Nicolas Dupont-Aignan invité du Forum Radio J
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse directe
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan, bonjour Frédéric
- 0:07OuverteRéponse partielle
Que ce soit sur l'agriculture, sur l'accueil des migrants, sur le point des réfugiés, de l'immigration ou sur le risque de Brexit, l'Union Européenne traverse une zone de turbulence, de forte turbulence, une nouvelle crise, peut-être deux nouvelles crises au pluriel. Alors l'Europe national, le souverainisme, sont-ils pour autant là les solutions et quelles conséquences sur le débat politique français, et éventuellement sur les échéances à venir, celles de 2017.
- 0:35FerméeRéponse directe
L'accord intervenu à Bruxelles pour éviter le Brexit, c'est-à-dire le départ de la Grande-Bretagne de l'Union. Est-ce que ça va dans le bon sens ?
- 2:33OuverteRéponse directe
Par exemple, est-ce que vous pourriez aller faire campagne à Londres pour le oui au Brexit ?
- 3:03ComplaisanteRéponse partielle
On dit qu'il est le chef du courant populiste de la classe politique.
- 3:32OuverteRéponse directe
Il faut admettre qu'il y a une Europe différenciée, c'est Jean-Marc Ayrault, le nouveau ministre des Affaires étrangères qu'il lit dans l'Europe, et à travers ça, il dit qu'il y a une Europe, il constate maintenant qu'il y a une Europe à deux vitesses. Est-ce que c'est aussi le constat que vous faites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« C'est un replatrage. »
- 1:05Invité politiqueFait
« Non, personne n'a gagné. Les dirigeants européens ne veulent pas comprendre ni voir que ce système ne fonctionne plus, ne marche pas. »
- 1:51Invité politiqueFait
« Les Anglais ont plus de chances que les Français, mais pour autant, je pense que le peuple anglais souhaite reprendre sa liberté, et il a bien raison. »
- 2:04Invité politiqueFait
« Simplement, moi j'aimerais que l'on profite, si je puis dire, de ces turbulences pour reconstruire une Europe sur des bases saines, qu'on rende aux nations des éléments essentiels pour leur vie quotidienne. »
- 4:17Invité politiqueFait
« C'est un système qui a marché pendant 50 ans, très bien. »
- 4:50Invité politiqueFait
« Ils sont en retard de 50 ans. »
- 5:48Invité politiqueFait
« On est en train de donner 3 milliards d'euros à un pays qui achète en contrebande le pétrole de l'État islamique, qui a fait un boulevard aux islamistes. »
- 6:21Invité politiqueFait
« L'entrée de la Turquie est pire. Vous savez qu'au 1er janvier 2017, les Turcs n'auront plus besoin de visa touristique pour rentrer en Union Européenne. »
- 9:26Invité politiqueChiffre
« Un agriculteur se suicide en France tous les deux jours dans l'indifférence générale. »
- 10:10Invité politiqueFait
« La faute à qui ? À la France ? À l'Europe ? Au distributeur qui organise la guerre des prix ? Non, la faute à la France qui a accepté à Bruxelles une dérégulation complète de l'agriculture. »
- 11:30Invité politiqueChiffre
« Cette Europe qui nous tue à petit feu nous coûte 9 milliards par an. »
- 12:08Invité politiquePromesse
« Il faudrait boycotter ce salon de l'agriculture. »
- 16:24Invité politiqueChiffre
« Il y a 500 000 travailleurs détachés dans notre pays qui viennent d'autres pays qui ne payent pas les charges sociales françaises. »
- 18:15Invité politiqueFait
« état d'urgence mais je l'avais proposé dès les attentats de Charlie Hebdo »
- 26:18Invité politiquePromesse
« l'expulsion des imams qui prêchent les discours de haine »
- 28:14Invité politiqueFait
« je ne sais plus son titre »
- 28:56Invité politiqueFait
« il ne faut pas la laisser défigurer par une bande de bureaucrates non élus qui décident à notre place »
- 30:04Invité politiqueFait
« ils se sont assoupis, ils ont confié les clés de la maison à des intérêts financiers, des intérêts bureaucratiques »
- 30:10Invité politiquePromesse
« moi je veux qu'on soit dans un système de responsabilité à tous les niveaux »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan79 %
- Présentateur15 %
- ?6 %
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Bonjour
et bienvenue au forum Radio-J, dont vous êtes l'invité, Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Frédéric
Aziza.
Que ce soit sur l'agriculture, sur l'accueil des migrants, sur le point des réfugiés, de l'immigration ou sur le risque de Brexit, l'Union Européenne traverse une zone de turbulence, de forte turbulence,
une
nouvelle crise, peut-être deux nouvelles crises au pluriel. Alors l'Europe national, le souverainisme, sont-ils pour autant là les solutions et quelles conséquences sur le débat politique français, et éventuellement sur les échéances à venir, celles de 2017. Mais donc pour commencer, Nicolas Dupont-Aignan, l'activité de ce week-end,
c
'est-à-dire l'accord intervenu à Bruxelles pour éviter le Brexit, c'est-à-dire le départ de la Grande-Bretagne de l'Union. Est-ce que ça va dans le bon sens
?
