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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 16 juin 2018 66 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSolidarités & familleÉconomie & entreprisesEurope & international

"Pognon", migrants : pourquoi Macron assume tout #cdanslair 16.06.2018

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 48 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:49OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on pourrait dire ça un peu de la semaine d'Emmanuel Macron ? Quel est votre commentaire ?

  • 3:52OuverteRéponse directe

    Brice Tinturier, cette semaine a-t-elle été maîtrisée ou subie par Emmanuel Macron ?

  • 4:32OuverteRéponse directe

    Cécile Cornudet, sur le social, est-ce que c'est délibéré ?

  • 5:40OuverteRéponse directe

    Paul Quignot, Emmanuel Macron a-t-il raison d'assumer cette position sur les aides sociales ?

  • 7:17OuverteRéponse directe

    Sonia Crimi, comment expliquez-vous votre réaction à la vidéo de l'Élysée ?

  • 8:52OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette amitié mise en scène avec Philippe Devilliers ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39PrésentateurFait
    « Un pognon de dingue pour les aides sociales. »
  • 0:48PrésentateurFait
    « Pas question d'accueillir le navire transportant 629 réfugiés. »
  • 13:11PrésentateurPromesse
    « Le chef de l'État annonce le remboursement total de certaines lunettes, prothèses auditives et couronnes dentaires pour les personnes en difficulté. »
  • 13:37PrésentateurFait
    « Si on fait du Thatcher, on obtient le Brexit. Si on fait du Reagan, on obtient Trump. »
  • 13:49PrésentateurFait
    « C'est du social-libéralisme. Ce n'est pas juste du libéralisme. »
  • 16:50PrésentateurFait
    « On va faire plus de prévention, on va sortir de la logique de guichet pour mieux accompagner. »
  • 31:43PrésentateurFait
    « Le président Macron et moi-même avons une entente parfaite. »
  • 32:37PrésentateurFait
    « Il y a là la preuve d'une forme de cynisme et d'une part d'irresponsabilité du gouvernement italien face à cette situation humanitaire dramatique. »
  • 33:27PrésentateurFait
    « Emmanuel, si tu as le cœur aussi gros que tu le dis, nous te donnerons dès demain les 9 000 personnes à accueillir. »
  • 35:42PrésentateurFait
    « Elle n'agit pas de façon similaire. Elle fait beaucoup moins que l'Italie et la France. »
  • 36:47PrésentateurFait
    « Macron fait exactement le contraire aujourd'hui de ce qu'il disait pendant la campagne. »
  • 40:36PrésentateurChiffre
    « Nous, il y en avait 150 000 qui devaient être répartis au nom de la solidarité européenne. »
  • 40:41PrésentateurChiffre
    « On en a pris 660. »
  • 42:17PrésentateurChiffre
    « La France devait en prendre 20 000. Elle en a pris 5 000. »
  • 45:51InvitéChiffre
    « François Hollande dédicace son livre, un succès en librairie vendu à 80 000 exemplaires. »
  • 46:47InvitéFait
    « Il a fait de son mieux, mais moi, il était quand même seul. »
  • 47:28PrésentateurFait
    « Le président des riches, c'est ce qu'on entend beaucoup. »
  • 1:00:29PrésentateurFait
    « Pourquoi cette vidéo a-t-elle été publiée ? »
  • 1:02:00PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron a-t-il du cœur ? »
  • 1:03:36InvitéFait
    « Je vais souvent au conflit avec les gens. »
  • 1:03:47PrésentateurFait
    « Une compétition réussie est une compétition gagnée. »

Temps de parole

  • Présentateur79 %
  • Invité11 %
  • ?4 %
  • Invité 23 %

≈ 34 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
Locuteur

Bonsoir

0:12
Présentateur

à tous, bienvenue dans C'est dans l'air. Un président qui assume, ça on a l'habitude. Un président qui bouscule, c'est fréquent aussi. Un président qui ne dévie pas de sa route. Enfin, on attendait un virage social, réclamé notamment par les économistes qui avaient inspiré sa campagne présidentielle. C'est l'inverse qui s'est produit. Un discours cash sous la forme d'une vidéo diffusée cette semaine par sa conseillère presse. Deux minutes de coulisses d'une réunion et une formule. Un pognon de dingue pour les aides sociales. Qui suscite aujourd'hui encore une polémique. Emmanuel Macron assume aussi quand il prend position sur la question des migrants.

Pas question d'accueillir le navire transportant 629 réfugiés. Crise diplomatique avec l'Italie, tant pis. L'Elysée est en phase avec l'opinion. Au final, une semaine assez chahutée. Mais un chef de l'État qui reste droit dans ses bottes un peu trop. On en parle ce soir avec nos invités. Bruno Jeudy, vous êtes rédacteur en chef du service politique de Paris Match. Dans votre baromètre mensuel IFO Paris Match. On constate une baisse de popularité d'Emmanuel Macron et de tous ses ministres. Brice Tinturier,

1:15
Locuteur

vous

1:15
Présentateur

êtes directeur délégué de l'Institut de sondage Ipsos. Je rappelle votre ouvrage. Plus rien à faire, plus rien à foutre. Publié chez Robert Laffont. Cécile Cornudet, vous êtes éditorialiste politique au journal Les Echos. Paul Quignot, vous êtes directeur délégué de la rédaction de Libération. Bonsoir à tous les quatre. Merci beaucoup de participer à cette émission en direct. Nous attendons vos questions par SMS et Internet. Un peu laborieux, mais ça passe. C'est ce qu'on entend aujourd'hui à propos du match des Bleus

1:42
Locuteur

contre

1:43
Présentateur

l'Australie. Premier match de la Coupe du Monde pour l'équipe de Didier Deschamps. Un peu laborieux, mais ça passe. Est-ce qu'on pourrait dire ça un peu de la semaine d'Emmanuel Macron ? Quel est votre commentaire, Bruno Jeudy, après cette autre partie politique, cette fois, qui s'est jouée cette semaine ? Semaine laborieuse, incontestable pour Emmanuel Macron, qui était sur plusieurs fronts. On le verra. Le front des migrants et une drôle de diplomatie avec les Italiens. Et puis une semaine sociale, un peu à double face, vous l'avez dit. Ce discours, la mutualité, qui pour moi n'avait rien de révolutionnaire. Il cherche à améliorer l'État-providence, mais il ne le remet pas en cause.

Comme par exemple la droite le proposait pendant la campagne présidentielle. Et puis, mais comme il fait dur en même temps, avant ce discours, il a posté cette vidéo. Vous en parliez dans votre lancement. Une vidéo, une plus grosse ficelle dans la communication. Mais là, ça marche, puisque l'objectif était à la fois de, j'allais dire, d'envoyer un petit signal à la droite populaire, avec cette formule, un peu oignon de dingue. Et puis en même temps aussi, clore le débat sur son aile gauche, qui réclame plus de social. Et là, il n'a pas dévié. Il reste dans ses bottes. Alors tout ça est un peu, là, c'est une période un petit peu compliquée cette semaine.

Même si on en parle moins, mais il a aussi un succès avec la SNCF. On voit bien que la

3:10
Locuteur

loi est passée,

3:11
Présentateur

la réforme est adoptée, la grève s'effiloche. Elle n'est pas terminée, mais cette réforme importante est passée. Donc c'est, au fond, on termine ce printemps pour Emmanuel Macron, sans doute un peu plus compliqué qu'il y a quelques mois. Mais au fond, c'est l'exercice du pouvoir. Alors il faudra voir, parce que dans les sondages, on voit bien que, mais ça on en parlera, il y a quand même une vraie mutation chez ceux qui le soutiennent, de moins en moins à gauche, et puis de plus en plus à droite.

Et ça, à un moment ou à un autre, on l'a vu cette semaine, sa majorité commence un peu à tanguer, notamment sur le sujet des migrants, qui est à mon avis un vrai sujet potentiellement de difficultés dans sa majorité. – Brice Tinturier, vous diriez que cette semaine, elle a été maîtrisée,

3:55
Locuteur

ou

3:56
Présentateur

au contraire, finalement, qu'elle a été subie par Emmanuel Macron ? – J'ai l'impression que ça dépend des sujets.

4:02
Locuteur

C

4:02
Présentateur

'est-à

4:03
Locuteur

-dire

4:03
Présentateur

que sur la question des migrants, elle a probablement été plus subie ou un peu plus chaotique que maîtrisée. Sur la question du social, je crois que là, il y a un chemin, une cohérence, une volonté délibérée qui a été assumée et préparée. Donc, les résultats, c'est autre chose, mais sur la semaine et la diversité de ces sujets, je pense que certains ont été correctement gérés par le président, en tous les cas, tels qu'il voulait les gérer. D'autres, ça se discute davantage. – Un but marqué, un but encaissé, d'une certaine façon. Cécile Cornudet

4:32
Locuteur

? – Oui, sur

4:33
Invité

le social, moi, je pense que c'est totalement délibéré. Il clôt une période de flou, en fait, où il y avait quand même pas mal d'interrogations dans son camp, vous l'avez dit, sur la ligne. Et bien là, il réaffirme, il ne change pas de cap, voire il parle délibérément

4:47
Locuteur

à

4:47
Invité

l'électorat de droite. Voilà, c'est pas tout à fait le Macron de la campagne, mais le Macron d'aujourd'hui, c'est quelqu'un qui assume d'avoir un discours offensif sur les aides sociales. Sa vidéo, peut-être qu'à long terme, en termes de communication, on se dira que c'était un peu les grosses ficelles, et surtout, il avait dit qu'il ne ferait pas ce genre de choses. Mais il n'empêche, dans le brouhaha médiatique, il voulait qu'un message surpasse tout ça et arrive aux oreilles des Français. Et je pense que d'ailleurs, ses opposants font son jeu quand ils critiquent la vidéo, parce que finalement, ce message aux Français est arrivé. Le système social est insatisfaisant pour eux.

On n'en a pas pour notre argent, c'est ce qu'on entend beaucoup, et c'est ça qu'il a formulé à leur place. Et je pense qu'à court terme, en tout cas, c'est quelque chose qui peut lui faire marquer des points.

5:40
Présentateur

– Il a raison d'assumer cela, Emmanuel Macron, Paul Quignot

5:43
Locuteur

? –

5:44
Présentateur

D'une certaine manière, oui, parce que l'opinion a l'air de le suivre quand même. Comme l'opinion l'a suivi sur la SNCF, c'est vrai que sur la nécessité de réformer le système des aides sociales, globalement, l'opinion le suit et trouve que le système est aujourd'hui trop compliqué, et qu'il y a trop de… et assez favorable à l'idée qu'il avait avancé pendant la campagne, c'est

6:03
Locuteur

un

6:03
Présentateur

système d'allocation unique. Je crois qu'il y a 11 prestations aujourd'hui sociales, les Français ont le sentiment de ne

6:09
Locuteur

pas

6:09
Présentateur

y comprendre grand-chose, et sont plutôt d'accord avec cette idée-là. Sur la com, je ne

6:14
Locuteur

suis

6:14
Présentateur

pas sûr que ce soit complètement maîtrisé. Je trouve que sa vidéo est contradictoire avec l'image qu'il a installée du président régalien. Là, d'une certaine manière, il fait du Sarkozy, avec des

6:26
Locuteur

petites

6:27
Présentateur

phrases un petit peu pas vulgaires, mais en tout cas très en langage parlé, en tout cas, si on est sympa. Donc sur la com, je ne

6:34
Locuteur

suis

6:34
Présentateur

pas sûr qu'à long terme, que les Français comprennent grand-chose. Sur l'aide sociale, ce qui est frappant, c'est que ça confirme son image de président des riches, d'une certaine manière, parce qu'il décroche un petit peu globalement. Il a décroché chez nous, dans le sondage Via Voice qu'on a publié cette semaine, il perd 4 points, je crois que c'est à peu près ce qui se passe à peu près partout. Mais il décroche vraiment à gauche et au sein des classes populaires. Donc voilà, d'une certaine manière, ça veut dire qu'il assume. Il sait que l'opinion, globalement, ne bouge pas. Il est d'accord avec le fait qu'il est là pour déverrouiller le pays, transformer les choses.

Donc elle continue de lui faire ce crédit-là. Attention quand même au vrai décrochage à gauche. – Brice Tinturier, là aussi, il assume de perdre une partie de cet électorat de gauche. Il se dit, ce n

7:23
Locuteur

'est

7:23
Présentateur

pas grave. – Mais de plus en plus clairement.

