Loi Duplomb : l'Ordre des médecins alerte
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On reparle justement de la controversée loi du plomb qui prévoit le retour en France d'un pesticide interdit depuis 2018. Là, c'est à pride après la saisie du Conseil constitutionnel par des parlementaires de gauche qui réclament euh la censure. C'est aujourd'hui le conseil de l'ordre des médecins qui prend position.
On en parle avec mon invité en plateau, le docteur Jean-Marcel Mourg. Bonjour, bienvenue. Vous êtes vice-président du conseil de l'ordre des médecins.
Vous nous dites ce matin au sujet de ce pesticide que le doute n'est pas raisonnable et que les les alertes ne peuvent pas être ignoré. Alors tout à fait. Je voudrais d'abord élargir un petit peu le débat.
Vous dire la légitimité à ce que l'ordre s'empare de ce débat. Le médecin est au service de la personne et la santé publique. Ça n'est pas moins que l'article 2 code de déontologie médicale.
Ensuite, sous la mandature actuelle, puisque le Conseil national a été renouvelé en au mois dernier, l'une de nos priorités, ce n'est pas la seule, c'est la santé et l'environnement. Nous sommes dans une époque où le système de santé est en tension. Il suffit de vous écouter pour le savoir.
Nous ne faisons pas assez de prévention et notamment vis-à-vis de l'exposition la prévention de l'exposition de toxiques qui pourraient qui sont un gâchi humain si elles engendrent effectivement une recrudissance des maladies. Et aujourd'hui, il est question de l'acétamide, ce pesticide qui avait été interdit en France en 2018, qui est autorisé dans certains pays d'Europe et qui et qui revient avec cette loi du plomb. Et quelles données scientifiques et médicales avez-vous des données scientifiques et médicales précises sur sur ce pesticide ?
Alors, en ce qui concerne la collecte et les travaux scientifiques, cela n'est pas de notre ressort. Il y a des collèges, des sociétés savantes qui se sont largement exprimées et la Ligue contre le cancer. Donc, à chacun sa mission.
Ce que nous disons, c'est que la somme des connaissances scientifiques est suffisamment forte pour émettre un doute très sérieux quant à l'inoquuité de ce produit. Pour autant, nous sommes tout à fait conscients du désarroi des agriculteurs, mais nous disons simplement qu'il faut euh apporter d'autres solutions à ce désarrois et que le doute ne doit pas profiter à une exposition potentiellement et probablement très délétaire en terme de santé. probablement mais quelles conséquences concrètes sur la c'est un produit qui diffuse dans le liquide cvalorchilien les ménages le à proximité du cerveau dans le liquide placère donc effectivement sont souvent cités des problèmes neurodéveloppementaux de l'accroissement des cancers pédiatriques chez l'enfant quand même hein tout de même et des maladies chroniques pour ne citer que les principales.
Vous en tant que médecin, est-ce que vous êtes déjà retrouvé, confronté à un ou des patients qui étaient qui avaient été exposés à des pesticides ou à ce pesticides en particul ? Oui, moi je suis issue d'un département agricole, donc je suis très sensible à la cause agricole. Pour autant, il faut pas faire n'importe quoi.
Il faut veiller à la santé de nos agriculteurs bien évidemment et veiller à la santé des consommateurs. Les deux à la fois. Vous clairement aujourd'hui, qu'est-ce que qu'est-ce que vous pouvez faire au niveau du du conseil de l'ordre ?
Qu'est-ce que vous demandez clairement ? Vous demandez l'abrogation vous aussi de de ce alors nous demandons à ce que le principe de précaution soit bien évidemment appliqué et que la prévention ne reste pas une théorie de portée générale. Nous en sommes aux travaux pratiques et on ne peut pas en même temps dire faisons des économies dans un système de soins qui est soumise à des rues épreuves, des rues de tension et ne pas mieux investir de façon très pratique le champ de la prévention.
éviter les maladies qui peuvent l'être, c'est tout à notre honneur. La santé est un bien supérieur, c'est fondamental, c'est un gâchi humain que de voir des personnes qui sont malades, gravement malades et qui auraient pu ne pas l'être. sans compter bien évidemment l'impact économique parce que les enjeux pour notre système de santé, c'est d'améliorer la qualité des soins en en compte en en contenant bien évidemment le coût et surtout et aussi que ce système reste solidaire. et le j'ajoute simplement que la la décision du Conseil constitutionnel sera rendue le le 7 août.
En attendant, euh vous au niveau du Conseil de l'ordre, vous vous engagez, c'est ce que vous nous dites dans votre communiqué ce matin, à mener une réflexion sur les liens entre la santé et et et l'environnement. Tout à fait. C'est autant les conséquences sanitaires du dérèglement climatique des maladies vectorielles que la pollution de l'air, des sols, des eaux.
Et euh ça nous paraît un sujet tout à fait fondamental comme le sujet par exemple mais qui est sans rapport évident euh comme celui de la santé mentale. Il y a d'autres préoccupations bien évidemment. Alors dans l'actualité aussi ce matin, docteur Mourg, il a il y a je je le disais tout à l'heure ce ce procès qui concerne la famille de de Théo Gratalou qui a perdu son procès face à à Bailleur Monsanto, cette famille qui accuse le groupe d'être responsable des malformations congénitales de de ce jeune homme de 18 ans.
La la justice a a donné raison à à Bailleur Monsantu. La famille a annoncé faire appel. La mer assure avoir été exposée au glyphosate durant durant la grossesse.
Qu'est-ce que vous vous pensez de ce de Alors, moi je vais pas porter de jugement sur un dossier que nous ne connaissons pas dans toutes ces arcanes. Euh les expertises qui ont pu être produites euh ont certainement leur repart à jouer. Donc sur ce cas d'espèces, aussi douloureux soit-il bien évidemment, je ne porterai pas d'appréciation.
Il aurait dû avoir un principe de précaution aussi dans dans cet affaire. Écoutez, pour ne pas connaître suffisamment ce dossier, je me garderai de porter une appréciation sur ce dossier. Merci beaucoup en tout cas d'avoir répondu à nos questions ce matin sur France info.
Docteur Mourg, vous êtes vice-président de du conseil de l'ordre des médecins en France. Yeah.