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InterviewC à vous (sur YouTube)· 31 janvier 2025 52 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesImmigration & asileJustice

Budget : ultimes arbitrage - C à vous : l’intégral - 31/01/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qu'y a-t-il dans ce budget?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le compromis auquel sont arrivés les députés et les sénateurs vous satisfait?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Ce qu'elle décidera lundi.

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous, R.Lescure, qui avez toujours prôné le compromis...

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Vous comprenez la colère de B.Arnault?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Les élus ou les chefs d'entreprise qui constatent qu'on raccompagne à la frontière des salariés qui travaillaient chez eux...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00P.CohenFait
    « La commission mixte paritaire, qui réunit députés et sénateurs, s'est accordée sur une version commune adoptée à 8 voix contre 6. »
  • 5:00B.VallaudFait
    « Nous avons, autant que faire se peut, cherché à épargner aux Français et aux Françaises qui travaillent, aux classes populaires et moyennes, les efforts d'économies qui leur étaient demandés par le gouvernement. »
  • 7:00E.CoquerelChiffre
    « La CMP vient de décider de baisser de 111 millions d'euros le budget de l'AME, qui marque le début d'une pente. »
  • 8:00P.CohenFait
    « Ce n'est pas acquis. »
  • 10:00P.CohenChiffre
    « Des impôts en plus. Côté recettes, c'est pour l'essentiel le budget Barnier. On en a parlé il y a 3 ou 4 mois. Avec la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, 8 milliards d'euros, celle qui fait grincer B.Arnault, et l'effort temporaire avec l'impôt sur le revenu des ménages... Cela concernera 24 000 foyers. »
  • 12:00R.LescureChiffre
    « On avait peur que ça finisse à 5,5 ou 5,6. On ne s'arrête pas à 5,4. »
  • 18:00R.LescureChiffre
    « Vous savez combien il y a d'immigrés en France? 10,5 %. C'était 8 % Il y a quelques années, donc ça a monté. »
  • 20:00R.LescureChiffre
    « Derrière B.Arnault, il y a 40 000 employés qui travaillent en France, et sans doute 200 000 qui travaillent grâce à l'entreprise. »
  • 22:00R.LescureChiffre
    « Il a 200 000 employés dans le monde, 40 000 en France. Avec les sous-traitants, c'est 3 à 4 fois plus. »
  • 26:00F.RaultFait
    « La goutte de sang est aussi sur la moquette à plusieurs endroits, autour de la scène qui s'est produite. »
  • 30:00F.RaultFait
    « Les escarpins sont rangés de façon méticuleuse, perpendiculaires au corps. »
  • 35:00F.RaultFait
    « Le sperme qu'on avait avec cet ADN, qu'on allait extraire immédiatement après le viol, a disparu. »
  • 45:00R.LescureFait
    « Il n'y avait même pas de patron pour cette organisation. Il manquait un contrôleur aérien. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. "C à vous" avec Mohamed, Lorrain et Patrick pour toute l'actualité de ce vendredi. C'est le dernier jour de ce mois qui a paru interminable à beaucoup.

C'est le seul homme sur Terre qui va reprendre des semaines de janvier! - P.Cohen: Il fait beau.

On est bien. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas le thème de votre Edito. - P.Cohen: Je parle du très long chemin qui doit conduire la France à avoir un budget pour 2025, qui a franchi une nouvelle étape avec un compromis entre députés et sénateurs. - A.-E.Lemoine: Un très long chemin, comme ce très long mois de janvier.

On en parle avec R.Lescure, vice-président de l'Assemblée nationale. Merci d'avoir accepté notre invitation.

Mohamed? - M.Bouhafsi: Les discussions se tendent entre Israël et le Hamas autour de la libération des otages et des prisonniers palestiniens.

On a appris la libération de l'otage franco-israélien O.Kalderon demain. J'ai rencontré son cousin. - L.Sénéchal: La tombe de J.-M.Le Pen a été dégradée.

On revient ce soir sur l'audition de D.Pelicot dans 2 anciennes affaires. - A.-E.Lemoine: On en parle avec F.Rault, avocate de la famille de ces 2 victimes présumées.

Nos invités après 20h: J.-C.Grangé, le maître du polar, qui nous parle de son nouveau roman...

Une enquête en 2 tomes. 1000 pages d'enquête qui nous ramènent au Paris des années 80. Nous serons avec V.Karsenti, qui joue une belle-mère difficile qui essaie d'enrôler sa belle-fille dans une secte catholique intégriste.

Ce sera mercredi prochain sur France 2, dans un téléfilm. Et puis, P.Sabatier qui poursuit son récit autobiographique avec "Ne le dis surtout pas à Paul".

On revient sur ses 50 ans de carrière à la télévision, notamment "Le Jeu de la vérité" ou encore "Les Visiteurs du mercredi". Le dîner est préparé par un couple, Emilie et Thomas Roussey. Ils sont tous les 2 chefs.

Un 1er compromis trouvé au Parlement sur le budget 2025. - P.Cohen: La commission mixte paritaire, qui réunit députés et sénateurs, s'est accordée sur une version commune adoptée à 8 voix contre 6.

Les 8 voix sont celles du camp gouvernemental, Renaissance, MoDem et LR. - C'est le budget le plus mauvais, à l'exception de tous les autres. - C'est la 1re fois qu'on a un accord en CMP qui part de la droite, qui passe par le centre et qui va jusqu'aux socialistes.

Il satisfait une partie de la gauche. - P.Cohen: J.-R.Cazeneuve s'emballe un peu.

