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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 2 juin 2020 146 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéTravail & emploiÉducation & recherche

Bourdin Direct - Mardi 2 juin 2020

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 31 %Attaque 18 %Défensif 32 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 41:20OuverteÉludée

    Ça concerne un Français sur quatre, quand même, ses allergies aux pollens.

  • 41:49OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous les voyez déjà, les clients ?

  • 41:53OuverteRéponse directe

    Comment ça se passe ? Vous n'avez pas un rideau ?

  • 42:08OuverteRéponse directe

    Vous avez pu agrandir votre terrasse, Benjamin ?

  • 42:59RelanceRéponse directe

    Il faut que vous arriviez à vous étendre parce que vous perdez.

  • 43:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pourriez, vous pouvez durer longtemps avec ces nouvelles règles ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 41:20PrésentateurChiffre
    « Ça concerne un Français sur quatre, quand même, ses allergies aux pollens. »
  • 42:11Benjamin BarleauFait
    « À ce jour, agrandir, non. Au contraire, j'ai perdu quelques tables sur la terrasse. »
  • 43:12Benjamin BarleauChiffre
    « En tout, entre l'intérieur et l'extérieur, j'ai perdu 60 places assises, quand même. »
  • 44:40PrésentateurFait
    « Baisser les salaires pour éviter les licenciements, ce sont les accords de performance collectives. »
  • 44:46PhilippeChiffre
    « 1276 euros nets par mois, hors de question pour moi de baisser mon salaire. »
  • 44:52AhmedPromesse
    « Je serais prêt à perdre un peu de salaire, à condition que le patron baisse aussi le sien, que les actionnaires renoncent à leurs dividendes. »
  • 45:09InvitéFait
    « Une baisse de salaire, oui. Mais si l'entreprise va réellement mal, du moment où c'est mesuré. »
  • 45:23PhilippeFait
    « À choisir, il vaut mieux démarrer par le haut de la pyramide. Les PTG, les directeurs, moi, je me vois mal demander à mes employés de baisser leur salaire pour sauver mon entreprise. »
  • 52:11PrésentateurFait
    « Plus besoin de justificatifs, sauf pour se rendre en Corse ou en Outre-mer où il faudra justifier d'un motif impérieux. »
  • 52:55LoïcFait
    « Du coup, ce sont des notes qui sont en moins et aussi la valeur du bac, savoir qu'est-ce qui va compter réellement, s'il va être plus ou moins dévalorisé par rapport à d'autres années. »
  • 53:15Manu HarvoisFait
    « D'abord, les décrocheurs, ce n'est pas certains qui reviennent, parce que par définition, c'est des décrocheurs. »
  • 54:12PrésentateurFait
    « Deux personnes maximum par chambre et plus de deux si la visite se déroule à l'extérieur de la chambre. »
  • 54:48PrésentateurChiffre
    « Aujourd'hui, 45% des EHBAD déclarent encore au moins un cas de Covid-19. »
  • 56:13PrésentateurFait
    « En zone verte, les théâtres, salles de fête, enfin les parcs de l'Oise, ou encore les gymnases, salles de sport et piscine peuvent reprendre. »
  • 1:15:04Nicolas PoincaréFait
    « Il est resté 8 minutes et 36 secondes face contre terre avec ce policier qui lui maintenait son genou sur le cou. »
  • 1:16:57PrésentateurFait
    « Je viens de fortement recommander aux gouverneurs de déployer la garde nationale en nombre suffisant de manière à dominer les rues. »
  • 1:18:49InvitéChiffre
    « Le nombre de patients en réanimation continue de baisser. »
  • 1:18:53InvitéFait
    « Fin de l'interdiction de se déplacer à plus de 100 km de chez soi. »
  • 1:19:37InvitéFait
    « Il faut respecter certaines mesures de distanciation ou porter un masque. »
  • 1:20:47InvitéFait
    « Les conditions de visite des proches seront assouplies à partir de vendredi. »
  • 1:21:40InvitéFait
    « Le gouvernement se laisse la possibilité de reconfinement localisé si nécessaire. »
  • 1:45:24Thierry LazaroFait
    « ma responsabilité pénale peut être engagée comme ceux de tous les élus de France »
  • 1:45:42Stéphane LerudulierFait
    « le protocole sanitaire de jeunesse et sport est totalement différent de celui de l'éducation nationale »
  • 1:45:51Stéphane LerudulierFait
    « la fréquence de nettoyage où on est plus sur une fréquence d'une fois ou deux fois par jour que d'une fois toutes les heures ou toutes les deux heures »
  • 1:46:00ministère de l'éducation nationaleFait
    « le protocole sanitaire dans les écoles est nécessaire et restera en place jusqu'à la rentrée de septembre »
  • 1:52:44Antoine JoutotChiffre
    « le secteur du tourisme est au bord du gouffre, on parle de 40 milliards de valeurs détruites, 400 000 emplois menacés »
  • 1:53:10Antoine JoutotPromesse
    « nous on vient en disant on peut être une alternative crédible et on passe en gratuit »
  • 1:53:38Antoine JoutotChiffre
    « c'est à peu près 18 000 hôtels »
  • 1:54:26Antoine JoutotChiffre
    « la commission normale c'est autour de 10% »
  • 1:54:31Antoine JoutotChiffre
    « une plateforme américaine aujourd'hui elle prend entre 15 et 30% »
  • 1:55:57Antoine JoutotChiffre
    « aujourd'hui on est à 19 millions de visites par jour »
  • 1:56:07Antoine JoutotChiffre
    « le plus haut niveau d'audience c'était l'année dernière, on était à 17 millions »
  • 2:00:05Frédéric SimotelFait
    « tout ça est absolument légal, on entre dans les accords de performance collective »
  • 2:00:10Frédéric SimotelFait
    « la durée d'application ne peut pas excéder 5 ans »
  • 2:06:44Jean-Michel BlanquerFait
    « le premier c'est le retour à l'école parce que l'école c'est fondamental »
  • 2:11:57Jean-Michel BlanquerFait
    « les décrocheurs on parle beaucoup des décrocheurs, souvent on les retrouve notamment en Ile-de-France »
  • 2:12:39Jean-Michel BlanquerChiffre
    « la moyenne nationale est à 4% sur l'ensemble des élèves, mais en lycée professionnel c'est légèrement au-dessus de 20% »
  • 2:13:08Jean-Michel BlanquerChiffre
    « 643 000 jeunes, 40% des lycéens »
  • 2:14:21InvitéFait
    « les internats seront tous ouverts ? »
  • 2:14:21InvitéFait
    « mais selon le protocole sanitaire qui est assez strict aussi »
  • 2:14:36InvitéFait
    « ils ont vocation à être tous accueillis »
  • 2:14:42InvitéFait
    « ils sont prioritaires affichés comme tels depuis le début »
  • 2:14:53InvitéFait
    « 100% des ULIS doivent avoir ouvert cette semaine »
  • 2:14:57InvitéChiffre
    « on est déjà à 80% »
  • 2:16:30InvitéFait
    « on a lancé une première expérimentation l'année dernière »
  • 2:19:23InvitéFait
    « ce sont des personnes qui travaillent déjà pour l'éducation nationale »
  • 2:19:49InvitéChiffre
    « 8000 admissibles »
  • 2:20:09InvitéChiffre
    « 4000 »
  • 2:20:45InvitéChiffre
    « 60-65 000 personnels de l'éducation nationale »
  • 2:21:36PrésentateurChiffre
    « 42 dollars pour un enseignant français par heure d'enseignement »
  • 2:21:49PrésentateurChiffre
    « 49 pour un italien 56 pour un portugais 68 pour un néerlandais 93 pour un allemand »
  • 2:21:58PrésentateurChiffre
    « moyenne de l'OCDE 56 dollars moyenne de l'Union Européenne 55 dollars »
  • 2:23:24InvitéPromesse
    « valoriser les débuts de carrière »

Temps de parole

  • Présentateur80 %
  • Présentateur 28 %
  • Invité7 %

3,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, mardi 2 juin, l'info sur RMC. Il est 6h ou presque 6h, Céline Kalman est là pour les dernières informations. Bonjour Céline. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Le discours de la nuit aux Etats-Unis, Donald Trump promet de rétablir l'ordre. Le chef de la Maison Blanche menace de déployer l'armée si les gouverneurs ne parviennent pas à souper les violences. Nous serons aux Etats-Unis dès le début de ce journal. En France, après deux mois et demi de fermeture, cafetiers et restaurateurs peuvent rouvrir pour le plus grand bonheur des clients. Et puis le second tour des municipales, les candidats ont jusqu'à ce soir pour déposer leur liste en préfecture.

Il est 6h, bienvenue à tous sur RMC. La démonstration de force de Donald Trump à Washington qui dénonce donc un terrorisme intérieur. Le chef de la Maison Blanche a annoncé vouloir déployer des milliers de soldats pour rétablir l'ordre. Le pays est secoué par des manifestations et affrontements depuis une semaine après la mort de George Floyd, décédé après son arrestation. Écoutez le président américain. Je viens de fortement recommander aux gouverneurs de déployer la garde nationale en nombre suffisant de manière à dominer les rues. Les maires et les gouverneurs doivent établir une présence massive des forces de l'ordre jusqu'à ce que les violences soient endiguées.

C'est une ville où un État refuse de prendre les mesures qui sont nécessaires pour défendre la vie et les biens de leurs habitants. Alors j'enverrai l'armée américaine et résoudrai rapidement le problème pour eux. Nous prenons tout de suite la direction de Washington où l'on retrouve le correspondant de RMC Jean-Bernard Callier. Jean-Bernard, on a la sensation que Donald Trump n'a pas franchement l'intention de jouer l'apaisement, bien au contraire. Et son intervention hier a été parfaitement orchestrée. Donald Trump a organisé une séquence digne des meilleures émissions de télé-réalité. Il a convoqué les caméras pour un grand discours sur les émeutes.

Et en même temps, il a donné l'ordre de faire évacuer des manifestants devant la Maison-Blanche. Manifestants pacifiques, il faut le préciser, mais qui ont été très fermement repoussés avec gaz lacrymogène et grenades assourdissantes. Ce qui fait qu'on avait deux images. A gauche, des images de chaos. Et à droite, un président martial qui promet de rétablir l'ordre. Le ton était extrêmement ferme. Il est le président de la loi et de l'ordre. Il est prêt à faire intervenir des milliers de soldats. Il est prêt à faire intervenir l'armée fédérale. Si, et c'est un grand si, si les gouverneurs n'arrivent pas à rétablir l'ordre.

Quelques minutes après, il est sorti à pied de la Maison-Blanche pour se rendre à l'église Saint-Jean, à 200 mètres, là où un incendie a été allumé la nuit dernière. Là, il a longuement posé avec une bible à la main encore l'image. Les manifestants sont rentrés chez eux furieux d'avoir été violemment délogés pour une photo. Les résultats de l'autopsie de George Floyd. Il est mort par homicide après avoir fait un arrêt cardiaque à cause de la pression exercée sur son cou. Des conclusions du médecin légiste officiel qui rejoignent d'ailleurs les résultats d'une autopsie indépendante réclamée par la famille de la victime.

Le frère de George Floyd, lui, s'est rendu hier à Minneapolis pour lui rendre hommage. Il a exhorté les manifestants à protester pacifiquement. Que faites-vous ? Ce que vous faites, c'est inutile. Ça ne ramènera pas mon frère. Vous protestez, vous détruisez. Ça peut vous faire vous sentir bien pendant un instant, comme avec l'alcool. Mais ensuite, on réalise ce qu'on a fait. Et ils ne vont pas bouger. Vous savez pourquoi ils ne vont pas bouger ? Parce que ce sont nos biens qui sont détruits, pas les leurs.

3:32
Invité

Et ils ne vont pas bouger. Vous savez pourquoi ils ne vont pas bouger ? Parce que ce n'est pas leur chose, c'est notre chose. Donc ils veulent nous détruire notre chose.

3:39
Présentateur

Rien ne va changer comme cela. Il faut agir différemment. Agissons différemment.

3:44
Invité

Let's do this another way.

3:45
Présentateur

Et les funérailles de George Floyd auront lieu dans une semaine à Houston, au Texas, ville d'origine. L'ex-boxeur Floyd Mayweather a fait savoir qu'il paierait la cérémonie. Joe Biden, candidat démocrate à la Maison Blanche, accusé dans un tweet Donald Trump d'utiliser l'armée contre les Américains. Biden qui se rendra tout à l'heure à Philadelphie pour s'exprimer sur les troubles qui secouent les Etats-Unis. En France, rassemblement à Bordeaux en hommage à George Floyd ou encore à Paris devant l'ambassade des Etats-Unis hier. Autre rassemblement a bondi cette fois en Seine-Saint-Denis. Une centaine de personnes réunies pour réclamer justice pour Gabriel, un adolescent de 14 ans.

Il a été gravement blessé à l'œil après une interpellation policière il y a une semaine. L'avocat de la famille doit déposer une plainte aujourd'hui pour violence en réunion par une personne dépositaire de l'autorité publique. RMC 6h04, nous y sommes, phase 2 du déconfinement avec la fin de la limitation des 100 km. Et bien sûr, la réouverture des bars et restaurants. Nicolas Trenot et Margot Bédé se sont rendus dans un petit village de quelques centaines d'habitants en Alsace. Le bar va rouvrir à 14h. Dans le bar tabac familial à Rispac, une bâche en plastique sépare maintenant la salle du comptoir.

4:54
Invité

Tout a l'air prêt.

4:56
Présentateur

Jean vérifie que la tireuse à bière n'a pas rouillé pendant la fermeture.

4:59
Invité

Ça tourne, voilà, ça fonctionne.

5:01
Présentateur

C'est parfait. On est reparti dans le bain et on a une petite pression. Une bière pression qui trouvera preneur cet après-midi. Les habitués sont déjà devant leur QG, impatients de voir leur village de 600 habitants reprendre vie. C'était mort. D'habitude, il y a toujours le patron qui est devant, du monde qui est à l'extérieur. Et puis voilà, il n'y avait rien. Il y a des potes à qui on a bossé, qu'on va voir de nouveau. Et puis, tchatchez, racontez nos misères. Ça me manque, ouais.

5:27
Invité

Salut, Pat. Oui, c'est un client fidèle, un gentil garçon.

5:31
Présentateur

Sur le perron, Sylviane, la tante du patron, une figure de ce bar, attend vivement le retour de tous ses neveux.

5:36
Invité

D'ailleurs, il m'appelle Tati. C'est ma petite nièce. Je les connais depuis que je suis petite. Donc, ouais, c'est un peu difficile de savoir comment ils vont. C'est la vie du village. On se retrouve de nouveau, mais ça ne sera plus comme avant.

5:49
Présentateur

Car il y a la crainte ici que l'anxiété créée par l'épidémie l'emporte sur la convivialité. Les enseignants retournent dans les lycées aujourd'hui. Reprise aussi des visites vendredi dans les EHPAD pour les mineurs. Les conditions sont assouplies. Et puis, c'est aujourd'hui aussi que vous pourrez télécharger l'application Stop Covid. Son ambition est de pister Covid-19 sans surveiller les Français. Travaillez autant et gagnez moins. La colère du syndicat majoritaire chez Ryanair en France qui dénonce un chantage au licenciement. La compagnie irlandaise à Bakou a proposé de baisser de 20% les salaires des pilotes et copilotes et de 10% celui des hôtesses et stewards.

Les employés ne retrouveraient l'intégralité de leur salaire qu'en 2025. Olivier Chantereau. Chez Ryanair, l'idée de perdre une partie du salaire pour éviter un plan social ne passe pas, selon Damien Mourgue, délégué SNPNCFO. Notre compagnie est une des compagnies les mieux placées pour la reprise et pour le futur. L'année dernière, il y avait un milliard d'euros de revenus. Nous avons apparemment 4 milliards d'euros de réserve, mais quand même, on nous demande de placer les employés dans de la précarité. La société de Richebourg, sous-traitant d'Airbus et de Dassault Aviation, propose, elle, de baisser les salaires pour limiter l'ampleur du plan social envisagé.

Si les syndicats acceptent, les employés auront deux options, explique Christelle Daub, avocat en droit social.

7:05
Invité

Ce qui est important de préciser, c'est que c'est un accord qui doit être soumis à l'accord du salarié. S'il accepte ce qui a été décidé au niveau de cet accord, se substituera de plein droit aux clauses de son contrat de travail. En revanche, son refus constituera un motif légitime de licenciement.

7:22
Présentateur

Fragilisés par l'arrêt du championnat, 4 clubs de top 14 ont déjà trouvé un accord avec joueurs et entraîneurs pour une baisse de salaire. Plusieurs clubs de Ligue 1 ont entamé des négociations. Les candidats au second tour des municipales ont jusqu'à ce soir pour déposer leur liste en préfecture. Ultime tractation, quelles sont les villes clés à suivre le 28 juin prochain ? Jérémy Trottin. Première ville test, le Havre. Bien qu'arrivée en tête le 15 mars dernier, le Premier ministre ne dispose que de très peu de réserve de voix. En cas de défaite, Edouard Philippe serait en très mauvaise posture pour rester à Matignon.

À Perpignan, un front républicain anti-Louis Alliot s'est constitué derrière le maire sortant, Jean-Marc Pujol. Parti sans l'étiquette du Rassemblement National, l'ancien compagnon de Marine Le Pen espère décrocher un symbole. Avec la préfecture des Pyrénées-Orientales, toujours dans le sud, cette fois à Marseille. Le suspense est total, la gauche qui a créé la surprise au premier tour espère répéter l'exploit. Et ravir la ville à la droite après les 24 ans de règne de Jean-Claude Godin. À Lille, Martine Aubry est engagée dans une triangulaire difficile. Une défaite marquerait la chute de ce fief détenue par les socialistes depuis maintenant 65 ans.

Je précise que David Béliard sera votre invité tout à l'heure à cette heure. Oui, est-ce qu'il va y avoir accord avec Anne Hidalgo ou pas ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Fusion des listes ? Nous allons voir, moi je pense que oui aussi. Nous allons voir, nous allons voir David Béliard, tête de liste Europe Écologie Les Verts. À Paris, liste écologique, il est 6h08. Merci Céline, on se retrouve tout à l'heure. Allez, les municipales, est-ce votre préoccupation ? Je ne suis pas certain, c'est le 28 juin, second tour. Bien, nous en parlerons évidemment, tiens, à ce propos, à propos des municipales, je recevrai Agnès Buzyn demain matin, de 8h30 à 9h.

Mais croyez-moi, je lui parlerai plus du Covid-19 que des municipales, je peux vous le dire. Il est 6h08, bien, merci d'être avec nous. Allez, justement, deuxième phase de déconfinement, ça commence aujourd'hui. Alors, vous êtes nombreux, vous nous appelez, je vois Farida qui est déjà là. Là, nous serons tout à l'heure dans un bar de Perpignan qui se prépare à rouvrir dans quoi ? Une heure, oui. C'est à 7h l'ouverture, la réouverture. Il est 6h09, baisser son salaire pour éviter les licenciements. C'est l'idée qui se développe donc dans plusieurs entreprises impactées par la crise du coronavirus. C'est le cas chez Ryanair, donc, par exemple, on parle d'accord.

Alors, ça me fait hurler de rire, accord de performance collective. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Au lieu de dire la vérité, pourquoi ? Pourquoi est-ce que les entreprises veulent baisser les salaires pour faire des économies ? Mais je voudrais demander aux chefs d'entreprise, et notamment aux grandes entreprises, si les dividendes sont baissés aussi. Je voudrais poser la question parallèlement. Oui, je donne les grandes idées de ce principe. Les accords de performance collective, les fameux APC comme on les appelle aussi. Ça m'énerve. Cette expression m'exaspère. La performance collective. Vous êtes patron.

Bon, vous savez que le futur va être compliqué, mais vous voulez éviter de licencier. Alors, vous pouvez engager une discussion avec les salariés pour revoir les conditions de travail. En gros, vous pouvez discuter sur les salaires. C'est le cas, par exemple, chez Ryanair. Vous pouvez aussi réaménager le temps de travail, supprimer les RTT, modifier les horaires, par exemple, pour un magasin qui vaudrait fermer plus tard le soir. Vous pouvez aussi modifier l'organisation du travail avec des changements de poste. La seule limite, c'est de ne pas aller en dessous du salaire minimum, bien entendu, et de respecter les cinq semaines de congés payés.

Il faut bien sûr en discuter avec les syndicats. En général, ces accords durent quatre ans. Et en contrepartie, la direction s'engage à ne pas licencier ou alors dans des proportions beaucoup plus faibles qu'avec un plan social. Le gouvernement encourage d'ailleurs les entreprises en difficulté à avoir recours à ce type d'accords. Oui, alors on ne les connaissait pas vraiment jusque-là, ces accords. 350 ont été signés depuis leur création en 2017, mais les syndicats ne sont pas toujours partants. Parce que c'est vrai que les efforts demandés aux salariés servent parfois à rien. Ça a été le cas chez Bosch ou chez Continental, malgré des baisses de salaire.

Et puis, souvenez-vous, en 2015, les salariés de l'usine Smart en Moselle avaient accepté de revenir aux 39 heures pour sauver leur site. Sauf que quatre ans plus tard, Smart avait délocalisé en Chine. Oui, l'exemple de Smart est un très très bon exemple. Voilà, on avait demandé, les salariés de Smart avaient fait tous les efforts nécessaires. Quatre ans après, l'entreprise était délocalisée en Chine. Remarquez, ça va être plus difficile maintenant de délocaliser en Chine. Il est 6h11. Oh, cela dit, nous verrons. 6h11. Allez, Farida. Ah non, d'abord, je vais prendre Thierry sur le sujet, qui est à Montpellier. Bonjour, Thierry. Oui, bonjour.

Je sors vite parce que vous allez entendre du bruit. Où est-ce que vous êtes, Thierry, là ? Dites-moi tout. Je suis à Nîmes, je suis à Grézant, en train de charger. Ah, d'accord, d'accord, à Nîmes. Vous saluez toute la région, pour moi. Sans problème. Elle me manque, elle me manque. Elle me manque. Oui, oui, moi, je vais la quitter, là, pendant une semaine. Voilà. Ah bon ? Vous allez où ? Bon, je vais, pour l'instant, je monte à Lyon, puis après on verra ce que va nous dire la fraîteur. Bon, d'accord. Bon, Thierry, qu'est-ce que vous vouliez dire à propos des baisses de salaire ? Eh bien, moi, non. Je ne suis pas d'accord du tout. Mais alors, pas du tout. On nous a demandé...

