Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 6 mai 2025 76 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesNumériqueTravail & emploiInstitutions & élections

Aides aux grandes entreprises : audition d'Ubisoft

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 61 %Attaque 19 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les principales différences entre les aides versées en France et celles octroyées dans les pays où votre groupe est présent ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Quel est le montant des aides publiques reçues par votre groupe en 2023 en France ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quel est le panorama de vos sous-traitants et les aides qu'ils perçoivent ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous le sentiment que les aides publiques aux entreprises sont suffisamment suivies et évaluées en France ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont selon vous les aides dont l'efficacité est avérée ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quelles seraient vos propositions pour renforcer l'efficience des aides publiques octroyées aux entreprises ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:00Yve GuillemontFait
    « Le jeu vidéo est aujourd'hui la première industrie culturelle au monde devant le cinéma ou la musique. »
  • 18:00Yve GuillemontChiffre
    « Ubisoft compte maintenant plus de 4000 employés en France. »
  • 1:00Fait
    « Prince of Persia, Reman, beaucoup de marques dans notre portefeuille »
  • 2:00Chiffre
    « nous avons aussi levé un milliard 160 »
  • 3:00Fait
    « cet argent va aider l'ensemble de l'entreprise à continuer à développer »
  • 5:00Fait
    « ça nous permet de créer de l'emploi »
  • 5:30Fait
    « c'est aussi la qualité de travail »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le temps de ces petits réglages techniques, je propose qu'on démarre. Oui, on peut démarrer. Monsieur prê qu'est-ce que vous en pensez ?

Vous contrôler si on a bien le si tout. Allez, c'est bon pour vous. Très bien mes chers collègues, nous poursuivons les travaux de la commission d'enquête sur l'utilisation des aides publiques aux grandes entreprises et leurs sous-traitants avec l'audition ce jour de monsieur Yve Guillemont président d'Ubisoft, Marie-Sophie de Baurtlis et monsieur Emmanuel Martin, vice-président chargé des affaires coopérative.

L'audition de ce jour est enregistrée et diffusée en direct, elle fera l'objet d'un compte rendu sur le site du Sénat. Madame, messieurs, avant de vous donner la parole, je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et-15 du code pénal. Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de la commission d'enquête outre bien entendu vos fonctions chez Ubisoft.

Je vous invite donc à prêter successivement serment de dire toute la vérité, rien que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure prête serment. Je le jure monsieur le j monsieur le j notre commission d'enquête dont les membres ont été nommés le 15 janvier dernier poursuit trois objectifs principaux tout d'abord tout d'abord établir le coût des aides publiques octroyées aux grandes entreprises entendu comme celle employant plus de 1000 salariés et réalisant un chiffre d'affaires net mondial d'au moins 450 millions d'euros par an ainsi que le coût des aides versé à leur sous-traitant. Ensuite déterminer si ces aides sont correctement contrôlées et évaluées car nous devons veiller à la bonne utilisation des dons et enfin réfléchir aux contreparties qui pourraient être imposé en terme de maintien de l'emploi au sens large lorsque les aides publiques sont versées grandes entreprises qui procèdent ensuite à des fermetures de site prononcent des licenciements voire délocalise leur activité.

Ainsi, après une présentation succinte de l'activité de votre groupe, nous aimerions connaître votre regard sur les aides publiques aux entreprise. Alors, quelques questions pour guider vos propos. Donc, vous avez déjà eu le contenu de ces questions, vous avez suffisamment eu de temps pour préparer les réponses.

Quelles sont les principales différences entre les aides versées en France et celles octroyées dans les pays où votre groupe est présent ? Quel est le montant des aides publiques reçues par votre groupe en 2023 en France ? En particulier, quel est le montant des subventions ?

Quel est le panorama de vos sous-traitants et les aides qu'ils perçoivent ? Avez-vous le sentiment que les aides publiques aux entreprises sont suffisamment suivies et évalué en France ? Quelles sont selon vous les aides dont l'efficacité est avérée ? voir celle où elle serait douteuse.

En particulier, quel est à votre regard sur le crédit d'impôt jeux vidéo qui a souvent été mentionné lors de nos auditions. Monsieur le rapporteur, il reviendra plus largement. Quelles seraient vos propositions pour renforcer l'efficience des aides publiques octroyé vos entreprises ?

Seriez-vous favorable à l'introduction de conditions de critères qui permettent d'évaluer l'efficacité des aides ? Quelles devraient être alors les limites de la conditionnalité de ces aides ? Je vous propose donc de traiter toutes ces questions dans un propos liminaire de quelques minutes.

J'ai compris que vous vous étiez équipé d'un document qui sera diffusé également. Au terme de cette intervention, monsieur Fabien Gaï rapportera rapporteur pardon vous posera quelques questions supplémentaires pour affrondir certains points. Ensuite les collègues euh également pourront poser des questions.

Il reviendra la question finale à monsieur euh le rapporteur. Je vous cède donc la parole. Merci monsieur le président.

Monsieur le président, monsieur le rapporteur. Oui, c'est tout à fait. Mesdames et messieurs les sénateurs, euh je vous remercie déjà de votre invitation à venir échanger avec vous sur ce sujet des aides publiques accompagné de Marie-Sophie de Baubert qui s'occupe de nos studios sur l'ensemble du monde et d'Emmanuel Martin le vice-président de qui est en charge des affaires corporatives.

Donc, j'ai créé en en 1986 avec mes frères en Bretagne Ubisoft, là où nous avons nous avons nos racines familiales. Avec nos équipes, nous sommes devenus en 40 ans 39 ans exactement un des leaders du secteur des jeux vidéos. Donc nous place dans le top 5 des créateurs de jeux vidéos Triple A.

Alors, il faut savoir que les jeux vidéos Triple A, c'est un peu l'équivalent des blockbuster film, c'est ce sont des gros jeux qui coûtent entre 50 et 200 millions d'euros. Euh donc euh nous nous siégeons à Carentoir dans le Morbillant euh et nous sommes très contents d'être une société française qui édite et publie dans l'ensemble du monde les œuvres que l'on crée un peu partout. Donc les équipes d'Ubisoft comportent compte 17000 personnes réparti dans 40 studios et ceux dans 30 pays différents.

Le talent de nos équipes a donné vis-à-vis de a créé vraiment de de grandes franchises qui sont maintenant reconnues mondialement comme Assassin's Creed, Just Dance, Rainbow Six, Prince of Persia, les Lapins Crétins ou voir Reman. et bien d'autres que nous ne pouvons citer. Notre objectif est de d'enrichir la vie des de nos joueurs et de nos joueuses par des expériences ludiques qui leur permettent de comprendre ce qui ce qui s'est passé dans le passé de les les villes, les pays, les façons de vivre, les façons d'être et aussi de se de se connecter avec d'autres joueurs ou joueuses pour avoir une expérience en commun et voir affronter un jeu pour aussi se se confronter avec soi-même et donc grandir en apprenant comment il faut être persévérant pour réussir.

Donc le jeu vidéo est aujourd'hui la première industrie culturelle au monde devant le cinéma ou la musique. C'est un produit culturel mondialisé qui parle d'imaginaire de tous et bien sûr de plus de plus en plus aux jeunes. C'est un secteur stratégique et un véritable en fait soft power.

Don nous nous nous exportons nos jeux dans le monde entier. La France représente seulement 5 % de notre chiffre d'affaires. Donc nous faisons, nous avons fait l'année dernière 2,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires pour un résultat de 157 millions.

Nous avons payé 25,3 million d'euros d'impôts sur la société en France en en 23. Ubi, c'est donc 95 % de son chif d'affair à l'exportation. Donc on a ici la répartition des studios.