Les socialistes n'ont pas souscrit à ce compromis. Ils ont voté contre en se félicitant d'avoir obtenu des concessions. - B.Vallaud: Nous avons, autant que faire se peut, cherché à épargner aux Français et aux Françaises qui travaillent, aux classes populaires et moyennes, les efforts d'économies qui leur étaient demandés par le gouvernement. - P.Cohen: Il y a aussi eu quelques votes communs entre le PS et le bloc central, notamment sur l'aide médicale d'Etat.

L'extrême droite a fait de cette aide un totem. LR voulait couper 200 millions. Renaissance a proposé une baisse de 110 millions, soit le maintien en valeur absolue des crédits de 2024.

C'est sur ce gel ou cette baisse que s'est noué le compromis. Les insoumis y voient une coupe. - E.Coquerel: La CMP vient de décider de baisser de 111 millions d'euros le budget de l'AME, qui marque le début d'une pente.

Cette pente, prise dans un climat où le Premier ministre parle de "submersion"...

Je prends les paris que si ce gouvernement n'était pas censuré, l'an prochain, on commencera à parler de cette question de panier de l'AME. - P.Cohen: Une pente dangereuse, selon E.Coquerel.

Son collègue A.Le Coq se demande si c'est l'extrême droite qui gouverne. L'extrême droite, le RN, voit les choses en sens inverse. - J.-P.Tanguy: Pour ce qui est des LR, c'est la plus lourde humiliation des Républicains depuis longtemps.

La liste était pourtant longue. Les LR n'ont même pas obtenu 200 pauvres millions d'euros sur l'AME. Ils n'ont obtenu même pas une petite modification ridicule du dispositif technique.

Les Républicains soutiennent E.Macron pour rien. - P.Cohen: J.-P.Tanguy soutient que les critères d'accès à l'AME n'ont pas été modifiés.

C'est la définition du compromis. C'est une sorte d'image inversée, d'absolu contraire du compromis. Les réunions avaient lieu au Sénat.

Là, j'ai plutôt l'impression que c'est l'Assemblée nationale. - A.-E.Lemoine: Qu'y a-t-il dans ce budget? - P.Cohen: Des impôts en plus.

Côté recettes, c'est pour l'essentiel le budget Barnier. On en a parlé il y a 3 ou 4 mois. Avec la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, 8 milliards d'euros, celle qui fait grincer B.Arnault, et l'effort temporaire avec l'impôt sur le revenu des ménages...

Cela concernera 24 000 foyers. Il y a aussi des taxes supplémentaires sur les chaudières à gaz, les billets d'avion, les voitures à essence, les ratons laveurs...

Ah non! J'oublie sûrement d'autres taxes. Il y a des coups de rabot.

On ne supprime rien, mais on donne moins d'argent à l'aide au développement, à l'écologie, à la culture, à l'agriculture, à la recherche, à l'enseignement supérieur. Les collectivités locales se voient demander un effort supplémentaire. Elles auront la possibilité de relever certains impôts, notamment les frais de notaire.

Prochaine étape lundi à l'Assemblée. F.Bayrou devrait engager sur ce texte qui n'est pas sanctuarisé...

Le gouvernement s'est engagé à ne plus toucher à la copie qui a été adoptée en même temps par la CMP. F.Bayrou devrait engager la responsabilité de son gouvernement.

Les insoumis déposeront une motion de censure. Incertitude encore sur le vote des socialistes et du RN. - A.-E.Lemoine: Vous, R.Lescure, qui avez toujours prôné le compromis...

Le compromis auquel sont arrivés les députés et les sénateurs vous satisfait? - R.Lescure: Ce qui me satisfait, c'est qu'on ait un compromis.

Je plaidais pour ça depuis plus de 8 mois. M.Barnier ne l'avait pas obtenu, en grande partie parce qu'il avait refusé de négocier avec la gauche.

Il s'est retrouvé dans les griffes du RN. F.Bayrou a voulu travailler avec la gauche dès le début. - P.Cohen: La gauche a voté contre. - R.Lescure: Vous savez bien que ce budget sera adopté si la gauche ne censure pas le gouvernement. - A.-E.Lemoine: Ce qu'elle décidera lundi. - P.Cohen: Ce n'est pas acquis. - A.-E.Lemoine: On en est où, au niveau de l'Himalaya qu'il faut grimper? - R.Lescure: Je l'ai dit à F.Bayrou: l'Himalaya, c'est une chaîne avec 9 sommets. - A.-E.Lemoine: Donc on en est à...? - R.Lescure: On en est au 2e, et il y en a d'autres.

C'est un bon compromis pour un budget qui n'est pas terrible. Personne ne se retrouve, dans ce budget. Il y a beaucoup d'impôts et du rabot un peu partout.

C'est un budget qui est parti du budget Attal, modifié par Barnier, interrompu par la censure...

C'est du bricolage. Ce qui est important, c'est que chacun fasse des efforts. On en a fait.

On a obtenu la sanctuarisation du budget de l'AME pour cette année et une moindre baisse des crédits pour l'enseignement supérieur et la recherche. Ca, c'est l'avenir. La préservation des effectifs dans l'école...

Les Républicains et la gauche ont obtenu des choses aussi. C'est un compromis. En 2026, il faudra tout reprendre différemment. - A.-E.Lemoine: La France ne peut pas fonctionner au bricolage? - R.Lescure: A chaque 8000 m, on se refait un bras de fer. - P.Cohen: On est à 5,4 de déficit, alors que le budget Barnier était à 5. - R.Lescure: On avait peur que ça finisse à 5,5 ou 5,6.