Non, je ne crois
pas. C'est un replatrage.
C
'est un replatrage
pour
tenter de garder la Grande-Bretagne dans l'Union, en vérité.
Oui,
mais est-ce que ça veut dire que ce sont les partenaires de la Grande-Bretagne, la France, l'Italie, l'Allemagne, qui ont gagné cette bataille
contre la Grande-Bretagne ? Non, personne n'a gagné. Les dirigeants européens ne veulent pas comprendre ni voir que ce système ne fonctionne plus, ne marche pas. Et au lieu d'acter son échec pour reconstruire une belle Europe qui serve les Européens, et de bien réfléchir à un nouveau traité qui permette non pas de quitter ou de casser l'Europe, mais simplement de la remettre sur les rails, il s'acharne à sauver un système qui ne peut plus marcher. Donc, ce qui va se passer, c'est écrit. Oui, je pense que
les Anglais vont
quitter cette Union européenne.
Même si Cameron dit
qu'il
fera campagne pour le maintien ? Oui, mais il a obtenu très peu de choses, des choses
toujours
positives. Les Anglais ont plus de chances que les Français, mais pour autant, je pense que le peuple anglais souhaite reprendre sa liberté, et il a bien raison. Simplement, moi j'aimerais que l'on profite, si je puis dire, de ces turbulences pour reconstruire une Europe sur des bases saines, qu'on rende aux nations des éléments essentiels pour leur vie quotidienne, parce qu'il n
'y
a pas à tout diriger de Bruxelles, et puis que l'Europe serve à s'organiser autour de projets concrets pour peser dans la mondialisation. Je répète ça depuis des années, je l'ai fait avec Philippe Séguin, je l'ai fait seul ensuite,
c
'est pas un repli national, c'est simplement acter un échec, et repartir sur de bonnes
bases. Alors, on
va poursuivre. Par exemple, est-ce que vous pourriez aller faire campagne à Londres pour le oui au Brexit ? Oui, bien sûr,
je le ferai. Je le
ferai, j'ai encore eu Nigel Farage au téléphone ce week-end. Donc vous allez faire campagne avec Nigel Farage ? Oui, enfin, je vais faire campagne, je ne
sais
pas s'il a besoin de moi, en tout cas, j'irai la semaine prochaine le rencontrer, et puis je crois que les Français qui ont eu un référendum, et ils
ont voté en 2005... On
dit qu'il est le chef du courant populiste
de la
classe politique. Écoutez,
si défendre le peuple, c'est une honte, alors qu
'on
m'explique. Moi, je crois qu'en 2005, j'ai le souvenir, Frédéric Aziza, qu'on a eu un référendum, les Français avaient vu juste, ils n'étaient pas contre l'Europe, ils voulaient qu
'on
la réforme. Les dirigeants ont violé ce référendum, n'ont pas entendu le message. Aujourd'hui, il y
a
une crise migratoire, il y
a
une crise économique, il y a une crise de compétences, on ne gagne pas dans la mondialisation, il serait peut-être temps de revoir les choses, de rebattre les cartes.
Alors, rebattre les cartes, justement, il faut admettre qu'il y a une Europe différenciée, c'est Jean-Marc Ayrault, le nouveau ministre des Affaires étrangères qu'il lit dans l'Europe, et à travers ça, il dit qu'il y a une Europe, il constate maintenant qu'il y a une Europe à deux vitesses. Est-ce que c'est aussi le constat que
vous
faites
?
Ça ne veut rien dire, ça, en fait, le pauvre Jean-Marc Ayrault essaye de, comment dire, de sauver la face. Mais ça veut dire quoi, à deux vitesses ? Si, nous, c'est aller plus loin dans l'échec, avoir des flux migratoires pas contrôlés, laisser un million de personnes rentrer sur notre sol, comme on l'a fait en 2015, les Anglais, au moins, défendent leur pays, et sont beaucoup plus lucides. M. Cameron a heureusement obtenu, par exemple, un délai de carence pour les prestations sociales, ce que je réclame depuis des années en France. Donc, ça veut dire quoi ?
Si,
nous,
la France... Ça veut dire
redéfinir une place pour, peut-être, les nouveaux entrants, pour les ex-pays de l'Est, comme la Pologne et la
Hongrie, par exemple ? Ça ne
veut rien dire, parce qu'en vérité, ce qu'il faut, c'est remettre à plat le système, renégocier l'ensemble des traités, et revoir l'architecture. Mais ce n
'est
pas M. Ayrault et la plupart des leaders de la classe politique française qui ont construit ce système qui ne marche pas, qui, bien évidemment, vont le changer. Vous connaissez la célèbre phrase d'Einstein, « Ce n'est pas celui qui a créé les problèmes qui va les résoudre
». Ils
sont en retard de 50 ans.
Ils
n'ont pas compris que dans la mondialisation, il faut une Union européenne souple.