Alors, on nous demande des efforts. À chaque fois, on nous demande des efforts. On nous demande des efforts pour le lundi de Pentecôte, pour les anciens. Ça, ce n'est pas un problème. Non, non, on est d'accord. Là, je suis d'accord. On nous demande des efforts. Allez, on va prendre le Covid, on ne va pas aller plus loin. Le Covid, on nous a demandé des efforts. De faire ci, d'y aller, de mettre les pieds dedans. Je parle en tant que chauffeur, de mettre les pieds dedans, de prendre des risques. De faire. On nous demande un effort. On fait cet effort. Après avoir fait cet effort, on nous demande de continuer. C'est un peu comme la CSG.

On nous a donné des décrets pour pouvoir rouler les jours fériés et compagnie. Des gens l'ont fait. Moi, je ne le fais pas. Des gens se sont battus pour qu'on ait des acquis. Les acquis, eh bien, on va les perdre, petit à petit. Alors là, on nous demande de faire des efforts sur les salaires. Ben non, je ne suis pas d'accord. Alors, ça devient, en France, ça perdure. Tout ce que l'on fait, ça perdure. Donc, les patrons vont nous demander de faire, on fait déjà plusieurs heures. Enfin, moi, en tant que chauffeur routier, je suis payé. Attention, moi, j'ai une entreprise, je suis payé. Mais j'en connais, et je connais d'autres métiers.

Les gens, on leur a demandé de faire des heures en plus, pas payées. Maintenant, on leur demande de diminuer le salaire. Mais on va où ? On va où ? Bien, Thierry, merci dans tous les cas d'être intervenu. C'est diminution de salaire qui font réagir. Mathieu Rouault, toute l'équipe est réunie. Quentin Vinet, je ne l'ai pas rappelé. Quentin Vinet, Mathieu Rouault et Charlemagne. Mathieu ? Oui, ça fait réagir. Tiens, Brahim nous dit, pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Puisque quand l'entreprise génère des richesses, elle a tendance à augmenter les salaires de ses salariés. Pourquoi ça ne fonctionnerait pas ?

Dans le cas contraire, nous écrit Brahim, à condition que ce soit uniquement pour les très gros salaires. pas, par exemple, quand vous gagnez le SMIC. Bien, merci Thierry. Bonne journée Thierry. Nous allons partir pour le Vaucluse à Pertuis avec Farida. Bonjour Farida.

14:33
Invité

Bonjour Jean-Jacques.

14:34
Présentateur

Vous êtes gérante d'un bar à Pertuis ?

14:36
Invité

Oui, c'est ça, le Café des Sports.

14:38
Présentateur

Le Café des Sports à Pertuis. Arrêtez-vous, si vous passez par Pertuis au Café des Sports, vous allez saluer Farida pour nous. Farida, vous ouvrez quand ?

14:47
Invité

Ça y est, c'est ouvert.

14:48
Présentateur

Ça y est ? Non, ce n'est pas possible.

14:49
Invité

Ça y est, les premiers clients, ils sont déjà là.

14:51
Présentateur

Ils sont déjà là ?

14:52
Invité

Eh oui.

14:53
Présentateur

Bon, bon.

14:53
Invité

Faites un coucou.

14:58
Présentateur

Salut au bar des sports de Pertuis. Je vous promets, si je passe à Pertuis, je m'arrête. C'est promis Farida. Vraiment. Ça a été très très lent.

15:07
Invité

On n'en pouvait plus.

15:08
Présentateur

J'imagine.

15:09
Invité

Depuis 3 heures du matin, je suis debout, je tourne, je vire derrière mon rideau, j'attends.

15:13
Présentateur

Oui, vous attendez. Vous avez ouvert à quelle heure ?

15:16
Invité

6h moins le quart.

15:17
Présentateur

6h moins le quart. Il y avait déjà des clients devant le rideau ?

15:20
Invité

Oui, ils m'attendaient.

15:21
Présentateur

Non, c'est pas vrai.

15:21
Invité

Déjà, certains m'avaient fait des SMS.

15:24
Présentateur

Ah, déjà ? C'est génial. Oui, oui. C'est génial. D'abord, ce qui est génial, c'est la fidélité de la clientèle à Farida. Oui, ils étaient tous impatients. En plus, on est un petit village. Ben oui, ben, fin, petit village. Un gros, une bourgade. Une bourgade. Une bourgade.

15:42
Invité

Eh oui.

15:43
Présentateur

Il y a quand même près de 20 000 habitants à Pertuis.

15:46
Invité

Oui, oui, tout à fait.

15:47
Présentateur

Oui, c'est pas tellement un village. C'était une petite ville.

15:49
Invité

On a gardé, c'était le privilège quand même.

15:51
Présentateur

Oui, c'est vrai. Non, non, mais c'est vrai, c'est vrai. Donc, les clients étaient là dès 6h moins le quart. Vous, vous, vous étiez impatiente d'ouvrir. Là, vous avez ouvert. Ça y est, toutes les précautions sanitaires sont prises. Ben oui, on a dû quand même supprimer des tables à l'intérieur. Oui. J'ai dû créer une salle supplémentaire.

16:07
Invité

Bon, c'était un débarras. Donc, j'ai créé une salle supplémentaire pour récupérer cette place perdue à l'intérieur.

16:13
Présentateur

Oui.

16:13
Invité

Par contre, on a eu l'autorisation par la municipalité d'agrandir nos terrasses. Alors, ben, c'est génial. Avec, quand même, il nous a fait cadeau des droits d'occupation du sol. Bon. Parce que, bon, c'est quand même sur le sol de la municipalité.

16:28
Présentateur

Bon, il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites quand même. Ça a été dur, mais quand même, il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites. Le gouvernement, quand même, il a été là. C'est sûr que l'aide Covid, c'est une goutte d'eau dans l'océan. Mais ils ont été là. Ça a été très rapide. Le chômage partiel, ça a été très rapide. Oui. On a eu un très, très grand soutien.

16:43
Invité

Ben, on n'était pas seul quand même.

16:45
Présentateur

C'est vrai que le système chômage partiel a bien fonctionné. Il faut le dire. Bon, quand ça ne marche pas, on le dit. Quand ça marche bien, on le dit aussi. Farida. Farida, merci. Passer une très belle... Merci Jean-Jacques, à bientôt. Je sens que la journée sera longue, mais belle.

16:57
Invité

Mais magnifique.

16:59
Présentateur

Magnifique. Vous saluez tous les clients et tout Pertuis. Merci Farida qui est en direct avec nous, qui a appelé. Il est 6h17. Allez, dans un instant, je suis avec Marie Solène Lotoqueux, qui est institutrice en maternelle en Bretagne et qui a créé, pendant le confinement, une chaîne sur YouTube. La maîtresse part en live. Ça fait un carton. Elle sera avec nous dans un instant. Vous savez que je reçois Jean-Michel Blanquer tout à l'heure. Allez, à tout de suite. 6h17, on est bien parti. Aucune école de Falampin dans le départ.

17:31
Invité

Il y en a un autre, il y en a un autre qui a hâte.

17:35
Présentateur

C'est Hervé qui, dès 6h30, sera lui aussi dans son café préféré à Marseille. C'est la première pause café pour Hervé. Ensuite, il y en a une autre à 9h avec les vieux du quartier, nous écrit Hervé, qui sera donc au rendez-vous de la réouverture des restaurants et des bars ce matin. Christophe, lui aussi, profite de ses libertés retrouvées. Petit week-end en amoureux pour Christophe avec piscine et jacuzzi privés. Le top, quoi. La vie est belle, nous écrit Christophe. Sony est là aussi ce matin. Gizmo, qui nous écoute tous les jours dès 4h24 et qui nous remercie d'être là. Super équipe, toujours agréable à l'écoute, sincère, pleine de gentillesse. Un énorme bisou, nous dit Gizmo.

On vous embrasse aussi. Abdelkarim nous fait un petit bonjour. Philippe aussi. Neos. Et puis, d'autres nous parlent de la réouverture des écoles. Tiens, c'est le cas de Christine, dont le fils va reprendre le collège ce matin en 6e. 13 élèves sur 26. On va parler des écoles dans un instant sur RMC. Restez bien à l'écoute.

18:35
Invité

RMC, au 32-10.

18:37
Présentateur

45 centimes la minute.

18:39
Invité

RMC, 6h-9h. Votre indirecte.

18:42
Présentateur

Il est 6h21. Les écoles, donc, de France rouvrent aujourd'hui en zone verte toutes les écoles, les collèges. Les lycées aussi devraient ouvrir aujourd'hui. Les lycées, attention, parce que ça va commencer avec les lycées professionnels. Bon, nous verrons tout cela avec Jean-Michel Blanquer, parce que c'est un peu compliqué. En zone orange, la priorité est donnée aux élèves de 6e et 5e, les collégiens, et aux lycées professionnels. Et la réouverture, en tout cas sur le papier, Jean-Michel Blanquer avait réclamé que 100% des écoles ouvrent leurs portes. Ce ne sera pas le cas. Pourquoi ? Eh bien, parce qu'il y a des mairies qui refusent de s'exécuter.

À la grande colère de nombreux parents, 10% des écoles devraient rester fermées. Selon le ministère, ces maires expliquent que le protocole sanitaire imposé pour la réouverture des écoles est trop contraignant. Enfin, c'est très contraignant. Dans 90% des cas, les maires se débrouillent, mais dans 10%, les maires sont incapables d'assurer la reprise scolaire. Ils craignent d'être tenus pour responsables en cas de contamination. Écoutez le reportage de Lionel Topp et Nicolas Ropère pour RMC. Aucune école de Falampin dans le département du Nord n'ouvrira ses portes aujourd'hui. Une décision incompréhensible pour Cécile, une habitante. Elle s'inquiète pour son fils en CE2.

Je trouve qu'il n'a en cruellement que de liens sociaux. Et ça, ça commence à lui peser. On trouve que ça fait bien longtemps que ça dure quelque part. Le maire de la commune, Thierry Lazaro, assure qu'il lui est impossible d'accueillir les élèves dans de bonnes conditions. Il n'ouvrira les deux écoles de la ville que si la justice l'y oblige. Ma responsabilité pénale de mes adjoints, celle de mes collaborateurs peut être engagée, comme ceux de tous les élus de France qu'on appelle la justice et que la justice se mouille. Je veux simplement que chacun prenne ses responsabilités. À Rognac, dans les Bouches-du-Rhône, les écoles seront elles aussi fermées jusqu'en septembre.

Mais le maire Stéphane Lerudulier propose aux parents une alternative. Le centre de loisirs de la commune accueillera les élèves, car les contraintes sanitaires sont beaucoup moins strictes. Le protocole sanitaire de jeunesse et sport est totalement différent de celui de l'éducation nationale. Il est beaucoup plus pragmatique. Par exemple, la fréquence de nettoyage, où on est plus sur une fréquence d'une fois ou deux fois par jour que d'une fois toutes les heures ou toutes les deux heures. Donc nous pouvons largement accueillir les enfants à l'intérieur de nos centres de loisirs.

Si l'on veut accueillir davantage d'élèves, il faut changer les règles, plaide Agnès Lebrun, vice-présidente de l'Association des mères de France, en charge de l'éducation. Si on ne change pas les contraintes sanitaires, on est bien obligé d'accueillir les élèves exactement dans les mêmes conditions. La situation ne change pas du tout. Le ministère de l'éducation nationale assure que le protocole sanitaire dans les écoles est nécessaire et restera en place jusqu'à la rentrée de septembre. Bien, Jean-Michel Blanquer, notre invité 8h35, 9h, j'ai des quantités de questions à lui poser.

Marie Solène Le Toqueux est avec nous, institutrice de maternelle en Bretagne, qui a créé pendant le confinement la chaîne La Maîtresse Parent Live sur YouTube. Marie Solène Le Toqueux, bonjour. Bonjour. Alors l'idée est venue de votre mari, qui est producteur, au moment du confinement. Maintenant, vous n'aviez pas l'obligation de maintenir une continuité pédagogique. Vous enseignez à des petites sections. Mais vous aviez envie de garder un lien avec vos élèves.

21:46
Invité

Oui, parce que je me suis rendue compte qu'à cet âge-là, ils ont besoin de voir leur maîtresse, d'entendre et de voir leur maîtresse. Donc c'était important pour moi de passer par ce biais-là.

21:59
Présentateur

Alors vous avez créé une chaîne YouTube vous permettant de diffuser en live une heure de cours les lundis, mardis, jeudis et vendredis. C'est ça. Depuis le 23 mars dernier, 98 000 abonnés.

22:12
Invité

Oui, presque. On est proche des 100 000.

22:15
Présentateur

100 000 abonnés.

22:16
Invité

Voilà. Et aux 100 000, il y a une surprise. On a préparé une petite surprise pendant le week-end.

22:21
Présentateur

Ah bon ?

22:22
Invité

Voilà. Pour les 100 000 abonnés.

22:25
Présentateur

Bon, comment ça se passe ? Comment ça se passe ? Vous proposez chaque jour une heure de classe via un live YouTube, c'est ça ?

22:33
Invité

C'est ça. Voilà. Avec quatre temps forts. J'ai choisi quatre temps qui sont importants en maternelle. Donc on commence par un temps de rituel où on voit la date, la météo, le petit bonheur. Voilà. Où les enfants peuvent le faire en temps réel puisque je donne dans un drive des ressources avec des affichages. Et d'ailleurs, il y a plein d'enfants qui ont chez eux les mêmes affichages que j'ai dans mon décor, en fait.

23:04
Présentateur

Oui.

23:04
Invité

Donc ils me suivent, ils me répondent aux questions. On a une mascotte qu'on habille en fonction du jour de la semaine. Et c'est vrai que j'ai les parents qui me disent que les enfants répondent, se prennent au jeu. Ils ont l'impression que je leur réponds. Donc ça marche super bien.

23:21
Présentateur

C'est formidable.

23:22
Invité

Après les rituels, il y a un temps d'histoire. Un temps d'histoire avec des questions. Oui. Après une petite pause et un temps d'atelier qui reprend les domaines de maternelle pour travailler le langage, les mathématiques, le graphisme, la motricité. Et là, je donne aussi le matériel en amont pour que les parents puissent le préparer et faire en simultané pendant l'émission. Ou après, parce qu'après, ils peuvent le regarder en replay ou le faire après. Et on finit par un temps de comptine et de chansons comme on le fait beaucoup en maternelle.

23:59
Présentateur

C'est génial. Un YouTuber a créé le jingle. Il y a aussi un community manager pour gérer les réseaux sociaux et le chat. Dernière question, Marie-Solène de Tokyo. Le Tokyo, vous avez des enfants qui vous regardent du monde entier ?

24:14
Invité

Oui. France entière, Outre-mer et les cinq continents. Il y a en Uruguay, au Canada, New York, Angleterre, Japon. Incroyable.

24:27
Présentateur

Incroyable. Marie-Solène, jusqu'à la fin de l'année scolaire. Et l'année prochaine, vous allez reprendre ?

24:34
Invité

Eh bien, l'année prochaine, je vais reprendre ma classe.

24:36
Présentateur

Voilà. Vous reprenez votre classe. Voilà.

24:39
Invité

Bravo. Revoir les élèves.

24:41
Présentateur

Vous êtes impatiente, j'imagine, de les voir.

24:44
Invité

Bah oui. Bah oui, parce que vraiment, ce qui manque quand même dans cette émission, c'est d'avoir le contact direct.

24:50
Présentateur

Bah évidemment. Marie-Solène, merci et bravo. Bravo, bravo, bravo. La maîtresse part en live sur YouTube. Charlemagne, tous les matins, trois histoires et trois images. Les Etats-Unis, on n'a pas parlé des Etats-Unis depuis le journal de 6h. Aux Etats-Unis, cette nuit, le coup de gueule du chef de la police de Houston, je dis bien de Houston au Texas, contre Donald Trump. Art Acevedo, c'est son nom. Il s'est exprimé hier soir sur CNN. Alors que Donald Trump promet de répondre à la violence par la violence, il veut envoyer l'armée dans les rues du pays. Eh bien, le chef de la police de Houston s'est adressé directement au président.

Je voudrais m'adresser au président, au nom de tous les chefs de la police de ce pays. S'il vous plaît, si vous n'avez rien de constructif à dire, fermez votre bouche. Ce n'est pas Hollywood, c'est la vraie vie. Des vies sont en danger. Et je demande à la population d'être aux côtés de la police, de rester unis. Voilà, un message d'unité à l'opposé du discours martial de Donald Trump cette nuit. Aux Etats-Unis, mais aussi dans le monde, un geste symbolise la colère des manifestants contre les violences policières, poser un genou à terre. Oui, geste régulièrement effectué par les manifestants, mais aussi par les forces de l'ordre.

Aux Etats-Unis, dans plusieurs villes, on a vu des policiers poser un genou à terre, parfois aux côtés des manifestants, une manière d'afficher leur soutien, leur solidarité dans le combat contre les violences et le racisme. D'ailleurs, ce geste a traversé les frontières. En Allemagne, on a vu Marcus Thuram, le fils de Lilian, poser un genou à terre après avoir marqué un but en Bundesliga. En Angleterre, toute l'équipe de Liverpool a posé hier genou à terre au centre de la mythique pelouse d'Anfield Road. Et puis en France, des rassemblements ont eu lieu à Bordeaux, à Paris, devant l'ambassade américaine. Et là encore, les manifestants ont posé un genou à terre, Jean-Jacques.

Mais d'où vient ce geste, Charles ? Du football américain, et plus précisément d'un joueur, Colin Kaepernick, ancien quarterback des 49ers de San Francisco. Tout commence en 2016. Déjà à l'époque, les violences policières contre les Noirs américains font la une aux Etats-Unis. Pour protester, Colin Kaepernick décide de ne plus se lever, de poser un genou à terre pendant l'hymne américain qui est joué avant chaque match. Certains joueurs l'imitent, mais ce geste déclenche un débat enflammé aux Etats-Unis. Certains se filment en train de brûler son maillot. Les politiques se déchirent sur son cas.

Donald Trump, lors d'un meeting, qualifie les joueurs qui s'agenouillent de fils de pute et demande qu'il soit viré. La polémique finit par éloigner Kaepernick des terrains. Depuis 4 ans, aucune équipe de NFL, de foot américain, n'a voulu l'embaucher. Il est aujourd'hui comparé par certains à Mohamed Ali. Il est resté silencieux pendant 4 ans, jusqu'à ce week-end, où il a apporté son soutien aux manifestants de Minneapolis et promis de financer la défense de tous ceux qui seraient arrêtés après les manifestations. Merci Charles. On vous retrouve tout à l'heure. Il est 6h30. Qu'allant nous faire d'abord ? Un petit café. Oui, un petit café. La machine à café. C'est le jour. La touche 5.

Et les capsules qui vont avec. Et le bon matin par SMS au 7h30 de 16h. Qu'allant nous faire ? Pour le café, on entendait Farida tout à l'heure. Oui, Farida. Desports Apertuis, ouvert depuis 6h moins le quart ce matin. Ça y est, comment les restaurateurs s'organisent ? On va demander aussi à Benjamin Barlot. C'est le propriétaire du Grand Café de La Poste à Perpignan. Il est avec nous juste après le journal de 6h30 sur RNC. Il est 6h31, Anne-Sophie Balbir est là. Pour les dernières informations, Anne-Sophie, bonjour.

28:12
Invité

Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Des restrictions s'envolent. C'est parti pour la phase 2 du déconfinement. Réouverture des bars et restaurants. Fin de la limite de déplacement à 100 km. Retour au travail aussi pour beaucoup d'entre vous. Du monde dans les transports ce matin. En Ile-de-France, le port du masque reste obligatoire. Mais tous les sièges sont disponibles. Nous serons gardus nord à Paris. Et puis aux Etats-Unis, Donald Trump passe à la vitesse supérieure en réponse aux manifestations antiracistes. Le président américain menace désormais de déployer l'armée. RMC 6h31. Le café du matin en bas de chez soi. Le dîner entre copains arrosé de vin rouge. On en rêvait.

Cette fois, ça y est. Réouverture des bars et des restaurants dans les zones vertes. Réouverture des terrasses dans les zones oranges. Ça a commencé dès hier soir, minuit. Les professionnels étaient dans les starting blocks. Les clients aussi, comme Dany, dans le 19e arrondissement de Paris. Libre. Enfin libre. On vit. On a envie de danser. On a envie de sauter. Le plaisir de la vie, c'est d'avoir des échanges. De boire un coup avec des amis. Parce que boire tout seul, mon mari le fait très bien. Mais moi non. Notre cafetier, il faut quand même qu'on remplisse les caisses. Il a souffert pendant ces trois mois. Donc, on aide. C'est normal. Réouverture, un mot que vous allez beaucoup entendre.

Aujourd'hui, réouverture de tous les collèges et lycées de France dans les territoires classés verts. Tous les élèves sont concernés. Dans les territoires classés orange, les collèges accueilleront en priorité les sixièmes et les cinquièmes. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, est l'invité de Jean-Jacques Bourdin. A 8h30 sur RMC et BFM TV. Retour à la quasi-normale dans les transports en Ile-de-France. Le trafic ressemble à celui d'avant confinement. Mais les restrictions ne sont pas toutes levées. On retrouve Gare du Nord à Paris. Rémi Hink avec Maobéka-Granier.

30:13
Présentateur

Oui, le port du masque, par exemple, reste obligatoire dans ces transports. La très grande majorité des voyageurs que nous avons pu croiser ce patin en portée. Plus difficile à respecter peut-être l'attestation employeur. Qui peut être demandé aux voyageurs aux heures de pointe. Il va falloir continuer à y penser. Et puis enfin reste la grosse interrogation. Le respect des règles de distanciation sociale. Nous avons pu le constater ce matin sur le RER notamment. Beaucoup de monde est difficile de respecter ces distances de sécurité. Un siège sur deux, mais ils sont tous pris. Beaucoup de monde pour sortir des rames. Des voyageurs côte à côte dans des escalators.

L'affluence dans les transports français. Bien qu'il était d'un million de voyageurs par jour en fin de semaine dernière. Devrait continuer à augmenter cette semaine.

30:52
Invité

Rémi Hink et Mao Becker-Granier pour RMC. Le décret de la phase 2 du déconfinement a été publié au journal officiel. Plus de limites de 100 kilomètres. Mais le texte précise que les déplacements aériens au départ ou à destination de la Corse sont interdits. Benjamin Smadja.

31:09
Présentateur

Jusqu'au 22 juin inclus, vous ne pourrez pas vous rendre en avion sur l'île de beauté. Sauf exception, il faudra que votre déplacement soit justifié par un motif impérieux d'ordre personnel ou familial. Un motif de santé urgent ou un motif professionnel impossible à différer. Pour les touristes qui souhaitent se rendre en Corse d'ici au 22 juin, il faudra donc se rabattre sur le bateau. Mais la capacité des ferries pourra être limitée sur décision du préfet. Et ce n'est pas tout, une mesure de mise en quarantaine pourra être prescrite à l'arrivée en Corse pour toute personne ayant séjourné au cours du mois précédent dans une zone de circulation de l'infection.

Ces zones doivent encore être définies par le ministère de la Santé. Des dispositions qui menacent l'économie du tourisme insulaire, selon le conseil exécutif de Corse qui demande la révision de ce texte.

31:49
Invité

Et ces règles s'appliquent également pour les déplacements aériens au départ des départements et régions d'outre-mer. Et puis parcs, jardins, forêts sont désormais ouverts dans tout le pays. Les plages, les lacs, les musées et les zoos aussi à Beauval dans le Loir-et-Cher, Romain Poiseau.

32:05
Présentateur

Un orang-outan qui regarde d'un air intrigué une borne de gel hydroalcoolique. Oui, le zoo de Beauval s'est mis aux normes sanitaires spéciales Covid-19 pour sa réouverture. On a installé 80 bornes de gel hydroalcoolique un peu partout dans le parc. Le directeur du zoo, Rodolphe Delors. On a commandé 60 000 masques pour notre personnel. Ça va à peu près 100 000 euros de matériel. Au sol, un fléchage indiquant le sens de circulation pour éviter que les visiteurs ne se croisent. Dans les espaces confinés, une nouvelle règle. Dans les serres, les visiteurs devront porter au masque. Et dans les télécabines, surtout dans le parc, seules les personnes de la même famille seront acceptées.

Jusqu'à 8 personnes maximum. Toutes les bars seront désinfectées très régulièrement. L'infrastructure est prête, oui, mais les animaux sont-ils prêts à accueillir le public ? Les gorilles s'en seraient bien passées. C'est des animaux qui sont assez posés, qui aiment la tranquillité. Antoine, le soigneur. Ils se sont reposés et on est prêts à attaquer la saison de bonne humeur. Attaquer la saison rapidement et rattraper le manque à gagner. Pour le directeur du zoo. Nous avons perdu à peu près 40% de notre chiffre d'affaires. J'espère que rapidement, cette crise ne sera qu'un mauvais souvenir.

Alors, terminé les allées désertes et la tranquillité des animaux, le zoo espère accueillir dès aujourd'hui 20 000 visiteurs.

33:10
Invité

L'épidémie ralentit, mais le virus est toujours là. D'ailleurs, le gouvernement se laisse la possibilité de reconfinement localisé si c'est nécessaire. Toutes les restrictions prises dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire seront réévaluées le 22 juin. RMC 6h36. Les Etats-Unis, toujours secoués par des manifestations antiracistes. Une semaine après la mort de George Floyd, première prise de parole publique de Donald Trump. Le président américain promet de remettre de l'ordre dans le pays et menace de déployer l'armée si les villes et les Etats n'arrivent pas à mettre fin aux violences. Paul Barcelone.

33:43
Présentateur

Des explosions de grenades lacrymogènes retentissent. La police déloge les manifestants autour de la Maison Blanche. À quelques mètres de là, Donald Trump promet le retour à l'ordre. Je viens de fortement recommander aux gouverneurs de déployer la garde nationale en nombre suffisant de manière à dominer les rues. Les maires et les gouverneurs doivent établir une présence massive des forces de l'ordre jusqu'à ce que les violences soient endiguées. Si une ville ou un Etat refuse de prendre les mesures qui sont nécessaires pour défendre la vie et les biens de leurs habitants, alors j'enverrai l'armée américaine et résoudrai rapidement le problème pour eux.

Puis place à la mise en scène, Donald Trump se rend à pied jusqu'à l'église St. John saccagée par des casseurs la nuit précédente. Il pose devant le bâtiment, Bible à la main. Selon CNN, le président américain aurait été très vexé que les médias racontent son repli dans un bunker de la Maison-Blanche vendredi. Pour lui, pas question d'apparaître comme inquiet à désormais 5 mois de l'élection présidentielle.

34:47
Invité

Selon une autopsie indépendante, George Floyd est mort asphyxié en raison d'une pression forte et prolongée sur son cou et sa cage thoracique. L'autopsie officielle conclut à une pression létale qui a entraîné un arrêt cardiaque. Les obsèques de George Floyd auront lieu le 9 juin à Houston, la ville où il a grandi. C'est l'ancienne star de la boxe, Floyd Mayweather, qui paiera les funérailles. Les courses, Mathieu, c'est à Vichy aujourd'hui.

35:12
Présentateur

Le pronostic de la Dream Team des courses RMC. Favoris numéro 12, drop des Durier. Outsider numéro 6, Diego Ducanter. Le 12 et le 6. Il est 6h38, d'abord nous jouons. Vous savez que nous jouons tous les matins jusqu'au, je crois, 12 juin. Le vendredi 12 juin, je vous offre sur RMC, RMC Découverte, un an de course. Oui, 500 euros par jour, 6 000 euros en tout. Par jour, non, par mois, oui, 500 euros par jour. Non, par mois. 500 euros par mois, ça fait 6 000 euros. Un an de course. Pour ça, vous répondez à la question que je vous pose. Deuxième tour des municipales aura lieu ce mois-ci, juin, ou le mois de septembre. 1 juin, 2 septembre, vous avez la bonne réponse.

Vous envoyez la bonne réponse par SMS au 7 32 16. 1 pour juin et 2 pour septembre. Le gagnant ou le gagnante sera tiré au sort le vendredi 12 juin. Il faut jouer tous les jours. On va jouer tous les jours jusqu'au 12 juin. Vous allez accumuler des points si vous répondez tous les jours aux bonnes réponses. Et vous aurez plus de chances d'être tiré au sort le 12 juin. Il est quelle heure ? Il est 6h39. Merci d'être avec nous. Caroline, dans un instant, pour l'ouverture des bars, des cafés et des restaurants. Mais justement, faisons le point avec Quentin Vinet. C'est le premier jour de la phase 2 de déconfinement. Qu'est-ce qui change ? Il n'y a plus de zone rouge. Vous avez regardé la carte.

La carte sanitaire qui est désormais toute verte, ou presque. Ou orange pour trois zones encore. Île-de-France, Guyane et Mayonne. Trois zones où la phase 2 du déconfinement dans les prochaines semaines, les trois prochaines semaines, sera un petit peu plus prudente qu'ailleurs. C'est aussi la fin des 100 km heure. Plus besoin de justificatifs ou de motifs impérieux, familieux, pour se déplacer sur le territoire. A l'exception de la Corse et de l'Outre-mer. Et des transports en région parisienne, où il faut toujours être muni d'une attestation employeur aux heures de pointe. Bar, café, restaurant, mais aussi camping qui rouvrent.

Tous les hébergements touristiques, comme les villages vacances, peuvent ouvrir dans les zones vertes. Pas dans les zones oranges encore, mais en réalité, il faut dire qu'il y a assez peu de camping en région parisienne. On peut retourner dans les parcs et jardins. Les collèges et les écoles doivent aussi rouvrir. Tous les collèges et toutes les écoles absolument dans les zones vertes. Priorité au 6e et au 5e dans les zones oranges. Seules les zones vertes sont concernées pour la réouverture des lycées. Lycées professionnels dans un premier temps. On sait que seulement 20% des enfants sont retournés en classe en primaire. C'est ce que dit le ministère.

Est-ce que tous les enfants auront, un jour ou l'autre, classe avant la fin de l'année scolaire ? C'est la question que je poserai à Jean-Michel Blanquer tout à l'heure parce que ça fait hurler certains parents qui veulent envoyer leur enfant à l'école et qui ne le peuvent pas. Caroline, par exemple, qui est dans l'ISER. Bonjour Caroline.

37:51
Invité

Bonjour Jean-Jacques.

37:52
Présentateur

Bonjour. Réouverture des écoles. Votre fille est en CE2.

37:55
Invité

Oui.

37:56
Présentateur

Ce n'est pas une classe prioritaire. Moi, j'ai un fils en 4e. C'est la même chose. Ce ne sont pas des classes prioritaires. Et bien, c'est inadmissible.

38:04
Invité

Il y a des petites subtilités. C'est-à-dire que l'école est ouverte, oui, pour certaines catégories de parents. Mais pas pour les parents qui doivent, qui ont l'obligation d'aller travailler. Moi, je ne peux pas être à distance, mon mari non plus. Et aujourd'hui, on se retrouve avec une petite de 8 ans qui se garde toute seule. Et surtout, le problème, c'est qu'on ne peut pas faire école à la maison, nous. On n'est pas présent. Donc aujourd'hui, elle n'a plus d'apprentissage. Et moi, aujourd'hui, on me demande de faire un choix que je trouve inadmissible. On n'a pas moins de valeur que les autres parce qu'on travaille. Vous voyez ce que je veux dire. Pour moi, ce n'est pas normal.

38:41
Présentateur

Vous savez, il y a plusieurs raisons. Il y a l'éducation nationale et les règles sanitaires strictes. Il y a des municipalités, en l'occurrence, puisque c'est une école élémentaire, des municipalités qui n'ont pas fait l'effort nécessaire ou qui n'ont pas voulu accueillir plus d'enfants. Et puis, vous avez des enseignants, des syndicats d'enseignants qui étaient contre la reprise avant septembre.

39:04
Invité

C'est ça. Et puis là, en fait, comment dirais-je ? Nous, le problème, c'est que clairement, il n'y a pas assez d'instituteurs. Ils font valoir un droit de retrait. Je veux dire, on est tous dans la même situation. Là, on a tous des risques tous les jours en allant travailler. Mais au bout d'un moment, moi, j'ai besoin d'eux. Enfin, c'est ça. Moi, ça me rend folle.

39:24
Présentateur

Puis, on a besoin d'école. Et puis, les enfants. Et puis, pensons aux enfants.

39:29
Invité

Pensons aux enfants qui ont besoin d'école et besoin d'enseignement. Et là, c'est pareil. Il faudrait demander à M. Blanquer. Ils ont dit qu'il y aurait des cours de soutien pour les enfants en difficulté cet été. Oui. Alors là, moi, je voudrais bien savoir dans quelles conditions, où et...

39:48
Présentateur

Voilà, Caroline. C'est une très bonne question que j'avais prévu de poser à Jean-Michel Blanquer. Je n'oublierai pas de la poser tout à l'heure. Merci, Caroline. Bonne journée. Merci, bonne journée, Caroline. Il est déjà 6h43. Ça passe vite ce matin. C'est passionnant. 32-16, notre lien. Vous êtes avec nous. Nous sommes avec vous. Et dans un instant, je serai et nous serons tous ensemble à Perpignan. Nous allons pousser la porte de l'établissement de Benjamin Barleau, le grand café de la Poste, à Perpignan, dans deux minutes. RMC.

40:20
Invité

RMC, 6h, 9h. Bonne indirecte.

40:22
Présentateur

Bien, si nous parlions rapidement, parce que demain, nous allons consacrer la demi-heure, 6h30, 7h aux allergies. Oui, parce que cette année, les allergies aux pollens sont plus fortes, n'est-ce pas, qu'Antharie ? Oui, c'est plus violent que d'habitude. On a quasiment toute la carte de France qui est en vigilance rouge en ce moment, avec un risque qui est jugé très élevé. Plus fort que d'habitude pour les pollens de graminées. Il flappe plus tôt avec une agressivité record. C'est ce que disent les spécialistes. Il va falloir s'y habituer, parce qu'on en a jusqu'à mi-juillet, voire fin juillet. Alors, on a le nez qui pique, on tousse, on se mouche.

Tout le monde pense qu'on a le Covid-19, mais non, non, pas du tout. Ce sont les pollens. Ce sont les pollens, oui. Mathieu, vous avez des messages ? Quantité de messages. Sophie qui dit, c'est très dur. En fin de journée, je suis obligé de faire douche, shampoing, lavage de nez, collir dans les yeux. Je suis défoncé, nous dit Max, obligé de me shooter à l'homéopathie. Mathieu, qui a 36 ans, c'est la première fois qu'il se retrouve allergique avec les yeux qui pleurent toute la journée. Dom nous dit aussi qu'il est devenu allergique comme ça du jour au lendemain. Ça concerne un Français sur quatre, quand même, ses allergies aux pollens. Il est 6h48. Benjamin Barleau, bonjour, Benjamin.

Bonjour à vous. Bonjour, ça va ? Vous êtes prêts ? Ça y est ? On est prêts, prêts. Prêts ? Bien prêts, très prêts, comme on dit. Et très content d'être là, sans tout. Oui, j'imagine. Propriétaire gérant du Grand Café de la Poste, à Perpignan, vous ouvrez. On est, je crois, à 7h, dans 12 minutes. C'est exactement ça. Tous les matins, on ouvre. Bon, on est déjà sur le pont. Je veux dire, s'il y a déjà des clients qui arrivent, il n'y a aucun problème pour servir. Oui. Est-ce que vous les voyez déjà, les clients ? Non, vous n'avez pas encore ouvert les... Comment ça se passe ? Vous n'avez pas un rideau ? Un rideau, Benjamin ? Non, on est en train de finir d'installer la terrasse.

Comme vous savez, il y a les distanciations à maintenir. Donc là, on a fini dans 10 minutes. On met les chaises sur la terrasse et on est opérationnel pour une longue journée, j'espère. Vous avez pu agrandir votre terrasse, Benjamin ? Alors, à ce jour, agrandir, non. Au contraire, j'ai perdu quelques tables sur la terrasse. Maintenant, il y a des demandes qui ont été faites à la mairie parce qu'on est quelques-uns sur les grandes places, quand même. Je vous perds, là. Je vous perds. Je perds votre... Vous avez bougé, non, Benjamin ? Non, non, pas du tout. Je ne bouge pas. Pas du tout. Bon, c'est pas grave. Vous avez perdu quelques places en terrasse.

C'est ça, j'ai perdu quelques places en terrasse. Et on a fait des demandes à la mairie pour s'étendre un petit peu. S'étendre, oui. On attend un petit peu les retours. Mais bon, je pense qu'il n'y aura aucun problème. Tout le monde va jouer le jeu. J'espère que la mairie va vous écouter. On va pousser à ça, Benjamin. Oui, oui, oui. Si on en parle là, Benjamin, il faut qu'on pousse à ça. Il faut que vous arriviez à vous étendre parce que vous perdez. Vous allez perdre de l'activité, évidemment. Ah là, c'était bien évident. On va perdre de l'activité sur tous les jours de mauvais temps parce qu'à l'intérieur, à l'intérieur, par contre, c'est divisé par 50% avec un mètre par table.

Donc, il y a l'extérieur. En tout, entre l'intérieur et l'extérieur, j'ai perdu 60 places assises, quand même. Ah oui, c'est énorme. C'est énorme. Est-ce que vous pourriez, vous pouvez durer longtemps avec ces nouvelles règles ? C'est difficile parce que si c'est plein tout le temps, moi, j'ai quand même la chance d'avoir un établissement qui est quand même assez grand. Si ça reste comme ça, oui. Maintenant, tout le monde joue le jeu pour qu'on puisse, j'espère, dissiver encore plus de barrières, pour pouvoir recueillir vraiment du monde dans tous nos établissements. Bien. Ben, Benjamin, bonne ouverture. Les clients sont là, je les sens arriver, je les vois arriver, là.

Ouais, c'est exactement ça. Il y a de l'euphorie, ne vous inquiétez pas. On est là et on... Mais je sais que vous allez assurer. Benjamin, je sais que vous allez assurer. Allez, rendez-vous. Merci à vous. Le Grand Café de la Poste, à Perpignan. Merci. Il est 6h51 en direct, le matin, sur RMC. C'est comme ça que ça se passe. C'est là que ça se passe. Il est 6h51, Mathieu. Ben, justement, au restaurant, dans les bars, pour éviter que tout le monde y touche. Fini les cartes. Voici venir les menus dématérialisés. C'est déjà demain, avec Anthony Morel, dans un instant, sur RMC. RMC, au main direct. Baisser les salaires pour éviter les licenciements, ce sont les accords de performance collectives.

En cours chez Ryanair, par exemple. Est-ce que vous seriez d'accord, vous, pour réduire un petit peu votre salaire ? Philippe nous dit non. 1276 euros nets par mois, hors de question pour moi de baisser mon salaire. Au contraire, Ahmed nous dit, pourquoi pas ? Je serais prêt à perdre un peu de salaire, à condition que le patron baisse aussi le sien, que les actionnaires renoncent à leurs dividendes. Il ne faut pas être égoïste, écrit Ahmed, le pays traverse une crise. On n'est pas le seul pays dans ce cas-là. Mais mieux vaut gagner moins que fermer totalement l'entreprise. Le poulpe est à peu près sur le même credo. Une baisse de salaire, oui.

Mais si l'entreprise va réellement mal, du moment où c'est mesuré, et en contrepartie, l'entreprise s'engage sur la même durée à doubler les indemnités en cas de licenciement. Mais là, carrément, on s'engagerait à ne pas licencier. Philippe, lui, boulanger, patron, dit, à choisir, il vaut mieux démarrer par le haut de la pyramide. Les PTG, les directeurs, moi, je me vois mal demander à mes employés de baisser leur salaire pour sauver mon entreprise, écrit Philippe.

45:34
Invité

RMC au 7,32.

45:36
Présentateur

75 centimes par envoi, plus prix du SMS. RMC.

45:40
Invité

RMC coûte déjà demain.

45:42
Présentateur

Allez, avec Anthony Morel. Anthony, les restaurants vont donc d'abord vous. Bonjour. Bonjour, Jean-Luc. Pendant qu'on rouvrit, on vient de l'entendre, parmi les recommandations, le fait de proposer des menus au format numérique. Et pour ça, les solutions sont très nombreuses. Oui, pour en finir avec les menus papier, plastifié, c'est vrai que ce n'est pas très hygiénique, ça passe de main en main. Et donc, ce qu'on va voir de plus en plus apparaître à partir d'aujourd'hui dans les restaurants, c'est ça, ce sont les QR codes, des codes bar numériques. Et donc, le principe, c'est j'arrive dans le restaurant, je pointe mon smartphone dessus, hop, et j'ai le menu qui s'affiche.

Alors, moi, je l'ai créé, celui-ci, de manière totalement artisanale en deux minutes. Donc, j'ai fabriqué mon restaurant. J'ai le bourdin direct café-restaurant. Ah bon ? La meilleure crème brûlée du paf. Si on ouvrait, tiens. C'est pas mal, franchement. Ce n'est pas une mauvaise idée, tiens. Je trouve aussi, j'ai mis pour ce midi... On va ouvrir un café-resto. Vous avez le choix entre solmenière et andouillette pour ce midi. Moi, j'ai fait mon aussi. Andouillette, c'est bien. Andouillette, sol, moi j'aime bien aussi. Oui, oui, c'est difficile de choisir. Bonne sol. Et puis, en dessert, vous aurez des produits troll. C'est cher la sol, elle va être très chère notre sol.

C'est vrai que ce n'est pas donné. Non, c'est pas donné une bonne sol, ce n'est pas donné. Bonne andouillette, c'est bon aussi. Enfin, on ne va pas rentrer dans les détails. Mais en gros, derrière, vous avez des applications spécialisées qui permettent de faire ça de manière extrêmement simple et assez sophistiquée. On peut citer Live Menu, Bonjour Menu, Restaurants Lace, etc., qui proposent au restaurateur de créer un menu sous format numérique avec des photos, vous avez le nombre de calories pour tel ou tel plat, les allergènes potentiels. Moi, je pense que ça, ça va rester. On va se rendre compte que c'est beaucoup plus pratique que les menus papier.

Du point de vue du consommateur, on n'a pas besoin d'attendre la carte pendant 10 minutes. Et le restaurateur, il peut actualiser sa carte en temps réel. Par exemple, si un plat du jour change, il n'y a pas besoin de réimprimer la carte à chaque fois. Alors, certaines applications permettent aussi de regarder un plat sous toutes ses coutures avant même qu'il ne soit sur la table. Ça, c'est l'étape d'après. On va utiliser les miracles de la réalité augmentée. C'est-à-dire que vous êtes au restaurant, vous hésitez entre le tiramisu et la crème brûlée pour le dessert. Et vous allez pointer votre téléphone sur votre assiette vide. Regardez sur RMC et découvrez ce que ça donne.

Et en gros, vous allez voir apparaître une modélisation 3D de votre plat. Mais alors, vous pouvez zoomer dessus, vous pouvez la faire tourner sous toutes ses coutures à 360 degrés. En gros, ça vous fait saliver, ça vous donne envie. Vous savez exactement ce qui va se retrouver dans votre assiette. Ça vous permet aussi de découvrir un plat que vous ne connaissez pas, par exemple. Voir un peu à quoi ça ressemble, pour voir si ça vous donne envie ou pas. Donc voilà, ça c'est des nouveaux outils qui vont arriver aussi dans les mois d'hier. Et puis en Chine, moi j'étais en Chine fin décembre, début janvier. Alors là, on ne peut plus sans l'addition.

Ah oui, alors ça, vous avez aussi des applications qui permettent de payer. Avec l'appli. Alors, vous pouvez payer avec l'appli. Exactement. C'est-à-dire que vous n'avez plus besoin d'attendre le serveur. Vous avez fini de manger. Hop, vous ouvrez l'application. Enfin, on peut l'addition. C'est ça, ce n'est pas encore gratuit. Il y a toujours l'obligation de payer. Mais vous allez pouvoir le faire sans avoir besoin du serveur. Ce qui fait que là encore, on évite les contacts physiques. Encore une fois, geste barrière. Et puis, on ne perd plus de temps. Et on peut, via l'application, partager l'addition entre convives, au détail, au verre ou à la gorgée, comme dans le sketch de Muriel Robat.

Pour éviter le sketch, justement, tout se fait de manière numérique. Tu peux laisser un pourboire aussi ou pas ? Tu peux aussi, bien sûr, laisser un pourboire. Enfin, tout est paramétrable via l'application. Donc moi, je pense que ça, c'est vraiment une des innovations qui vont rester après cette crise. On va se rendre compte que le numérique, ça a encore une fois pas mal d'avantages dans le domaine des menus. Bien. Merci, Anthony. Il est 6h58. Nous sommes avec Ilona. Ilona qui est dans le geste. Bonjour, Ilona.

