Les Partis Pris : "Tuer le père, la loi de la politique", "La grande course des brises-glace" et ...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
route François, vous restez autour de la table pour les parties prix. Abnous Chalmani nous rejoint pour l'international et c'est vous qui commencez route votre parti prix politique. Tuer le père, c'est la loi de la politique.
Vous faites allusion au meeting de Gabriel Atal hier où il n'a où il a eu des mots durs ou des mots très peu louangeurs pour son père en politique Emmanuel Macron. Alors, je vais un peu nuancer, mais c'est tout à fait l'esprit. Pendant qu'Emmanuel Macron va délivrer son discours sur l'État palestinien à la tribune de l'ONU, cherchant par là un statut dans l'histoire, son camp l'a accablé ce weekend à Paris.
C'est ça qui est frappant, c'est que les flèches ont été tirées en réel. Vous voyez, je dis pas les balles parce que c'est trop dur évidemment, mais je dis les flèches tirées en réel en public, au su et au vu de tous. Alors, commençons par le plus clair.
C'est Gabriel Atal qui lui-même a été blessé par la dissolution et l'absence de confiance qui a prévalu pendant son passage à Matignon et en fait, il a lancé son offensive pour 2027 dimanche. Il a développé son projet de Nouvelle République. Ce sera sans doute le nom de son parti Renaissance le prochain de la retraite à la carte, la fin de l'excuse de minorité, la maîtrise de l'immigration, tous les sujets y sont passés et il assume de préparer la suite.
Il serait criminel de ne pas préparer le projet que notre famille politique devra présenter aux français le moment venu. Et donc, j'assume, oui, j'assume que nous préparions dès aujourd'hui un projet de changement profond pour les décennies à venir. Et je le dis clairement, ce n'est ni contre quelque chose ni contre quelqu'un.
Alors, c'est pas contre quelqu'un, c'est difficile à croire malgré tout. C'est quand même pas tout à fait sur la ligne d'Emmanuel Macron. C'est quand même pas tout à fait un compliment quand même parce que c'est le mot changement qui vous fait dire qu'il prend ses distances avec le chaos actuel.
Il évoque le il évoque le tunnel dans lequel on est, le chaos. Enfin, c'est c'est très c'est très dur. Hm.
Alors, il y a aussi Édouard Philippe, hein, qui lui aussi euh euh est très bien placé et fait entendre sa petite musique. Dans une longue interview au podcast légende, il a raconté les coulisses de son passage à Matignon et personne ne sera surpris d'apprendre qu'Emmanuel Macron, je cite, "n'aime pas les premiers ministres, il prennent trop de place." Et du coup, lui aussi, il revient sur ce qu'il a terriblement choqué récemment.
Écoutez, je lui en veux beaucoup d'avoir pris cette décision que je trouve funeste et absurde euh de dissolution. On ne déclenche pas une dissolution euh pour éviter une crise. On utilise la dissolution comme instrument de règlement d'une crise.
Voilà. Décision funesse. Je pense qu'il a rendu un très mauvais service au pays.
Il a il a conclu quand même. Bon, on n pas besoin de sous-titre. Enfin, Bruno le maire, il réapparaît pour la première fois depuis que il avait qu'il a quitté le gouvernement dans un entretien à usine nouvelle.
Il déplore la dégradation de la notation par FIT évidemment et il incrimine la dissolution. Selon lui, toutes les actions menées depuis la dissolution constituent un sacage. Il donne tous les exemples.
Bon, c'est vrai que depuis qu'il a quitté celui qui dit qu'il plaidait depuis Bercy pour une plus grande rigueur sur la dette aurait dû démissionner pour rester crédible. Il faut être franc, hein. Euh mais il met aussi le doigt sur la responsabilité du président.
Bon, alors est-ce que c'est étonnant ? Moi, j'ai dit non. Évidemment, parce qu'en fait, ils disent un peu tout haut ce que la plupart des Français pensent et s'ils ne le disaient pas aussi clairement, ils seraient pas pris au sérieux.