Il
faut laisser libre les nations de s'organiser comme elles veulent. En revanche, je plaide pour des coopérations renforcées sur des projets. Mais pas à 28
!
Pas à 28 ! À 3 ou 4 pays ! C'est ça, une Europe à 2 vitesses, non ? Non. Son système à 2 vitesses, c'est de dire, «
Nous,
on reste avec toutes les institutions non élues qui marchent mal, et puis il y en a d'autres qui prennent à la carte. »
Donc,
nous, on aurait le pire de l'Europe. Moi, je souhaite qu'on redéploie l'Europe pour s'adapter à la mondialisation. C'est ça, l'enjeu. Rétablir nos frontières nationales, parce que sinon, nous serons submergés par des flux migratoires considérables, et puis avoir des coopérations scientifiques et technologiques pour peser dans le monde de demain. Mais on ne
fera
pas ça à 28 ! Dernier point. Quand vous voyez que l'Europe à laquelle adhère M. Hollande, ou M. Hérault, ou M. Sarkozy, ou beaucoup d'autres, est en train d'ouvrir des nouveaux chapitres de négociation pour faire entrer la Turquie.
On
est en train de donner 3 milliards d'euros à un pays qui achète en contrebande le pétrole de l'État islamique, qui a fait un boulevard
aux islamistes.
Est-ce que c'est vraiment toujours d
'actualité, l'entrée de la Turquie ? Écoutez,
Mme Merkel
a obtenu, vendredi soir, un sommet avec le président turc. Nous allons donner de l'argent à la Turquie qui joue double jeu sur tous les dossiers. Nous allons ouvrir des chapitres de négociation. Ça veut dire que ce système fou à Bruxelles continue
de
négocier dans le dos des Européens. L'entrée de la Turquie est pire. Vous savez qu'au 1er janvier 2017,
les
Turcs n'auront plus besoin de visa touristique pour rentrer en Union Européenne. C'est le cadeau de Mme Merkel et de M. Hollande là. Ça veut dire qu'il faut que les Français sachent qu'il n'y aura plus de visa de la Turquie
en
Union Européenne. Et donc là vous dites que ça pose
un problème. Mais c'est une folie
furieuse. Notamment par rapport au danger terroriste. Mais bien évidemment. Ça veut dire que les Turcs vont rentrer dans l'Union Européenne sans visa. Mais ça, personne ne le sait. On n'en parle pas. Ça veut dire que nos dirigeants européens sont devenus
complètement
fous. Alors, on revient sur la Grande-Bretagne et le Brexit. Si la Grande-Bretagne sortait de l'Union, ce ne serait pas une menace pour l'Europe
et pour la France.
Mais quelle menace ? Est-ce que la Norvège est une menace ? Est-ce que la Suisse est une menace ? Ce qu'on ne comprend pas,
c'est la plupart des observateurs. Mais ce n'est pas la même
dimension politique.
Il
y
aura toujours le même commerce.
Ce que ne comprennent pas, d'ailleurs c'est de leur faute, ces dirigeants européens ont abandonné la préférence communautaire. C'est-à-dire qu'ils ont abandonné ce qui faisait la force de l'Europe. Et ce qu'avait voulu le général de Gaulle et qu'en rendent à Denauer. La belle Europe, c'était l'idée qu'avec la France, l'Allemagne, l'Italie, on faisait
une
union, on se protégeait. Moi, cette Europe-là, je l'aime. Ils l'ont abandonné. Et maintenant, ils disent, c'est une catastrophe si l'Angleterre s
'en
va. Mais l'Angleterre, si elle s'en va, ça ne change rien puisqu'il
n'y
a plus de protection douanière européenne. Tout est ouvert. En fait, la mondialisation a été plus vite que l'européanisation. Donc, il faut repartir sur des bases saines, encore une fois.
Vous
savez, ça ne sert à rien de se mettre les mains devant les yeux, d'être sourds et de ne pas comprendre le monde qui vient. Encore une fois, le défi migratoire, le défi économique de la Grèce. Parce qu'on va reparler, bien évidemment, à un moment, de la question de l'euro qui nous pompe des milliards, qu'on donne à fond perdu à la Grèce, au Portugal
et à l'Europe. Alors,
vous dites qu'il faut sortir de l'euro, alors que le
FN
et Marine Le Pen disent qu'il faut s'y maintenir.
Non,
je n'ai jamais dit
qu'il fallait sortir. Si vous retrouvez tous mes écrits, je dis qu'il faut mettre de la souplesse dans le système de l'euro. J'ai proposé 100 fois la même chose,
c
'est-à-dire un euro franc, un euro marque.