49:02
Invité

Enfin, je vous ai.

49:03
Présentateur

Enfin. Enfin ? Comment ? Pourquoi enfin ?

49:06
Invité

Parce que ce n'est pas facile d'accéder à vous.

49:10
Présentateur

Ah ben non, mais c'est sûr. C'est sûr, parce qu'il y a beaucoup d'appels, Ilona. Ah oui. Ben évidemment, vous regardez la télé, vous écoutez la radio le matin, Ilona ?

49:17
Invité

J'écoute la radio puisque je suis infirmière libérale, donc je vous suis toute la matinée. Et puis l'après-midi, je me mets aussi sur le BFM.

49:23
Présentateur

Bon. Ilona, Ilona. Oui ? Vous avez bien fait d'appeler. Est-ce que vous avez gagné votre machine à café, les capsules qui montent avec ?

49:30
Invité

C'est génial. Je ne sais pas comment vous remercier.

49:32
Présentateur

Ben, comment ? Comme ça ? En disant un merci sincère comme vous le faites. Ah oui, un grand merci. Et merci d'être avec nous régulièrement, Ilona.

49:43
Invité

C'est moi qui vous remercie pour la pertinence de vos émissions. Et puis, au moins, vous vous rentrez dans les gens. Et puis moi, ce que je veux vous dire, c'est que vous êtes réel, en vrai.

49:50
Présentateur

Eh ben, merci. Merci. Ben oui, parfois, ça ne m'arrange. Parfois, ça ne me réussit pas. Mais bon, je suis comme je suis. Ilona. Je vais vous dire juste une chose. On vous aime. Bon, ben, merci beaucoup. Merci, Ilona. Merci. Il est 6h. Merci. Passez une belle journée. Il est 6h59.

50:07
Invité

Mardi 2 juin.

50:08
Présentateur

L'info sur ANC. Il est 7h01 et Céline Calman est là pour les informations. Céline, bonjour. Bonjour, Jean-Jacques. Bonjour à tous. La délivrance pour les bars et restaurants reprise aujourd'hui. Certains ont accueilli leurs premiers clients dès hier soir, minuit. Réouverture aussi des lycées pour accueillir les profs. Le ministre de l'éducation, Jean-Michel Blanquer, invité de RMC et BFM TV à 8h30. La fin aussi de la limite des 100 kilomètres et les visites assouplies dans les EHPAD dès vendredi. Aux Etats-Unis, c'est l'info de la nuit. Donald Trump se dit prêt à envoyer l'armée si les manifestations violentes se poursuivent. Bienvenue à tous sur RMC. Il est 7h01.

Ils auront compté les jours 79 au total, 79 jours avant de pouvoir enfin rouvrir les restaurateurs. Cafetier peuvent accueillir à nouveau les clients à partir d'aujourd'hui. Et certains ont voulu marquer le coup dès hier soir. Minuit, reportage de Romain Cluzal et Garance Munoz dans le 19e arrondissement de Paris. Minuit, c'est la libération pour les habitués de ce bar. Laura est venue spécialement des Yvelines pour passer la soirée en famille et en terrasse.

51:16
Invité

Je revis là, vraiment. C'est vrai que c'est une habitude. Un réflexe qu'on avait perdu. Mais on ressent de suite la convivialité, le partage et l'ambiance qui revient en fait.

51:24
Présentateur

Des clients qui retrouvent aussi leur plat favori. Didier est ravi de reprendre ses habitudes. Ah oui, ça fait plaisir. C'est fabuleux. C'est la vie qui reprend. On s'est fait vraiment un plaisir d'être les premiers ce soir à être là, à être présent. Ne serait-ce aussi que pour encourager notre ami Reda. Reda, c'est le propriétaire du café parisien. Soulagé de retrouver ses clients, il essaye de faire respecter au mieux les nouvelles règles sanitaires. Nous, on a respecté la distance, tout ça. Mais le gros souci, le gros problème, c'est la clientèle. Je n'arrête pas les cadrer, les remettre à leur place. Ça va mettre plus du temps parce que les gens ne rentrent pas tout de suite en bas.

Mais j'espère que les gens vont jouer le jeu. Et voilà, c'est la sécurité pour tout le monde. Et malgré ses contraintes, il a bon espoir de sauver la saison estivale. La limite des 100 kilomètres n'est plus en vigueur aujourd'hui. Plus besoin de justificatifs, sauf pour se rendre en Corse ou en Outre-mer où il faudra justifier d'un motif impérieux, un coup dur pour le secteur du tourisme qui espérait reprendre avant l'été des restrictions qui seront réévaluées le 22 juin. Réouverture en principe de tous les collèges, le retour des enseignants dans les lycées où les élèves reviendront au compte-gouttes dans la semaine, voire plus tard selon les établissements.

Des élèves de terminale qui ne comprennent pas encore comment ils vont être notés et pouvoir attraper le temps perdu. Reportage de Lionel Dian à Martigues dans les Bouches-de-Rhône. Loïc doit reprendre les cours en terminale, section commerce cette semaine. Mais il ne sait pas encore quand. On est dans le flou par rapport à la date de reprise, par rapport aussi aux notes qui vont être attribuées et aux notes qui vont faire en sorte qu'on ait l'obtention du bac par rapport au stage que nous n'avons pas pu finir.

Du coup, ce sont des notes qui sont en moins et aussi la valeur du bac, savoir qu'est-ce qui va compter réellement, s'il va être plus ou moins dévalorisé par rapport à d'autres années. Quant aux élèves décrocheurs dont le ministre de l'éducation a fait une priorité, ce sera très difficile de les remettre à niveau selon Manu Harvois, prof en lycée professionnel et délégué CGT. D'abord, les décrocheurs, ce n'est pas certains qui reviennent, parce que par définition, c'est des décrocheurs. N'en déplaise aux ministres, ce n'est pas vrai que cette reprise va permettre de raccrocher les décrocheurs.

La question de raccrocher les décrocheurs, ça se joue surtout sur l'an prochain et sur les moyens qu'on aura pour remédier un peu aux situations à ces deux mois, trois mois de cours qui ont sauté cette année. L'épreuve de lycée professionnel qui compte justement sur ce mois de juin pour préparer du mieux possible la rentrée de septembre prochain. Oui, les décrocheurs, il ne faut pas attendre, les décrocheurs, parce que ceux qui n'ont plus pris l'habitude d'aller dans les établissements scolaires, malheureusement, ont pris de mauvaises habitudes. Il faut absolument, absolument essayer de tous les retrouver, les identifier et les faire revenir dans les établissements.

Tout à l'heure, je serai avec Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'éducation nationale, qui sera mon invité, 8h30, 9h. Et dès vendredi, les visites dans les EHBAD seront assouplies. Les résidents, leurs proches, pourront enfin échanger presque normalement. Annonce hier du ministère de la Santé les précisions de Gladys Laffitte. Deux personnes maximum par chambre et plus de deux si la visite se déroule à l'extérieur de la chambre. Les enfants pourront aussi être présents seulement s'ils portent un masque.

Autre assouplissement, la reprise de davantage de visites médicales et paramédicales, mais aussi des activités collectives et des interventions des bénévoles extérieurs en tout petits groupes. Même les activités à l'extérieur pourront reprendre pour les établissements qui disposent d'un jardin ou d'une cour. Tous ces assouplissements seront possibles sur décision des directeurs d'établissements localement, après concertation collégiale avec les équipes médicales, si les conditions de sécurité le permettent. Le ministère de la Santé appelle cependant la vigilance. Aujourd'hui, 45% des EHBAD déclarent encore au moins un cas de Covid-19.

Avec l'entrée en vigueur de la phase 2 du déconfinement, de nombreux salariés vont retourner sur leur lieu de travail. Après deux mois et demi à la maison, certains employés appréhendent, d'autres au contraire sont soulagés. Thomas Chupin. Directeur informatique dans son entreprise, Philippe, a passé son confinement en télétravail. Donc voilà où je me suis installé. On est dans la chambre de mes filles. Situation loin d'être idéale. Bien entendu, on n'a pas le confort qu'on a dans notre bureau avec un écran externe, avec une chaise convenable, avec un bureau d'une taille raisonnable. Résultat, Philippe a très envie de retourner au travail, retrouver son équipe, une quinzaine de personnes.

Oui, ça va permettre de recréer un lien humain et j'ai hâte de retrouver l'équipe. Nous sommes plus efficaces avec quelqu'un en face de nous, qu'au téléphone. Et pas d'inquiétude sanitaire, ou presque. Les masques ont été reçus, les chaises hydroalcooliques, l'appréhension est liée au transport. Les transports en commun, c'est semble-t-il l'inquiétude de nombreux salariés autour de Philippe. Mais il n'y a pas que ça, le confort du travail à la maison a séduit quelques salariés dans cette entreprise. Alors pour l'instant, le patron, Lucio Derizzi, leur laisse le choix. On leur dit, vous faites ce que vous voulez.

Mais le volontariat, à un moment donné, si les gens peuvent décider de venir au propre bureau, et ça veut dire qu'on n'en a pas besoin, qu'est-ce qu'on fait quand quelqu'un a besoin d'être suivi ? Les jeunes dans l'entreprise, ceux qui arrivent, on le laisse à la maison ? Ce n'est pas très facile. Chef d'entreprise qui redonnera donc quelques règles à la rentrée en septembre, pour que finalement tout le monde retrouve les bons vieux horaires de bureau. Et puis j'ajoute qu'en zone verte, les théâtres, salles de fête, enfin les parcs de l'Oise, ou encore les gymnases, salles de sport et piscine peuvent reprendre. RMC 7h07, la ville de Washington recroquevillée sur elle-même.

Hier soir, Donald Trump a annoncé le déploiement de milliers de soldats lourdement armés, et des policiers dans la capitale, secoués par des manifestations ces derniers jours, après la mort de George Floyd. Direction Washington, justement, nous retrouvons le correspondant de RMC, Jean-Bernard Cadier. Jean-Bernard, pas d'apaisement du côté du président américain, qui n'a pas hésité à employer la force pour une image. Donald Trump a organisé une séquence digne des meilleures émissions de télé-réalité. Il a convoqué les caméras pour un grand discours sur les émeutes, et en même temps, il a donné l'ordre de faire évacuer les manifestants devant la Maison-Blanche.

Manifestants pacifiques, il faut le préciser, mais qui ont été très fermement repoussés avec gaz lacrymogène et grenades assourdissantes. Ce qui fait qu'on avait deux images, à gauche, des images de chaos, et à droite, un président martial qui promet de rétablir l'ordre. Le ton était extrêmement ferme, il est le président de la loi et de l'ordre, il est prêt à faire intervenir des milliers de soldats, il est prêt à faire intervenir l'armée fédérale, si, et c'est un grand si, si les gouverneurs n'arrivent pas à rétablir l'ordre. Quelques minutes après, il est sorti à pied de la Maison-Blanche pour se rendre à l'église Saint-Jean, à 200 mètres, là où un incendie a été allumé la nuit dernière.

Là, il a longuement posé, avec une Bible à la main, encore une image. Les manifestants sont rentrés chez eux furieux d'avoir été violemment délogés pour une photo. Écoutez, maintenant, le chef de la police de Houston, au Texas, Houston, c'est la ville où est né George Floyd. Écoutez, à quel point il se désolidarise de Donald Trump. C'était hier soir sur CNN. Ce n'est pas Hollywood, c'est la vraie vie. Des vies sont en danger. Et je demande à la population d'être aux côtés de la police, de rester unis. Je voudrais m'adresser au président, au nom de tous les chefs de la police de ce pays. S'il vous plaît, si vous n'avez rien de constructif à dire, fermez votre bouche.

Fermez votre bouche, dit-il à Donald Trump. Les résultats de l'autopsie de George Floyd sont sans appel. Il est mort par homicide après avoir fait un arrêt cardiaque à cause de la pression exercée sur son cou. En France, plusieurs rassemblements ont été organisés en hommage à George Floyd, à Paris, devant l'ambassade américaine ou encore à Bordeaux. Et c'est dans ce contexte aussi qu'une centaine de personnes se sont retrouvées à Bondy, en Seine-Saint-Denis, pour réclamer justice pour Gabriel, un adolescent de 14 ans gravement blessé à l'œil après une interpellation policière. Il y a une semaine, il est toujours hospitalisé à Necker où il doit subir une lourde opération. Caroline Philippe.

58:55
Invité

Intimidé face aux habitants de Bondy et aux élus locaux présents autour de lui, shérif le grand frère de Gabriel prend la parole pour réclamer justice et vérité.

59:03
Présentateur

On est encore sous le choc. Ça peut arriver aujourd'hui à des autres enfants aussi. Stop à la violence. C'est inadmissible.

59:11
Invité

Il y a une semaine, Gabriel, son petit frère âgé de 14 ans, est gravement blessé à l'œil après son interpellation par la police alors qu'il tente de voler un scooter. Une violence intolérable pour Mehmet, jeune bondinois venu manifester.

59:24
Présentateur

On ne pouvait pas laisser passer ça. Aujourd'hui, il y a un réel souci entre la police et les jeunes. Aucun jeune de 14 ans, 40 kilos, mérite de rentrer limite avec un œil en moins. Personne.

59:33
Invité

Gabriel est toujours hospitalisé et s'est vu prescrire 30 jours d'incapacité totale de travail. Son avocat, maître Stéphane Gass, aimerait désormais avoir les explications des policiers.

59:42
Présentateur

Il n'y a pas une seule version qui pourrait justifier l'attitude des policiers. On espère avoir très rapidement des réponses et des réponses concrètes, notamment en termes de responsabilité pénale des policiers qui ont commis cet acte absolument irréparable.

59:55
Invité

La mère de l'adolescent a porté plainte et la police des polices, l'IGPN, a été saisie.

1:00:00
Présentateur

Et Kylian Mbappé a posté un message sur son compte Instagram réclamant justice. Qu'elle soit d'ici ou d'ailleurs, violence policière, même combat, a écrit le footballeur qui est également originaire de Bandi. Bien, merci beaucoup. Eh bien, nous poursuivons. Après, vous le savez, toutes ces informations venues des Etats-Unis, parlons d'Adama Traoré. Avec Assa Traoré qui est avec nous. Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes militante, sœur d'Adama Traoré, militante antiraciste. Adama Traoré, mort peu après son interpellation par les gendarmes. C'était en juillet 2016. Je rappelle, le 19 juillet 2016, il est à peu près 17h.

Adama et son frère sont interpellés par des gendarmes de l'île Adam à Beaumont-sur-Oise. Son frère ne bronche pas. Adama Traoré prend la fuite. Selon sa famille, le jeune homme a pris peur car il n'avait pas ses papiers sur lui. Adama Traoré qui s'est réfugié chez un homme et finalement arrêté par les gendarmes qui effectue un plaquage ventral. Bien. C'est là que tous les avis divergent. Assa Traoré, une dernière expertise médicale du 24 mars s'affirme que la victime, donc Adama, n'est pas décédée à la suite d'une asphyxie positionnelle, mais d'un œdème cardiogénique.

Et selon les trois médecins mandatés par les juges d'instruction, une défaillance cardiaque serait donc à l'origine de sa mort, ce qui exonère les trois gendarmes ayant pris part à son interpellation. Aujourd'hui, vous organisez une manifestation devant le tribunal de Paris. Le comité La Vérité pour Adama organise donc un rassemblement. Pourquoi ? Un rassemblement est exigé ce soir pour la vérité et la justice pour Adama, pour la mise en examen des gendarmes, des gendarmes responsables dans la mort de mon petit frère, suite à cette expertise sortie il y a quelques jours, qui protège et qui couvre les gendarmes.

Mais on conteste cette expertise, cette expertise des mensongères, fait par des médecins qui ne sont pas experts, des médecins que nous nommons charlatans. Des médecins mandatés par des juges d'instruction. Il faut savoir qu'à chaque fois que les médecins ont été mandatés par les juges d'instruction, c'est une expertise qui exénore et qui protège les gendarmes. On rappelle que la dernière expertise qui avait été faite par un collège d'experts, des médecins experts dans la drépanocytose et dans la cardiologie, vont dire qu'Adama Traoré n'est mort d'aucune maladie, mais qu'il est bien mort asphyxié. Mon frère a pris le poids de 250 kilos sur lui, ses trois gendarmes.

Et l'expertise en 2018, où il y a une spécialiste en cardiologie, va également dire qu'Adama Traoré n'avait aucune maladie cardiaque et qu'il avait un cœur en pleine santé. Alors, qu'est-ce que vous demandez ? Parce que vous dites, là où je ne vous suis pas, Assa Traoré, c'est que vous dites, la vérité, c'est qu'il a été victime de la violence des gendarmes. C'est ce que vous dites. C'est clair, oui. Mais vous ne le savez pas. Personne ne le sait. On demande à quoi ? On demande à la justice de trancher. Les gendarmes l'ont dit. Il faut savoir que dans la nuit où mon frère est mort, les gendarmes l'ont dit. On dit qu'Adama Traoré a porté le poids de trois corps sur lui.

Mon frère a subi un plaquage ventral. Ils ont dit qu'Adama Traoré a dit, je n'arrive plus à respirer. Je n'arrive plus à respirer. Ce sont les mots des gendarmes. Ce sont les gendarmes qui l'ont dit. Ils ont changé leur version deux ans après. Je n'étais pas dans cet appartement. Nous n'étions pas dans cet appartement. Ils y étaient. Et ils l'ont dit. et le collège d'experts l'a dit, qu'Adama Traoré est bien mort asphyxiée. Sur cette expertise, l'asphyxie a été écartée sans aucune raison. Il faut savoir que ce sont des experts qui sont experts dans la gériatrie. Ils vont écarter des experts spécialisés dans la drépanocytose et dans la cardiologie. Donc, il y a quand même un problème.

Nous allons saisir les ordres des médecins. Vous allez saisir l'ordre des médecins. Bien sûr. Est-ce que vous allez demander encore une fois une contre-expertise ? Là, on demande à ce que les juges prennent leurs responsabilités. Est-ce que les juges fassent une enquête impartiale et une vraie enquête ? Il faut savoir que depuis le début, on ne peut pas parler d'enquête dans la mort de mon petit frère. Tous les actes que notre avocat, maître Yacine Bouzerou, a demandé ont été refusés. Donner la reconstitution, un élément très important.

S'ils n'ont pas peur de la vérité, je pense que dans l'affaire d'Adama Traoré, la justice française a peur de la vérité, a peur de mettre en examen ces gendarmes. La reconstitution aurait été très importante à faire. Elles l'ont refusée à chaque fois. Donc, c'est une reconstitution que nous allons faire nous-mêmes. Donc, je pense que c'est important qu'il y ait une enquête. Elle s'appuie aussi, cette expertise aussi, elle va s'appuyer sur un témoin qui n'a jamais voulu se rendre à une audition de la justice. Donc, aujourd'hui, on ne peut pas dire que nous sommes dans une vraie enquête dans l'affaire Adama Traoré, mais bien au contraire, nous sommes dans un déni de justice.

Je peux même dire aujourd'hui, sur le plateau, que j'ai des preuves et des éléments que la juge a subi des pressions pour exonorer et couvrir les gendarmes. Dites-moi, pourquoi faites-vous une comparaison avec ce qui se passe aux Etats-Unis ? Comparaison n'est pas raison, on le sait. Quel est le rapport ?

1:05:17
Invité

Aujourd'hui, on met en image la mort d'Adama Traoré par rapport à la mort de George Floyd.

1:05:23
Présentateur

Une phrase a été dite, ne nous demandez plus comment Adama Traoré est mort. George Floyd a pris le poids de ces trois gendarmes sur son corps. Mon frère a pris le poids de policiers, pardon. Mon frère a pris le poids de ces trois gendarmes sur son corps pour les 250 kilos. Ils ont eu les mêmes mots. Je n'arrive plus à respirer. Les faits sont prouvés aux Etats-Unis, ils ne le sont pas ici en France. La justice... La justice dira. La justice ne veut pas... En croyant la justice, Assa Traoré, je vous pose la question. Est-ce que vous croyez en la justice française ? Je pensais que je pouvais croire en la justice. J'ai voulu y croire. On a voulu y croire.

Aujourd'hui, la justice nous prouve que non. Parce que quand nous avons des juges qui vont mandater une autre expertise et ne pas prendre en compte la dernière sortie par des experts et prendre des experts qui ne sont même pas experts en cardiologie ou en trépanocytose, je ne crois pas en la justice. Quand nous avons des juges qui refusent tous les actes que notre avocat Maître Yassine va demander, je ne crois pas en la justice. Et quand on a une reconstitution qu'elle refuse, donc non, je lui croyais mais je ne crois plus en la justice. Donc aujourd'hui, on demande à ce que les gendarmes soient mis en examen. On demande que les gendarmes soient condamnés.

On demande juste que notre droit soit établi. On demande simplement la justice et la vérité dans la mort de mon petit frère. On ne demande rien d'autre. Bien, merci Assa Traoré d'être venu nous voir. Il est 7h17. Vous êtes sur RMC. Allez, pourquoi Assa Traoré est à l'antenne ce matin ? Parce que chacun a le droit de s'exprimer librement ici, dans ce pays. Et ici, notamment. Merci. 7h17. Brigitte est à Fosse-sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône. Bonjour Brigitte.

1:07:02
Invité

Oui, bonjour. Bonjour. Je suis heureux d'être avec vous.

1:07:05
Présentateur

Moi aussi Brigitte. Vous reprenez le travail aujourd'hui ?

1:07:08
Invité

Je reprends deux jours par semaine et je suis un peu stressée.

1:07:12
Présentateur

Vous êtes stressée ?

1:07:14
Invité

Oui, parce que d'après ce que je sais, au travail, il n'y a pas de masque. Il y a un peu de gel par-ci par-là mais bon, moi ça me fait peur.

1:07:25
Présentateur

Quel travail reprenez-vous Brigitte ?

1:07:27
Invité

Je suis assistante dans une entreprise d'Avignon.

1:07:33
Présentateur

Vous êtes certain qu'il n'y aura pas de masque à votre disposition ?

1:07:35
Invité

Je suis certaine, oui, oui. Parce que j'ai des collègues qui ne font pas de télétravail. Ça m'étonne ça

1:07:41
Présentateur

parce que je ne connais pas une entreprise qui ne propose pas de masque à ses salariés. De toute façon, le chef d'entreprise a la responsabilité de l'état de santé de ses salariés. Donc, il doit proposer du gel et des masques.

