Il n’est pas question d’attendre une énième loi immigration ! - J. Odoul (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que la nuit va apaiser les esprits à l'Assemblée nationale ?
- 0:30OuverteRéponse directe
Comment jugez-vous le début des discussions budgétaires ?
- 1:37RelanceÉludée
Vous n'êtes pas allé à l'Assemblée ce soir, parce que vous pensez que les débats seront stériles ?
- 2:39RelanceRéponse partielle
Vous avez fait des contre-propositions, pourquoi avoir refusé de voter le texte amendé en commission ?
- 4:20RelanceRéponse partielle
Vous dites être dans l'opposition, mais vous avez voté avec la droite et le centre contre le projet en commission. Pourquoi ?
- 6:01FerméeÉludée
Si un 49.3 et une motion de censure, voterez-vous la motion de censure ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:42Invité politiqueChiffre
« nous avons protégé les Français de 6 milliards d'euros de taxes supplémentaires. »
- 4:09Invité politiqueChiffre
« 15 milliards d'euros d'économies par rapport à ce budget. »
- 7:35Invité politiqueChiffre
« Sur l'aide médicale d'État, 1,3 milliard. »
- 7:44Invité politiqueChiffre
« 40% de ce montant du minimum vieillesse est accordé à des étrangers qui n'ont jamais cotisé dans notre pays. C'est plus d'un milliard d'euros. »
- 7:50Invité politiqueChiffre
« 750 millions qui sont déversés à des associations ONG qui contribuent à accélérer les flux migratoires. »
- 28:22Invité politiqueChiffre
« nous allons récupérer 22 milliards d'euros de fraude sociale et autres. »
Temps de parole
- Julien Odoul60 %
- Présentateur23 %
- Locuteur 66 %
- Locuteur 25 %
- Locuteur 14 %
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Est-ce que la nuit va apaiser un petit peu les esprits du côté de l'Assemblée nationale, puisque les députés ont donc débuté l'examen en séance plénière du volet recette du projet de loi Finance 2025 ? C'est donc le texte initial de Michel Barnier qui est discuté, la version modifiée en commission parlementaire n'a pas été votée. Les débats peuvent-ils changer la donne ? C'est la question que l'on se pose ce soir avec vous, Julien Audevoul. Bonsoir. Merci d'être venu sur le plateau de BFM TV. Vous êtes député de Lyon, porte-parole du Rassemblée nationale. Vous revenez justement de l'hémicycle. Comment vous jugez le début des discussions ? Est-ce que ça amorce un cadre d'échange serein ?
Déjà, premièrement, je n'étais pas dans l'hémicycle, j'avais une autre réunion.
Ah, vous n'avez pas participé ?
J'y serai évidemment cette semaine. Le débat s'annonce, j'allais dire, assez intense, bien évidemment, puisqu'il y a une déception par rapport déjà aux attentes des Français qui, par deux fois, au moment des européennes et des législatives, ont souhaité une rupture. Or, le budget qui nous est proposé pour le moment, en tout cas, n'est pas un budget de rupture, mais un budget de continuité. Continuité sur les mauvais choix qui ont été ceux du macronisme. Donc, nous, nous allons faire notre travail d'opposition, bien évidemment, de proposition aussi, puisque nous avons un amendement d'économies que nous avons défendues en Commission des finances, notamment, que nous allons défendre de nouveau.
Et nous souhaitons et nous espérons que le gouvernement retrouve la raison sur ces économies qui sont indispensables pour sauver les finances publiques.
– Vous n'y êtes pas allé ce soir, parce que vous avez le sentiment que ça ne sert à rien, que les débats seront stériles ? Ou est-ce que vous croyez sincèrement ? Non, non, je vous pose la question. Est-ce que vous croyez sincèrement qu'on va pouvoir arriver à un vote à la fin ?
– Nous l'espérons, en tout cas, mais visiblement. – Est-ce que vous y croyez-vous ? – Vu le nombre d'amendements qui a été déposé par les macronistes, notamment, c'est assez curieux.
– Et les Républicains, monsieur.
– Et les Républicains, mais les macronistes, c'est intéressant de voir que ces deux partis, ces deux mouvements qui constituent le gouvernement, qui ont des membres dans ce gouvernement, ont déposé le plus d'amendements. Est-ce que c'est pour retarder, effectivement, les débats, pour qu'il n'y ait pas de vote, parce qu'ils sont très embarrassés avec leur bilan, déjà, parce que c'est la continuité, c'est un bilan qui est calamiteux, cataclysmique, en termes de déficit, en termes, aujourd'hui, de choix qui sont proposés aux Français. On peut se demander, c'est tout à fait inquiétant, et nous, nous souhaitons qu'il y ait un vote.
– Alors vous, vous avez fait des contre-propositions. Si je prends quelques-unes de vos mesures, taxation sur les rachats d'actions, impôts sur les superdividendes, suppression de la taxe sur l'électricité, suppression du gel de la revalorisation des retraites, suppression de l'alourdissement du malus automobile, pour l'instant, j'ai tout bon, tout ça, ce sont des mesures que vous défendez. Pourquoi avoir refusé de voter le texte amendé par la Commission des finances qui prévoyait exactement cela ?
