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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 23 janvier 2026 17 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécuritéEurope & international

Julien Odoul : "Retailleau et Wauquiez sont macronisés jusqu'à la moelle !" (Sud Radio)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 60 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous ne participez pas à ce macronisme agonisant quand vous déposez des motions de censure, alors qu'entre nous, ils n'ont aucune chance d'être votés ?

  • 1:14OuverteÉludée

    Mais est-ce que si maintenant, ça veut dire que vous, Julien Audou, le député Rassemblement National, porte-parole aussi de ce parti, vous dites, vous tendez une main, vous dites, écoutez, les LR ne vous laissez pas dissoudre dans le macronisme les plus courageux.

  • 2:45OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui s'est passé hier ?

  • 3:24RelanceRéponse directe

    On y reviendra, mais quand on parle notamment de bordélisation, ça commence avec Laurent Jacobelli, lui aussi député du Rassemblement national, qui dit que les frères musulmans veulent lapider les homosexuels, et bien si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI.

  • 4:18RelanceRéponse partielle

    Est-ce que c'est pas caricatural, assouez-vous le Rassemblement national, qui est allé sur tous les plateaux, pour dire, sans doute à juste titre parfois, que vous, le Rassemblement national, êtes caricaturés, assouez en partie de collaborateurs, en partie d'héritiers, des Waffen, SS et autres, est-ce que c'est pas de faire la même chose avec la France insoumise ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Mais vous dites en réalité quoi ce matin, notamment sur ces thématiques-là, quand on parle des homosexuels, des minorités ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09Invité politiqueFait
    « Malheureusement, on voit que le macronisme agonisant continue ses effets, continue de pourrir la vie des Français. »
  • 0:22Invité politiqueFait
    « si ce budget s'applique, c'est-à-dire si la motion de censure que nous défendrons dans quelques heures à l'Assemblée n'est pas votée. »
  • 0:58Invité politiqueChiffre
    « pour les Français qui épargnent, avec l'augmentation de la CSGT qui est prévue. »
  • 1:58Invité politiqueFait
    « des députés LR avec Laurent Wauquiez et Bruno Rotaillot qui sont totalement macronisés jusqu'à la moelle. »
  • 2:56Invité politiqueFait
    « un parti, la France insoumise, qui est dans la bordélisation permanente, qui est dans l'outrance, qui est dans la violence, je dis bien la violence »
  • 3:12Invité politiqueFait
    « Antoine Léaumant a menacé, oui, de la violence verbale à la violence physique, souvent il n'y a qu'un pas, et Antoine Léaumant a menacé le président de séance, Sébastien Chenu, des menaces intolérables »
  • 4:52Invité politiqueFait
    « Ils se sont opposés à la loi sur le séparatisme. »
  • 6:01Invité politiqueFait
    « nous ne sommes pas contre le mariage pour tous. Vous vouliez l'abroger en 2017 ? Nous ne sommes pas contre la PMA, nous ne reviendrons pas sur la PMA. »
  • 6:10Invité politiqueFait
    « ce soit nos compatriotes de confession juive, que ce soit les femmes, que ce soit les homosexuels, sont menacées par l'avancée du fondamentalisme islamiste. »
  • 7:25Invité politiqueFait
    « ces déclarations montrent et révèlent la faiblesse de la France et la faiblesse de l'Europe. »
  • 9:35Invité politiqueFait
    « nous avons un président de la République qui n'a jamais défendu la France. Nous avons vu avec le Mercosur, il a laissé finalement ce traité s'organiser depuis des années. »
  • 10:03Invité politiqueFait
    « Par l'Union européenne aussi ? Non, ça ne passe pas par l'Union européenne, ça passe par l'Europe des nations. »
  • 10:26Invité politiqueFait
    « Nous, ce que nous voulons, c'est que des nations libres, souveraines, indépendantes, qui s'associent entre elles pour défendre leurs intérêts. »
  • 13:46Invité politiqueFait
    « ce qui intéresse les Français aujourd'hui, c'est qu'il y ait une alternative crédible politique au macronisme. »

Temps de parole

  • Julien Odoul70 %
  • Présentateur30 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Julien Odoul

Bonjour. Quand est-ce que c'est terminé ? Ce sera terminé quand Emmanuel Macron partira. Je pense que c'est la meilleure des réponses. Malheureusement, on voit que le macronisme agonisant continue ses effets, continue de pourrir la vie des Français. Et ça va être le cas, malheureusement, si ce budget s'applique, c'est-à-dire si la motion de censure que nous défendrons dans quelques heures à l'Assemblée n'est pas votée.