7:25
Locuteur

C

7:25
Présentateur

'est-à

7:25
Locuteur

-dire

7:25
Présentateur

que vraiment, la cohérence et la continuité depuis le début du quinquennat, c'est une ligne qui fait fi des protestations à gauche, qui fait fi de l'électorat réduit, mais qui existe pourtant, on va dire socialiste de gouvernement, en tous les cas, qui n'est pas dans la France insoumise et qui ne se reconnaît pas dans le macronisme. On a l'impression que cet électorat-là, ce n'est pas son sujet. Et stratégiquement, on peut comprendre pourquoi il fait ça. Il a beaucoup plus intérêt, effectivement, à continuer à casser la droite en deux, donc à faire à la fois un peu du sarco sur la forme pour se faire entendre, et puis en même temps à ne pas annoncer énormément de choses.

Parce qu'il s'est fait attendu sur cette ligne, mais en termes d'annonce, il y a eu des choses sur la santé, il y

8:03
Locuteur

a

8:03
Présentateur

eu une réaffirmation sur des principes, responsabilisation, prévention, etc. Mais on n

8:08
Locuteur

'a

8:08
Présentateur

pas eu d'annonce. Et là où, moi, je crois qu'il doit quand même faire attention, c'est que oui, les Français considèrent que le système est très compliqué et trop compliqué, mais ils demandent encore beaucoup de protection, malgré tout. Et la question des inégalités, c'est une question croissante, une préoccupation croissante. Et ce qu'il n'a pas dit, puisqu'il dit qu'on met beaucoup d'argent, beaucoup de pognon dans le système social, c'est vrai, il est parfaitement en droit de le dire, mais il y a une finalité qui est également objectivable, c'est que ça permet dans ce pays aussi de réduire les inégalités. Et ça, les Français y sont attachés.

Donc il peut perdre en popularité, ce qui ne veut pas dire qu'électoralement parlant, ce n'est pas positif, parce que là, c'est autre chose, et il continue à casser la droite en deux et en attirer une grande partie. – On pourrait ajouter aussi dans les contre-pieds de ce président, c'est que la semaine où on l'attend sur le social, alors non seulement il

8:55
Locuteur

y

8:55
Présentateur

a cette vidéo, on va y revenir, mais il va en Vendée

8:58
Locuteur

pour

8:59
Présentateur

rencontrer Philippe Devilliers. – Oui,

9:00
Locuteur

oui,

9:00
Présentateur

il

9:02
Locuteur

a bien

9:02
Présentateur

mis en scène cette amitié, son ami du bocage, Philippe Devilliers, alors il était déjà allé le voir quand il était ministre, Philippe Devilliers, depuis, ne cesse de déclamer sur toutes les ondes

9:18
Locuteur

de

9:18
Présentateur

son amitié pour le président Macron, tout les oppose, mais au fond, Emmanuel Macron, ça l'arrange, ça lui permet de continuer, enfoncer un coin sur la droite, d'aller chercher Wauquiez sur son flanc droit, même s'il est lisé par le biais de son porte-parole, qui a pris la parole une fois n'est pas coutume, elle nous a expliqué qu'en fait, non, non, ils ne sont d'accord sur rien, moi je crois que là, il y a beaucoup de cinéma, et qu'à l'arrivée, tout ça, ça ne séduira pas grand monde, parce qu'il faudra bien qu'Emmanuel Macron tienne sa promesse sur la PMA, il y aura un certain nombre de sujets qui, de toute façon, feront fuir cette droite comme ça, qui peut effectivement s'amuser de voir Villiers et Macron faire un pas de deux, mais c'est un peu du cinéma, mais par contre, c'est clair que ça fait mal à Wauquiez, au moins dans le moment présent.

C'est la phrase de la semaine politique, et elle est signée à Emmanuel Macron dans une vidéo postée par l'une de ses conseillères à l'Elysée, le président évoque le pognon de dingue investi dans les minima sociaux, des propos qui ont suscité colère et indignation auprès de certains membres de la majorité, ceux qui réclamaient un virage à gauche du gouvernement devront donc encore attendre. Félix Tomain et Maxime Liogier.

10:36
Locuteur

En

10:36
Présentateur

visite dans le palais de justice flambant neuf de Caen, après une semaine mouvementée, Sonia Crimi, députée en marche de la Manche, s'offre un moment de répit sur le terrain, loin

10:48
Locuteur

de

10:48
Présentateur

l'agitation de l'Assemblée.

10:50
Locuteur

C

10:50
François Hollande

'est une visite qui était un peu perturbée par ma semaine, j'ai eu une semaine assez... pas très tranquille à Paris.

10:57
Présentateur

Une semaine, pas très tranquille. Sûrement la conséquence de cette vidéo mise en ligne dans la nuit de mardi à mercredi par l'Elysée.

11:05
Locuteur

On

11:05
Présentateur

met

11:06
Locuteur

trop

11:06
Invité

de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif.

11:09
Locuteur

On

11:10
Invité

met un pognon de dingue dans des minima sociaux, les gens ils sont quand même pauvres.

11:14
Locuteur

Des

11:15
Présentateur

propos cash

11:15
Locuteur

qui

11:16
Présentateur

ont fait réagir l'ensemble de la classe politique

11:21
Locuteur

et

11:21
Présentateur

qui ont fortement déplu

11:23
Locuteur

à

11:23
Présentateur

Sonia Crimi.

11:26
Locuteur

C

11:26
François Hollande

'est beaucoup plus qu'une histoire d'argent au pognon, si vous voulez. C'est beaucoup plus qu'une histoire d'argent aujourd'hui. C'est tout un accompagnement. Et on est dans une période où tout est violent. On est dans une période où

11:39
Locuteur

il

11:39
François Hollande

y

11:39
Locuteur

a

11:39
François Hollande

énormément de violence, en fait. Et moi, je ne souhaite pas qu'on rajoute à la violence des faits, de la vie de tous les jours, on rajoute la violence des mots.

11:49
Locuteur

Et

11:50
Présentateur

Sonia Crimi n'est pas la seule.

11:52
François Hollande

Monsieur le Premier ministre, le président de la République a clairement

11:55
Locuteur

fixé notre

11:56
Présentateur

cadre. D'autres députés de la majorité n'hésitent plus à critiquer publiquement une politique qu'ils jugent trop à droite et compliquée à défendre.

12:04
Locuteur

Alors

12:05
Présentateur

que des révélations mettent en cause le train de vie du chef de l'Etat,

12:09
Locuteur

le

12:09
Présentateur

recours au Falcon présidentiel pour un trajet d'à peine 110 km,

12:13
Locuteur

ou

12:14
Présentateur

des dépenses qui peuvent paraître exagérées pour changer le service de table de l'Elysée.

12:19
Locuteur

Ce

12:19
Présentateur

qui provoque

12:20
Locuteur

l

12:21
Présentateur

'ironie de l'opposition. Paraphrasant Hollande, Macron doit se dire,

12:27
Locuteur

mon

12:27
Présentateur

ennemi,

12:28
Locuteur

c

12:28
Présentateur

'est la faïence.

12:31
Locuteur

Pourtant, cette

12:33
Présentateur

semaine devant le congrès des mutualistes, Emmanuel Macron souhaitait montrer l'image d'un président déterminé

12:40
Locuteur

à

12:40
Présentateur

lutter contre les inégalités.

12:43
Locuteur

C

12:44
Présentateur

'est cela le combat que je veux pour ce quinquennat.

12:47
Locuteur

Une

12:47
Présentateur

vie digne. Et une vie digne, ça ne veut pas dire promettre de rester là où on est né.

12:54
Locuteur

Ça

12:54
Présentateur

ne veut pas dire promettre de rester là où on est tombé. Ça

12:58
Invité

veut dire avoir une société qui vous donne les conditions de cette dignité.

13:03
Locuteur

Le

13:03
Présentateur

chef de l'Etat annonce le remboursement total de certaines lunettes, prothèses auditives et couronnes dentaires pour les personnes en difficulté.

13:11
Locuteur

C

13:11
Présentateur

'est le reste à charge zéro. Cette promesse de campagne suffira-t-elle à rassurer ceux qui le pressent de se recentrer

13:18
Locuteur

? À

13:19
Présentateur

l'image de ces trois économistes, conseillers du président durant sa campagne,

13:23
Locuteur

qui

13:24
Présentateur

au début du mois lui ont transmis une note, dans laquelle il lui demande un rééquilibrage social de sa politique.

13:31
Locuteur

Si

13:31
Présentateur

on fait du Thatcher, on obtient le Brexit. Si on fait du Reagan, on obtient Trump. Et il ne faut pas faire la même chose chez nous. Quand je vois certains ministres qui parlent de réduire les prestations sociales, alors là je dis non. Parce qu'il faut clairement dire que notre modèle, c'est le modèle scandinave, et pas le modèle anglo-saxon. Il faut qu

13:47
Locuteur

'on

13:47
Présentateur

soit très clair là où on veut aller. C'est du social-libéralisme. Ce n'est pas juste du libéralisme. Les économistes s'inquiètent également de voir que ce sont trois personnalités issues des rangs de la droite qui tiennent Bercy et Matignon.

14:00
Locuteur

Et

14:01
Présentateur

qui incarnerait la politique économique et sociale du gouvernement. Des inquiétudes injustifiées, selon la porte-parole des députés de la République en marche.

14:10
Invité

Moi ce que je dis surtout, c'est qu'on n

14:12
Locuteur

'a

14:12
Invité

pas besoin de rééquilibrage à partir du moment où on n'est pas déséquilibré. Moi je n

14:16
Locuteur

'ai

14:16
Invité

pas l'impression qu'il

14:16
Locuteur

y a

14:16
Invité

une jambe qui est plus forte que l'autre, puisque j'entends jambe gauche ou jambe droite. On mène juste la politique pour laquelle on a été élu et qui est cohérente. Donc typiquement, au tout début, on a voté les ordonnances sur le travail pour libérer le marché du travail. Et aujourd'hui, à l'Assemblée nationale, on étudie la loi pour la formation professionnelle. Parce que c'est un ensemble et que les deux se répondent. Et c'est ça les deux jambes. Emmanuel Macron entendra-t-il les partisans

14:39
Présentateur

d'un virage social

14:40
Locuteur

? Réponse

14:41
Présentateur

dans un mois,

14:42
Locuteur

lors

14:42
Présentateur

de la présentation de son plan de lutte contre la pauvreté.

14:46
Locuteur

L

14:46
Présentateur

'occasion peut-être

14:47
Locuteur

de

14:48
Présentateur

se débarrasser de cette étiquette qui lui colle à la peau. Celle d'un président qui penche à droite,

14:53
Locuteur

et

14:54
Présentateur

pas qu'en politique.

14:56
Locuteur

Alors,

14:56
Présentateur

je voudrais qu'on revienne encore un instant sur cette fameuse vidéo, parce que ça a surpris tout le monde. Est-ce qu'avec 3-4 jours de retard, de recul plus précisément, Bruno Jeudy, on en sait un peu plus sur qui a décidé quoi ? Ça a été validé par le président ? Ça a été posté à 1h du matin, on n

15:12
Locuteur

'a

15:12
Présentateur

pas bien compris ? Vous en savez un peu plus ? Alors de toute façon, sur ce type de vidéo, ça ne peut sortir qu'avec le feu vert de l'Elysée.

15:18
Locuteur

C

15:18
Présentateur

'est la directrice de communication de l'Elysée. Qui a posté cette vidéo sur son compte Twitter, et ensuite l'a distillée auprès des journalistes qui travaillent dans les matinales à la radio, pour que justement, ça fasse le matin l'événement, et que ça mette un coup de projecteur sur ce discours. Alors pourquoi l'Elysée l'a-t-il fait ? Il

15:40
Locuteur

y a eu

15:40
Présentateur

plusieurs possibilités. D'abord, il y avait le fait peut-être que ce discours pouvait passer au second plan, compte tenu de l'actualité par ailleurs assez riche. Deuxièmement,

15:47
Locuteur

il

15:47
Présentateur

y avait aussi peut-être l'idée d'effacer la polémique sur l'Italie et les migrants. On en parlera tout à l'heure, mais c'était quand même, puisque c'est en milieu de semaine que ça intervient. Et puis la troisième chose, il y avait ce qu'on a dit précédemment, c'est-à-dire la volonté d'Emmanuel Macron, au fond, de faire ce double message. D'abord, cette vidéo, une vidéo avec cette phrase choc, pognon de dingue, un style très fleuri à la Sarkozy, et à mon avis avec un message qui est d'abord de s'adresser à ces populaires de droite.