– Non, le texte de la Commission des finances ne prévoyait pas exactement cela.
– Prévoyait en l'occurrence ces mesures-là ? – Une partie de cela, néanmoins !
– Une partie de cela, vous le savez, nous, on est le premier groupe d'opposition. – On n'est pas là pour soutenir ce gouvernement, on n'est pas là surtout pour soutenir des choix qui sont des choix de rustine. Voilà, ce n'est pas le grand choc qu'on attendait, ce n'est pas le changement de braquet par rapport à ce qui a été fait pendant sept ans. Alors oui, c'est vrai qu'en Commission, nous avons pu nous opposer justement à des hausses, des hausses de taxes, et notamment celles sur l'électricité, et nous avons protégé les Français de 6 milliards d'euros de taxes supplémentaires. Pour autant, ce projet de budget est insuffisant, dramatiquement insuffisant.
– Et les choix qui sont faits, c'est juste une phrase, les choix qui sont… – Vous avez fait beaucoup de phrases, mais oui. – Oui, merci, on me pose la question, donc excusez-moi de répondre. – Allez-y. – Mais très clairement, nous, nous avons d'autres orientations que nous avons proposées avec ce contre-budget. 15 milliards d'euros d'économies par rapport à ce budget, et surtout un choc par rapport à la lutte contre la fraude sociale, par rapport à la lutte contre l'immigration et aux contributions qui sont vers celles de l'Union européenne.
– Avant juste, Laurent Geoffrin, de vous donner la parole, vous dites, on est dans l'opposition, et pourtant vous avez voté aux côtés de la droite, aux côtés des macronistes, contre ce projet de loi en commission des finances. Donc vous avez voté avec la coalition gouvernementale.
– Excusez-moi, les Républicains déjà sont au gouvernement. – Oui. – Voilà.
– Non mais vous me dites, je suis dans l'opposition, mais le fait est que quand je regarde le résultat des votes, vous avez voté avec la droite et avec le centre, contre ce projet en commission des finances qui a été amendé par le NFP, notamment et par vous aussi.
– Oui, je n'ai pas l'impression que les macronistes aient une partie de la droite et se soient opposés à bon nombre de dispositions de ce budget.
– Ils se sont opposés au projet final présenté en commission des finances.
– Ce que je veux dire, c'est que vous avez voté avec la droite et le centre.
– En commission des finances, vous avez voté avec ce qu'on appelle, ce que Michel Barnier appelle le socle commun. Vous avez donc donné vos voix et appuyé le socle commun de Michel Barnier.
– On ne fait partie d'aucune coalition, que ce soit avec les macronistes ou que ce soit élèves. – Vous votez avec le socle commun. – Nous ne donnons pas nos voix parce que nos voix nous appartiennent d'une et elles appartiennent déjà aux 11 millions de Français qui nous ont fait confiance. Donc on ne les donne pas et ensuite on ne constitue aucune coalition. Nous, nous votons en fonction…
– La coalition, on note juste que vous avez voté avec le bloc, la coalition gouvernementale.
– Ça peut nous arriver en fonction des intérêts de nos électeurs et de l'intérêt des Français. Évidemment que nous, on ne regarde pas, vous savez, contrairement aux autres qui ont le sectarisme chevillé au cœur, nous, on ne regarde pas avec qui on vote. On regarde seulement l'intérêt des Français sur tous les domaines sur lesquels nous nous prononçons.
– Est-ce qu'à la fin des fins, s'il y a un 49.3 et une motion de censure, est-ce que vous voterez la motion de censure si ce budget ne vous convient en aucune manière ? Ce qui a l'air d'être le cas d'après ce que vous dites. – Mais peut-être que nous déposerons une motion de censure.
On ne s'exclut pas de déposer une motion de censure. – Mais vous pourriez la voter avec la gauche ? – Mais encore une fois, on ne s'exclut rien. On ne s'exclut rien. On verra la teneur des débats, on verra quel sera le budget final et on verra s'il y a un vote, on verra s'il y a une motion de censure. – Non mais dans cette hypothèse. – Oui, il y a beaucoup d'hypothèses, mais déjà on va laisser le débat se dérouler. Nous allons défendre nos amendements, défendre notre contre-budget et nous espérons que sur un certain nombre de dispositifs, le gouvernement nous suivra et retrouvera la raison.
parce que très clairement, le choc qui a été annoncé et que les Français souhaitent, notamment sur le vote d'immigration, excusez-moi.
– Alors justement, si vous avez la garantie qu'après la discussion de ce budget et après ce budget, il y a une nouvelle page qui s'ouvre sur l'immigration avec au final une nouvelle loi immigration, est-ce que ça peut vous permettre peut-être de vous abstenir sur le budget ou de ne pas voter une motion de censure ?
– Il y a déjà une page qui s'ouvre avec ce budget, notamment sur le volet d'immigration. On ne va pas attendre l'énième projet de loi, la 30e répétition. Encore une fois, il y a des orientations qui peuvent être prises. Je prends quelques points très précis. – Sur l'aide médicale d'État. – Sur l'aide médicale d'État, 1,3 milliard. Sur notamment le minimum vieillesse aussi, dont on sait que 40% de ce montant du minimum vieillesse est accordé à des étrangers qui n'ont jamais cotisé dans notre pays. C'est plus d'un milliard d'euros. Voilà, donc c'est encore une fois des pistes d'économie.