0:30
Présentateur

Les débats qui commencent en effet à 9h avec deux motions de censure, mais vous parlez de macronisme agonisant. Est-ce que vous ne participez pas à ce macronisme agonisant quand vous déposez des motions de censure, alors qu'entre nous, ils n'ont aucune chance d'être votés ?

0:41
Julien Odoul

On ne le sait pas déjà. C'est la responsabilité des autres groupes, puisque nous nous sommes clairs, nous sommes un parti d'opposition. Nous avons fait un contre-budget, nous nous opposons à l'augmentation de la fiscalité, nous nous opposons aussi à la punition générale pour les Français, pour les entreprises, pour les Français qui ont travaillé, pour les Français qui épargnent, avec l'augmentation de la CSGT qui est prévue. Après, c'est aux socialistes et aux LR de prendre leurs responsabilités.

S'ils veulent véritablement se dissoudre dans le macronisme, s'ils veulent être les béquilles permanentes d'Emmanuel Macron, effectivement, il faut assumer ce positionnement, mais il faudra l'assumer aussi pour les Français.

1:14
Présentateur

Mais est-ce que si maintenant, ça veut dire que vous, Julien Audou, le député Rassemblement National, porte-parole aussi de ce parti, vous dites, vous tendez une main, vous dites, écoutez, les LR ne vous laissez pas dissoudre dans le macronisme les plus courageux. Votez, certaines voix se sont déjà exprimées. Vous leur demandez aussi de vous rejoindre sur l'émotion de censure ?

1:27
Julien Odoul

Vous savez, ça fait des mois, si ce n'est des années, que nous demandons aux LR de retrouver un peu de courage, si ce n'est d'autres choses, peut-être qu'ils ont égaré quelque part. Mais très clairement, on voit... Je ne pense pas à quoi vous pensez. Oui, voilà. Mais très clairement, il y a une fracture entre l'électorat des LR qui veut très clairement la rupture avec le macronisme, qui se tourne de plus en plus vers Jordan Bardella, vers Marine Le Pen, qui veut le retour de l'ordre du mérite, qui veut le retour de la valeur travail, et puis des députés LR avec Laurent Wauquiez et Bruno Rotaillot qui sont totalement macronisés jusqu'à la moelle. Pourquoi ?

Parce qu'ils ont peur des élections. Pourquoi ? Parce qu'ils ont peur tout simplement de perdre leur siège. Et aujourd'hui, ça les conduit à voter un budget socialiste et à vouloir qu'un budget socialiste s'applique à notre pays.

2:14
Présentateur

Donc on verra en effet les votes et on verra si le gouvernement Lecornu peut tomber, en espérant d'ailleurs que les fameuses motions de censure qui seront, on va dire, examinées dans les prochaines heures, se fassent examiner, on va dire, ou puissent être débattues dans des meilleures conditions qu'hier, puisque on va dire que c'était quand même le grand chaos hier, avec une niche LR qui avait pour but normalement d'avoir de véritables discussions sur le travail du 1er mai, que ce soit l'interdiction des frères musulmans, que ce soit la légitime défense des policiers. Qu'est-ce qui s'est passé hier ?

2:46
Julien Odoul

Il s'est passé que nous avons malheureusement à l'Assemblée nationale un parti, la France insoumise, qui est dans la bordélisation permanente, qui est dans l'outrance, qui est dans la violence, je dis bien la violence, puisque l'un de leurs députés, Antoine Léaumant, a menacé, oui, de la violence verbale à la violence physique, souvent il n'y a qu'un pas, et Antoine Léaumant a menacé le président de séance, Sébastien Chenu, des menaces intolérables, et ils ont, pendant 5 heures, il faut bien le dire, défendu Mordicus, un groupe islamiste, une mouvance islamiste, les frères musulmans, pour refuser à ce qu'ils soient classifiés

3:22
Présentateur

parmi les organisations terroristes. On y reviendra, mais quand on parle notamment de bordélisation, ça commence avec Laurent Jacobelli, lui aussi député du Rassemblement national, qui dit que les frères musulmans veulent lapider les homosexuels, et bien si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI. J'ai dit les ouvertures de débat.