On ne s'arrête pas à 5,4. Il faut continuer à redresser les finances publiques, de manière un peu plus structurée, raisonnable. Le travail commence mercredi ou jeudi.

Préparer un budget...

Je suis convaincu qu'il faut avoir un budget qui préserve la croissance, qui l'alimente, tout en faisant des dépenses en moins, notamment dans le secteur social. Les collectivités locales, qu'on touche beaucoup moins que ce qu'on aurait dû, ça va être un travail... - A.-E.Lemoine: Un budget bricolé qui ne sera peut-être pas adopté si le gouvernement... - R.Lescure: Il le sera. - A.-E.Lemoine: Le gouvernement ne sera pas renversé? - R.Lescure: Je ne voterai pas la censure.

Je pense que les socialistes, et je leur tire mon chapeau, ont réalisé après la 1re censure que ce qu'ils avaient fait était assez grave. Ne pas avoir de gouvernement et de budget en France, c'était très grave. On a un budget qui ne satisfait personne mais qui n'offense personne, sauf les extrêmes, qui ont réagi de manière caricaturale.

Ne pas censurer ce budget, donner la chance au gouvernement de continuer à travailler, c'est un choix de responsabilité. On est face à un moment de l'histoire...

La responsabilité doit et va primer. - A.-E.Lemoine: Vous dites qu'il manque des socialistes dans ce gouvernement. - R.Lescure: Depuis 8 mois, je dis que si on veut avancer avec l'Assemblée, il n'y a pas de secret.

Arithmétiquement, il faut constituer un gouvernement d'urgence nationale avec des gens qui ne sont pas d'accord sur tout, mais qui sont d'accord pour se mettre d'accord sur la gestion d'un budget, de la Sécurité sociale...

Ca se fait dans toutes les démocraties parlementaires, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne, au Portugal, en Nouvelle-Zélande, au Canada...

Et nous, on ne serait pas capables? - P.Cohen: Ce serait compliqué.

Tout le monde parlerait de la cacophonie du gouvernement. - R.Lescure: C'est déjà le cas. - P.Cohen: Retailleau, sur les sans-papiers, serait contredit le soir même... - R.Lescure: Le péché originel de ce qu'on a aujourd'hui...

Dans les pays dont je parlais avant, une coalition, c'est un accord de gouvernement négocié, signé, dans lequel il y a tout ce qu'on va faire ensemble et les lignes rouges auxquelles on ne touchera pas. Là-dessus, il n'y a pas de cacophonie. Pour le reste, il y a la liberté de vote.

Il y a des sujets sur lesquels il n'y a pas d'accord, même au sein de la majorité: la fin de vie, l'évolution de l'immigration...

Ces sujets-là doivent donner leur chance au débat parlementaire. Sur l'essentiel, ne pas censurer le gouvernement et voter un budget, ça permet à la France d'avancer. - A.-E.Lemoine: On ne voit pas comment on pourrait réconcilier des socialistes avec B.Retailleau dans un même gouvernement, ou avec le Premier ministre et ses déclarations sur la "submersion migratoire".

Dans un nouveau livre à paraître la semaine prochaine, l'ancien ministre C.Beaune revient sur les conditions du vote de la loi sur l'immigration. Avec lui et d'autres ministres, vous n'étiez pas à l'aise avec cette loi.

La France ne s'est pas traiter de cette question sereinement? - R.Lescure: Exactement.

Prenez l'immigration économique. Ca fait une quinzaine d'années qu'on régularise 30 000 ou 40 000 personnes par an, des gens intégrés, qui travaillent, pour des jeunes qui étudient. On le fait de manière régulière.

Là, on a un ministre de l'Immigration qui mélange un peu tout... - A.-E.Lemoine: Un ministre de l'Intérieur! - R.Lescure: Voilà, lapsus peut-être révélateur.

Il nous dit: "C'est fini. On ne régularise plus." Il prend des mesures fermes.

Des chefs d'entreprise me parlent de salariés qui travaillent depuis 5 ans chez eux. Ils ont fait l'effort, et on ne les régularise pas. Ces OQTF...

Parlez-en avec des chefs d'entreprise, avec des élus, y compris de droite. Il y a vraiment un changement. Je le regrette.

Autant il faut être ferme sur l'immigration illégale...

Autant, oui, l'immigration de travail est une chance. J'ai vécu au Canada pendant 10 ans. Tous mes électeurs sont des immigrés qui travaillent en Amérique du Nord.

Ils ont des conjoints ou conjointes locaux. Il faut un peu d'humanisme. Je pense que ce sujet doit être traité avec un humanisme, une approche économique qui comprend les enjeux...

La bombe démographique, on est en plein dedans. Si on ne fait pas appel à l'immigration économique dans des métiers que je connais bien, comme dans l'industrie, dans l'accompagnement de nos aînés, dans la restauration, on aura des pans de l'économie à l'arrêt. Par ailleurs, il faut reconnaître...

Derrière les défauts de l'immigration, on mélange pas mal de choses: les enjeux de laïcité, d'intégration...

Il faut traiter ces sujets sans tabou. - A.-E.Lemoine: Les élus ou les chefs d'entreprise qui constatent qu'on raccompagne à la frontière des salariés qui travaillaient chez eux...

Tout le monde intervient pour assouplir les conditions d'application de la circulaire Retailleau? - R.Lescure: Pour l'instant, elle est appliquée.

Il y a des restaurateurs...

T.Marx, qui dirige une organisation professionnelle de la restauration, a été très clair et courageux. P.Martin, le patron du Medef, a été aussi vocal sur ce sujet.