Sur les 750 millions qui sont déversés à des associations ONG qui contribuent à accélérer les flux migratoires, à accueillir toujours plus de migrants dans notre pays, c'est des pistes d'économie que malheureusement, le gouvernement ne veut pas actionner.
– Pardonnez-moi, j'aimerais juste revenir en arrière pour qu'on soit vraiment très clair, parce que c'est important. Vous me dites tout à l'heure, voilà, il n'y a pas de souci. Moi, je ne suis pas dans une opposition de posture. Si je vous comprends bien, je peux, oui, à un moment donné, voter avec la droite, voter avec le centre, contre un projet en commission des finances. Je rebondis sur la question de la motion de censure. Donc si demain, motion de censure déposée par le NFP, très clairement, vous ne vous interdisez pas de la voter, cette motion de censure.
Si elle est déposée par le NFP, vous pourriez voter avec le NFP. – On ne s'interdit rien. – Vous ne vous interdisez rien. – Encore une fois, la motion de censure, c'est pas une alliance de partis, c'est pas voter avec, c'est pas être d'accord avec telle ou telle. La motion de censure, c'est pour, comme son nom l'indique, c'est pour censurer et faire tomber le gouvernement. Si le gouvernement se comporte mal dans le cadre de ces débats, si les choix qui sont faits aggravent la vie quotidienne des Français, s'ils passent en force avec un 49-3, on ne s'exclut rien, effectivement.
Et nous avons dans notre arsenal législatif, institutionnel, la motion de censure, et encore une fois, s'il y a besoin, nous serons là pour la dégainer et éventuellement pour la voter.
– Sauf qu'il y a une grande différence. Vous déposez une motion de censure, vous savez que la gauche ne votera pas avec vous. Nous, ce qu'on veut savoir, c'est si la gauche dépose une motion de censure, est-ce que vous voterez avec eux ? – Est-ce que vous n'êtes pas à faire tomber le gouvernement ?
– Mais ce qui est intéressant, c'est que ça, on peut aussi le retourner avec l'abrogation de la réforme des retraites. – C'est qu'on voit le malaise… – Ah bah c'est en discussion, c'est ce que nous a dit Eric Coquerel tout à l'heure. – Effectivement, j'ai écouté attentivement M. Coquerel qui était très très mal à l'aise. Très très mal à l'aise parce que tous les députés LFI et du Nouveau Front Populaire ont tambouriné pendant la campagne des législatives, tout l'été avec Lucie Castel, on va revenir sur la réforme des retraites. Ils ont entraîné leurs électeurs pratiquement sur cette unique position.
Et là, alors qu'ils auraient l'occasion de protéger la justice sociale et de défendre les intérêts des Français en l'abrogeant, ils vont refuser parce que c'est le RN qui la propose. Pour une fois, ce n'est pas très sérieux.
– Justement, j'aimerais qu'on vienne sur cette réforme des retraites. Mais juste avant, je précise donc bien vos propos. Si j'ai bien compris, vous ne vous interdisez rien dans le cadre d'une motion de censure dépusée par le MF. – Exactement, on est d'accord. – Donc c'est clair. Le 31 octobre, effectivement, comme vous le dites, dans le cadre de la niche parlementaire du Rassemblement national, vous déposerez cette proposition de loi pour abroger la réforme des retraites. Et vous avez déjà préparé la communication autour. Vous avez un site internet qui a été lancé. Sur ce site internet, chaque Français peut interpeller son débuté en lui demandant de voter l'abrogation.
Et pour les députés qui n'auront pas soutenu la proposition du RN, le parti a prévu une campagne. Alors, excusez-moi Roselyne, non je ne vais pas dire name and shame parce que je sais que vous n'aimez pas l'anglicisme. – Ça va aller. – De dénonciation.
– Non, je ne vais pas dire coup de ma foule, je dirais chicken run.
– De dénonciation avec ces tracts, dont vous avez prévu, qui seront diffusés dans les circonscriptions de ceux qui n'auront pas voté pour l'abrogation de la réforme des retraites. Vous assumez ce coup de pression parlementaire, cette campagne de dénonciation ?
– Oui, ce n'est pas une campagne de dénonciation. Dénonciation, c'est un peu fort.
C'est une campagne de révélation, d'identification, pour que les Français qui ont voté pour un certain nombre de députés, notamment de gauche, voient que ces députés sont des tartuffes, que l'intérêt des Français ne les intéresse pas, que l'abrogation de la réforme des retraites ne les intéresse pas, que la préservation, justement, de notre modèle social ne les intéresse pas, et qu'ils sont dans des postures hypocrites, qu'ils sont dans un sectarisme inouï, et que quand ils ont l'occasion, parce que là, ils ont l'occasion concrètement, on n'est pas sur des tribunes, on n'est pas avec des slogans, là, ils vont pouvoir, le 31 octobre, voter pour mettre à la poubelle la réforme Macron, la retraite à 64 ans.
