Entretien avec Marine Le Pen
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Nous accueillons Marine Le Pen, bonjour. Marine Le Pen, vous êtes désormais présidente du parti Rassemblement National. On va évoquer, bien entendu, le changement de nom de votre parti, mais tout d'abord, on vous a préparé un petit vademécum avec quelques citations d'hommes politiques. On commence par Laurent Wauquiez, puis vous entendrez ensuite Matteo Salvini, Sébastien Kuntz, qui est le chancelier autrichien depuis décembre 2017, et Donald Trump.
J'ai vu à Mayotte la situation où on a des immigrés clandestins qui rentrent en France. En se disant, si mes enfants naissent en France, ils auront la nationalité. Ça aboutit à encourager l'immigration irrégulière, et ça conduit à un détournement de nos règles du droit du sein.
Nous ne voulons pas devenir un pays d'immigration. Nous fournissons de l'aide partout où c'est nécessaire, il n'y a pas de contestation sur ce terrain, mais nous n'accueillons pas de migrants, ni aujourd'hui, ni demain. Nous allons construire la guerre, nous n'avons pas de choix. Je peux vous promettre aujourd'hui que l'on va mettre fin à l'immigration, et que l'on va mettre fin à l'immigration illégale pour rétablir l'ordre et la sécurité en Autriche.
Je souhaite qu'on ne donne plus la nationalité à des délinquants qui ont été condamnés à une peine de prison.
Marine Le Pen, votre réaction à ces différents commentaires, slogans, qui sont très proches de ceux qu'affectionnait le Front National, qu'affectionnera peut-être le Rassemblement National ?
Je pense qu'il faut essayer de prendre un peu de recul pour analyser ce qui est en train de se passer dans le monde. La réalité, c'est que le monde est en train de faire un choix qui est très différent de celui des trente dernières années. Il est en train de tourner le dos à cette mondialisation sauvage qui a été imposée, y compris, il faut bien le dire, par les marchés financiers, sur la base du libre-échange total, sur la base de la circulation généralisée, et donc également des grandes migrations qui en ont été des conséquences. Toutes les grandes nations sont en train de revenir à une forme de protection, d'idées nationales, de maîtrise de leurs frontières.
C'est le cas de l'Inde, de la Chine, c'est le cas de la Russie, c'est le cas des États-Unis, et c'est le cas de toute une série de pays en Europe. Donc je crois qu'il y a une vraie révolution démocratique, une vraie révolution pacifique, qui, à mon avis, ouvre une nouvelle ère. Il est vrai que cette histoire-là, et la nôtre en ce sens, que nous sommes dans le sens de l'histoire, pour avoir été un des mouvements politiques, à avoir anticipé, annoncé et défendu, ce choix-là.
Ce qui se passe en Italie, par exemple, vous vous en sentez évidemment proche. Matteo Salvini a les mêmes idées que vous.
Oui, bien sûr. Matteo Salvini fait partie d'ailleurs de notre groupe au Parlement européen, avec la Ligue, comme fait partie de notre groupe le FPO, autrichien. Et nous sommes extrêmement proches, d'autant que l'Italie et la France sont vraiment deux nations sœurs. Elles se ressemblent beaucoup dans leur approche, dans leur culture, dans leur structure, y compris économique.
Et donc, véritablement, il y a une culture, il y a une culture, il y a une culture, il y a une culture, il y a une culture, il y a une culture, il y a une culture, il y a une culture, il y a une culture, il y a une culture, il y a une culture, il y a une culture, il y a une culture, il y a une culture, il y a une culture, et donc globalement, il y a une communauté de vues entre nous. Je note d'ailleurs, dans l'actualité de cette semaine, qu'on assiste à un rapprochement entre le Micellinie et le Président Orban, qu'on assiste à une rencontre entre Kour�s, l'Autrichien, avec Strahler et Vladimir Poutin, je crois, comme je l'ai dit, que c'est le début de la libération de l'Europe.