3:37
Julien Odoul

Laurent Jacobelli a entièrement raison sur le fond, puisqu'il y a une épocrésie flagrante à gauche et à l'extrême gauche, certains qui disent, on défend les droits des LGBT, on est ouvert, effectivement, sur un certain nombre de revendications, ici en France, alors qu'ils sont les soutiens d'une idéologie qui est viscéralement homophobe, et qui massacre les homosexuels partout dans le monde. Vous regardez tous les pays islamistes du monde, les homosexuels sont persécutés, ils sont défenestrés, ils sont exécutés, et vous avez un parti, qui est le parti de la charia aujourd'hui, qui est la France insoumise, qui est le relais politique à l'Assemblée nationale, de cette idéologie.

Donc Laurent Jacobelli a eu entièrement raison de dénoncer cette hypocrisie.

4:18
Présentateur

Est-ce que c'est pas caricatural, assouez-vous le Rassemblement national, qui est allé sur tous les plateaux, pour dire, sans doute à juste titre parfois, que vous, le Rassemblement national, êtes caricaturés, assouez en partie de collaborateurs, en partie d'héritiers, on va dire, des Waffen, SS et autres, est-ce que c'est pas de faire la même chose

4:35
Julien Odoul

avec la France insoumise ? Non, non, non, non, non, mais il faut être factuel. Regardez depuis 2017... C'est factuel, personne ne l'a fait la pile,

4:42
Présentateur

les homosexuels, vous voyez ce que je veux dire. Non, non, non,

4:44
Julien Odoul

mais il faut être factuel sur l'idéologie, sur les combats, sur les déclarations des membres de la France insoumise, qui est devenue depuis 2017, la France islamiste. Ils se sont opposés à la loi sur le séparatisme. Ils ont dénoncé, notamment, un certain nombre d'élus, un certain nombre de dispositions pour lutter contre l'islamisme. Ils se sont encore opposés à la classification des frères musulmans parmi les organisations terroristes. À chaque fois qu'il y a des revendications islamistes, le port du burkini dans les piscines, le port du voile pour les fillettes, etc., ils sont toujours là pour défendre les réseaux islamistes, les frères musulmans et autres.

Ils défendent les mollahs iraniens, ils défendent le Hamas, qu'ils considèrent comme un groupe de résistance. À un moment donné, il faut quoi ?

5:30
Présentateur

Mais vous dites en réalité quoi ce matin, notamment sur ces thématiques-là, quand on parle des homosexuels, des minorités ? Vous dites ce matin, le Rassemblement national, au même titre qu'ils étaient le bouclier pour les Juifs, comme vous l'êtes présenté il y a quelques mois, vous dites, nous sommes le bouclier pour certaines minorités ?

5:43
Julien Odoul

Mais nous sommes le bouclier pour tous les Français. Et effectivement, il y a des minorités qui seront en première ligne si demain, les islamistes, malheureusement, arrivaient au pouvoir ou si leur soutien... Donc on est loin du temps de 2017

5:56
Présentateur

où le RN voulait abroger le mariage pour tous, c'était contre la PMA, ce genre de choses, c'est fini ça ?

6:00
Julien Odoul

Alors déjà, nous ne sommes pas contre le mariage pour tous. Vous vouliez l'abroger en 2017 ? Nous ne sommes pas contre la PMA, nous ne reviendrons pas sur la PMA. Ce que nous disons aujourd'hui, c'est effectivement que ce soit nos compatriotes de confession juive, que ce soit les femmes, que ce soit les homosexuels, sont menacées par l'avancée du fondamentalisme islamiste. La première qu'il a dit en 2010, c'était Marine Le Pen, rappelez-vous, qui avait dit que dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme, être juif, être homosexuel ou même être blanc. Donc vous êtes le bouclier des minorités. Nous sommes le bouclier de tous les Français.

Nous sommes le bouclier de tous les Français qui veulent vivre en paix, qui veulent vivre en sécurité, quelle que soit leur origine, quelle que soit leur confession, quelle que soit leur orientation sexuelle.