1:07:57
Invité

Non, alors du gel, il y en a mais des masques, non. Alors, vous savez, Brigitte, allez travailler

1:08:04
Présentateur

avec un masque ?

1:08:06
Invité

Ah, mais ne vous inquiétez pas, j'ai fait la provision de masques. Ah,

1:08:08
Présentateur

d'accord.

1:08:09
Invité

C'est de gel et de lingette.

1:08:11
Présentateur

Bon, mais génial. Mais ne vous inquiétez pas, Brigitte, ça va bien se passer. Surtout que vous êtes dans une région où ça n'a pas trop circulé. Non, non,

1:08:19
Invité

non, effectivement, effectivement.

1:08:20
Présentateur

Bon,

1:08:21
Invité

voilà. Très bien. Vous permettez que je passe un petit bonjour ?

1:08:24
Présentateur

Allez-y, Brigitte, mais oui.

1:08:26
Invité

Je passe un bonjour à Jean-Louis qui est resté à foice et moi je pars sur Avignon.

1:08:29
Présentateur

Eh bien, bon, bonne route, Brigitte. Merci beaucoup. Vous regardez la télé ou vous écoutez la radio le matin ?

1:08:34
Invité

Alors là, j'écoutais la radio dans la voiture, sinon je vous regarde le matin.

1:08:37
Présentateur

À la télé ?

1:08:38
Invité

Oui.

1:08:39
Présentateur

Et d'ailleurs, merci à toutes celles et ceux qui sont de plus en plus nombreux à nous regarder le matin. Merci, Brigitte. Merci. Il est 7h19, au revoir Brigitte, 7h19. C'est l'heure de notre enquête conso comme tous les matins avec Marie Dupin. Immobilier, jouets, bricolage, ces secteurs qui redémarrent très fort malgré la crise du Pain Quotidien dans un instant sur RMC. RMC du Pain Quotidien. Il est 7h23, nous sommes avec Marie Dupin. Bonjour Marie. Bonjour Jean-Jer. Qui est avec nous, on vous a retrouvé ici Marie, on est dans notre studio.

La France est entrée dans une période de récession qui risque de durer longtemps, mais depuis la levée du confinement, certains secteurs redémarrent très fort. Oui, par exemple... Il y a une reprise dans certains secteurs.

1:09:19
Invité

Oui, certains secteurs. Par exemple, l'immobilier, les transactions sont reparties très vite, très fort, selon le site de vente entre particuliers PAP. Il y a 38% d'acquéreurs en plus par rapport à la même période l'année dernière. Vous vous rendez compte, c'est énorme. Le site a même enregistré des records de trafic historiques le 25 mai. Tout le monde a envie de changer d'appartement, tout le monde a envie de changer de maison, de vie. Il y a un seul département où les recherches sont en baisse, c'est Paris, moins 12%.

1:09:41
Présentateur

Compte tenu des prix...

1:09:42
Invité

Et puis c'est vrai qu'on part de tellement haut que bon... Le top 15 des départements, c'est la Seine-et-Marne qui fait plus du double qu'année dernière. Les départements proches de l'Île-de-France, le Loiret, l'Eure, l'Ain autour de Lyon aussi. Et puis il y a beaucoup, beaucoup de recherches, beaucoup d'offres. La question, bien sûr, c'est celle des crédits. Est-ce que les banques vont accorder des crédits ou pas ? Selon les notaires, il y a un peu plus de refus de dossier que d'habitude.

1:10:03
Présentateur

Elles ont intérêt quand même les banques.

1:10:05
Invité

Oui, les banques ont intérêt à ce que ça va. Évidemment. La volonté d'acheter est là et vraiment, le secteur immobilier repart très fort.

1:10:11
Présentateur

Bien. Un autre secteur qui va bien, c'est le secteur des jouets.

1:10:15
Invité

Oui. Visiblement, les parents gâtent les enfants sages pendant le confinement. Peut-être aussi que comme l'école n'a pas repris pour tout le monde, il faut trouver des idées pour les occuper. En seulement deux semaines, le marché du jouet a carrément rattrapé un tiers des pertes dues au confinement. Exactement. En deux semaines. En deux semaines. Un autre produit qui attire beaucoup de consommateurs, c'est les boissons alcoolisées, le champagne, les vins pétillants. Évidemment, on a envie de fêter la levée du confinement et puis les enseignes de bricolage parce qu'on passe quand même encore beaucoup de temps à la maison. Les enseignes de bricolage

1:10:43
Présentateur

qui n'ont pas vraiment fermé. Qui n'ont pas vraiment fermé

1:10:46
Invité

et là, depuis la levée du confinement, c'est la ruée sur les maisons de bricolage.

1:10:49
Présentateur

En revanche, plus difficile pour l'habillement par exemple.

1:10:52
Invité

L'habillement, c'est vraiment laborieux la reprise, moins 30% toujours par rapport à une période normale selon la Confédération des commerçants indépendants. Ceux qui s'en sortent le mieux sont les vendeurs de chaussures pour enfants. Changement de peinture oblige évidemment. Et puis l'automobile, c'est encore compliqué. Ça repart, mais très timidement. Les constructeurs avaient enregistré une baisse de 72% en mars, 89% en avril et puis encore une baisse de 50% au mois de mai. Alors on va voir avec les mesures du gouvernement

1:11:18
Présentateur

si ça repart ou pas. Et toutes les promos, c'est l'occasion ou jamais.

1:11:21
Invité

On va voir ce qui se passe dans les semaines qui viennent.

1:11:23
Présentateur

Bien, et bien merci beaucoup Marie. Merci, passionnant. 7h25, à demain Marie et Charles Magnin, je me tourne vers vous. Charles, en France, vague d'indignation face aux images des tonnes de déchets. Ça fait 2-3 jours qu'on voit les images partout qui tournent. C'est l'actu des réseaux sociaux. RMC,

1:11:42
Invité

hashtag Magnin.

1:11:43
Présentateur

Ces images de déchets qui ont envahi les espaces publics durant le week-end de la Pentecôte. Oui, on a beaucoup parlé pendant le confinement de la nature qui reprenait ses droits un peu partout. Depuis le déconfinement, c'est la nature humaine qui reprend le dessus avec ces images assez désolantes dans les grandes villes, des pelouses, des quais, des berges, envahies de détritures, restes de pique-niques, emballages plastiques, canettes, bouteilles. Les images de l'esplanade des Invalides à Paris ont été les plus relayées, les plus commentées avec une réaction qui revient souvent sur Twitter.

Pour beaucoup d'internautes, ce sont les mêmes bobos parisiens qui dégueulassent les pelouses et ensuite donnent des leçons d'écologie à la terre entière. La réalité est sûrement un peu plus complexe. Aucune grande ville n'est épargnée ces derniers jours. Les images des berges du Rhône à Lyon, les quais de la Garonne à Bordeaux ou encore les espaces verts à Caen sont tout aussi éloquentes. Preuve qu'il est grand temps que les restaurants rouvrent leurs portes car en général, les clients ne balancent pas leur assiette par terre avant de quitter un établissement. Enfin, les grandes villes n'ont pas l'apanage de ces incivilités à la campagne, en montagne, sur les plages.

On ne compte plus sur Facebook les photos de déchets jetés en pleine nature. Exemple en Seine-et-Marne, forêt de Fontainebleau. Pour dénoncer ses comportements, un certain Pascal Varambon a mis en scène une petite marionnette dans une vidéo devenue virale pour rappeler les promeneurs au civisme. Bonjour à tous, je m'appelle Belacantone. J'ai la chance d'habiter à un endroit magique dans la forêt de Fontainebleau. Depuis le déconfinement, vous êtes nombreux à venir respirer le grand air. Après votre départ, lorsque le calme revient et que je sors de ma grotte, je suis triste de voir des détritus abandonnés par-ci, par-là.

Sachez, chers amis, que personne ne viendra tirer la chasse d'eau dans la forêt. Les restes de pique-nique n'ont rien à faire sous les rochers ou accrochés aux branches. Ces déchets doivent repartir avec vous et finir dans votre poubelle. Faut en être responsable. Voilà, ce message avec un ton pour enfants, mais c'est peut-être sur ce ton qu'il faut l'expliquer pour que le message passe mieux auprès de certains promeneurs. Chez Facebook, malaise entre Mark Zuckerberg et ses employés à propos de Donald Trump. En cause, une question épineuse pour le réseau social. Faut-il modérer les propos du président américain ? On a beaucoup parlé la semaine dernière de la guerre entre Trump et Twitter.

Après que Twitter a décidé de mettre en garde les internautes contre certains tweets du président. Vendredi dernier, Twitter a même masqué, censuré un message de Trump, accusé de faire l'apologie de la violence. Mais Facebook, de son côté, a décidé de ne rien faire. Mark Zuckerberg explique qu'il a hésité toute la journée avant de décider de laisser visibles les messages de Trump. Zuckerberg refuse, je cite, de jouer le rôle d'arbitre de la vérité en ligne. Autrement dit, il ne veut pas décider de ce que Trump peut publier ou pas sur son réseau. Un choix qui n'a pas plu à certains de ses employés, un Mark à tort et je vais m'efforcer de le faire changer d'avis.

A par exemple, tweeté le directeur du design chez Facebook qui affirme avoir rassemblé une cinquantaine de salariés du même avis. Et ce n'est pas la première fois que Zuckerberg fait face à une fronde interne. 250 salariés de Facebook avaient déjà contesté publiquement sa décision de maintenir les publicités politiques sur son réseau, contrairement à ce qui se fait sur Twitter. Merci Charles. Il est 7h28, je me tourne vers Nicolas Poincaré. Bonjour Nicolas. Bonjour Jean-Jacques. Nicolas, explication tout à l'heure à 8h moins 10. Nous allons parler, revenir sur la mort de George Floyd à Minneapolis. On sait maintenant tout sur ce qui s'est passé.

La colère ne retombe pas parce que les images de la bavure policière sont maintenant accablantes. On sait précisément comment est mort George Floyd. Oui, il est resté 8 minutes et 36 secondes face contre terre avec ce policier qui lui maintenait son genou sur le cou. Il a répété exactement 16 fois la phrase « Je ne peux plus respirer ». 16 fois. On a reconstitué tout ça avec les vidéos de surveillance des commerces et avec les téléphones portables des voisins. C'est le New York Times qui a rassemblé ces images et c'est absolument accablant. Et nous en parlerons tout à l'heure. Il est 8h moins 10 pour savoir et comprendre sur l'antenne d'RMC. Je vous remercie encore d'être là. Il est 7h29.

Qu'allons-nous faire ? À suivre, dans Bourdin Direct Accor, Hidalgo-Béliard au second tour des municipales à Paris. Socialiste, écologiste, quelles conditions ? Le détail de l'accord avec David Béliard, le candidat écologiste avec nous juste après le journal de 7h30 sur RMC. Il est la nuit, 7h30. Anne-Sophie Balbir est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.

1:15:55
Invité

Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. L'armée sera-t-elle déployée aux Etats-Unis ? C'est la menace de Donald Trump pour faire cesser les violences ? Les manifestations antiracistes continuent. Plusieurs grands magasins de la 5e avenue à New York ont été pillés. La vie d'avant où presque des interdits tombent, des restrictions restent. Bienvenue dans la phase 2 du déconfinement. Plus de déplacements limités à 100 kilomètres, réouverture des bars et des restaurants, port du masque toujours obligatoire dans les transports. Et puis le sourire de nombreuses familles de résidents d'EHPAD. Les conditions de visite sont assouplies dès vendredi. Les mineurs pourront être présents. RMC 7h31.

Scène de pillage au centre de Manhattan ces dernières heures sur la 5e avenue dans des magasins Nike, des magasins d'électronique, de téléphones portables. Le maire de New York annonce la mise en place d'un couvre-feu. Une semaine après la mort de George Floyd, des tensions toujours très vives dans plusieurs grandes villes américaines, Donald Trump menace désormais de déployer l'armée.

1:16:57
Présentateur

Je viens de fortement recommander aux gouverneurs de déployer la garde nationale en nombre suffisant de manière à dominer les rues. Les maires et les gouverneurs doivent établir une présence massive des forces de l'ordre jusqu'à ce que les violences soient endigées.

1:17:15
Invité

C'est une ville

1:17:18
Présentateur

où un État refuse de prendre les mesures qui sont nécessaires pour défendre la vie et les biens de leurs habitants, alors j'enverrai l'armée américaine et résoudrai rapidement le problème pour eux.

1:17:30
Invité

Alors on n'en sait plus ce matin sur le décès de George Floyd à Minneapolis lundi. Les résultats d'autopsies ont été dévoilés. Conclusion, Paul Barcelone, il s'agit bien d'un homicide.

1:17:41
Présentateur

Oui, deux autopsies. Dans le détail, la première officielle conclue, je cite, à une pression létale au niveau du cou, ce qui a entraîné un arrêt cardiaque. Jusqu'ici, le médecin légiste assurait pourtant de ne pas avoir de preuves physiques pour conclure à une asphyxie ou à un étrangle mince. Ce médecin liste aussi d'autres paramètres importants. Selon lui, George Floyd était drogué aux amphétamines et souffrait d'hypertension artérielle. Pour l'autre autopsie, elle, indépendante, commandée par la famille, George Floyd est mort, je cite, asphyxiée en raison d'une pression forte et prolongée sur son cou et sa cage thoracique.

Les obsèques de George Floyd auront lieu le 9 juin, mardi prochain, à Houston, la ville où il a grandi. C'est une ancienne star de la boxe, Floyd Mayweather, qui payera les funérailles.

1:18:25
Invité

Paul Barcelone, merci. Et hier, pour rendre hommage à George Floyd, quelques 300 personnes ont participé à un rassemblement statique à Bordeaux. Les participants ont observé une minute de silence avec un genou à terre. Pareil, devant l'ambassade des Etats-Unis à Paris. L'épidémie de coronavirus ralentit en France, ça se confirme, même si le virus est toujours là. Le nombre de patients en réanimation continue de baisser. Nous passons aujourd'hui à la phase 2 du déconfinement. Fin de l'interdiction de se déplacer à plus de 100 km de chez soi. Réouverture aussi des bars et des restaurants, ça y est.

Et pour marquer le coup, certains établissements ont ouvert leurs portes dès minuit et les clients étaient là.

1:19:06
Présentateur

C'est très symbolique mais c'est l'occasion de fêter un petit peu cette réouverture. Ça fait longtemps qu'on attend ça. Ça fait plaisir qu'ils prennent un peu la vague de rouvrir à minuit comme ça, ça marque le coup, il fait beau, ça fait plaisir. On est venus pour retrouver la vie des terrasses et revivre ces moments-là qui ne nous ont pas manqués.

1:19:22
Invité

Libres, enfin libres, on vit, on a envie de danser, on a envie de sauter. Notre cafetier, il a souffert pendant ces trois mois. Donc, on aide, c'est normal. Les plages, musées, monuments, zoos peuvent rouvrir, les théâtres aussi mais dans les zones vertes. Il faut respecter certaines mesures de distanciation ou porter un masque. Certaines règles s'appliquent aussi dans les transports. Port du masque exigé en Ile-de-France, attestation d'employeur obligatoire au moins jusqu'au 22 juin. Nombreux sont ceux qui retournent au travail ce matin. Rémi, vous êtes garde du Nord à Paris.

1:19:56
Présentateur

Oui, nous sommes avec Julie, Julie qui est aide-soignante qui est partie de Paris ce matin qui va aller travailler à Taverni en banlieue nord de Paris. Julie, vous me disiez, vous avez un petit peu d'appréhension à prendre le métro ce matin. Oui, je pense que les trains seront peut-être pas bondés mais bien remplis. Il y aura plus de monde parce que tout reprend donc c'est un peu logique je dirais mais en même temps j'ai un peu peur par rapport au nombre de personnes. J'ai une appréhension de la distance. Les gens, ils vont se lâcher. Ils se disent ça y est, on peut faire ce qu'on veut mais en même temps, non. parce que le virus il est toujours là et c'est cela dont j'ai peur.

C'est repartir à zéro. Retour à la vie normale sur le trafic SNCF mais on le voit la crise sanitaire a laissé des traces.

1:20:43
Invité

Rémi Inc. avec Mao Becker-Granier. Dans les EHPAD, le gouvernement lâche du l'Est. Les conditions de visite des proches seront assouplies à partir de vendredi. On pourra être deux par chambre ou plus de deux en extérieur et les mineurs seront autorisés à venir. Ce qui était attendu par beaucoup de familles et de personnel selon F. Guillaume, directrice d'un EHPAD à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis. Vraiment, la bonne nouvelle c'est que les mineurs vont pouvoir revenir et là-dessus, il y a une vraie attente de la part des résidents. Sur les zones de rencontres qu'on a créées, il va falloir créer un espace un peu plus important pour pouvoir garder la distanciation sociale d'un mètre cinquante.

On a gardé le système de prise de rendez-vous. Le nombre restera quand même limité puisqu'on aura cette contrainte quand même physique. Je pense qu'on va monter à trois, quatre personnes maximum. Au-delà, ça me paraît quand même compliqué en termes de respect des distanciations sociales. Et tous ces changements seront réévalués lors de la phase 3 du déconfinement, c'est-à-dire le 22 juin. Le gouvernement se laisse la possibilité de reconfinement localisé si nécessaire et veut notamment s'appuyer sur StopCovid pour suivre la propagation de la maladie. L'application est lancée a priori aujourd'hui. Alors allez-vous l'utiliser ? Reportage à Lyon de Florence Donjon.

Pas de temps à perdre pour ce père de famille. James a décidé de télécharger l'application StopCovid dès aujourd'hui.

1:22:02
Présentateur

On est toujours en situation de, entre guillemets, risque. Donc on fait attention du fait qu'on a des enfants aussi. Donc l'application devrait nous servir sur les semaines où ils viennent. Tous les outils seront bons à utiliser.

1:22:13
Invité

Pas si simple, en revanche, pour Gérard ou Elodie qui émettent des doutes concernant la sécurité des données.

1:22:18
Présentateur

Ça va être utile, mais après, il faut en voir les tenants, les aboutissants concernant les données qui vont être gardées.

1:22:24
Invité

Je comprends le bien fondé total de cette application, mais comme dans chaque application, jusqu'où l'application ne va pas être hackée. Le docteur Rébéier-Borgella est médecin généraliste et se montre prudent quant à son utilisation.

1:22:37
Présentateur

Si on se repose sur cette technologie pour compenser les mesures barrières, on va à l'opposé de ce qu'il faut faire. Peut-être que si 50-60% de la population adopte cette application, peut-être que ça apportera quelque chose au niveau du traçage.

1:22:49
Invité

Pour encourager son téléchargement, le gouvernement mise sur une campagne de communication. Pour l'heure, 45% des Français se disent prêts à l'installer. Les courses, Mathieu, c'est à Vichy aujourd'hui.

1:23:01
Présentateur

Le pronostic de la Dream Team des courses RMC favori numéro 12, drop des Durier, outsider numéro 6, Diego Ducanter, le 12 et le 6. Il est 7h37. Merci d'être avec nous. 7h37, vous êtes sur RMC, sur RMC Découverte. Allez, je vais prendre Stéphan que nous avions avec nous hier, qui est à Saint-Just, Saint-Rambert. C'est dans la Loire. Bonjour Stéphan. Bonjour. Vous êtes chef de cuisine, le restaurant, ça y est, ouverture aujourd'hui, tout est prêt ? Tout est prêt. Grosse, grosse journée de travail hier, on a tout pépiné, on a tout s'installé. Voilà, on est là, on sera tous au rendez-vous. Oui. Ça y est, c'est bon là, c'est bon. Les clients, vous avez des réservations un peu ?

Alors des réservations, oui, on en a une vingtaine déjà à midi, un peu plus de 20 ce soir, déjà ça se présente bien. Ah bah c'est pas mal ça, dites-moi. 40 couverts dans la journée, c'est pas mal, au moins 40 couverts. Oui, au moins 40 couverts, après c'est vrai qu'on aura un peu de passage, mais c'est vrai qu'on est très confiant. Vous êtes très confiant, bah je suis très très content. Merci Stéphan, on vous avait eu hier, merci beaucoup, et bon courage, et bonne journée. merci. Et merci d'être avec nous. Bonne journée, il est 7h38, presque 39. David Béliard est notre invité. Bonjour David Béliard, merci d'être avec nous. Candidat écologiste aux élections municipales à Paris, David Béliard.

Ça y est, vous avez trouvé un accord avec Anne Hidalgo ? Bah oui, on a trouvé en tout cas un accord sur le projet, on va lancer, on s'est mis d'accord sur un projet de rupture pour Paris, pour répondre à la crise sanitaire qui est en train de se transformer d'ailleurs en crise économique, en crise sociale, même si aujourd'hui, il y a une très bonne nouvelle, la réouverture des terrasses à Paris, après des semaines et des semaines sans café, on va pouvoir enfin pouvoir reprendre un petit moment sur les terrasses, ça fait quand même partie de l'identité de Paris, et puis il y a aussi la catastrophe climatique, les changements climatiques.

Donc moi je l'ai dit pendant la campagne, il nous faut faire une coalition, une coalition sur le projet, c'est ce que nous faisons aujourd'hui avec Anne Hidalgo. Alors coalition, ça veut dire que vous fusionnez les listes ? Tout à fait. On est d'accord ? Tout à fait. Bien, quelle place vous réserve Anne Hidalgo ? On a une place importante, ça a été dit d'ailleurs dans certains médias, à peu près une vingtaine de conseillers de Paris, et puis je crois que c'était pour nous essentiel qu'on puisse participer à la gouvernance, à la gestion de cette ville à tous les niveaux, notamment avec une mairie d'arrondissement. Laquelle ? On verra laquelle. Non mais laquelle, David Veillard ?

On verra laquelle pour l'instant. Pour l'instant, je vais vous dire. Vous êtes encore en négociation sur la mairie ? On discutera, et puis vous savez, moi, Non mais c'est quoi ? C'est une discussion de marchands de tapis ? Non, non, non, ce sont les Parisiens et les Parisiennes qui vont décider. On va... Ben oui, parce que c'est eux qui vont nous dire... Ah ben ça, remarquez. Mais on a des mairies... Aujourd'hui, il y a des mairies dont on ne sait pas si elles vont continuer à être gérées par des maires de droite, ou peut-être par des maires de cette coalition de gauche et des écologistes, le cinquième, le neuvième arrondissement. On verra.

