Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat· 20 septembre 2022 25 min

Retraites : "Sortir du décrochage français passe par cette réforme" juge F-X. Bellamy

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour François-Xavier Bellamy bonjour merci beaucoup d'être notre invité politique ce matin depuis le roi avec plaisir on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de westfrance bonjour Stéphane bonjour on va commencer d'un mot parler les funérailles de la reine d'Angleterre c'était hier funérailles historique François-Xavier Bellamy depuis 10 jours on voit le peuple britannique uni derrière la famille royale des centaines de chefs d'État étaient présents hier des milliards de téléspectateurs ont regardé ses funérailles et ce matin on va voir une grande partie de nos journaux régionaux titres sur cette journée historique qu'est-ce que ça signifie pour vous il me semble que le le témoignage que donne le peuple britannique est effectivement à la fois bouleversant et magnifique et nécessaire aussi d'une certaine façon peut-être en France dans notre pays ce qui aujourd'hui est la question politique la plus sensible la plus difficile la plus compliquée c'est celle de l'unité même de notre pays on parle beaucoup de l'archipelisation de la France et cette fracturation de nos sociétés elle touche tous les pays européens tous les pays occidentaux la question est de savoir ce que nous avons en commun et à cette question là le peuple britannique répond par par cette figure de la reine comme il l'a montré hier elle était en tous les cas l'expression de cette de cette unité du peuple britannique qui est qui a eu lieu aussi confronté à des questions majeures pour son son unité et son avenir il n'y a pas appréciement une nation britannique il y a plusieurs nations qui sont unies dans le Royaume-Uni et plus largement dans le commonwells et au fond bien que nous ayons par notre histoire élaborée de manière différente cette question de nos institutions il me semble que nous sommes nous aussi devant cette même question qu'est-ce qui nous unit qu'est-ce qui nous réunit et je pense que si les Français ont été si nombreux à regarder avec admiration ce moment et évidemment ça n'est pas seulement parce que nous partageons la peine de nos amis britanniques avec lesquels nous avons déjà une si longue histoire en commun marquée par bien des disputes et bien des accords mais c'est aussi parce que peut-être nous avons trouvé là une forme de de de réponse ou en tous les cas de proposition pour pour cette majeure de de l'unité nationale pour ça que c'est pour ça que ça a été autant couvert par les médias français les télés les radios les journaux est-ce qu'on en a pas fait un peu trop sur le sujet d'abord c'est pas c'est pas nouveau la reine Elizabeth aura commencé avec la télévision après tout c'est vrai son son sacré a été le grand événement télévisé celui qui a vu le développement de la télévision dans beaucoup de foyers français donc ça n'est pas la première fois et puis c'est aussi évidemment notre notre radio au 20e siècle d'une certaine façon cette reine qui aura connu Winston Churchill et Charles de Gaulle au fond nous voyons partir avec elle beaucoup de ces moments héroïques la grande question qui se pose pour nous c'est serons-nous à la hauteur de l'héritage des générations qui ont sauvé la liberté pour l'Europe non pas du tout c'est une question sous forme d'un appel à la à la responsabilité et à l'engagement on va parler de l'actualité dans l'Union européenne après un score historique en Suède de l'extrême droite qui a remporté les légis pédalier à la droite l'extrême droite pourrait également remporter des législatives en Italie dimanche prochain est-ce que pour vous c'est un mouvement de fond qu'on observe et quelles conséquences sur l'Union européenne c'est d'abord une réponse sans aucun doute aux erreurs dans lesquelles l'Union européenne c'est c'est Alizée et dans lesquels malheureusement elle continue de s'enliser moi je l'ai toujours dit et je crois qu'il faut le répéter aujourd'hui on ne répond pas à la défiance en la méprisant on y répond en essayant de trouver les solutions pour une confiance retrouvée et sur les questions migratoires