Il faut mettre l'économie sous le contrôle des travailleurs !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Nathalie ArthaudFait
« Les 750 salariés de Brandt recevront donc leur lettre de licenciement à Noël. »
- 0:30Nathalie ArthaudChiffre
« Tous secteurs confondus, la CGT a recensé 483 plans de suppressions d'emplois sur les 18 derniers mois, l'équivalent de plus de 100 000 emplois menacés ou supprimés. »
- 1:00Nathalie ArthaudFait
« En exploitant les travailleurs, ils ont amassé des fortunes et ils vont continuer d'être les maîtres de l'économie et les premiers bénéficiaires. »
- 3:00Nathalie ArthaudFait
« Tous les partis politiques jurent vouloir lutter contre la désindustrialisation. À la tête des villes ou des collectivités locales, ils ont tous exactement la même politique que Macron. »
- 4:30Nathalie ArthaudFait
« L'unique métier des capitalistes, si tant est qu'on puisse appeler cela un métier, c'est de placer et de déplacer leurs capitaux pour les faire fructifier au mieux. »
- 5:30Nathalie ArthaudChiffre
« En 20 ans, les effectifs de la sidérurgie passèrent de 150 000 salariés à moins de 40 000 salariés, ruinant des villes entières comme Longwy en Lorraine et Denain dans le Nord. »
- 7:00Nathalie ArthaudFait
« Que l'État dirige à la place des capitalistes ne change rien au fait que l'économie est basée sur la recherche du profit, sur la propriété privée, sur la concurrence et qu'elle impose à tous une course folle à la compétitivité. »
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Les 750 salariés de Brandt recevront donc leur lettre de licenciement à Noël. Et combien d'autres, Si on prend en compte les entreprises qui ferment sans faire la une de l'actualité ? Tous secteurs confondus, la CGT a recensé 483 plans de suppressions d'emplois sur les 18 derniers mois, l'équivalent de plus de 100 000 emplois menacés ou supprimés.
Qui est accusé de cette saignée ? Le libre échange, la “concurrence déloyale”, la “déferlante chinoise”, entend-on. Ça, c'est une façon commode de faire diversion pour qu'on ne regarde pas les véritables responsables, qui sont ceux qui se sont enrichis depuis des décennies sur le dos de ces travailleurs licenciés.
Alors ne nous laissons pas enfumer. Il faut demander des comptes à ceux qui dirigent ces entreprises, à ceux qui les ont dirigées dans le passé et à leurs commanditaires, les grands actionnaires. Vont-ils se retrouver au chômage, eux ?
Craignent-ils de sombrer financièrement ? Bien sûr que non. En exploitant les travailleurs, ils ont amassé des fortunes et ils vont continuer d'être les maîtres de l'économie et les premiers bénéficiaires.
Alors il faut obliger ces capitalistes à payer en continuant de verser les salaires et en faisant en sorte que pas un seul de ces travailleurs n'ait à franchir la porte de France Travail. Il faut prendre sur les profits et sur les dividendes accumulés pour assurer une vie digne à tous les travailleurs concernés. Tous les partis politiques jurent vouloir lutter contre la désindustrialisation.
À la tête des villes ou des collectivités locales, ils ont tous exactement la même politique que Macron. C'est-à-dire de promettre des dizaines de millions de cadeaux aux capitalistes pour qu'ils daignent investir en France. C'est un double gâchis parce que cela n'arrête pas la fermeture d'entreprises et les licenciements et parce que ça vide aussi les caisses de l'Etat.
L'Etat qui lui même pourrait embaucher et créer des emplois ô combien utiles dans la santé, dans la dépendance, dans l'éducation. L'unique métier des capitalistes, si tant est qu'on puisse appeler cela un métier, c'est de placer et de déplacer leurs capitaux pour les faire fructifier au mieux. Ils se moquent des travailleurs et ils se moquent aussi, bien sûr, d'organiser l'économie de façon rationnelle.
Ils ont fait de la Chine l'atelier du monde parce que cela leur permettait de profiter des bas salaires et d'augmenter de façon considérable leurs profits. Et ils continuent aujourd'hui. On parle maintenant de nationalisation comme d'une solution possible à la désindustrialisation.
Mais les travailleurs qui ont connu la nationalisation de la sidérurgie opérée en 1982 par le gouvernement Mitterrand, flanqué de ministres communistes, en gardent un cuisant souvenir. Loin de sauver les emplois, le gouvernement de l'époque a sauvé les capitalistes de la sidérurgie en les débarrassant d'un secteur qui était de moins en moins rentable. Côté travailleurs, ce fut la saignée.
En 20 ans, les effectifs de la sidérurgie passèrent de 150 000 salariés à moins de 40 000 salariés, ruinant des villes entières comme Longwy en Lorraine et Denain dans le Nord. Que l'État dirige à la place des capitalistes ne change rien au fait que l'économie est basée sur la recherche du profit, sur la propriété privée, sur la concurrence et qu'elle impose à tous une course folle à la compétitivité. C'est aussi le problème des coopératives.
Celles-ci font la démonstration que les travailleurs peuvent se diriger sans avoir des actionnaires parasites sur leur dos. Et c'est pour cela que le grand patronat et les banquiers ne les aiment pas. Mais les salariés qui gèrent ces SCOP, ces coopératives, restent exactement comme les petits patrons prisonniers de la jungle capitaliste et de ses règles.
Pour que l'économie réponde aux besoins de tous et ne soit plus guidée par l'appât du gain et l'enrichissement illimité d'une toute petite minorité, il faut la mettre sous le contrôle des travailleurs, c'est-à-dire qu'il faut exproprier la grande bourgeoisie et renverser l'Etat qui est à son service. Et alors nous pourrons décider quoi produire, comment et en quelle quantité, nous pourrons supprimer le chômage en répartissant le travail entre tous. Et nous pourrons en finir avec cette concurrence internationale, en coopérant avec les travailleurs du monde entier et en mettant en commun les progrès réalisés par les uns ou par les autres.
Et ceci n'est pas de l'utopie, parce que les moyens matériels et technologiques, nous les avons à portée de main.