Ça va dépendre beaucoup, eh bien oui, des résultats des municipales. Mais l'important, l'important encore une fois, c'est que nous, nous soyons mis d'accord sur un projet. Et c'est ce projet-là qui est important. Alors, tête de liste, vous aurez une tête de liste, quand même des têtes de liste dans certains arrondissements. Mais la question, ce n'est pas les têtes de liste. La question, c'est quoi ? Non, non, mais la question, c'est que nous soyons associés à la gouvernance. C'est que nous soyons partie prenante de ce projet sur lequel nous allons travaillé, sur la piétonnisation des écoles, sur la mise en place du plan vélo pour faire Paris une ville vélo.

Regardez par exemple, cet accord-là, il prévoit la question de la découverture de la bièvre. On va retrouver la bièvre. C'est une proposition que j'avais portée pendant cette campagne. Une rivière, la bièvre, pour ceux qui n'habitent pas Paris. Une rivière enfouie sous le béton depuis le début du XXe siècle. Eh bien, nous avons conclu un accord pour découvrir un premier tronçon. Eh bien, voilà, ça, ce sont des choses importantes et ce sont des choses qui vont changer la vie des gens. Eh bien, David Béliard, vous restez avec nous. Dans deux minutes, on va faire un peu de pub et dans deux minutes, j'ai encore plein de questions à vous poser. A tout de suite. RMC, Vaud'indirect.

Et 8h35, 9h, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale. Cédric nous écrit, mon fils, qui est en troisième, n'a qu'une hâte, n'a qu'une envie, c'est de retrouver son collège. Quand j'entends les écoles qui restent fermées parce que les mères se couvrent derrière le protocole sanitaire, ça me rend fou, écrit Cédric. Ajouter du savon dans des toilettes, ça ne me paraît pas bien compliqué. Jasmine est enseignante, prof au collège, il est temps de reprendre le chemin de l'école, nous écrit elle aussi. C'est obligatoire, l'école, on a perdu 40% des élèves, on accueille 3-4 élèves par classe et ce n'est pas les décrocheurs.

La rentrée va être très douloureuse, il faut assouplir ce protocole, nous dit Jasmine. Fabrice nous dit pareil, prof d'atelier en charpente, le protocole nous oblige à désinfecter les machines à chaque fois qu'un élève les utilise, donc on ne fera que du balayage et encore, si j'ai un balai par élève, ce qui n'est pas sûr, bref, ce sera la grande garderie. Comment voulez-vous accueillir tous les enfants avec ces conditions imposées par l'État ? Écrit aussi Patrick. François nous dit, les parents sont excédés par cette incapacité. Qu'attend le gouvernement pour arrêter ce protocole sanitaire national inadapté et inutile ? Qu'en pensez-vous ce matin ? 32-16, assouplir les règles ou pas ?

1:28:26
Invité

RMC, 6h-9h, Vaud'indirect.

1:28:29
Présentateur

Bien, David Béliard, donc qui ne veut pas me dire quelle est la mairie d'arrondissement qu'Anne Hidalgo lui réserve ? David Béliard, vous ne voulez toujours pas le dire. Mais non, mais ce n'est pas une question de vouloir ou pas vouloir. Je vous dis la vérité, c'est-à-dire qu'on verra. Vous ne savez pas. On verra. Vous ne savez pas quelle mairie ? Je ne sais pas. Non, je ne sais pas. Je ne sais pas parce que nous verrons en fonction des résultats des municipales. Oui, mais ça, vous savez, ce n'est pas lié. Nous, ce qu'on dit, c'est qu'on est très clair, très transparent. Il y aura une mairie gérée par des écologistes et je pense que c'est important. Voilà, mais on verra.

On verra aussi en fonction des résultats des municipales. Le deuxième tour n'est pas fait. Le deuxième tour n'est pas fait. David Béliard, vous savez que l'électeur a envie toujours de savoir avant d'aller voter ce qu'on lui réserve. Surtout les électeurs, ils ont envie de savoir sur quoi on s'est mis d'accord sur le fond. Oui, justement. Et ça, c'est extrêmement important. C'est pour ça que... Vous voulez gérer une mairie parce que c'est important sur le plan écologique. Oui, bien sûr. C'est pour ça qu'on fait aussi un projet. Alors la mairie, vous ne voulez pas me dire laquelle. Peu importe. Passons à autre chose parce que ce n'est pas très important.

Ce n'est pas très important pour celui qui habite à Périgueux. David Béliard, celui qui habite à Paris, c'est différent. L'ouverture des écoles, comment se fait-il que Paris ait tant de retard par rapport au reste de la France ? Pardon, mais non. On est à 19, 20% à Paris. Je ne peux pas vous laisser dire ça. Il y a eu un certain nombre de choses qui ont été faites. Il y a eu un certain nombre de choses qui ont été faites. Oui, Jean-Jacques Bourdin, c'est compliqué. On l'a entendu tout à l'heure. Bien sûr, il y a un certain nombre de protocoles à mettre en place. Les choses se font de manière progressive. Et je vais vous dire, moi, je préfère qu'on ait peut-être un peu de retard.

D'ailleurs, ce n'est pas une compétition, qu'on ait un peu de retard. Par contre, que les règles sanitaires, parce que la santé est essentielle et notamment la santé des enfants, la santé de leurs familles. Oui, je leur dis que la santé de leurs enfants est essentielle parce que je suis un élu et un élu responsable. Je dis qu'il y a une montée en charge progressive et que cette montée en charge progressive, je préfère qu'elle soit très progressive plutôt qu'on prenne des risques sur la santé des gens.

Vous savez, au début de cette épidémie, notamment avec, pendant des semaines et des semaines, on nous a laissé faire la campagne, les injonctions et ce qu'on nous disait sur l'épidémie, c'était extrêmement flou. Aujourd'hui, c'est très clair. On sait ce que nous devons faire. On sait ce que nous ne devons pas faire et notamment le respect des gestes barrières. Et je préfère, oui, qu'on ouvre les écoles et qu'on fasse une montée en charge progressive dans le respect des gestes barrières et dans le respect de la santé des enfants et de leur famille. Bien, j'ai deux questions à vous poser, David Béliard. Là, je dépasse le cadre parisien.

La première question, c'est la proposition de Delphine Bateau, qui n'est pas dans le groupe Europe Écologie Les Verts, qui est dans un groupe différent à l'Assemblée. Maintenant, nouveau groupe et qui, avec Cédric Villani, par exemple, et qui propose un moratoire sur l'ouverture des entrepôts d'Amazon en France. Un moratoire de deux ans. Vous trouvez que c'est une bonne idée, ça ? Mais on a un vrai sujet. On a un vrai sujet avec Amazon. On en a même plus qu'un. Il y a la question de la diversité commerciale. Vous savez, Amazon exerce une concurrence qui est une concurrence parfois effroyable sur les commerçants indépendants.

Dans une ville, par exemple, comme Paris, la question du petit commerce, la question des commerces indépendants, ça fait partie de la vitalité, ça fait partie de la vie. Eh bien, il faut préserver ça. Il faut que nous préservions. Ça ne veut pas dire qu'il faut refuser les modèles de vente par correspondance. Je vous pose la question, David Béliard. Est-ce que vous adhérez à la proposition de Delphine Bateau ? Vous demandez-vous aussi un moratoire ? J'adhère à cette proposition pour les raisons que je viens de vous donner. Donc vous demandez-vous aussi un moratoire sur l'installation des entrepôts d'Amazon ? Là, je suis élu parisien. Je ne suis pas élu national. Vous me demandez mon avis.

Vous me demandez mon avis. Je vous avais un avis. Vous êtes engagé politiquement. Jean-Jacques Bourdin. C'est pour ça que je vous donne mon avis. Je vous donne mon avis et mon avis, c'est préservation de la diversité commerciale des petits commerçants. Oui, notamment par exemple les libraires. Les libraires, ça fait partie de la vitalité de nos quartiers. Il faut que nous préservions ça. Et puis, on a un autre sujet qui est un sujet de conditions de travail. On a un sujet où on voit que le modèle Amazon, c'est un modèle qui met en précarité un certain nombre et notamment de livreurs. Tout ça doit être reposé. Oui, ça doit être reposé aujourd'hui. Vous demandez vous aussi ce moratoire.

Oui, d'accord. Je vous ai répondu très clairement. Très bien. J'attends votre deuxième question. La deuxième question, elle va venir tout de suite. La baisse des salaires pour sauvegarder l'emploi et relancer l'économie. Non. On ne peut pas dire. Aujourd'hui, il y a eu un effort qui est un effort extrêmement important qui a été fait par l'ensemble des Françaises et les Français. Une grande partie d'entre eux se sont retrouvées en chômage partiel. Une grande partie d'entre eux ont vu leur revenu qui est un revenu diminué. Aujourd'hui, j'entends un certain nombre de libéraux nous dire qu'il faut travailler plus. Travailler plus, d'ailleurs, pour gagner moins.

C'est le nouveau mantra des libéraux. Ce n'est pas du tout le monde d'après. D'abord, je pense que ce sont des solutions qui sont des solutions parfaitement inefficaces, parfaitement contre-productives sur un plan économique. Évidemment, socialement, parfaitement injustes. Il faut aller là où il y a de l'argent. Oui, il faut aller là où il y a des entreprises qui font énormément de bénéfices et qui aujourd'hui pratiquent l'optimisation fiscale et payent insuffisamment d'impôts. C'est là où il faut aller chercher des financements.

Des financements pour mettre en place de nouvelles protections sociales, des financements pour soutenir des acteurs économiques et surtout, des financements pour assurer la transition écologiste. Aujourd'hui, nous sommes face à une catastrophe climatique qui est une catastrophe climatique majeure. Nous avons besoin de ces investissements. Vous allez être adjoint à la mairie ? Je ne sais pas encore. Vous ne savez rien du tout. Vous êtes extraordinaire. Vous passez un accord sans rien savoir. Vous êtes quand même le premier homme politique qui passe un accord sans rien savoir. Non, je suis le premier homme politique peut-être, mais qui passe un accord sur la base d'un projet.

Et ça, c'est ce qui m'intéresse. Donc, vous ne serez pas maire d'arrondissement ? Et je vais vous dire, non seulement je passe un accord sur la base... Excusez-moi, je vais rester sur le projet. Je vais rester sur le projet parce que c'est ce qui m'intéresse. Mais non, le projet, c'est ce qu'on va faire. C'est ce qu'on va faire pour Paris. C'est ce qu'on va faire pour Paris. La question, par exemple, des grands projets d'aménagement, la ZAC Bercy-Charenton, désolé pour celles et ceux qui n'habitent pas Paris, mais ce grand projet d'aménagement dans le 12e arrondissement, on va le remettre à plat. Il prévoit aujourd'hui énormément de tours. C'est un projet de densification de Paris.

Et bien là, ce que nous avons obtenu, c'est que le prochain projet prévoit la création d'un nouveau bois, un troisième bois pour Paris. Ça, ça intéresse les Parisiennes et les Parisiens. Et même d'ailleurs, très au-delà, on va penser la ville différemment. Bien, merci David Béliard. Merci à vous. Il est 7h51. Vous êtes sur RMC. Merci. Expliquez-nous avec Nicolas Poincaré. RMC. Expliquez-nous. Expliquez-nous, Nicolas. Nous revenons sur le décès de George Floyd aux Etats-Unis. La colère ne retombe pas. Pourquoi ? Parce que nous avons les images de la bavure policière qui sont accablantes. Et nous savons désormais exactement ce qui s'est passé. Expliquez-nous.

Oui, on a vu cette scène qui dure un petit peu plus d'une demi-heure. C'est le New York Times qui a rassemblé toutes les images des vidéosurveillances et celles filmées par les passants. Alors, on y voit d'abord la voiture de George Floyd qui est garée en face d'une épicerie où il vient d'acheter des cigarettes. Deux jeunes employés du magasin l'accusent d'avoir payé avec un faux billet et appellent la police en disant c'est un homme alcoolisé et qui ne se contrôle pas. Une voiture de police arrive rapidement. George Floyd est sorti de la voiture. Il est menotté dans le dos et assis par terre. À ce moment-là, il ne résiste pas du tout.

Arrive une deuxième puis une troisième voiture de police avec des policiers qui cherchent à embarquer George Floyd. Mais au moment de monter dans la voiture, il refuse en disant qu'il est claustrophobe. Il est rapidement à ce moment-là plaqué au sol, face contre terre. un policier place son genou sur son cou, un autre sur sa poitrine. Il va rester dans cette position 8 minutes et 46 secondes. C'est une éternité. Il gémit. Il dit au policier qu'il n'arrive pas à respirer. Un officier lui demande est-ce que maintenant tu vas accepter de monter dans la voiture ? George Floyd répond clairement oui, j'accepte. Mais le policier ne bouge pas. Il garde son genou sur son cou.

George Floyd va alors répéter 16 fois la fameuse phrase je ne peux plus respirer. 16 fois. des passants interviennent en disant vous êtes en train de le tuer. Le policier ne réagit pas. Il garde son genou sur son cou. George Floyd perd connaissance au bout de 5 minutes. Le policier ne bouge toujours pas. La police finit par appeler une ambulance en précisant que ce n'est pas urgent. Les secours arrivent assez vite. Les ambulanciers placent un brancard à côté de l'homme évanoui et le policier ne bouge toujours pas jusqu'à la dernière seconde. Il garde son genou sur son cou. George Floyd finalement sera conduit à l'hôpital et il sera déclaré mort une heure après.

Et selon un sondage alors c'est effarant ce que vous venez de me raconter selon un sondage 70% des américains ont vu ces images insupportables. Voilà et c'est pour ça que la colère cette fois dépasse largement le cadre de la communauté noire américaine parce que c'est une longue agonie qui a été ainsi filmée en direct et parce que le policier fait preuve d'un cynisme d'une brutalité d'une absence totale d'humanité.

Aujourd'hui il est en prison ce policier il a 44 ans il doit avoir une lointaine d'origine française puisqu'il s'appelle Chauvin Derek Chauvin il a fait l'objet de 18 plaintes au cours de sa carrière il a participé à trois fusillades dont une a été mortelle pour un suspect il est devenu le symbole du racisme et de la brutalité de la police sans doute l'homme le plus détesté des Etats-Unis sa femme a demandé le divorce et une protection policière. Non George Lloyd est le dernier d'une longue liste de noirs victimes de bavures policières. Oui et je ne vais pas vous faire toute la liste parce qu'elle est beaucoup trop longue. Mais il y a aussi beaucoup de blancs qui sont victimes de bavures.

Je regardais les chiffres Alors il y a au dernier décompte du Washington Post il y a eu un millier de personnes en 2017 tuées par la police dont 25% de noirs alors que les noirs représentent 13% de la population. Donc on voit qu'ils sont surreprésentés mais effectivement vous avez raison ce ne sont pas que des noirs qui sont tués par la police mais enfin par la police en trois ans tout de même au cours des trois dernières années des policiers ont abattu au moins 72 noirs qui étaient désarmés et coupables de rien du tout. Alors certaines de ces bavures ont vraiment marqué les américains.

Le 18 mars dernier par exemple en Californie Stephen Clark 22 ans a été abattu de 8 balles par des policiers qu'il croyait armés d'un pistolet il était dans le jardin de sa grand-mère et les policiers n'ont pas été poursuivis.

En 2007 on se souvient de Charlotte de Charlotte en Caroline du Nord c'était un père de 7 enfants un noir qui avait été tué par un policier noir lui aussi qu'il pensait armé d'un policier d'un pistolet en fait ce qu'il avait à la main c'était un livre et le policier n'a pas eu d'ennui mais Charlotte a connu plusieurs jours d'émeutes en 2014 la ville de Ferguson a aussi été le théâtre d'émeutes après la mort de Michael Brown 18 ans qui avait été abattu par des policiers alors qu'il avait les mains en l'air toujours en 2014 tous les américains ont en tête les images d'Eric Gardner 43 ans père de 6 enfants il était obèse et diabétique il a été étranglé par un policier de New York et il est mort en disant je ne peux plus respirer exactement la même phrase que George Lloyd la semaine dernière et c'est après cette mort d'Eric Gardner qu'était né le mouvement Black Lives Matter c'est-à-dire la vie des noirs ça compte oui mais la bavure qui a entraîné le plus de violences c'est l'affaire Rodney King à Los Angeles oui ça c'était énorme Rodney King c'est un homme qui avait été arrêté pour un excès de vitesse un très grand excès de vitesse alors qu'il était très alcoolisé il s'était rebeller au moment de son arrestation 4 policiers s'étaient acharnés il avait reçu 56 coups de matraque 6 coups de pied dont un certain nombre dans la figure 2 coups de taser le tout avait été filmé un an plus tard en 1992 les policiers ont été jugés et ils ont été acquittés par un jury blanc les quartiers noirs de Los Angeles étaient aussitôt enflammés au sens propre du terme puisqu'il y avait eu 4000 incendies la garde nationale était intervenue et elle avait mis 6 jours à reprendre le contrôle des quartiers qu'on appelle South Central les grands quartiers du sud de Los Angeles j'étais sur place c'était vraiment la guerre l'armée avait repris pâté de maison après pâté de maison et à la fin on avait compté quand même 60 morts les deux policiers ont ensuite été rejugés et ils ont fait un an et demi de prison l'affaire Rodney King est restée dans tous les esprits merci Nicolas il est 7h57 qu'allons nous faire à suivre une exclue une exclue RMC le patriotisme touristique opération lancée par Le Bon Coin vous savez sur internet qui propose aux hôteliers français de gérer leurs réservations en ligne sans prendre aucune commission Antoine Joutot le directeur général du Bon Coin avec nous juste après le journal de 8h sur RMC RMC

1:41:11
Invité

mardi 2 juin

1:41:14
Présentateur

l'info sur RMC Céline Kalman est avec nous il est 8h01 Céline bonjour bonjour Jean-Jacques bonjour à tous remettre le couvert reprendre le chemin de vue travail et pourquoi pas partir en vacances de juin raison comme le début d'un nouveau départ phase 2 du déconfinement réouverture des bars et restaurants et de tous les établissements scolaires invités de RMC et BFM TV Jean-Michel Blanquer le ministre de l'éducation à 8h30 pendant que la France respire à nouveau les Etats-Unis se figent Donald Trump promet de rétablir l'ordre et menace de déployer l'armée pour stopper les violences bienvenue à tous sur RMC vous avez peut-être déjà réservé une table pour midi pour ce soir ou même prévu de boire un petit café ce matin en lisant votre journal rien d'exceptionnel finalement sauf que ça n'était pas arrivé depuis 2 mois et demi les restaurants et les bars sont ouverts ça y est on vous retrouve Nicolas Trenot et Margot Bédé dans le Café République au centre-ville de Mulhouse le rideau du Café République s'est levé à 7h29 2 minutes après Rico était là vous Rico on peut le dire vous êtes un habitué de ce café ?

oui je suis un habitué et je voulais être le premier à venir ici pour profiter d'un semblant de liberté et c'est agréable d'être assis et regarder à gauche et à droite voir le café avant d'aller travailler

1:42:27
Invité

plaisir partagé pour Maggie la patronne enfin le café ouvre oui enfin soulagée je suis très contente sachant que voilà hier soir j'ai encore les derniers minutes la préparation les textiles glaces que j'ai installés tout ce qu'il faut les gels le port du masque tout ce qu'il faut mais c'est vrai je suis très soulagée d'ouvrir voilà j'attends mes clients impressionnant la journée s'annonce longue puisqu'elle doit s'achever à 22h

1:42:51
Présentateur

alors ouvrir son établissement peut aussi représenter un risque le risque de ne pas être rentable à cause des distanciations et dans les zones oranges et bien seules les terrasses peuvent accueillir les clients Mickaël Méziane est le chef du restaurant La Passerelle ici les Moulineaux près de Paris il a beaucoup hésité avant de décider de rouvrir son restaurant finalement ce passionné se lance avec tout de même beaucoup d'appréhension il espère que ses fidèles clients répondront présent j'ai un restaurant qui fait quasiment 250 mètres carrés et je peux exploiter que sur 60 mètres carrés de terrasse avec les 1 mètres ça me fait 18 places assises est-ce que je serais rentable je ne suis pas sûr maintenant pour le client il faut être là on a mis beaucoup de restaurants dans le quartier parce que c'est un gros quartier business en même temps on a demandé aux entreprises de faire du télétravail et de faire tourner les équipes ça veut dire que finalement il y a 4 fois moins de personnes donc ça va être très compliqué de remplir on verra c'est le temps qui va nous dire si c'était une boignée d'ouvrir ou non mais voilà ça va être entre 15 et 18 couverts après la grande question c'est est-ce qu'en bord de Bévitré ici j'aurai le droit de mettre du monde ça change tout et il y a quelques instants Bruno Le Maire le ministre de l'économie a précisé que le fonds de solidarité pour les cafés et restaurants serait maintenu jusqu'à la fin de l'année le gouvernement anticipe par ailleurs une récession de 11% au lieu des 8% annoncés jusque là et puis autre annonce les soldes vont démarrer le 15 juillet et durer 4 semaines restos donc boulot et peut-être métro beaucoup de salariés reprennent aussi le chemin du travail dès aujourd'hui retour quasi normal au trafic à la RATP les résultats les transports ne sont pas bons dès ce matin conditions assouplies des visites dans les EHPAD bientôt les mineurs qui jusqu'ici n'avaient plus le droit d'aller revoir leurs grands-parents ou arrière-grands-parents seront de nouveau autorisés à y aller dès vendredi et puis c'est aujourd'hui en principe que vous pourrez télécharger l'application StopCovid avec l'entrée en vigueur de la phase 2 du déconfinement réouverture de tous les établissements scolaires presque tous 10% vont rester fermés décision des élus qui expliquent que le protocole sanitaire imposé est trop contraignant ces mères craignent aussi d'être tenues pour responsables en cas de contamination reportage de Lionel Top et Nicolas Ropère aucune école de Falampin dans le département du Nord n'ouvrira ses portes aujourd'hui une décision incompréhensible pour Cécile une habitante elle s'inquiète pour son fils en CE2 je trouve qu'il n'a cruellement que de liens sociaux et ça ça commence à lui peser le maire de la commune Thierry Lazaro assure qu'il lui est impossible d'accueillir les élèves dans de bonnes conditions il n'ouvrira les deux écoles de la ville que si la justice l'y oblige ma responsabilité pénale peut être engagée comme ceux de tous les élus de France qu'on appelle la justice et que la justice se mouille à Rognac dans les Bouches-du-Rhône les écoles seront elles aussi fermées jusqu'en septembre mais le maire Stéphane Lerudulier propose aux parents une alternative le centre de loisirs de la commune accueillera les élèves car les contraintes sanitaires sont beaucoup moins strictes le protocole sanitaire de jeunesse et sport est totalement différent de celui de l'éducation nationale par exemple la fréquence de nettoyage où on est plus sur une fréquence d'une fois ou deux fois par jour que d'une fois toutes les heures ou toutes les deux heures le ministère de l'éducation nationale assure que le protocole sanitaire dans les écoles est nécessaire et restera en place jusqu'à la rentrée de septembre et donc Jean-Michel Blanquer sera votre invité Jean-Jacques à 8h30 lors des négociations pour Renaud au ministère de l'économie l'avenir du site de Maubeuge dans le Nord qui doit être fusionné avec son voisin de Douai sera au coeur des discussions les dernières tractations se poursuivent les candidats au second tour des municipales ont jusqu'à ce soir pour déposer leur liste en préfecture ce matin sur RMC l'écologiste David Béliard à la mairie de Paris a fait savoir qu'il était tombé d'accord avec Annie Dalgaud on s'est mis d'accord sur un projet de rupture pour Paris pour répondre à la crise sanitaire qui est en train de se transformer d'ailleurs en crise économique en crise sociale mais on a une place importante à peu près une vingtaine de conseillers de Paris c'était pour nous essentiel qu'on puisse participer à la gouvernance à la gestion de cette ville à tous les niveaux notamment avec une mairie d'arrondissement on verra laquelle ça va dépendre beaucoup des résultats des municipales RMC 8h07 la démonstration de force de Donald Trump à Washington qui dénonce un terrorisme intérieur le chef de la Maison Blanche a dans un discours hier soir annoncé vouloir déployer des milliers de soldats pour rétablir l'ordre le pays est secoué par des manifestations et affrontements depuis une semaine après la mort de George Floyd décédé après son arrestation Paul Barcelone des explosions de grenades lacrymogènes retentissent la police déloge les manifestants autour de la Maison Blanche à quelques mètres de là Donald Trump promet le retour à l'ordre je viens de fortement recommander aux gouverneurs de déployer la garde nationale en nombre suffisant de manière à dominer les rues