en particulier quand l'Union européenne est incapable de garantir une politique efficace pour permettre aux États européens de maîtriser leurs frontières quant au contraire elle donne même le sentiment de fragiliser nos états alors ça n'est pas l'Union européenne mais malgré tout c'est aussi le droit européen à travers la CEDH qui empêche la France par exemple de on l'a vu encore tout récemment de protéger la sécurité de nos compatriotes face à des à des à des ressortissants qui sont clairement partis dans le camp du terrorisme islamiste quand quand c'est le droit européen qui semble désarmer nos pays au risque qu'il est qu'il est guettent et il n'est pas étonnant il n'est pas étonnant que beaucoup de citoyens dans nos pays expriment leur défiance et on y répondra pas seulement la question migratoire est évidemment centrale en Suède elle a été centrale dans le débat politique alors que la Suède est un est un pays social-démocrate depuis longtemps et on voit bien à quel point cette cette question est essentielle elle l'est aussi d'ailleurs dans des États membres prenons le Danemark par exemple qui a adopté sous la houlette d'un gouvernement socialiste une politique migratoire bien plus ferme que celle que la France est en train de dessiner aujourd'hui avec Emmanuel Macron donc on voit bien que cette question est clé mais ça n'est pas la seule question vous avez raison sur les questions d'énergie sur les questions d'agriculture et d'alimentation sur la question au fond de notre marché unique et de son ouverture au monde et bien nous voyons que l'Union européenne a d'une certaine façon doit se remettre en question est-ce que cette vague populiste qui se dessine pourrait la faire disparaître ça veut dire que l'Union européenne doit se remettre en question parce que elle pourrait se retrouver effectivement discrédité dans l'esprit des citoyens de nos pays et puis aussi d'une manière plus directe parce que si nous en sommes là aujourd'hui si nous sommes arrivés à ce niveau de vulnérabilité sur le plan de l'énergie je le disais à l'instant si nous voyons les prix de l'alimentation exploser et nous avons aujourd'hui des craintes de pénurie alimentaire dans les pays limitrophes de l'Union européenne et peut-être même en Europe c'est parce que les politiques européennes ont été conduites en dépit du bon sens pendant longtemps et moi je l'ai dit à Ursula femme darlayen à l'occasion du discours sur l'état de l'Union la semaine dernière voilà il faut se le dire dans les yeux je ne pense pas que l'Union européenne je ne pense pas que que le travail européen soit moins pertinent aujourd'hui qu'hier il est absolument nécessaire mais je pense que oui il faut reconstruire une Europe qui fasse la preuve de son efficacité et si on voit le scepticisme monté on ne le fera pas reculer seulement avec des anathèmes et des condamnations morales vous venez d'évoquer le discours d'État d'Union de la semaine dernière il était question d'une les questions d'une une réforme aux profondeur du marché de l'électricité est-ce que c'est une c'est une bonne réforme et qu'est-ce que vous en attendez alors il y a des éléments dans cette réforme qui sont indispensable il y a des sujets un peu technique sur la liquidité du marché de l'énergie il y a des sujets aussi clés sur le découplage entre le prix de l'électricité et le prix du gaz tout cela est absolument indispensable et ça constitue une bonne réponse au problème auquel on nous sommes confrontés aujourd'hui ça va marcher indispensable ça c'est certain pas suffisante pas suffisante qu'est-ce qui manque ce qui manque c'est que comme je le dis depuis le début de cette crise on ne sortira pas de la crise actuelle sur le plan de l'énergie seulement avec des mesures de marché bien sûr l'énergie c'est un marché et bien sûr dans ce marché il y a des choses qui dysfonctionne et qui dysfonctionne encore il faudrait reparler de la reine qui est un scandale majeur il faudrait reparler aussi des propositions qui ont été faites qui me paraissent pour le coup problématique sur la question de la taxation des profits qui sont faits ce qui aujourd'hui délivre une électricité décarbonée mais ça c'est un c'est un sujet le marché le problème c'est que le