Non mais il ne s'agit pas d'extrême droite. Extrême droite est un terme qui a été utilisé, qui est évidemment très péjoratif, de la part de ceux qui ne partagent pas nos idées pour les diaboliser. Il n'y a pas d'extrême droite. Il y a des grands choix qui sont faits et aujourd'hui le monde tel qu'il fonctionne ne va pas à toute une série de peuples européens. Ils ne sont pas pour cela d'extrême droite, ils sont juste attachés à la nation et à la protection qui découle de la nation.
Et alors les alliés justement de la Ligue, le mouvement 5 étoiles, comment pourriez-vous les qualifier ? Alors il y a évidemment une polémique pour savoir s'ils sont proches de l'extrême gauche ou s'ils sont tout simplement opportunistes. Qu'est-ce que vous diriez vous Marine Le Pen ?
Vous savez ce terme de populiste qui a été utilisé lui aussi avec la tentation du caractère péjoratif, moi je ne le trouve pas péjoratif. Si c'est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, je considère que le terme populiste est tout à fait honorable. Mais en l'espèce, ils sont souverainistes en réalité. Ils veulent que leur peuple décide de leur destin sans aucune interférence de quelque nature qu'elle soit, que ce soit l'interférence des marchés financiers, que ce soit l'interférence d'une structure supranationale du type Union Européenne. C'est cela en réalité qui est le point commun.
Après ils décident de leur économie, de comment ils veulent la modifier, des choix qu'ils veulent faire. Mais l'idée c'est chacun... Chez soi est libre de déterminer les choix de société qu'il entend mettre en oeuvre.
Bon mais si l'étiquette est effectivement de populisme, elle se ramène à la démocratie, alors tout le monde est populiste. Si en revanche il s'agit de dire qu'il y a quelque chose qui doit limiter les décisions, notamment par exemple les droits de l'homme, un certain nombre de textes qui s'appliquent de la même façon que Montesquieu disait que le pouvoir, tout pouvoir devait être arrêté. Là est-ce que vous demeurez populiste Marine Le Pen ?
Vous savez nous sommes des grandes nations. Des vieilles et grandes nations. Qui avons une part dans la création et la mise en oeuvre de la démocratie. Qui est supérieur au peuple ? Quelle est l'entité qui tire une légitimité suffisante pour dire au peuple... La constitution ne peut pas être changée n'importe comment, il y a des règles. La constitution peut être changée avec la volonté du peuple. Donc moi j'aimerais rappeler, et peut-être être le porte parole des peuples, ce sont les peuples qui choisissent pour eux-mêmes. Sinon on n'est plus dans un système démocratique.
Et je suis désolé mais dans les choix qui sont faits, par exemple dans les choix que je porte, il n'y a absolument rien qui aille à l'encontre de la constitution française. Ça c'est autre chose. Non mais attendez, et si il existe des choix qui aujourd'hui sont interdits par la constitution parce que la constitution a été changée, alors il faut se tourner vers le peuple et lui demander s'il entend modifier la constitution. C'est aussi simple que ça, ça s'appelle la démocratie en effet.
Sur le mouvement 5 étoiles, est-ce que par exemple, on l'a entendu, alors c'est évidemment, très débattu, est-ce qu'on peut rapprocher par exemple le mouvement 5 étoiles de la France Insoumise selon vous Marine Le Pen ?
Je ne le pense pas. Le mouvement 5 étoiles d'abord c'est un peu une auberge espagnole. C'est-à-dire que pour le coup, pour un parti italien ça peut faire sourire, mais il s'agit en réalité de gens qui viennent effectivement d'entités politiques extrêmement différentes. Mais ils sont pour la maîtrise également de leurs frontières. Or c'est ça qui les différencie fondamentalement de la France Insoumise. La France Insoumise est un parti migrationniste aujourd'hui. Il est pour l'immigration. Il est pour la régularisation de l'intégralité des clandestins. Il est pour l'ouverture des frontières, plus encore qu'elles ne le sont. Je sais que c'est pas facile mais ils y arriveraient probablement.