Donc quand même, ils sont obligés de reconnaître un fait. Ensuite, bah la nature a horreur du vide. Le président est très impopulaire et il ne peut pas se représenter.
Donc la crise est là. Il y aura peut-être une dissolution dans quelques semaines. C'est normal que chacun veille se présenter au français et dévoile son jeu.
Euh, ils lâchent leur mentor, ils sont des traîtres, ils tuent le père en direct, ils ne veulent surtout pas apparaître comme les héritiers du macronisme, il manquent d'élégance. Euh bon, voilà, tout est on peut penser tout ça, on peut dire tout ça, mais je vais vous dire, qui est-ce qui croit qu'il y a de l'affect en politique ? C'est Emmanuel Macron peut-être qui a soigneusement préparé pendant des mois à Berc sa candidature avant de la rendre publique et de s'émanciper de François Hollande et de s'émanciper aussi d'Emanuel Vals qu'il avait choisi comme ministre de l'économie.
À l'époque, c'était vécu comme un coup de poignard mais revendiqué par le candidat comme une nouvelle offre. Qui va parler d'affect en politique ? Nicolas Sarkozy qui avait acté sa rupture avec Jacques Chirac en étant à place Bovau, qui avait longuement préparé la rupture.
La liste est longue en fait. Emmanuel Macron en est complètement conscient. Il est totalement lucide sur cette question et il le dit, je cite quasiment, "Sa seule arme de dissuasion, c'est de mettre dans l'atmosphère l'idée qu'il pourrait revenir en 2032." Alors bon ben je vous laisse évaluer l'impact de la menace.
Euh bon, il reste quand même un an et 7 mois et moi ce que je pense c'est qu'en effet, il est normal que chacun présente ses idées aux français que même et que particulièrement face aux extrêmes, cette famille politique a une responsabilité, celle de se renouveler dans l'humilité et la créativité parce qu'en vérité la véritable épreuve là, le moment clé ce sera de trouver un candidat crédible unique face aux extrêmes pour la présidentielle. Tu es le père François finalement. Mais Macron était le fils meurtrier, il va devenir le père le père meurtrique, hein.
C'est le cycle des générations. Vous savez, on dit quoi ? Que les traîtres périssent par le fil de l'épée, hein.
La trahison. Trahison, c'est un mot un peu lourd. Oui, c'est ça.
Ne mettons pas d'affect, c'est des stratégies politiques. On fait de la C'est c'est c'est Non, je peux pas faire mieux que que que François c'était parfait. Très littéraire.
Ouais, exactement. Vous gardez la parole François, votre parti prééconomique, la grande course des brises glace. Vous nous dites que l'Arctique est un enjeu économique majeur mais tout le monde en a pas conscience et que le nombre de brises glace est un bon thermomètre.
C'est incroyable parce qu'effectivement, vous l'avez dit, l'Arctique est devenu, j'allais dire, la région la plus chaude du globe. L'objectif n'est pas forcément adapté. En tout cas, toutes les grandes puissances s'y précipitent.
D'abord, les frontaliers, hein, c'est-à-dire le Canada qui a la vitrine, si je puis dire, la plus large, évidemment, les États-Unis avec l'Alaska. la Russie. Euh en Europe, on a la Finlande et puis la Suède.
Il y a même la Chine qui vient. Elle n'a pas de de piét à terre en Alaska, mais elle envoie ses navires soi-disant pour des observations scientifiques qui en réalité n'ont rien de scientifique. Et effectivement, ce qui a précipité cette disons cette course, c'est deux choses.
D'abord la fonte des glaces qui s'est accélérée et qui libère des territoires importants, des espaces de de de traversée maritime et puis le fait que j'allais dire la terre est de plus en plus petite si vous voulez hein, maintenant que c'est la course mondiale pour les ressources naturelles, on s'intéresse aux régions inviolées. Et du coup effectivement pour circuler dans cette région, il faut des navires adaptés, des briseglaces. Un briseglace ça fait 150 m et c'estes 10000 tonnes d'acier, ça vaut 2 milliards d'euros à construire. 2 milliards 2 milliards d'euros le briseglace.