6:44
Présentateur

Pourquoi avoir de tels débats à l'Assemblée nationale et pourquoi notamment faire passer un budget ?

C'est très simple, c'est parce qu'il y a un contexte international absolument pesant, on l'a bien vu, 3-4 jours à Davos, dominé quand même par les déclarations de Donald Trump, que ce soit sur les droits de doigt, le Groenland, l'Union Européenne, l'Ukraine, l'Organisation pour la Paix qu'il essaye de ramener autour de sa personne et un Jordan Bardella qui au Parlement européen a tenu un discours où il a expliqué que le chantage tarifaire à la souveraineté d'un État européen était inacceptable que face à cette épreuve de puissance et de vérité, notre soumission, dit-il en parlant de l'Union Européenne, serait une faute historique tant de déclarations contre le président américain mais d'où tient-il toute cette énergie ?

7:22
Julien Odoul

Ce qui est hallucinant, c'est que ces déclarations montrent et révèlent la faiblesse de la France et la faiblesse de l'Europe. Que Donald Trump veuille défendre les intérêts américains qu'ils soient dans la provocation permanente, j'allais dire que c'est dans la continuité et c'est dans la logique américaine. Il n'y avait pas que Donald Trump. Avant, c'était un petit peu pareil. Peut-être avec moins de réseaux sociaux et avec moins de fracas médiatiques. Mais là, aujourd'hui, il faut que la France se réarme à la fois militairement mais aussi économiquement. C'est ce que propose Jordan Bardella, notamment.

Il faut que nous retrouvions la maîtrise de notre destin et notamment la reprise de nos souverainetés puisque pendant des années, on a considéré qu'il fallait brader nos souverainetés, qu'on pouvait se satisfaire à la fois d'être sous la tutelle américaine à l'Ouest

8:10
Présentateur

et sous la tutelle chinoise à l'Est. Est-ce que ça veut dire que vous avez ouvert les yeux sur une menace que vous aviez peut-être sous-estimée, en tout cas sur un personnage de Donald Trump que vous aviez tout simplement sous-estimé ? Après tout, beaucoup l'ont fait. On n'a jamais été les vassaux de Donald Trump. Sans dire les vassaux, est-ce que vous l'avez tout simplement sous-estimé ? Quand on voit aujourd'hui Jordan Bardella prendre la parole de cette manière vis-à-vis de votre électorat qui est plutôt favorable à Donald Trump, ce serait peut-être plus facile d'avouer certaines connivences avec le président américain.

8:36
Julien Odoul

Notre électorat n'est pas favorable à Donald Trump. Près de 40%,

8:38
Présentateur

bonne opinion en tout cas du président américain. Notre électorat

8:40
Julien Odoul

est favorable au patriotisme. Ce que l'on pouvait reconnaître à Donald Trump, c'est effectivement la volonté de défendre son pays, les intérêts de son pays. On aimerait... Et pourquoi on pouvait le reconnaître ? Ça n'est plus le cas. On aimerait qu'on ait des dirigeants en France qui défendent les intérêts français. Et nous, ce que nous disons, c'est que dans le monde, nous n'avons pas d'amis, nous avons surtout des intérêts. Nous avons surtout des grandes puissances qui défendent farouchement leurs intérêts. Les Américains défendent les leurs, les Chinois défendent les leurs, les Indiens, les Brésiliens, etc.

Et il faut que la France, à un moment donné, défende aussi ses intérêts et ne soit pas

9:12
Présentateur

sous la dépendance d'autres puissances. Quand vous dites à l'instant, on pouvait admirer chez Donald Trump un certain patriotique. Pourquoi on pouvait admirer ? Ça n'est plus le cas aujourd'hui. Il serait plutôt ça, un parti comme le vôtre, de dire qu'en effet, il défend les intérêts de la France et ses lois, mais c'est formidable. Il ne défend pas les intérêts de la France. Non, il défend, pardon, les intérêts de son pays. On doit faire pareil en France. On doit, on peut s'en inspirer, ce serait légitime.

