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interviewÉlysée· 3 février 2026 15 min

Le Président Emmanuel Macron s’exprime depuis une exploitation agricole en Haute-Saône.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

des agriculteurs aujourd'hui. Je suis très heureux d'être d'être là avec notre notre ministre et merci à tous et toutes d'être là et d'avoir pu échanger. D'abord, je vais remercier les les exploitants du GAEC qui nous ont accueilli aujourd'hui et puis on a pu voir l'ensemble des représentants de la profession au niveau du du département.

Écoutez, c'était important avec la ministre qu'on soit là. D'abord parce que on le sait hein, notre agriculture traverse une période difficile pour plusieurs raisons et on s'est beaucoup battu ces derniers mois et et la ministre le rappelait tout à l'heure et je pense que c'est aussi quelque chose à souligner cette dermatose dont on a tant parler qui a qui a fait souffrir quand même beaucoup nos éleveurs mais qui a fait l'objet aussi d'une très grande mobilisation et je veux remercier service de l'État nos vétérinaires qui ont beaucoup vacciné. Bah aujourd'hui, nous sommes dans une situation bien meilleure puisque en France depuis maintenant un mois, il y a plus de quatre dermatoses.

Donc voilà, on est quand même en train, on peut regarder l'avenir différemment et ce à quelques semaines du salon de l'agriculture qui est un moment important pour l'agriculture française, pour tous nos compatriotes qui vont dire aussi leur attachement à notre agriculture. Et donc, on était heureux d'être là avec le président du salon et de défendre aussi de se mettre dans cette perspective. Maintenant, on a des difficultés qui demeurent.

On a des filières qui sont en difficulté de revenu de manière très particulière. La vitiviniculture, les grandes cultures, plusieurs se sont exprimées. On a des régions qui traversent des situations difficiles.

Et c'est pas parce qu'on est ici que je ne pense pas à l'Occitanie, on décidé d'un territoire d'exception, mais c'est très dur en Occitanie ou dans les zones intermédiaires. Et on voit bien, on a des revenus qui stagnent. On a une concurrence internationale qui est désinhibée, la géopolitique qui nous qui nous bouscule avec des menaces de tarif d'un côté, des limitations de l'autre.

Donc on a un énorme défi agricole. Et au fond, ce que on était venu faire avec madame la ministre, c'était écouter, répondre à plusieurs préoccupations locales. On va avec madame la ministre, monsieur le préfet aussi apporter des réponses très très concrètes.

Dire qu'on continue l'urgence avec le la mise en œuvre de la loi d'orientation agricole, de la proposition de loi du plomb avec des décrets qui sortent aujourd'hui même. Et puis je voulais aussi dire à nos agriculteurs qu'on continue la mobilisation et qu'on va se battre dans les semaines, les mois qui viennent autour de au fond trois grands objectifs. Ce que je rappelais tout à l'heure qui sont pour moi les trois priorités qu'on doit avoir au niveau de la France, au niveau de l'Europe et dans nos combats internationaux.

Le premier objectif ça doit être de produire. C'est pas un gros mot de produire et on a besoin de tenir notre production, de produire davantage et de le faire au niveau français et européen. Produire, ça veut dire continuer de simplifier, rendre la vie plus simple à ceux qui produisent.

C'est exactement l'objectif des arrêtés qui sont en cours. Ça veut dire défendre cette souveraineté agricole dont on parle. La ministre a lancé ces exercices filière par filière. savoir nous réorganiser parce que parfois il faut aussi davantage transformer sur le territoire national et ça veut dire produire au niveau européen.

Et donc on a notre fameuse politique agricole commune la PAC qui fait l'objet de notre mobilisation. On se défend, on s'est défendu. Vous savez qu'on a amélioré déjà la copie à la fin d'année dernière.

On va non seulement se battre pour que cette PAC soit l'euro l'euro la même que la PAC précédente. On va se battre pour pouvoir le faire au niveau français. Mais on a besoin aussi d'investir et ce qu'on va pousser des objectifs de production au niveau européen filière par filière.

