Réunion publique à La Rochette (73) : discours de Nicolas Bay
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:05PrésentateurFait
« Son discours tonitruant de la Sorbonne, l'annonce en grande pompe d'un nouveau traité de l'Elysée avec l'Allemagne »
- 1:15PrésentateurFait
« une grande consultation sur l'Europe, qui a été d'ailleurs, a posteriori, on s'en rendu compte, un flop retentissant »
- 1:23PrésentateurFait
« et puis une tournée des capitales d'Europe de l'Est, où il prétendait à lui tout seul, avec ses petits bras, régler le problème du travail détaché, reflop »
- 1:49PrésentateurChiffre
« après les résultats économiques absolument désastreux, le nombre de chômeurs n'a cessé d'augmenter depuis le début du quinquennat »
- 1:56PrésentateurChiffre
« toutes catégories confondues, les déficits publics augmentent, la dette publique augmente »
- 6:37PrésentateurFait
« les marchés financiers apprendront aux Italiens à bien voter »
- 6:58PrésentateurFait
« nous avons besoin d'immigration, pas seulement pour des raisons morales, il faudra d'ailleurs qu'il nous explique quelles sont les raisons morales, mais aussi pour compenser le déficit démographique de notre continent vieillissant »
- 9:59PrésentateurChiffre
« nous avons déjà versé 6 milliards d'euros à la Turquie »
- 10:21PrésentateurChiffre
« le salaire minimum est de 280 euros en Roumanie et de 1 500 euros brut en France »
- 11:25PrésentateurFait
« Deux votes au Parlement européen, l'un consacré à la répartition des migrants, la fameuse politique de relocalisation, et l'autre au regroupement familial »
Temps de parole
- Présentateur100 %
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Chers amis savoyards, merci de votre accueil, nous sommes très heureux d'être parmi vous aujourd'hui. Il est bien loin kilométriquement de nous, mais il est d'une certaine manière avec nous, puisqu'il est, vous le savez, aux côtés de nos compatriotes d'outre-mer. Merci de votre accueil aujourd'hui dans cet endroit absolument magnifique. Quel panorama sonde-feu qui montre ce qu'est la France, ce qu'est l'une des plus belles provinces françaises qu'est la Savoie. Chers amis, nous sommes rassemblés aujourd'hui, désormais en pleine campagne pour ces élections européennes, et je voudrais vous faire revenir quelques instants un peu en arrière.
Souvenez-vous, il y a à peu près un an, il fanfaronnait. Il fanfaronnait sur tous les sujets, et notamment, il faut bien le dire, sur la question européenne.
Son discours tonitruant de la Sorbonne, l'annonce en grande pompe d'un nouveau traité de l'Elysée avec l'Allemagne, une grande consultation sur l'Europe, qui a été d'ailleurs, a posteriori, on s'en rendu compte, un flop retentissant, et puis une tournée des capitales d'Europe de l'Est, où il prétendait à lui tout seul, avec ses petits bras, régler le problème du travail détaché, reflop, mais qui avait été à l'époque, il faut s'en souvenir, présenté notamment par des médias très complaisants, comme une première victoire d'Emmanuel Macron sur la scène européenne.
Aujourd'hui, après ces difficultés aux politiques intérieures, après l'affaire Benalla, après les résultats économiques absolument désastreux, le nombre de chômeurs n'a cessé d'augmenter depuis le début du quinquennat, toutes catégories confondues, les déficits publics augmentent, la dette publique augmente, après les départs de Hulot et Colom du gouvernement, qui sont sortis du navire avec déjà un peu d'eau dans les bottes, après 18 semaines de mobilisation des gilets jaunes, et bien Macron a perdu un peu de sa superbe.
Il appréhende la question européenne avec une certaine angoisse, et chaque fois qu'il en parle, et bien c'est son affaiblissement, son isolement même, qui paraissent de plus en plus évidents. Et aujourd'hui, on le voit, il en est réduit à faire durer, faire traîner au maximum, le grand débat pour que la campagne des européennes soit, si possible pour lui, la plus courte possible.