Donc très clairement, nous, on dit à tous ces députés « Prenez votre courage à deux mains », « Soyez cohérents aussi avec vos positions » et puis avec le programme pour lequel vous avez été élu. Très clairement, en politique, il faut assumer ces positions, et si ce n'est pas le cas, effectivement, ils devront en assumer les conséquences devant leurs électeurs.
J'ai deux précisions à vous demander à propos des chiffres que vous avez avancés. Je ne suis absolument pas d'accord avec le chiffre où vous dites, demandent de confirmer que 40% des prestataires du minimum vieillesse, 40% des prestataires du minimum vieillesse, qui seraient des étrangers, ce chiffre est de 5.
40% du montant des allocations minimum vieillesse, c'est-à-dire plus d'un milliard d'euros.
Il y a 5% des allocataires, ça ne peut pas représenter 40% des prestations. Non, non, 40%, c'est plus d'un milliard d'euros.
Non, non, je sais que c'est terrible, effectivement. Non, ce n'est pas terrible. Si, si, si.
5% des allocataires du minimum vieillesse sont des étrangers. Ça ne peut pas représenter 40% des dépenses.
Oui, ça paraît bizarre, oui. Ça représente 40% des dépenses, c'est plus d'un milliard d'euros. Si vous voulez, vous pouvez rechercher de votre côté aussi.
Ah oui, je rechercherai bien de mon côté.
S'il y a une vérification sur BFM, je pense qu'il y en a une, ils peuvent vérifier. Mais très clairement, ce qui est choquant, c'est que vous avez des Français qui ont cotisé toute leur vie.
Non, mais la caractéristique du minimum vieillesse, c'est que ce n'est pas une allocation contributive. Non, mais attendez, attendez. Donc c'est justement fait pour des gens qui n'ont pas de retraite.
Oui, oui, oui. Mais c'est très choquant que quelqu'un qui arrive sur le territoire national qui n'a jamais cotisé reçoive cette allocation, alors que d'autres qui ont cotisé toute leur vie vont avoir, si ce n'est le même montant, voire moins. C'est ça qui est choquant. C'est une allocation différentielle.
Non, mais ça révolte beaucoup de Français à juste titre. Alors, et sur l'AME, vous la supprimez totalement ?
Sur l'AME...
Parce que vous avez dit que c'était 1,3 milliard d'économies. Exactement.
Donc il n'y a plus du tout d'AME ? Il y aura une aide médicale d'urgence. Donc ce n'est pas 1,3 milliard d'économies ? On fait... Mais attendez, Roselyne Bachelot...
Bah non, attendez, vous me dites qu'il y a 1,3 milliard d'économies.
Et vous remplacez l'AME par l'AMU. Sur le volet immigration, dans nos 15 milliards d'économies, ça représente 4 milliards sur le volet immigration, sans changer le droit existant, d'ailleurs. Mais nous le transformons... Alors, soyez précis.
Qu'est-ce que vous attendez de la suppression de l'AME ? Parce que vous venez de nous dire 1,3 milliard, et maintenant vous reculez. C'est quoi les économies attendues ?
Premièrement, on n'a pas l'habitude de reculer. Je pense que je n'ai pas l'habitude de reculer. Vous me demandez des précisions, je vous les donne. L'aide médicale d'urgence qui permet aujourd'hui... Oui, mais ça, on sait ça.
Non, non, non, on ne sait pas. 1,3 milliard...
Non, non, on ne sait pas ce que ça représente exactement. C'est-à-dire qu'un étranger qui est arrivé sur le territoire de... Vous ne répondez pas à ma question. Excusez-moi, mais c'est incroyable. Je ne vais pas répondre A plus B comme vous le souhaitez. J'explique ce qu'est l'aide médicale d'État que ne connaissent pas tous nos compatriotes. Donc l'aide médicale d'État qui est réservée aux clandestins, c'est-à-dire aux personnes qui arrivent sur le territoire de manière illégale, elle leur permet de se faire poser un anneau gastrique, elle leur permet même de se faire recoller les oreilles. C'est ça aussi l'aide médicale d'État. Arrêtez ! Arrêtez de répéter ces choses-là !
– Je le répète parce que c'est vrai, c'est vraiment un xénophobe. – C'est une remarque xénophobe. – M. Geoffroy, ne soyez pas outrancier, caricatural, comme vous en avez l'habitude. – J'aimerais juste... – Je vous remercie un exemple totalement aberrant,
et en fait la généralité, c'est xénophobe. – C'est pas xénophobe, c'est pas xénophobe, c'est pas xénophobe ou vous déplaire.
– Excusez-moi, Julien Audeville, pour être précis, on a des chiffres justement parce qu'on l'entend beaucoup, cette histoire d'oreilles recollées, etc. Donc les chiffres, 11 660 euros en 2023 pour ces opérations d'oreilles recollées, ça représente 5 patients. Vous êtes en train de parler de 5 patients.
Donc vous voulez revoir tout un dispositif pour 5 patients.