9:30
Julien Odoul

Mais c'est ce que nous avons dit, c'est ce que Jordan Bardella disait. Aujourd'hui, la grande difficulté, c'est que nous avons un président de la République qui n'a jamais défendu la France. Nous avons vu avec le Mercosur, il a laissé finalement ce traité s'organiser depuis des années. Il n'a jamais tapé du poing sur la table. Il a totalement fondu notre pays. Il l'a dissout dans cet européisme, dans ce mondialisme qu'il est extrêmement malheureux dans les faits. Donc il faut reprendre le contrôle de notre destin et ça passe par une politique nationale, souveraine, volontariste. Par l'Union européenne aussi ? Non, ça ne passe pas par l'Union européenne, ça passe par l'Europe des nations.

Parce que Jordan Bardella

10:07
Présentateur

a parlé de puissance européenne. On pourrait se dire que ça passera à un moment si Jordan Bardella arrive au pouvoir.

10:11
Julien Odoul

Ça ne passera pas par le fédéralisme en fait. Le problème de l'Union européenne, c'est qu'elle a voulu finalement mettre à bas les nations, faire une technostructure qui n'a aucun pouvoir, il faut bien le dire, si ce n'est la parlotte de von der Leyen, mais qui est une puissance de soumission. Nous, ce que nous voulons, c'est que des nations libres, souveraines, indépendantes, qui s'associent entre elles pour défendre leurs intérêts. Nous avons des intérêts à faire valoir, qu'ils soient commerciaux, qu'ils soient industriels, qu'ils soient technologiques, qu'ils soient peut-être militaires.

Mais encore une fois, il faut laisser les peuples décider pour eux-mêmes et pas une technostructure non élue nous imposer finalement une vassalisation insupportable qui va conduire les pays européens à leur perte.

10:50
Présentateur

Julien Audoul, après avoir fait un petit tour du côté de l'actualité internationale, revenons en France avec quelque chose qui est éminemment politique aussi, c'est le procès de Marine Le Pen. Vous y étiez cette semaine. Vous avez reconnu notamment avoir accordé beaucoup de temps à Marine Le Pen, à son cabinet. On vous a vu également très ému. C'est un euphémisme à la sortie du tribunal. Qu'est-ce qui s'est passé dans cette salle d'audience ? Non, très ému.

11:10
Julien Odoul

Je ne sais pas si vos confrères ont certainement relayé cela. Moi, ce que je veux dire, c'est que j'ai été, comme mes collègues, satisfaits de pouvoir m'exprimer dans un climat serein, dans un climat d'écoute. Nous avons fait valoir effectivement la vérité parce que nous n'avons eu qu'une seule ligne et que nous continuerons à défendre, c'est la vérité des faits, c'est la vérité de ce qui s'est passé. Et puis, nous espérons justement être entendus lors de cet appel. Et vous parlez

11:43
Présentateur

de la vérité des faits et on a encore du temps avant la fin de ce procès en appel. Est-ce que vous n'avez pas tout simplement accepté de servir de bouclier pour Marine Le Pen ?

11:52
Julien Odoul

Non, mais je ne m'exprimerai pas pour des raisons évidentes et vous le comprendrez bien. Là, on a un procès en appel. Quand même,

12:02
Présentateur

quand elle dit le niveau de ce que je recevais de lui, c'est-à-dire de vous, ne m'a pas mis la puce à l'oreille.

12:06
Julien Odoul

Encore une fois, on ne va pas refaire le procès ici. Moi, un patron, comme ça, je m'en vais. On ne va pas refaire le procès ici. Ce dossier est très complexe. C'est un dossier qui, je le rappelle, concerne d'autres partis politiques et c'est important de le dire. Ça concerne le rôle des assistants européens. Ça concerne aussi la relation entre le Parlement européen, les députés européens nous avons un différent manifeste avec le Parlement européen sur le rôle des assistants. Le Parlement européen souhaiterait que les assistants soient des fonctionnaires de l'Union européenne. Nous considérons que les assistants doivent et peuvent faire de la politique également.

C'est un différent qui concerne le moderne, qui concerne la France insoumise et je pense qu'il faut s'en tenir là. Après, sur le fond du dossier, effectivement, je réserve mes commentaires avec mes collègues à la présidente de la Cour d'appel.

12:53
Présentateur

Et si jamais, simplement, on va dire que le procès n'apporte pas les résultats prévus, notamment pour vous. Vous imaginez quitter le Rassemblement national, ne plus faire de politique ?