Donc on a six studios de développement en France, un à Paris, Montpellier, Ansy, Lyon et Bordeaux. Donc et nous avons installé notre siège social international à Saint-Mandé dans le Val de Mar. Ubi est depuis plusieurs années le premier employeur du secteur en France représentant un/ers des effectifs directs en France, soit un peu plus de 4000 personnes réparties sur tout le territoire.

Nous avons versé sur l'année fiscale 2024 près de 310 millions d'euros de salaire et cotisation sociale. Alors, quelles sont les aides publiques que nous percevons ? Nous venons juste de clôturer l'année fiscale au 31 mars 2025 et nous présenterons nos chiffres le 14 mai.

Nous sommes donc tenus par laf à une période de réserve et ne et nous ne pourrons donner aucune information sur ces chiffres. Nous allons néanmoins vous présenter les chiffres de l'année dernière euh qui ne montrent pas de différence importante et nous pourrons vous donner par écrit le chiffre de l'année fiscale dès qu'il dès qu'on dès que nous pourrons. Ça c'est l'année l'année 2024.

Oui, c'est c'est parce qu'on se termine en mars 24. Donc c'est pour ça qu'on appelle fiscal 24. On a un petit peu de décalage en fait mais on vous donnera les autres éléments un peu plus tard.

Euh nous tenons également à votre disposition l'historique de ces données sur les cinq dernières années. Donc voici les aides publiques que nous avons dont nous avons bénéficié sur notre année fiscale au 1er avril 23 du 1er avril 23 au 31 mars 24. Donc euh pour le titre pour les crédits d'impôts.

Donc au titre du crédit d'impôt jeux vidéo, nous avons reçu 24,1 million d'euros. au titre du crédit d'impôt recherche, donc 3,6 million d'euros, au titre du crédit d'impôt animation et du crédit d'impôt international, donc deux dispositifs dédiés à l'audiovisuel donc bénéficier notre filiale France du BI film et télévision que nous faisons aussi, nous avons une petite activité film et télévision donc 3,1 million et le crédit d'impôt messena aussi qui s'élève à 73000 €. Pour les subventions maintenant, nous avons perçu une subvention de 600000 € correspondant au dernier versement du d'un partenariat de RED conclu en 2019 entre notre studio de Bordeaux et la région Nouvelle Aquitaine pour un montant de 3,6 millions sur 5 ans.

Enfin, les réductions de charges se sont élevées à près de 6 millions d'euros, soit réduction allocation familiale 2100, réduction maladie 3008, réduction générale de descotisation 1 million, ce qui représente un total d'aide publique de 38,4 millions d'euros montant tout à fait stable comparé aux dernières années. Nous n'avons pas reçu d'aide l'Union européenne. Pour rappel, les termes du crédit d'impôt jeux vidéo.

Donc vous comprendrez l'importance pour nous sont les suivants. C'est une aide sélective. Les jeux doivent contribuer à développer au développement et à la diversité de la création française et européenne en matière de jeux vidéo.

La sélection est déterminée au moyen d'un barê de points qui est défini par le CNC. Le taux de défiscalisation est de 30 % des dépenses de développement pour une durée de 36 mois maximum. Et par contre, il est limité à la taille du studio que l'on peut avoir.

Du du coup quand ça dépasse les 6 millions d'euros par studio, on ne peut pas toucher plus. Un jeu ambitieux chez Ubisoft, c'est une dizaine de studios à travers le monde qui collaborent, soit des centaines de personnes qui travaillent ensemble pendant 3 à 4 ans, voire plus pour des budgets qui s'expriment en centaines de millions d'euros. J'en parlais tout à l'heure.

Le jeu vidéo est un écosystème à la fois créatif et technologique qui fait appel à de très haut niveaux d'expertise. Nous sommes fiers d'avoir réussi à faire en France de des jeux très ambitieux et à très haut budget. Il y a il y a assez peu de pays qui qui ont cette capacité là parce qu'il faut des talents de très haut niveau pour le pour le faire.

Nous avons montré que la France est capable de faire des jeux équivalents au blockbuster américain ou japonais par exemple. Alors maintenant, quelle retombée pour la France ? Le CJV a donné les moyens au créateurs français dont Ubisoft d'être compétitif.

La constitution d'équipe de haut niveau a attiré en France les projets les plus ambitieux. Notre studio de Bordeaux a été créé en 2017 par exemple à la suite des améliorations significatives du CJV. euh qui ont été l'élément déclencheur de cette nouvelle implantation.

Ce studio a connu une croissance importante et rapide en obtenant des mandats de développement important tel que Assassin's Creed Mirage. Il faut savoir qu'Assassin's Creed a été créé à Montréal et donc c'est c'est c'était c'est le moment où la France a pu développer un Assassin's Creed complet et qui a eu un gros succès d'ailleurs. Donc c'est l'avant-dernier opus de la franchise qui est reconnu.

Aujourd'hui, le studio compte 400 talents et accueil accueille également depuis 2021 un pôle RED internalisé. Il s'agit ici de l'illustration du rap patrimoin en France de projets habituellement dirigés par notre studio à Montréal ou au Québec. et nous avons pu faire revenir beaucoup de Français qui étaient partis à l'étranger dans le studio euh parce qu'ils ont ils ont pu revenir en France à Bordeaux qui est un ville qui leur qui leur plaisait particulièrement.

Le CJIV a favorisé la création de nouveaux emplois localisés en France. Voyez clairement sur ce graphique les effets de la mise en place du CJV en 2008 puis sa réforme en 2017. Donc on n pas le numéro 7 s'il vous plaît.

Voilà. Voilà. C'est ça.

Donne petite idée de de la croissance. Ubi a fait le choix de tripler ses effectifs français entre 2008 et 2017 et à les multiplier par 2 entre 2017 et 2022. Ubisoft compte maintenant plus de 4000 employés en France, je le précise car vous voyez cette courbe s'infléchir jusqu'en 2023 car nous avons mis en place un plan d'économie en 2024 à la suite de résultats en dessous de nos attentes et que nous ne remplaçons plus et les départs.

C'estàdire que on a ralenti les les recrutements et donc les départs n'ont pas été remplacés pour on remplace qu'un sur tr. Pour être clair, UBI n'a fait aucun plan social en France. Nous avons toujours fait le choix de privilégier nos talents et leur répartition sur le territoire français.

Donc le soutien apporté par le CJV a facilité la pérénisation des emplois et a notamment permis de conserver des talents fortement expérimentés. et a haute compéten en France. Il y a une vraie guerre des talents dans notre industrie et le travail à distance permet à nos concurrents de recruter partout dans le monde et notamment en France.

Cette attractivité se traduit aussi par le recrutement de talents étrangers dans les studios français dont je viens de parler attiré par des projets prestigieux. Donc Ubisoft joue un rôle moteur dans l'écosystème français. C'est un ément très important.

Chacun de ces studios installés sur le territoire est un pôle majeur qui tire toute la région vers le haut. Nos importants besoins en recrutement ont considérablement stimulé le développement de formation au métier du jeu vidéo. Donc, il y a beaucoup d'école qui se sont créé autour de de du jeu vidéo en France et depuis de nombreuses années forment énormément de talents dans ce métier.

Et dans cette continuité, beaucoup de studios français ont été créés par d'anciens employés d'Ubisoft. Donc dans un phénomène d'essimage dont nous sommes particulièrement fiers, il faut il faut voir très souvent dans les pays dans les villes où nous avons villes ou régions où nous nous sommes implantés, il y a maintenant beaucoup de petits studios qui qui fonctionnent très très bien et c'est et c'est assez positif puisque ils peuvent aller dans un petit studio, revenir chez UBI, repartir et donc cet essage permet une formation d'un écosystème complet et et c'est un élément majeur pour garder de l'innovation et de la créativité. N'oublions pas la dimension technologique du jeu vidéo qui est un secteur pionnier en matière d'innovation.

