Budget de la Sécurité sociale : le Sénat et l'Assemblée échouent à trouver un accord
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de Parlement hebbo, l'émission qui revient sur les temps forts de la semaine au Parlement. Et comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur. Cette semaine, nous accueillons Olga Gvern.
Bonjour. Bonjour. Député ensemble de la République de l'IN, ancienne ministre de l'énergie sous-Michel Barnier.
Vous débattez avec Alexandre Wiille. Bonjour. et vous êtes sénateur socialiste de Loise.
Et vous débatterez tous les deux du budget et notamment du budget de la sécurité sociale que la majorité de droite sénatoriale a adopté cette semaine. Mais les députés et les sénateurs ont échoué à trouver un compromis sur ce texte qui repart donc [musique] à l'Assemblée nationale. Et puis que pensez de la méthode de Sébastien Lecnu ?
En pleine période budgétaire, le Premier ministre [musique] a annoncé des consultations des parlementaires et l'organisation de débats à l'assemblée sur certaines priorités comme la défense et l'énergie. Mais d'abord une réaction à ce vote jeudi soir de l'Assemblée nationale, un vote en première lecture. L'Assemblée nationale a adopter une proposition de loi de la France insoumise.
Elle prévoit la nationalisation des usines françaises d'Arcellor Mital. Arcellor Mital qui avait annoncé au printemps dernier un vaste plan social. Question à vous Olga Gvernet.
Le gouvernement et le bloc central étaient contre cette proposition de loi. Mais est-ce que finalement la nationalisation ce n'est pas le seul moyen de garder nos usines en France ? et donc nos emplois.
Non, la nationalisation n'est pas le moyen et nous l'avons expliqué pendant les débats. Nous sommes contre évidemment Arcelor Mital a faire face à un contexte et un marché international qui est très difficile. Nous le savons, nous le soutenons et nous avons une autre méthode qui qui est de pouvoir soutenir l'investissement pour avoir une entreprise qui soit performante sur le marché international.
La nationalisation, ce serait que remettre de l'argent des Français dans une entreprise qui aujourd'hui doit trouver les solutions pour se sortir de la difficulté. Moi ce que je déplore, bon c'est une loi, une proposition loi qui vient de LFI, pas de surprise, mais que le RN, le Rassemblement national se s'abstienne dessus pour se dire en fait euh le le parti des ouvriers, moi je pense que c'est irresponsable de la part de certains partis. Et puis Alexandre Wiil, quand même cette nationalisation d'harceleur mital, ça coûterait 3 milliards d'euros à l'État.
Alors première question, est-ce qu'on en a les moyens ? Est-ce que la nationalisation c'est vraiment la solution pour redonner de la compétitivité à l'acier français qui est en perte de vitesse notamment face à l'acier chinois qui est bon marché et qui s'importe bien en Europe ? B écoutez, il faut qu'on revienne au point de départ de ce qu'est la stratégie de mital en Europe depuis des années.
En fait, contrairement à ce que vous dites, un industriel qu'on soutiendrait et qui ferait des investissements florissants en Europe, la réalité de ce qui est Mital aujourd'hui et vous le savez très bien, c'est un désengagement progressif de tous les États européens. Ça a déjà eu lieu en Belgique. Ils sous-investissent depuis des années en France.
Les salariés le savent, ça a été documenté en CSE, il y a pas de il y a pas de surprise sur ce qui est en train de se passer. Donc en fait, on est face à un industriel dont la stratégie est de délocaliser hors d'Europe vers des pays à Bakou alors que même l'entreprise en fait réalise des profits aujourd'hui limit et bien euh pour augmenter encore cette part de profit. Donc nous qu'est-ce qu'on fait face à ça ?
C'est ça la question qui nous est posée. Est-ce qu'on veut qu'il y ait des assyeries en Europe ? Est-ce qu'on considère que l'acier de haute qualité et de précision qui est fait à Dquerc qui permet de faire fonctionner nos centrales nucléaires, est-ce qu'on veut que cet acier là il soit fabriqué en Europe toujours ou pas ?
