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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 30 septembre 2025 8 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeImmigration & asileÉconomie & entreprisesSécurité

Julien Odoul : "Nous réclamons la rupture avec le macronisme !" (France 2)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Les menaces contre les juges sont inacceptables, c'est ce qu'ont dit à la fois le procureur financier et Emmanuel Macron. Est-ce qu'ils ont raison ?

  • 1:20RelanceRéponse partielle

    Mais elle est dans la loi, cette exécution provisoire. Les juges n'ont pas fait autre chose qu'appliquer la loi.

  • 2:11OuverteRéponse directe

    Mais pour être clair, les juges, vous les soupçonnez d'être politisés, de se venger.

  • 2:43RelanceRéponse directe

    Ils font de la politique eux-mêmes ? Ils sont politisés eux-mêmes ? Ou ils répondent à des injonctions politiques du pouvoir ?

  • 2:59OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous avez des nouvelles du Premier ministre ?

  • 3:39OuverteRéponse directe

    Certains impôts devront diminuer, en particulier en faveur du travail. Ça ne vous convient pas, ça ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:32Invité politiqueFait
    « on ne comprend pas pourquoi l'ancien président de la République, où il n'y a aucun risque de récidive, où il n'y a aucun risque de trouble à l'ordre public pour la sécurité des Français, irait immédiatement en prison »
  • 1:02Invité politiqueFait
    « L'État de droit, c'est ce qui permet aussi à un justiciable de se défendre, avec un appel. Il y a deux niveaux dans notre juridiction, et il est vrai que l'exécution immédiate empêche le justiciable de se défendre et instaure une culpabilité immédiate. »
  • 1:44Invité politiqueFait
    « Vous avez des délinquants et des criminels qui agressent les forces de l'ordre, notamment ceux qui ont lynché des policiers à Reims, ceux qui ont tabassé le policier de Tourcoing, notamment. »
  • 2:00Invité politiqueFait
    « Et vous avez un ancien président de la République qui ne constitue aucune menace pour la sécurité des Français, et qu'on exécute immédiatement. Donc il y a un deux poids, deux mesures. »
  • 2:29Invité politiqueFait
    « Il y a une partie, effectivement, des juges, pas tous, c'est une partie des magistrats qui font de la politique, qui sont orientés politiquement, bien évidemment. Le syndicat de la magistrature, notamment. »
  • 3:59Invité politiqueChiffre
    « Je rappelle que la France est la première puissance fiscale du monde. Les Français sont les plus matraqués au monde. »
  • 4:45Invité politiqueChiffre
    « C'est plus d'un milliard d'euros pour le contribuable. »
  • 4:48Invité politiqueChiffre
    « l'immigration, selon l'Observatoire de l'immigration, c'est 60 milliards d'euros par an. »
  • 4:57Invité politiquePromesse
    « C'est de réserver les prestations sociales non contributives aux étrangers qui ont travaillé au moins cinq ans. »
  • 4:59Invité politiqueChiffre
    « C'est une économie de 18 milliards d'euros sur le budget de l'immigration »
  • 5:20Invité politiqueFait
    « les journées de grève, les journées de mobilisation, de manifestation, sont systématiquement pourries, dévastées par l'extrême-gauche. »
  • 6:31Invité politiqueFait
    « il a, j'allais dire, mis de l'huile sur le feu en annonçant la reconnaissance d'un État palestinien qui, aujourd'hui, serait un État dirigé par le Hamas. »
  • 6:42Invité politiqueFait
    « Ça passera par le démantèlement du Hamas, de ce groupe terroriste qui est le responsable des attentats abjects du 7 octobre 2023. »

Temps de parole

  • Julien Odoul83 %
  • Présentateur16 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Julien Oudoul. Les menaces contre les juges sont inacceptables, c'est ce qu'ont dit à la fois le procureur financier et Emmanuel Macron. Est-ce qu'ils ont raison ?

0:09
Julien Odoul

Les menaces sont intolérables contre les juges, contre les magistrats, contre les politiques et contre les journalistes également. Aujourd'hui, effectivement, on est dans une société où dès qu'une décision ne convient pas, dès qu'un personnel politique, médiatique ne convient pas, il y a des menaces, souvent de mort, elles doivent être sanctionnées, c'est intolérable. Après, sur le fond de l'affaire de Nicolas Sarkozy, je pense que ce qui a choqué énormément de Français, et je l'ai rencontré depuis quelques jours, c'est l'exécution provisoire, qui est une exécution immédiate.

Et c'est vrai qu'on ne comprend pas pourquoi l'ancien président de la République, où il n'y a aucun risque de récidive, où il n'y a aucun risque de trouble à l'ordre public pour la sécurité des Français, irait immédiatement en prison, c'est ce qui choque beaucoup de Français. Mais quand il dit que toutes les limites de l'État de droit ont été violées, il a raison ou il a tort ? L'État de droit, c'est ce qui permet aussi à un justiciable de se défendre, avec un appel. Il y a deux niveaux dans notre juridiction, et il est vrai que l'exécution immédiate empêche le justiciable de se défendre et instaure une culpabilité immédiate. Et c'est ça qui pose problème dans cette affaire.

1:20
Présentateur

Mais elle est dans la loi, cette exécution provisoire. Les juges n'ont pas fait autre chose qu'appliquer la loi.

1:27
Julien Odoul

Oui, mais on peut comprendre que les Français peuvent comprendre, en tout cas ne peuvent pas comprendre, que dans certaines affaires, vous avez des délinquants et des criminels. Est-ce que, comme le dit Nicolas Sarkozy, l'État de droit a été bafoué ? Non, mais ce n'est pas vraiment la question. La question, c'est le deux poids, deux mesures. Vous avez des délinquants et des criminels qui agressent les forces de l'ordre, notamment ceux qui ont lynché des policiers à Reims, ceux qui ont tabassé le policier de Tourcoing, notamment. Et vous avez des gens qui ressortent immédiatement, qui sont laissés libres, alors qu'ils constituent une menace pour la sécurité des Français.

Et vous avez un ancien président de la République qui ne constitue aucune menace pour la sécurité des Français, et qu'on exécute immédiatement. Donc il y a un deux poids, deux mesures.

2:11
Présentateur

— Mais pour être clair, les juges, vous les soupçonnez d'être politisés, de se venger.

2:21
Julien Odoul

Qu'est-ce que vous leur reprochez très exactement ? Il y a une partie, effectivement, des juges, pas tous, c'est une partie des magistrats qui font de la politique, qui sont orientés politiquement, bien évidemment. Le syndicat de la magistrature, notamment. Rappelez-vous le mur des cons. Rappelez-vous certaines déclarations, certaines prises de position politique. Effectivement, il y a une politisation d'une partie de la justice. — Ils font de la politique eux-mêmes ? Ils sont politisés eux-mêmes ? Ou ils répondent à des injonctions politiques du pouvoir ? — Il y a quelquefois des juges qui veulent se payer des politiques. — D'accord, d'accord. — Effectivement.

Et on voit dans cette affaire-là qu'il y a une forme de vengeance, effectivement, vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. — Est-ce que vous avez des nouvelles du Premier ministre ? — Nous en aurons probablement dans quelques jours, dans quelques heures. Et nous espérons qu'il va opérer la rupture qui est souhaitée par les Français. Nous nous disons à M. Lecornu que s'il n'y a pas de rupture, il y aura censure. Il faut rompre avec la politique qui est menée depuis 8 ans, qui a fait énormément de mal aux Français. — C'est exactement les mots de la gauche. Olivier Faure l'a dit exactement dans les mêmes termes. — Oui, c'est peut-être M. Faure qui reprend les mots de Marine Le Pen, surtout.

Mais vous savez, quand on est M. Faure et qu'on a participé à l'élection de M. Macron et qu'on a soutenu cette politique, notamment au moment des législatives, avec les fameuses alliances, désistements avec les candidats macronistes et de gauche, je pense qu'on n'a pas de leçon à redonner.

3:39
Présentateur

— Certains impôts devront diminuer, en particulier en faveur du travail. C'est ce qui a dit hier Sébastien Lecornu. Ça ne vous convient pas, ça ?

3:48
Julien Odoul

— Il faut faire beaucoup plus. Encore une fois, nous demandons la rupture, pas la rupturette. Donc il faut des signes de changement. Il faut des signes de réorientation. Ça passe évidemment par l'allègement de la fiscalité. Je rappelle que la France est la première puissance fiscale du monde. Les Français sont les plus matraqués au monde. Et ils n'ont que des services publics dégradés année après année. Donc il y a évidemment un changement à faire. Mais il y a surtout des économies à faire. Beaucoup d'économies à faire sur le train de vie de l'État, sur l'immigration de guichets sociaux, sur les contributions au budget de l'Union européenne. Tout cela, évidemment, doit être mis sur la table.