Ca peut être une chance pour nous et pour eux. C'est un fait, l'immigration. On n'est pas dans la submersion.

Vous savez combien il y a d'immigrés en France? 10,5 %. C'était 8 % Il y a quelques années, donc ça a monté. - P.Cohen: Une hausse de 40 %. - R.Lescure: 10 % de la population, c'est moins qu'en Allemagne, en Angleterre, au Canada, aux Etats-Unis.

J'ai grandi à Montreuil, dans une cité HLM. Il y avait des gens de toutes nationalités et pas un voile dans la cité. J'y suis retourné récemment avec le maire.

Il y avait beaucoup de femmes voilées. Arrivant là-dedans, j'étais un peu mal à l'aise. Mais quand vous parlez avec une femme voilée, au bout de 30 secondes, vous voyez la femme et moins le voile.

Que ça puisse insécuriser les gens qui se sentent culturellement mal à l'aise, oui, mais toutes ces femmes-là sont françaises comme vous et moi. Elles ne sont pas immigrées. C'est souvent des 2e et 3e générations.

On ne réglera pas des enjeux de difficultés à l'assimilation, de séparatisme par un tas unique sur l'immigration. - M.Bouhafsi: Ce budget demande un effort temporaire sur l'impôt sur le revenu des ménages les plus aisés et une contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises.

Un effort limité à 2025. B.Arnault a dénoncé cette surtaxe comme étant une taxe made in France qui pousse à la délocalisation.

Il a été critiqué par M.-E.Leclerc.

B.Arnault lui a répondu sur les réseaux sociaux. Il a dit qu'il n'allait pas délocaliser LVMH.

LVMH en France, c'est 40 000 employés, 1er employeur de France. Vous avez été ministre de l'Industrie. Vous comprenez la colère de B.Arnault? - R.Lescure: Bien sûr.

M.-E.Leclerc est gentil, mais on ne va pas délocaliser les centres Leclerc.

Beaucoup d'usines sont parties de France. On a inversé le mouvement depuis 7 ans, pas de manière violente, mais quand même. On ouvre davantage d'usines qu'on en ferme.

B.Arnault fabrique une grande partie de ses produits en France. Il a 200 000 employés dans le monde, 40 000 en France.

Avec les sous-traitants, c'est 3 à 4 fois plus. Sans compter les emplois induits...

Il a raison. Je regrette qu'on ait dû augmenter l'impôt sur les sociétés. On l'avait baissé depuis 7 ans.

On n'a pas eu le choix. - M.Bouhafsi: Pour une entreprise qui paye 4 milliards d'impôts, c'est 800 millions.

Ce n'est pas énorme. - R.Lescure: C'est une entreprise qui paye 4 milliards d'impôts, vous l'avez dit.

Aujourd'hui, Total ne paye pas beaucoup d'impôts en France car elle ne gagne pas beaucoup d'argent en France. Je ne vous parle pas de Facebook, de Spotify, de Twitter et d'autres, qui gagnent de l'argent en France et qui payent zéro impôt. Je ne suis pas là pour faire l'exégèse de B.Arnault.

Il dit que les entreprises qui fabriquent en France payent plus d'impôts et vont être directement affectées par cette hausse, alors que d'autres qui fabriquent ailleurs ne vont pas la payer. Parmi les 42 décrets de D.Trump, il y en a un qui dit de sortir de l'accord sur la taxation des multinationales.

On avait obtenu que les grandes multinationales payent au minimum 15 %. Première réaction de D.Trump: en sortir. - A.-E.Lemoine: Il dit aux entreprises de venir produire chez lui. - R.Lescure: Les entreprises chez nous ne pourront plus exporter au même tarif.

C'est grave. C'est une compétition internationale très forte, notamment pour l'industrie, et l'industrie du luxe, qui est un champion français, avec les vins spiritueux, l'aéronautique, la pharma...

Il faut les accompagner dans cette compétition internationale. Ils doivent payer leurs impôts. On va simplifier les procédures.

Il faut qu'ils se décarbonent. On doit être aux côtés de ces entreprises. Ce n'est pas parce qu'on aime B.Arnault.

C'est que derrière B.Arnault, il y a 40 000 employés qui travaillent en France, et sans doute 200 000 qui travaillent grâce à l'entreprise. Arrêtons de caricaturer les entreprises, surtout celles qui payent leurs impôts en France.

Ils vont contribuer à l'effort national. Il faudra réfléchir à autre chose pour 2026. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.

On a des sujets à vous soumettre, notamment dans la Story de Mohamed. ...

Cris de joie. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un échange d'otages et de prisonniers toujours aussi tendu.

Le Hamas a annoncé la libération de 3 otages demain. Keith Siegel est la fille de l'un de ces otages. ... - M.Bouhafsi: Demain, Keith Siegel et Ofer Kalderon seront notamment libérés.

J'ai rencontré son cousin. C'est toute une famille qui trépigne d'impatience. - On ressent du soulagement parce qu'on sent que c'est la fin.

Si tout se passe bien, ce sera demain que sera libéré Ofer. On a des inquiétudes sur son état physique et mental. Dans le cadre de l'accord de trêve, le gouvernement israélien a demandé que les otages libérés soient d'abord les vivants.

La femme d'O.Kalderon, ma cousine, a envoyé un message à la famille pour dire qu'Ofer devait sortir demain. - M.Bouhafsi: Jusqu'à son arrivée à Gaza, la famille Kalderon ne veut pas s'avancer.