vrai sujet c'est la production on peut pas parler de l'électricité ou de l'énergie seulement du point de vue du marché il faut en parler du point de vue de l'industrie vous pouvez transformer le marché comme vous voudrez vous pouvez taxer dans tous les sens vous pouvez chercher l'argent ou vous voulez à la fin si vous ne produisez pas assez d'énergie et bien vous allez un verre des pénuries et deux vers des prises structurellement très élevées parce que tout ce qui est rare par exemple en France ça passe par quoi mais ça passe par le fait de réinvestir dans une vraie stratégie de production d'électricité des carbonée mais notamment dans le nucléaire renouvelable ou exactement et quand l'Union européenne quand la Commission européenne a fragilisé le nucléaire pendant des années quand cette année encore y compris la semaine dernière dans son discours Ursula Fundi ne dit pas un mot du nucléaire et qu'elle ne dit même pas un mot de la situation de pays comme l'Allemagne ou la Belgique qui sont aujourd'hui en train de fermer leur centrale nucléaire encore en activité c'est une folie c'est-à-dire nous nous préparons à envoyer du gaz en Allemagne pour l'aider à passer et simultanément nous la laissons fermer des centrales qui produisent aujourd'hui l'électricité alors que mais évidemment ce qui se passe c'est un scandale majeur on va probablement vers des pénuries d'électricité on est tous interconnecté donc ce que fait l'Allemagne évidemment à un impact sur nous ce que nous faisons a aussi un impact sur l'Allemagne on risque d'aller demain vers des coupures d'électricité en France les prix de l'électricité atteignent des sommets et on laisse l'Allemagne et la Belgique très tranquillement fermée des centrales qui aujourd'hui produisent de l'électricité les fermer même dès cet hiver c'est évidemment une folie comment voulez-vous la fermeture de réacteurs il faut revenir dessus évidemment une folie aussi et là-dessus Emmanuel Macron est évidemment responsable et coupable et Édouard Philippe avec lui quand j'entends Emmanuel Macron dire sur Fessenheim qu'on ne vienne pas me chercher mais quelle irresponsabilité scandaleuse quand j'entends Édouard Philippe me dire ne pas fermer Fessenheim mais pardon mais qui était au responsabilité il était évidemment possible de ne pas fermer cette centrales qui représente des milliers d'éoliennes à elle toute seule donc on peut si vous voulez s'engager dans une espèce de vision mythologique de la transition énergétique à la fin ce qui compte c'est de revenir à la rationalité si on ne produit pas vraiment sur le nucléaire c'est pas uniquement Emmanuel Macron ah non c'est aussi François Hollande je vous l'accorde parfaitement la politique d'Emmanuel Macron a prolongé et aggravé celle de la gauche au pouvoir même François Hollande n'avait pas osé même la gauche au pouvoir parce qu'elle avait encore un peu de sens de la continuité républicaine n'avait pas osé nommé au ministère chargé de l'énergie des ministres anti-nucléaires il n'y a qu'Emmanuel Macron qui est fait ça Nicolas Hulot François de Rugy barbara Pompili trois ministres de l'énergie trois ministres anti-nucléaires quand le Parti communiste français lui-même sait que au fond le pacte français a reposé beaucoup sur ce choix d'investissement stratégique qui s'est révélé d'une actualité incroyable avec la crise climatique qui était le parc nucléaire français donc oui évidemment Emmanuel Macron a prolongé la politique de François Hollande il aurait pu la changer il est responsable de ce choix stratégique et je pense que d'une certaine façon aujourd'hui nous sommes devant les conséquences des choix faits pendant ces 10 dernières années si les Français vont manquer d'électricité cet hiver si les prix de l'électricité sont en train d'exploser les Français ne le voient pas parce que le bouclier tarifaire fait que c'est leurs enfants qui vont le payer mais les entreprises les PME les TPE les artisans les agriculteurs tous le voient très bien les factures d'électricité explosent et bien ça c'est la conséquence des politiques menées au cours des 10 dernières années et on peut changer toutes les règles du marché qu'on voudra on ne change pas les premiers principes de l'économie