On peut pas dépendre et ce que je disais pendant le Covid reste vrai aujourd'hui. On peut pas déléguer notre alimentation à d'autres. Le deuxième pilier ça doit être la préservation.

Il y a des différences de sensibilité, on l'a vu en cours autour de la table, on le sait, mais on peut pas dire qu'on va produire, qu'on va installer les générations à venir parce que vous le savez, on a la moitié de nos exploitants agricoles qui vont partir à la retraite d'ici 2030 si on ne préserve pas notre eau, nos soldes, notre biodiversité. Et il faut pas opposer les deux. On a fait beaucoup de choses.

L'Europe l'a fait avec le Green Deal, la France l'a fait avec beaucoup de choses. Nous, faut simplement, on veut les mêmes règles pour tous les Européens. Et puis on a notre stratégie haut, ce sera dans la loi d'urgence pour simplifier les choses, mais on doit avoir nos ressources en eau qui sont préservé et une culture qui s'adapte et à celle-ci et nos agriculteurs qui ont de la visibilité et puis on doit travailler tous ensemble à la préservation de nos sols.

Puis le troisième pilier, c'est la protection. Et au fond, faut faire avec notre agriculture exactement ce qu'on a fait ces derniers mois pour notre acier ou pour notre automobile. De la préférence européenne et de la protection.

Et la protection, c'est très simple. Quand on a une règle qu'on impose à nos producteurs, il faut l'imposer à ceux qui viennent et qui dont on importe les bien. C'est pour ça qu'on s'est opposé nous au Mercosur et c'est pour ça qu'on se bat pour ces fameux clauses miroir et c'est pour ça qu'on se bat pour renforcer les contrôles.

La protection, c'est pas du protectionnisme. C'est de dire on veut simplement contrôler ce qui est importé et on veut être sûr que quand on impose des règles à nos producteurs, ce sont les mêmes. Et ben si on poursuit ces trois objectifs au niveau français- européen, la production, la préservation et la protection, on a de l'avenir pour notre agriculture et on en a besoin parce qu'au fond tout ça, c'est ce qui doit nous permettre d'être souverain.

Et l'objectif, la vision que nous portons, c'est celle d'une souveraineté agricole. Et donc, partout, on a des dépendances savoir les corriger et partout où on a des forces savoir la maintenir. Voilà.

Est-ce que vous regrettez qu'il y a pas de beau vin au salon de l'agriculture ? Vous avez évoqué vous-même la DNC ? Il y a pas eu de cas depuis 2 janvier, un mois jour pour jour.

Qu'est-ce quel message vous adressez aux aches ? Je vais pas me substituer aux organisateurs du salon euh aux différentes races et autres. leur appartient de de faire les choses.

Je pense que en tout cas les conditions sanitaires maintenant sont à coup sûr bien plus réunies que quand ces décisions ont été annoncées. Je pense que moi je les ai invité à regarder s'il y avait des peut-être des flexibilités possibles mais c'est je crois que c'est au professionnels et aux organisateurs du salon de prendre ses décisions. C'est pas au président de la République, au gouvernement de le faire.

En tout cas, évidemment, moi j'y serai comme chaque année pour défendre notre agriculture, défendre nos agriculteurs partout et défendre ce modèle français et cette capacité aussi du bien manger parce qu'on a, il faut le rappeler, on a l'agriculture sans doute la plus grande qualité au monde et donc et qui nourrit notre gastronomie sur sur tous les territoires. Donc moi, je serai là pour défendre l'agriculture, la ruralité, la gastronomie française. Mais euh je pense que vu la situation sanitaire, ça peut se regarder, mais c'est à eux de le faire.

Monsieur le président, il y aura bientôt une seconde voie de fond déposée au parlement pour réintroduire certains néonicotinoïdes. Est-ce que vous vous y êtes favorable ? Écoutez, je pense que c'est des initiatives qui de toute façon appartiennent au parlementaires.

