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Podcast / conversationRMC — Face à Face (sur Podcast)· 18 juin 2020 4 minComplaisantPortrait personnelDéfenseInstitutions & élections

L'interview «Savoir comprendre» : Henri Weill - 18/06

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06ComplaisanteÉludée

    Henri Vail, vous êtes passionnant.

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Journaliste, historien, vous publiez les compagnons de la Libération de la 13 aux éditions Mareuil.

  • 1:10OuverteRéponse directe

    La Légion d'honneur, parlons-en, parce qu'aujourd'hui Emmanuel Macron est à Londres, et va remettre la Légion d'honneur à la ville de Londres, en plein Brexit.

  • 2:12OuverteRéponse directe

    Alors que ça aurait pu se faire.

  • 2:21OuverteRéponse directe

    Dites-moi, les uns avaient choisi de Gaulle, d'autres étaient restés pétainistes, et ils se sont affrontés notamment sur un théâtre d'opération dont on ne parle jamais, c'est la Syrie.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14PrésentateurFait
    « Les compagnons de la Libération 4 sont encore vivants aujourd'hui. »
  • 0:24PrésentateurFait
    « Daniel Cordier disait en 2018, je suis le fils de la guerre de 14. »
  • 0:59InvitéFait
    « le général de Gaulle, qui ne dispose pas de la Légion d'honneur, qui est resté aux mains du gouvernement d'Idevichy, qu'il crée en novembre 1940, par un décret signé à Brazzaville, l'Ordre de la Libération. »
  • 1:17InvitéFait
    « le code de la Légion d'honneur de 1962 dit que ce sont plutôt des personnes physiques et non morales qui seront récompensées pour faits de résistance. »
  • 1:37InvitéFait
    « la ville de Londres est récompensée pour avoir accueilli le général de Gaulle. »
  • 1:41InvitéFait
    « de Gaulle est avec le Premier ministre britannique Winston Churchill. Il appelle Paul Reynaud, le président français du Conseil, qui est à Bordeaux, et il lui dit, j'ai une très grande nouvelle à vous annoncer. Les Anglais proposent l'union franco-britannique. »
  • 2:33InvitéFait
    « en juin 1941, il y a eu des affrontements fratricides et meurtriers. »
  • 2:46InvitéFait
    « Le sixième REI, sixième régiment étranger d'infanterie, qui est résisté fidèle au gouvernement de Vichy. »
  • 2:53InvitéFait
    « la treizième demi-brigade de Légion étrangère. »

Temps de parole

  • Invité61 %
  • Présentateur39 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. RMC, 6h-9h. Vos dans direct. Henri Vail, vous êtes passionnant. Journaliste, historien, vous publiez les compagnons de la Libération de la 13 aux éditions Mareuil. Les compagnons de la Libération 4 sont encore vivants aujourd'hui. Je donne leur nom. Daniel Cordier, Hubert Germain, Pierre Simonnet, Edgar Tupé-Thomé. Daniel Cordier disait en 2018, je suis le fils de la guerre de 14. Mon enfance, ce sont les monuments aux morts, les mutilés. Alors en 40, quand la France a perdu la guerre, qu'elle avait gagné 20 ans plus tôt, ça a été pour moi insupportable. Et je suis parti. Et je ne pouvais pas. J'étais révolté. D'autres compagnons le disent.

Révolté par le genou plié du vainqueur de Verdun, Pétain. Donc ils ont choisi de Gaulle.

0:49
Invité

Oui, vous résumez parfaitement l'état d'esprit de ces hommes. Oui. Avec cette citation, oui. Oui. Et c'est pour récompenser ces hommes-là que le général de Gaulle, qui ne dispose pas de la Légion d'honneur, qui est resté aux mains du gouvernement d'Idevichy, qu'il crée en novembre 1940, par un décret signé à Brazzaville, l'Ordre de la Libération.

1:10
Présentateur

La Légion d'honneur, parlons-en, parce qu'aujourd'hui Emmanuel Macron est à Londres, et va remettre la Légion d'honneur à la ville de Londres, en plein Brexit.

1:17
Invité

Oui, alors ça c'est inhabituel, parce que le code de la Légion d'honneur de 1962 dit que ce sont plutôt des personnes physiques et non morales qui seront récompensées pour faits de résistance. Mais la ville de Londres est récompensée pour avoir accueilli le général de Gaulle. Alors, vous citez le Brexit, il y a cette anecdote du 16 juin 1940, où de Gaulle est avec le Premier ministre britannique Winston Churchill. Il appelle Paul Reynaud, le président français du Conseil, qui est à Bordeaux, et il lui dit, j'ai une très grande nouvelle à vous annoncer. Les Anglais proposent l'union franco-britannique, c'est-à-dire qu'il n'y aurait qu'un seul gouvernement.

Et évidemment, le gouvernement français se délite, Pétain est à quelques minutes de prendre le pouvoir, donc ça ne se fera pas.

2:12
Présentateur

Alors que ça aurait pu se faire. Et aujourd'hui, nous parlons de Brexit. Et aujourd'hui, nous parlons de Brexit, retour de l'histoire. Retour de l'histoire. Dites-moi, les uns avaient choisi de Gaulle, d'autres étaient restés pétainistes, et ils se sont affrontés notamment sur un théâtre d'opération dont on ne parle jamais, c'est la Syrie.

2:33
Invité

Oui, en juin 1941, il y a eu des affrontements fratricides et meurtriers. Mais en revanche, la Légion, à part deux victimes, ne s'affrontera pas parce qu'il y a deux régiments légionnaires qui se font face. Le sixième REI, sixième régiment étranger d'infanterie, qui est résisté fidèle au gouvernement de Vichy. Et puis la treizième demi-brigade de Légion étrangère. Face à face ? Face à face, ils vont perdre. Et un certain nombre... Face à face, ils se sont respectés ?

Oui, mais parce que le lieutenant-colonel Amil Agvary, qui est une légende de la treizième demi-brigade de Légion étrangère, à un moment donné, appelle son clairon, qu'il joue le boudin, et sortent du bois, si je peux m'exprimer ainsi, des sous-officiers et officiers du régiment d'en face. Et grâce à ça, il n'y a pas d'affrontement. Grâce à la musique, grâce au boudin. Grâce au boudin.

3:30
Présentateur

Oui, c'est formidable. Les compagnons de la libération de la treize, la treizième demi-brigade de Légionnaire.

3:39
Invité

Et qui a perdu de sa superbe, parce que lorsque Alain Juppé a été peu de temps ministre de la Défense, on a envoyé aux Émirats la treizième DBLE, il fallait dégraisser un peu l'armée, et à ce moment-là, la treizième DBLE, c'était il n'y a pas si longtemps, n'a eu que 50 cadres permanents. Et aujourd'hui, le régiment est monté en puissance, il est à 1 200 sur le Larzac,

4:09
Présentateur

et il a reçu ce qu'il devait être. Voilà, je voulais quand même le rappeler, il est sur le Larzac. Et c'est un régiment socle de la France Libre. C'est un régiment socle de la France Libre. Merci beaucoup Henri Veil d'être venu nous voir. Vous êtes passionnant, journaliste historien, les compagnons de la Libération de la 13, aux éditions Mareuil.