Est-ce qu'on veut est-ce qu'on considère que l'acier est un sujet suffisamment important pour se dire qu'on ne veut pas à nouveau être en dépendance absolue vis-à-vis des Chinois ? Donc là, il y a quand même une question fondamentale qui se pose et qui appelle la nationalisation. Il y a aussi la décarbonation qui se pose et Harcel orbital n'a pas euh euh rempli ses ses obligations d'autant plus que l'État a abondé pour pouvoir justement qu'il puisse changer ses fours et puis qu'il puisse se se décarboner.
Donc si Arcela Orbital veut vraiment se délocaliser, je pense qu'il aurait à rendre beaucoup beaucoup d'argent à l'État et je crois que ils doivent avoir ça en tête également. Donc c'est plutôt un partenariat qu'il faut faire, trouver les conditions d'un maintien et je suis d'accord pour avoir notre souveraineté industrielle, nous devons maintenir nos activité industrielle sur le sol français et en Europe. Allez, on va parler du budget de la sécurité sociale adopté par le Sénat et profondément remagné.
Cécile Sou. Mercredi, sans surprise, le Sénat a adopté sa version remagnée du budget de la sécurité sociale avec une majorité claire. Pour 196 contre 119, le Sénat a adopté.
La copie votée réécrit complètement celle des députés. Le Sénat amène notamment le déficit de la sécurité sociale à 17 milliards d'euros, bien moins que les 24 milliards d'euros votés à l'Assemblée. Notre priorité au Sénat, ça a été de ramener ce déficit à quelque chose de beaucoup plus raisonnable dans un contexte qui est difficile pour la France avec des emprunts qui sont les plus hauts de la zone euro.
Donc nous sommes les plus mauvais élèves en quelque sorte. Donc il faut faire des efforts et pour faire ces efforts, évidemment nous avons posé des mesures difficiles. Parmi les mesures difficiles, la sur taxe sur les mutuels, mais aussi le gel des prestations sociales et des pensions de retraite supérieures à 1400 €.
La droite sénatoriale a également voté 12 heures de travail annuel supplémentaire. Elle a surtout rejeté la suspension de la réforme des retraites voulu par la gauche. En fin de compte, il ne reste plus rien des avancées sociales qui ont été négociés à l'Assemblée nationale dans le cadre du PLFSS.
Je le regrette, la droite sénatoriale se radicalise dans la foulée. Mercredi soir, une commission mixte paritaire avec sep députés et sep sénateurs s'est réunis mais n'a pas trouvé d'accord. On on a pris acte que les deux versions en première lecture, on n'est qu'en première lecture des deux chambres présentaient des points de divergence tels que on pouvait pas arriver à un texte de compromis.
Le texte va donc reprendre la direction du palais Bourbon pour une nouvelle lecture. Puis il reviendra à la haute assemblée. Mais là pas sûr, vu les délais que les sénateurs engagent une nouvelle discussion.
Quand ça va revenir au Sénat, il y a des fortes chances pour que nous on fasse une question préalable, c'est-à-dire qu'on discute pas de budget et et que ça ça termine comme ça. Le rejet plutôt que la discussion, les sénateurs savent que leur version du budget de la sécurité sociale a trop peu de chance d'être adoptée. Alexandre Wiil, on comprend qu'il n'y a pas d'accord et qu'il n'y aura vraisemblablement pas d'accord entre le Sénat et l'Assemblée nationale sur ce budget de la sécurité sociale.
On est quand même loin de l'entente politique qui est recherchée entre les forces politiques de droite et du centre et les forces politiques de gauche pour donner ce budget au pays. Ah, ce qui est sûr, c'est que ce qui s'est passé au Sénat est vraiment le le enfin, on a servi à rien au Sénat. Moi je je le dis avec beaucoup de regrets et je l'ai dit à Bruno Rotaillot dans les débats en fait qu'on fait les LR au Sénat, ils ont rétabli leur budget LR de comme d'habitude comme si on éétait pas dans la situation politique qui était la nôtre comme si on avait pas essayé de trouver des points de contact pour essayer de donner un budget au pays.