Oui, parce qu'il faut des navires qui soient capables de trancher 3 m de banquise 3 m de banquise ancienne. La glace récente, elle est beaucoup plus facile à fendiller. C'est l'agence Bloomberg qui nous apprend tout cela.
Et du coup, tous les pays se lancent dans la dans la construction de briseglace parce que il y a une très grande différence dans les flottes actuelles. C'est la Russie qui domine avec 47 briseglaces aujourd'hui tandis que les États-Unis n'en ont que trois. A au Canada qui est un pays riverin, on en a 19 mais on en a pas fabriqué depuis 50 ans.
La Suède et et la Finlande en ont chacune quelques-uns. La Chine en a six, je vous l'avais dit. Et du coup, tout le monde s'équipe.
Trump vient de décider d'en fabriquer 48 de façon à pouvoir occuper l'espace. Pourquoi est-ce qu'on s'intéresse à cette région ? D'abord, il s'agit de sécuriser les routes commerciales évidemment.
Il s'agit aussi de cartographier les éventuelles richesses minières qui pourraient être exploitées et puis aussi d'explorer ou voir d'exploiter les champs mineers et gaziers rendus accessibles par la fonte des glaces en 2030. On pourra circuler tout l'été parce que les glaces ne se seront plus reconstituées pendant la saison chaude. Le problème évidemment c'est que on a abandonné les capacités de production de briseglace.
Aujourd'hui, elles sont où ? en Russie et en Chine. Il n'y a guinlande, figurez-vous, qui l'a préservé.
Et et ça tombe bien pour Trump puisque son grand ami Alexander Stoub, le président finlandais justement a négocié un deal de façon à pouvoir fabriquer ou cofabriquer des brises glace pour pour l'Amérique. Mais vous voyez que cette bataille géostratégique a des incidences très précises sur la construction navale et et sur le renoncement qui a été celui des pays développés, pas seulement de l'Europe, d'abandonner la fabrication et l'expertise de ces monstres d'acier dont on a besoin aujourd'hui. le réchauffement et ses conséquences sur les batailles économiques.
Bon, il y aura peut-être un traité qui protégera euh l'article l'Arctique euh de façon euh plus complète euh qu'aujourd'hui. Euh théoriquement, il existe déjà des traités mais qui sont plus ou moins contraignants que les États-Unis ont refusé pour certains et et à crainte que ce soit plutôt le Far Wouest et la loi de la jungle. Abnous, votre parti prix international, vous avez regardé la cérémonie d'hommage.
Alors, quelle cérémonie d'hommage à Kirk aux États-Unis à à Charles Kirk et pour vous un personnage à émerger, c'est la veuve du polémiste. J'allais presque dire qu'elle a sauvé le reste et encore donc c'était quand vous dites spectac quand je dis spectaculaire, vraiment je pèse mes mots. Ça se passa à Glendal en Arizona.
Euh donc c'était 73000 places au State Farm Stadium plein des 8h du matin, 19000 places supplémentaires au Desert Diamond Arena voisin, donc plus de 90000 participants entre les deux sites. Mobilisation gouvernementale hors norme, niveau de sécurité équivalent au Super Ball et événement classé de la plus haute importance nationale. exceptionnel au point qu'on a même vu Donald Trump et Helen Musk se serrer la main après des mois de tweets insultant.
Euh les voilà, vous les voyez ici. Spectaclaire est aussi par le côté, vous savez, messe évangéliste d'illuminé et je pèse mes mots. C'était un çaavait rien à envier au taliban euh avant un lancement de croisade.
C'est Non mais vraiment je je vais je je vais commencer par euh Ericur qui après parce que appel à la martilurologie, appel à la vengeance, exaltation au réveil dans le sens chrétien avec une majuscule des forces chrétiennes. Tout était imbibé d'une atmosphère de croisade et de violence à peine contenue. Effectivement, Erica Kerk, la veuve de Charles Kerk, a été la seule à faire quelque chose de tout à fait chrétien.
Le pardon. On l'écoute. [Musique] [Musique] I forg him.
