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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 4 septembre 2024 31 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraitesImmigration & asile

ÉDOUARD PHILIPPE, IL A UN BILAN ! - L. JACOBELLI

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse directe

    Votre réaction à l'annonce de candidature d'Édouard Philippe pour 2027 ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Vous connaissez déjà son programme ?

  • 1:24RelanceRéponse directe

    Sondage Elabe : 42% d'image positive pour Philippe, devant Bardella et Le Pen. Ça ne tient pas ?

  • 2:22OuverteRéponse directe

    Scénario de démission d'Emmanuel Macron et présidentielle anticipée ?

  • 4:09OuverteRéponse directe

    Quels sont les atouts d'Édouard Philippe pour battre Marine Le Pen ?

  • 6:14OuverteRéponse directe

    Votre rôle d'arbitre dans la crise politique actuelle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:48Invité politiqueFait
    « L'homme des 80 km heure et de l'augmentation des taxes sur l'essence qu'a poussé les gilets jaunes dans la rue, c'est Édouard Philippe. »
  • 9:24Invité politiqueChiffre
    « On vient d'apprendre que notre pays était en faillite quasi annoncée avec 6% du PIB de dette. »
  • 11:21Invité politiqueFait
    « Nous sommes le premier groupe à l'Assemblée nationale. »
  • 15:24Invité politiqueFait
    « Le responsable, c'est Emmanuel Macron, qui a dissous avant les Jeux Olympiques. »
  • 17:39Locuteur 1Fait
    « Édouard Philippe s'est un peu abîmé en devenant le Premier ministre d'Emmanuel Macron, les 80 km heure, la fermeture de Fessenheim. »
  • 19:52Locuteur 1Fait
    « Pas d'augmentation des impôts, baisse de la dépense publique, moins d'immigration, défense du nucléaire. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli40 %
  • Locuteur 120 %
  • Présentateur12 %
  • Locuteur 412 %
  • Locuteur 611 %
  • Locuteur 25 %

3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

L'ERN, parlons-en. Bonsoir à vous, Laurent Jacobelli, député Rassemblement National de Moselle. D'abord, votre réaction à cette annonce ce soir d'Edouard Philippe, évidemment, dans le point. Il annonce qu'il est bien candidat à la présidentielle en 2027.

0:14
Laurent Jacobelli

Écoutez, d'abord, je ne suis pas surpris, parce que je pense que c'était un secret de polichinelle. Pourquoi maintenant ? C'est un peu étonnant. M. Edouard Philippe nous parle de lui au moment où les Français aimeraient bien qu'on leur parle un peu d'eux. Ils n'ont pas de gouvernement, ils ont des attentes. Et puis, écoutez, ce n'est pas une surprise, mais c'est la continuation d'Emmanuel Macron. La guerre de succession a commencé. Ce n'est pas un perdreau de l'année. Il a un passé, j'allais même dire un passif. C'est son bilan. Ce monsieur-là qui nous dit qu'il va avoir un programme massif. Ah oui, c'est du lourd. On le connaît, son programme, et les Français l'ont vécu.

0:45
Présentateur

Ah, vous le connaissez, vous, déjà ?

0:46
Laurent Jacobelli

Ah bah, on l'a vécu. Il a un bilan. L'homme des 80 km heure et de l'augmentation des taxes sur l'essence qu'a poussé les gilets jaunes dans la rue, c'est Édouard Philippe. L'homme qui a signé le décret pour fermer Fessenheim, qui a rendu l'énergie plus chère, et donc nu au pouvoir d'achat des Français, c'est Édouard Philippe. Il a un bilan, un bilan sur les retraites. L'homme qui nous dit qu'à moins de 67 ans, à départ à la retraite, on sera en faillite, c'est Édouard Philippe. En fait, vous prenez tout ce que veulent les Français, vous imaginez le contraire, et vous avez le bilan d'Édouard Philippe. Les Français veulent plus de pouvoir d'achat. Il les a mis au niveau de l'énergie.

Plus de liberté, il nous a gênés sur les routes. Bref, c'est un calvaire.

1:24
Présentateur

Dernier sondage élabe, le baromètre politique donnait Édouard Philippe comme grand favori. Devant Jordan Bardella, je regarde les chiffres sur l'ensemble des Français, 42% ont une image positive de lui, c'est devant Jordan Bardella et devant Marine Le Pen. Donc vous dites, tout ce qu'il propose, c'est ce que les Français ne veulent pas, ça ne tient pas trop.