On
garde une monnaie commune, mais on lui donne un peu de flexibilité, car c'est complètement débile. Donc,
ce n'est plus
la monnaie unique, c'est la monnaie commune. Commune, parce que c'est débile d'imposer à la Grèce, pardonnez-moi, une monnaie aussi forte qu'à l'Allemagne. Tous les enfants, enfin, tous les jeunes qui sont en première économique ou en terminale peuvent comprendre qu'une économie comme la Grèce n'a pas la même compétitivité que l'Allemande. Et qu'on peut avoir un peu de flexibilité. Moi, je ne demande pas la fin de l'Europe. Je demande au contraire qu'on revienne à une belle Europe. On pourrait parler d'agriculture aussi. Justement,
on va parler d'agriculture. Cette crise européenne sur le Brexit et les intégrations autour du départ de la Grande-Bretagne, elle se déroule dans un contexte de crise agricole française, européenne, avec une question. Concernant la France, la baisse des cotisations sociales annoncée par Manuel Valls, va-t-elle dans le bon sens ? Est-ce que c'est la solution ? Est-ce que ça résout la crise ? Ou sinon, est-ce qu'on est à la veille d'une jacquerie paysanne
?
Où est-ce qu'on est en plein dedans ? On est
à
la veille d'une jacquerie paysanne. Un agriculteur se suicide en France tous les deux jours dans l'indifférence générale. Il n'y
a
pas un salarié qui accepterait de travailler à perte.
Il
n
'y
a pas un salarié en France qui accepterait de signer un contrat
sans
savoir le montant de son salaire et de s'engager sur cinq ans
à
livrer sa force de travail. C'est ce qui se passe pour les laitiers. La vice-présidente de Debout la France, Anne Boisselle, est agricultrice, éleveur laitier. Elle me racontait que les industriels du lait font signer au producteur un contrat. Vous vous engagez à livrer tant de litres de lait pendant cinq ans, mais vous ne savez pas à quel prix il sera rémunéré. Alors la faute à qui ? À la France ? À l'Europe ? Au
distributeur qui
organise la guerre des prix ? Non, la faute
à
la France qui a accepté à Bruxelles une dérégulation complète de l'agriculture,
c
'est-à-dire la destruction d'une politique européenne. Parce que ce qui est paradoxal, c'est que moi je défends, on dit que je suis souverainiste, le repli, tout ça. Je défends au contraire la seule politique agricole européenne qui avait été mise en place, qui permettait de garantir un prix
et
d'avoir des quotas par pays pour éviter des concurrences déloyales. C'est un système qui a marché pendant 50 ans, très bien. C'est un système qui existe au Canada, dans un pays libéral. Il y a des systèmes aussi de protection en Suisse, pays libéral. Donc ce n
'est
pas la question d'avoir un système soviétique, c'est un système de régulation des marchés. C'est M. Barnier, ministre de Jacques Chirac, puis M. Le Maire, ministre de Nicolas Sarkozy, puis M. Le Foll, qui ont accepté à Bruxelles la fin de ce système. Ils ont tout cassé,
et
maintenant ils viennent pleurer. Mais ils ne veulent pas changer. J'ai vu les propositions de François Hollande ils ne veulent pas revenir sur le seul système qui permettrait aux agriculteurs de vivre, c'est-à-dire un prix garanti du lait minimum, il ne
s
'agit pas de le mettre trop haut, mais de permettre de couvrir les coûts.
On
va devenir un portateur de lait. Nos campagnes vont être dévastées.
Est
-ce que c'est ça qu'on veut pour
la France ? Alors on
est à
8 jours. Et tout ça
nous coûte, quand même, il
faut
le savoir, il faut que nos auditeurs sachent, parce
que
je n'en ai pas parlé, que cette Europe
qui
nous tue à petit feu
nous
coûte 9 milliards par an.
C
'est-à-dire que la France donne 9 milliards de plus qu'elle ne reçoit. 9 milliards. Alors moi je veux bien qu
'on
se fasse escroquer par une organisation bureaucratique mal organisée, et il
y a
un moment où
il
faut dire stop. Ça ne veut pas dire de tout mettre à pas. D'ailleurs c'est ce qu'a essayé Cameron, mais Cameron a eu peu de résultats.
On est à 8 jours du salon de l'agriculture. Est-ce que vous souhaitez, est-ce que vous encouragez les agriculteurs à utiliser ce salon de l'agriculture pour manifester contre le gouvernement ?
Oui, moi j'aimerais que les agriculteurs, Anne Boisselle me disait hier que beaucoup d'éleveurs se posent la question de savoir s'ils vont venir avec leurs animaux. Il faudrait boycotter ce salon de l'agriculture. De quelle manière ?
C
'est-à-dire qui ? C'est-à-dire que moi j'appelle les éleveurs à ne pas amener leurs animaux. Parce que pourquoi aller faire le salon de l'agriculture ? Alors même que ce gouvernement, et le précédent avait commencé d'ailleurs, est en train de tuer l'agriculture française. Il faut bien qu'à un moment, les éleveurs, les agriculteurs se défendent. Et il faudrait que leur syndicat arrête d'être aussi faible que
leur syndicat. Enfin la
FNSEA.
La
FNSEA. Parce que vous avez la coordination rurale qui se bat bien.
Et alors
dans ce contexte, les républicains appellent le gouvernement à décréter l'état d'urgence agricole. Mais ça veut dire quoi ? Alors c'était la question que
je
voulais vous poser.