4:20
Présentateur

— Justement, sur l'immigration, le Premier ministre a dit vouloir examiner les évolutions possibles de l'aide médicale d'État. Est-ce que vous considérez que c'est un pas dans votre direction ?

4:28
Julien Odoul

— Pour l'instant, ce ne sont que des mots. Mais effectivement, il faut remettre en cause cette injustice qui est l'offre de soins offerte aux clandestins. Je rappelle que dans notre pays, il y a un Français sur trois qui n'arrive pas à se soigner parce que le reste à Charles est trop important. Donc il faut évidemment réduire ce budget. C'est plus d'un milliard d'euros pour le contribuable. Mais ce n'est pas suffisant. Vous savez, l'immigration, selon l'Observatoire de l'immigration, c'est 60 milliards d'euros par an. Ça nous coûte un pognon de dingue. Et nous nous proposons une mesure très simple.

C'est de réserver les prestations sociales non contributives aux étrangers qui ont travaillé au moins cinq ans. C'est une économie de 18 milliards d'euros sur le budget de l'immigration, ce qui permettrait justement de faire ces précieuses économies.

5:08
Présentateur

– Une nouvelle journée de grève est prévue après-main. Est-ce que vous encouragez les Français, puisque vous dites que le malaise social est grand, est-ce que vous encouragez les Français à y participer ?

5:20
Julien Odoul

– Vous savez, malheureusement, les journées de grève, les journées de mobilisation, de manifestation, sont systématiquement pourries, dévastées par l'extrême-gauche. Aujourd'hui, n'importe quel mouvement social est dévasté par Jean-Luc Mélenchon et ses amis. Donc malheureusement… – Dévastés ? – Oui, bien sûr que oui. – Les Black Blocs dévastent, pas les politiques. – L'extrême-gauche, les pourris, les dénatures. Vous voyez une nuée de drapeaux palestiniens qui n'ont rien à faire dans les cortèges en France. Vous avez des messages haineux contre les forces de l'ordre. Vous avez des dégradations, vous avez des attaques, etc.

Donc tout ça, évidemment, donne une image déplorable et récupère des mouvements qui sont à la base légitimes. Effectivement, il y a une exaspération dans notre pays qui devrait pouvoir s'exprimer pacifiquement.

6:00
Présentateur

– Hier soir, Benjamin Netanyahou a approuvé un plan de paix à Gaza présenté par Donald Trump. Est-ce que, comme le président Macron, vous approuvez vous aussi ce plan ?

6:10
Julien Odoul

– Déjà, c'est assez comique quand on entend M. Macron vouloir récupérer ce plan dont il n'est pas l'initiative. Vous savez, on dirait que c'est un peu le spectateur dans les tribunes qui essaye de faire croire qu'il marque les buts sur le terrain. Voilà, M. Macron est totalement à côté de ce plan. Lui, en revanche, il a, j'allais dire, mis de l'huile sur le feu en annonçant la reconnaissance d'un État palestinien qui, aujourd'hui, serait un État dirigé par le Hamas. Alors après, nous souhaitons effectivement la paix. Nous souhaitons la paix pour les Palestiniens, pour les Israéliens.

Ça passera par le démantèlement du Hamas, de ce groupe terroriste qui est le responsable des attentats abjects du 7 octobre 2023. Et ça passera surtout par la libération des otages.

6:52
Présentateur

Si ce plan marche, est-ce que Donald Trump mériterait le prix Nobel de la paix qu'il réclame ?

6:59
Julien Odoul

Très sincèrement, nous souhaitons que ça marche. Nous souhaitons que ça marche pour la paix, pour la sécurité d'Israël, pour la sécurité des Palestiniens. Tous les efforts doivent être faits. Et si ça marche, tant mieux. Ce n'est pas parce que c'est Donald Trump, Tartampion ou Goldorak. Le Nobel de la paix, ça ne vous enchante pas, je sens. Mais ce n'est pas la question. Encore une fois, si ça marche, nous, nous sommes des partisans de la paix, Marine Le Pen, Jordan Bardella, demandent une solution, effectivement, dans ce conflit, comme dans le conflit ukrainien, effectivement. Et tous les efforts doivent être faits pour aller dans ce sens-là.

Mais ça ne marchera pas si le Hamas reste aux manettes dans la bande de Gaza et si les otages ne sont pas libérés. Merci.

7:39
Locuteur

Merci. Merci. Merci. Merci.