Ubisoft a toujours fait le choix stratégique d'investir dans des technologies internes et propriétaires. Euh la création récente d'un département transverse de 1000 ingénieurs dédiés aux technologies de production et dirigé depuis notre siège en France renforce cette indépendance technologique. Il faut savoir que nous avons deux moteurs reconnus qui sontville et Snowdrop qui sont des moteurs que nous avons créés et qui nous permettent d'avoir une vraie indépendance par rapport aux moteurs américains qui sont euh quasiment utilisés par la moitié des des acteurs.

Nous développons des expertises de haut niveau avec notre ces cellules de RED aussi que l'on nomme la forge qui est basée à Bordeaux qui nous des partenariats fructueux avec la recherche française et aussi beaucoup beaucoup d'autres acteurs. D'autre part, l'intelligence artificielle générative est notamment un domaine où nous développons une expertise diffusée au-delà de nos de notre secteur. et nous collaborons là aussi avec de de grands acteurs.

Nous travaillons par exemple avec Nvidia sur ces sujets et ils sont très contents de ce que l'on arrive à réaliser ensemble même si chacun garde bien la propriété intellectuelle de ces de ses savoirs. Enfin, avec notre siège social en France, nos marques, nos technologies propriétaires et nos propres data center en France et en Europe, grâce à notre filiale I3D, nous contribuons à la souveraineté numérique de notre pays. Faut savoir que nous avons acheté il y a il y a quelques années maintenant cette filiale I3D qui est un centre serveur [Musique] qui qui reçoit tous nos jeux mais qui qui reçoit certains de nos jeux et mais aussi qui héberge beaucoup de sociétés.

Ça nous permet d'avoir une belle indépendance par rapport au cloud public. Donc cette attractivité pardon du territoire français pour le développement de projets à grande visibilité permet en outre à la France de bénéficier d'un rayonnement culturel, créatif et technologique important sur la scène internationale. C'est ce rayonnement qui permet à des millions de joueurs aux quatre coins du monde de parcourir par exemple les rues de Paris pendant la Révolution française dans Assassin's Creed Unity. de revivre les destins brisés par la Première Guerre mondiale avec le soldat inconnu que l'on que l'on en a sorti ou encore de voir le studio de Montpellier récompensé au Pegas qui est l'équivalent des Césars du jeu vidéo.

Cela fait partie intégrante du paysage culturel français et contribue significativement à véhiculer nos valeurs et nos imaginaires dans le monde entier. Comme on témoigne, le vibrant hommage qui a été rendu à Assassin's Creed lors de la cérémonie des Joo où vous avez pu voir ce personnage présent tout au long de la cérémonie. Donc maintenant ce métier qui est un métier qui a beaucoup beaucoup de croissance est un métier qui est maintenant beaucoup plus en concurrence et il y a beaucoup de une concurrence forte de l'ensemble des territoires bien sûr à l'intérieur de l'Europe mais aussi beaucoup aux États-Unis et en Chine avec les Japonais aussi qui reviennent plus fortement dans la course.

Donc faire un jeu vidéo aujourd'hui est une vraie prise de risque. Notre environnement ne cesse d'évoluer et la concurrence mondiale est de plus en plus forte. Nous avons en France la chance de disposer d'un écosystème jeux vidéo très créatif, innovant, attirant comme je disais des talents hautement qualifiés reconnus internationalement.

C'est un atout économique et compétitif crucial et il est essentiel selon nous de le de le préserver et de bien s'en occuper. Pour cela, nous avons besoin de présibilité, prévisibilité pardon. En janvier 2004, par exemple, il y a il y a eu un projet de loi de finance qui a introduit une mesure de bornage du dispositif CJV en 2000 à 2026 sans aucune concertation.

Donc ça ça nous a fait un petit peu peur parce que ça veut dire que les choses peuvent changer et comme vous le savez on fait des jeux sur le long terme donc c'est un petit peu compliqué. Le bornage a été renvoyé un peu plus tard à 2031 lors du dernier PLF, ce qui est plus réaliste mais sans aucune indication sur le calendrier sur son calendrier et sur son évolution ni même sur la méthodologie ou les critères retenus. Au printemps dernier, dans une entrevue dans une revue des dépenses, l'IGF préconisait sa suppression tout en admettant d'avoir ni évalué le dispositif ni consulter les acteurs du secteur.

Donc, il n'est pas consolvable pour nous de proposer la suppression d'un outil stratégique sans une évaluation approfondie de ces impacts, permettant ainsi d'éclairer le débat public. Mais ceci dit, on comprend qu'il puisse y avoir des des besoins. Toute l'industrie appelle cette évaluation de ses vœux depuis plusieurs années.

Tous les indicateurs économiques montrent l'efficacité du CJV. Il nous faut une étude qui fasse référence sur le sujet. Je pense qu'il est important de d'y passer du temps collectivement dans un secteur créatif aussi risqué que le jeu vidéo ou le succès d'un jeu n'est jamais garanti.

Les aides publics nous permettent de garder le cap sur le long terme, d'accélérer dans les bonnes années comme de faire face aux mauvaises années. Aux mauvaises années. Le jeu vidéo connaît depuis 2 ans une crise globale.

La France a été protégée des impacts les plus graves par sa compétitivité lié au CJV. Il faut préserver ce qui fonctionne et ce qui est efficace. Le crédit d'impôt est un dispositif qui est devenu la référence à l'international.

Donc le succès du modèle québécois a permis de faire de Montréal la capitale mondiale du jeu vidéo en seulement 20 ans. Le gouvernement du monde, les gouvernements du monde entier convaincus de la la portée stratégique du jeu vidéo se sont inspirés de ce succès et soutiennent notre industrie. En fait, il faut comprendre que le jeu vidéo est souvent la tête de pont de beaucoup d'industries dans la technologie.

Et donc beaucoup de pays se sont rendus compte que après 10 15 ans, Montréal est devenue une plaque tournante dans toutes les industries euh qui tournent autour du jeu vidéo. Donc pas seulement le jeu vidéo, mais beaucoup d'entre elles autour. Excusez-moi.

Sur cette diapo, on est bien d'accord que nous avons à la fois les subventions, crédit d'impôts, exonération aussi. Oui. Euh vous avez un pourcentage non, on n pas le pourcentage là.

D'accord. Euh mais vous avez un nombre de personnes d'un côté et le le montant reçu. Général, comment c'est pas ventilé silenci ?

Non non effectivement c'est mais on pourra vous donner cette info. C'est pas tout à fait c'est important. On on l'a pour la France.

Ah non, on l'a après je crois. On déjà on l'a déjà vu. Oui, c'est on est plutôt à 8 %.

Euh oui, mais non, mais il y a aussi euh il y a aussi les pourcentages, je crois. Oui, on voit après sur l'impact. Oui, je pense que vous aurez ça un petit peu plus tard.

Euh donc des dispositifs, il y en a maintenant un petit peu partout dans le monde après le Canada et la France. Plusieurs pays d'Europe, d'Asie, du Moyen-Orient et d'Océanie ont mis en place des aides publiques pour attirer les acteurs du jeu vidéo sur leur territoire. Dernier en date, après avoir constaté leur retard, l'Allemagne a prévu la création d'un crédit jeux vidéo dans l'accord de coalition sur son sur son nouveau gouvernement pour, je cite, renforcer la compétitivité internationale de notre site de production de jeux vidéo en améliorant la prévisibilité et la précision du système de financement.