1:47:40
Invité

les maires et les gouverneurs doivent établir une présence massive des forces de l'ordre

1:47:47
Présentateur

jusqu'à ce que les violences soient endigues

1:47:49
Invité

une ville où un état

1:47:52
Présentateur

refuse de prendre les mesures qui sont nécessaires pour défendre la vie et les biens de leurs habitants alors j'enverrai l'armée américaine et résoudrai rapidement le problème pour eux puis place à la mise en scène Donald Trump se rend à pied jusqu'à l'église Saint-Jean saccagée par des casseurs la nuit précédente il pose devant le bâtiment Bible à la main selon CNN le président américain aurait été très vexé que les médias racontent son repli dans un bunker de la Maison Blanche vendredi pour lui pas question d'apparaître comme inquiet à désormais 5 mois de l'élection présidentielle retour en France avec la réouverture aujourd'hui du zoo de Beauval il va accueillir ses visiteurs après 2 mois et demi sans activité tout est fin prêt comme a pu le constater pour RMC Romain Poison un orang-outan qui regarde d'un air intrigué une borne de gel hydroalcoolique oui le zoo de Beauval s'est mis aux normes sanitaires spéciales Covid-19 pour sa réouverture on a installé 80 bornes de gel hydroalcoolique un peu partout dans le parc le directeur du zoo Rodolphe Delors on a commandé 60 pays masques pour notre personnel ça va à peu près 100 000 euros de matériel au sol un fléchage indiquant le sens de circulation pour éviter que les visiteurs ne se croisent dans les espaces confinés une nouvelle règle dans les serres les visiteurs devront porter au masque et dans les télécabines surtout dans le parc seules les personnes de la même famille seront acceptées jusqu'à 8 personnes maximum toutes les bars seront désinfectées très régulièrement l'infrastructure est prête oui mais les animaux sont-ils prêts à accueillir le public les gorilles s'en seraient bien passées c'est des animaux qui sont assez posés qui aiment la tranquillité Antoine le soigneur ils se sont reposés et on est prêt à attaquer la saison de bonne humeur attaquer la saison rapidement et rattraper le manque à gagner pour le directeur du zoo nous avons perdu à peu près 40% de notre chiffre d'affaires j'espère que rapidement cette crise ne sera qu'un mauvais souvenir alors terminé les allées désertes et la tranquillité des animaux le zoo espère accueillir dès aujourd'hui 20 000 visiteurs en rugby les clubs de top 14 reprennent tranquillement le chemin de l'entraînement les joueurs et staff de Toulouse Toulon Pau Lyon et Bayonne ont passé des tests médicaux aucun cas de Covid détecté il va quand même falloir beaucoup de temps avant un retour à des entraînements comme avant Laurent Despré oui ça repart mais en ménageant les hommes et en respectant un programme comportant plusieurs phases d'ici la reprise du championnat le 4 septembre aujourd'hui et pendant une semaine phase 1 pas plus de 4 joueurs en même temps pour des séances uniquement physiques pas d'interaction et n'excellant pas 2 heures par jour pas de passage par les vestiaires pas de collation un programme de réathlétisation en ne dépassant pas 85% d'intensité précaution cardiologique post-Covid oblige quant aux 9 autres clubs du top 14 ils ont commencé les tests médicaux un peu plus tard pour ensuite entamer la phase 1 sans ballon physique par petits groupes phase 2 ça sera la même chose avec un ballon la phase 3 attendra le feu vert gouvernemental c'est à dire le droit de se faire des passes et d'arriver enfin à la pratique du rugby et puis l'info média de la matinée c'est Mediapro qui s'allie à TF1 pour créer sa chaîne de foot qui s'appellera Téléfoot Téléfoot ça c'est une enfin c'est un soulagement pour les clubs de football professionnel qui avaient des doutes sur Mediapro tant mieux tant mieux voilà une belle idée allez 8h11 nous sommes avec Antoine Joutot je suis très heureux de recevoir Antoine Joutot directeur général du site Le Bon Coin bonjour bonjour Le Bon Coin aujourd'hui ça représente quoi exactement quelques chiffres allez quelques chiffres 28 millions de français qui l'utilisent tous les mois 30 millions de produits en ligne dans tous les univers de la mode de la maison de l'immobilier de l'automobile de l'emploi voilà 28 millions de français qui tous les mois utilisent le bon coin 28 millions ce qui fait de nous le cinquième ou sixième site en France bien chaque année plus de 4 millions et demi de français partent en vacances avec Le Bon Coin oui on est un des plus gros sites touristiques français peut-être méconnus un peu mais en tout cas aujourd'hui 4 millions de français partent avec nous ils partent comment avec vous ?

ils partent en location entre particuliers c'est-à-dire ensuite de professionnels particuliers et là récemment dans l'hôtellerie voilà donc on a aujourd'hui on est un des gros acteurs de la location de vacances oui et avec une ambition assez forte de faciliter notamment dans la période actuelle où on sent bien que les français vont peut-être devoir partir en France redécouvrir nos paysages merveilleux alors ce matin vous lancez vous venez vous avez accordé une idée à vous dans le Figaro et chez nous vous annoncez que vous lancez un plan patriotisme touristique c'est-à-dire que on va voir on va détailler ce plan mais vous lancez déjà un appel aux hôteliers aux hôteliers français qui sont les bienvenus sur Le Bon Coin sans frais de réservation on est bien d'accord vous pourrez reconstituer votre trésorerie c'est ce que vous dites aux hôteliers en fait vous offrez une alternative à Booking ou Expedia c'est cela ?

c'est l'ambition c'est l'ambition qu'on s'est fixé le tourisme aujourd'hui le secteur du tourisme est au bord du gouffre on parle de 40 milliards de valeurs détruites 400 000 emplois menacés et donc on ne pouvait pas rester les bras croisés en attendant de savoir si les plateformes américaines allaient occuper cet espace-là et donc pour éviter cette espèce de contradiction pour un hôtelier de devoir sacrifier encore une fois sa trésorerie sa marge avec une plateforme américaine nous on vient en disant on peut être une alternative crédible et on passe en gratuit comme ça vous allez pouvoir reconstituer votre trésorerie et en plus nous on est une entreprise qui paye nos impôts en France voilà donc pour éviter cette double peine on propose aux hôteliers de nous rejoindre et d'ailleurs ils nous soutiennent puisque l'UMI nous encourage à continuer vous avez déjà beaucoup beaucoup d'hôteliers qui sont inscrits on a déjà 4500 et on ambitionne de franchir les 10 000 d'ici la fin de l'année en France c'est à peu près 18 000 hôtels donc on a déjà un quart du parc hôtelier et on a une forte ambition parce qu'aujourd'hui sur le Boncoin vous pouvez trouver toutes vos vacances des locations très particuliers des locations ce sera beaucoup plus intéressant pour un hôtelier d'être sur le Boncoin que sur Booking ou Expedia aujourd'hui et pour celui qui réserve à zéro hôtel j'encourage les hôteliers à mettre leur meilleur prix sur le Boncoin puisque ça va être ça l'intérêt c'est à dire que si on veut donner du pouvoir d'achat aux français un des moyens pour les hôteliers ça va être de répercuter cette commission à zéro sur leur prix et si vous avez des prix plus bas vous allez attirer des utilisateurs et des français qui réserveront via le Boncoin et vous économiserez aussi une commission au passage et ce qu'on a proposé avec une forte ambition c'est quoi la commission ?

la commission normale c'est autour de 10% 10% ? ça c'est nous mais ça c'est ce que une plateforme américaine aujourd'hui elle prend entre 15 et 30% entre 15 et 30% ? entre 15 et 30% ?

en fonction des biens donc nous on viendra l'année prochaine avec une commission à 10% de toute façon beaucoup plus basse il semble être une commission raisonnable d'après les échanges qu'on a eu avec les prédifiants groupes hôteliers mais en attendant jusqu'à la fin de l'année une commission à 0% pour aider les hôteliers dans une période qui est terrible pour eux bien vous allez aussi valoriser des labels sanitaires oui racontez-nous je pense que tous les français s'opposent à la question de savoir dans quelles conditions sanitaires ils vont pouvoir louer leurs biens notamment des biens entre particuliers donc on a signé un partenariat avec le groupe O2 qui va leur permettre justement d'accéder à des tarifications plus basses et de respecter les normes sanitaires de nettoyage je veux réserver je ne sais pas moi un appartement louer un appartement ou une maison pour mes vacances je saurais dans quelles conditions sanitaires je serais hébergé c'est cela ?

bien sûr l'idée c'est que vraiment les hôteliers les hôtes sur le bon coin puissent mettre sur leurs annonces une mention spécifiant justement qu'ils ont et respectent les normes sanitaires de nettoyage et on a signé justement ce partenariat avec le groupe O2 pour le garantir avec des conditions tarifaires plus intéressantes pendant le confinement quelle a été l'activité sur le bon coin ? l'activité elle a baissé sur les deux premières semaines environ de 30 à 40% puis depuis le début du mois d'avril elle a fortement cru et aujourd'hui on a un record d'audience aujourd'hui on est à 19 millions de visites par jour 19 millions de français c'est un record absolu ?

c'est un record absolu vous n'avez jamais connu ça ? jamais le plus haut niveau d'audience c'était l'année dernière on était à 17 millions et aujourd'hui on n'a jamais fait en dessous de 17 millions oui que vont chercher ceux qui vont sur le site ?

alors pendant le confinement il y a eu des comportements bizarres où d'abord les français se sont levés plus tard donc les connexions se sont décalées d'une heure et surtout ils ont commencé à chercher des vélos électriques ils ont cherché des maisons avec piscine vous voyez tous les sujets d'extérieur ont explosé pendant cette période là et puis là depuis deux semaines ils cherchent de la location de vacances des maisons avec piscine des maisons en montagne ils ont besoin d'air ils ont besoin de respirer notamment dans des régions où aujourd'hui vous savez qu'il y a un quart des français un quart des français qui part dans leur propre région oui aujourd'hui ces requêtes ont explosé c'est significatif c'est significatif vous voyez que les français ont envie de partir en France de toute façon ils ne savent pas trop s'ils pourront partir ailleurs en Europe ils ont envie à mon avis ils pourront mais bon ils ont envie de partir en France et pas trop loin de chez eux finalement pas trop loin de chez eux et avec des biens quand même qui sont vers l'extérieur et c'est ça la nouveauté c'est que je pense que le confinement a rappelé à tout le monde l'importance d'un balcon d'un jardin voilà ils ont besoin de respirer après ces deux mois et demi très difficiles bien merci beaucoup merci merci d'être venu nous voir ce matin 8h17 c'est passionnant Antoine Joutot le directeur général du site Leboncoin sur RMC ce matin il est 8h17 allez un peu de pub et ensuite nous poursuivons oui nous poursuivons je vous rappelle que Jean-Michel Blanquer sera mon invité tout à l'heure 8h35, 9h le ministre de l'éducation nationale et nous allons poursuivre avec ce débat baisser les salaires pour éviter les licenciements c'est l'idée des accords de performance collective plusieurs entreprises les envisagent après ce coronavirus de quoi s'agit-il exactement Frédéric Simotel va tout nous expliquer dans une minute sur RMC

1:57:54
Invité

RMC bon en direct

1:57:56
Présentateur

et beaucoup de messages à ce sujet Marie-Ève nous dit je ne suis pas du tout d'accord avec cette baisse des salaires qui ne ferait que favoriser le retour de la consommation low cost selon Marie-Ève Philippe nous dit c'est très net c'est non 1276 euros net par mois hors de question pour moi de baisser mon salaire au contraire le poulpe nous dit pourquoi pas une baisse de salaire à condition que l'entreprise aille réellement mal et du moment où c'est mesuré en contrepartie l'entreprise devrait s'engager sur la même durée à doubler les indemnités en cas de licenciement Ahmed aussi serait prêt à perdre un peu de son salaire à condition que le patron baisse aussi le sien que les actionnaires renoncent à leurs dividendes il ne faut pas être égoïste dit Ahmed le pays traverse une crise on n'est pas les seuls il vaut mieux gagner moins que fermer totalement pour Philippe il faudrait commencer par le haut d'abord les PDG les directeurs à baisser leur salaire moi je me vois mal demander à mes employés de baisser leur salaire pour sauver mon entreprise dit Philippe tout savoir sur ses accords de performance collective c'est avec Frédéric Simotel dans un instant sur RMC

1:58:55
Invité

RMC 6h 9h vaut un direct

1:58:58
Présentateur

faut-il accepter de baisser temporairement son salaire pour conserver son emploi c'est une vraie question qui est aujourd'hui posée elle est abrupte cette question certaines entreprises Ryanair par exemple ou de Richebourg par exemple entreprise fragilisée par la crise se pose cette question Frédéric Simotel d'abord bonjour est-ce une solution à envisager ?

c'en est une mais c'est pas la seule il faut regarder ce travail c'est vrai vous l'avez dit on va le rappeler Ryanair l'a annoncé hier ils menacent de licencier des pilotes et des personnels navigants à moins qu'ils ne consentent un effort collectif à réduire leur salaire pendant 5 ans de 10 à 20% de Richebourg et Aeronautics donc les négociations ont commencé c'est un sous-traitant d'Airbus et de Dassault donc on comprend qu'en ce moment ça va mal dans cette filière et lui c'est 700 suppressions d'emplois mais il met une condition il dit si vous acceptez qu'on rongne un peu votre 13ème mois votre RTT peut-être qu'on pourra faire quelque chose et puis il y en a d'autres il y a le journal l'équipe aussi selon son intersyndicat alors il faut déjà savoir première chose tout ça est absolument légal on entre dans les accords de performance collective c'est un dispositif dont la durée d'application ne peut pas excéder 5 ans et surtout dans la conjoncture actuelle quand la conjoncture est compliquée qui peut être en vigueur donc c'est baisse de rémunération réaménagement des temps de travail des RTT modification de l'organisation du travail tout ça doit quand même respecter le code du travail on ne peut pas descendre non plus dans les minimas sociaux et puis il faut il faut que les organisations syndicales soient d'accord et puis en contrepartie il faut évidemment que l'entreprise s'engage à ne pas licencier ou à réduire son plan de licenciement donc si ces engagements ne sont pas respectés l'entreprise devra verser des indemnités à ses salariés dites-moi n'est-ce pas quand même une forme de chantage à l'emploi ?

Frédéric Simotel je veux bien tout ce qu'on veut mais c'est quand même clairement les syndicats dénoncent ça et c'est vrai que ça y ressemble quand même sérieusement et puis surtout les syndicats font écho à ce qui s'est déjà passé en 2015 l'usine Smart en Marseille je me souviens avait dit si vous travaillez 39 heures et bien on ne fermera pas on ne fera pas de suppression d'emploi en réalité 4 ans plus tard l'usine a été délocalisée en Chine on a vu ça chez Bosch chez Peugeot Cycle on a vu ça à l'usine continentale à Clairrois en 2007 aussi on le disait aux gens vous allez baisser vos salaires et on va on va continuer préserver les emplois et finalement le site a fermé alors Muriel Pénicaud elle elle le dit elle dit c'est une solution il faut envisager ça mais on sent bien que quand on interroge des économistes des experts dans ce domaine ils disent tous c'est une solution mais il faut vraiment réfléchir à autre chose il vaut mieux réfléchir à déprimer à l'embauche pour des jeunes il vaut mieux réfléchir à allonger le temps de travail alors sans forcément augmenter jouer sur l'augmentation ce qui est peut-être un peu compliqué aujourd'hui parce qu'il faut attendre les carnets mais baisser les salaires pour relancer l'économie ça me paraît quand même assez curieux parce que baisser les salaires ça freine la consommation c'est vraiment la fausse bonne idée merci merci Frédéric Simotel Pierre est à Saint-Pé-sur-Nivelle dans les Pyrénées-Atlantiques salut Pierre bonjour Jean-Jacques ça va vous êtes conducteur de travaux ça va Pierre qu'est-ce que vous voulez nous dire ce matin ?

ça va bien allez-y je voulais vous dire qu'hier vos auditeurs ont parlé de la rune et de l'antenne RMC donc je vous ai envoyé deux trois photos ce matin oui et c'est avec plaisir que je vous amènerai à la voir en réalité si vous venez dans le coin ah bah ça évidemment évidemment super hein c'est super est-ce que les photos vous ont plu ?

oui elles sont à l'antenne sur RMC découverte magnifique je ne peux pas les voir mais tant mieux mais c'est absolument magnifique vous êtes monté donc oui c'est ça bah bravo bravo vous n'avez pas peur vous n'avez pas peur de monter haut c'est ça on essaye d'aller toujours plus haut bon merci beaucoup Pierre d'aller toujours plus haut et merci vraiment il est 8h mais bonne journée Pierre ça c'est une contribution de nos auditeurs nos auditeurs qui sont formidables je le dis tous les matins comme toute l'équipe d'ailleurs et les téléspectateurs de plus en plus nombreux sur RMC découverte toute l'équipe que je remercie pour cette belle matinée avant de bah tiens de recevoir Jean-Michel Blanquer Quentin Vinet dans les écoles le protocole sanitaire va rester le même ou pas ?

ça reprend aujourd'hui avec exactement les mêmes conditions masque obligatoire pour les enseignants pour les collégiens quand les distances ne peuvent pas être respectées obligatoire aussi pour les lycéens là où ça reprend aujourd'hui au moins un mètre d'écart entre les bureaux en théorie 16 personnes maximum dans une salle de 50 mètres carrés pas de jeu de ballon ou de jeu de contact à la récréation c'est écrit dans les fameux guides pour ne pas souplir quand même ces mesures je vais en parler à Jean-Michel Blanquer dans un instant vous savez que je vous fais gagner je vous offre sur RMC RMC découverte un an de course 500 euros tous les mois pendant un an soit 6000 euros pour cela vous répondez à une question toute simple deuxième tour des municipales qui aura lieu quand ?

en juin ? ce mois-ci ou en septembre ? si vous avez la bonne réponse vous envoyez 1 pour juin et 2 pour septembre par SMS au 7-3216 le gagnant ou la gagnante sera tiré au sort le vendredi 12 juin parmi tous les gagnants des questions posées chaque jour il est 8h27 Jean-Michel Blanquer notre invité dans un instant

2:04:28
Invité

RMC Bourdin Direct

2:04:30
Présentateur

Jean-Jacques Bourdin notre invité Jean-Michel Blanquer ministre de l'éducation nationale bonjour merci d'être avec nous les terrasses les bars les cafés les résidences c'est bien enfin l'école c'est important et c'est même très important est-ce que tous les élèves primaires collèges lycées retourneront en cours avant les vacances scolaires le 4 juillet ? toutes les écoles tous les collèges et tous les lycées ont vocation à ouvrir d'une façon ou d'une autre et tous les élèves ont vocation à revenir même un peu dans leur école leur collège et leur lycée tous les élèves reviendront même un peu ?

j'aimerais que ce soit le cas après vous savez il peut y avoir des exceptions notamment déjà parfois ça dépend de certains élèves qu'on a encore du mal à aller chercher si je puis dire et puis d'autre part il peut y avoir tel ou tel problème localement mais ce qui est difficile dans ce mois de mai et ce mois de juin c'est d'avoir tous les élèves ensemble vous le savez bien puisque le protocole sanitaire nous oblige à souvent fonctionner par roulement et ce roulement doit permettre au maximum d'accueillir les élèves d'autant plus qu'au mois de juin nous commençons à déployer un dispositif conçu avec les mairies qui est un dispositif qu'on appelle sport, santé, culture, civisme et qui permet d'avoir des activités en plus de l'école aux heures de l'école C'est un dispositif qu'aujourd'hui ne rencontre pas un succès formidable 200 communes Oui mais parce que c'est le début 200 communes en deux semaines 36 000 Oui mais ça va d'abord certaines des communes qui commencent à signer sont des grandes communes donc ça va représenter beaucoup d'enfants et d'ici à la fin du mois de juin vous verrez que ce sera monté en puissance assez fortement Bien Jean-Michel Blanquer je vous disais cela parce qu'il y a des parents et je les entends et je les vois et je lis les messages des parents qui en ont assez qui demandent à ce que leur enfant puisse aller à l'école aujourd'hui et c'est un vaste problème est-ce que vous allez alléger le protocole sanitaire ?