Il a tenté, ces dernières semaines, de reprendre la main, avec le traité d'Aix-la-Chapelle, qui s'est révélé être une soumission pure et simple de la France aux intérêts allemands, un enfermement dans ce vieux couple franco-allemand, qui manifeste une forme de mépris pour les 25 ou 26 autres pays de l'Union européenne. Et puis on a vu Macron à nouveau essayer de reprendre la main avec une tribune publiée dans la totalité des pays de l'Union européenne, dans laquelle il ne propose rien d'autre que d'aller encore plus loin dans tous les projets qui ont déjà échoué, d'aller encore plus loin dans le fédéralisme européen, encore plus loin dans l'intégration européenne.
Et au passage, on a vu que même ses amis allemands, même Mme Merkel a fini par le lâcher en race campagne en se détachant totalement des projets de Macron dans cette tribune. Sur l'Europe, finalement, comme sur le reste, Macron, c'est l'ancien monde. Pas seulement sur la méthode. Pas seulement parce qu'il a recyclé au gouvernement tous les anciens ministres de droite et de gauche qui avaient déjà échoué. Pas seulement même parce que sur l'Europe, son conseiller en chef est Daniel Cohn-Bendit. On repassera en matière de renouvellement quand même. Aussi et surtout parce que, sur le fond, Macron défend un modèle qui est totalement périmé.
Tous les pays du monde aujourd'hui réhabilitent la notion même de protection économique. Il n'y a qu'à voir ce que fait Trump aux États-Unis. Et lui, il défend encore le vieux modèle des années 90 du libre-échange totalement débridé. Les pays d'Europe, partout, expriment leur volonté de stopper l'immigration de masse et ses conséquences. Et lui, il continue avec le socialiste espagnol Sanchez à défendre ce vieux modèle de l'accueil toujours plus important de l'immigration légale et clandestine, les deux se cumulant évidemment.
Beaucoup de voix en Europe défendent une vraie subsidiarité qui permettrait une coopération entre les nations, mais des souverainetés nationales qui seraient restaurées. Et bien lui, il défend le fédéralisme, une banque européenne de ceux-ci, une agence européenne de ceux-là. Mesdames et messieurs, chers amis, la grande civilisation européenne qui a marqué l'histoire du monde et dont les nations, la France au premier chef, ont rayonné partout sur la planète, ne peut évidemment pas être confondue avec cette construction technocratique qu'est devenue l'Union européenne.
La civilisation européenne, l'Europe, elle est multimillénaire, alors que l'Union européenne, elle n'a que quelques décennies. Il est désormais urgent de refonder totalement l'organisation politique et institutionnelle de l'Europe. Il faut tout changer du sol au plafond, aussi bien dans le fonctionnement que dans les orientations politiques qui aujourd'hui, on le voit, asservissent les nations et méprisent les peuples.
Finissons-en avec les pouvoirs exorbitants de la Commission européenne, composée de 34 000 fonctionnaires dans les bureaux gris de Bruxelles et qui détient tous les pouvoirs, l'initiative législative, la réglementation, les fameuses directives, le contrôle de la transposition dans le droit national de ces directives et se posent même en garante des traités, ce qui lui permet d'intervenir et de faire de l'ingérence en permanence dans la vie interne des États membres. Finissons-en avec ces commissaires européens non élus, sans légitimité, que personne ne connaît et qui ne savent même pas ce qu'est un électeur parce qu'ils n'en ont pas rencontré souvent depuis des années.
On se souvient des déclarations honteuses du commissaire Oettinger, un allemand de la CDU, un ami de Mme Merkel, qui disait, je cite, il y a quelques mois, les marchés financiers apprendront aux Italiens à bien voter. Quel mépris du peuple, quel mépris de la démocratie, ces gens-là expriment.