Alors, vous vous mesurez grâce à ce tableau l'attractivité de certains de ces dispositifs. Donc, nous sommes lucides quant au contexte budgétaire actuel, mais il viendra un moment où il faudra réfléchir à notre CJIV afin d'y apporter aussi une réponse adaptée au défi du du contexte mondial puisque notre je notre CJV n'a pas beaucoup évolué récemment. Donc conçu en 2008, le CGV n'est aujourd'hui plus totalement adapté à la façon dont on crée les jeux en 2025.

Avec l'ensemble de l'industrie française, nous avons pensé à des recommandations sur les améliorations possibles, notamment sur la durée de de l'éligibilité de des coûts. Par exemple, les jeux mettaient 2 ans, 3 ans avant et maintenant ils peuvent mettre 5 6 7 ans pour être réalisé. Et là, on a on a une on a que 36 mois de de prix en compte dans dans le l'élément que nous avons.

Euh et certains jeux continuent aussi à se développer après le lancement puisque nous continuons à apporter des événements complémentaires des dans les jeux dès qu'ils sont lancés. Donc il faut il faut qu'on puisse s'adapter adapter le le CIGV à cela. Euh nous n'allons pas détailler tous les éléments sur ce sujet, mais on pourra vous donner des éléments là-dessus.

La France doit proposer une vision industrielle pour le jeu vidéo, une stratégie à 10 ans capable de donner aux entrepreneurs et aux investisseurs une stabilité fiscale et réglementaire propice à la prise de risque. Il faut savoir qu'à chaque fois que des investisseurs viennent investir dans le jeu vidéo, ils euh ils viennent pour beaucoup d'années puisque le ce comme on le disait, quand un jeu prend 3 ans, 5 ans, 7 ans, euh il faut qu'ils aient une certaine visibilité sur le fait que la société va pas se retrouver sans crédit d'impôts au bout de quelques années. Donc c'est c'est juste pour favoriser euh la la durée.

Donc toute l'industrie du jeu vidéo à ce goût de la prise de risque avec le CJV. Donc l'État ne subventionne pas un secteur. Il attire des talents et des investissements internationaux.

Il crée des emplois en période de croissance et il les protège en période de crise. Plus que jamais, le CIJV est un vecteur essentiel pour péréniser ce secteur vertueux et continuer à faire du jeu vidéo un acteur incontournable. du rayonnement économique et culturel de la France.

Donc je vous remercie de votre attention et nous allons maintenant répondre à à vos questions avec Marie-Sophie et Emmanuel. Merci monsieur Guillaume juste avant de passer la parole à monsieur le rapporteur, un petit point ou deux pour clarifier. Est-ce que vous avez des donneurs d'ordre ? ou bien est-ce que vous c'est vous qui créez et qui commercialisez dans un deuxième temps parce que cette cette durée de 5 à 6 ans finalement comment par rapport au marché vous arrivez à à vous assurer euh que le donneur d'ordre que le client finalement que la vente sera bien faite durant cette durée ?

Alors le donneur d'ordre nous c'est le par indirectement c'est le client final. Donc lui, il attend quand quand on n'est pas prêt. Donc on on ne fait pas de travail pour d'autres.

Nous travaillons pour pour le client final. Et alors après, juste dernier point, je pourrais revenir sur la la diapo. On a les plusieurs pays, on voit plusieurs pays.

Est-ce que vous pourriez nous expliquer s'il vous plaît le montage au niveau des structures juridiques ? Est-ce qu'on est sur une holding avec des filiales, on est sur des structures indépendantes ? Comment ça fonctionne en fait dans les différentes juste avant vous aviez une diapo je crois on voyait plusieurs pays non encore avant il me semble encore un petit peu avant voilà la celle-là là si on s'arrête un petit peu là le montage juridique entre les différentes structures comment ça fonctionne filiale filiale à 100 % on parle de la France elle part on part de la France d'accord elles appartiennent toutes à la France OK à 100 % bon et là je crois que Je passe la parole à monsieur rapporteur.

Merci monsieur le président, monsieur le président, mesdames, messieurs, merci pour vos propos introductif. Bon, ma première question c'est êtes-vous d'accord pour la transparence ? Vous venez d'y répondre puisque vous nous donnez la totalité des chiffres.

Donc j'imagine que vous êtes d'accord si l'administration puisque beaucoup de patrons disent on est OK pour la transparence mais on souhaite pas le faire. Si l'administration rendait publique un tableau chaque année avec les différents dispositifs et les montants, vous n'y voyez pas d'inconvénient. Alors, il y a juste une difficulté.

Quand nous travaillons sur un projet particulier, on veut pas forcément communiquer sur le coût de ce projet au niveau public des joueurs ou des joueuses. C'est c'est parfois une information confidentielle que l'on ne révèle pas. Mais donc il y a des limites de ce type, mais sinon bien sûr pas de problème.

Juste une précision, dans les 38 millions, ça couvre tout. Donc le fond du CNC, même le FA JV. Euh il y a aussi le fond média Europe, je sais pas si vous en touchez ou pas du tout.

Euh il y a la question du crédit d'impôt jeune entreprise innovante ou par exemple si vous avez des brevets l'PBOX. Donc là vous nous avez donné la totalité des des aides directes et indirectes. Oui oui oui tout à fait.

Nous ne sommes pas éligibles au FAJV. D'accord. OK.

Euh les autres dispositifs ne me disent rien. Euh nous n'avons le programme média européen. Non pas pas d'aide européenne.

C'est un dispositif qui le C2I vous l'avez dit. Oui tout à fait. Et pour être tout à fait complet parce que désolé l'information est arrivée très tard, il faudrait rajouter 300000 € d'aide à l'apprentissage.

D'accord. OK. Très bien.

Euh et le le Riam ? Oui, ça vous l'avez dit. Ça c'est dedans.

Non, non, non, pas du tout. Ça vous n'en avez pas non plus. Non.

Et vous ne vous avez des brevets, j'imagine puisque vous avez du crédit pour recherche ? Très peu, très peu de très peu. On dépose on dépose pas beaucoup de brevets.

Parlez bien dans le micro pour qu'on vous entende monsieur le président. Oui, on ne dépose pas beaucoup de brevets. D'accord.

Et donc pas de fiscalité autour des brevets type IP box ou autre. Non. D'accord.

Et jeune entreprise innovante. On est moins jeune là actuellement. Non, ça pourrait euh Non, c'est pour c'est c'est et euh dernière question, ça couvre donc la totalité d'Ubisoft France, tous les studios parce que vous en avez cité six mais après il y a Ubisoft Motion, enfin vous avez créé beaucoup de structures à côté sur papers, il y en a 18, certaines ont été radiées mais elle continue plus i3, Colibri, Ivory Toner et Nadeo.

C'est donc tout le groupe. Tout le groupe. Oui, ce sont dans les cas que vous mentionnez, ce sont souvent des achats.

Oui, c'est des rachats que nous avons gardé sous le même nous avardé des entreprises mais par contre on a bien comptabilisé l'ensemble. L'ensemble. D'accord.

Très bien. Donc ma deuxième question c'était pour revenir au niveau peut-être que le le le la question la plus intéressante c'est de revenir sur le tableau où vous comparez les subventions par pays notamment en Canada, Royaume-Uni, Singapour de mémoire et voilà. Bon ben et l'Allemagne.

Euh est-ce que la question par exemple de s'implanter au Canada euh elle elle est directement lié au aux aides publiques proposées ou à la fiscalité généreuse autour des jeux vidéos ou ce n'est pas du tout votre question ? vous y allez plus parce que il y a il y aurait des compétences dans telle ou telle ou ça vous ouvrirait le marché nord-américain ou ça peut être d'autres raisons. Alors en premier c'était les subventions.

