Jordan Bardella sur CNEWS et Europe 1 « Il faut libérer l'entreprise ! »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europin, c'est Jordane Bardella. Bonjour à vous. Bonjour et merci pour votre présidente du Rassemblement national.
On va évoquer le pouvoir d'achat des Français, les annonces qui auront lu en fin de journée par Sébastien Lecornu sur les carburants. Mais d'abord un mot de la situation qui est bloquée dans le D3 d'Ormous et les négociation aussi entre iraniens et américain. Vous avez dénoncé les objectifs ératiques du président Trump en Iran.
Jordan Bardella, vous ne le comprenez plus après l'avoir tant soutenu. Euh, je ne l'ai pas soutenu, madame. Nous avons exprimé Marine Le Pen s'est rendu à la Trump Tower, il me semble, il y a quelques années.
Quand ça ? Oui, enfin, il y a peut-être 10 ans lorsque le président américain était dans une logique politique isolationniste, c'està-dire dans une logique qui consistait à sortir l'Amérique des grands conflits mondiaux et à se concentrer sur le seul intérêt du peuple américain. Nous avons été extrêmement réservé à l'égard de cette tentation du président américain d'intervenir directement et par la force très souvent en violation d'ailleurs du du droit international.
On souvient des débats que nous avons eu il y a quelques mois sur la question du Groenland et de la souveraineté d'un État européen qui est le qu'est le Danemark. Euh aujourd'hui, les objectif de guerre sont effectivement ératiques. Moi, je ne regarde pas l'intérêt américain, je regarde l'intérêt de la France.
Je regarde l'intérêt des Français et il est temps aujourd'hui pour le pays, pour les Français, pour notre économie et notamment pour la situation énergétique des Français euh qu'une qu'un issu soit évidemment trouvé dans les plus brevs délais à à ce conflit pour qu'on puisse sécuriser le DO. permettre le passage euh des navires dans ce qui est aujourd'hui euh l'un des poumons économiques de la planète. Donc ça veut dire vous soutenez exactement la position française d'Emmanuel Macron qui appelle au calme et qui dit "ça a été une erreur des deux côtés de bloquer ce détroit d'or mouge.
Vous comprenez les critiques de Donald Trump à l'encontre de la France qui a refusé de s'engager dans ce conflit qui n'était pas le nôtre ? Je vous rappelle que il y a quelques mois euh à l'été 2025, lorsque euh une opération militaire a été menée euh lors de cette fameuse guerre des 12 jours euh contre le le régime iranien, une grande partie des infrastructures liées au développement du nucléaire iranien avait été mise hors d'état de nuire. Et c'est vrai que aujourd'hui autant on peut comprendre le l'intérêt d'Israël qui lutte pour une pour sa sécurité et pour une survie quasi existentielle dans la région face à un régime qui est un régime abominable, régime des Mola, qui est oppresseur non seulement de son propre peuple mais qui est le sponsor du terrorisme international dans la région.
Autant les objectifs de guerre du président Trump sont assez ratiques. Est-ce qu'il s'agit de déstabiliser le régime et de le remplacer ? Pardon ?
Et dans l'histoire, les interventions extérieures s'agissant notamment des États-Unis ont rarement amené la démocratie, le progrès et la fraternité dans les sociétés concernées. Et et de l'autre évidemment, nous avons besoin maintenant, de manière très claire de d'assurer la sécurité des bateaux, de rouvrir le D3 d'Ormous parce que encore une fois, plus cette situation dure, plus les répercussions sur la scène européenne et sur le quotidien des Français seront et on va l'évoquer dans un instant. Il y a l'autre front entre le Liban et Israël.
Des négociations reprennent aujourd'hui à Washington. Il y a notre soldat français de la finule qui a été tué floriant Montorio au Liban dans une embuscade dû au esbola. D'autres Français ont été blessés.
Euh que faut-il faire ? Est-ce qu'il faut arrêter euh de déployer des soldats français dans le cadre de la finule dans cette régionlà vu l'impuissance de cette organisation onusienne ? D'abord, permettez-moi d'avoir un mot pour euh l'adjud Montorio qui avait euh 40 ans euh qui laisse euh deux enfants et je voudrais évidemment avoir une pensée pour pour lui, pour sa famille et pour l'ensemble de ses frères d'armes.