– Vous prenez ça comme exemple, je vous donne les exemples que je veux. Ensuite, je vous donne les exemples les plus chocants. – Non, parce que vous montez avec vos exemples. – Je ne mens pas du tout, c'est pris en charge. – La chirurgie est en charge, c'est 0,2% des dépenses AME, et là-dedans il y a les amogastriques. – Je peux vous donner aussi les prothèses d'épaule, je peux vous donner d'autres choses, en fait des soins qui ne sont pas vitaux, qui sont pris en charge, qui sont pris en charge, encore une fois, pour des clandestins. C'est ce que je dis. – Les amogastriques, c'est 450 euros remboursés par la Sécurité Sociale, et ça coûte 5 000 euros à la charge du patient.
– Et au même moment, ce qui est très choquant et révoltant, c'est que vous avez des soins qui sont dérembroussés. – Vous pensez que des gens risquent de se loyer en Méditerranée pour se faire recoller les oreilles ? – Mais ça participe, vous dites sur un cheval de bois, il vous donne un coup de pied ? – Mais bien sûr que ça fait partie des pompes aspirantes, Roselyne Bachot, je sais que cette idéologie vous fascine, et que vous préviez faire venir, moi je regarde les chiffres du monde, mais la réalité c'est que ça, plus ça, plus l'aide aux faux mineurs isolés, plus diverses prestations, plus le logement social, etc. – Vous m'avez toujours répondu sur la ME.
– Julien Audoul, il y a quand même encore une fois des chiffres, voilà c'est 0,001% les oreilles recollées, et c'est médical, c'est pas esthétique. Donc c'est vrai que ça peut interroger, vous prenez systématiquement cet exemple-là, qui représente 0,001%, vous rendez compte ?
– Je dis que ça peut être pris en charge pour les clandestins, voilà, et encore une fois, vous avez des Français qui renoncent à se soigner, parce que le reste à charge est devenu trop important. – À cause des oreilles déclenées, arrêtez, c'est la ridicule. – Quand vous n'arrivez pas à soigner vos enfants, vous ne soyez pas les enfants du village d'à côté, donc il y a un principe élémentaire. Vous avez 37% des Français qui renoncent à se soigner, voilà. Est-ce que la priorité des priorités, c'est pas de faire en sorte qu'ils puissent avoir des soins ? C'est ça la priorité, c'est pas de soigner toute la misère du monde et tous les clandestins de la Terre.
– Anna Kamala, vous vouliez… – On va peut-être refermer ce débat sur l'AME, parce qu'on ne va pas faire toute la soirée sur l'AME. Vous disiez tout à l'heure, je sais que Roselyne pourrait, mais vous disiez tout à l'heure, on est en train de parler du budget, vous disiez tout à l'heure, voilà, il y a un moment donné, il faut assumer aussi ces positions, il faut faire preuve de cohérence, parce qu'on évoquait la réforme des retraites, l'abrogation de la réforme des retraites, ce que vous demandez aux députés NFP de vous rejoindre là-dessus. J'aimerais qu'on revienne aux propositions qui ont été formulées, notamment pendant cette commission des finances.
Moi, il y a quelque chose que je n'ai pas bien compris, c'est que la taxation des super-profits, aller plus loin dans la taxation des super-profits, c'est une mesure, je relisais encore un tweet de Marine Le Pen qui date de l'année dernière, qui disait, il faut absolument taxer les super-profits, c'est une urgence économique, c'est une urgence de justice sociale. Et je ne comprends pas, pour le coup, pourquoi le RN, les députés RN en commission des finances se sont abstenus sur cet amendement-là ?
C'est 10 à 20%, le minimum vieillesse.
D'accord.
Les étrangers représenteraient 10 à 20% des bénéficiaires. Dans des dépenses pour la prévision. Je parlais du montant. Oui, mais ça ne peut pas faire 40%.
Je n'ai pas ces chiffres-là.
Donc sur la taxation des super-dividendes, pourquoi les députés RN se sont abstenus en commission alors que c'est défendu par Marine Le Pen depuis...
Mais parce que le dispositif qui était présenté n'était pas adapté, encore une fois, à ce que nous souhaitons pour à la fois assurer la justice fiscale, mais aussi la paix fiscale.
Là, je ne vous parle pas du projet global, je vous parle spécifiquement de cet amendement.
Bien sûr, je vous parle de cet amendement. Nous, nous n'avons aucun problème, encore une fois, à viser les super-profits et à viser la financiarisation de l'économie, c'est-à-dire ceux qui font du profit de manière outrancière, non sur le travail, en tout cas qui profitent du travail. Mais nous voyons que chez le NFP, il y a une volonté de toujours s'attaquer au même et d'amplifier le fiscalisme. C'est ça que ça a été.
Si on peut revoir le tweet de Marine Le Pen, il n'est pas vieux, il a dit un an, elle parlait de Total Energy, elle dit que la taxation des super-profits est une urgence économique, une urgence de justice sociale. Là, vous avez la possibilité de voter cet amendement ? Vous vous abstenez ?
Mais encore une fois, cet amendement, si vous voulez, on peut le regarder dans le détail, il n'allait pas dans le sens de ce que nous nous proposions il y a un an notamment, et ce qui était dans notre programme législatif il y a quelques mois. Vous n'êtes pas dans une posture d'opposant ? Non, mais excusez-moi, si on peut s'arrêter deux secondes, si vous voulez, vous me présentez l'amendement et on va en discuter, et je pense que ça va passionner qu'on regarde ligne par ligne, alinéa par alinéa.
Vous savez que les super-profits avaient parlé.