En deux c'était la possibilité de créer dans une dans un [Musique] pays utilisant le français sur le territoire nord-américain. Et euh on est assez surpris du du peu de montant de l'Allemagne parce qu'on est souvent comparé à l'Allemagne. Euh on nous dit c'est magnifique là-bas et ici c'est plus complexe pour le monde des entreprises.

Alors effectivement pas le même nombre d'employés. Je c'est c'est difficilement comparable parce que 4000 ici 670 en Allemagne mais euh même si on venait à équivalent à 4000 même si on faisait x 4, on serait quand même pas au montant euh donné par la France. C'est euh bon x 3 x 4 ou si on on redressait au au même niveau, vous nous dites que du coup il y a un crédit d'impôt ils viennent de le voter.

Ils viennent de le voter dans le prochain budget en disant qu'il fallait qu'il rattrape parce qu'ils étaient loin derrière. Bon alors pourquoi vous vous l'avez cité hein, c'était ma question. Lors de son audition, le responsable de l'IGF a euh mis en tout cas remis en cause une des et on lui a posé on lui a pas cité un seul dispositif.

C'est venu, je je le précise, c'est pas moi qui pose la question et le crédit d'impôt jeux vidéo. Naturellement si il devait en avoir en remis un en cause, il a cité celui-là. Euh vous pensez pour quelle raison ?

Mes connaissances de son impact. Seulement mes connaissances de l'impact. Oui.

Quand on connaît l'impact réel de ce crédit, on on se rend vraiment compte que il forme il permet de faire venir des entreprises technologiques tout autour des lieux où l'on crée et permet de payer des salaires élevés en France. euh qui génère des charges sociales et qui et qui génère des impôts de de beaucoup d'employés. Quand on à chaque fois que nous faisons l'analyse au Canada, on s'aperçoit que c'est très positif pour l'écosystème.

Donc je pense qu'il faut qu'il puisse bien étudier ces éléments pour voir l'impact économique pour le pays. Mais un des questions la remise en cause du crédit d'info jeux vidéo, c'est qu'il ne bénéficie qu'à un principal acteur, c'est-à-dire vous. Euh et très peu en réalité à vos concurrents parce que vous êtes leader, vous écrasez tout le monde en France pour vous pour vous.

Euh non non, c'est un peu l'inverse ce que l'on a dit. C'estàd que c'est c'est c'est plutôt l'inverse. Je pense qu'il est il est vraiment important de bien comprendre que dans l'ensemble des villes où nous sommes présents, il y a beaucoup de studios qui se sont créés et qui ont du succès.

On a encore un récemment là qui vient de sortir un jeu qui est qui a fait un succès mondial. On est vraiment face à un pays où ce qui compte c'est le talent. On fait quoi nous ?

On forme des talents et ces talents peuvent aller dans différents studios. Euh bien sûr, on essaie de les garder hein euh et on on pousse pour que ils aient la la meilleure expérience chez Ubisoft. Mais ce que l'on a remarqué, c'est que le fait qu'il puisse aller dans les autres studios et qu'il crée des jeux qui est un succès mondial est quelque chose qui est très propice à un écosystème global très important.

Donc non, on ne représente que 30 % des emplois et et surtout ce métier s'est beaucoup développé avec si vous regardez l'ensemble des des responsables dans les sociétés et les studios qui se sont créés, il y a énormément de gens d'Ubisoft qui dirigent ou qui sont très importants dans ces sociétés. me permettre de compléter. Bon, en représentant un/3 des emplois directs, mathématiquement euh Ubisoft classant euh cinq studios dans les plus gros studios de France.

Mathématiquement effectivement, on a une part importante du dispositif. Ce qui est intéressant, c'est de voir que Mais ce qui est intéressant, c'est de voir que cette part diminue d'année en année. Par exemple, je pour dire la part du Bisoft dans le budget global du CGV ne cesse de baisser.

On était effectivement à 50 % au départ. On est à 1/3 aujourd'hui d'après le chiffre du CNC. Sur les 370 projets qui ont été financés par le CJV, seulement 48 sont des projets d'Ubisoft.

Et l'année dernière donc c'était 13 % du total, l'année dernière c'était 7 % du total. Seulement cinq projets sur 67 qui ont eu la validation. Ce qui est intéressant, c'est oui énorme entreprise qui qui a qui a une part de ce de ce dispositif, mais cette part elle diminue d'un année en année parce qu'on est sème et qu'on permet à plusieurs structures d'en bénéficier également.

Il y a peut-être une deuxième raison euh redit c'est l'IGF qui pose la question, c'est pas le rapporteur que je suis. Euh j'essaie de creuser pourquoi il a il a pris cette hypothèse ? Il y en a une autre. qui me paraît probable.

Moi, je pense que vous trouverez ici des parlementaires qui sont plutôt d'accord d'accompagner des entreprises, des entreprises innovantes, les jeux vidéos en matière culturelle, tout ça, je défendrai toujours et je trouve que il est important qu'on développe des jeux vidéos en France avec des des histoires à raconter dans Assassin's Creed et et tant d'autres que vous avez cité Far Cry. Mais il y a une question, vous l'avez rappelé, c'est un bon c'est 2,3 milliards de chiffres d'affaires, 750 millions de bénéfices et 25 millions d'impôts en France. Ce que vous avez en France, enfin c'est c'est les montants que vous avez donné.

Oui. Oui. Juste pour préciser, c'est les impôts payés.

Une fois les crédits d'impôts, c'est les impôts payés. Ah, les impôts payés. Oui, c'est pas les impôts du pardon.

Peut-être dû effect. Ouais, ça change. Mais c'est vrai que de fait euh bon, il y a un accompagnement qui est significatif.

Euh 38 millions, c'est pas rien. Vous voyez, comparer évidemment, vous allez me dire 25 millions et vous aurez raison. Mais quand même au départ pour garder ou en tout cas que vous soyez que vous restiez en France, c'est un engagement significatif de la part de l'État et c'est une subvention lourde pour 4000 employés pour conserver des studios en France.

Donc qui est une question à un moment donné de vérifier son efficacité comme vous l'avez signifié, elle est plutôt logique. D'autant plus que ce crédit d'impôt recherche, bon vous avez dit ça fait longtemps qu'il existe et longtemps qu'il a pas été revu. Je crois la dernière fois où vous avez il y a une refonte du système, ça devait être 2017.

Tout à fait. Euh et donc il est assez logique qu'à un moment donné on en vérifie son efficacité euh parce que c'est je rappelle euh une nette publique, c'est un dispositif fiscal euh qui est accordé chaque année et qui est voté par le parlement. Donc une année, il peut être accordé, une année il peut être modifié, une autre année, il peut être amélioré, une autre année, il peut être amoindrié.

Surtout au moment où on recherche 40 milliards d'économie. Ce qu'il faut ce qu'il faut c'est bien sûr comparer aux impôts que nous avons payés mais payer aussi comparer aussi aux 310 millions de salaires et charges que nous que nous versons chaque année. Il faut savoir que si si c'est très important et c'est comme ça que les les Canadiens le le comparent parce qu'en fait quand vous payer les salariés ça c'est vrai faut encore payer les salariés.

Non pardon non c'est pas ça que c'est pas du tout ça que je dis. Ce que je veux dire, c'est que vous devez considérer que ces salariés payent des impôts. C'est c'est ça qu'il faut qu'il faut considérer.