Donc ils ont rétabli le budget LR classique hein. Il y rien de plus classique dans ce qu'ils ont fait et donc à la fin bah les LR ils ont voté leur budget. Donc si vous voulez, au lieu de servir euh de points de travail dans la discussion et que le Sénat soit utile à la République dans le moment, en fait euh on s'est retrouvé avec une commission mix paritaire qui ne pouvait que constater un désaccord puisque évidemment le Sénat n'a pas joué son rôle de tenter de trouver quelque chose.
Et puis j'entends maintenant ça sur sur la forme et sur la manière et puis sur le fond. J'entendais euh euh la rapporteur sur le budget de la sécurité sociale dire il faut que tout le monde fasse des efforts avec une logique très doloriste qu'elle a eu pendant tous les débat. Je veux dire aussi que le Sénat a supprimé euh la CSG patrimoine qui avait été créée à l'Assemblée.
Donc euh des efforts sur euh les pensions et les prestations sociales, mais pas d'effort sur ceux qui vivent essentiellement de revenus du patrimoine. Soyons sérieux, on n'est pas du tout dans le cadre d'un compromis. Il faut que tout le monde fasse des efforts dit la rapporteur au Sénat.
Et pourtant, sauf les LR. Alors, est-ce que vous comprenez cette position des LR, les anciens alliés du bloc central qui qui refoussent tout compromis avec la gauche ? Bah, leur position, c'est simplement effectivement de ne pas aider le gouvernement dans sa volonté de consensus avec le PS.
Donc, ils ont fait une position au Sénat radical. Voilà, qui a fait que de toute manière ça a bloqué toute convergence possible. Et finalement, on va dire peut-être que c'est pas plus mal.
L'Assemblée aura de toute manière le dernier mot. C'est juste c'est juste dommage que le Sénat a choisi de faire une une méthode de posture et et nous aurons à redébattre et nous aurons aussi peut-être à refaire des efforts. En tout cas, il va y avoir un système d'entu noir.
Nous sommes en deuxème lecture. Donc première lecture, chacun joue sa partition. OK, le Sénat l'a fait.
Deuxième lecture, là il va falloir vraiment prendre ses responsabilités. Nous avons une semaine jusqu'à dimanche pour avoir des des débats. Nous souhaitons nous au groupe ensemble pour la République de pouvoir l'accompagner au mieux évidemment euh si on n' pas de de nouvelles surprises dans ce qui peut être demandé en terme d'amendement.
Pardon. Et un mot sur ce qu'a dit Hervé Marseille, le président du groupe centriste que on vous avait vu à l'image. En fait, ce que dit Herv Marseille quand il dit question préalable, c'est que il veut que ça aille très vite en dernière lecture à l'Assemblée nationale puisque en fait il sait il sait que la mauvaise comédie ça sert à rien de la faire deux fois.
Donc c'est en fait ça qu'il est en train de dire quand il dit rejet préalable, c'est parce qu'il sait qu'il faut qu'il y ait une lecture dans chaque chambre potentiellement et donc ensuite que ça termine à l'Assemblée nationale pour le dernier mot de l'Assemblée nationale. Voilà en fait ce qu'il y a derrière ce qu'il est en train de dire. Donc parlons de ces enjeux du débat à l'Assemblée nationale sur ce budget de la sécurité sociale.
On le rappelle, le Sénat a rejeté la suspension de la réforme des retraites qui était une mesure de compromis entre les socialistes et le gouvernement de Sébastien Lecnu. Alexandre Weisille, vous êtes confiant sur le fait que au final dans la copie du budget, il y aura cette mesure, cette suspension de la réforme des retraites. C'est le c'est le c'est l'acte par lequel les socialistes ont consenti de rentrer en débat malgré le fait que pour la troisème fois, on leur nommait un premier ministre du bloc central.