Non, non, mais les super-profits avaient parlé, mais sauf que quand le dispositif qui nous est présenté n'est pas le bon, on n'a pas de raison de le voter.
Est-ce qu'aujourd'hui, vous reprenez à votre compte les termes de carnage fiscal, de boucherie fiscale, comme on a pu l'entendre ?
Ce qui est vrai, c'est que déjà depuis sept ans, ce qui a été, en tout cas, actionné par M. Macron, pour le coup, a été un carnage fiscal. Oui, effectivement. Et pour le coup, ce sont les classes moyennes qui l'ont pris de plein fouet. Et ce qui nous est proposé aujourd'hui, c'est d'une, de ne pas faire d'économies dans la mauvaise dépense publique, de ne pas réduire les gaspillages dans notre pays. Et en plus, c'est une politique de rabot.
Voilà, on rabote un petit peu tous les budgets, on fait peser un peu sur tout le monde justement la volonté de faire des économies, mais on saupoudre, alors qu'on a besoin véritablement d'un changement de cap lisible, clair, sur la dépense publique, sur la libération de notre économie aussi, qui est corsetée par les normes, par les contraintes. Et pour faire de la croissance, il faut libérer l'économie.
Mais Julien, ce qui s'est joué pendant ces quatre jours en commission des finances, sur l'examen préalable de ce texte, ça n'a pas donné une image extrêmement rassurante. C'est d'assez mauvais augure par rapport à ce qui va se passer au sein de l'hémicycle. Parce que là, il y a eu ce que les uns et les autres ont pu appeler le carnaval fiscal, la frénésie fiscale. Il y a eu 50 milliards de recettes fiscales de plus. Les 20 proposés par le texte initial du gouvernement, plus 50 milliards. C'est à ça qu'a débouché cette commission des finances avant que le texte soit rejeté grâce à l'alliance de votre partie.
L'alliance de circonstances, une alliance de votes circonstanciels entre le Rassemblement national et le socle commun. Est-ce que ce qui s'est joué, ce carnaval fiscal-là, il vous inquiète ? Il vous amuse ? Vous dites que ça peut tout donner ?
Non, je pense que la situation n'est pas amusante.
Non, je vous parle de ce qui s'est joué dans cette commission.
Oui, mais cette commission, elle est à l'image aussi de l'Assemblée nationale, de ce problème de majorité introuvable et puis d'un gouvernement aussi qui est, j'allais dire, extraordinaire quant à sa composition et au poids électoral qu'il représente. Voilà, donc effectivement, les débats que nous avons et les débats qu'on a pu voir en commission, ils reflètent les clivages et cette absence de majorité. Donc là, on va avoir le débat en séance publique. On va voir quel va être le comportement du gouvernement. On voit que c'est très compliqué, y compris dans les parties qui composent le gouvernement, qui a des lignes de fracture assez profondes.
Et nous, je pense qu'on représente quand même une stabilité et une cohérence par rapport à notre vision. On est peut-être les seuls à avoir une vision claire sur ce que l'on souhaite faire.
Justement, vous êtes soucieux des deniers publics, ça c'est bien, mais comment vous interprétez le fait que l'État se sente obligé d'entrer dans le capital d'une filiale du groupe Sanofi pour faire mine de sauver le Doliprane, qui n'est absolument pas menacé, qui n'est pas du tout menacé de délocalisation. Et le sujet n'est pas du tout dans le fait que Doliprane pourrait disparaître du patrimoine français. Alors que là, l'État français va dépenser 100 millions d'euros pour rentrer au capital sans aucune raison valable. Sans aucune raison valable. Et vous avez été parmi ceux qui ont été les fers de lance au Rassemblement National sur ce sujet-là.
Depuis 7 ans et un peu plus, on voit que les atouts de notre pays technologiques, industriels, sont bradés et vendus à l'étranger. Si je prends l'exemple d'Alstom, de la branche énergie, qui a été vendue aux Américains de Général Electric, avec une série de mensonges, répétitions de M. Macron, de M. Le Maire, qui, je le rappelle, parce que c'est ma région, donc j'y suis attaché, aux salariés, sur la préservation de l'emploi, les 1000 emplois à Belfort, etc. Et on a vu que l'emploi industriel français et les atouts technologiques et industriels ont été effondrés, ébradés. Donc il y a, avec ce gouvernement et avec les précédents, un risque sérieux que nos atouts... Il n'y a aucun risque.
Il n'y a pas de 10 points. On ne peut pas compter. Pour le moment. Pour le moment. Mais très clairement, on voit qu'il y a dans la volonté d'Emmanuel Macron, plutôt qu'il n'y a aucune volonté d'Emmanuel Macron, de préserver et de garantir que nos emplois restent en France et que nos secteurs stratégiques restent en France. — Paracétamol, c'est pas stratégique.
— L'État français va mettre 100 millions d'euros dans une histoire qui n'a aucun intérêt.