Il faut le regarder toujours avec beaucoup de prudence. Le gouvernement il y a quelques années avait porté, vous le savez, des ouvertures comme ça en 2020-2021 pour nos méravier pour qu'il y ait une des règles harmonisées au sein des Européens. Je pense que le président du Sénat a décidé de soumettre ce texte au Conseil d'État.

C'est la bonne approche, donc faut attendre le retour du Conseil d'État et sur cette base là avoir un retour très précis pour voir ce qui est faisable et ce qui ne l'est pas. Monsieur le président, le Merco sûr, comment est-ce que la France compte peser pour tenter de s'opposer à l'application provisoire du traité ? application provisor qui est voulue par plusieurs états.

Écoutez, alors d'abord nous on a pesé dans un premier temps en ayant une minorité de blocage ce qui nous a permis d'améliorer la copie de la PAC, d'améliorer la sit qui était prévue et en obtenant plus de contrôle, je dire le doublement des contrôles dans les ports des aéroports euh et d'obtenir aussi cette fameuse clause de sauvegarde. Bon, ensuite, il y a eu une deuxième étape. Il y a une majorité au Parlement européen qui a décidé de saisir la Cour de justice.

Ça c'est une deuxième victoire. Et l'accord qu'il y avait entre la présidente de la Commission et le Parlement européen, c'est du coup qu'il y aurait pas de mise en œuvre provisoire tant qu'il y aurait pas un éclairage. Je pense les accords sont faits pour être tenus.

Donc je pense la présidente de la commission, elle va respecter ce qu'elle a dit parlement. C'est plus quelque chose qui est dans la main des chefs d'état de gouvernement ou des ministres. Monsieur le président, ça y est, la France a un budget, il a été adopté au Parlement.

D'abord, est-ce que vous vous en félicitez et ensuite est-ce que vous souhaitez que le Premier ministre poursuive sa mission jusqu'à la fin du Quinquena ? Bien sûr, je m'en félicite. Je pense que c'est le fruit d'un gros travail du premier ministre des la ministre du budget, ministre de relation avec le Parlement et puis de l'ensemble des collègues qui ont défendu le ce texte et le fruit du compromis qui a été bâti pendant tous ces mois.

Et donc je pense que c'est une bonne chose pour le pays. D'abord parce que ça donne en effet un budget. Ce qui va permettre d'ailleurs pour nos agriculteurs de dével déployer maintenant beaucoup d'aide des fonds d'urgence et les politiques qui étaient prévues entre autres.

Ce qui va nous permettre aussi d'avoir un budget pour nos armées. On est à quelques kilomètres de Lucil. On avait besoin aussi de de continuer les investissements.

Donc c'est une bonne chose pour le pays. Ensuite, moi je pense aussi que c'est une bonne chose parce que il faut que les forces politiques qui sont présentes au Parlement apprennent à travailler ensemble différemment et c'est ce qui s'est fait. Et donc bien sûr, je souhaite que le Premier ministre et son gouvernement poursuivent.

Il y a beaucoup de choses à faire pour le pays. On le voit, il y a des équilibres géopolitique massif, il y a d'énormes défis et donc on a besoin d'avoir une France qui continue d'avancer. Monsieur le président, sur la situation en Iran, est-ce que nos soldats dans la région sont menacés ?

L'Iran considère désormais les armées européennes, je cite, comme terroristes. Et aujourd'hui, une agence de presse proche des gardiens de la révolution a publié une photo sans contexte d'une base militaire qui abrite des des soldats français. Écoutez, nous sommes évidemment très vigilants à cette situation.

Euh nous avons des emprises militaires dans la région, vous le savez, qui sont multiples avec nos soldats qui sont déployés et je le remercie de cette de cet engagement et ils sont déployés pour la lutte contre le terrorisme, souvent dans le cadre de la de la coalition l'itinérante résolve et pour former aussi les armées de pays de la région qui sont nos partenaires et être présents pour leur leur stabilité. Et donc les armées françaises partout où elles sont évidemment sont dans les situations les plus renforcées de sécurité. C'est ce que nous avons évaluer avec plusieurs de nos alliés et partenaires dans les derniers jours.