Vous savez, ceux qui, comme Laurent Wauquiez, pensent que l'assistanat, c'est une forme de cancer, c'était sa formule, qui pensent qu'il y a trop d'aides sociales.

16:29
Locuteur

Et

16:29
Présentateur

donc, Emmanuel Macron, quand il dit ça, il ne se trompe pas de cible. Et puis la deuxième chose, c'était justement

16:35
Locuteur

mettre

16:36
Présentateur

un terme à ce débat sur, vous savez, libérer, protéger, la jambe gauche, il faut muscler la jambe gauche. Eh bien non, Emmanuel Macron a clos ce débat, avec ce discours, quelques heures plus tard à Montpellier, qui était finalement un discours plutôt de compromis, rien d'extrêmement révolutionnaire, on va faire plus de prévention, on va sortir de la logique de guichet pour mieux accompagner. Bon, mais c'est des choses très intéressantes, déjà entendues et pas très nouvelles. J'ajoute un dernier point quand même à travers cette vidéo, qui est quand même assez grossière, il y

17:12
Locuteur

a

17:12
Présentateur

du montage, ce n

17:13
Locuteur

'est

17:13
Présentateur

pas terrible. En plus, Emmanuel Macron qui nous a habitués, on nous a vendu la pensée complexe, là en 2 minutes 53, on aurait à peu près sa pensée sociale. C'est assez contradictoire avec tout ce qu'ils nous ont vendu en termes de communication depuis le début du mandat. J'ajoute qu'en plus, pognon de dingue sur fond de dorure de l'Elysée. Bon, je demande à voir si c'était très efficace à l'arrivée et sur le long terme. Cécile Cornulier, votre sentiment sur cette vidéo. Mais d'abord, cette question, les gens sont-ils heurtés par les propos de Macron à cause du fond ou à cause de la forme ? C'est intéressant, c

17:46
Locuteur

'est

17:46
Présentateur

qu'il y

17:46
Locuteur

a

17:46
Présentateur

les

17:46
Locuteur

deux.

17:46
Invité

Ça dépend de quel genre. La gauche, alors, ce qui est le plus répréhensible, c'est qu'il avait toujours dit qu'il ne ferait jamais ça. Que lui, c'était Jupiter. Et là, c'est l'inverse de Jupiter, qui est dans son bureau, très excité, à essayer de recadrer

18:01
Locuteur

ses

18:02
Invité

proches pour construire un discours en live. Donc, il avait toujours dit « jamais je ne montrerai les coulisses de la décision ». Et là, on est en plein dans les coulisses de la décision. Après, sur le fond, encore une fois, il a voulu créer le buzz là-dessus. Parce qu'effectivement, le lendemain, il revenait à un discours, peut-être plus de la campagne, un discours aux sources du macronisme, où il ne veut pas partir contre les aides sociales comme ça. Il veut transformer le système social, faire en sorte de prendre chaque aide pour voir si elle est vraiment efficace, à qui elle sert, donc questionner vraiment l'ensemble du dispositif.

Là, c'était effectivement pour mettre le coup de projecteur sur ce discours. Et ce discours,

18:42
Locuteur

il

18:42
Invité

s'adressait essentiellement à ses troupes, en fait, ceux qui demandaient le virage social. Parce que dans la campagne, il avait eu ce discours plus mesuré, de réflexion sur « est-ce qu'on a vraiment un modèle social efficient ? » Et il revient, et d'ailleurs, il n'utilise pas les mots de la droite, il n'utilise jamais assistana, il essaye de ne pas culpabiliser, même s

19:02
Locuteur

'il n'y

19:02
Invité

a pas d'empathie chez lui, il ne culpabilise pas les pauvres. Il parle de responsabilité, il essaye de trouver quelque chose de nouveau. Et pour calmer ses troupes, il fallait revenir à ce discours un petit peu macroniste, en fait.

19:15
Présentateur

Paul Quignot, à qui s'adressait-il en effet ? C'est intéressant de comprendre pourquoi cette vidéo est mise en ligne, pourquoi il y

19:21
Locuteur

a

19:21
Présentateur

cette volonté de faire le buzz. À qui l'Elysée voulait-il parler ? À qui il s'adresse ? Il s'adresse effectivement à l'électorat de droite qui continue de constituer le socle de sa popularité, même si elle est en baisse. Sur la forme, encore une fois, effectivement, je pense que c'est contradictoire avec tout ce qu'il a installé depuis le début du quinquennat. Et ça veut dire que je pense qu'il y

19:39
Locuteur

a

19:39
Présentateur

une hésitation à l'Elysée sur la stratégie de communication. Il était plutôt dans une parole rare depuis son arrivée. Ça a été théorisé, on le sait, par le communiquant de Mitterrand, Jacques Pilan. Et manifestement, ce type de vidéo est plutôt sur la stratégie de Sarkozy de, tous les matins, de créer le buzz et de dicter l'agenda médiatique. Donc on sent, moi c'est comme ça que j'interprète, et c'est pour ça que je pense que c'est curieux, c'est qu'il y a sans doute une hésitation sur la stratégie de communication. Sur le fond, et c'est ça le plus important, et ça a été dit par Brice Tinturier, il a raison, quand il dit un poignon de dingue, je ne

20:15
Locuteur

suis

20:15
Présentateur

pas sûr que ça soit juste, c'est-à-dire qu'on ne dépense pas plus aujourd'hui d'argent dans les aides sociales qu'il y a 15 ans. Et surtout, c'est risqué, parce que les Français, s'ils sont d'accord avec l'idée de réformer le système, de le simplifier, sur le montant des aides,

20:29
Locuteur

et

20:29
Présentateur

le fait que ça sert à quelque chose, pensent que ça sert à quelque chose, et ne sont pas d'accord avec l'idée de les baisser. Donc c'est là où je trouve que le fond de sa phrase n'est pas juste.

20:43
Locuteur

Brice

20:44
Présentateur

Tinturier.

20:44
Locuteur

Alors

20:44
Présentateur

sur les Français, comment ils peuvent réagir sur le contenu ? Ensuite, il y

20:49
Locuteur

a

20:49
Présentateur

la forme aussi, il y a la formule. Ça dépend lesquelles. Il y a une partie de l'électorat, il y

20:53
Locuteur

a

20:53
Présentateur

une partie des Français qui considèrent qu'effectivement, il y a des allocations qui sont imméritées, parce qu'eux-mêmes font partie de cette France, comme disait Sarkozy en 2005-2006-2007, qui se lève tôt, qui travaille, etc. et que d'autres profiteraient indûment d'aides trop facilement. Et ces Français-là existent, il y en a. Et je crois que c'est à eux aussi qu'Emmanuel Macron s'adresse. Et puis vous en avez d'autres qui, effectivement, vont considérer que pas du tout.

Que justement, ce système de protection, ce système d'aide, c'est ce qui permet de réduire les inégalités, que c'est important, et que l'idée d'une vie digne, ou l'idée où il faut être responsable, tout le monde peut y souscrire, mais au-delà des principes à court terme, et c'est ça la difficulté du Président, à court terme, il y a une fonction aussi d'aide pour des populations qui peuvent en avoir besoin et qui en ont besoin de ces aides. Et puis sur la forme, sur le mot...

21:42
Locuteur

Le mot

21:43
Présentateur

pognon, que

21:44
Locuteur

tout le monde

21:44
Présentateur

utilise. Oui, mais la grande différence, c'est qu'Emmanuel Macron, quand il est en Corrèze,

21:48
Locuteur

et

21:48
Présentateur

qu'il parle de ces gens qui foutent le bordel, vous vous

21:51
Locuteur

souvenez de cette formule

21:52
Présentateur

? Là, il ne pensait pas que ça allait être entendu. Quand il a eu des formules qui pouvaient être choquantes aux yeux de certains, à chaque fois, il y avait un contexte qui n'était pas voulu. Là,

22:01
Locuteur

on

22:01
Présentateur

voit très clairement que c'est délibéré. Donc c'est organisé, conçu avec une vidéo, avec l'aval du Président, pour que cette formule-là, donc c'est effectivement tout à fait différent, rentre dans le champ public. Et la force de Macron, c'est d'allier du leadership et le sentiment d'une certaine dignité de la fonction présidentielle. Là, pour le coup, le leadership, il y est, mais il tombe dans un travers qui était reproché, par exemple, à Nicolas Sarkozy, qui est que oui, il y a des formules qui sont transgressives, parce que je crois que l'arbitrage, ce n

22:30
Locuteur

'est

22:30
Présentateur

pas parole rare ou parole parare,

22:33
Locuteur

c

22:33
Présentateur

'est parole transgressive ou pas. Eh bien là, il va dans le transgressif, mais avec des mots qui étaient justement ce qu'on reprochait un Président de la République, parce qu'on considérait qu'un Président de la République ne doit pas parler comme ça. Et le virage social, alors ? Il y a une semaine, tout juste, six jours, dans le journal du dimanche, trois économistes,

22:50
Locuteur

proches,

22:51
Présentateur

en tout cas pendant la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, disaient, maintenant ça suffit, il faut vraiment ajuster la politique, faire un virage à gauche.

23:01
Locuteur

Eh

23:02
Présentateur

bien, ceux qui l'attendaient cette semaine, ils en ont été pour leur frais, et je pense qu'ils vont encore l'attendre longtemps. Pour l'instant, Emmanuel Macron repousse cette échéance. Alors,

23:11
Locuteur

il

23:11
Présentateur

y a deux solutions, c'est vrai, Paul Kino disait à l'instant, il y

23:13
Locuteur

a

23:13
Présentateur

sans doute beaucoup d'hésitation au sein même de l'équipe proche d'Emmanuel Macron. C'est certain, par rapport à ce qu'il avait dit pendant sa campagne, par rapport à ses promesses. En même temps, on voit que plus on avance maintenant, ça fait quand même plus d'un an qu'il est là, et on voit bien que si on regarde la trajectoire politique d'Emmanuel Macron depuis un an, c'est quand même d'aller fracturer la droite, de se dire que le vivier est quand même là, et que pour l'instant, sur sa gauche, dite la plus modérée, je ne parle pas de Jean-Luc Mélenchon, il n

23:47
Locuteur

'y

23:47
Présentateur

a pas vraiment quelqu'un qui apparaît comme capable d'occuper ce créneau. Et donc, pour l'instant, avantage comparé, Emmanuel Macron pense que c'est quand même de ce côté-là. J'ajoute qu'Emmanuel Macron, il a fait une promesse, et c'est aussi un des éléments qui, sans doute, sous-tend aussi, cette vidéo. C'est que cette promesse, c'est celle de diminuer la dépense publique de 60 milliards d'euros d'ici la fin du mandat. Il n'a rien fait pendant la première loi de finances en 2018. On va dire que la dernière année, il ne se passe pas grand-chose en général, surtout quand on a l'intention de se faire rayer.

Donc, il lui reste trois budgets, dont le budget de la loi de finances 2019, celle qui, justement,

24:32
Locuteur

est

24:32
Présentateur

en train d'être arbitrée par le président, le Premier ministre et Bercy. Or, on voit bien, depuis maintenant plusieurs semaines, que ce sont surtout les ministres de Bercy qui se font le plus entendre et qui plaident, eux, justement, pour cette, j'allais dire, cette diminution forte assumée des dépenses publiques, et notamment des dépenses sociales, pendant que les ministres sociaux, moins connus, experts, Agnès Buzyn pour la santé, Muriel Pénicaud pour le travail, leur voix porte moins. On

25:03
Locuteur

les

25:03
Présentateur

entend peu. Alors, peut-être qu'elles auront l'arbitrage, mais on sent bien que, pour l'instant, c'est quand même Bercy tout puissant avec le secrétaire général derrière qui mène la danse dans cette affaire. C'est embarrassant pour ce pouvoir parce qu'on a le sentiment que tout est vu par le prisme budgétaire. Et ça, ça ne dit pas d'une politique, ça ne dit pas d'une stratégie, ça dit simplement qu'on veut faire des économies. Ça, pour les Français, je pense que ce n

25:28
Locuteur

'est

25:28
Présentateur

pas forcément une bonne musique. Le virage à gauche, Cécile Cornulet.