Et
sur
quoi ça doit déboucher ? Les républicains, c'est tout le problème des républicains d'abord.
C
'est que les républicains disent état d'urgence agricole. Mais ce sont eux qui ont cassé le prix agricole garanti, les quotas laitiers, qui ont tout cassé. Suivi en cela par M. Le Foll. Alors,
qu
'est-ce que proposent les républicains ? Les républicains proposent, comme le gouvernement d'ailleurs, une baisse des charges. Il faut une baisse des charges. Mais si le prix n'est pas rémunérateur un minimum, et s'il y
a
une concurrence déloyale, venant de l'Allemagne notamment, avec des travailleurs qui sont payés 500 euros dans les fermes,
qui
travaillent 15 heures par jour, c
'est
d'ailleurs souvent des Syriens, tout est lié.
C
'est une Europe
qui
est complètement déloyale. Donc, il y a un moment, il faut remettre de l'ordre. Et donc, qu'est-ce que proposent les républicains à part des mots ? Moi, je propose un projet politique, Debout la France, qui est cohérent. Après, on ne peut pas aimer ma cohérence. Mais elle existe. Nous avons un projet agricole sérieux qui exige aussi de mettre fin aux sanctions vis-à-vis de la Russie qui nous ont déstabilisés, qui exige un SMIC
ou
du moins un salaire minimum un peu commun aux différents pays d'Europe, sinon on ne
va
jamais y arriver. Une
Europe
sociale.
Il faut contrebalancer. Mais ça, ça ne sera pas à 28. C'est pour ça que la clé de tout, c'est la renégociation des traités.
Alors, il y
a
l'Europe, il
y a
aussi la France. C
'est lié.
La mise en place du nouveau gouvernement avec l'accent mis sur le dossier de l'emploi à travers notamment la loi El Khomri. Est-ce que les orientations telles que vous les avez vues évoquées par un certain nombre de dirigeants, enfin de ministres
et
dans la presse vont dans le bon sens
? Est
-ce qu'il faut par exemple clarifier les règles essentiellement économiques pour sécuriser l'employeur comme le gouvernement ? Est-ce qu'il faut assouplir voire supprimer les 35 heures ? Est-ce que vous approuvez la réécriture du code du travail ?
Il
faut
permettre
à nos entreprises davantage de souplesse.
Il
faut surtout simplifier le maquis des règles qui étouffe nos entrepreneurs. Mais pour autant, est-ce qu'il faut le faire n'importe comment et aux dépens des salariés
comme
le propose le gouvernement
? Je ne le
crois pas.
Réduire le déficit de l'assurance chômage en revayant les allocations chômage et est-ce que ça va dans le bon sens ou pas par exemple
? Attendez, soyons précis. Le projet du gouvernement c'est du grand n'importe quoi.
C
'est-à-dire qu'il passe d'un excès de rigidité à un excès d'anarchie qui d'ailleurs ne va pas servir les chefs d'entreprise. Je voyais un patron de PME qui me disait ce projet va créer des conflits dans toutes les entreprises françaises
parce
que
on
a besoin d'un cadre national.
Je
vais prendre un exemple. Est-ce qu'on a besoin par exemple de supprimer la pause de 11 heures et de la fractionner qui va amener les salariés dans des situations de souffrance au travail considérable ? Non. Est-ce qu'on a besoin de réduire la rémunération des heures supplémentaires ? Non. Moi je veux de la souplesse je veux la réécriture du code du travail mais je ne veux pas que ça se fasse dans une régression sociale et dans le conflit généralisé dans toutes les entreprises de France.
C
'est malsain. D'ailleurs si le gouvernement voulait faire échouer la flexibilité nécessaire pour nos entreprises il n
'y
aurait qu'à s'y prendre comme ça. Ce projet est complètement fou. Ça veut dire que dans l'état actuel des choses vous ne voterez pas... Je le combattrais parce que je suis un gaulliste social je crois à la liberté d'entreprendre je crois qu'il faut aider nos entreprises et notamment par exemple lutter contre les travailleurs détachés qui constituent une concurrence déloyale considérable.
Là
c
'est
au niveau européen on précise. Oui alors et la France a quand
même le droit de savoir. Travailleurs détachés
ça veut dire quoi ? Il
faut
qu
'on
soit précis pour les auditeurs. Il y a 500 000 travailleurs détachés dans notre pays qui viennent d'autres pays qui ne payent pas les charges sociales françaises. C'est-à-dire que vous êtes artisan j'ai rencontré un charpentier par exemple il
n
'y
a
pas longtemps dans Lotte-et-Garonne charpentier 5 salariés ils viennent fermer. Pourquoi ? Parce que les commandes publiques des collectivités locales passent par des charpentiers qui viennent d'Espagne des sociétés luxembourgeoises où ils ne payent pas les cotisations sociales en France. Alors avant de faire le projet de flexibilité la première chose à faire c'est d'empêcher cette concurrence déloyale. Parallèlement
il
faut baisser les charges sur nos entreprises. Si les charges sur nos entreprises restent très élevées
que
la concurrence est déloyale vous pouvez flexibiliser tout le marché du travail c'est pas ça qui va donner à manger à nos entreprises. Donc je demande réécriture certes
et
flexibilité certes mais avec de la sécurité minimum pour nos salariés et puis mettre fin à la concurrence déloyale et baisser les charges sur les PME. C'est un plan d'ensemble de Boulas France que nous proposons pour nos entrepreneurs mais ce n'est pas la dérégulation totale et le retour à une forme de conflit social permanent dans nos entreprises où les salariés seraient bons à jeter. Moi j'ai pas cette conception du salariat.