— Aucun intérêt, je ne pense pas. — 100 millions d'euros, c'est beaucoup quand même. — Non, mais ce qui préserve... — Il y a un intérêt pour les salariés. Il y a un intérêt aussi pour notre indépendance,
notre identité. — Un major de notre industrie pharmaceutique sur des technologies de pointe, ça, c'est intéressant sur le plan stratégique. Mais le paracétamol, il est tombé dans le domaine public. Il existe depuis plus d'un siècle. Il est d'ailleurs menacé à terme parce qu'on trouvera forcément... — Et le principe actif
n'est même pas produit en France. — Ah oui, mais il va l'être avec ces 15.
Mais c'est ça qui était intéressant, c'est de produire le principe actif en France, en Isère, dans la nouvelle filiale qui, justement, est en train d'ouvrir. Non, mais là, non. Ce qui va qualifier l'industrie pharmaceutique française, c'est justement de se déployer sur les nouveaux anticancéreux, demain, les médicaments des maladies neurodégénératives, mais pas sur le Doliprane. Si ça rapporte 15 milliards d'euros...
— On doit développer la recherche. Je vous suis tout à fait. On doit développer la recherche. On a pris beaucoup de retard.
— Et pas avec de l'argent public parce que ça, c'est de l'argent acheté. J'allais dire de l'argent capitaliste, si l'on peut dire. Et les 15 milliards, voilà, c'est une très bonne stratégie du groupe pharmaceutique. Il faut l'appuyer, au contraire, dans sa démarche.
— Non, mais excusez-moi. Moi, je préfère que l'argent public soit consacré à la préservation de l'emploi local et à la préservation du secteur stratégique. Et excusez-moi, ça en est un. Plutôt qu'il soit dilapidé à des projets faramineux étrangers dont on ne voit jamais, d'ailleurs, l'intérêt ou les retombées pour l'économie française.
— Une dernière question sur le budget. Justement, dans une tribune, des députés proposent que l'État cède 10% de ses parts dans des entreprises cotées, notamment Stellantis, Orange, la FDJ. Gérald Darmanin a fait les comptes. Il dit que ça pourrait rapporter 50 milliards. Pourquoi on n'irait pas chercher l'argent là-bas ?
— Si Gérald Darmanin a fait les comptes, je pense qu'on peut le croire et on peut évidemment y aller tête baissée.
— Mais vous balayez cette proposition ?
— Y aller tête baissée. Mais encore une fois, il y a des pistes d'économie immenses qui n'ont jamais été touchées du doigt par ce gouvernement. — Mais celle-là,
c'en est une ou pas ?
— Non, mais... — C'est pas les principales. — C'est pas les principales. — C'est un fusil one-shot. Et le problème, c'est que les milliards, il faut les trouver tous les ans. — Mais pourquoi déjà nous ne commencerions pas par aller chercher la fraude sociale qui représente, nous, dans notre contre-budget, nous allons récupérer 22 milliards d'euros de fraude sociale et autres. Donc je pense qu'il y a énormément à faire déjà avec tout ce qu'on vient de vivre. — Donc que l'État vende
ses participations, ça vous paraît pas une piste intéressante ?
— Non, mais il y a énormément de pistes intéressantes avant. Il y a énormément d'argent à récupérer avant. Il y a énormément d'argent à ne plus gaspiller maintenant, déjà. Voilà. J'en ai parlé. Arrêtons de subventionner certaines agences inutiles, certains offices qui ne servent à rien, certains comités théodules qui pondent un rapport tous les 36 du mois. Tout ça nous coûte un pognon de dingue. Et très clairement, c'est des dépenses qu'il faut aujourd'hui arrêter de financer.
— Bon, on va avancer. Depuis trois semaines, Julien Audou, il a lieu le procès des assistants parlementaires européens du Rassemblement national, enfin, ex-FN. Est-ce que vous serez au tribunal demain ? Parce qu'on ne vous y voit pas beaucoup. C'est ce que disent nos reporters du service politique de BFM TV qui suivent les audiences depuis le début, depuis trois semaines.
— Moi, personnellement ?
— Oui. Et on m'a dit qu'on vous avait très peu vus.
— Ah ben alors, c'est très curieux parce que d'autres de vos collègues constatent que je suis l'un des plus présents. — Il faut leur acheter des lunettes, peut-être. — Surtout qu'elles sont
prises grâce à Emmanuel Macron ou des lentilles. — Ben justement, Rosine Bachot,
je vous invite à leur offrir une ou deux paires. Non, j'y étais aujourd'hui. Je n'ai pas vu vos collègues aujourd'hui.
— Ah ben ils sont là, pourtant. Je peux vous assurer qu'ils sont tous les jours et tous les jours on a un confondu. — Ah non, j'ai pas vu vos collègues. — Vous y serez demain ?
— J'ai pas vu vos collègues. Oui, j'y serai demain.
— Vous avez une audience demain ? Vous allez être interrogé ?
— Mais encore une fois, aujourd'hui, il n'y avait personne de BFM.
— Ah ben j'ai les mails régulièrement chaque jour. — Ah ben si vous voulez, j'ai pas vu la caméra
de BFM aujourd'hui. Mais si vous voulez, on peut faire le comptage, vous et moi. Moi, j'ai été là tel jour, à telle heure, etc. Je suis pas sûr que ça avance. — Non, non, mais bon,
c'est important. — C'est pas comme les assistants
en parlant européen.