Enfin, je veux dire euh rendez-vous compte, je ne mets même pas ça pendant la discussion. Pour moi, c'est évident, c'est quelque chose enfin je peut-être il faudra poser ma question de l'autre côté du banc, mais pour moi, les choses, elles sont évidentes. Le sujet, c'est quoi ?
Le sujet, c'est est-ce que les acquis qui ont été obtenus en partie 1 et en partie 2 qui nous ont poussé sur le PLFS à pouvoir voter la partie recette du PLFS, est-ce que ces enjeux-là et ces points-là se retrouveront où est-ce qu'il va y avoir une volonté de détricotage ? Évidemment, s'il y a des tricotages, il y aura pas de PLFSS pour les socialistes. Qu'on les choses elles soient claires, que les choses elles soient non, mais il faut quand même dire les choses aux gens.
Soit ce qui a été obtenu à l'Assemblée en première lecture, la CSG patrimoine, la réforme des retraites, le dégel des prestations et des donc ce qui a été obtenu, ce qui a été ce qui a été ce qui ce qui ressortait des débats s'y retrouve et dans ce cas-là, il y a des bonnes raisons de faire passer ce PLFSS, soit elles n'y sont pas et il y a pas de bonnes raisons de le faire passer. La clé dépend aussi du vote du bloc central. bloc central qui s'est abstenu lorsque la suspension de la réforme des retraites était discutée.
Est-ce que si cette réforme cette suspension de la réforme est maintenue dans le texte final du budget de la SQ, vous votez ou pas ? Mais écoutez, on il y a comme on l'a dit, il y a plein d'autres mesures qui où il faut trouver l'équilibre de tout cela. Donc euh oui, nous euh souhaitons aider, soutenir.
On sait que le projet de loi de finances de la sécurité sociale, c'est le point dur puisqueen fait sur le budget euh il y a une possibilité de de loi spéciale, mais ce n'est pas le cas sur la sécurité sociale. Donc, il y a eu euh des débats au sein de notre groupe. Nous nous laissons la possibilité d'avoir encore des débats au gré des des amendements qui seront qui seront votés, mais l'objectif c'est de quand même pouvoir atterrir sur un budget de la de la sécurité sociale, ce qui redessinerait un chemin politique ensuite pour toutes les réformes que pourrai porter Sébastien Lecornu par la suite et notamment sur l'énergie, je tiens à le dire puisqu'il a fait une annonce quand même cette semaine où il voulait retravailler sur la baisse de l'énergie. débatson parasti mais sécurité quelle est votre in est-ce que vous acceptez tout ce qui a été voté en première lecture à l'assemblée et ce qu'Alexandre appelle des acquis de la gauche sur ce texte ou est-ce que vous voulez les détricoter la question en fait c'est déjà ce qui a été acquis évidemment ce qui a été aussi mis de côté hein je rappelle que la taxe nukman n'aura pas la possibilité de de de mais mais en fait on va on va aussi regarder la question aussi de de l'équilibre qui va pouvoir se faire sur la suite des débats sur le le PLF.
Donc moi, je veux pas m'avancer là pour le moment et non plus au sein de notre groupe, vous le savez, ça se décide toujours sur une réunion de groupe juste avant le vote final quand on regarde la copie globale de de ce qui se fait. Donc encore une fois, nous sommes positifs, nous voulons aider et nous voulons soutenir la possibilité d'avoir un budget de la sécurité sociale. C'est important notamment pour baisser le déficit.
Le sort de ce budget de la SQ dépend notamment de ce que va faire le bloc central. Est-ce qu'un compromis est possible entre Bloc central et socialiste lors de cette dernière élects, je dirais pas la même chose sur le PLF et on parlera du PLF, du projet loi de finance à mon avis plus tard, mais sur le PLFS, sur ce qui s'est passé en première lecture, il y a eu en effet la construction à l'Assemblée nationale de quelque chose qui ressemble à une possibilité de compromis qui a amené le vote pour des socialistes sur la partie recette. Donc si cet esprit-là sur le préjois de finances de la sécurité sociale est maintenu, se retrouve, alors évidemment sur ce sur ce texte, il y a un chemin.