Donc quand on fait venir des des Français qui sont partis à l'étranger, quand on fait grandir des Français dans le métier du jeu vidéo pour devenir des experts dans le métier et qui du coup ont des rémunérations qui sont intéressantes, c'est ces ces personnes paient des impôts. Donc vous devez prendre aussi l'apport de de ces personnes en impôt bien sûr puisque c'est la valeur qui est créé par ces personnes qui faut aussi considérer. Ouais.

Alors oui, je c'est un peu pardon, excusez-moi, je je peux tirer par les joueux. C'est moi mes salariés je les paye mais après eux ils payent des impôts et puis donc tout est dans tout. Mais si on avait pas cette industrie, on on si on avait pas cette puissance dans cette industrie.

Ouais. on aurait pas ces ces métiers là et ils partiraient tous à l'étranger où il travailleraiit pour dans d'autres d'autres sociétés puisqueil y a on a réussi un à faire revenir beaucoup de de talents et il y a combien de de talents qui sont revenus ? On en a euh bah j'ai pas un chiffre à vous donner là mais c'est très beaucoup de talents français qui vivaient en France et qui restent en France.

Oui mais les français voyagent reviennent. Mais vous vous dites il y en a beaucoup qui est-ce que vous avez une part vous avez un chiffre pour nous dire il y en a beaucoup qui s'étaient qui qui avaient immigré puis beaucoup sont revenus parce que si si c'est 5 c'est 10 c'est 50 % Ah non c'est pas 50 % d'accord c'est combien alors si à peu près je je peux pas vous m'avancer exactement sur un chiffre mais ce que je peux vous dire c'est qu'il y a régulièrement des personnes qui qui vont un peu partout dans le monde et qui reviennent en France et qui travaillent en France France dans nos studios parce qu'il trouvent en France des projets du calibre qu'il ne trouve pas dans d'autres pays. Euh peut-être on peut passer à un troisème élément.

J'ai deux dernières questions monsieur le président. Après, je laisserai la parole. Euh c'est le rapprochement avec Tencent.

Vous savez que ça fait l'actualité. Tout à fait. Vous allez céder trois trois jeux, trois titres en tout cas de coproduction notamment Assassin's Creed.

Vous allez laisser la licence pour qu'il puisse l'utiliser. Vous allez pouvoir Non, c'est pas c'est pas pour aller dans le détail. vous allez pouvoir aller dans le détail et fait craindre notamment au salarié dont vous venez de parler que Ubisoft pourrait vendre un certain nombre de studios ou pourrait se séparer de salariés à terme ou ce rapprochement avecint leur fait craindre que est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ?

Absolument. Donc on a on a expliqué récemment l'investissement que que Ten Tencent fait dans une entité spécifique qui aura qui détiendra un trois de nos grosses marques. Donc ce que nous avons fait c'est que nous avons créé une société à l'intérieur d'Ubisoft, donc dont nous sommes propriétaires à 100 % qui n'a que ces trois actifs mais qui sont trois gros actifs.

Les les marques le chiffre d'affaires des marques Assassin's Creed, Far Cry et Rainbow Six. Ce qu'il faut savoir, c'est que cette entité ne va pas détenir les marques. Cette entité va payer une royalty à la société Ubisoft Entertainment.

Donc euh mais par contre cette société va faire le chiffre d'affaires autour à partir de tous les développements qui vont être faits sur ces marques et comment est dérivé. En fait, ce qui se passe, c'est que la société va comprendre à peu près 3000 personnes, va continuer à développer les marques dont dont je vous ai parlé. Et cette cet actionnaire a pris 25 % autour de 25 % de cette société contre 1ARD160 millions et donc va rester un minoritaire dans cette société.

Donc c'est un quelque chose de de très positif pour l'ensemble du groupe parce que ça va permettre de faire entrer 1ARDAR 1660 et d'avoir un un accord encore plus proche avec cette société qui distribue certains de ces produits en Chine. Donc c'est plutôt quelque chose que l'on voit comme extrêmement positif pour la société et qui va lui permettre de continuer à grandir sur ce métier du jeu vidéo avec un moyen de d'aller plus loin encore sur les trois marques en question. Donc c'est ça, c'est la création d'Ubisoft Nova.

C'est la création d'une entité d'un entité qui va s'appeler Ubisoft Nova qui va s'appeler on n pas le on n pas encore donné un nom définitif mais c'est elle va avoir un nom effectivement BF Nova. Donc vous avez raison donc Den va payer des royalties sur les trois sur les trois jeux vidéos que vous venez de parler. Alors, c'est pas Tenten qui va payer des royalties, c'est la société elle-même qui don dont ils y détiendront 25 % où vous ne pouvez pas être minoritaire jusqu'à 2 ans.

Donc, il y a une question qui se pose et que posent les salariés légitimes. Est-ce que par exemple les droits d'exploation de ces produits seront ou pas vendus à moyen ou long terme à Tincent ? Est-ce que les deux moteurs de jeux développés par Ubisoft seront dans cette nouvelle société et quel avenir après 3 ans ? parce que vous comprenez bien que trois de vos jeux favoris en tout cas qui ramènent euh vous allez les isoler dans une filiale dont vous faites rentrer le géant chinois àintent et donc on peut se dire qu'au bout de 2 ans euh si vous restez avec des difficultés telles que vous connaissez qui vous ont réduire 10 % des effectifs au niveau monde pas en France, je le précise euh est-ce que est-ce qu'à terme c'est une question qui va se poser ou qui peut se poser.

Elle est elle est plutôt légitime. Tenent Tencent est au capital d'Ubisoft depuis maintenant de nombreuses années. Nous sommes ils sont entrés en 2018 dans le capital de Ubisoft.

Donc il y a pas un grand changement par rapport à ce que nous avions précédemment. Ils sont juste aussi dans cette nouvelle entité qui a été créée et qui permet à la société de continuer à à grandir. Donc les droits d'exploitation de ces produits seront dans cette nouvelle société.

Le le ce que j'ai dit c'est que l'IP est dans UB Entertainment et la société va payer des royalties la société nouvellement créée va payer des royalties à UBI entertainment et les moteurs de jeu développés par UB et les moteurs de jeux il y a une exploitation des moteurs à l'intérieur de cette de cette entité. Donc vous pouvez comprendre la crainte légitime des salariés. On on parle régulièrement avec nos salariés, on leur répond à toutes ces questions.

Bon, alors c'est pas l'info que j'ai. Pardonnez-moi de vous le dire, monsieur le président. Moi aussi je parle avec vos salariés.

Vous allez me dire que vous les connaissez plus ou moins mieux que moi et vous en avez raison, mais je leur parle régulièrement. Et par exemple, ma dernière question euh c'est sur les questions sociales et vous le savez euh pour la première fois l'an dernier, il y a eu des mouvements de grève assez historique dans les jeux vidéos. chez vous norm que le monde des jeux vidéos est assez peu réceptif à la syndicalisation.

C'est je dis pas chez vous mais plutôt globalement plutôt interdit de se synder plutôt. D'ailleurs, c'est pour ça qu'assez exceptionnellement dans ce dans ce monde de jeux vidéo, il y a un syndicat indépendant qui s'est créé, qui s'est pas affilié à une grande organisation syndicale. pour la première fois, il y a eu des mouvements de grève euh et notamment sur l'accord de télétravail puisque vous aviez un accord de télétravail à la sortie du Covid extrêmement fort, vous êtes en train de revenir dessus et certains posent la question est-ce que c'est pas est-ce qu'il y a pas un passage en force pour revenir sur les accords télétravail un pour se séparer des salariés sans passer par un plan social économique et la deuxième chose est-ce que ça prépare pas une reventeinte Je je pense que ce qu'il faut comprendre sur le télétravail, c'est que le télétravail est moins efficace qu'il ne l'était sur le travail de création.