25:31
Locuteur

Non,

25:32
Invité

moi, je crois qu'on voit les convictions profondes d'Emmanuel Macron. Il pense que c'est en relançant l'économie, en favorisant les premiers de cordée, comme il l'a dit, qu'on pourra déverrouiller des choses, que la meilleure des politiques sociales, c'est le chômage, c'est la lutte contre le chômage, ça, c'est ce qu'on entend dans ces trous. Et il ne veut pas changer ça. Après, sur la question sociale, il essaye d'installer un discours plus nuancé que juste courir après la dépense. Par exemple,

26:02
Locuteur

il

26:02
Invité

y a la réflexion autour des allocataires du RSA, comment faire pour aider à la reprise d'emploi. Ce n

26:09
Locuteur

'est

26:09
Invité

pas juste en coupant dans les aides, c'est aussi favoriser l'insertion, c'est aider les femmes, par exemple, seules, monoparentales, qui ont deux enfants, qui ne peuvent pas accepter un emploi parce qu'elles n'ont pas les moyens de payer une garde d'enfants. Agnès Buzyn vient d'annoncer une aide pour les aider. Donc, ils sont dans une réflexion sur tous les aspects périphériques de la pauvreté, en fait, qui font des trappes à pauvreté, qui empêchent les gens d'en sortir. Et il y a aussi la réflexion sur le montant des aides. Mais ce n

26:36
Locuteur

'est

26:36
Invité

pas que ça.

26:37
Locuteur

C

26:38
Présentateur

'est vrai, je crois que vous avez tout à fait raison. C'est la conviction profonde d'Emmanuel Macron. C'est bien ce qui se met en place. Mais du coup, ça peut apparaître comme totalement déséquilibré aux yeux des Français, puisque le point de départ, c'est que la meilleure politique sociale, c'est de remettre en route la machine économique.

Et quand vous avez ensuite des individus qui vont comparer, et ils vont comparer, je crois, des allégements fiscaux comme l'ISF et des politiques sociales qui vont malgré tout être réduites, même s'il y a les éléments que vous avez soulignés, c'est là où ça peut donner le sentiment d'un décalage, d'un profond scepticisme sur les effets possibles, positifs attendus de cette politique. Moi, je rappelle que 39% seulement des Français pensent que quand il y a beaucoup de riches dans une société, ça profite à l'ensemble de la société. En d'autres termes, le ruissellement, ils n'y croient pas majoritairement.

Donc le risque pour Emmanuel Macron, il est quand même là, de donner le sentiment d'être totalement déséquilibré sans que cela produise ensuite des résultats pour tout

27:30
Locuteur

le monde. – Il

27:30
Invité

lui faut des résultats.

27:31
Locuteur

–

27:31
Présentateur

Paul Quignot, le virage à gauche, le « et » en même temps, pour l'instant ?

27:35
Locuteur

–

27:35
Présentateur

Pour l'instant, on ne le voit pas. C'est effectivement une stratégie, même s'il y

27:39
Locuteur

a

27:39
Présentateur

des petits signes qui sont envoyés. Il en a envoyé lors de son discours à la mutualité avec les annonces sur la santé, il va en envoyer avec le plan pauvreté, mais le vrai rendez-vous sera, Bruno le disait à l'instant, sur le budget.

27:49
Locuteur

Et

27:50
Présentateur

c'est vrai qu'il y a une difficulté supplémentaire qui pointe, c'est au-delà du budget, c'est la crainte d'un retournement de croissance. Et donc du coup, la nécessité de faire des économies sera sans doute encore renforcée par cette petite inquiétude

28:06
Locuteur

qui

28:07
Présentateur

pointe son nez.

28:07
Locuteur

mais

28:08
Présentateur

sur l'axe et le fait qu'il est là pour transformer le système, il ne dévie pas et il sait que ça porte dans l'opinion parce qu'encore une fois, sur cet

28:22
Locuteur

axe

28:23
Présentateur

-là, les Français continuent de le suivre. – Il y

28:26
Locuteur

a

28:26
Présentateur

eu deux mini-polémiques cette semaine, donc la vaisselle, donc 500 000 euros de vaisselle commandée à la manufacture de Sèvres, et puis il y

28:34
Locuteur

a

28:34
Présentateur

eu aussi l'histoire de l'avion, 110 kilomètres effectués en avion pour aller de la Roche-sur-Yau et Rochefort, mais en fait, ça n'a pas pris, Bruno Jeudy. Alors,

28:44
Locuteur

il

28:44
Présentateur

y a une explication, est-ce que ce n

28:46
Locuteur

'est

28:46
Présentateur

pas tout simplement parce que ce n'est pas grave, ou alors parce qu'on pardonne à ce président des choses qu'on ne pardonnait pas

28:53
Locuteur

à

28:54
Présentateur

ses prédécesseurs ? – Il y

28:55
Locuteur

a

28:55
Présentateur

sans doute un peu de tout ça, on pardonne sans doute un peu plus à Emmanuel Macron. Alors, s'agissant, si on prend les deux dossiers, là vous sortez, alors le premier, c'est ce fameux service, c'est l'aisselle, 300 pièces, je crois. Alors l'Élysée a répondu, expliqué, je trouve que c'était assez honnête de leur part, qu'il n

29:13
Locuteur

'y

29:13
Présentateur

avait pas eu de service commandé comme ça depuis René Coty, donc on peut considérer peut-être que les pièces précédentes commençaient à être abîmées, et au fond, ça fait aussi partie de la grandeur de la République de faire travailler nos céramistes et nos spécialistes. Bon, voilà, la somme sera jugée importante par les Français, sans doute 500 000 euros à

29:35
Locuteur

l

29:35
Présentateur

'arrivée.

29:36
Locuteur

– L'Élysée ne confirme pas du tout. – Un

29:37
Présentateur

chiffre qui n

29:38
Locuteur

'est

29:38
Présentateur

pas confirmé par l'Élysée puisque c'est un chiffre qui est

29:40
Locuteur

rendu

29:41
Présentateur

public par le canard enchaîné qui a enquêté, on verra bien, cela étant très difficile d'avoir des informations du côté de Sèvres qui fait les faillances et même de l'artiste, de la céramiste. Fermons cette parenthèse. La deuxième, c'est l'avion. Alors on a connu par contre de vraies polémiques avec ses prédécesseurs, on a reproché beaucoup de choses à certains de ses prédécesseurs. J'allais dire presque tous ses prédécesseurs ont eu cette polémique avec les avions, avec sans doute un summum pour Nicolas Sarkozy qui avait acheté un avion, c'était toute une affaire d'État. Franchement, toutes ces histoires d'avions, c'est toujours un peu le petit bout de la lorniette.

Alors après, c'est vrai que les gens pourront se dire « mais pourquoi il prend son jet pour faire sans borne ? » Oui, c'est vrai, on peut se dire tout simplement. Alors après, il y

30:24
Locuteur

a

30:24
Présentateur

des questions de sécurité qui ne sont pas, qui sont réelles pour le coup. Bon, mais c'est vrai que ça passe pour Emmanuel Macron.

30:30
Invité

– Et vous dites que ça n

30:31
Locuteur

'a

30:31
Invité

pas pris sur les réseaux sociaux, l'histoire de la vaisselle, ça a énormément tourné. Mais les gens, je pense que ça a été vu, cette histoire-là.

30:40
Locuteur

–

30:41
Présentateur

L'autre grand dossier de la semaine, bientôt une semaine après le refus de l'Italie d'accueillir l'Aquarius et ses 629 migrants, le bateau fait toujours route en ce moment vers l'Espagne. Une errance devenue le symbole du délitement de l'Europe sur la question migratoire. Cette semaine, le ton est monté très haut entre Paris et Rome. Mais la France et l'Italie ont finalement calmé le jeu hier en tente parfaite entre Emmanuel Macron et Giuseppe Conte et en visite à l'Elysée. Walid Berisso.

31:09
Locuteur

L

31:09
Présentateur

'incident est officiellement clos. Paris et Rome se sont réconciliés.

31:15
Locuteur

Alors

31:15
Présentateur

que 24 heures plus tôt, la visite de Giuseppe Conte à l'Elysée était loin d'être acquise, les deux hommes affichent désormais leur volonté de calmer le jeu. Le président Macron et moi-même avons une entente parfaite. Nous

31:33
Locuteur

avons ensemble

31:33
Présentateur

clarifié nos positions.

31:35
Locuteur

Et

31:35
Présentateur

le fait que je sois ici devant vous aujourd'hui est la réponse la plus éloquente

31:40
Locuteur

à

31:40
Présentateur

votre question.

31:41
Locuteur

Un

31:42
Présentateur

pas l'un vers l'autre. Mais si Emmanuel Macron concède que l'Italie n'a pas été assez épaulée par les Européens face à la crise migratoire, il lance aussi un avertissement au gouvernement populiste italien.

31:52
Locuteur

Vous

31:53
Invité

parlez d'un axe, moi je me méfie de ces formules

31:56
Locuteur

qui

31:57
Invité

ne nous ont jamais porté bonheur dans l'histoire.

32:01
Locuteur

Et

32:01
Invité

vous savez,

32:02
Locuteur

je

32:03
Invité

suis

32:03
Locuteur

un

32:05
Invité

démocrate

32:07
Locuteur

soucieux de

32:08
Présentateur

la souveraineté des peuples et des règles. Axe populiste contre les démocrates, une opposition frontale sur la question des migrants. Symbole de cette discorde européenne, l'Aquarius, qui erre en Méditerranée depuis lundi dernier. Ce jour-là, 629 migrants sont sauvés de la noyade au large de la Libye. Les côtes les plus proches sont en Italie, mais ces nouveaux dirigeants refusent de le laisser accoster. Indignation du gouvernement français.

32:37
Locuteur

Il

32:38
Invité

y a là la preuve d'une forme de cynisme et d'une part d'irresponsabilité du gouvernement italien face à cette situation humanitaire dramatique. C'est,

32:47
Locuteur

monsieur

32:47
Invité

le député, l'Italie

32:49
Locuteur

qui

32:49
Invité

devrait, en

32:50
Présentateur

la matière, assurer ses responsabilités.

32:53
Locuteur

Elle

32:54
Présentateur

a choisi de ne pas le faire.

32:56
Locuteur

Elle

32:56
Présentateur

a choisi de ne pas le faire et donc de méconnaître

32:59
Locuteur

les

33:00
Présentateur

obligations internationales qui lui incontrent. La joute verbale est engagée avec le nouvel homme fort de la politique italienne, Matteo Salvini, chef de file de la Ligue, un parti d'extrême droite. Le pays le plus

33:11
Locuteur

en tort par

33:12
Présentateur

rapport à l'Italie, c'est la France. Parce

33:15
Locuteur

que la

33:15
Présentateur

France s'était

33:16
Locuteur

engagée à recevoir

33:17
Présentateur

9 816 migrants débarqués chez nous.

33:21
Locuteur

Et en réalité, elle n'en a pris en

33:23
Présentateur

charge que

33:23
Locuteur

640. Je m'adresse

33:26
Présentateur

donc au président Macron qui

33:27
Locuteur

dit que

33:27
Présentateur

les Italiens sont moches, méchants. Et

33:30
Locuteur

Salvini, à vomir.

33:32
Présentateur

Emmanuel, si tu as le cœur aussi gros que tu le dis, nous te donnerons dès demain les 9 000 personnes à accueillir. Je vois que les Français se permettent de donner des leçons. Ils peuvent au moins recevoir cette leçon-là.

33:45
Locuteur

Mais

33:45
Présentateur

si la France a finalement proposé aujourd'hui d'accueillir une partie des migrants de l'Aquarius, c'est bien l'Espagne qui a ouvert ses portes en premier après le refus de l'Italie. Un périple jusqu'à Valence, 700 000 nautiques et plusieurs jours de mer supplémentaires dans des creux de près de 4 mètres. Avec à bord 11 enfants en bas âge, 123 mineurs isolés et 7 femmes enceintes.