Euh cette mission euh qui est sous pavillon ONU, qui a lieu au Liban depuis maintenant plus d'une cinquantaine d'années est une mission essentielle. Il y a plus de 700 militaires français qui sont engagés euh dans ce dans cette bataille qui est une mission qui a vocation non seulement à assurer la paix, mais également apporter une aide humanitaire aux populations. Euh moi, je suis comme des des millions de français.
Je suis extrêmement inquiet de la situation dans la région et notamment de la situation au Liban. Vous savez que la France et le Liban ont des liens historiques très forts euh depuis cette fameuse promesse de Saint-Louis faite aux chrétiens d'Orient euh d'une d'une protection de la part de la nation française. Cette mission, elle nous honore mais elle se fait aujourd'hui dans des conditions qui sont extrêmement difficiles parce qu'il y a au sein du Liban un ennemi intérieur qui s'appelle le Esbola qui est sponsorisé par l'Iran dont l'objectif est évidemment l'avèement du fondamentalisme islamiste, de nuire de manière directe à la sécurité de l'État d'Israël et à la sécurité des partenaires de la France dans la région.
Et le meilleur moyen de désarmer le Esbola, c'est de renforcer l'armée régulière libanaise. C'est la souveraineté et l'unité du territoire libanais. Et je crois que la France doit poursuivre ses engagements à la fois dans le cadre de la finule, mais aussi directement et de manière bilatérale auprès du Liban en soutenant notamment sur le plan opérationnel et sur le plan logistique le renforcement de de l'armée libanaise.
Il y a des missions qui sont d'ors et déjà en cours notamment pour former l'armée libanaise. Ces missions, elles sont essentielles et elles doivent nécessairement se poursuivre. Et puis au-delà de ça, je crois que la France doit aussi la position précise d'Emmanuel Macron.
Mais c'est pas parce que c'est Emmanuel Macron qui le dit que je vais par réciprocité ou par contraire vous dire soit la même chose, soit l'exacte inverse. En l'occurrence s'agissante qui est en train de se passer aujourd'hui, la France doit assurer la sécurité de ses ressortissants et elle doit mener de front un combat avec ses alliés. Nous avons des partenariats de sécurité avec beaucoup de pays du golf.
Je pense par exemple au aux Émirats arabes unis qui est aussi un très grand pays. On a des militaires français qui sont présents sur cette base que j'avais eu l'occasion de de visiter l'été dernier. Et donc le rôle de la France, c'est de défendre son intérêt, c'est de protéger les Français des externalités négatives de ce conflit, c'est évidemment de contribuer au rétablissement de la paix.
Sordane Bardella, parlons du pouvoir d'achat des Français, très lourdement impacté par la hausse des prix du pétrole qui continue à flamber évidemment. Vous réclamez-vous toujours une baisse de la TVA, ce qu'exclut pour l'instant le gouvernement. Il va y avoir des annonces en fin de journée de Sébastien Longenu.
On verra de ce que ce qu'il va dire. Est-ce que vous avez conscience que baisser la TVA comme vous le demandez, c'est un coût environ 12 milliards d'euros qui est absolument intenable pour nos budgets. Notre budget.
Alors, ce n'est pas intenable. Euh la situation euh qu'affrontent les Français depuis plusieurs semaines est une situation extrêmement préoccupante avec des des des niveaux euh à la fois au diesel et au gasoil qu'on a jamais connu depuis de très nombreuses années. Donc nous demandons nous de manière très claire la baisse de la TVA sur le carburant de 20 % vous vous l'avez rappelé à 5,5 % pour la TVA et une baisse je vais venir sur les les dépenses et une baisse de 16 centimes de la de la TICPE.
Ce qui fait qu'avec les mesures que nous souhaitons mettre en place et que nous mettrions en place si nous étions à la place de d'Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu, c'est 25 € sur un plein de 50 L en moyenne qu'on rentre directement au français. Le coût total de ces mesures, c'est environ 15 milliards d'euros. 15 milliards 15 Non, c'est pas délirant.
Non. 15 milliards d'euros madame, c'est 1 % à peine 1 % des 1600 milliards d'euros de dépenses publiques, c'est-à-dire de l'argent qui est dépensé chaque année par l'État. Dans un contexte où on demande aux Français toujours chaque jour de se serrer la ceinture, je ne crois pas qu'il soit délirant que de demander à l'État de faire à peine 1 % d'économie.
À peine 1 % d'économie, vous m'entendez ? la totalité de ces dépenses. Donc il y a de l'ordre à remettre dans les finances publiques.
Il y a des économies à faire et les Français ne comprennent pas que chaque année, on trouve systématiquement de nouvelles recettes pour financer et accueillir une immigration toujours plus nombreuse pour augmenter comme ça a été le cas de 6 milliards d'euros la contribution de la France au budget de l'Union européenne pour financer des éoliennes extrêmement coûteuses alors qu'on a besoin de relancer le nucléaire précisément pour retrouver une autonomie et une puissance en matière énergétique. de l'argent mal utilisé, il y en a. Et moi, je souhaite effectivement qu'une partie de cet argent soit rendu au français parce que l'économie française dégouline d'impôt.
La situation n'est plus tenable et je pense aux millions de Français qui ont besoin de leurs voitures pour se déplacer, qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Je pense à nos infirmières libérales, je pense à nos marins pêcheurs, je pense à nos routiers, je pense à à tous ces corps de métier et à tous ces artisans, à tous ces français qui ont besoin de leur véhicule chaque matin pour se rendre au travail et plus largement aux familles françaises qui font des efforts toujours plus difficiles. Le pouvoir d'achat va être au cœur de la prochaine élection présidentielle et et nous souhaitons plus que la sécurité et l'immigration.
Je pense que les urgences sont multiples, mais euh je n'oppose pas l'urgence de la fin du mois. euh à l'autre urgence vitale de la fin de la France et et je crois que ces deux urgences doivent évidemment être traitées dans le cadre de la campagne et nous serons là encore et l'insécurité son corolair qu'il va évidemment avec mais nous serons là dans le cadre de la campagne présidentielle. Oui et nous serons là dans le cadre de la campagne présidentielle pour défendre le pouvoir d'achat des français.
Encore un mot sur les carburants, il y a une autre idée qui est sur la table en ce moment. Michel Édouard Lecler qui était hier à votre place la porte comme David Lissnard. Suspendre les certificats d'économie d'énergie l'écotaxe ça ferait baisser de 17 centimes litres immédiatement.
Oui, c'est une taxe en réalité qui n'a pas lieu d'être et qui est indirectement prélevée par le secteur privé. Il y a quelques semaines, madame, à l'Assemblée nationale, nous avions dénoncé ces certificats d'économie d'énergie en indiquant qu'ils allaient renchéir de manière directe le coût des prix à la pompe et du prix à la pompe pour les Français. Euh le ministre de l'économie à l'époque, je m'en souviens dans un échange à l'Assemblée nationale, avait indiqué euh à nos députés qu'il ne se traduirait pas par une augmentation des prix des carburants.
On voit que là encore sur ce sujet euh nous avions raison et c'est vrai que les choix qui ont été faits de tout miser sur une politique euh environnementale de manière, je trouve excessive parce qu'elle pénalise non seulement l'activité économique bien sûr. Oui. rnove.
Oui, enfin c'est des dispositifs qui sont extrêmement coûteux mais c'est vrai que quand on arrête le nucléaire, quand on ferme Fenheim, quand on abandonne le projet Astrid comme l'a fait le gouvernement et ben on a des répertions derrière avant de revenir dessus, c'est toutes les limites du en même temps. Donc nous nous sommes résolument pronucéries. La France a une des électricités grâce au nucléaires qui devraient être l'une des plus décarbonées et l'une des moins chères d'Europe. devons tirer profit de cet atout et si demain je suis à la tête du du gouvernement et bien nous permettrons à la France de sortir des règles de tarification européenne des prix de l'électricité pour faire en sorte que les Français puissent bénéficier directement de l'avantage compétitif du parc nucléaire.
Aujourd'hui, il y a un différentiel quasi de 5 entre le coût de production et la vente le prix de vente de l'électricité. Dans notre pays, cette situation, elle n'est pas tenable. Elle est imputable directement à des règles artificielles au niveau européen.
L'Allemagne a a redonné cet avantage comparatif à son économie. nous souhaitons faire de même en France tout en restant évidemment dans le dans les échanges énergétiques parce que la France a besoin de ce marché pour exporter aussi. D'accord.
Jordan Vera, vous avez rencontré justement le bureau exécutif du MEDEF, vous avez discuté avec les chefs d'entreprise, peut-être avez-vous développé justement cette idée de votre vision de la souveraineté énergétique de la France ? Est-ce que ça veut dire que la stratégie de normalisation du RN est achevée d'abord ? Est-ce que vous êtes désormais un parti comme les autres ?
Parce que Patrick Martin, le patron du MDF, a dû beaucoup se justifier sur ce déjeuner. Marie Lise Léon, de la CFDT, comme la CGT ont poussé des hais, le RN n'est pas un parti comme les autres. Est-ce que vous leur répondez ?
Ben, je m'étonne qu'en 2026, on se pose encore la question et qu'on soit encore sur les plateaux de télévision à se demander s'il est normal euh qu'un parti politique est donné au second tour la prochaine élection présidentielle et dans 99 % des sondages donnés gagnants au second tour qui a le premier groupe de députés à l'Assemblée nationale, la première délégation de parlementaires au Parlement européen, plus de 70 maires et qui ont été élus il y a quelques jours au municipal. On se demande s'il est normal que les chefs d'entreprise français, en tout cas la représentation des chefs d'entreprises françaises dialoguent avec ce mouvement politique. Mais c'est je je veux dire l'inverse serait une une folie.
Moi je je considère qu'il n'y aura pas de redressement du pays et de redressement de la France sans entreprises robustes et sans entreprises prospères. Je l'ai dit, il y a 5 millions d'entreprises euh en France et moi je souhaite aussi dans le cadre des prochaines élections présidentielles et législatives avec Marine Le Pen et bien porter des revendications qui sont celles aujourd' chefs d'entreprise. Les chefs d'entreprise aujourd'hui plutôt libéral donc d'inspiration plutôt libérale ces idées non aux charges mais je suis pour la liberté d'entreprendre.
Il y a pas de honte à cela. Il y a pas de honte à considérer que on a besoin d'entrepr contradiction avec la vision peut-être un peu plus sociale de Marine Le Pencadiction. Euh vous savez, il y a beaucoup de chefs d'entreprise qui euh euh parfois se lèvent bien avant leur salariés le matin euh qui euh font des économies considérabl parfois en gagnant moins que certains de leurs salariés et sans nos chefs d'entreprise, sans nos artisans, sans nos sans nos commerçants, sans nos TPE PME, sans nos ETI qui sont des structures familiales et même sans nos grands groupes qui font le rayonnement de l'économie française en Europe mais partout dans le monde, et bien la France ne serait pas donc pour redresser notre pays.
Demain, nous aurons besoin aussi des entreprises françaises. Et moi, je souhaite avec eux déverrouiller toutes les contraintes qui pèsent sur la croissance sur les normes. Il faut simplifier l'objet de la lettre que vous c'est l'objet de la lettre que j'ai effectivement adressé hier. encore un constat, vous n'avez pas encore remède.
Bien sûr qu'on a des remèdes, mais ça fait 20 ans que tout le monde parle, tous les politiques parlent de simplifier l'économie française. Vous savez, il y a beaucoup de chefs d'entreprise qui préféraient passer 6 jours sur 7 à l'atelier qui sont contraints d'en passer deux enfermés dans leur bureau à remplir de la paperace administrative et à adapter des contraintes réglementaires qui sont aujourd'hui insoutenables. J'entendais il y a quelques mois devant une commission d'enquête parlementaire, le directeur général de de Renault indiquait que dans les 10 prochaines années, 40 % de la hausse du prix par exemple d'une Clio, d'un véhicule Clio sera imputable à 95 % aux nouvelles normes et aux nouveaux règlements qui sont développés par la bureaucratie française et par la bureaucratie européenne.
Donc on meurt de cet excès de bureaucratie. Donc il faut libérer l'entreprise française de ses excès de normes. Et donc le meilleur moyen d'y parvenir, c'est que c'est de s'adresser directement aux filières professionnelles et de leur demander secteur par secteur sur l'agriculture, sur l'industrie automobile, sur l'aéronautique et cetera et cetera.
Quels sont les points de blocage normatif ? Il faut que les chefs d'entreprise et que les gens qui subissent au quotidien cet excès de norme soient évidemment associés à cette réduction d'un pot papier. Et si demain bien sûr, mais il y en a beaucoup qui qui ne sont pas essentiels, qui sont en trop.
Et si demain nous arrivons à la tête du pays au printemps 2027, l'idée c'est de tout de suite euh euh par ordonnance euh éliminer un certain nombre d'impôts papiers qui pèsent aujourd'hui sur nos chefs d'entreprise. On a parlé plein d'autres sujets. On a parlé du près de l'énergie, on a parlé du patriotisme économique, on a parlé évidemment des retraites.
Bah je veux dire le sujet à des retraites va être au cœur de la prochaine campagne présidentielle madame parce que il y a 40 ans, il y avait quatre actifs pour un retraité. Il y a aujourd'hui 1,7 actifs pour un retraité. Donc il n'y a pas assez de gens qui en quantité travaillent dans notre pays.
Et pour la France du travail, il est insupportable de voir peser toujours sur elle et devoir peser toujours sur les mêmes et bien les efforts de l'ensemble de la société. Donc il y a une question de justice et puis il y a une question aussi d'efficacité des politiques publiques et moi je souhaite dans cette élection que le Rassemblement national soit le parti à la fois de la production de la relance de l'économie française et aussi soit évidemment le porte-voie de nos artisans, de nos commerçants et dans le même temps. Jordan Bardella, ce parties qui parle avec les chefs d'entreprise n'arrive pas à se financer.
Vous nous confirmez que vous avez du mal à trouver un prêt pour la campagne de 2027 et vous allez devoir à nouveau vous tourner vers l'étranger pour financer cette campagne. Alors pour l'instant, je n'ai pas je ne peux pas vous vous le confirmer ou vous l'infirmer puisque nous sommes en train de rechercher un établissement bancaire. Bah nous avons toujours de toute manière eu des difficultés parce que nous avons été pendant très longtemps le seul parti politique auquel les banques françaises ont refusé de prêter.
Ce que je trouve anormal parce que encore une fois un parti politique qui représente des millions de Français devrait pouvoir avoir accès à un financement par l'intermédiaire d'une d'une banque comme tous les autres mouvements politiques. Donc nous travaillons, nous démarchons. Bah pour l'instant les démarches sont en cours et j'ai bon espoir que les banques françaises puissent assurer et assumer dans le cadre de cette élection présidentielle pour tous les partis politiques et pour tous les candidats un rôle je dirais de de conscience démocratique.
D'accord. Bruno Rotaillot vous accuse euh de tromper les Français sur votre programme économique. Il dit "Je l'attends au tournant.
Que fait-il sur la retraite, l'assurance chômage, l'assistana ? slogans, c'est bien mais on a perdu trop de temps. Alors, il est il est gentil monsieur Rota mais il ferait mieux de concentrer son énergie sur monsieur Macron parce que il se trouve que monsieur Rotau, il a été ministre pendant un an et demi d'Emmanuel Macron et qu'il s'est assis pendant des mois dans un conseil des ministres entre des socialistes Ellisabeth Born, monsieur Vals et des macronistes qui ont fait beaucoup de mal à notre pays et je note qu'il n'y a jamais eu autant d'immigration que sous le ministère de l'intérieur de monsieur Rota.
Donc il veut mettre l'Espagne au banc des nations justement sur son programme de régularisation de très bien. Mais je qu'on soit très clair, peu importe ce que je ferai l'année prochaine, je ne vais pas passer l'intégralité de la campagne présidentielle et législative à taper sur monsieur Retaillot. Moi, je concentre mes coups sur ce qui sont aujourd'hui euh les problèmes des Français, ce qui est aujourd'hui le cœur des problèmes des Français.
OK. Et ça serait bien que les responsables politiques, je propose peut-être que dans cette élection présidentielle, les candidats ne disent pas du mal de leurs adversaires, mais disent plutôt ce qu'ils vont faire pour le pays. Et et si tout le monde est d'accord, écoutez, si tout le monde est d'accord avec cette règle, moi je joue le jeu.
On va leur proposer chaque matin. 2027 évidemment est dans toutes les têtes. Vous nous confirmez qu'il y a pas une feuille de papier à cigarette entre vous et Marine Le Pen.
C'est toujours l'ent Alors, toujours pas, vous pouvez me poser la question autant de fois que que vous le souhaitez. On travaille main dans la main euh en grande intelligence avec beaucoup d'amitié et d'estime d'estime mutuelle. parce qu'on vous voit beaucoup de sur le devant de la scène notamment international, vous faites des déplacements à l'international, c'est une façon de vous laisser le champ ou nous travaillons euh nous travaillons ensemble et sans vous annoncer de scoup, nous ferons campagne ensemble dans le cadre de la prochaine élection présidentielle.
