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interviewRMC· 7 novembre 2025 9 min

Le ton est monté entre Flora Ghebali et Patrick Sébastien

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour le logement, il y a deux choses qui me viennent moi dans dans mon mouvement que j'ai reçu. Il y a énormément de gens qui me parlent des squatterurs qui disent "On devrait les dégager tout de suite." Ça c'est une première chose.

Et la deuxième question que je vous posais, mais je sais pas si c'est votre compétence, il y a eu 900 morts sans abri dans ce pays l'année dernière. C'est une compétence de [rires] un moment, moi je veux bien qu'on fasse des grands discours avec 900 morts. Vous vous rendez compte ?

Dans le pays, dans ce pays qui est la France, il y a eu 900 morts sans abri. Alors, est-ce que c'est du ressort du gouvernement de loger ces gens-là de Je sais qu'il y en a qui veulent pas, je connais le problème. Il y en a qui veulent pas être logés, mais quand même 900 morts, vous vous rendez compte ?

Parce que c'est Je complète monsieur Jean-Bran, comme ça, j'apporte un exemple personnel. à 300 m d'ici, il y a un type qui vit dans l'entrée d'un immeuble de bureau. Il a tout installé, hein.

Il a les couettes, les couvertures, il a mis une petite chaise, il a ses bouteilles plastiques pour faire pipi dedans. Des fois, il se lève, il a le pantalon qui tombe, il peut être agressif en fonction du taux d'alcool. L'été dernier, au moment de la où il y avait plein de canagères, il y avait la chaleur.

Il y a la police municipale qui est venue en je quittais les locaux ici, tu vois. Et je leur dis "Ah monsieur, vous ils étaient à côté de lui, il était en plein état d'ébriété." Donc je leur dis tiens, je vous en parlais, je suis rivrin, on a des problèmes avec lui.

Il me dit "Monsieur, d'abord ils m'ont dit s'il vous plaît vous vous mettez à 3 m, on sait ce qu'on fait." Donc déjà, tu dis "Écoutez, je suis riverin je suis pas là pour vous agresser quoi que ce soit." Après, il m'a dit "Il veut pas bouger." Ça c'est vrai.

Mais je lui dis "Mais il veut pas bouger." Je lui dis "Mais quand quand il insulte des gens ou qu'il en est à débriété, il est dangereux. Il y a des enfants, il y a des mères de famille avec des poussettes, il veut pas bouger là maintenant.

Il est toujours là. Il est toujours là dans dans le dans le hall d'immeuble. Alors, qu'est-ce qu'on fait monsieur ?

Ben justement, qu'est-ce qu'on fait, monsieur Jeanber ? Il il y a différents sujets, mais euh pour vous répondre très clairement, ça fait partie des compétences du ministre du logement et de la politique de la ville. Euh la période hivernale va s'ouvrir et c'est évidemment un défi pour l'ensemble de notre pays, de notre société.

Euh moi je trouve que c'est l'honneur de la France que d'avoir des politiques très ambitieuses. Euh on ouvre des dizaines de milliers de places dans des hôtels, dans des logements pour essayer de loger un maximum de famille pour qu'elle ne dorme pas à la rue. Mais ce que j'ai entendu dire combien de excusez-moi, je veux pas qu'on parle de préférence et qu'on tombe dans le programme du R.

Mais moi je connais des villes, je connais des villes où les gens me disent "On se lève le matin, on va bosser, on va gagner 1500 balles, on passe devant des hôtels qui sont remplis par des Pakistanais, des Afghans qui sont Je m'excuse. C'est la réalité hein. Je vois la dame qui fait "Oh oui, c'est la réalité.

Je dis pas que c'est bien ou que c'est pas bien. Je veux savoir. Ils sont logés dans des hôtels, ils sont pas au sophitel.

Ils ont un poids parce que il galère Oui, mais de quoi on parle ? Allez-y, on parle. Non, attendez, on parle de quoi on parle ?