Et par conséquent, là il y a une différence majeure. En revanche, sur l'idée, sur la contestation de l'Union Européenne, de son côté, de son ingérence, de son caractère autoritaire, oui il y a sûrement des points communs, comme il y a des points communs d'ailleurs sur ce sujet, entre la France Insoumise et nous-mêmes.
Pourquoi cette alliance prend-elle le pouvoir en Italie ? Pourquoi Sébastien Kuntz a le pouvoir en Autriche, Victor Orban en Hongrie, et vous, vous avez échoué Marine Le Pen ?
Nos systèmes électoraux sont très différents. En réalité le système autrichien et le système italien se ressemblent beaucoup. Ce sont des systèmes qui permettent à l'intégralité des formations politiques d'être représentées à la hauteur de la confiance qu'ils suscitent au sein du pays. Ce n'est pas le cas chez nous. Vous voyez bien que nous sommes un très fort, puissant courant politique et malgré cela nous sommes représentés par 6 députés sur 577 à l'Assemblée Nationale. Prenons l'exemple de la Ligue, avec 17%, je crois qu'ils ont près de 180 députés et sénateurs.
Vous voyez que le fonctionnement démocratique français doit être remis en cause à la lumière de ces résultats et je crois que c'est un vrai débat. Et je m'inquiète d'ailleurs de voir que Emmanuel Macron n'en tient pas compte et propose quelques grammes de proportionnel lors de sa future loi.
Matteo Salvini est l'un des hommes politiques les plus populaires d'Italie. Vous les avez d'ailleurs invités le 1er mai dernier avec Geert Wilders. Ils n'ont pas voulu vous rejoindre Marine Le Pen. Est-ce parce que pour eux le Front National trop à droite ? Vous avez dans votre parti des gens infréquentables.
Non mais je crois que vous commettez une analyse qui est totalement erronée Matteo Salvini. Matteo Salvini était en pleine négociation. Je vous rappelle que le lendemain même de son élection, une des personnes qu'il a cité dans sa conférence de presse, c'est moi-même, et je l'en remercie d'ailleurs pour indiquer la proximité qui est la nôtre, le combat commun que nous avons mené, pour me remercier d'ailleurs d'avoir été un soutien de la Ligue depuis le début, c'est-à-dire depuis qu'il en a pris la tête. La Ligue faisait 3 ou 4% à l'époque, vous voyez. Je crois absolument pas qu'il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre nous.
Quant à Gerd Wilders, il était retenu, lui, par un procès qui lui est fait pour des propos qu'il avait tenus quelques mois auparavant. Donc il n'y a pas de difficultés dans notre groupe. Il y a un grand respect entre nous. Et j'ai même envie de vous dire, c'est pas souvent, donc disons-le, il y a de l'amitié entre les dirigeants de ces différents mouvements politiques.
Bon mais alors, s'il n'y avait pas de soucis pour qu'il s'affiche avec vous, s'il n'y a pas de soucis dans votre rapport à la démocratie, pourquoi changer le nom de votre parti ? Pourquoi vouloir aujourd'hui rebaptiser le Front National en Rassemblement National, Marine Le Pen ?
Parce qu'on a grandi, parce que le Front National n'était plus de même nature. Nous avons été pendant très longtemps un parti de contestation, puis un parti d'opposition en entrant massivement dans un certain nombre de conseils régionaux, puis de conseils départementaux. Aujourd'hui, nous sommes un parti de gouvernement. Vous savez, faire front, en quelque sorte, c'est faire front contre quelque chose. Nous ne voulions plus faire front contre quelque chose. C'est si vrai d'ailleurs que, souvenez-vous, le Front Républicain avait été constitué, le soi-disant Front Républicain avait été constitué contre le Front National. Nous voulons faire avec, avec les Français.
Et notre rôle, notre ambition, notre objectif, notre obligation, j'ai envie de dire, c'est précisément de rassembler le peuple français. Le peuple français. Le rassembler autour de quoi ? Et c'est là où le nom a véritablement sa signification. Autour de la nation. Il fallait que dans ce nom, Rassemblement National, il y ait le mot national. Parce qu'aujourd'hui, c'est le grand choix. Entre les mondialistes et les nationaux, le choix, il est là. Le nouveau clivage politique, il est précisément à cet endroit-là.