34:09
Invité

Il

34:09
Locuteur

y a les gens

34:10
Invité

les plus fragiles, les plus vulnérables

34:12
Locuteur

à bord de ce

34:12
Invité

bateau. Et

34:13
Locuteur

au lieu de s'occuper d'eux et de les soutenir,

34:15
Invité

on les ballote à travers toute la Méditerranée. Ils sont utilisés dans un stupide jeu d'influence politique.

34:22
Présentateur

Pendant ce temps-là, Valence se prépare et l'Espagne montre le visage d'une Europe qui ouvre encore un peu ses portes.

34:28
Locuteur

Le

34:29
Invité

gouvernement espagnol souhaite leur assurer un accueil respectueux, efficace et dans le calme. Particulièrement après ce qu'ils viennent d'endurer avec cette grande solidarité dont nous sommes capables.

34:43
Locuteur

Un

34:43
Présentateur

discours qui rappelle celui d'Angela Merkel il n'y a encore pas si longtemps.

34:47
Locuteur

Mais

34:48
Présentateur

aujourd'hui, la chancelière est défiée sur sa droite par son propre ministre de l'Intérieur, le chef des conservateurs de Bavière, qui prône un net durcissement et qui a trouvé des soutiens en Europe, l'Italie, mais aussi l'Autriche.

35:03
Invité

Nous souhaitons que Rome, Vienne et Berlin coopèrent plus étroitement au niveau des ministres de l'Intérieur pour la sécurité.

35:12
Présentateur

Nous avons besoin d'un axe des volontaires dans la lutte contre l'immigration illégale.

35:16
Locuteur

Un

35:17
Présentateur

axe Rome, Vienne et peut-être aussi Berlin, ouvertement anti-immigration et en position de force à quelques jours du prochain sommet de l'Union Européenne. C'est d'ailleurs l'Autriche, dirigée en partie par l'extrême droite, qui, dans la foulée, prendra la présidence de l'Europe pour six mois. Question SMS. Pourquoi donner des leçons de morale à l'Italie alors que la France agit de façon similaire ? Paul Quignot.

35:42
Locuteur

Elle

35:43
Présentateur

n'agit pas de façon similaire. Elle fait beaucoup moins que l'Italie et la France. Et c'est là où, quoi qu'on pense du nouveau gouvernement italien, la manière dont ils ont pris la phrase sur le cynisme de Macron, et on peut les comprendre, les Italiens ont accueilli 700 000 personnes depuis 2013.

36:01
Locuteur

On

36:02
Présentateur

est loin, très loin, nous, d'avoir fait la même chose. Et on est aussi très loin, dans le discours gouvernemental, où je crois que dans la loi Colomb,

36:10
Locuteur

il

36:10
Présentateur

y avait deux mots importants, c'était humanisme et fermeté.

36:13
Locuteur

J'ai

36:13
Présentateur

l'impression que l'humanisme, on l'oublie un peu, et qu'on est beaucoup sur la fermeté. Et on

36:16
Locuteur

est loin. Je pense que c'est

36:17
Présentateur

ce que vous voulez dire. On vous dit la même chose. C'est ce que vous voulez dire sur les téléspectateurs.

36:21
Locuteur

Aujourd'hui,

36:21
Présentateur

la France agit comme le fait ce nouveau gouvernement qui dit, non, nous, on ne veut pas de ce

36:27
Locuteur

bateau.

36:29
Présentateur

La différence,

36:29
Locuteur

c

36:29
Présentateur

'est que les Italiens ont

36:30
Locuteur

fait beaucoup plus que nous. Beaucoup plus

36:31
Présentateur

que nous depuis trois ans et le pic de la crise migratoire. Et surtout, il y a aussi un hiatus entre ce que disait Macron pendant sa campagne, ce qu'il a dit quand Merkel a ouvert les bras, je ne

36:43
Locuteur

sais

36:43
Présentateur

plus en quelle année exactement c'était, mais en tout cas, elle avait fait un geste fort, il avait une parole forte en disant qu'il avait sauvé l'honneur de l'Europe. Et Macron fait exactement le contraire aujourd'hui de ce qu'il disait pendant la campagne. C'est une déception, je

36:57
Locuteur

ne

36:57
Présentateur

sais pas comment dire, morale. Après, politiquement, Macron sait que l'opinion française est plutôt d'accord avec lui. Et c'est pour ça qu'il est sur cette ligne de fermeté.

37:09
Locuteur

Mais

37:09
Présentateur

je trouve que c'est un peu cher payé. Ou en tout cas, c

37:14
Locuteur

'est

37:14
Présentateur

une question quand même centrale. Et ce cynisme-là, je trouve qu'il est plutôt du côté de Macron.

37:20
Locuteur

Enfin,

37:20
Présentateur

il est aussi du côté de Macron, en tout cas.

37:22
Locuteur

–

37:22
Présentateur

Christian Turier.

37:23
Locuteur

–

37:23
Présentateur

Sur la question du cynisme, d'abord, il faut quand même rappeler que les Italiens avaient accepté que ce bateau rentre dans les eaux territoriales italiennes pour ensuite s'opposer au débarquement. Je crois que le cynisme qu'évoquait Macron désignait cela. Et puis aussi qu'il y a de moins en moins, depuis maintenant un an et demi, de flux migratoires sur l'Italie. Mais sinon, sur le fond et sur la perception par les Français, je pense que très majoritairement, les Français approuvent la ligne générale.

Dans toutes nos enquêtes, on voit quasi systématiquement toujours environ 55% de Français qui pensent qu'il y a trop d'étrangers, qui craignent et qui redoutent véritablement une pression sur les services publics, plus encore que sur l'emploi, d'un flux trop important d'étrangers. Alors certes, là, il y a aussi une question d'assistance humanitaire. C'est la grande différence. Et pourquoi je trouve que la séquence n'a pas été très bien gérée, c'est qu'ensuite, le Drian a non pas infléchi la ligne, mais a essayé de prendre en compte la dimension humanitaire.

Donc c'est là où les choses n'ont pas été, je trouve, très bien expliquées aux Français, y compris sur cette phrase du cynisme, parce que ça a donné lieu au sentiment qu'on accuse les Italiens d'être cyniques, mais on ne fait rien. Donc la séquence en termes de communication n'est pas bien gérée. En termes de contenu et sur la ligne par rapport à l'immigration, là, je crois qu'au contraire, le gouvernement, le président sont totalement en phase avec la majeure de la population française. Cécile Cornudet.

38:45
Invité

Oui, ça fait partie de la clarification, au même titre que les aides sociales, cette semaine. Cette semaine, c'est une grande opération de clarification sur sa ligne de la part d'Emmanuel Macron.

38:55
Locuteur

C

38:55
Invité

'est vrai que dans la forme, il y a beaucoup de maladresse en tout cas, et notamment sur le fait de faire des leçons de morale à l'Italie. Je pense qu'il a pensé que les Français verraient l'Italie comme les gouvernements italiens, comme le Front National, que de toute façon, on avait une image très dégradée. Et donc, il a pensé qu'il pouvait être critique sur eux parce qu'on aurait ça en tête. En réalité, je ne

39:20
Locuteur

suis

39:20
Invité

pas du tout sûre de ça. Et Emmanuel Macron, si vous voulez, il veut être le leader de l'Europe, qu'il relance l'Europe, etc. Et finalement, il donne des leçons de morale à un partenaire historique de la France. Et donc, c'est tout ça qu'il a eu du mal à rattraper depuis deux jours avec le partenaire italien, parce que là, pour le coup, il s'est vraiment laissé aller à une phrase qui, sur le plan diplomatique, était extrêmement maladroite.

39:48
Présentateur

Ça va mieux. Mais c'est vrai, vous le diriez,

39:50
Locuteur

vous

39:50
Présentateur

aussi, Bruno Jeudy, finalement, cette séquence, comme on dit, elle a été assez ratée. Oui, ratée. Ça va mieux. Il faudra vérifier au Conseil européen. Il faudra voir dans quelle situation Emmanuel Macron. Je trouve qu'elle est ratée parce que d'abord, il y a eu deux jours de silence, ce qui est inhabituel de la part d'Emmanuel Macron. Ensuite, il y

40:08
Locuteur

a

40:08
Présentateur

eu sa sortie en Conseil des ministres,

40:10
Locuteur

qui,

40:10
Présentateur

pour moi, ressemblait plus à la diplomatie de l'insulte qu'il

40:13
Locuteur

y a

40:13
Présentateur

autre chose. Ce n

40:15
Locuteur

'est

40:15
Présentateur

pas bien. On ne donne pas des leçons aux Italiens, Paul Quignon le rappelait, qui ont dû accueillir 700 000 migrants. On peut

40:22
Locuteur

rappeler

40:22
Présentateur

les mots qui ont été utilisés par… Sinisme et responsabilité. Avec des voisins, ça ne se fait pas. Peut-être qu'on peut s'emporter avec le gouvernement philippin ou je ne

40:31
Locuteur

sais

40:31
Présentateur

pas qui, mais c'est les voisins, c

40:33
Locuteur

'est

40:33
Présentateur

les Italiens. Les Italiens, ils ont pris 700 000 migrants. Nous, il y en avait 150 000 qui devaient être répartis au nom de la solidarité européenne. On en a pris 660. On devait en avoir je ne sais plus combien. Donc franchement, on ne peut pas donner de leçons aux Italiens. Ce n'est pas possible. Donc après, peut-être qu'il y a eu… Je ne

40:51
Locuteur

sais

40:51
Présentateur

pas ce qui s'est passé. J'étais assez étonné. Moi, je pense que Emmanuel Macron, qui veut être le leader européen, et qu'il l'est de fait, c'est l'un des rares leaders qui a résisté aux populistes, il y avait peut-être un coup à faire qui était peut-être de prendre le bateau, de l'accueillir quelque part, quitte ensuite à mettre les autres européens devant leur responsabilité, quitte éventuellement à ne pas garder ces migrants et aller jusqu'au bout de sa logique. Je pense qu'on ne

41:15
Locuteur

peut

41:15
Présentateur

pas accueillir ces migrants personnellement. Mais en tous les cas, ils devaient peut-être aller plus loin et poser, mettre justement tous ces gouvernements européens qui ne veulent plus, qui ne veulent pas traiter cette question, les mettre devant leur responsabilité et provoquer à travers cette crise, essayer d'en sortir par le haut. Or là, on essaie de rattraper le coup. Ça va être très difficile parce que les Italiens, ils sont en train de créer un axe avec les Autrichiens et les Allemands. Franchement, je trouve que si on voulait préparer la grande victoire des populistes l'année prochaine aux européennes, je parle à l'échelon européen, on est en train de bien s'y prendre.

41:48
Invité

Et pour le coup, sur le plan de la politique intérieure, ça, ça va être compliqué à gérer parce que ce n

41:52
Locuteur

'est

41:52
Invité

pas du tout ce qui a été signé dans la campagne. Ce n'est pas du tout effectivement le discours qu'avait Emmanuel Macron. Donc là, sa majorité est très très mal à l'aise sur cette question.

42:01
Présentateur

Paul Quignot ? Sur le fait de donner des leçons, c'est quand on n'applique pas à soi-même les règles ou les choses qui ont été instituées au niveau européen. Ça a été le cas en 2015, quand il y a eu ces accords de relocalisation de migrants, notamment au moment du pic migratoire en Grèce et en Italie. La France devait en prendre 20 000. Elle en a pris 5 000. Elle a fait 25 % du job. Et on donne des leçons de morale et de cynisme aux Italiens. Donc, ce n

42:27
Locuteur

'est

42:27
Présentateur

pas compréhensible. Et sur l'Europe, malheureusement, je pense qu'il ne faut pas attendre grand-chose du Conseil européen. On sait qu'ils ne

42:35
Locuteur

se

42:35
Présentateur

mettront pas d'accord. Quand on voit la nature des gouvernements en Hongrie, en Pologne, en Italie maintenant, il n

42:42
Locuteur

'y

42:42
Présentateur

a malheureusement pas grand-chose à attendre de ce sommet.