1:43
Laurent Jacobelli

Il a fait un pas de côté, il laisse son camp un peu s'écharper, il laisse les prétendants commencer à montrer les dents, et puis à un moment, il arrive. C'est peut-être significatif d'ailleurs. Peut-être que comme l'animal qui sent que l'autre animal est blessé et est en sang, il arrive et se dit, finalement, Emmanuel Macron n'a peut-être plus pour longtemps la présidence de la République, je vais peut-être montrer le bout de mon nez. Parce qu'en ce moment, on parle de tous ses concurrents, on parle de tous les prétendants à Matignon, alors il y en a un toutes les heures, et donc il voit bien tous ses CV passer, et pendant ce temps-là, on parle encore moins de lui.

C'est peut-être aussi une volonté de lumière au moment où Emmanuel Macron prend un peu l'effet de la rampe avec cette histoire de Premier ministre.

2:22
Présentateur

Est-ce que c'est vraiment possible, une démission d'Emmanuel Macron, une présidentielle anticipée ? Est-ce que c'est un scénario aussi ubuesque que ça ?

2:30
Locuteur 4

Je pense que ceux qui spéculent sur une démission volontaire d'Emmanuel Macron, j'y arrive pas, mes premiers ministres tombent, oh là là, tout ça c'est de ma faute, je démissionne, ils se mettent le doigt dans l'œil. D'abord parce que ça ne changerait rien, un nouveau président élu là dans deux mois, il ne pourrait pas dissoudre, donc ça ne changerait absolument rien au problème. – Ça, vous êtes très affirmatif, mais il y a un débat. – C'est interdit par la Constitution. – Il faudrait attendre dans tous les cas de 2025 ? – Ce qui est marqué dans la Constitution, c'est qu'après une dissolution, on ne peut pas dissoudre l'Assemblée pendant un an. – Même s'il y a un nouveau président ?

– Je dissous, il y a une élection, je ne suis pas content, je passe la main à quelqu'un d'autre, non. Je pense que ça ne tiendrait pas au Conseil constitutionnel de dire « s'il y a une présidentielle anticipée, on redissout ». Mais de toute façon, le principal obstacle, c'est la psychologie d'Emmanuel Macron. – À imaginer qu'il va laisser une seconde de pouvoir, alors qu'il est persuadé qu'il fait toujours les bons choix et qu'il a raison, là je pense que c'est vraiment se leurrer.

3:19
Laurent Jacobelli

– Moi je vous admire, parce que réussir à décrypter la psychologie d'Emmanuel Macron, honnêtement c'est un job à temps plein. – La capacité à ne jamais dire qu'il s'est trompé,

3:29
Locuteur 4

elle a eu une spectaculaire depuis 7 ans. C'est ce qui fait le trait d'ailleurs souvent de ces hommes politiques-là. En revanche, un président qui démissionne parce qu'il y a la rue, ça peut se voir. On aurait pu le voir en décembre 2018 avec les Gilets jaunes, on n'est pas passé loin. On a failli le voir en 68 avec quelqu'un d'une autre trempe qu'Emmanuel Macron, qui s'appelait le général de Gaulle. – Il est quand même parti à Baden-Baden, on s'est demandé si ce n'était pas pour donner sa démission. Donc la rue, comme toujours dans notre pays depuis 1356 et Étienne Marcel, la rue peut faire tomber le pouvoir. Mais la volonté d'un président d'abandonner son poste, non.

Ça s'est vu une fois, mais il n'a pas démissionné. C'est François Hollande. Il se savait tellement un populaire qu'il ne pouvait pas se représenter. Mais il n'a pas démissionné. Et il veut revenir.

4:09
Présentateur

– Édouard Philippe qui dit précisément dans cette interview, le journaliste lui pose la question, « Quels sont vos atouts pour espérer battre Marine Le Pen ? » « Je me prépare pour proposer des choses aux Français. Ce que je proposerai sera massif. Les Français décideront. » Est-ce que vous vous dites quand même, ça reste un potentiel adversaire, même pas potentiel d'ailleurs, ça reste un adversaire sérieux pour 2027 ?

4:30
Laurent Jacobelli

– Bien sûr, mais c'est un adversaire sérieux, respectable, qui a tout à fait le droit de vouloir être candidat à la présidence de la République. Mais à un moment, ça sera programme contre bilan aussi, et peut-être même programme. Est-ce qu'il sera capable de proposer plus de pouvoir d'achat aux Français, alors qu'il ne rêve qu'une retraite décalée ? Est-ce qu'il sera capable de proposer plus de sécurité, lui qui était contre les peines planchées lorsqu'il était Premier ministre ? