vidéo maintenant avec mon invité Tech & Co la quotidienne la start-up est-ce que vous connaissez Poppins ?
Poppins c'est un jeu incroyable c'est le premier jeu vidéo qui est remboursé par la sécurité sociale et oui ça existe vous allez voir il le mérite car forcément ce jeu a un intérêt en matière de santé François Vontron est avec nous bonsoir François bonsoir vous êtes le cofondateur et CEO de Poppins donc avant d'expliquer comment vous allez être remboursé par la sécurité pour un jeu vidéo je crois que c'est une première je veux dire pour un jeu vidéo effectivement c'est le cas national ou mondial même
est-ce qu'il y a des jeux ou des softs qui sont remboursés comme ça ? il y en a eu un qui avait cette ambition là aux Etats-Unis qui s'appelle Aquili dans la prise en charge du TDA donc c'est assez spécifique mais malheureusement ils n'ont pas réussi à aller jusqu'au remboursement donc après oui c'est une première c'est incroyable et donc vous avez créé
ce dispositif médical à visée thérapeutique et qui permet au fait aux enfants dyslexiques de pallier en fait à leurs défauts
en quelque sorte ça c'est des enfants qui ont des difficultés durables de lecture donc la dyslexie qui est assez connue maintenant et donc tout le sujet ça a été de faire de la recherche clinique depuis quasiment 10 ans et en même temps vous parliez de Nintendo tout à l'heure d'essayer de vraiment reprendre les codes du jeu vidéo parce que dans le domaine du médical même si vous avez un super dispositif que c'est très efficace tout le sujet c'est comment le patient s'en sert comment il l'utilise et donc pour les enfants l'idée effectivement était d'avoir quelque chose qui soit accrocheur et efficace
et si c'est un jeu vidéo on y joue on se rend même plus compte en fait qu'on apprend des choses et qu'on corrige peut-être les carences
qu'on peut avoir c'est ça c'est ça l'idée l'idée vraiment c'est que c'est un dispositif qui vient s'insérer dans le parcours de soins donc le but n'est pas de remplacer les professionnels de santé qui font des choses extraordinaires le but c'est que ça soit un outil qui soit sur prescription justement des professionnels de santé notamment les orthophonistes et que ça puisse être un relais à domicile donc vraiment que l'orthophoniste puisse le prescrire et donc comme vous le mentionnez en début que ça soit pris en charge par l'assurance maladie et que ça soit vu un peu comme en fait un médicament le statut exact c'est celui d'un dispositif médical numérique donc faire en sorte que ce dispositif puisse être utilisé à la maison à raison d'une durée limitée et évidemment le sujet des écrans c'est en est un donc c'est quelque chose qu'on a réfléchi évidemment de près On va en parler
mais il faut savoir que la dyslexie concerne entre 3,5 et 6,6% des enfants la conséquence c'est que lorsqu'ils lisent par exemple ça leur demande un effort considérable et puis forcément comme c'est plus compliqué pour eux ils apprennent moins vite c'est de la fatigue c'est de la perte de confiance en soi découragement tension familiale etc etc donc il y a je veux dire si on corrige pas cette dyslexie en fait
on crée un handicap majeur La dyslexie c'est vraiment un trouble qui va être à vie donc c'est pas quelque chose qu'on va soigner mais par contre c'est quelque chose sur lequel on va essayer d'aider au maximum l'enfant pour qu'il y ait moins de répercussions sur sa vie et donc le sujet ça va être d'une part de donner de l'intensité dans les prises en charge pour que l'enfant s'en sorte le plus vite possible et aussi intervenir tôt et c'est vraiment le sujet parce que derrière au-delà de la condition clinique des difficultés de lecture chez l'enfant dyslexique il y a tout le sujet de la perte de confiance en soi et ça c'était un besoin au niveau des usagers qui nous a été remonté très vite comment du coup on arrive à faire quelque chose qui soit plaisant ludique et quelque chose qui puisse vraiment être là comme un soutien pour l'enfant
Alors c'est un jeu vidéo comme un jeu vidéo avec une histoire des personnages c'est quoi ? C'est de l'action ?
Qu'est-ce qu'il faut faire dans ce jeu ?