Et le commissaire Avramopoulos, vous ne le connaissez pas davantage et personne ne le connaît, mais c'est celui qui est chargé de l'immigration à la Commission européenne, qui disait, je cite, nous avons besoin d'immigration, pas seulement pour des raisons morales, il faudra d'ailleurs qu'il nous explique quelles sont les raisons morales, mais aussi pour compenser le déficit démographique de notre continent vieillissant. Alors que tout, partout en Europe, les peuples demandent l'arrêt de l'immigration, l'inversion de la tendance même, et bien les commissaires européens, n'écoutant qu'eux-mêmes, en basse-clos à Bruxelles, décident d'accélérer dans cette direction.
Finissons-en aussi avec l'eurocratie punitive, la Pologne et la Hongrie, sanctionnées par l'Union européenne simplement parce qu'ils refusent ces quotas de migrants. Et que dire du Brexit, qui est l'illustration d'une Union européenne qui se comporte comme une véritable secte ? C'est facile d'y entrer, mais c'est impossible d'en sortir, on subit des violences et des pressions. On a assisté à Thérèse Hamet et Michel Barnier, qui ont négocié un texte, tous les deux étaient opposés au Brexit, pourtant voulu par le peuple britannique.
Ils ont négocié un texte qui consiste à maintenir la Grande-Bretagne dans tous les dispositifs de l'Union européenne, à continuer à payer autant que par le passé, mais par contre, la Grande-Bretagne n'aura plus de siège à la Commissaire européenne, plus de siège au Conseil européen et plus de siège au Parlement européen. Comment voulez-vous que le grand peuple britannique, qui a fait le choix de la liberté, puisse accepter un texte aussi scandaleux ?
Finissons-en, bien sûr, avec la submersion migratoire, qui n'a pas lieu seulement parce que l'Union européenne l'a laissé faire, mais parce qu'elle l'a sciemment organisée, promue et encouragée, jusqu'à ce que, heureusement, les voix courageuses d'Orban en Hongrie et de Salvini en Italie y mettent un sérieux coup d'arrêt.
Finissons-en aussi avec la concurrence déloyale, à l'intérieur de l'Union européenne, avec le travail détaché, qui s'apparente à une véritable préférence étrangère sur notre sol, mais aussi avec la concurrence déloyale à l'extérieur, tous ces accords commerciaux de libre-échange qui consistent à fabriquer en Chine, à vendre en Europe, à retraiter en Afrique, ce modèle authentiquement anti-écologique que les écolo-professionnels qui nous font la leçon tous les jours, qui voudraient vous empêcher de prendre vos voitures pour aller travailler. Alors là-dessus, on ne les entend jamais.
Finissons-en aussi avec l'élargissement d'une Union européenne qui est de plus en plus fédérale et qui consiste non pas à cet élargissement à affirmer l'amitié entre les nations, mais simplement à additionner les faiblesses. Ils veulent faire entrer demain l'Albanie, la Macédoine, le Kosovo et après-demain la Turquie parce qu'ils n'ont toujours pas renoncé à faire entrer ce grand pays musulman de 95 millions de personnes dans l'Union européenne et nous avons déjà versé 6 milliards d'euros à la Turquie.
Finissons-en aussi avec les volontés exprimées notamment par Macron d'harmonisation fiscale et d'harmonisation sociale et qui consisteraient, s'agissant du SMIC européen que les eurocrates défendent aujourd'hui, à un véritable effondrement du pouvoir d'achat des Français. Qui peut croire, lorsque le salaire minimum est de 280 euros en Roumanie et de 1 500 euros brut en France, que, évidemment, on n'aurait pas un salaire minimum de 600 ou 700 euros, c'est-à-dire le pouvoir d'achat de nos compatriotes qui en prendraient un coup effroyable. Mesdames et Messieurs, depuis 2007, le débat politique en France est clarifié.