Les premières années étaient moins problématiques, mais plus on va, moins les personnes se connaissent et moins elles peuvent prendre des risques ensemble pour créer des jeux. Et c'est pour ça que nous avons euh décidé de diminuer le temps de télétravail et de ramener à 3 jours par semaine dans les bureaux pour pouvoir travailler ensemble et et comme il y a pas mal de mouvements des personnes qui entrent et qui sortent euh il faut que ces personnes se connaissent pour pouvoir être créatives et et fortte ensemble. Et donc c'est pour ça qu'on a décidé de de changer mondialement d'ailleurs pas en France mais mondialement le cette cette structure de télétravail qui nous permet de remonter en efficacité.

Donc c'est quelque chose qui en France demande beaucoup de discussions mais qui dans le reste du monde c'est installé, c'est mis en place et fonctionne très bien hein. Je Non non mais euh ça continue à poser des bas et questions chez vous cette question de l'accord de télétravail. Écoutez, le le l'élément important, c'est de voir comment cette société peut continuer à performer et performer de façon efficace et créer les meilleurs jeux du marché.

Donc, il est important que on prenne des dispositions qui permettent de créer les meilleurs jeux. Donc on les a pris euh elles font encore le l'objet en France de négociation et donc qui vont aboutir avec une concertation sociale à un résultat. Euh et ce que je peux vous dire, c'est que partout dans le monde ça fonctionne.

Partout dans le monde peut-être. Moi je vous moi j'ai pas parlé avec vos salariés canadiens ou Singaporien euh mais je parle régulièrement, je le redis à vos salariés français et mais vous comprenez bien monsieur Guimot euh que le fait de passer de 5 jours de télétravail c'estàd free et et donc y compris de favoriser le fait que les gens ne soient pas à côté de leur studio mais puissent aller vivre ailleurs parce que d'ailleurs il y aura une question autour des salaires. C'est pas des salaires très élevés, hein.

Contrairement à ce que je pensais, c'est pas des salaires extrêmement élevés, pas du tout. Donc on sait bien par exemple la vie parisienne coûte cher donc et forcément qu'on est dans une entreprise telle que la vôtre et 5 jours de télétravail, on peut aller dans l'oise ou ailleurs peu importe, la question est pas là. et donc de revenir de façon unilatérale à bah si en tout cas c'est comme ça se le fait de poser de questions unilatérales au moins de revenir sur cas 2 jours travailler sur place est une difficulté pour un nombre conséquent de salariés vous savez bien je dire de toute façon ça a eu lieu grève deux journées de grève ce qui était historique.

Je parle pas de de de fort entreprise publique à fort taux de syndicalisation. Vous C'est tout le contraire. Euh le patronat des jeux vidéos a toujours combattu les syndicats et n'a jamais voulu syndicaliser.

Et donc le fait qu'il y ait des mouvements quasi historiques assez suivi montre que en tout cas ça a été décidé de façon unilatérale. C'est c'est la décision d'un patron est de s'assurer que son entreprise fonctionne sur le long terme. Et nous avons en tant que management regarder quelles étaient les choses que nous devions faire pour améliorer la qualité de nos produits et garder une bonne efficacité.

Et c'est pour ça que nous avons pris cette décision. Bon et ceci dit, c'est quelque chose qui est toujours en négociation en France. Oui, je sais.

Alors que c'est appliqué sur le comme la question salariale. Comme la question salarielle. Vous avez une négociation pour des salaires toujours.

Oui oui oui, je sais. chaque année. Ouais, chaque année.

Voilà, pour l'instant la proposition est très faible, voire zéro. Donc c'est vrai que là pour l'instant, on part d'une négociation, on peut pas partir de plus bas. Nous avons fait de grandes augmentations dans dans dans les dernières années, dans dans il y a plusieurs années et maintenant le marché est plus difficile.

On s'adapte aux conditions économiques du marché. Non mais j'entends ça mais vous nous rappelez les chiffres tout à l'heure de 2,3 milliards de chiffre d'affair 750 millions de bénéfices. Donc je comprends que ça soit plus difficile cette année mais de fait 150 millions 150 Ah pardon j'avais j'avais vous voyez je vous ai redit tout à l'heure m'avait pas corrigé donc 150 millions.

Bon 150 millions de bénéfices, c'est moins que 750 l'accorde ça. Sachant que cette année, nous ne l'avons pas rendu public parce qu'il n'est pas encore mais mais nous sommes sur un résultat qui est qui est annoncé au marché comme à l'équilibre donc à zéro. Bon, c'est bon.

Merci monsieur le président. Oui, monsieur le président en complément alors et ça donnait quoi ? que je sais pas moi les les les résultats de l'année précédente.

Comment n- 2 par rapport à cette année ? C'était quoi ? N- 2 c'était euh on a 157, j'ai compris.

Cé équilibre c'était négatif. C'était négatif il y a 2 ans. C'était négatif.

D'accord. Tout à l'heure, vous avez vous avez dit que vous avez besoin de de longévité pour notamment les crédits d'impôts qui soient qui a un engagement de plusieurs années. Tout à fait moyen terme puisqu'il faut un certain nombre d'années avant de sortir un produit.

Mais ne pensez-vous pas tout de même que euh ces crédit d'impôt pourrait être aussi proportionnel au résultat de l'entreprise de là les rendre linéaire dans le sens de la répartition à un moment donné des besoins d'autres entreprises. Moi, il me paraîtrait plus judicieux qu'une entreprise peut avoir un peu moins si elle se porte mieux quoi. Si elle va mieux peut-être que d'avoir quelque chose de linéaire, je ne sais pas.

C'est une question. Alors, c'est une c'est une bonne question mais c'est le quand vous créez un jeu, vous devez avoir une visibilité long terme. Donc, vous devez savoir combien ce jeu va vous coûter quand vous prenez la décision de le développer.

Si vous pouvez envisager des crédits d'impôts, et bien vous définissez la rentabilité possible de ce jeu et donc vous prenez la décision de le faire ou de ne pas le faire. Si cette chose peut être peut varier en fonction du résultat de l'entreprise, vous êtes obligé de considérer le pire et donc de ne pas le prendre en compte. Vous ne serez pas pour vous ne seriez pas donc pour une revalorisation tous les ans qui seraient proportionnelle à vos résultats nets de l'entreprise.

Je pense que c'est pas souhaitable pour le moyen terme de l'investissement qui se fait sur ce genre de jeu. Peut-être Marie-Sophie, tu peux donner un complément. Non, je voulais également peut-être revenir juste sur la création de la nouvelle société et le fait que les équipes tech ne sont pas dans la nouvelle entité.

C'est important de le signaler et c'est important de signaler aussi que la création de ces trois jeux nécessite des collaborations avec des studios qui ne sont pas dans cette nouvelle entité à proportion quasi égale. C'est vous avez à peu près 3000 personnes dans la nouvelle entité, mais vous avez l'équivalent qui travaille sur ces trois marques qui ne sont pas dans l'entité. C'était juste pour apporter un un complément qui qui protège quand même dans le temps.

Euh c'est-à-dire que sans les studios euh allemand, français, euh italien et cetera, ces marques-là ne vont pas pouvoir réaliser euh euh leur leur plein potentiel et ne vont pas pouvoir sortir les produits qu'elles ont prévu. Je voulais juste voilà apporter ça parce que c'est quand même un élément important. Après, sur euh effectivement le euh la création d'un jeu, c'est d'abord un une prise de risque et un investissement euh massif.