On parle de logement. Moi, je veux bien qu'on recueille tout le monde. Je te dis juste la réflexion du mec qui se lève le matin, qui doit payer son loyer, qui gagne 15500 balles par jour, qui va travailler et qui passe devant un hôtel où il voit des gens logés, nourris, gratos.

Voilà, c'est tout. C'est pas moi qui vous dites Patrick, c'est on est au cœur du débat. C'estàd que d'un côté vous dites on peut pas laisser mourir 900 personnes de froid dans la rue et et c'est et vous avez raison c'est l'honneur de la France c'est de faire en sorte tous les jours qu'on se batte pour que il y ait personne qui meurent de froid dans la rue.

Et d'un autre côté on a une politique publique qui coûte des centaines de millions d'euros. on on est à plus de 200 millions d'euros pour juste payer des places d'hébergement euh pour ces familles et avec une difficulté majeure, c'est que il y a il y a une accumulation de ces familles et on n'arrive quasiment pas et pourtant moi je peux vous dire qu'il y a des travailleurs sociaux sur le terrain qui font un énorme travail à à les sortir de la rue. C'est-à-dire qu'en fait on a le sentiment que on identifie, on accompagne, beaucoup ne veulent pas venir dans des centres ou être dans des hébergements.

Et effectivement la grande difficulté, le défi qui nous est donné, c'est comment on fait pour intégrer ? Et il y a une question que vous posez et qu'il faut se poser avec beaucoup de sérénité et sans stigmatiser, c'est se dire combien de places sont occupées par des gens qui ne sont pas censés être sur notre territoire et aujourd'hui c'est c'est l'ancien min qui a posé cette question à l'assemblée l'autre jour. Il faut le faire avec sans dogmatisme et avec beaucoup de calme.

Mais vous avez des OQTF aujourd'hui, des gens qui ont l'obligation de quitter le territoire qui ne devrai plus être là et qui occupe énormément de ces plutill, faut pas, moi je veux pas les laisser mourir à la rue, mais est-ce que c'est dans ce parcours là qu'il faut les mettre ou est-ce qu'il y a d'autres ? Non, je suis pas mise à l'intérieur. Nous fin oui, c'est normal.

Non, j'oppose pas. qu' y a des priorités c'est normal qu'il y a des priorités dans ce pays. C'est pas parce qu'il y a des étrangers dans des hôtels que a des français qui dorment la rue, ça n'a rien à voir.

C'est l'argent qui dorque tout à l'heure on parlait de répartition d'argent public. Excusez-moi. Donc la dignité humaine est réservée aux français.

C'est ce que vous êtes en train de dire puisque alors pourquoi les français Alors pourquoi les français dorment dehors ? C'est grave et les étrangers qui dorment dehors c'est pas grave. C'est grave de la même manière.

Non parce que Patas parce que Patrick Sébastien ça va faire ça va faire 2 he qu'on est ensemble laisse par Oui mais ça va faire 2 heures comment vou répondre à vos questions. [rires] Oui mais en fait ça va faire 2 heures que vous dites toujours la même chose. Moi je pense pas ça mais bon quand même faudrait rétablir la peine de mort.

Moi je pense pas ça mais quand même il faudrait la préférence nationale. Vous êtes un un émissaire de Marine Le Pen en fait. Je suis un émissaire de Marine Le Pen si ça vous amuse.

Vous êtes vous êtes un émissaire de Jean-Luc Mélenchon. Pas du tout. Alors bah si je peux vous dire ça aussi vous êtes vous êtes vous êtes vous êtes attends vous êtes complice vous quand je quand je parle vous êtes complice des assassinats en France vous êtes je peux vous accuser de ça mais non vous avez le droit d'avoir votre pensée j'ai le droit d'avoir la mienne est-ce que c'est pour ça que c'est pour ça que je suis un émissaire qu'est-ce que vous venez me dire je suis un émissaire de mar en fait depuis ce matin vous dites je ne pense pas ça mais je ne pense pas ça mais je ne pense pas ça mais je pense pas vous avez le droit attendez non non c'est Bon, attends attends attends attends attends attends attends parce que là je suis en agression permanente.