Autre projet de loi c'est le projet de réforme constitutionnelle vous avez voté en première lecture à l'Assemblée le texte du gouvernement là on se pose des questions est-ce que ça ira jusqu'au bout ou pas jusqu'à la révision constitutionnelle ou pas est-ce que vous souhaitez que cette révision aille jusqu'à son terme ou sinon est-ce qu'il faut considérer que ça n'ira pas jusqu'à son terme et qu'il faut abandonner ce projet
? Moi
je crois que quand il y
a
l'intérêt national on fait pas de la politique politicienne
il
y a eu 130 morts sur les trottoirs de Paris
le
président de la république est venu devant le congrès il a repris des mesures que j'avais proposées état d'urgence mais je l'avais proposé dès les attentats de Charlie Hebdo je regrette qu'on ait attendu tant d
'échéance
de nationalité pour les binationaux
qui
sont des terroristes
ils
se mettent de fait en dehors de la nation et bien ils doivent repartir dans leur pays s'ils ont une autre nationalité
je
vois pas ce qu'il
y a
de choquant le président de la république prend ses mesures veut les constitutionnaliser pour assurer la sécurité juridique au nom de quoi je devrais dire non
moi
je me pose pas des questions existentielles politiciennes je vote en fonction de ce que je crois être l'intérêt national de mon pays si c'est François Hollande qui le propose je le vote quand même
je
ne comprends pas une certaine droite
ni
une certaine gauche qui ne prennent pas la mesure je pense du besoin d'unité nationale face au terrorisme voilà
alors
unité nationale sans doute pas en tout
cas c'est
triste d'ailleurs on se
chamaille alors pardonnez-moi Frédéric Aziza imaginez le regard de ces fous furieux ces barbares de l'état islamique
qui
voient les politiciens français se déchirer sur le fait de savoir si quelqu'un qui tue ses concitoyens doit rester ou pas français
c
'est ahurissant donc qu'on passe à autre chose qu'on renforce les forces de police qu'on renforce les moyens du renseignement j'étais ce matin accompagné ma fille à la gare de Lyon
j
'ai pas vu un policier
j
'ai pas vu un contrôle sur les quais
le
jour d'un grand départ en vacances je préférerais qu'on augmente les effectifs je préférerais qu'on les arme je préférerais qu'on soit rigoureux voilà ce dont a besoin le pays pas de polémique politicienne de la gauche ou de la droite sur des mesures évidentes
alors politique peut-être politicienne en tout cas politique avec sans doute un grand P les primaires à droite avec aujourd'hui au moins 7 candidats peut-être 10 peut-être 11 peut-être 12 et vous vous avez décidé de ne pas y concourir pourquoi
?
d'abord parce que
la
primaire c'est un peu une escroquerie politique dans la mesure où c'est une privatisation du scrutin par un parti où on fait croire aux français que ça va être démocratique en vérité il y a les 44 millions d'électeurs ne seront pas consultés c'est un scrutin comme ça organisé par un parti deuxième point je n'y participe pas parce que c'est c
'est
une sélection à l'intérieur de ce parti
qui
a un programme et un bilan
et
si vous regardez tous les candidats
ils
disent tous on a changé
ils
ont tous changé j'ai changé j'ai changé ils
sortent tous
un livre non moi j'ai pas changé j'ai pas changé d'idée
et
je suis cohérent avec ce que je propose et avec le parti qui me soutient ils ont tous changé mais ils ont tous le même bilan
le
même passif
et
en gros ils ne veulent pas vraiment changer parce que j'ai lu attentivement leurs livres les fondamentaux restent les mêmes notamment sur l'Union Européenne ils disent il faut un Schengen 2 mais ils ne veulent pas vraiment abandonner Schengen ça veut dire que ce sera le même désordre s'ils étaient réélus je ne veux pas de ça je ne
vois
pas pourquoi je participerai à ce concours de beauté
qui
est simplement le choix de personnalité alors libre aux adhérents de
l
'UMP des républicains de choisir leur héros mais ça ne changera rien
alors
avec une question est-ce qu'on peut envisager à moyen terme