Euh donc sans visibilité et sans euh euh prédictibilité, est très difficile de prédire un succès commercial. On n'est pas on est sur un produit culturel euh sur une appréciation très subjective. Euh on a des exemples dans l'histoire du jeu vidéo de jeux extrêmement bien notés par la critique mais qui n'ont pas rencontré leur public.

Euh donc c'est très difficile de de prédire un le succès commercial de d'une du de d'un jeu vidéo. En fait, on on a très très peu d'éléments pour le et comme vous l'avez signalé, entre le moment où on démarre un jeu et le moment où il va sortir, la société a changé, le monde a changé, les goûts des joueurs ont pu évoluer, la concurrence s'est installée, enfin c'est difficile de le de le prédire. Donc on a besoin d'être accompagné aussi là-dessus.

Vous avez évoqué également des partenariats avec des lycées ou des facultés autour de vos sites de production si j'ai bien compris. L'apprentissage aussi je crois puis vous percevez certaines taxes. Donc pouvez-nous vous expliquer un petit peu votre politique en ce sens et puis quel partenariat public privé entretenez-vous aussi avec les établissements à proximité ?

Alors, depuis depuis de nombreuses années, il y a des collaborations très proches entre Ubisoft et le le tissu d'école local, donc l'enchemmin, le groupe Rubika, Lizart, enfin pour ne citer donc pendant pendant longtemps, Ubisoft a été un recruté une une grosse partie des promotions de de sortie. Donc, on a formé énormément de juniors dans nos enfin de sorties d'école, de jeunes diplômés dans nos dans nos studios. Euh donc on a eu des collaborations très rapprochées sur l'élaboration des programmes pédagogiques, sur euh euh voilà des échanges de stage, des parrainages de promotion, euh des euh des masterclass, du mentorat, euh voilà, tout un c'est un écosystème qui se connaît très bien, qui est très voilà très très très soudé, très rapproché.

Et est-ce que vous participez financièrement à ces établissements ou pas ? Alors, il y a eu quelques je pense par des par des par le système de parrainage de promotion ou choses comme ça. J'ai pas les détails, je voudrais pas vous dire de bêtises aujourd'hui sur les montants.

Euh on a eu une chair, la chair avec Polytechnique, on a eu des collaborations avec l'école polytechnique, donc une chair donc ça c'était un investissement de la part du Bisoft dans cette chair sur l'intelligence artificielle. Et surtout ce qui est très important, c'est que nous recrutons beaucoup dans ces entre dans ces écoles qui du coup peuvent avoir de de vrais programmes de plus en plus performants. Bien chers collègues, avez-vous des questions ?

Peut-être non. Hubert non plus. Bien, monsieur le rapporteur.

Non, ben écoutez, non, merci merci merci beaucoup d'avoir répondu aux questions. J'ai bien entendu votre complément, mais permettez-moi de de d'avoir un doute que j'exprime de façon apaisée de loger les trois principaux actifs dans une nouvelle société dans laquelle vous allez sûr conserver la main pendant 2 ans puis après on verra. Pas du tout.

Nous avons 75 % des actions de cette société. Nous avons la main, nous avons la main autant de temps qu'on veut l'avoir. Ça n'a rien à voir avec ces 2 ans.

Je sais pas d'où vous les sortez. Moi, je pense que c'est plus complexe que ça et vous allez couper le reste le reste de la société. Tout simplement, tout à fait simple.

Nous avons 75 % de cette entité. Ouais. Et nous avons pris un acteur qui apportait des fonds pour développer les jeux en question.

Donc bah en tout cas, permettez-moi d'avoir un doute, vous n'êtes pas d'accord mais vous avez tout à fait le droit et vous défendez votre entreprise et votre restructuration que vous avez, permettez-moi dans une commission d'enquête d'interroger la question et de me dire que les trois principaux actifs vont donc être logés dans une filiale avec un mastodon chinois dont on sait qu'il a énormément de moyens et qu'il pourra racheter ensuite au bout de 2 ans des actions s'il faut pour pas racheter au bout de 2 ans. du tout. Il ne pourra pas il ne pourra pas acheter au bout de 2 ans.

Bon ben c'est une c'est quelque chose c'est une c'est pas une engagé sur c'est pas une une réalité du tout. Nous avons 75 % de cette société et nous détenons la majorité et j'espère que vous garderez la main en tout cas per on gardera bien sûr monsieur le président vous comprenez très bien que si vous demandez d'un côté un un engagement plus longue durée sur le crédit d'impôt il est bien évident que de l'autre côté on doit s'interroger aussi sur l'avenir de la société avoir les mêmes garanties que vous souhaitez dans la durée pas de doute je n'ai pas de doute là-dessus ce que je veux pas c'est que l'on dise choses qui ne sont pas vraies nous avons fait entrer euh une une société dans une société que nous possédons à 75 % après cet investissement et qui permet au groupe de continuer à se développer dans de bonnes conditions. Donc c'est c'est plutôt quelque chose d'extrêmement positif pour l'ensemble de de la société et des salariés de la société.

Mais vous avez fait un choix par que vous l'avez dit, Toncent était déjà actionnaire. Donc ils auraient pu monter en action sur la holding de groupe et que vous vous continuez à loger les ces trois actifs principaux dans dans le dans le groupe tel qu'il était. Le fait que vous créez une filiale supplémentaire, que vous logiez les trois principaux actifs et trois belles marques, je le dis ici tout à fait.

Euh et que euh donc le le le géante enceinte en possède 25 %. H interroge. Voilà, c'est tout ce que je dis.

Oui, énormément de belles marques euh qui ne sont pas ces trois marques-là. Anose, Crew, non, c'est il y a énormément de marques euh Ubisoft qui ne sont pas Far Cry, Rainbow Six et Assassin's Creed qui performment bien, qui sont de belles marques. Ao, The Crew, Just Dance, Ghost Recon sont autant d'exemples.

Prince of Persia, Reman, beaucoup de marques dans notre portefeuille. qui ne sont pas dans cette dans cette entité et qu'on on a bien l'intention de continuer d'étendre et de et de développer. Donc ça c'est du travail pour les pour les salariés français en fait.

C'est c'est les si ce n'est pas les trois plus belles parmi les trois, ce sont les trois plus matures et les plus rémunératrices. Les plus rémunératrices ça s régulièrement. Mais c'est pour ça que nous avons aussi levé un milliard 160.

Euh c'est et donc il faut il faut bien considérer que cet argent va aider l'ensemble de l'entreprise à continuer à développer. Donc c'est pourquoi on a mis ces ces trois marques euh et ce sont c'est l'exploitation de ces trois marques dans cette société, c'est pour pouvoir lever un montant significatif qui permette à la société de continuer à se développer. Bon très bien.

Moi je vous remercie. Je vous invite pour clôturer un dialogue social le plus apaisé possible et et je pense que il y a tout intérêt notamment sur les questions et du télétravail des rémunérations parce que il y a un accompagnement fort de l'État ce qui ce qui est plutôt logique. nous disiez oui mais c'est aussi ça nous permet de créer de l'emploi mais la question des aides publics c'est pas que la création d'emplois c'est aussi la qualité de travail euh la qualité de travail et donc une des qualités de travail c'est de se sentir bien au travail et notamment on fait ce que tout ce que l'on peut pour s'assurer que il y a une bonne ambiance et un bon travail dans l'entreprise.

Bon cont bien. Merci monsieur le rapporteur, merci chers collègues, merci monsieur le président, madame monsieur. Donc ça aurait été aussi l'occasion de clarifier vos positions sur les interventions de monsieur le rapporteur et de prendre un engagement comme vous l'avez dit tout à l'heure dans la transparence sur les aides publiques et transparence également dans les politiques que vous porterez dans la durée pour votre propre entreprise.

Merci beaucoup. Merci beaucoup.