42:46
Locuteur

Je

42:46
Présentateur

crois que c'est le 22 juin. Alors qu'on sait qu'elle est là, la réponse. Et que ce petit programme de relocalisation était un début de coopération. Sauf qu'on n'y arrive pas. Et que chacun continue de jouer pour soi. C'est assez

43:00
Locuteur

piquant

43:00
Présentateur

de voir que d'ailleurs, Emmanuel Macron reprend un peu la politique qu'avait défendue Manuel Valls et pour laquelle il avait reçu, lui, lorsqu'il était Premier ministre, une volée de bois vert de la part d'Emmanuel Macron. J'allais dire, la réalité du pouvoir fait que quelques années plus tard,

43:16
Locuteur

c

43:16
Présentateur

'est finalement Macron donne raison à Valls. Là, il y

43:19
Locuteur

a

43:19
Présentateur

une contradiction encore une fois indéniable. Mais sur la question du cynisme, je pense que ce que visait Macron, c'était l'utilisation par Salvini de cette situation,

43:30
Locuteur

qui

43:31
Présentateur

était véritablement une instrumentalisation, puisque ça permettait à ce moment-là aux Italiens, au gouvernement italien,

43:36
Locuteur

à

43:36
Présentateur

Salvini, de parler sur ce sujet alors qu'ils avaient des élections municipales. Le contexte, c'est ça. – Oui,

43:42
Locuteur

mais était-il le mieux placé pour le faire ? –

43:44
Présentateur

Et puis surtout, il ne l'explique pas. Donc ça donne ensuite le sentiment qu'effectivement, on fait la leçon aux Italiens et que nous, on ferme le rideau. Donc là, pour le

43:52
Locuteur

coup, c'est

43:53
Présentateur

un

43:54
Locuteur

vrai rattache. – Et à l'arrivée, c'est Salvini. – Le

43:55
Présentateur

mot cynisme, je crois qu'il avait cette finalité, c'était de dire cynisme par rapport à l'instrumentalisation que fait le gouvernement italien de cette situation.

44:04
Locuteur

– Et à l'arrivée, c'est Salvini

44:05
Présentateur

qui resserre cette coalition qui est quand même assez étonnante derrière lui. et c'est plutôt Emmanuel Macron qui se retrouve avec une majorité mardi, mercredi plutôt, qui était quand même, qui a étalé un peu ses divisions.

44:15
Locuteur

On

44:15
Présentateur

a

44:16
Locuteur

entendu Mme Crimi dans

44:17
Présentateur

votre reportage et d'autres, des macronistes assez importants, le Grandson à Paris, plusieurs, qui manifestement, le sujet des migrants est potentiellement un sujet très clivant à l'intérieur de la

44:26
Locuteur

République. – Et au

44:26
Présentateur

bout du compte,

44:27
Locuteur

on va reprendre

44:27
Invité

des migrants de l'Aquarius.

44:29
Présentateur

– Oui, puisqu'il y

44:30
Locuteur

a

44:30
Présentateur

un accord qui a été conclu

44:32
Locuteur

avec

44:32
Présentateur

l'Espagne.

44:32
Locuteur

–

44:32
Présentateur

Le sujet est clivant et il a déjà donné l'occasion à des fortes personnalités, il

44:37
Locuteur

y a

44:37
Présentateur

des voix qui sont entendues dans l'opinion, des écrivains, je crois que c

44:39
Locuteur

'était

44:39
Présentateur

le Clézot qui avait fait un appel dans l'Obs, qui pourraient, enfin qui peuvent… – C'était

44:45
Locuteur

le

44:45
Présentateur

monde,

44:45
Locuteur

la fameuse

44:45
Présentateur

loi, donc c'est fragile à l'intérieur de la majorité, il y a des voix extérieures qui peuvent s'exprimer, donc tout ça n'est quand même pas très bon.

44:54
Locuteur

–

44:54
Présentateur

Vous parliez à l'instant de Manuel Vasse, je vous propose d'évoquer François Hollande qui revient sur le devant de la scène, dédicace de son livre en librairie, plateau télé et même festival de musique, l'ancien président est partout, comme un petit air de campagne. Il n'en fallait pas plus pour que certains sympathisants opposés au gouvernement actuel se mettent à rêver d'un retour en politique. Pierre Millet-Bellando et Alexandre Moncaillot.

45:17
Locuteur

– On

45:22
Invité

y va. – Dans cette librairie marseillaise,

45:25
Locuteur

– Allez,

45:26
Présentateur

on y va, on y va, on y va.

45:29
Locuteur

–

45:29
Invité

On accueille le dernier phénomène littéraire.

45:34
Locuteur

– C

45:34
Présentateur

'est de la première alors.

45:37
Locuteur

– C

45:37
Présentateur

'est

45:37
Locuteur

pour

45:38
Invité

Nadia et Henri.

45:40
Locuteur

–

45:40
Présentateur

Merci beaucoup.

45:42
Locuteur

Moi

45:42
Présentateur

ce que j'ai voulu,

45:43
Locuteur

c

45:43
Présentateur

'est vous éclairer

45:43
Invité

sur mes choix,

45:44
Locuteur

puis

45:45
Invité

vous donner

45:45
Locuteur

parfois

45:46
Invité

des regrets, et surtout de la fierté.

45:48
Locuteur

– François

45:50
Invité

Hollande dédicace son livre, un succès en librairie vendu à 80 000 exemplaires.

45:55
Locuteur

L

45:55
Invité

'occasion aussi de profiter de sa toute nouvelle popularité.

45:59
Locuteur

– Je

45:59
Présentateur

suis lucide. Il est plus facile d'être populaire quand on n'est pas au pouvoir que quand on l'est. Et j'ai suffisamment eu de critiques pendant mon quinquennat pour ne pas me bercer d'illusions sur cette situation. Mais

46:10
Locuteur

je

46:11
Invité

ne peux pas non plus bouder mon bonheur de voir des personnes me remercier pour ce que j'ai fait avec les gouvernements,

46:19
Locuteur

face

46:19
Invité

à lui une soixantaine de Marseillais qui font la queue pour échanger quelques mots avec l'ancien président. – De le rencontrer aujourd'hui, c'est une marque d'affection envers sa personne et envers le président qu'il a été.

46:30
Locuteur

–

46:30
Invité

Pour tout ce qui est social, et pour les personnes défavorisées, et les personnes âgées, il a quand même fait plus que ce qu'on fait actuellement.

46:38
Locuteur

–

46:39
Invité

C'est vrai que c'est un président qui a

46:42
Locuteur

été

46:42
Invité

un peu...

46:44
Locuteur

qui

46:44
Invité

m'ont entouré, c'était mal.

46:47
Locuteur

Il

46:48
Invité

a fait de son mieux, mais moi,

46:50
Locuteur

il

46:50
Invité

était quand même seul.

46:53
Locuteur

– Et

46:53
Invité

Marseille n'est que la dernière date d'une tournée qui a débuté il y a deux mois.

46:58
Locuteur

C

46:58
Invité

'était le 11 avril dernier au journal de 20h.

47:01
Locuteur

–

47:01
François Hollande

Bonsoir François Hollande.

47:02
Invité

–

47:02
Locuteur

Depuis,

47:04
Invité

c'est un marathon. Plus d'une trentaine d'interviews, tour à tour, il défend son bilan.

47:10
Locuteur

–

47:10
Présentateur

Nos résultats, on les connaît. Une croissance qui a été rétablie au-delà de 2%. – Ils vont en parler. – Un déficit du budget qui a été mis en dessous des 3%. – Et s'attaque à son

47:22
Invité

successeur, Emmanuel Macron.

47:24
Locuteur

–

47:25
Présentateur

Le président des riches, c'est ce qu'on entend beaucoup,

47:27
Invité

c

47:27
Locuteur

'est

47:27
Invité

ce que vous pensez

47:27
Locuteur

? – Non,

47:28
Présentateur

ce n

47:29
Locuteur

'est

47:29
Présentateur

pas vrai.

47:30
Locuteur

Il

47:31
Présentateur

est le président des très riches.

47:36
Locuteur

–

47:36
Présentateur

Vous avez ma réponse.

47:38
Locuteur

–

47:38
Présentateur

D'accord.

47:43
Invité

François Hollande est partout, commente tout

47:46
Locuteur

et

47:47
Invité

fait réagir ses anciens amis du Parti Socialiste.

47:50
Locuteur

–

47:51
Invité

Il

47:51
Présentateur

est

47:52
Locuteur

un

47:52
Invité

ancien président qui vient défendre

47:54
Locuteur

ce

47:55
Invité

qu'il a fait pendant 5 ans. Il vend un livre et donc il cherche des lecteurs. Moi, mon rôle, c'est de chercher des électeurs.

48:02
Locuteur

– Il

48:03
Présentateur

y a un énorme espace politique, celui que nous avions nous-mêmes occupé, celui qui s'est désagrégé avec une gestion présidentielle, celui, cet espace qui est en train de se reconstituer aujourd'hui. Il a la capacité de l'occuper puisqu'il a été président de

48:16
Locuteur

la

48:16
Présentateur

République, qu'il a des choses à dire. François Hollande de

48:19
Invité

retour en politique.

48:20
Locuteur

Un

48:21
Invité

peu plus tôt, toujours dans la même librairie, il discutait avec les militants socialistes de la vie.

48:29
Locuteur

– Je suis

48:30
Invité

le pouvoir en 2022 parce qu'il n

48:31
Locuteur

'y a

48:31
Invité

que toi.

48:32
Locuteur

Il

48:32
Invité

faut le savoir.

48:33
Locuteur

Il faut

48:33
Invité

que tu prennes tes responsabilités.

48:35
Locuteur

– Pas

48:36
Invité

de réponse devant notre caméra, mais une dédicace pleine de sous-entendus.

48:40
Locuteur

–

48:41
Présentateur

Un sadri, donc ça c'est moi, qui trouve dans l'élection du pouvoir

48:45
Locuteur

un

48:46
Présentateur

bilan, c'est ce qu'il nous a fait tout à l'heure, brillamment,

48:49
Locuteur

et

48:49
Présentateur

puis une promesse. Trois points petits sensuels. – C'est quoi cette promesse ?

48:53
Locuteur

–

48:54
Présentateur

La promesse, que pourrait faire François Hollande, notre ancien président ?

49:01
Locuteur

Eh

49:02
Présentateur

bien, éventuellement revenir

49:03
Locuteur

pour

49:06
Présentateur

2022.

49:07
Locuteur

–

49:07
Présentateur

Pourtant l'ex-président le promet,

49:09
Locuteur

il

49:10
Présentateur

n'est pas là pour ça.

49:12
Locuteur

–

49:12
Présentateur

Il n

49:12
Locuteur

'est

49:12
Présentateur

pas de retour du coup François Hollande ?

49:14
Locuteur

–

49:14
Présentateur

Il est de retour sur lui-même, sur son action, il est de retour devant les Français, mais il n

49:19
Locuteur

'est

49:19
Présentateur

pas en train de chercher je ne sais quel appui pour je ne sais quelle échéance.

49:24
Locuteur

– Pas

49:26
Invité

de retour donc, mais une tournée aux petits airs de campagne, à l'agenda de l'ancien président la semaine prochaine, rencontre avec des chefs d'entreprise et des militants,

49:35
Locuteur

et

49:36
Invité

même un discours public, vendredi, lors du festival de musique Solidays.

49:42
Locuteur

–

49:42
Présentateur

Brice Tinturier, franchement, la Hollande mania, on ne

49:45
Locuteur

l

49:45
Présentateur

'avait pas vu venir. Moi j'écoute toujours ce que vous dites très attentivement, vous nous avez quand même bien expliqué ces derniers mois, même un peu plus loin, qu'il y avait

49:54
Locuteur

un

49:55
Présentateur

divorce très profond entre les Français et François Hollande. Donc,

49:59
Locuteur

ce

49:59
Présentateur

qui se passe avec ce livre, ces séances de dédicaces, c'est un épiphénomène, ou est-ce que c'est quand même le signe d'un lien qui s'est renoué ? – Je ne pense pas qu'on puisse parler, je le maintiens, de Hollande mania dans l'opinion, pas du tout, dans tous les baromètres.

50:12
Locuteur

– Dans la librairie alors ?