— A contrario, on m'a dit que Marine Le Pen était pour le coup très présente à ce procès. Vous serez donc auditionné demain. Vous avez été l'assistant parlementaire de Mylène Trossin.
— Non, je vous arrête tout de suite. — Oui. — Là, on va pas faire l'audience avant qu'elle ait lieu. — Non, non, non, mais... — Non, non, non, non, mais je veux dire, donc je vais pas répondre sur ces questions-là. — Vous refusez de répondre ? — Oui, exactement. — Pour quelle raison ? — On peut passer, parce qu'encore une fois, on n'est pas au tribunal et que je réserverai mes réponses demain. — Quoi, vous êtes pas serein ? — Ah si, je suis tout à fait serein, mais encore une fois, vous n'êtes pas juge. Voilà.
— Non, mais je pense que c'est important qu'on soit quand même au courant de ce qui est... — Ah, mais vous le serez.
Vous le serez demain.
— C'est important de connaître aussi les éléments qui sont à charge
contre vous. — Vous le serez demain, mais puisque les journalistes de BFM sont là depuis le début, je pense que vous avez maintes et maintes fois relayé ce qui s'est dit, comment ça a été présenté. dû relayer que la semaine prochaine, la semaine dernière, le Parlement européen a été pris la main dans le pot de confiture puisque vos confrères du monde ont révélé que le Parlement européen faisait défaut, voilà, faisait défaut en écriture publique, que le Parlement européen, justement, était très mal à l'aise aussi avec la manière dont il procédait. Vous l'avez bien évidemment relayé.
— Vous voulez pas parler du procès, mais vous parlez à la fois de ce qu'en révèle le monde. Donc j'imagine que du coup, on peut embrouiller sur la discussion. — Non, mais c'est vous qui en parlez. — Vous acceptez d'en parler. — Mais encore une fois, moi, je ne répondrai pas.
— Vous voulez dire que le Parlement européen fait des irrégularités comme vous ? C'est ça que vous voulez dire ? — Non, pas du tout.
C'est votre interprétation...
— C'est ce que j'entends.
— C'est votre interprétation pétrie de haine du Rassemblement national qui vous anime depuis de nombreuses années, M. Joffrin, qui est l'un de vos carburants. — C'est un désaccord politique. — D'ailleurs, c'est un carburant inépuisable, M. Joffrin. Je pense que c'est peut-être une source d'énergie d'avenir, la haine du Rassemblement national de M. Joffrin. — C'est le même que celui des titillaires
des Français qui vous ont écarté de la dernière décision. — Pas du tout, M. Joffrin. — Et vous n'avez jamais gagné l'élection. — Pas du tout.
— Pas mal passé. — Visiblement, on est 143 à l'Assemblée, donc je pense qu'on a gagné certaines élections.
— Je me permets d'anticiper. Vous verrez si vous souhaitez répondre ou pas. Je me permets d'anticiper les débats, ce dont il sera question demain, et d'évoquer, pour que les téléspectateurs qui nous regardent soient au courant du contenu de ce procès, d'évoquer les preuves qui sont à charge contre vous. Vous avez donc été assistant parlementaire de Mylène Trossisky d'octobre 2014 à juillet 2015. Vous avez un CV qui va jusqu'en décembre 2015. Pas de mention de votre fonction parlementaire dans ce CV. Autre élément à charge contre vous, vous avez un e-mail envoyé le 10 février 2015, donc 4 mois après vos prises de fonction en tant qu'assistant parlementaire. E-mail envoyé à Marine Le Pen.
Marine, serait-il possible que je vienne à Strasbourg demain pour voir comment se déroule une session au Parlement européen, rencontrer des députés et des assistants et faire la connaissance de Mylène à qui je suis rattachée, donc 4 mois après le début de votre contrat d'assistant parlementaire. Autre message qui date du 7 octobre 2014. Je suis vraiment motivé pour travailler au cabinet. Message envoyé à Philippe Martel, un des cadres du FN. Vous ne souhaitez toujours pas répondre ?
Non, mais vous pouvez continuer si vous voulez. Non, non, mais je vous demande ou je vous pose des questions ? Non, non, ce sera demain.
Donc pas de commentaire à faire ?
Aucun commentaire, non. Très bien. C'est accablant quand même. Non, ce n'est pas accablant, M. Geoffrin. Quand on ne connaît pas le dossier... En l'occurrence, on le connaît le dossier. Et demain, vous aurez mes réponses. Demain, vous aurez... Non, mais M. Geoffrin, je peux vous sortir trois phrases et ce sera aussi accablant contre vous. Bref. Mais ce que je veux dire... Moi, je ne triche pas sur l'argent public, excusez-moi. M. Geoffrin... Donnez-moi les preuves, alors. Non, bref. Donnez-moi l'équivalent de ce que je veux dire, c'est que demain, vous aurez mes réponses, que vous pourrez commenter allègrement et vous vous ferez une idée qui, à mon avis, est déjà faite.
Vous revenez demain soir nous formuler vos réponses en direct, du coup, si j'ai bien compris ?
Non, je suis encore là demain soir.
Bon, nous verrons donc demain vos réponses.
Exactement. Mais je suis très serein comme mes collègues, comme Marine Le Pen sur ce procès.
Merci, merci Julie.
Julien Odoul