et le premier principe de l'économie c'est que tout ce qui est rare et cher juste une précision rapide vous disiez j'en suis là van der la hyène n'a pas prononcé le mot de nucléaire dans son discours de l'état de l'Union c'est encore un tabou absolu en Allemagne comment vous expliquer ça et bien c'est justement le signe de cette espèce d'aveuglement volontaire alors encore une fois on peut ensuite plein de défiance envers l'Union européenne mais la vérité c'est que l'Union européenne s'est engagé dans une sorte de de stratégie de décarbonation de transition énergétique de transition environnementale qui est nécessaire mais qui ne prend jamais en considération la question de la production c'est vrai sur l'énergie mais demain ce sera vrai sur l'agriculture moi je les redis encore une fois la semaine dernière à la présidente de la Commission européenne elle n'a pas dit un mot dans son discours sur l'agriculture et sur l'alimentation c'est pourtant la première politique européenne la politique agricole commune et la stratégie que la Commission a aujourd'hui la stratégie farm to fork pour décarboner l'agriculture ces stratégies feraient baisser la production alimentaire en Europe de plus de 10% c'est une folie là encore si on s'engage dans cette voie alors qu'on voit déjà aujourd'hui l'explosion des prix de l'alimentation on ne pourra pas après se plaindre d'autre séquences une autre précision vous avez esquissé un petit bout de phrase sur les super profits vous pouvez nous préciser votre position vous êtes pour vous êtes contre le problème avec les super profils il faut évidemment réussir à plafonner les prix notamment les prix du gaz pour garantir que personne par la spéculation ou même de manière involontaire ne fasse des profits qui pèseraient dans ce moment d'incertitude sur sur le portefeuille et les Français et des Européens ça c'est nécessité mais le choix qui a été fait par la Commission européenne sur les questions de l'électricité encore une fois c'est un choix qui fait que tous ceux qui produisent une électricité peu cher à délivrer et notamment évidemment la filière nucléaire mais aussi d'ailleurs la filière des renouvelables soit lourdement taxé au profit de ceux qui produisent de l'électricité avec du gaz ou du charbon qui coûte beaucoup plus cher en ce moment c'est une espèce de d'aberration on est dans un moment pour contribution européenne telle que la décine d'Emmanuel Macron pour vous c'est pas une bonne idée ça veut dire en tous les cas sur ce principe précis de de la d'ailleurs c'est très compliqué à mettre en oeuvre en réalité la transaction qui devrait avoir lieu entre les producteurs d'électricité décarbonée et les producteurs d'électricité carbonée au bénéfice de ces derniers qui pénalise en fait ceux qui ont fait les mon choix depuis longtemps cette stratégie là n'est pas la bonne la Commission européenne veut suspendre 7,5 milliards de financement européens à la Hongrie en raison des risques liés à la corruption elle a en attendant pardon la mise en œuvre de réformes est-ce que est-ce que Victor Orban a encore sa place dans l'Union européenne pour vous mais alors ça c'est vraiment la folie de la discussion actuelle on est face à il y a pas de souci majeur que traverse l'Union européenne et on passe notre temps à nous dire que Vladimir Poutine cherche à diviser les Européens moi je dis que ceux qui voudraient sortir la Hongrie de l'Union européenne sont en réalité une partie une partie de ce plan où les complices de cette stratégie le but au contraire c'est de réussir à reconstruire l'unité de l'Union européenne à rapproché tous les Européens c'est d'ailleurs la Commission européenne c'est l'air ce qu'elle veut faire en réalité et vous observerez que Victor Hormann n'a pas du tout contesté les décisions récentes de la Commission européenne parce qu'en réalité c'est un moment une étape de la discussion qui a lieu en ce moment dans vos confrères se font se font l'écho hier et aujourd'hui une discussion qui a lieu entre la Hongrie et la Commission européenne pour valider un plan en 17 points qui permettra que la Hongrie se donne des éléments nécessaires de contrôle anti fraude dont dont l'Union européenne a besoin pour pouvoir garantir