Et donc nous avons pris toutes les dispositions évidemment pour que nos soldats qui sont là-bas soient déployés dans les conditions optimales de sécurité. Quel message envoyez-vous à l'Iran si jamais base dev possible ? Je vais pas rentrer dans la politique fiction.

Je pense que il faut beaucoup de sérieux. On a une situation dans la région qui est extrêmement déstabilisée. J'ai eu l'occasion moi ces derniers jours de beaucoup échanger et travailler sur la situation en Syrie là aussi pour que le cesser le feu qui a été décidé soit respecté et que nos intérêts de sécurité soient aussi préservés.

Il y a une tension qui existe. Je pense que la responsabilité de l'Iran aujourd'hui, c'est d'une part bah de respecter son peuple face révolution qui s'est encore déroulée et à la répression terrible que nous avons vu. Et donc c'est de respecter son peuple, c'est de libérer les prisonniers politiques et ensuite c'est de réengager les discussions qui sont attendu d'elle sur la question nucléaire d'une part, sur la question balistique d'autre part et sur la stabilité régionale enfin puisqu'il y a encore beaucoup de milices qui déstabilisent l'Irak, la Syrie, le Liban.

Ça ne se décrète pas dans un micro tendu par le président de la République française. Je crois à la souveraineté des peuples et donc c'est les peuples qui change leur gouvernement. Est-ce que vous soutenez les négociations USA Iran ?

Est-ce que vous en avez parlé avec le président ? Je d'abord, je aujourd'hui je ne crois pas qu'il y a une négociation à proprement parler qui est reprise, mais nous soutenons et nous avons toujours fait partie en particulier avec nos partenaires britanniques et et allemands des négociations sur le nucléaire et les trois sujets que je viens d'évoquer. D'ailleurs, la France a poussé, je le rappelle, en 2018 quand les États-Unis d'Amérique ont décidé de sortir du traité des GCPO et qui réglementer les questions nucléaires, nous avons tout de suite poussé pour au contraire que ce traité ne soit pas démantelé parce qu'il y avait pas de substitut mais pour engager une discussion plus large qui permette d'inclure les questions balistiques et les questions de stabilité régionale.

Monsieur, simpement une question ce que vous disiez juste avant Noël, vouloir reprendre le dialogue avec Vladimir Poutine, on est un mois et demi plus tard. Qu'est-ce qui vous empêche encore de le faire ? Est-ce que c'est pour bientôt ?

Cela se prépare et donc il y a des discussions qui se font au niveau technique pour préparer cela. Ça se fait aussi en transparence et en concertation avec le président Zelinski et avec principaux collègues européens. Mais je pense que d'abord nous aujourd'hui nous continuons de soutenir l'Ukraine qui est sous les bombes dans le froid avec des attaques contre les civils et contre l'énergie ukrainienne par les Russes qui est intolérable et ce qui ne manifeste pas une vraie volonté de négocier pour la paix.

Donc on soutient l'Ukraine et sa population pour résister. Ensuite on prépare les discussions le jour d'après avec le travail de la coalition des volontaires pour les garanties de sécurité. Et dans ce cadre-là, il est important que les Européens en effet restaurent leur propre canaux de discussion.

C'est en train de se préparer d'un point de vue technique. Je pense que ce serait utile mais je ne pense pas aujourd'hui qu'il y ait de disponibilité de la Russie à conclure une paix dans les prochains jours ou les toutes prochaines semaines. C'est une formidable nouvelle.

Je suis très heureux pour lui, pour ses parents. On s'est beaucoup mobilisé et merci de de l'évoquer là. Je pense c'est après des mois si si difficiles dans des conditions très dures.

Je me félicite mais je féliciterai complètement quand il aura retrouver les siens. La France nous avons à chaque fois discuté évidemment il y a une indépendance de de la justice Malaisie mais j'ai eu plusieurs fois l'occasion de de d'échanger sur ce sujet parce que ces conditions de détention la durée du procès était vraiment un poids. Mais je suis très heureux pour lui et sa famille.

Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci à tous.

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