Mais n'était-ce pas malheureux de reprendre le nom du parti de Marcel Déat, parti actif pendant l'occupation allemande, Marine Le Pen ?
Ce n'est pas le nom de Marcel Déat auquel on participait d'ailleurs. Certain nombre de pères de grands responsables politiques socialistes français. Vous pensez à qui ? Puisque Déat, c'était le Rassemblement National et Populaire. Alors si un mot ne change rien...
Vous avez dit qu'il y avait des socialistes qui avaient participé à ce mouvement. À qui pensiez-vous ?
Par exemple, le père de Lionel Jospin était adhérent. Non, non, mais je vous le dis. On va vérifier ça. Vous pouvez le vérifier. Donc si un mot ne change rien, si on peut mettre un trait d'égalité entre Rassemblement National et Rassemblement National et Populaire, alors on peut mettre un trait d'égalité entre Parti Socialiste et Parti National Socialiste. Vous voyez bien que ce n'est pas raisonnable, que c'est une volonté de nuire, et que nous n'avons évidemment strictement rien à voir avec cela. Mais j'aimerais rappeler à ceux qui nous écoutent que le Rassemblement National, ça veut dire quelque chose dans l'histoire du Front National.
Puisqu'entre 1986 et 1988, le groupe au Parlement National, à l'Assemblée Nationale, s'appelait le Front National-Rassemblement National parce qu'il s'était ouvert précisément à un certain nombre de personnalités qui venaient de la droite, qui venaient du CNI. Et c'est aussi cet esprit-là que nous voulions retrouver.
Les adhérents y sont-ils favorables ? En janvier 2018, on disait que 80% des adhérents du Front National souhaitaient que le Front reste le Front. Oui, mais vous avez dit beaucoup de sottises. Alors là, en l'occurrence, c'était sur RTL. C'était ma consoeur Pauline de Saint-Rémy qui est une consoeur. RTL dit beaucoup de sottises. Pour le dire autrement, est-ce que le fait de vouloir élargir le socle du Parti Socialiste, vous ne courez pas le risque de perdre votre base Marine Le Pen ?
Vous m'avez dit ça à chaque fois que j'ai imposé un changement. C'est la première fois qu'on se voit. Les médias ont analysé ça à chaque fois, ou souhaitaient cela d'ailleurs parfois pour ceux qui sont les plus partisans, à chaque fois que j'ai opéré un changement. On m'a dit exactement la même chose lorsque je suis arrivé à la tête du Front National. On m'a dit que l'arrivée de Marine Le Pen à la tête du Front National va faire fuir la base. Non, c'est faux. Nous avons fait un vote de manière parfaitement démocratique, sous contrôle huissier pour paquet de contestations.
Les adhérents ont compris l'intérêt de ce changement de nom, ont compris que nous ouvrions un nouveau chapitre de l'histoire de notre mouvement. Il ne s'agit pas de renier le passé, il s'agit de dire que notre avenir, c'est celui-là. C'est celui de rassembler le peuple français pour pouvoir arriver au pouvoir.
Je ne vais pas faire de la psychanalyse de bazar, mais regardez, au même moment, vous changez de nom Rassemblement National. Marion Maréchal Le Pen oublie le nom de Le Pen, elle s'appelle Marion Maréchal. Est-ce que vous n'avez pas l'impression qu'il y a un Le Pen en trop, par exemple ?
Je ne comprends pas votre question. Marion Maréchal ?
Je vais la reformuler, si vous voulez, cette question. Le fait que Marion Maréchal Le Pen demande aujourd'hui de se faire appeler Marion Maréchal, le fait que le Rassemblement National, c'est surtout une manière d'effacer le Front National, c'est d'ailleurs ce qu'a dit Jean-Marie Le Pen. Est-ce que, finalement, le passif est trop lourd pour vous ?