la sécurité évidemment des investissements qui sont faits dans ce pays mais je me permets de signaler que on parle tout le temps de la Hongrie j'aimerais bien que on traite des questions d'État de droit dans tous les pays européens je le dis depuis le début à Malte une journaliste une de vos concurrents a été assassiné Daphné carvana Galicia parce qu'elle enquêtait sur les soupçons de corruption tournant autour du Premier ministre et de son entourage dans le cadre des Panama papers le Premier ministre en question a été directement impliqué dans le fait que l'enquête qui couvrait sa mort a été freiné par tous les moyens possibles il est socialiste personne n'en parle pourquoi Monsieur muscade fait-il toujours partie du groupe socialiste pourquoi Monsieur godzig qui a travaillé pour Monsieur muscat et qui aujourd'hui député de la République en marche au Parlement européen tout le monde semble indifférent à cette question monsieur babiche Premier ministre check à détourner 13 millions d'euros de la politique agricole commune pour sa propre entreprise familiale et quand des parlementaires de ma famille politique ont mené une commission d'enquête parlementaire dans son pays il les a menacés mort lui-même ils ont dû être placé sous protection policière à Bruxelles personne n'en parle monsieur Baby est toujours membre du groupe Rignoux auquel appartient monsieur Macron qui fait des leçons de morale à tout le monde donc si vous voulez il y a un moment où il faut parler d'État de droit il faut en parler en Hongrie il faut en parler dans tous les pays européens il faut en parler en France aussi d'ailleurs le sujet de la Hongrie c'est est-ce que les marchés publics sont trop souvent captés par des proches du pouvoir et j'aimerais bien qu'on s'intéresse à la question de la ferme McKinsey en France votre réponse chacun son ville un petit canard arrêtez de dire du mal de Victor Hugo je ne dis pas du tout ça je dis parlons des sujets partout avec une vraie exigence de loyauté intellectuelle le jour où nos adversaires politiques font preuve de la même exigence quand il s'agira de leur propre ami que leurs adversaires politiques je les prendrai au sérieux sur l'actualité en France la réforme des retraites qui est remise dans le débat Olivier du socle ministre du Travail a reçu hier les syndicats ils n'exclut pas de passer par un amendement via le budget de la Sécurité sociale pour repousser l'âge de départ à la retraite vous en penseriez quoi il faut faire cette réforme des retraites c'est une nécessité écoutez c'est ce que c'est ce que notre famille politique à proposer depuis des années sous la direction de Bruno Retailleau le groupe les républicains au Sénat a déposé sous forme d'amendements si je ne me trompe pas des projets pour une réforme des retraites depuis plusieurs années dans le cadre des débats budgétaires il faut la faire cette réforme de retraite pas parce qu'il s'agit d'imposer par tous les moyens aux Français de de de des mesures pénibles à vivre mais parce que au fond on voit bien qu'on est devant un débat d'ailleurs assez structurant on a devant nous des défis qui sont majeurs la transition énergétique qui est un sujet essentiel la question de la reconstruction de notre appareil de production chaque mois la France accumule de nouveau déficits commerciaux record ça veut dire qu'on est en train de devenir un pays qui importe tout ce dont il a besoin et qui ne produit plus rien et qui nourrit cette consommation constante par de la dette publique et la situation de notre pays suppose enfin que nous nous remettions à travailler aujourd'hui il y a une situation terrible en France dans laquelle au fond c'est une partie de la société française qui travaille beaucoup mais on a besoin malgré tout de fournir collectivement plus de travail si nous voulons sortir du décrochage français et ça ça passe précisément notamment par une réforme des retraites quand je pense que dans ce moment là dans ce moment où on a tellement besoin de se remettre au travail et une partie de la gauche qui a perdu le sens de la dignité du travail ne trouve rien de mieux à faire que l'éloge de la paresse je me dis qu'elle a perdu sa boussole et que s'il faut que la droite se mette à