Et alors, on le rappelle, le Sénat a commencé après l'adoption du budget de la sécurité sociale, le Sénat a commencé l'examen du budget de l'État, le projet de loi de finances. Si on se projette un petit peu dans le mois de décembre, Alexandrei, mathématiquement la solution pour que ce budget de l'État passe à l'Assemblée, ce serait l'abstention de la gauche, notamment l'abstention des socialistes. À quelles conditions les socialistes pourraient s'abstenir sur ce budget de l'État ?
Mais écoutez, d'abord, c'est l'abstention de, il faut quand même le dire pour que les gens aient bien les choses en tête. C'est l'abstention des socialistes, des verts et des communistes qu'il faut obtenir. Donc l'abstention de trois groupes politiques de gauche.
Donc il faut parler à tous ces groupes politiques. Je note, vous êtes ancien ministre de l'énergie, notons que sur ce budget, l'énergie n'est pas bien traitée, hein. Vous je vois opiner, donc vous êtes d'accord avec moi que sur ce budget, nous voulons travailler à améliorer pour les Français. manière positive de le dire, mais vous dites la même chose que moi.
Donc il y a tout un tas de questions environnementales qui ne sont pas du tout traité par ce budget. Il y a tout un tas de questions. Donc l'abstention, elle est à mon avis à rechercher avec ces trois groupes politiques et c'est un point qui est essentiel.
Maintenant sur le fond, moi mes inquiétudes, je les partage avec vous sur ce sur ce budget de sur ce qui arrive. Autant sur la sécurité sociale, il y a eu la volonté de trouver des compromis. Autant je trouve que sur la question du budget, vous êtes sans compromis avec nous.
Vous êtes Non mais alors allez allez-y si vous voulez justement c'est la question du prochain débat puisque le premier ministre lui veut croire qu'il ait encore un espoir d'adopter ce budget. Il propose une nouvelle méthode des débats sur des thèmes importants stratégiques de ce budget pour tenter de réunir des majorités. Stéphanie Despierres.
La France aura-t-elle un budget à Noël ? À quoi pourrait-il ressembler ? Beaucoup de questions sans réponse et un castet politique.
Depuis Matignon lundi, le premier ministre donne quelques indices. Pas d'ordonnance, dit-il, pas de loi spéciale pour l'instant, mais une nouvelle méthode, de nouvelles consultations des parties. de ces discussions, petit à petit, le gouvernement n'exclut pas de les verser à des votes euh à des débats spécifiques à l'Assemblée nationale et au Sénat qui pourraient donner lieu à des votes adoc pour permettre justement de créer ce cadre de compromis pour l'avenir.
Objectif rendre concret des compromis sur plusieurs fronts. Le déficit, la réforme de l'État, l'énergie, l'agriculture ou encore la sécurité. Encore faudra-t-il trouver une majorité ?
Le Parti socialiste veut y croire. Je suis toujours partant pour le débat parce que je crois que ce serait une folie que de refuser que le Parlement joue son rôle. Je souhaite que nous puissions y arriver et je pense que nous allons y arriver.
Existe-t-il une voie de passage ? Les députés sont renvoyés à leur responsabilité mais dans les couloirs du palais Bourbon, la méthode le cornu peine à séduire. Euh s'ils commencent à découper le budget en tranche, en morceaux et cetera, ça veut dire qu'à la fin, ils ont dans l'idée de faire passer une loi spéciale.
Il fait perdre du temps au pays et donc il doit partir le plus vite possible et notamment pour faire aussi échouer un budget qui est d'une cruauté absolument inouie. Nul ne sait encore si le locataire de Matignon parviendra à matérialiser un consensus. Le premier débat thématique consacré à la défense est prévu le 10 décembre.