Concrètement ça ressemble donc vraiment à un jeu comme on peut le voir sur les images vous allez avoir 10 minutes de jeu de langage écrit donc concrètement ça va être des exercices vraiment qui vont tourner autour de la lecture que vous allez pouvoir retrouver notamment chez l'orthophoniste usualement et qui viennent prolonger son travail à la maison ça c'est une première partie la deuxième partie ça va être des jeux rythmiques le rythme c'est super important chez ces enfants parce qu'il y a un peu un point commun c'est que ces enfants ont un déficit du traitement temporel et le traitement temporel rythmique c'est ce qui va vous permettre de segmenter les sang dans la parole donc on a ces deux fois 10 minutes donc 20 minutes en tout et au-delà de ça l'application se bloque donc le but c'est que ça ressemble à un jeu vidéo que ça soit efficace on pourra en parler si vous voulez au niveau des essais cliniques et aussi que ça soit vraiment accessible c'est tout notre combat depuis 2017 faire en sorte que ça soit accessible d'un point de vue financier avec l'assurance maladie mais aussi accessible d'un point de vue géographique donc Poppins vous pouvez l'installer même sur des vieilles tablettes qui ont un fonctionnement subnormal qui soit un peu vieille ou datée mais faire en sorte que ça soit dans la prise en charge quotidienne au domicile de l'enfant
oui parce que c'est alors un jeu vidéo on se dit console mais aujourd'hui les jeux c'est sur mobile sur tablette vous êtes disponible
sur quel type d'appareil ? tablette et smartphone iOS Android quasiment tous les supports sauf l'ordinateur bien évidemment un dernier sujet c'est qu'on est contre par contre le fait d'avoir des enfants qui sont en train de scroller ou d'être passifs donc on utilise la webcam le microphone pour jouer interagir donc ça nécessite effectivement un support qui ne soit pas trop fixe
on parlait de Nintendo tout à l'heure typiquement est-ce que vous avez approché des consoliers comme Nintendo ou même Sony pourquoi pas ? on ne les a pas approchés ça pourrait avoir du sens d'avoir ces jeux ça pourrait
mais aujourd'hui notre question c'était surtout comment on essaie de le rendre le plus accessible possible et par contre 95% des familles ont un smartphone ou une tablette donc du coup c'était un peu la contrainte de rendre ce dispositif accessible sur le plus de supports disponibles comment vous arrivez justement à juger l'efficacité de ce jeu c'est très long comme on suit le même parcours qu'un médicament on a commencé avec une première étape pendant la crise Covid avec la Fédération Française des 10 qui a été un incroyable partenaire et qui l'est toujours nous a permis de récolter vraiment tous les besoins des usagers des patients et le mettre à disposition de 6000 enfants on a pu voir comment ils s'en servaient comment ils progressaient avec évidemment pendant la crise Covid c'était tout le sujet de l'accès aux soins qui était encore plus exacerbé la deuxième partie entre 2021 et 2023 c'est une étude randomisée, contrôlée en double aveugle donc désolé pour le jargon mais on est vraiment sur les mêmes standards méthodologiques voilà c'est des méthodologies médicales c'est ça comprendre comment le dispositif fonctionne par rapport à un jeu placebo et mettre en évidence l'effet spécifique de cette application par rapport à plein d'autres jeux éducatifs que vous allez pouvoir mettre dans le commerce mais ça c'est une partie qui est très importante parce que ça valide après l'efficacité de votre jeu et c'est ça on a montré ici que la vitesse et la précision de lecture des enfants s'améliorera et la dernière étape celle qui conduit au remboursement aujourd'hui par l'assurance maladie c'est qu'on l'a mis dans les parcours de soins et on a comparé la prise en charge telle qu'elle est en ce moment avec du coup l'ajout de Poppins pour montrer qu'on avait vraiment un effet donc cliniquement les enfants lisaient mieux lisaient plus précisément lisaient plus vite bref mais alors comment ça marche
le fait que vous soyez remboursé par la sécu c'est-à-dire qu'il faut que ce jeu soit prescrit par l'orthophoniste par le médecin
c'est ça ?
Tout à fait alors il peut y avoir soit une prescription d'un médecin soit une prescription d'une orthophoniste l'orthophoniste pourra prescrire du coup ça va être une des premières professions médicales d'ailleurs à pouvoir prescrire des dispositifs médicaux numériques on en est très heureux ça se fera pour des enfants de 7 à 11 ans avec une condition de suivi orthophonique bimensuelle donc c'est quand même un cas qui est très spécifique et donc ça voudra dire vraiment que c'est toujours toujours associé à la rééducation orthophonique on est vraiment un complément on n'est pas en substitution et on est là du coup sur prescription médicale pour y avoir accès Et après on reçoit quoi ?
Un code qui nous permet de télécharger le jeu c'est ça ? Tout à fait vous allez recevoir un code vous allez pouvoir télécharger le jeu directement sur votre support et l'utiliser 3 à 5 fois par semaine
Voilà c'est une première et on est très heureux que vous soyez venus dans Tech & Co pour nous expliquer ce jeu vidéo qui a des dyslétiques et qui est le premier jeu donc remboursé par la SQ Merci beaucoup François Vontron Merci beaucoup Vous êtes le cofondateur et CEO de Popins donc pour terminer ce Tech & Co en ce mardi soir on sera là bien sûr demain mercredi dès 19h30 fidèle au poste à la radio à la télé pour Tech & Co et puis si vous voulez retrouver évidemment les podcasts ou les replays de cette émission vous allez pouvoir le faire dans quelques minutes évidemment sur nos plateformes très belle soirée et à demain 19h30 Tech & Co la quotidienne sur BFM Business Sous-titrage ST' 501
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