Clarifié parce qu'il y a désormais un clivage clair entre Macron, son projet, fédéraliste, mondialiste et le nôtre, celui qui replace la nation et le peuple au cœur du combat politique. Et, dans cette clarification, ce n'est pas Macron qui l'a faite, d'ailleurs, ce sont les Français qui en ont décidé, par l'affiche qu'ils ont choisie pour le second tour de la présidentielle, eh bien, il n'y a pas de place pour les ambiguïtés. Par exemple, les Républicains, qui, en toutes circonstances, disent le contraire de ce qu'ils font quand ils sont aux affaires et, en toutes circonstances, disent aussi le contraire de ce qu'ils votent au Parlement européen.
Nous en avons eu la démonstration pas plus tard qu'avant-hier, jeudi. Deux votes au Parlement européen, l'un consacré à la répartition des migrants, la fameuse politique de relocalisation, et l'autre au regroupement familial. Eh bien, les députés européens, les Républicains, les amis de M. Bellamy et de M. Wauquiez ont voté pour la répartition des migrants et pour le regroupement familial. Eh bien, quant à nous, nous sommes favorables à la relocalisation des migrants et favorables au regroupement familial des migrants, mais dans leur pays d'origine. Mais c'est une manie chez eux.
En toutes circonstances, les Républicains disent à Paris le contraire de ce qu'ils votent à Strasbourg et à Bruxelles. Wauquiez nous dit qu'il faut limiter l'immigration et ils votent les quotas obligatoires répartis dans les États membres. Ils disent qu'il faut protéger notre économie et ils votent les accords de libre-échange à Bruxelles. Ils disent qu'il faut respecter les souverainetés nationales et ils votent les sanctions contre la Pologne et la Hongrie. Et maintenant que la campagne commence, eh bien, LR nous fait le vieux coup cent fois utilisé à toutes les campagnes européennes depuis vingt ans qu'il faudrait changer l'Union européenne.
Mais l'Union européenne actuelle, avec ses défauts et ses dérives, mais c'est la leur. Ils ont tous les pouvoirs dans cette Union européenne. Juncker, c'est leur ami du PPE, un PPE luxembourgeois. Tajani, le président du Parlement européen, est un PPE italien. Tusk, le président du Conseil, est un PPE polonais. C'est-à-dire que les amis de Vauquiez, le PPE dispose de tous les pouvoirs et tous les leviers de commande dans cette Union européenne dont ils ont la prétention, affichée en tout cas, de vouloir modifier.
Et bien, chers amis, avec Jordan, avec tous les candidats de la liste, avec vous tous, chers amis militants de la cause nationale et avec notre présidente Marine Le Pen, bien sûr, nous allons porter ensemble, en France, ce grand et beau projet d'une Europe des nations et des peuples libres où nous ne sommes pas seuls parce que partout en Europe, désormais, c'est cette volonté-là qui s'exprime. On pense bien sûr à l'Autriche ou à l'Italie où ce sont désormais nos alliés qui sont au pouvoir. On pense aussi à la Hongrie ou la Pologne où ce sont nos idées qui sont au pouvoir.
Mais aussi, ce projet, nous allons le porter avec toutes les forces nationales patriotiques qui sont déjà nos alliés aujourd'hui ou qui le seront demain, que ce soit en Allemagne, en Espagne, en Estonie, en Finlande, en Slovaquie ou en République Tchèque. Partout sur le continent, ils enchaînent les progressions et les succès. Nous les retrouverons demain, dès le lendemain des élections européennes pour y constituer la force la plus importante, la plus dynamique et la plus en phase avec les aspirations des peuples. Chers amis, je vous demande maintenant d'accueillir Hervé Juvin.
C'est un essayiste, un économiste, un homme de grand talent, un intellectuel brillant qui nous a rejoint, qui mène cette campagne à nos côtés, et qui est candidat sur la liste du Rassemblement National, Hervé Juvin.