Olga Gvernet, juste avant de revenir sur cette méthode de Sébastien Lecnu un peu étrange d'organiser des débats à la fin de l'année en pleine période budgétaire, juste sur le budget de l'État, quelle mesure sociale vous êtes prêt au sein du bloc central à donner à la gauche pour qu'il s'abstiennent et fassent passer ce budget et donne un budget à la France pour le pour le budget. Je pense que ça va pas se se se s'arrêter ici. Je pense qu'il faut regarder encore une fois ce qui va pouvoir se passer.
On rappelle que ce budget ben il est pas passé. Donc il va falloir refaire tout le tout le processus. Mais je crois simplement que il faut maintenir les discussions, il faut maintenir les discussions aussi euh à avec le Sénat et de voir comment ça pourra euh évoluer par euh par la suite.
Mais je vous dirais pour le budget, je pense que le chemin est beaucoup plus étroit et heureusement qu'on a euh cette possibilité de de loi spéciale, ce qui n'empêchera pas d'avoir euh une nouvelle fois une discussion budgétaire en début d'année. Évidemment sur cette méthode de Sébastien Lecnu d'organiser des débats sur la défense, sur l'énergie en pleine urgence budgétaire à la fin de l'année, c'est un peu étrange. Je trouve que c'est intéressant de d'isoler certains sujets qui tiennent à cœur.
L'énergie me tient à cœur et je crois qu'on n pas encore réussi à trouver la bonne équation pour faire enfin baisser durablement le prix de l'énergie. On ça a commencé hein déjà - 15 % au mois de au mois de février. Les prix de marché baissent.
Ce serait incompréhensible pour les Français de ne pas avoir une baisse sur les factures. Ça doit pouvoir se matérialiser aussi dans des décisions budgétaires et donc de fiscalité. Alexandre Wiille, même s'il y a des votes à l'issue de ces différents débats, il n'y aura pas d'avancé législative.
Finalement, est-ce que ça sert à quelque chose pour vous ces différents débats proposés par Sébastien Lecornu en pleine période budgétaire ? Bon, on peut débattre de l'avenir du pays, c'est toujours intéressant. Je veux pas dire le contraire.
La question c'est que la priorité, elle n'est pas là. Moi, j'ai pas de problème à ce qu'il y a des débats qui soient organisés. et on participera au débat.
On l'a jamais fui au contraire, ça nous ce sont des sujets qui nous intéressent et qui nous préoccupent. Donc il y a pas de sujet là-dessus. La réalité c'est que l'urgence est quand même à la question budgétaire.
Je pense qu'on peut tous en être conscients et partager ça. Je vous entendais dire il y a quelques instants, le chemin est plus étroit pour le budget. C'est clair.
C'est clair que pour nous aujourd'hui le budget, il y a vraiment pas grand-chose qui est satisfaisant dans le budget. en fait après la verion, après le rejet puisqueon va faire au Sénat où à mon avis les LR vont être sur la même logique de pure posture de rétablissement de leur budget classique, à mon avis, on va se retrouver avec quelque chose qui va être de très je vais juste au bout parce que je pense que c'est important mais je vous dis aussi que l'idée de dire on repousse en janvier en se disant que euh on aura les socialistes à petit feu n'est pas non plus une bonne idée. Alors si c'est pas l'idée tant mieux mais voilà je vous dis aussi que si c'est ça l'idée ça ne passera ça ne se passera pas comme ça. ce sera c'est c'est pas forcément l'idée mais effectivement on a un calendrier contraint et on s deux autres contraintes c'est pas de 493 et pas d'ordon mais du coup c'est pas prioritaire c'est débats en plein alors qu'on se demande comment ce budget va pouvoir passer c'est quand même des débats avec votes c'est souvent on propose des débats sur la question de la la défense je pense que pour engager et notamment sensibiliser le fait qu'il faut sacraliser ce budget de défense et notamment dans le budget je Je pense que c'est bien de pouvoir sortir la thématique effectivement avec ce débat sur la défense organisée à l'assemblée à l'Assemblée nationale et puis aussi dans le contexte de la création du service national.