Les discussions se tendent de plus en plus entre Israël et le Hamas, notamment à cause des mises en scène lors des dernières libérations d'otages. Hier, au moment même où les 3 otages israéliens retrouvaient leur pays, 90 prisonniers palestiniens étaient censés faire le chemin inverse. B.Nétanyahou a haussé le ton. ... - M.Bouhafsi: De l'autre côté de la frontière, à Gaza, plus de 90 prisonniers ont retrouvé leurs proches.

La plupart ont passé la moitié de leur vie en prison en Israël. - M.Bouhafsi: Dans cette 1re phase du nouvel accord de libération concernant 33 otages, Israël a prévu de libérer 737 prisonniers palestiniens.

Un accord soutenu par toutes les familles d'otages. - Dans les gens qui vont être libérés, il y a des vrais criminels, des assassins. L'exemple de 2005, avec Y.Sinouar qui avait été libéré, a marqué les esprits. - M.Bouhafsi: Demain, O.Kalderon sera libéré.

Il a été enlevé en compagnie de ses 2 enfants, qui ont été libérés 52 jours plus tard. Il ne les aura croisés qu'une seule fois. - Il est très probable qu'Ofer n'ait aucune idée que ses enfants aient été libérés.

Il ne les a pas revus. Il peut penser que sa femme et son fils ont été assassinés. Les otages libérés ont raconté sur le chemin de Gaza en quittant leur kibboutz qu'ils ont vu des morts, des cadavres, des femmes se faire violer...

C'est la dernière image qu'ils ont d'Israël. - M.Bouhafsi: Demain, il restera 79 otages à Gaza. 35 ont été confirmés morts.

Le sort des 44 autres est incertain. Le Hamas a confirmé la mort de son chef, M.Deif.

Israël affirme l'avoir tué le 13 juillet dans la bande de Gaza. - A.-E.Lemoine: R.Lescure? - R.Lescure: D'abord, on se réjouit de la libération d'O.Kalderon, qui va retrouver ses enfants.

Ca va lui prendre un bout de temps pour se remettre de tout ça. On pense aussi aux victimes du 7-Octobre. 1200 morts, une quarantaine de Français...

On pense aussi aux victimes palestiniennes des combats qui font rage depuis plus d'un an là-bas. On avance doucement. J'espère une solution plus durable...

On ne peut pas me qualifier de trumpiste. Je pense qu'il a joué un rôle très important dans cette trêve. Le bras de fer, parfois, ça fonctionne.

Il a mis une pression très forte sur Israël. De ce point de vue-là, il a été utile. - M.Bouhafsi: Il reste un autre otage franco-israélien, O.Yahalomi. - A.-E.Lemoine: D.Pelicot a été entendu hier par le pôle cold case de Nanterre dans le cadre de 2 affaires non élucidées.

Le viol et le meurtre de S.Narme, 23 ans, tuée dans l'appartement qu'elle faisait visiter, et la tentative de viol de Marion, salariée d'une agence immobilière. D.Pelicot a reconnu cette agression. - Il explique qu'il a une pulsion quand il voit cette femme au travers de la vitrine de l'agence immobilière.

Il prétexte être intéressé par cet appartement. Il se rend avec elle et il l'agresse physiquement. Elle se débat.

Il réalise ce qu'il est en train de faire. Il prend la fuite. Elle se réfugie dans un placard de l'appartement, dans lequel elle va rester jusqu'à l'arrivée de son employeur, qui s'inquiète de son absence. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, F.Rault.

Vous représentez les 2 victimes présumées de D.Pelicot. Merci de votre présence au lendemain de cette audition qui confirme l'implication de D.Pelicot.

Des aveux qu'il a fallu lui arracher...

Il a fallu avoir des preuves à l'appui pour qu'il reconnaisse cette culpabilité? - F.Rault: Il ne reconnaît que lorsqu'il est acculé.

L'ADN est une trace unique. Chacun a le sien. Il n'y a pas de marge d'erreur ou si peu que ce n'est même pas la peine d'en parler. - A.-E.Lemoine: L'ADN retrouvé sur une goutte de sang sur la chaussure de Marion. - F.Rault: La goutte de sang est aussi sur la moquette à plusieurs endroits, autour de la scène qui s'est produite.

On est assez certains du déroulé des événements. - A.-E.Lemoine: Vous le confrontez à l'évidence, mais il affirme qu'il n'avait aucune intention de violer cette femme.

Il voulait seulement "la regarder se masturber". On comprend que c'est une façon d'amoindrir sa responsabilité, de s'en dégager. - F.Rault: Il n'a pas reconnu spontanément.

Pendant une journée entière de garde à vue, il a tenu tête aux policiers en leur disant qu'il ne connaissait pas cette jeune femme, qu'il n'était jamais allé dans ces lieux, qu'il ne connaissait pas l'appartement, qu'il n'était pour rien là-dedans. C'est à partir du moment où on lui met sous le nez l'expertise ADN, la preuve irréfutable de sa participation, qu'il dit: "Je vais vous dire la vérité." Il ne dit jamais la vérité.

Il ne cesse de minimiser, de botter en touche. C'est un peu le chat et la souris avec les policiers, avec le juge d'instruction. Il attend toujours qu'on lui pose des questions pour adapter la réponse qu'il va apporter.

Depuis le début, il a reconnu...

A partir du moment où il reconnaît, il a commencé à minimiser et ergoter. - A.-E.Lemoine: Notamment sur la façon dont les faits se sont déroulés.

Il dément avoir donné des coups de poing à la femme. Selon lui, ils se chamaillaient. Pourtant, l'examen médical de Marion cite des ecchymoses au front et des hématomes.