50:13
Présentateur

– Dans tous les baromètres, François Hollande reste parmi les 4 ou 5 personnalités politiques les plus rejetées, avec des taux de rejet qui sont très importants, dépassant par exemple les 70%. En revanche, qu'il

50:25
Locuteur

y ait

50:25
Présentateur

une partie de l'opinion qui se sente orphelin dans l'offre politique actuelle, orpheline d'un leader, oui, tout à fait, c'est ce qu'on voit très bien dans votre reportage. ils ne se reconnaissent ni dans Emmanuel Macron, a fortiori avec un Emmanuel Macron qui va de plus en plus sur son flanc droit, et ils ne sont pas non plus dans l'idée de la France insoumise, donc ils recherchent une offre politique d'un socialisme de gouvernement, tempéré, qui trouve une voie entre ce que devient Emmanuel Macron à leurs yeux et ce que Jean-Luc Mélenchon, qu'il rejette. Eh bien pour ces gens-là, qu'est-ce qu'il y a ? Il y

51:01
Locuteur

a

51:01
Présentateur

le Parti Socialiste avec Olivier Faure, mais Olivier Faure, il n'est pas suffisamment connu et il n'arrive pas à les entraîner. Vous enlevez Olivier Faure, position institutionnelle, que reste-t-il, qui reste-t-il ? Une seule personne, François Hollande. Donc oui, il parle à ces gens, ils existent, mais n'exagérons pas, n'amplifions pas le phénomène, il reste quand même encore très minoritaire. À quoi pense-t-il vraiment ? Question SMS, Hollande nous ferait-il le coup du retour au premier plan de la politique avec des ambitions présidentielles ? Paul Quignot.

51:30
Locuteur

Je

51:31
Présentateur

pense qu'il est trop malin pour savoir que ce n

51:33
Locuteur

'est

51:33
Présentateur

pas le moment de le dire, ni même de... ce n

51:38
Locuteur

'est

51:38
Présentateur

pas le moment politique. Il sait qu'il

51:39
Locuteur

y

51:39
Présentateur

a une différence entre revenir dans une arène médiatique ou dans les librairies et de revenir vraiment dans l'arène politique. D'ailleurs, il y

51:48
Locuteur

a

51:48
Présentateur

des précédents. Nicolas Sarkozy a aussi vendu beaucoup de livres. Il a tenté de revenir et quand il est vraiment revenu dans l'arène, on a vu ce que ça a donné. Donc François Hollande, il sait ça. Et là, je pense qu'il engrange, en fait, il engrange de l'amour propre. Il a quitté l'Élysée en étant un des présidents le plus moqués, le plus bas dans les sondages.

52:11
Locuteur

Donc

52:11
Présentateur

voilà, un, je pense que

52:13
Locuteur

ça

52:13
Présentateur

lui fait du bien. Et après, c'est pas... comme il respire la politique à chaque seconde de sa vie, il sait aussi que ce qu'il fait là, le moment venu, en fonction du paysage politique, un an et demi avant l'élection, un an avant l'élection, ça lui aura de toute façon servi. Mais

52:30
Locuteur

voilà,

52:31
Présentateur

je ne sais même pas si lui est déjà complètement dans une stratégie de retour. C'est une grande idée. Je

52:36
Invité

pense qu'il a cette lucidité, mais qu'il a aussi l'envie de revenir. Il ne

52:41
Locuteur

faut

52:41
Invité

pas oublier qu'il a été dans l'incapacité, c'était la première fois, de se représenter. Il

52:45
Locuteur

y

52:45
Invité

a eu une faille majeure.

52:47
Locuteur

Il aime dire

52:47
Présentateur

qu'il n

52:48
Locuteur

'a

52:48
Présentateur

pas été battu.

52:49
Invité

Et il a déjà trouvé son slogan. Il dit la présidence humaine. En fait, il se met sur le créneau de tout ce que les gens n'aiment pas chez Emmanuel Macron, l'écoute, le manque d'humanité, etc. Vous viendrez le trouver chez moi. Donc effectivement, il occupe du coup ce terrain social-démocrate qui est un petit peu délaissé, qui n'existe plus aujourd'hui. Mais en même temps, il empêche le parti socialiste de se reconstruire. Il est tellement omniprésent que finalement, c'est le paradoxe, il a trouvé son angle d'attaque qui est d'attaquer son Emmanuel Macron qui l'a trahi.

Et en même temps, il fait le jeu d'Emmanuel Macron parce qu'aujourd'hui, il empêche complètement la social-démocratie de se reconstruire.

53:29
Présentateur

On

53:29
Locuteur

ne

53:29
Présentateur

sait pas ce qu

53:30
Locuteur

'il

53:30
Présentateur

va faire, mais il

53:30
Locuteur

y a

53:30
Présentateur

une chose qui est sûre, c'est qu'il tape

53:32
Locuteur

là

53:32
Présentateur

où ça fait mal. Bruno Jeudy.

53:34
Locuteur

Oui,

53:35
Présentateur

ça c'est sûr qu'on ne peut pas lui enlever ça, que l'animal politique sait trouver les bonnes flèches. Et ça formule le président des très riches, c'est sans doute l'une de celles qui a fait le plus mal à Emmanuel Macron ces dernières semaines. Alors il faut reconnaître que c'est aussi François Hollande qui la sort. Si c'est Olivier Faure, ça passe plus inaperçu. Brice le disait à l'instant. C'est François Hollande, ça devient un événement politique. Alors après, calmons-nous, il va vendre 100 000 livres. C'est bien, il a trouvé des lecteurs, tant mieux. Je n

54:05
Locuteur

'ai

54:05
Présentateur

pas observé dans les sondages, comme Brice, nous on en a à l'IFOP, cette semaine il perd deux points. Bon, il est dans les 36-38, il remonte tout doucement. Enfin, il

54:16
Locuteur

n'y a

54:16
Présentateur

pas de phénomène d'opinion autour de François Hollande. D'ailleurs, il vend pas mal de livres, il en vend moins que son prédécesseur. Enfin, je parle de Nicolas Sarkozy qui en avait vendu un peu plus, lui-même qui en avait d'ailleurs vendu un peu moins que Jacques Chirac. Donc on voit bien que, quand même, le phénomène des anciens, ça marche toujours en librairie, mais ça marche de moins en moins. Fermons cette parenthèse. Après, je pense que François Hollande, il essaie de se rétablir dans l'opinion. Il n

54:41
Locuteur

'y

54:41
Présentateur

a personne pour le défendre. Ces anciens ministres, ils font des carrières dans le privé. D'autres sont partis chez Macron. Il lui reste un carré de fidèles, Michel Sapin, deux, trois. Enfin, on va dire qu'il n

54:53
Locuteur

'y

54:53
Présentateur

a plus que lui qui peut défendre son bilan. Je pense que, pour l'instant, les Français continuent à le juger très sévèrement. Et à mon avis, il aura beaucoup de mal à restaurer sa place dans l'histoire, si c'est ce qu'il vise. Je continue à penser que c'est prématuré, son retour. Je trouve que, voilà, c'est même un peu déplacé vis-à-vis de son successeur. Maintenant, c'est son choix. Si lui n'essaie pas de défendre son bilan, qu'il va le faire à sa place.

55:21
Locuteur

Donc,

55:21
Présentateur

c'est humain. Il hume le moment. Et ça, c'est très François Hollande. Ce n

55:26
Locuteur

'est

55:26
Présentateur

pas une stratégie à long terme. Il est en fonction du moment. Et le moment lui donne cet espace. Il l'occupe. Et ça permet, effectivement, de bloquer l'émergence ou le retour d'un autre socialiste. Après, il ne faut pas exclure, moi, je n'exclus pas, que si le moment lui apparaît comme opportun,

55:42
Locuteur

qu

55:42
Présentateur

'il ait une candidature plus tard, y compris à la présidentielle, non pas pour l'emporter, de toute façon, il est beaucoup trop tôt pour dire quoi que ce soit, mais pour peser auprès d'Emmanuel Macron. Et pour lui dire, maintenant, toi, tu m'as trahi et je n'ai pas pu me présenter à cause de toi, mais je peux peser sur ton renouvellement et se présenter comme cela s'il arrive à négocier quelque chose avec Emmanuel Macron, comme celui qui aura sauvé le socialisme de gouvernement en obtenant éventuellement du président… Bon, il est beaucoup trop tôt, on est très loin, mais cette stratégie d'occupation du

56:12
Locuteur

terrain,

56:13
Présentateur

même si on est tous d'accord qu'elle est aujourd'hui dans le moment conjoncturel et tout, elle peut, si les circonstances s'y prêtent, aboutir aussi à un schéma tel que celui que je viens de l'évoquer.

56:23
Locuteur

–

56:23
Présentateur

Vous le voyez, ministre d'Emmanuel Macron ?

56:25
Locuteur

– Ah non,

56:25
Présentateur

pas du tout.

56:27
Locuteur

– On vous taquine, Brice. – Non, mais

56:30
Présentateur

Bruno Jeudy disait quelque chose que je crois très juste, laisser une trace dans l'histoire. Eh bien, laisser une trace dans l'histoire pour François Hollande, ça serait de ne pas apparaître comme celui, comme le faux soyeur du socialisme de gouvernement, mais comme celui qui éventuellement permettrait in fine de le sauver.

56:44
Locuteur

–

56:44
Présentateur

Voici maintenant vos questions SMS et Internet.

56:51
Locuteur

–

56:51
Présentateur

Tiens, mais justement, François Hollande, n'est-il pas meilleur commentateur qu'acteur de la vie politique ? Il

56:57
Locuteur

serait bien là ? Avec

56:59
Présentateur

vous, avec vous,

57:01
Locuteur

Paul Kignot. –

57:01
Présentateur

C'est précisément pour ça que la séquence là marche, c'est parce qu'il est bon quand il se déplace comme ça, il est sympa avec les gens, donc de ce point de

57:11
Locuteur

vue

57:11
Présentateur

-là, ça marche. Sauf que le petit paradoxe, c'est que c'est précisément pour ces raisons-là que les Français l'ont détesté comme président de la République. Donc voilà, il

57:19
Locuteur

y a

57:19
Présentateur

un petit… – Il n

57:19
Locuteur

'a

57:19
Présentateur

pas su incarner la fonction, c'est tout le drame de François Hollande, qui finalement aurait sans doute été un bon président du Conseil sous la 4ème, il n'a pas été un bon président de la 5ème République. Inversement, je pense qu'Emmanuel Macron, sans doute, on le voit au terme de cette première année de mandat, fait peut-être l'erreur de croire qu'au fond, il suffit de faire mieux que François Hollande. Et ça suffit,

57:43
Locuteur

alors

57:43
Présentateur

qu'à mon avis, les Français en veulent un peu plus en même temps d'Emmanuel Macron. Or, pour l'instant, on

57:47
Locuteur

a

57:47
Présentateur

l'impression qu'il fait un peu du surplace, il fait… bon voilà, il fait président, effectivement, c'est mieux que François Hollande, mais c'est un peu court. – Pourquoi Emmanuel Macron néglige-t-il les électeurs de gauche ? Il se trompe, il a encore besoin d'eux, et ils peuvent encore le lâcher.

58:01
Locuteur

– Parce

58:02
Présentateur

que notre mode de scrutin fait que l'enjeu, ce n

58:05
Locuteur

'est

58:05
Présentateur

pas au moins au premier tour 50%, c'est 30%, et que le prochain enjeu électoral, ce sont les européennes. Et pour le coup, en termes de popularité, ce que fait aujourd'hui Emmanuel Macron aboutit à une baisse de popularité, mais en termes d'efficacité électorale, ça a toute sa rationalité. S'il casse effectivement une partie de la droite, ça peut lui permettre d'être dominant aux européennes, et de consolider ce socle dont il a besoin, de 30%, ce qui serait déjà un progrès par rapport à la présidentielle, avec en face des oppositions très morcelées.

Donc il y a une rationalité électorale derrière ces choix aussi, qui peuvent aboutir, c'est le paradoxe, mais une baisse de popularité, mais la popularité ce n

58:43
Locuteur

'est

58:43
Présentateur

pas le vote.

58:44
Locuteur

–

58:44
Présentateur

Marcheur depuis le début, je viens de démissionner de La République en marche. – Alors c'est peut-être une personne de gauche qui s

58:54
Locuteur

'adresse

58:54
Présentateur

à nous ce soir, avec cette succession

58:57
Locuteur

de

58:58
Présentateur

messages.