Création annoncée jeudi par Emmanuel Macron. Un service militaire volontaire. C'est une bonne idée Alexandreil ce service ?
Ben franchement, c'est très difficile de se prononcer parce que vous avez un président de la République qui euh n'informe absolument personne euh qui à mon avis euh a des difficultés à accepter d'être un personnage secondaire de ce qui est en train de se dérouler qui tout d'un coup improvise quelque chose. Honnêtement, je sais pas vous, nous les parlementaires, on l'a appris à la télé. Enfin, c'est quand même ça l'histoire de ce truc.
Enfin, faut être sérieux. On parle de défense, on parle d'un sujet extrêmement important. Nous, on est prêt à tout regarder sur ces sujets-là.
Je rappelle que la priorité absolue, c'est quand même d'exécuter cette loi de programmation militaire. Je rappelle que dans le cadre de la de de la stratégie de défense du pays, il y a 26000 jeunes aujourd'hui qui s'engagent dans les armées euh de bac plus de du du brevet à bac + 5 avec des postes. Je rappelle que dans le cadre de cette loi de programmation militaire, il y a l'idée de doubler la réserve nationale.
Donc comment ce que propose le président comme ça balancer au milieu de la table sans que personne ne soit au courant de rien s'inscrit dans ce cadre-là ? Donc nous on est prêt à discuter de la chose militaire parce que le lien entre la défense et l'armée et la population dans le moment que nous traversons est essentiel est important. Mais franchement je sais pas vous, moi on l'a appris comme ça.
Alors j'avou question les questions sont légitimes. On en parlait entre nous. Moi je suis présidente coprésidente du groupe d'étude industrie de défense donc c'était plutôt sur la partie industrie mais quand même la question des moyens humains qui sont mis à disposition de nos armées interrogeaient beaucoup.
Donc c'était des discussions. Il y a cette proposition et je trouve ça légitime qu'on puisse répondre aux questions par nous-mêmes, par les débats et la le cadrage que l'on veut donner. Si on alloue des moyens financiers, évidemment, quelle est l'action qui est proposée finalement aux Français pour démontrer que nous montons en compétence sur le sujet ?
Donc créer des vocations, c'est nécessaire. Il y avait avant le service national universel, le SNU qui était sur format très restreint. Euh là, on cente une fois de plus pour avoir quelque chose de militarisé et euh mais toujours sur le la base du volontariat.
Non, moi j'ai quand même pardon juste une question mais quand même qui est une curiosité pour comprendre le niveau de déconnexion du président de la République. Vous l'avez appris comme nous à la télé ou pas ? Non, c'est des discussions que nous avons déjà euh et au sein de la commission défense et dans les groupes de travail.
Donc à un moment donné, il y a bien quelqu'un qui doit prendre une décision. Alors peut-être que vous votre groupe n'a pas été consulté particulièrement au au Sénat. J'espère je sais pas si vous êtes à la commission défense ou si vous aviez vous aviez identifié mais mais moi je sais que les commissaires très impliqués sur le sujet qui connaissent d'ors et déjà la volonté d'avoir cette loi de programmation et de et de monter en compétence avait mis ce sujet sur la table.
Alors, en tout cas, le premier ministre Sébastien Lecnu veut créer davantage de consensus au sein des parlementaires en organisant euh ces débats avec vote sur ses priorité pour le pays. Mais est-ce que vous pensez, Alexandreil, que ça va vraiment permettre de résoudre notre crise politique actuelle et que l'erreur initiale de Sébastien Lecnus ce n'est pas d'avoir renoncé au 493 ? D'ailleurs, François Holland, l'ancien président de la République, dit qu'il ne faut pas se priver du 493 en cette fin d'année.