Si elle n'avait pas réussi à se défaire de ses liens et de son bâillon et à se barricader dans un placard, l'issue aurait été bien plus tragique? - F.Rault: Marion a eu la conviction que l'issue aurait été tragique.

Elle a dit très clairement: "J'ai vu que j'allais mourir. Je me suis sentie mourir." Elle n'avait pas de doute sur les intentions de son agresseur, sur l'issue de cette agression.

La force du désespoir lui a permis de se défaire de ses liens, qui n'étaient peut-être pas extrêmement serrés. Elle a fait la morte. Elle a cessé de respirer quand elle a compris que ce produit qu'il lui appliquait sur la bouche et sur le nez la faisait partir dans les vapes.

C'était de l'éther. Elle a senti que son corps était tout mou. Elle avait l'impression d'être dissociée.

C'est l'effet de l'éther. Elle a bloqué sa respiration. Il ne s'en est pas rendu compte.

Elle a petit à petit repris ses esprits. L'effet de l'éther est très court. Elle a profité d'un instant où il était occupé à faire ce qu'il avait à faire pour défaire ses liens, se relever...

Tout a été très vite et très brutal. Elle ne sait pas comment elle a trouvé la force de faire cela. Ils se sont battus.

Elle lui a rattrapé les parties génitales et a serré de toutes ses forces, a tourné comme un robinet qu'on voudrait fermer. C'est comme ça qu'elle l'a mis à terre et qu'il a été obligé de s'arrêter. Jamais, spontanément, il ne s'est arrêté et ne s'est enfui comme il le dit.

C'est du baratin. Ca ne s'est jamais passé comme ça. C'est elle qui s'est enfuie dans un placard, qui, Dieu merci, avait un verrou à l'intérieur.

Elle a pu se barricader. Elle a entendu qu'il tambourinait à la porte, qu'il lui intimait l'ordre de lui donner la clé de la porte. Il a essayé de la rattraper à ce moment-là.

Elle est restée tapie derrière la porte. Elle a attendu que ça passe. Elle a entendu beaucoup de bruit pendant environ une heure ou deux.

On perd un petit peu la notion du temps, avec la trouille de votre vie. A un moment donné, au bout de 4 heures, quand elle n'a plus entendu de bruit...

Elle a entendu du bruit dans les toilettes. Il a fait quelque chose pendant ce temps-là. On ne sait pas quoi.

Au bout d'un moment, elle s'est dit qu'elle ne pouvait pas rester comme ça. Il fallait qu'elle sorte. Il y a 2 solutions: ou bien il est tapi derrière la porte, elle sort, et il la tue, ou elle sort et elle peut s'échapper.

Elle ouvre la porte et c'est à ce moment-là qu'elle voit son employeur qui la cherchait partout. - A.-E.Lemoine: Elle a identifié D.Pelicot? - F.Rault: Bien sûr.

Ils ont été confrontés. Elle reconnaît la voix, l'allure, le physique. Ce qui est étonnant, c'est de la voir pendant cette confrontation...

En confrontation, on est les uns à côté des autres. J'étais entre lui et elle. Elle était terrifiée à l'idée de le voir.

Quand elle l'a vu entrer, elle était cachée derrière moi. Enfin, cachée...

Je faisais écran. Elle était contre moi. Je sentais son épaule.

Je ne sentais pas qu'elle tremblait, mais qu'elle était totalement nouée. Je sentais pratiquement chaque muscle de son épaule. C'était épouvantable. - A.-E.Lemoine: Cette agression comporte beaucoup de similitudes avec celle de S.Narme, elle aussi employée dans le secteur de l'immobilier, violée et tuée en 1991 à Paris, après avoir été, comme Marion, anesthésiée à l'éther, ligotée, bâillonnée, le bas du corps dénudé, le haut relevé.

Cet assassin qui donnait rendez-vous sous une fausse identité à de jeunes agentes immobilières, vous êtes convaincue que c'est D.Pelicot? - F.Rault: Tout concorde tellement qu'il est mis en examen.

Comme on dit dans notre jargon, on a estimé qu'il y avait suffisamment d'indices graves et concordants pour supposer qu'il était légitime de prononcer cette mesure. Quand j'entends Marion raconter et que je la vois pendant cette confrontation, j'ai l'impression de vivre la scène de Sophie. J'ai découvert cette scène d'abord par les photos de la scène de crime.

Ce sont des photos très brutales. Sur ces photos brutales mais figées, on se rend compte de la violence. On la ressent.

On ressent la rage de l'individu qui a commis ces faits. Il y a des détails qui vous interpellent. Ca fait comme une décharge électrique.

Tout d'un coup, je vois ce corps, cette violence, tout ce fouillis...

Tout a été jeté, fouillé. Ses bagues sont cassées. Tout d'un coup, vous avez un élément pas du tout concordant: les chaussures.

Les escarpins sont rangés de façon méticuleuse, perpendiculaires au corps. - A.-E.Lemoine: Comme? - F.Rault: Comme on va les retrouver sur la scène de Marion.

C'est exactement la même chose. Les 2 ont fait l'objet de violences, non seulement physiques, mais avec armes. Une arme blanche...

Marion parle d'un cutter. Sophie n'est pas là pour me dire ce qui l'a poignardée. Elle a été poignardée.

On retrouve à l'autopsie une large estafilade faite sous le sein gauche. Elle est étranglée aussi. Marion, on a tenté de l'étrangler à 2 reprises. - A.-E.Lemoine: Le meurtre et le viol sont démentis par D.Pelicot.