The answer to hate is not hate. Voilà, vous allez me dire si on en était resté là, c'est effectivement le moment, le pardon est quelque chose de tout à fait chrétien. C'était digne.
Alors, je tiens quand même à dire qu'elle était totalement dans le syndrome de persécution dans le reste de son discours, qu'ils étaient persécutés depuis toujours et que c'est pour ça qu'il fallait relever le gant de la foi. Ça c'était magnifique ça. Mais j'ai rien à dire.
Mais juste après, elle a rajouté que l'image de Charlie euh elle exhorté tous les hommes à se marier. Soyez, je cite, un leader qui vaut la peine d'être suivi. Votre épouse n'est pas votre servante, employé ou rival.
Elle est votre aide. Vous n'êtes pas rivau. Vous êtes une seule chair collaborant pour la gloire de Dieu.
Là, j'ai une petite impression de retour à la féodalité, mais ça va encore. Mais que les choses soient claires, moi je n'ai absolument rien contre la foi, la croyance. Je trouve que c'est même un support qui peut être exceptionnel.
Mon problème c'est quand ça vire politique et quand cette voix déborde chez le voisin. Et donc en l'occurrence ce parti prix que je suis en train de faire sous après ce que j'ai entendu toute l'après-midi, je le ferai pas et ce serait certainement brûlé sur le bûcher des péchés parce que juste après, on a eu notre cher ami euh Donald Trump qui là mais alors là mais mais vraiment là été est allé très très loin. Il a brillé par son refus de réconciliation.
On l'écoute. Tenez-vous bien. [Applaudissements] Grandiose ?
Non non mais c'est une cérémonie dommage. En même temps, il a fait la preuve de ce que j'ai beaucoup qui avons suivi Charlie Cœur qui essayion d'expliquer, c'est que c'était pas quelqu'un de haineux. Il appelait jamais à la haine et qui cherchait toujours le débat.
Moi, je neis d'accord avec rien de ce qu'il disait, mais dans sa démarche, il était profondément démocrate ce que Trump lui-même considérait comme étant quand même un truc de loser. Vous savez, Stephen Miller, on en parle beaucoup, c'est le chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche. Il est allé très loin.
Je cite "Vous pensez avoir tué Charlie, vous l'avez rendu immortel. Vous n'avez aucune idée du dragon que vous avez réveillé, aucune idée de notre détermination à sauver cette civilisation, a sauvé l'Occident. Le jour où Charlie est mort, les anges ont pleuré mais ses larmes se sont transformé en feu dans nos cœurs.
Ils ne peuvent pas imaginer ce qu'ils ont éveillé. Ils ne peuvent pas concevoir l'armée qu'ils ont fait naître en nous tous. et à peu près tout le reste, JD V, il disait la vérité et cetera, mais j'ai quand même un somum parce que vous savez euh Tucker Carlson, journaliste avec des tas de guillemets surtout complotiste en chef est allé très loin.
C'est mais alors les délire la phrase donc je propose à tout le téléspectateurs de réfléchir à cette signification. Voilà ce qu'il a dit. Je peux juste imaginer la scène dans une pièce éclairée à la lampe avec un groupe de gars assis autour à manger du houmousse pensant à que faisons-nous de ce gars qui dit la vérité sur nous ?
Je n'ai toujours pas élucidé la référence au houousse mais tout était de ce niveau-là. Donc à part Erik Cœur qui a été d'une dignité spectaculaire malgré ses dérives féodalistes, tout le reste était glaçant et ce que ça annonce c'était vraiment une guerre de civilisation religieuse et du fait que maintenant le christianisme va tout emporter sur son passage et aucune pitié pour nos contradicteurs. Merci à vous trois pour ces parties prix.
Merci à vous de nous avoir suivi. Dans 1 heure tout juste, ce sera le moment le moment important de la journée, peut-être de la semaine avec la déclaration de reconnaissance de l'État de Palestine d'Emmanuel Macron. Ce sera en direct bien sûr des Nations- Unies.
à suivre sur notre antenne.
Gabriel Attal