défendre de nouveau le travail et les travailleurs elle doit être le travail n'est pas qu'une valeur de droite mais folie de penser que le travail va si Sandrine Rousseau veut faire à la droite le cadeau d'être le seul camp qui défend la dignité du travail alors je la remercie mais la vérité c'est que ça devrait être une cause commune ça devrait être une heureusement une partie de la gauche n'a pas complètement perdu le sens de ses racines et le sens de le Gouvernement présente un tel amendement les républicains de voteront mais reste à voir ce qu'il y a dans cette réforme des retraites parce que le sujet vous voyez c'est comme avec l'immigration Emmanuel Macron dit je veux un texte sur l'immigration alors tout le monde dit ah bah il vient sur les terres de la droite d'accord mais si c'est pour répartir des migrants entrées illégalement en France sur le territoire français au lieu de garantir qu'il n'y entre pas préalablement et bien je suis pas sûr qu'on soit d'accord avec cette réforme donc le sujet c'est à quoi servirait cette réforme des retraites mais si le gouvernement propose une réforme des retraites qui va dans le sens de ce que nous défendons depuis des années évidemment nous ne sommes pas sectaires nous ne sommes pas des loyaux et nous et nous défendrons ce que nous avons toujours défendu vous venez de parler de migrants sur l'immigration Emmanuel Macron annonce un texte au Parlement début 2023 de nouveau débats une grande loi à nouveau il y a une loi qui a été prise il y a quelques années sur le sur le sur le sujet de l'immigration et la régulation des migrants en France pourquoi est-ce qu'il faut faudrait refaire un débat refaire une loi parce que ça marche pas la dernière loi ne résolu rien et la gravé même le problème un rappel que quand même il y avait la question de du regroupement familial des mineurs c'est si vous avez un mineur qui arrive en France tout à fait peut venir ensuite donc c'était au contraire la création de de nouveaux appels d'air migratoires qui par ailleurs étaient complètement irresponsable y compris vis-à-vis des mineurs en question aujourd'hui on est donc devant la nécessité de remettre ce sujet sur la table si une certitude on a du mal à suivre Emmanuel Macron il faut bien le reconnaître parce que la vérité c'est que si vous y comprenez quelque chose moi je suis complètement perdu à la rentrée Gérald Darmanin nous disait qu'il allait avoir une loi sur l'immigration d'un seul coup elle a disparu remplacé par un grand débat et puis maintenant de nouveau Emmanuel Macron parle de faire une loi donc je ne sais pas où aboutirons ces allers-retours permanents la question c'est encore une fois qu'est-ce qu'il y aura dans cette loi moi je pense qu'on en peut plus des grands débats on en peut plus des concert et tout va on connaît parfaitement le sujet on sait exactement la nature du problème qui est devant nous aujourd'hui est-ce que le Président de la République et son gouvernement auront le courage de l'affronter ou est-ce qu'ils seront une nouvelle fois arrêtée par les contradictions de leur propre camp parce que si vous voulez qui faut-il entendre aussi dans la macronie d'un côté vous avez monsieur Darmanin qui fait mine d'avoir des discours martiaux extrêmement affirmés de l'autre côté vous avez monsieur Sacha Ollier qui veut donner le droit de vote aux étrangers à toutes les élections je ne sais pas à qui il faut entendre donc s'ils arrivent à se mettre d'accord peut-être que nous pourrons c'est un autre débat aussi que relance Emmanuel Macron il annonce le lancement d'une consultation citoyenne et d'un éventuel changement de cadre légal est-ce qu'il a raison de mettre ce débat sur la table de cette question de la fin de vie là pour le coup si vous voulez c'est un sujet vous parliez de de la passion législatrice on a une loi qui a été votée à l'unanimité par le Parlement il y a quelques années cette loi aujourd'hui tout montre qu'elle n'est pas appliquée il n'est pas appliqué pour qu'il y ait une nouvelle loi il faudrait qu'on ait la certitude que la loi précédente a au moins pu rentrer en application surtout une loi qui exprimait la volonté nationale avec une telle intensité l'unanimité sur des sujets de cette