Contrairement à l'affaire de Marion, il vous manque des preuves ADN qui ont existé, mais qui ont disparu. Vous avez condamné l'Etat. - F.Rault: Absolument.

Sophie a été tuée un 4 décembre 1991. C'était dans la matinée, vers 10h30-11h. Le corps est retrouvé à 21h30 par son employeur.

L'autopsie a eu lieu dans la nuit. C'est directement après les faits. Il y a un prélèvement vaginal effectué et qui démontre qu'il y a des spermatozoïdes vivants.

On voit les flagelles bouger au microscope. Non seulement le médecin légiste les voit, mais il interpelle les officiers de police judiciaire qui sont obligatoirement assistants à l'autopsie, et qui confirment dans un procès-verbal qu'ils constatent les spermatozoïdes vivants. 20 jours plus tard, ils vont être envoyés pour être analysés pour extraire un ADN.

Le médecin spécialisé qui reçoit ces prélèvements ne reçoit pas les bons prélèvements. Il s'aperçoit que ce ne sont pas les mêmes numéros de lots. Le matériel qu'il a analysé ne comporte pas de sperme.

On n'a pas d'ADN. Le sperme qu'on avait avec cet ADN, qu'on allait extraire immédiatement après le viol, a disparu. - A.-E.Lemoine: Pour conclure, vous craignez que faute de preuves, D.Pelicot n'avoue jamais ce meurtre?

Si tant est qu'il en est le responsable? - F.Rault: Les expertises psychiatriques sont tout à fait unanimes à ce sujet.

On le voit bien, comment il réagit. A aucun moment il n'avouera quoi que ce soit, même si c'était plus anodin. Il ne le reconnaîtra pas tant que vous ne lui mettrez pas sous le nez de la preuve de son implication.

C'est son système de fonctionnement. - A.-E.Lemoine: Merci.

Ces 2 femmes ont été victimes de tentative de viol pour l'une et de meurtre et de viol pour l'autre. Restez avec nous pour le 5/5 de L.Sénéchal. - A.-E.Lemoine: De nouvelles pluies à Redon, inondée depuis 3 jours. - L.Sénéchal: Redon est en partie vidée de ses habitants.

La ville est comme une île cernée par les eaux, mais qui attire des curieux, au point que les forces de l'ordre ont dû mettre en place un barrage filtrant. Seuls les habitants peuvent passer. - On constate qu'il y a un certain tourisme lié aux inondations, qui fait que beaucoup de personnes viennent sur les points hauts prendre des photos et des vidéos. - L.Sénéchal: La circulation des trains doit reprendre progressivement à partir de demain.

C'est toujours bloqué entre Rennes et Nantes, et entre Rennes et le sud de la Bretagne. Regardez à quoi ressemblent les lignes ferroviaires. Les trains sont entourés d'eau.

Les crues n'ont pas vraiment submergé les voies. Les rails sont toujours émergés, mais la SNCF est obligée d'interrompre le trafic. - Si le train devait être arrêté au milieu des voies, on ne pourrait pas y accéder.

C'est primordial pour nous de pouvoir avoir accès aux voyageurs. - L.Sénéchal: Un éleveur de vaches laitières les pieds dans l'eau.

L'inflammation de leurs pis rendrait le lait invendable. Les ministres de l'Intérieur et de la Transition écologique se rendront sur place demain. - A.-E.Lemoine: La tombe de J.-M.Le Pen a été dégradée. - L.Sénéchal: Sa tombe a été manifestement brisée à coups de masse. "Je souhaite que les auteurs soient retrouvés et sévèrement punis par la loi", déclare le président du RN. - J.-P.Tanguy: Vous m'apprenez cette triste nouvelle.

J'imagine que c'est à peu près la même racaille qui a célébré place de la République la mort d'un homme. Ca dit tout d'eux et ça ne dit rien de nous. - L.Sénéchal: Voilà ce que dit B.Retailleau, le ministre de l'Intérieur.

Vous êtes d'accord, R.Lescure? - R.Lescure: Je m'oppose depuis toujours aux idées de J.-M.Le Pen et de ceux qu'on vient de voir, qui en sont les héritiers.

Ceci est inacceptable et inexcusable, condamnable au sens propre du terme. Ca ne sert à rien d'autre qu'à créer ce sentiment qu'on a tous...

Laissons-le reposer en paix. Concentrons-nous sur le vrai combat. - A.-E.Lemoine: Aux Etats-Unis, les boîtes noires ont été retrouvées après la catastrophe aérienne. - L.Sénéchal: Une collision en plein vol entre un avion de ligne et un hélicoptère militaire. 67 morts, dont des patineurs artistiques qui revenaient d'un événement.

Je vous parlais hier du couple de Russes champions du monde en 1994. N.Kerrigan était une rivale.

Elle a fait part de son émotion. ... - L.Sénéchal: Tout le milieu du patinage est solidaire.

Il y a même eu un hommage du Français leader du championnat d'Europe. C'était hier, pendant la compétition. Il a montré ce symbole d'amour et de compassion à la caméra sur son téléphone portable.

Il faut comprendre l'origine du drame. Les boîtes noires ont été repêchées. Parmi les hypothèses: la pollution lumineuse, qui aurait pu gêner les pilotes.

La chaîne britannique Sky News a reconstitué le drame à l'aide de simulateurs. ... - L.Sénéchal: Dans un rapport préliminaire, l'aviation civile américaine estime anormal qu'un seul contrôleur, et non deux, était en contact avec les appareils le jour du drame.