13:04
Julien Odoul

Non, mais on n'en est pas là. Encore une fois, nous, ce que nous espérons, c'est bien évidemment la relaxe. Ce que nous espérons, c'est tout simplement que notre innocence soit, encore une fois, confirmée, puisque c'est le cas. et à aucun moment, nous n'avons de doute sur ce que nous avons fait et sur l'intentionnalité. C'est ce que nous avons exprimé. À aucun moment, nous n'avons eu l'intention de mal faire. À aucun moment, nous n'avons eu l'impression et l'intention de commettre une infraction. Et nous espérons être entendus là-dessus. Après, vous savez, le combat politique, il est dur.

Et je pense que ce qui intéresse les Français aujourd'hui, c'est qu'il y ait une alternative crédible politique au macronisme. et celle-là est incarnée aujourd'hui par Jordan Bardella et Marine Le Pen.

13:54
Présentateur

Et Julien Audoul, vous allez, j'imagine, en tant que notamment porte-parole du RN, le porter sur absolument tous les plateaux au micro des radios et devant les caméras des télévisions, y compris sur le plateau de Morandini ?

14:04
Julien Odoul

Écoutez, c'est un... Vous le savez, Jean-Marc Morandini et la chaîne CNews ont, encore une fois, souhaité continuer cette relation et c'est une affaire qui concerne... Moi, je ne suis pas dans les petits papiers et je ne suis pas concerné par la direction de CNews. C'est la responsabilité de la chaîne de maintenir ou non l'un de ses journalistes, l'un de ses présentateurs. Ça ne regarde pas le RN.

14:36
Présentateur

Non, mais vous qui prenez notamment l'exemplarité, on va dire, le fait de respecter les sanctions, il a quand même été définitivement condamné. Est-ce que même en tant qu'élu, c'est votre job d'aller sur un plateau qui est animé par quelqu'un qui a été condamné qui plus est pour les faits qu'on connaît ?

14:49
Julien Odoul

Moi, j'observe parce que moi, je n'ai aucune, évidemment, je n'ai aucune difficulté à condamner un certain nombre de faits. Je n'ai aucune difficulté à être en soutien à de nombreuses victimes à la fois de violences sexuelles, sexistes. Moi, ce que j'observe, c'est qu'on fait énormément sur le cas de Jean-Marc Morandini. On en fait beaucoup moins sur certains autres journalistes, notamment de gauche. On en fait beaucoup moins sur certains journalistes. On en fait trop sur Jean-Marc Morandini ?

Je pense qu'il y a une volonté de certains médias de se payer Jean-Marc Morandini alors qu'ils sont extrêmement complaisants avec d'autres journalistes qui ont eu à la fois des comportements, à la fois des déclarations, des prises de position extrêmement contestables et condamnables. Quand je vois les leçons de morale de Mediapart, je rappelle que le patron a fait l'apologie du terrorisme et à encenser les terroristes panestiniens de septembre noir, je trouve ça extrêmement déplacé. Est-ce que vous retournez sur le plateau ? Encore une fois, ce n'est pas la question. Oui ou non ? Oui ou non ?

15:53
Présentateur

C'est très simple. Vous avez, en tant que porte-parole du Rassemblement national, d'habitude, des réponses plutôt tranchées sur beaucoup de sujets. Est-ce que, oui ou non, vous acceptez de retourner sur le plateau

16:02
Julien Odoul

de Jean-Marc Morandini ? Encore une fois, je retournerai sur les plateaux de CNews, bien évidemment. et sur ce qui est de cette affaire, je le dis qu'il y a un deux poids, deux mesures entre certains journalistes qui sont épargnés et puis aujourd'hui, une volonté de s'acharner sur Jean-Marc Morandini. Ça appartient à la chaîne CNews, c'est la responsabilité de la chaîne CNews et ni plus ni moins, ça ne concerne pas le Rassemblement national.

16:26
Présentateur

Julien Audoul, merci beaucoup d'avoir été mon invité politique. Merci à vous. Malgré les problèmes, on va dire, très singuliers concernant Paris et la circulation, on a réussi à s'entretenir avec vous, porte-parole du Rassemblement national et député de Lyon. Merci beaucoup d'avoir été à ce micro et bon courage pour les heures assis au siège de l'Assemblée nationale pour voir si, oui ou non, le gouvernement Lecornu va tomber.