Peu importe qui sera candidat, je souhaite qu'elle puisse porter nos couleurs et si la décision de de justice devait être défavorable, et bien nous serons là quoi qu'il arrive. Marine a une légitimité et une expérience et une solidité qui est envie, je crois, par beaucoup de nos nos adversaires politiques. Et moi, je continue encore à apprendre à ses côtés chaque jour.
D'accord. Et si vous êtes candidat, vous leconomique sera très différent sur une Marine Le Pen. Vous avez deux visions assez différentes de l'économie.
Non, mais il faut pas raisonner entre deux personnalités. Le programme économique en l'occurrence et le projet pour le pays. La vocation à répondre à une situation donnée.
Il est évident que en 2017, lorsqu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, il y avait 1200 milliards d'euros de dettes en moins et des taux d'intérêt qui avoisinaient les 1 %. On n'est plus dans cette situation là aujourd'hui et donc on a besoin non seulement de baisser la mauvaise dépense publique parce que l'État vient auudess de ses moyens depuis 50 ans euh de baisser la fiscalité pour rendre aux Français les fruits de leur travail et on a besoin sur le plan économique de faire en sorte que la France soit une grande nation qu'on puisse avoir des entreprises robustes et qu'on puisse continuer à produire à innover et pour moi la croissance la production et l'entreprise ne sont pas des des mots honteux. Jordan Bardella, vous avez réglé l'équation vie publique vie privée en vous affichnt en couverture de par match avec votre compagne.
Est-ce que ça a fait baisser est-ce que ça fait baisser la pression médiatique ? Est-ce qu'il y a moins de pas paradis en B chez vous par exemple où il y en a toujours autant et donc ça a servi à rien ? Crois pas.
Il y en a toujours autant. Écoutez, je je Donc vous êtes toujours traqué par les papades. Vous savez, je l'ai dit, nous avons rien.
Avec Carolina été suivi pendant plusieurs semaines, pendant plusieurs mois par des photographes, par des pasaradis. Et au niveau où je fais de la politique, il est très compliqué pour moi de conserver privée. La pression, elle est toujours là.
Et vous savez, la pression compte tenu des responsabilités que j'ai aujourd'hui, de celle que j'aspire à avoir dans les prochains mois, euh si nous gagnons les les élections, la pression sera d'autant plus forte. Donc je m'y suis habitué et et ça fait partie des des mauvais côtés voilà de la vie politique. C'est que c'est très difficile de conserver une vie privée et à partir du moment où vous êtes traqué pendant pendant plusieurs semaines, le le comptebour a démarré et donc nous avons décidé de de ne plus nous cacher, d'assumer euh mais la pression est toujours là. journal sérieux comme dirait l'autre.
Effectivement en référence euh au passé, le journal Le Monde a publié deux rectificatifs après un article qui était erroné concernant votre voyage en Corse euh qui était soi-disant jet privé. Vous avez été satisfait de ces deux rectificatives du journal de monde ? D'abord, je je vois jamais voyager en jet privé de ma vie, mais si vous voulez ce que ce que je ne comprends pas de la part de la presse de gauche en l'occurrence, c'est qu'on utilise mes sentiments et en tout cas une relation amoureuse pour m'attaquer personnellement.
Donc moi, je le dis, je ne tolérerais pas qu'on attaque mon entourage, qu'on attaque en l'occurrence la personne qui partage ma vie. Euh je m'érigerai toujours en bouclier contre ça parce que je considère qu'on peut être en désaccord politiquement avec quelqu'un, combattre les idées politiques de quelqu'un sans s'attaquer aux gens qui sont autour. Et c'est vrai que la politique c'est difficile, c'est violentourage et c'est d'abord Oui, c'est c'est difficile.
Bah vous l'inviterez, vous lui poserez la question. Je pense pas qu'elle répondra. Comment le vit-elle ? elle le vit elle le vit très bien.
C'est une femme extrêmement courageuse, intelligente, extrêmement élégante et qui a des qualités des qualités certaines. Donc elle a cette solidité, elle a un nom, une histoire, un héritage qui peut-être l'a conditionné aussi dès le plus jeune âge à une forme d'exposition. Euh mais on arrive encore à se protéger.
En tout cas, on est très heureux. Merci beaucoup Jordan Bardella venu ce matin dans la grande interview sur ses news et sur.
Jordan Bardella