Vous avez des dogmes, vous vous écoutez parler, vous avez bien raison, vous allez sortir du studio, vous allez dire "Putain, vous allez appeler les copains, j'ai été bonne, j'ai bien dit ce qu'il fallait. Moi, j'essaie d'être le plus sincère possible, je répertorie ce que m'envoient les gens." Vous les voyez souvent les gens, moi je les vois souvent.

Et et ce que je vous rapporte quand je vous dis, je vous parle de la peine de mort, je vous parle de tout ça, c'est ce que les gens d'en bas me racontent. C'est ce que certaines personnes faire un tour vous vous mais j'y fais des tours fait des tours j'y fais des tours. J'ai pas les mêmes échos.

Vous pouvez pas dire les gens me parle donc j'ai la vérité absolue. Mais bon veut être le porte-parole souhaitez pas. Attends juste un truc je suis désolé.

Je suis le porte-parole des gens. Vous me reprochez d'être l'émissaire de madame Le Pen. Ça veut dire quoi ça ?

Non, vous venez de dire alors vous venez de dire je ne suis pas d'accord avec le RN mais sur la préférence nationale ils ont raison. il y a 30 minutes, vous avez dit je ne suis pas pour l'URN mais sur la peine de mort et il y a ils ont raison je suis pas d'accord avec les gens de gauche mais sur certains truc ils ont parfaitement raison certainement mais en fait depuis ce matin vous faites que habillé par avec un habit populaire de représentants ou de porte-parole des idées non mais des idées qui sont dangereuses selon moz vou vou je attendez juste je vais vous dire un truc faut pas sortir cré le des comm avec le intolérance avec le avec le et avec leur caricature. C'est ça qui a créé le RN. [rires] Le RN pas je ne voterai pas pour le RN parce que je ne veux pas voter pour le RN pour plein d'autres raisons.

Mais ce qui crée le RN, ce qui crée la réaction des gens comme vous qui créent la réaction. Je vous le dis. Mais je partage ce qu' vient d'être dit.

C'estàd que si onaborde pas les sujets et les sujets qui préoccupent nos concitoyens et ben au bout d'un moment ils disent les gens soi-disant responsables et raisonnables n'adresse plus ces sujets, ne s'y intéresse pas et ben donc on va aller voir des gens qui qui crient fort et c'est le risque. Si vous ne voulez pas la victoire du Rassemblement national, il faut qu'on aille parler de ça. Et voyez, moi je vous ai dit, je vous ai dit avec beaucoup de de de modération, on a un sujet, il y a des gens qui n'ont pas le droit d'être sur notre territoire et qui saturent la politique de l'hébergement d'urgence.

Je stigmatise personne. Je je parle de fait et j'aimerais juste qu'on se pose la question. Comment on crée une filière qui permet d'héberger les autes voyez et voyez les choses que si on avait pas d'aide aussi inutile sur des sur des entreprises sur des milliardaires peut-être qu' aurait moins de gens qui dormir de on peut aussi opposer à ça des misérables au mis de ce pays c'est d'opposer les misères très riches on comprend plus mais je voulais remercier monsieur Monsieur Jean Bran, m'excusez au prix de Brian parce qu'il avait la question av squat ou alors vous avez encore 10 minutes pour parler des squats mais je pense que vous avez un emploi du temps qui est qui est relativement serré.

Je Non mais on peut on peut se dire juste une chose c'est qu'il y a une grosse avancée sur les squat avec la loi Casbarian que il y a des angles morts qu'on avait pas forcément perçu notamment sur le fait que quand vous prenez un Airbnb, vous passez une nuit dans le logement ensuite vous n'êtes plus considéré comme squatter même si vous payez rien, c'est pas acceptable, il faut qu'on se batte contre ça évidemment.

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