une
alliance un tandem entre Nicolas Dupont-Aignan et Henri Guéno je
serais
heureux qu'Henri Guéno nous rejoigne puisque nous pensons la même chose sur quasiment tout vous avez des contacts avec lui précis ? c'est un ami enfin un ami en politique disons que c'est quelqu'un que j'aime beaucoup que je connais depuis 20 ans j'ai lu son discours qu'il a prononcé au Conseil National des Républicains
donc
il y a 8 jours
je pourrais signer chaque mot
et
j'ai fait le même constat il
y
a 10 ans
j
'ai quitté l'UMP en 2007 sur le même constat alors j'ai dit à Henri Guéno d'ailleurs j'ai dit publiquement rejoins-nous à Debout la France d'ailleurs nous avons beaucoup de républicains au dû à un ancien UMP qui nous ont rejoint j'en ai encore un là des responsables de tous les départements qui viennent chez nous pourquoi ? parce qu'il voit qu'à Debout la France enfin on est un parti structuré gaulliste républicain qui
a
une idée du pays qui veut défendre la France et qui en même temps veut qu'elle réussisse qu'elle puisse conquérir le monde ça veut dire la libérer aussi ses énergies il n'y a pas ça sur l'échiquier politique c'est pour ça d'ailleurs qu'au régional on a amélioré notre score et vous verrez que peu à peu notre parti va vraiment prendre force dans la vie politique
alors votre parti va vraiment prendre force dans la vie politique c'est ce que vous venez de dire autre question est-ce qu'on peut envisager à moyen terme un rapprochement avec le Front National entre votre parti et
le
Front National c'est une question je sais qu'on vous pose
à chaque
fois
Frédéric Aziza
je
crois qu'on m'a posé des milliers de fois cette même question et je vais vous dire pourquoi quelque part
Debout
la France gêne Debout la France gêne parce que je veux mettre fin au piège tendu aux français où il n'aurait le choix qu'entre continuer avec les mêmes
qui
ont échoué depuis 20 ans et qui ne changent pas malgré tous les livres qu'ils écrivent ou alors passer à l'aventure du Front National
c
'est ce piège monstrueux qui étouffe les français au point d'ailleurs qu'il
y a
la moitié d'entre eux plus de la moitié d'entre eux qui ne vont plus voter
et
bien Debout la France est un parti justement qui défend la France qui aime la France mais qui n'a pas les défauts du Front National et je suis absolument convaincu que c'est le seul moyen de nous en sortir donc je refuse le piège je ne veux aucune alliance ni avec les républicains qui ne veulent pas changer ni avec le Front National qui veut trop changer
est
-ce qu'on ne peut pas dans notre pays bâtir une vraie alternative
c
'est ça l'enjeu alors je sais qu'au début vous savez il
y a
une phrase de Gandhi que j'adore au début il vous ignore ensuite il se moque de vous après il vous combatte et à la fin vous gagnez alors on m'a longtemps ignoré
on
s'est beaucoup moqué de moi on commence à nous combattre c'est bon signe à la fin nous gagnerons parce que nous sommes la seule
alternative possible
vous
croyez vraiment pouvoir faire
plus de 5% au premier tour
mais
de quoi vous parlez vous
cherchez à
me piéger là sur la candidature présidentielle nous verrons le moment
venu en attendant je suis absolument certain que nous répondons à debout la France à un besoin des français d'un vrai changement d'un vrai renouvellement
qui
ne part pas dans le décor des excès et ce faisant ça gêne bien évidemment le système actuel qui est ravi qu
'est
le Front National parce que ça leur permet de crier au loup et de se maintenir au pouvoir et de nous tuer petit à petit
alors
vous êtes élu de hier une ville où il y
a
une communauté juive importante est-ce que vous comprenez l'inquiétude des Juifs de France
?
oui je la comprends comme d'ailleurs de tous nos concitoyens parce que quand l'ordre n'est pas respecté
quand
on a laissé trop d'années les discours de haine se répandre et qu'on a été faible
et
bien il y
a
un moment où on
comprend qu'est-ce que vous appelez les
discours de haine
?