Au mois de juin c'est difficile puisque Donc vous ne l'allégerez pas au mois de juin ?

Vous savez on a parfois un peu la mémoire courte parce que le protocole sanitaire il a été élaboré il y a moins d'un mois et il y a moins d'un mois souvenez-vous du débat qu'il y avait le débat c'était on me reprochait de vouloir rouvrir les écoles aujourd'hui on me reproche que ça n'aille pas assez vite et assez loin alors que c'est un processus très complexe bien entendu que la situation est imparfaite mais nous avions deux grands objectifs le premier c'est le retour à l'école parce que l'école c'est fondamental puis le deuxième c'était des garanties sanitaires puisqu'il faut continuer évidemment à être prudent avec le virus même s'il circule moins maintenant mais il est quand même toujours là donc il est normal de maintenir ce protocole sanitaire strict c'est d'ailleurs la condition de la confiance ce que j'espère c'est que nous serons capables mais ça ça dépend de l'évolution de la situation épidémique Vous pourriez l'alléger courant septembre non courant joint ce sera allégé pour septembre je l'espère imaginer que l'événémie reparte ce ne serait pas le cas on l'espère aussi mais si les choses évoluent bien continuer à évoluer positivement comme c'est le cas actuellement alors oui il faudra l'alléger certainement donc pas d'allègement du protocole sanitaire avant la fin de l'année scolaire et allègement probable en septembre voilà pour résumer j'ai résumé la situation vous l'avez bien résumé sachant que nous nous préparons à tous les scénarios pour septembre que ce soit celui avec un allègement du protocole sanitaire avant d'entrer dans les détails collège école collège lycée je voudrais quand même encore une fois relayer les inquiétudes de nombreux parents mais que répondez-vous à ces parents qui ont leurs enfants à la maison et qui ne peuvent plus parce que au bout d'un moment c'est bien l'enseignement en distance mais c'est mieux d'être en classe et qui ne peuvent plus les garder pour des raisons parce qu'ils ont repris le travail que leur dites-vous ce matin et pourquoi est-ce que nous nous retrouvons dans cette situation au-delà du problème sanitaire pourquoi ?

alors d'abord un je leur dis que je les comprends je vois très bien dans les situations ils sont donc deux la situation elle est nécessairement imparfaite on ne passe pas d'une situation de fermeture complète des écoles et la situation que nous avons tous connue à une situation où du jour au lendemain on réussit à ouvrir avec un protocole sanitaire strict on n'a jamais prétendu que ça allait être plein et complet et qu'on réussirait tout tout de suite pour tous les enfants c'était déjà quelque chose de considérable que de réussir à rouvrir si nous nous comparons aux autres pays européens nous sommes parmi ceux qui le faisons le plus le mieux maintenant j'ai clairement dit que le mois de mai était un mois d'amorce c'est à dire on commençait progressivement à faire rentrer notamment les écoliers et un peu les collégiens maintenant le mois de juin c'est un mois de consolidation c'est à dire qu'on va avoir plus d'écoliers qui viennent plus de collégiens plus de lycéens nous rectifions le tir chaque fois que nous voyons qu'il y a trop peu d'élèves qui sont accueillis dans une école par exemple est-ce que des écoles pourraient accueillir davantage d'élèves franchement oui c'est ce qui se passe d'ailleurs chaque jour nous faisons progresser ce point là et souvent nous comparons certaines écoles entre eux ou certaines communes entre elles par exemple on voit parfois qu'il y a des groupes qui sont trop petits parfois on est allé un peu trop loin dans la constitution de groupes petits donc vous avez par exemple 6 ou 7 élèves dans la classe alors que le maximum c'est 15 donc on peut encore progresser et c'est un travail qu'on fait au quotidien avec les directeurs et les directrices d'école maintenant avec les principaux de collège et les proviseurs est-ce que vous n'êtes pas indulgent avec les enseignants qui exercent leurs droits de retrait qui disent oh non on n'ira pas travailler avant septembre non il n'y a pas d'enseignants il n'y a pas d'enseignants qui ne soient pas au travail les enseignants qui ne sont pas là sont dans le travail à distance mais certains ne veulent pas revenir dans les établissements certains peuvent avoir des raisons valables des raisons de santé ou même quand vous avez dans votre famille dans votre foyer quelqu'un qui est fragile par sa santé donc nous avons quelque chose qui aujourd'hui est ajusté au nombre d'élèves puisque nous n'avons pas tous les élèves à la fois nous n'avons pas non plus tous les professeurs à la fois mais c'est le premier facteur qui doit être la condition du deuxième et pas l'inverse et donc évidemment nous travaillons au retour progressif des professeurs mais là c'est pareil que dans d'autres domaines le retour il est forcément progressif et puis tous les professeurs qui ne sont pas là sont en télétravail pour assurer l'enseignement à distance avec les élèves alors je ne vous dis pas encore une fois que tout est parfait partout je ne l'ai jamais prétendu à Paris par exemple vous avez souligné le manque d'entrain entre guillemets de la municipalité à certains endroits je pense que la mobilisation notamment du personnel parce que parfois ce qui fait que l'accueil est restreint c'est le manque de personnel aussi de la collectivité donc à Paris c'est ce que j'ai pu constater dans plusieurs endroits où les enfants étaient insuffisamment accueillis c'est pour ça que je l'ai signalé la semaine dernière à la mairie de Paris et en réalité depuis le début du processus parce que je pense qu'on peut faire mieux à Paris et c'est une question de dialogue entre le rectorat et Mme Hidalgo mais j'espère qu'elle va travailler à cela parce que pour l'instant c'est vrai qu'à Paris la situation mérite des améliorations oui manque de volonté manque de volonté ?

non je pense que parfois c'est tout manque de volonté parfait on fait passer un message politique sur le dos des enfants écoutez j'espère que ce n'est pas ça j'espère que ce n'est pas ça tout simplement oui vous espérez que ce n'est pas ça mais vous pouvez le penser en tout cas nous avons tous intérêt à ce que le maximum d'enfants aillent à l'école et c'est à cela qu'on doit travailler sans polémique bien collège 95% rouverts en zone verte 6ème et 5ème par petit groupe c'est bien cela en zone verte 4ème et 3ème aujourd'hui les 4ème et 3ème commencent à rentrer en zone verte et les 6ème et 5ème commencent à rentrer en zone rouge bien en zone rouge 4ème et 3ème en zone orange oui les 4ème et 3ème est-ce que les 4ème et 3ème vont avoir des heures de cours avant la fin de l'année oui la réponse est clairement oui simplement on commence par les 6ème et les 5ème donc c'est ce qui commence cette semaine et puis les 4ème et 3ème de zone orange c'est-à-dire notamment Paris, la région parisienne et puis Mayotte et bien vont pouvoir commencer à rentrer parce que Jean-Michel Blanquer les décrocheurs on parle beaucoup des décrocheurs souvent on les retrouve notamment en Ile-de-France en 4ème et 3ème c'est vrai et donc c'est pour ça qu'il faut que les 4ème et 3ème rentrent dans un temps très proche aussi bien sûr vous avez tout à fait raison et d'ailleurs en réalité avec pragmatisme nous demandons aux principaux de collège d'être capables éventuellement d'accueillir des décrocheurs de 4ème et de 3ème par petit groupe déjà quand c'est possible bien sûr vous savez mon principal message vis-à-vis des acteurs que ce soit ceux de l'éducation nationale ou ceux des collectivités locales et aux parents aussi c'est on doit faire revenir les enfants au maximum et on doit avoir une attention particulière aux élèves les plus défavorisés ou en tout cas ceux qui ont le plus de difficultés scolaires alors pour le décrochage aussi en lycée professionnel on le sait oui tout à fait quel est le taux aujourd'hui de décrochage en lycée professionnel parfois ça peut être autour de 20% la moyenne nationale est à 4% sur l'ensemble des élèves mais en lycée professionnel c'est légèrement au-dessus de 20% donc on doit et dans certains endroits c'est plus que cela encore donc il y avait une urgence des lycées professionnels je l'ai dit et répété très fortement depuis plusieurs semaines et c'est pour ça que j'étais content qu'on puisse prendre cette mesure d'ouverture des lycées professionnels c'est désormais une réalité et là aussi mon message au proviseur c'est le volontarisme au service de nos élèves 643 000 jeunes 40% des lycéens le lycée professionnel on l'oublie souvent malheureusement on en parle beaucoup moins on en parle toujours au maximum ben oui non mais c'est vrai alors là lycée professionnel ouvert tous ouverts on est d'accord ?

oui tous ouverts à partir d'aujourd'hui tous ouverts parfois c'est la pré-rentrée aujourd'hui et en zone orange avec des flux qui sont plus légers mais le principe c'est tous ouverts et en zone orange lycée généraux comment ça va se passer ?

là aussi ils sont tous ouverts mais pour des entretiens individuels si vous voulez il va se passer au mois de juin notamment pour les lycéens quelque chose de différent de ce qui se passe habituellement moins d'heures de cours mais plus de personnalisation des entretiens individuels une projection dans l'année prochaine puisqu'il faut faire le point sur là où ils en sont c'est-à-dire qu'un élève aura un entretien avec son prof voilà exactement comme un cours individuel comme un cours comme un entretien à la fois pour faire le point de bilan de compétences d'une certaine façon et puis conseil pour la suite et ça peut être extrêmement précieux notre objectif c'est d'avoir un raisonnement sur deux années maintenant c'est-à-dire il y a l'année 2019-2020 qui a été très particulière et puis on a l'année 2020-2021 qui est maintenant une année où on permettra de rattraper certains retards puis de tenir compte de ce qui s'est passé précédemment les internats seront tous ouverts ?

alors oui mais selon le protocole sanitaire qui est assez strict aussi alors parfois dans certains cas ça va amener à ne pas ouvrir l'internat mais l'objectif c'est qu'ils soient tous ouverts et en respectant le protocole les enfants handicapés je ne les oublie pas seront-ils tous accueillis ?

ils ont vocation à être tous accueillis alors chaque handicap est un cas particulier mais nous avons évidemment voulu qu'ils soient prioritaires ils sont prioritaires affichés comme tels depuis le début nous avons à partir de cette semaine nous aurons réouvert ce qu'on appelle les ULIS donc les unités qui sont spécialisées pour l'accueil des élèves en situation de handicap donc 100% des ULIS doivent avoir ouvert cette semaine sachant qu'on est déjà à 80% mais l'objectif c'est effectivement cet accueil prioritaire certains handicaps rendent les choses peut-être parfois plus compliquées pour qu'on réussisse cette intégration mais l'objectif est là et nous avons beaucoup travaillé avec Sophie Cluzel et le monde associatif pour que ce soit une réalité sur le terrain avec la mobilisation de nos AESH de nos accompagnants pour revenir le plus possible à la normale sachant qu'on revient de loin sur ce sujet avec ce qui s'est passé alors j'imagine que vous préparez déjà la rentrée on en parlait tout à l'heure évidemment que vous la préparez concertation je crois avec tous les partenaires sociaux avec les associations d'élus les parents d'élèves pour bien préparer cette rentrée pour que tous les cours soient assurés dans de bonnes conditions oui l'objectif c'est d'être dans une concertation maximale c'est ce qui va caractériser ce mois de juin c'est une concertation très large avec les organisations représentatives avec les parents d'élèves avec les élèves même d'ailleurs les élus bien sûr pour préparer cette rentrée du mois de septembre avec les différents scénarios en tirant aussi les enseignements de ce que nous avons vécu avec la période de confinement je pense en matière numérique en particulier tous les progrès que nous pouvons faire et puis je pense aux pratiques sportives et culturelles nous voulions de toutes les façons indépendamment de cette crise développer le sport et la culture à l'école et donc vous voyez au cours de ce mois de juin vous aurez des petits groupes d'élèves de 15 qui vont aller au musée est-ce qu'on peut imaginer un jour ce qui se fait partout pas partout mais dans de nombreux pays c'est-à-dire que des études jusqu'à 12h ou 14h et puis ensuite du sport oui bien sûr c'est un objectif c'est un objectif oui on a lancé une première expérimentation l'année dernière qui concerne quelques établissements on l'a fait avec Roxana Maracine et à nous pour que aussi les acteurs du sport s'impliquent là-dedans il y a la dynamique Paris 2024 qui fait que on crée de plus en plus de sections sportives que l'on veut développer le sport à l'école une sorte de mi-temps est-ce qu'un jour on peut imaginer des enfants en France des enfants en France avoir un mi-temps alors mi-temps pas au sens où il y aurait une diminution des heures de cours parce que vous savez mon grand principe c'est quand même de maintenir une forte exigence et mon objectif c'est de rehausser le niveau mais on rehaussera d'autant mieux le niveau que les enfants seront épanouis d'où l'importance des activités sportives plus importantes que ça n'est le cas aujourd'hui et puis les activités culturelles et donc aller au musée profiter du conservatoire local la musique par exemple est essentielle aussi donc c'est pour ça que je mets ensemble ce sujet sport et ce sujet culture l'école doit être un plaisir le plaisir d'apprendre parce qu'on se structure l'esprit on apprend des choses et puis en même temps on s'épanouit avec les autres d'ailleurs avec du sens du collectif c'est l'objectif de l'école et il se résume ainsi et donc la place du sport et de la culture vont se développer la crise nous oblige un peu à accélérer ce qu'on devait faire de toute façon sur ce sujet École ouverte colonie apprenante parcours buissonnier accueil de loisirs apprenants ça ce sont de jolis mots alignés les uns derrière les autres oui mais moi j'ai une question simple qui va enseigner aux enfants ça c'est pour cet été on est bien d'accord mais qui va enseigner aux enfants ou qui va les encadrer ?

Alors il y a plusieurs catégories d'encadrants mais il y aura fondamentalement dans une grande et belle tradition de l'éducation nationale des professeurs volontaires et puis d'autre part les éducateurs qui ont déjà l'habitude évidemment d'encadrer les colonies de vacances donc c'est tout un travail que nous faisons avec les associations qui gèrent cela ou aussi avec les collectivités locales pour avoir des nouvelles formes de colonies de vacances qui tiennent compte là aussi de ce qui s'est passé c'est-à-dire qu'il puisse y avoir dans certains cas même du soutien scolaire nous allons avoir l'opération École ouverte qui fait qu'on va avoir des écoles, des collèges et même des lycées pros justement qui seront ouverts pendant l'été on va faire un été pro ça voudra dire que vous aurez certains lycées pros qui seront ouverts avec des ateliers un atelier de cuisine un atelier de menuiserie un atelier de charpenterie tout ça pour arriver à ce que d'abord certains rattrapages puissent se faire qu'on puisse valoriser l'enseignement professionnel et puis qu'il y ait des élèves qui n'étant pas en vacances puissent quand même avoir des activités et puis il va y avoir ce que vous avez appelé vous l'avez rappelé les parcours buissonniers ce sera une façon très originale d'inventer des nouvelles colonies de vacances en petits groupes c'est-à-dire des enfants qui partent sous la tente souvent en milieu rural dans leur région il y aura du soutien scolaire aussi si j'ai un élève un enfant qui est en difficulté il pourra aller à l'école la plus proche ou au collège le plus proche pour avoir du soutien scolaire absolument et vous aurez du soutien scolaire notamment la dernière semaine d'août pour les élèves de CM2 en particulier mais même pour tous les élèves de l'école primaire bien les concours de l'éducation nationale je voudrais vous poser une question parce que là aussi j'ai été interpellé pas d'oral pour les candidats aux concours externes mais oral pour les candidats aux concours internes il y a là une vraie différence franchement une inégalité est-ce que vous pouvez nous annoncer ce matin que les admissibles aux concours internes seront admis ?

les admissibles aux concours internes alors c'est peut-être un peu difficile à comprendre pour nos auditeurs mais ce sont des personnes qui travaillent déjà pour l'éducation nationale soit parce qu'ils sont contractuels soit parce que par exemple ils ont un CAPES et qu'ils veulent avoir une agrégation donc c'est ces personnes que je regarde avec beaucoup d'attention qui sont aujourd'hui 8000 admissibles qui ont envie en plus qui ont envie d'enseigner bien sûr mais en même temps c'est mon devoir d'avoir une certaine exigence pour le rentrer dans le métier donc on est en train d'arriver à une solution qui permettra d'avoir à la fois les admissibles la première moitié admise et les autres sur une liste complémentaire ce qui permettra de recruter une bonne partie d'entre eux tout au long de l'année 4000 puisqu'ils sont 8000 admissibles il devait y avoir 4000 admis à la fin à la rentrée la moitié et donc nous allons avoir un système qui permet d'éviter d'avoir cet oral de septembre j'ai entendu ce qu'il me dit il n'y aura pas d'oral donc non parce que parce que tout simplement on a discuté on a regardé comment faire très bien l'objectif vous savez c'est à la fois la bienveillance et l'exigence alors combien d'admissions la moitié c'est à dire 2000 non c'est 4000 et sur les humils bon d'accord voilà une bonne nouvelle bien j'ai une autre question les fameuses primes jusqu'à 1000 euros vous avez dit combien 60-65 000 personnels de l'éducation nationale jusqu'à 1000 euros c'est à dire qu'il y aura des primes de 330 660 et 1000 euros exactement exactement c'est bien cela à qui c'est déjà pour tous les professeurs qui se sont investis dans l'accueil des enfants de personnel soignant chacun le sait pendant toute la crise pendant les deux mois de confinement tous les jours y compris le samedi et le dimanche vous aviez les enfants de soignants qui étaient accueillis dans les écoles parfois les collèges et nous avons ainsi pu traverser la crise grâce à ces professeurs investis il est normal aujourd'hui de les remercier vers ces clans cette prime alors je ne voudrais pas trop m'avancer parce que les histoires de paie sont toujours compliquées mais je crois que ça devrait être sur la paie de juillet mais je dois vérifier ce point à propos de de rémunération parce qu'il va bien falloir reposer la question j'ai regardé encore les chiffres ce sont des chiffres du ministère 42 dollars pour un enseignant français par heure d'enseignement 42 dollars c'est en dollars c'est incroyable bon ben d'accord mais bon dernière étude 49 pour un italien 56 pour un portugais 68 pour un néerlandais 93 pour un allemand presque le double presque le double moyenne de l'OCDE 56 dollars moyenne de l'Union Européenne 55 dollars nous sommes en dessous de tout c'était compris dans la réforme des retraites la négociation était englobée dans la réforme des retraites est-ce que vous allez la reprendre ?

oui bien sûr je vais la reprendre en cette fin d'année scolaire maintenant que les choses reprennent leur normal d'ici à la fin du mois de juin de façon à ce qu'on ait des discussions avec les syndicats qui d'ailleurs non seulement concernent le sujet de la rémunération mais plus généralement l'exercice du métier on a dit tout à l'heure sur l'épanouissement ça vaut aussi pour les professeurs il faut que leurs conditions de travail soient meilleures on a des sujets par exemple de médecine du travail on a des sujets d'organisation du temps simplement il faut que ce soit dans une vision complète et systémique pour tout simplement moderniser notre école donc il faut mieux payer nos professeurs et il faut le faire aussi dans le cadre d'une carrière plus souple où ils peuvent davantage faire de choix négociation salariale ouverte globale on est bien d'accord dans une condition de travail ouverte avant le mois de la juin on est bien d'accord on la sort de la réforme des retraites oui il y avait depuis le début la réforme des retraites d'ailleurs depuis le début il y avait une dimension alors je ne suis pas ministre des affaires sociales j'ai compris et bien sûr il y aura des décisions à prendre en la matière et il ne faut d'ailleurs pas jeter le bébé avec l'eau du bain mais par contre ce qui est certain c'est que le sujet de la rémunération est un sujet qui se posait en soi et que nous allons donc reprendre tranquillement avec sa dimension indépendante il y avait une dimension dépendante des retraites c'est vrai mais il y a une dimension indépendante des retraites pour notamment valoriser les débuts de carrière je suis très attentif à ça ne serait-ce que pour l'attractivité du métier pour les jeunes et donc les salaires des plus jeunes doivent augmenter vous n'êtes pas ministre des affaires sociales mais vous avez été professeur de droit public et vous avez dirigé une grande école de commerce qui s'appelle l'ESSEC est-ce que baisser les salaires pour relancer l'économie c'est une bonne idée et une bonne solution ?

je ne pense pas le problème de la France c'est d'avoir une productivité qui soit à la hauteur donc le sujet n'est pas de baisser les salaires le sujet c'est d'avoir une belle valeur ajoutée donc d'être toujours dans l'innovation d'être capable d'être les meilleurs dans un certain nombre de domaines par exemple dans le domaine de l'automobile dans le domaine aéronautique dans le domaine de la chimie d'où l'importance de réindustrialiser d'avoir ce que nous faisions d'ailleurs bien avant la crise on ne l'a pas réalisé à l'occasion de la crise la France était d'ailleurs et est encore aujourd'hui le pays en Europe qui attire le plus d'investissements étrangers c'est une des très belles victoires du président Macron depuis qu'on est là même si les effets après se voient dans la durée donc ce qui est très important c'est tout simplement d'avoir un vrai tissu industriel en France un vrai sens de l'innovation de l'investissement dans l'avenir d'être vraiment les moteurs de notre croissance future d'une France où il fait bon vivre à partir du moment où c'est bien réparti sur le territoire et à partir du moment où tout ceci génère une forme de nouvelle économie on doit aller vers une société décarbonée une société plus écologique avec justement de nouveaux types d'industries c'est évident et ce sera porté notamment par l'éducation c'est-à-dire des citoyens qui ont une éducation qui leur permet de participer de manière forte à l'économie mais aussi une santé forte pour tous nos citoyens tout ceci c'est pas de la dépense c'est de l'investissement la santé et l'éducation c'est de l'investissement pour le futur et c'est cela évidemment que je plaide en permanence j'ai une dernière question vous êtes membre de la république en marche est-ce qu'Agnès Buzyn ne sert pas de poudjigbol dans cette campagne municipale à Paris franchement non je pense pas je pense qu'elle est tout simplement dans une situation de continuité de fidélité à un engagement qu'elle a pris au début c'est courageux c'est difficile on va pas se cacher mais parfois il faut faire nous verrons demain nous verrons demain ce qu'elle en dit puisqu'elle sera mon invitée demain matin ici même à votre place Agnès Buzyn merci Jean-Michel Blanquer merci à vous il est 8h55 RMC et BFM TV