Écoutez, moi je suis pas constitutionnaliste, je suis parti socialiste, pas parti des constitutionnalistes. Donc ce qui m'intéresse à la fin, je vous avoue, hein, au-delà des questions de procédure, c'est ce qu'il y a dans le budget. Euh donc les débats sur 40, c'est le PS qui demandait l'abandon du 493.
Je suis d'accord. Même si vous savez, au sein de chez nous, ça a pu proposer qu'un de discussion entre les uns et les autres, vous le rappelez hein, et que ça a eu quand même des effets extrêmement bénéfiques sur le débat sur le fait qu'il y a eu un débat parlementaire. On a retrouvé des gens en séance qu'on avait pas vu depuis longtemps.
Bon bref, tout ça tout ça a malgré tout permis d'avoir un débat de de de qualité. La question c'est juste moi ce que ce qui m'intéresse, c'est le fond. En fait, je je veux dire que ça passe par euh la modalité de passage, elle est secondaire par rapport à la question du fond.
Est-ce que euh l'école, l'écologie seront l'environnement, l'énergie seront sacrifié pour ne pas mettre à contribution les plus riches de ce pays ? C'est ça moi ma question. C'est c'est ça qui ça que je regarde dans ce budget.
Donc euh j'attends de savoir ce qui sortira des débats et à la réalité bah si ces sujets sont traités a priori euh tout ça n'y aura même pas besoin puisqu'il pourrait y avoir une abstention des uns et des autres qui faudra faire passer ce budget. Est-ce que vous êtes d'accord avec euh ce que dit le sénateur ? la modalité de passage, peu importe la modalité de passage du moment qu'on vote quelque chose à la fin.
Non, pas pas quelque chose à la fin, quelque chose de précis. Moi, je préfère apprendre un budget passé par 493 de compromis comme on dit. Bah si a 493, du coup, il y a plus de il y a plus de vote mais ça veut dire qu'il peut potentiellement y avoir entente sur la copie finale qui est présentée au 493 mois.
C'est la question que je pose puisque François Hollande l'a évoqué à un moment donné. le premier ministre est dans une situation délicate si euh il a dit pas de 493 et que finalement ceux qui l'avaient demandé en premier fin pourrai se dire bah c'est peut-être la peut-être la meilleure façon d'atterrir sur une copie qui nous conviendrait. Donc les Français vont plus comprendre.
Faudra nous expliquer si dans ce cas-là euh et si cette nouvelle voie de passage est est ouverte, comment est-ce qu'on l'explique aux français ? Parce que c'est compliqué. On on s'est enlevé des outils de de convergence.
Euh ça a amené tous les débats, les heures de débat que nous avons pu faire. On est voilà, on est on est arrivé là. On peut moi je pense qu'il faut surtout rien de s'empêcher, mais les stop and go, les allers-retours qu'on pouvait nous a sur lequel nous étions accablés au niveau du gouvernement ou de la majorité, on se rend compte également que les oppositions elles-mêmes ne sont pas capables de de converger.
Donc vraiment cider les uns les autres. Non mais en fait si vous voulez nous le sujet c'est quoi aujourd'hui ? C'est que faut pas mettre la charrue avant les bœu.
Notre sujet premier c'est est-ce qu'il y a les éléments d'un compromis sur la table que vous parlez de 493 de quoi que ce soit. Je veux dire s'il y a pas les éléments de compromis 493 ça passera pas. En fait c'est c'est juste ça la question c'est 493 abstention de tous les groupes de gauche où les solutions, elles sont diverses.
Tout le monde les connaît, tout le monde les a peu près en tête autour de la s'il y a pas d'élément d'un compromis ce qui est le point de départ sur le budget et aujourd'hui il n'existe pas alors on aura un problème quoi qu'il arrive. Merci beaucoup à vous deux d'avoir participé à ce débat. On se retrouve la semaine prochaine, même lieu, même heure.
Alexandre Ouizille