Non, mais en aucun cas. Jean-Marie Le Pen, effectivement, est malheureux de ce changement de nom, mais il est comme tous les parents. En réalité, il n'aime pas trop que ses enfants grandissent. Or, le Front National, qui incontestablement était son enfant, a grandi. Et il est porté par de nouvelles ambitions. Il devrait s'en réjouir plutôt que de se considérer en deuil. Quant à Marion Maréchal...
Dans son autobiographie, non seulement il ne s'en est pas réjoui, mais il a encore lesté un peu plus le boulet Le Pen qui est accroché à vos pieds. Il a expliqué, par exemple, que De Gaulle était le pire affront qu'on ait fait à la France. Il en a rajouté dans sa fidélité au pétinisme.
Nos divergences ne sont pas une nouveauté. C'est une des raisons, d'ailleurs, qui a présidé à notre séparation. J'ai assumé ma responsabilité. Ce n'était pas facile, d'ailleurs, parce que c'est mon père et que ce n'est pas simple. Mais je l'ai fait dans l'intérêt supérieur du pays, dans l'intérêt supérieur du mouvement, parce que je pensais qu'il y avait là vraiment une divergence de fond. Quant à Marion, elle a pris le nom...
Juste sur ce point, sur De Gaulle, lorsque Jean-Marie Le Pen écrit dans ses mémoires que De Gaulle était véritablement la pire catastrophe politique pour la France, qu'est-ce que vous en pensez ?
Je pense que c'est anachronique. Je pense que Jean-Marie Le Pen conserve en lui cette blessure béante de l'Algérie française. Elle est là, la réalité. Mais dans la vision que De Gaulle avait de la France... Pour vous, par exemple, l'Algérie française... Dans la vision que nous avons de la France, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y a une très grande proximité avec la vision du général De Gaulle. Cette France libre, cette France indépendante, cette France souveraine, cette France pilier et même chef de file des pays non alignés.
Même dans sa vision de l'économie, l'idée qu'on ne peut pas laisser au marché le soin de déterminer le choix de société, la politique économique et que cette économie, elle doit être fondée sur la liberté de l'entreprise, bien sûr, mais elle doit être régulée par un état stratège. On est très proche de la vision que portait en l'occurrence le général De Gaulle. Et pour revenir à Marion, elle a pris le nom de Le Pen pour faire de la politique. Aujourd'hui, elle va dans le privé. C'est aussi une manière pour elle, je pense, de dire aux journalistes, écoutez, arrêtez de faire des hypothèses qui sont folkloriques. Quand je dis je quitte la politique, je quitte la politique.
Et si j'ai besoin d'enlever le nom de Le Pen pour vous le faire comprendre, alors je le fais. On parlera à nouveau de Marion.
Mais juste là-dessus, Marine Le Pen, est-ce que le fait de changer le nom du parti est suffisant ? Est-ce que, puisque vous considérez que votre fidélité à l'héritage du général De Gaulle, j'imagine que certains gaullistes apprécieront, mais puisque vous considérez que c'est en quelque sorte... Je n'ai pas une fidélité, j'ai une proximité. Proximité, si vous voulez. Est-ce qu'un certain nombre d'adhérents aujourd'hui du Rassemblement national, qui ont, eux, une certaine proximité avec... les idées du maréchal Pétain, qui continuent à avoir... Je suis désolé de vous agacer, mais je suis obligé aussi de vous poser la question à ce sujet.
D'accord, mais vous avancez cela. Sans aucun élément de démonstration de quelque nature que ce soit. Vous le savez, encore une fois, je suis arrivée à la tête du Front national, j'ai exprimé quelles étaient mes positions, j'ai exprimé que ceux qui étaient en désaccord avec mes positions avaient le droit, mais qu'ils devaient se plier à la ligne que je portais, et s'ils ne se pliaient pas, eh bien, il fallait qu'ils quittent le Front national. Ça a été d'ailleurs le cas, soyons très clairs.
Marine Le Pen