Trump a déjà accusé les présidents démocrates Obama et Biden d'avoir abaissé les normes de sécurité. Il a ensuite précisé sa pensée. Pour lui, c'est la faute du recrutement de personnes issues de minorités, notamment des personnes handicapées. ... - L.Sénéchal: R.Lescure, vous êtes député des Français d'Amérique du Nord.

C'est hallucinant, de voir ça. - R.Lescure: Vous n'avez pas montré l'autre versant de l'image, avec les reporters.

Ils sont abasourdis. On ne dira pas que le patron de la FAA a démissionné parce que Musk lui a demandé de démissionner. Dommage collatéral de la puissance... - A.-E.Lemoine: Depuis cet incident? - R.Lescure: Non.

Il n'y avait même pas de patron pour cette organisation. Il manquait un contrôleur aérien. La première réaction de nous tous, c'est la tristesse, l'empathie.

Il n'a pas eu un mot pour les victimes. Il a commencé par Obama et Biden. 24 heures après, c'est la faute des politiques de diversité.

Ca montre ce qu'il est vraiment. Est-ce que ça va réveiller les consciences là-bas? Pas sûr.

Il est pour l'instant extrêmement populaire, jour après jour, au fur et à mesure qu'il édite des décrets qui n'ont ni queue ni tête, mais qui, pour certains, sont très violents...

C'est le vrai Trump. - A.-E.Lemoine: Qui a des partisans qui lui vouent un véritable culte de la personnalité. - L.Sénéchal: Il a 78 ans.

Il multiplie les allusions à un mandat supplémentaire, alors que c'est interdit par la Constitution. Pourquoi pas même deux? Le voilà qui blague auprès de ses partisans. ... - L.Sénéchal: Un élu a déposé un texte pour relancer le processus de modification de la Constitution.

Il n'y a aucune chance qu'il passe. Il faudrait l'accord de tous les Etats américains. Peu de chances de voir la tête de Trump au-dessus du mont Rushmore.

Là aussi, une élue républicaine a déposé un texte en ce sens, pour ajouter Trump au monument. Cela amuse les émissions satiriques. ... - L.Sénéchal: Ce projet "Trump au mont Rushmore" date de son premier mandat.

C'est une photo qui avait lui-même publiée sur son réseau social. Il en avait fait la promotion en 2020. Il avait évoqué le projet avec la gouverneur du Dakota du Sud.

Elle lui a répondu qu'elle ne pouvait rien faire car il s'agit d'un monument fédéral. - A.-E.Lemoine: E.Macron en visite surprise dans une petite ville de l'Aisne. - L.Sénéchal: Il s'est rendu dans le café du coin.

Ca a provoqué la surprise des habitants. Les habitants ont d'abord cru à une blague. - Il est rentré dans le bar.

Il nous a dit bonjour. Il a pris un café. Il a discuté un peu avec nous.

Il m'a demandé depuis combien de temps j'étais ici. Il a discuté avec un autre client, qui lui a expliqué ce qu'il faisait et où il travaillait. Quand je l'ai vu rentrer, je me suis demandé si ce n'était pas un sosie.

J'étais choquée. Je tremblais de partout. - L.Sénéchal: Il était en déplacement dans Le Nord.

Il a annoncé un plan de soutien au développement d'une région en partie sinistrée. Il a pris son temps pour rentrer à l'Elysée. Il a dormi dans un gîte.

Il a décidé d'aller à la rencontre des Français. Il a fait un mot d'excuse pour le retard pris par les lycéens qui étaient avec lui. - Bonjour, madame.

On est avec le président. - E.Macron: C'est à cause de moi s'ils sont en retard.

Ils sont tous accrochés au travail. Je voulais vous remercier de vous occuper de nos jeunes et de les préparer à la vie. Bon courage. - Merci, monsieur! - L.Sénéchal: Un président devrait-il communiquer de cette manière?

Non, estime l'Association de la presse présidentielle, pour qui E.Macron a une mauvaise habitude de fuir parfois les journalistes. - Ca arrive régulièrement.

C'est une tentation de l'Elysée, ils assument de manière assez ouverte, que le président veuille rencontrer les Français sans filtre. Le fait qu'il y ait un journaliste présent dans une salle n'empêche pas le président de parler avec les Français. Oui, il y a les images des téléphones mobiles.

Ce n'est pas neutre, comme source. Les photographes de l'Elysée étaient sur place. Démocratiquement, c'est un vrai problème.

Il ne faut pas confondre la communication politique et l'information. - L.Sénéchal: Il y avait un journaliste présent, mais par hasard. - P.Cohen: Le correspondant du "Courrier d'Hirson", prévenu par le maire. - R.Lescure: Le tirage a dû être un peu augmenté. - P.Cohen: Il a parfaitement raison d'émettre cette protestation. - A.-E.Lemoine: On va revoir la vasque olympique. - L.Sénéchal: E.Macron l'a annoncé tout à l'heure. ... - A.-E.Lemoine: C'était le tweet le plus long! - Quelque chose a disparu du décor? - Une sorte de dirigeable éclairé, très joli.

J'aimerais bien qu'on la retrouve quelque part ailleurs. - Tous les étés, jusqu'en 2028, elle va revenir. - Très bonne nouvelle. - C'est une excellente nouvelle. - C'est une super bonne idée.

Ca va nous rappeler de bons souvenirs, un moment un peu suspendu où la France était heureuse, performante et hyper bien organisée. - A.-E.Lemoine: Merci, Lorrain.

Merci, R.Lescure, d'être venu. Merci, F.Rault.

Dans un instant, "C à vous la suite".