importance et de cette sensibilité l'unanimité obtenue par Jean Leonetti c'était le signe précisément qu'un équilibre avait été trouvé et moi je pense qu'il n'y a que les idéologues qui cherchent à faire avancer leur propre agenda qui peut le vouloir aujourd'hui forcer le débat jusqu'à mettre sur la table cette question à un moment où on a tellement de sujets majeurs à affronter je crois que ça n'est pas du tout le le moment encore une fois le moment est d'abord à appliquer les lois existantes plutôt qu'à chercher à en faire de nouvelles autre sujet le la présidence des républicains vous soutenez Bruno Retailleau comment est-ce que vous voyez ce ce le scrutin qui se prépare et bien écoutez je crois que ce scrutin est majeur pour notre famille politique parce que nous sortons bien sûr d'une année électorale qui a été extrêmement difficile et donc le sujet c'est comment refonder cette famille politique et je soutiens Bruno Retailleau parce que depuis des années il pousse cette nécessité de la refondation y compris à contre-courant je l'ai vu dans bien des débats internes à notre camp il a toujours été de ceux qui défendaient une ligne claire de constance de cohérence de fidélité aux valeurs que nous avons le devoir de défendre et en même temps ça n'est pas en même temps de contradiction il a toujours été de ceux qui étaient capables de produire des idées d'apporter au débat des contributions indispensables on parlait des questions d'environnement il faut bien sûr parler des questions migratoires des questions de sécurité de la du rétablissement de l'autorité de l'État il faut parler de transmission de la culture il faut parler aussi d'écologie sur tous ces sujets là je nécessite de voir Bruno Retailleau prêt à porter nos idées et à leur donner les militants est-ce que le candidat des militants c'est pas plutôt Éric cioti non je ne crois pas je pense d'abord c'est le début de cette campagne et donc c'est tout à fait normal qu'un des bases s'engage et je pense que Bruno Retailleau personne ne peut sérieusement lui faire le reproche d'avoir manqué de constance et de clarté c'est ce que les militants veulent aujourd'hui et ils ont bien raison c'est aussi ce que je veux pour notre famille politique je veux une famille politique qui retrouve précisément le courage de ces convictions et Bruno Retailleau a toujours été de ceux qui encore une fois y compris souvent à contre-courant défendait ce courage là je ne crois pas à une seule seconde qu'on puisse imaginer qu'il ne soit pas en ligne avec ce que les militants il y a pas des équilibre malgré tout parce que eriotti est bénéficié de la primaire qui lui a permis aussi de faire le plein de militants un jour de cotisation l'année dernière en sa faveur cette dynamique elle reste au sein au sein du parti est-ce que ça c'est fait que le le jeu est pas déséquilibré avant même d'avoir commencé non encore une fois je le crois pas bien sûr la primaire a été à un moment important mais c'est un autre débat qui s'engage autre chose et de se présenter pour concourir la présidentielle autre chose et de proposer un moyen une méthode un chemin pour le relèvement de cette famille politique je crois que d'ailleurs on voit que beaucoup de de de figures qui soutenaient Éric Ciotti au moment de la primaire soutiennent aujourd'hui Bruno Retailleau c'est vraiment un nouveau débat je pense un Julien Robert par exemple je suis très heureux de partager cette campagne avec lui aujourd'hui c'est vraiment un nouveau débat qui s'engage j'ai beaucoup d'estime pour pour Éric cioti et ce débat quoi qu'il arrive est essentiel je crois vraiment que Bruno Retailleau pourra relever cette famille politique on en a besoin pas seulement parce que le parti a besoin de se reconstruire mais parce que cette reconstruction est j'en suis profondément convaincu nécessaire au relèvement de notre pays et on espère que vous viendrez nous en parler François-Xavier décembre on vous recevra avec plaisir d'ici là merci beaucoup d'avoir été notre invité regarde la Une de Ouest-France c'est l'événement à Rennes aujourd'hui l'inauguration d'un nouveau métro oui pour la pour les éditions rénaises édition Rennes merci Stéphane merci beaucoup François-Xavier Bellay [Musique]