59:00
Locuteur

– C

59:00
Présentateur

'est sans doute une personne de gauche, même si dans les électeurs qui ont voté au premier tour pour Macron, ça reste très solide, donc ça veut dire qu'y compris les électeurs de gauche qui ont voté pour lui au premier tour, parce qu

59:09
Locuteur

'ils

59:09
Présentateur

n

59:09
Locuteur

'ont

59:09
Présentateur

pas voulu voter Mélenchon, voilà, ça tient quand même. Mais Oubris a raison, c'est que de toute façon à gauche, la difficulté c'est que la gauche, il y a deux partis irréconciliables, donc électoralement, on sait que le Parti Socialiste, et Hollande l

59:26
Locuteur

'a

59:26
Présentateur

d'ailleurs dans les pics qu'il a envoyé, il a envoyé des pics à Macron, mais il a aussi envoyé des pics à Mélenchon, en disant que le Parti Socialiste ne devrait pas discuter avec lui, donc Macron il sait que ce paysage est éclaté, et que donc électoralement, il a en face de lui un terrain favorable.

59:39
Invité

La trahison, elle a dû se faire sur le bateau Aquarius, parce que c'est vrai que dans la campagne, le macronisme c'était un libéralisme économique et un libéralisme culturel, un discours très ouvert, et là on peut comprendre que des électeurs qui étaient venus justement sur cette offre politique nouvelle puissent se sentir trahis.

59:55
Présentateur

Je pense que votre téléspectateur, et c'est en ça que François Hollande peut-être qu'il trouve un peu d'audience, avec ces gens qui se sentent un peu cocus peut-être, dû en même temps d'Emmanuel Macron, et au fond on voit bien que François Hollande, il essaie un peu, tel le berger, comme ça, un peu de les amener vers d'abord ses librairies, pour vendre des livres, et puis peut-être un peu plus après, moi j'y crois pas trop, mais en tout cas on sent bien qu'il

1:00:19
Locuteur

y a

1:00:19
Présentateur

une partie peut-être de cet électorat qui dans le en même temps ne s'y retrouve pas aujourd

1:00:23
Locuteur

'hui.

1:00:23
Présentateur

–

1:00:23
Locuteur

Et pourtant

1:00:23
Invité

sur l'immigration, il était au fond sur la même ligne.

1:00:26
Locuteur

–

1:00:26
Présentateur

Pourquoi cette vidéo a la forme contestable, ça c'est effectivement la vidéo sur le pognon des aides sociales, pourquoi cette vidéo a-t-elle été publiée ? Pour mieux faire passer le message, Cécile

1:00:37
Locuteur

? –

1:00:37
Invité

Oui, c'est ça, c'était pour surmonter le bruit médiatique, et qu'on retienne une chose, il y a tout le vocabulaire trivial qui va avec, que ça passe dans l'oreille des Français. On réforme le système social, et il n

1:00:49
Locuteur

'y a

1:00:49
Invité

pas de tournant social.

1:00:50
Locuteur

–

1:00:50
Invité

C

1:00:50
Locuteur

'est

1:00:50
Présentateur

-à-dire que dans le discours qui nous a été délivré, beaucoup de choses étaient déjà connues, l'essentiel, le reste à charge zéro,

1:00:57
Locuteur

c

1:00:57
Présentateur

'est-à-dire très important par ailleurs, et une mesure forte de la campagne du président, était connu puisque l'accord avait été passé avec les syndicats d'opticiens, de dentistes et de prothèses auditives, donc c'était connu, donc je pense qu'il

1:01:09
Locuteur

y a

1:01:09
Présentateur

l'idée de, il faut d'abord se faire quelque chose avant, pour que ce discours ne tombe pas finalement aux oubliettes, là du coup on l

1:01:17
Locuteur

'a

1:01:17
Présentateur

bien entendu. – Je crois qu'il y a vraiment l'idée que pour se faire entendre, il faut être transgressif, donc c'est une transgression beaucoup plus sur la forme que sur le fond, mais il y a plusieurs théoriciens je crois à l'Élysée autour de cette idée, jusqu'à quel point il faut être dans la transgression, et bien là on était dans une transgression de forme, de communication, mais qui permettait de se faire entendre. – Emmanuel Macron a-t-il commis une erreur dans sa stratégie de communication

1:01:38
Locuteur

? –

1:01:39
Présentateur

Oui, même si ce qui a été dit est juste, mais je pense qu'à moyen terme c'est pas bon,

1:01:46
Locuteur

et

1:01:46
Présentateur

que ça brouille son image, et que quand l'image comme ça commence à être brouillée,

1:01:50
Locuteur

c'est…

1:01:51
Présentateur

voilà, je pense que c'est pas bon.

1:01:52
Locuteur

–

1:01:53
Présentateur

Les réformes tombent une à une sur les pauvres, les retraités, les fonctionnaires, les étudiants, Emmanuel Macron les déteste-t-il

1:01:59
Locuteur

? – C

1:02:00
Présentateur

'est vrai qu'il commence à se poser la question du « Emmanuel Macron a-t-il du cœur ?

1:02:04
Locuteur

» – Alors

1:02:04
Présentateur

il y

1:02:05
Locuteur

a

1:02:05
Présentateur

cette question de l'empathie, qui est quand même,

1:02:06
Locuteur

on

1:02:06
Présentateur

voit dans toutes les études qui sont menées, je parle sous le contrôle de Brice, c'est vraiment ce qui apparaît, y compris dans ses prises de parole à la télévision, il paraît quand même souvent assez froid en province, bon alors on connaît la difficulté des déplacements, mais c'est vrai qu'il est plutôt assez bon quand il est face à des Français direct, mais la question commence à se poser, il y

1:02:27
Locuteur

a

1:02:27
Présentateur

une forme de giscardisation, il

1:02:29
Locuteur

faut

1:02:29
Présentateur

faire attention, il devrait faire attention à ça, enfin c'est son problème,

1:02:32
Locuteur

c

1:02:32
Présentateur

'est sa communication, mais

1:02:33
Locuteur

la

1:02:34
Présentateur

question se pose. – Parce que dans les mots qui sont utilisés par votre auditeur,

1:02:38
Locuteur

il

1:02:38
Présentateur

n'y

1:02:38
Locuteur

a

1:02:38
Présentateur

pas simplement l'idée de président des riches, il

1:02:40
Locuteur

y

1:02:40
Présentateur

a l'idée d'un président indifférent ou dur. Et dans des items d'image qu'on avait posés récemment, sur l'item méprisant, il y a en fait des Français qui sont divisés en trois tiers quasiment équivalents, un tiers qui nous dit non, non, pas du tout, un tiers qui nous dit quand même un peu, un tiers qui nous dit beaucoup. Donc un président un peu méprisant et un peu dur, c'est quelque chose qui aujourd'hui commence à coller un peu à l'image d'Emmanuel Macron. –

1:03:02
Locuteur

Et

1:03:02
Présentateur

c'est d'autant plus important pour lui, enfin en tout cas dangereux ou inquiétant, que c'était au cœur de son succès. Sa campagne, elle marche là-dessus, elle marche sur le fait qu'il tient les deux bouts. Vous l'avez dit, Cécile l'a dit tout à

1:03:16
Locuteur

l

1:03:16
Présentateur

'heure, libéral en économie, mais humain, social, sur les questions comme les migrants, et cette promesse-là, elle s'effondre. – Et donc à terme,

1:03:26
Locuteur

c

1:03:26
Présentateur

'est…

1:03:26
Locuteur

–

1:03:27
Invité

Il a surtout, c'est vrai, un discours sur les gagnants en réalité. Et il a eu un lapsus qui était intéressant dans son émission face à Pernault sur TF1. Il a voulu dire à un moment, je vais souvent au contact avec les gens, et il a dit, je vais souvent au conflit avec les gens. Et en fait, c'est un peu Macron résumé.

1:03:42
Présentateur

– Et alors pour aller dans votre sens, lors de l'entretien accordé à l'émission Téléfoot la semaine dernière, il avait dit, une compétition réussie est une compétition gagnée. Ce qui peut paraître évident comme ça, mais non, c'est un peu plus quand même que…

1:03:54
Locuteur

– Ça va être dans le combat.

1:03:56
Présentateur

–

1:03:56
Locuteur

C

1:03:56
Présentateur

'est

1:03:57
Locuteur

pas

1:03:57
Présentateur

simplement quand

1:03:58
Locuteur

on gagne ou rien.

1:03:59
Présentateur

– Voilà, et puis ça veut dire que quand on réussit, c'est parce qu'on s'est battu, parce qu'il y

1:04:03
Locuteur

a

1:04:03
Présentateur

eu un combat, quelque chose d'âpre. Donc effectivement, il va non pas

1:04:06
Locuteur

seulement en contact, – Et le discours de responsabilité

1:04:08
Invité

sur les pauvres, c'est ça, c'est quand même, prenez-vous en main.

1:04:11
Présentateur

– Politiquement, la France va-t

1:04:12
Locuteur

-elle

1:04:12
Présentateur

se diviser en deux camps ? La fracture sociale est-elle en marche

1:04:15
Locuteur

? Est

1:04:17
Présentateur

-ce qu

1:04:17
Locuteur

'il y a

1:04:17
Présentateur

une raison qu'on se retrouve en deux camps ? –

1:04:20
Invité

En même temps, on a vu que la rue sociale, ça n'avait pas du tout marché.

1:04:23
Locuteur

–

1:04:23
Invité

Non,

1:04:24
Locuteur

la

1:04:24
Présentateur

rue sociale…

1:04:24
Locuteur

–

1:04:24
Présentateur

Et le discours sur la fracture sociale, il est ancien, il

1:04:27
Locuteur

y

1:04:27
Présentateur

a un président de

1:04:27
Locuteur

la

1:04:27
Présentateur

République qui s'est fait élire en 1995 dessus, Jacques Chirac, elle n'a pas été réduite. C'est vrai qu'on est plutôt dans un discours aujourd'hui avec les gagnants et les perdants de la mondialisation, c'est-à

1:04:39
Locuteur

-dire

1:04:39
Présentateur

que c'est vrai que plus que le clivage droite-gauche, c'est celui qui aujourd'hui a été au cœur de la présidentielle. – Cette idée d'une fracture sociale, elle reste massivement perçue par les Français. Et quand vous leur demandez parmi les fractures suivantes quelle est la plus importante, la fracture entre les plus aisés, les plus pauvres, les fractures territoriales,

1:04:56
Locuteur

les

1:04:56
Présentateur

fractures, enfin bref, tous les types de fractures qui peuvent exister, ils vous disent très très clairement, c'est la fracture sociale qui est la plus importante.

1:05:02
Invité

– En même temps, il

1:05:02
Locuteur

y a

1:05:02
Invité

une apathie sociale, les manifestations, ça

1:05:04
Locuteur

n

1:05:04
Invité

'a pas marché, et il

1:05:05
Locuteur

y a

1:05:05
Invité

un désert politique, donc du coup, ils foncent.

1:05:08
Locuteur

–

1:05:08
Présentateur

Le pognon de dingue des très riches

1:05:10
Locuteur

ne

1:05:11
Présentateur

choque-t-il pas notre président

1:05:12
Locuteur

? – Sur les réseaux

1:05:16
Invité

sociaux, c'est les dingues de pognon, ça a été retourné.

1:05:19
Locuteur

–

1:05:20
Présentateur

C'est vrai qu

1:05:20
Locuteur

'on

1:05:20
Présentateur

ne

1:05:20
Locuteur

l'a

1:05:20
Présentateur

pas beaucoup entendu sur la retrait de chapeau du président de Carrefour qui a été viré et qui part avec 500 000 euros de

1:05:25
Locuteur

retrait

1:05:25
Présentateur

de chapeau.

1:05:25
Locuteur

–

1:05:25
Présentateur

Il a annoncé

1:05:26
Locuteur

une partie,

1:05:26
Présentateur

plus

1:05:27
Locuteur

une

1:05:27
Présentateur

partie de sa rémunération. – Ben Kassen a utilisé cette formule aussi en disant, mais donner un pognon de dingue à des gens qui n'ont que le pognon en tête, est-ce que vraiment c'est

1:05:37
Locuteur

l'objectif

1:05:38
Présentateur

? – Merci beaucoup à tous les quatre, merci d'avoir participé à cette émission, merci aussi à l'équipe qui a préparé ce Cédant en l'air. Dans un instant, Ali Badou pour Célèbdo. Ce soir, la redif est à 23h55. Lundi, retour de Caroline Roux, très bonne soirée sur France 5.

1:05:51
Locuteur

–

1:05:51
Présentateur

Sous-titrage

1:05:51
Locuteur

ST' 501