c'est très clair des discours racistes racistes que l'on connait j'étais un des seuls des rares notamment au congrès de l'UOIF à dire qu'il y avait des invités pas acceptables enfin pas au congrès avant le congrès
avant le congrès
et je suis content de l'avoir fait parce qu'au moins ils ont été déprogrammés et avec toujours la présence de Tariq Ramadan
oui mais
j'avais trois personnalités qui
avaient dit des choses différentes qui devaient venir en France
mais est-ce que vous considérez que Tariq Ramadan a sa place il a demandé d'ailleurs sa nationalité française il faudrait qu'il
l'ait on verra
on verra je ne suis pas à la place du gouvernement en revanche ce que je dis
c
'est qu'on a laissé le désordre s'installer dans nos banlieues
et
d'ailleurs je vais vous le dire très clairement je rencontrais chez moi dans ma ville l'association musulmane niéroise qui ont une salle de prière des gens extrêmement raisonnables qui eux-mêmes en souffrent terriblement
et
ils me disaient la même chose on a laissé des extrémistes déconsidérer les français de confession musulmane qui pratiquent leur foi calmement dans le respect des lois de la république donc
il
faut remettre de l'ordre dans notre pays et si on remet de l'ordre je suis certain que nous pouvons tous vivre ensemble mais ça exige un état qui soit un état c'est à dire l'expulsion des imams qui prêchent les discours de haine ça veut dire l'arrêt des financements étrangers des lieux de culte j'ai proposé un fonds qui permettrait de mêler tout cet argent de le vérifier et de ne pas l'affecter à des lieux de culte précisément
de
manière à être sûr qu'il n'y ait pas comment dire de lieu de culte en France qui soit financé par l'étranger ça vaut pour toutes les religions d'ailleurs
je
crois qu'il faut absolument être très rigoureux si on est rigoureux on pourra
vivre tous ensemble est-ce qu'on fait la même analyse que Manuel Valls là on parle d'antisémitisme qui considère que l'antisémitisme se cache derrière l'antisionisme et la haine d'Israël
attention à ne
pas
tomber dans un excès inverse je crois qu'il ne faut pas importer en France les désaccords les conflits qu'il y a au Moyen-Orient parce que si on le fait on part dans un engrenage qui est malsain et je crois que ce n'est l'intérêt de personne donc moi je souhaite que la communauté nationale on est d'abord français on est toujours français avant d'être de confession X ou Y on est français
et
je vais vous dire le problème de fond
qu
'est-ce que ça veut dire être français
l
'assimilation républicaine a été abandonnée à l'école
pourquoi
on peut demander
quelle différence
vous faites
entre
assimilation et intégration c'est très simple
c
'est que l'assimilation quand vous venez dans un pays
vous
en adoptez les règles est-ce que vous oubliez
vos racines vous n
'importez pas est-ce que vous oubliez vos racines non vous n'oubliez jamais vos racines qui peut abandonner ses racines personne n'abandonne jamais ses racines c'est au coeur mais en revanche vous vous pliez à la loi du pays
vous
n'importez pas vos mœurs vos coutumes etc vous vous pliez à la loi du pays la France a été un pays
d
'accueil généreux parce que
en
contrepartie de la générosité il y avait toujours le respect absolu des règles du pays
à
partir du moment où on a lâché là-dessus très bon livre de Malika Sorel que vous pouvez lire je ne sais plus son titre sur justement ce qu'on a laissé faire ça part n'importe comment moi je ne veux pas un pays de communauté
j
'ai une conception très exigeante et c'est la condition pour que la France reste la France tout le reste c
'est
de la littérature ça veut dire dans tous les domaines on commémore justement
ces jours-ci les 100 ans de la guerre de la bataille de Verdun pardon en 100 ans qu'est-ce qui a changé qu'est-ce qui a empiré qu'est-ce qui s
'est
amélioré est-ce que Verdun
ça ne
prouve pas que l'Europe c'est important mais l'Europe c'est très important
c
'est tellement important qu'il ne
faut
pas la laisser défigurer par une bande de bureaucrates non élus qui décident à notre place l'Europe c'est l'Europe des peuples
l
'Europe elle est formée de nations le général de Gaulle disait on ne fait pas une omelette avec des oeufs durs les nations elles ont 1000 ans en Europe ce n
'est
pas les Etats-Unis d'Amérique et donc il faut respecter ces peuples il faut les faire travailler ensemble l'Europe elle est belle de sa diversité moi je suis heureux d'aller en Italie quand elle est italienne si je n
'ai
pas envie d'une espèce de world company où tout le monde est pareil chacun doit être respecté donc l'Europe c'est très important justement pour éviter ce qu'on a connu et ce centenaire de Verdun heureusement on est sortis de choses horribles on est sortis des nationalismes de haine
après
on a eu les idéologies nazies puis communistes stalinisme le continent européen il a été bouleversé
et
puis on a construit la paix
d
'abord et après la paix
on
a solidifié cette paix par la construction européenne l'Europe du traité de Rome très bien
et
puis après
les
nations les dirigeants européens se sont assoupis
ils
se sont assoupis ils ont confié les clés de la maison à des intérêts financiers des intérêts bureaucratiques il n
'y
avait plus de responsabilité moi je veux qu'on soit dans un système de responsabilité à tous les niveaux en France chacun doit être responsable de ces actes
et
puis vous pouvez créer une collectivité quand les gens sont responsables et donc ne peuvent pas faire n'importe quoi ça vaut au niveau politique ça vaut au niveau économique ça vaut au niveau social c'est une société de participation et c'est ce que je vous verrai dans mon livre que je prépare enfin qui est fini là qui est envoyé à l'éditeur cette idée d'une société de participation c'est pas un dirigeant français qui va sauver la France c'est chaque français qui doit être repris en main et se dire qu'est-ce que je fais pour mon pays avant de demander quelque chose qu'est-ce que je fais pour mon pays ça
nous changera
merci Nicolas Dupognon d'avoir répondu à notre invitation
merci à vous
bonne fin d'après-midi sur Radio-J en compagnie de Guy Rosanovic et à la semaine prochaine merci
Nicolas Dupont-Aignan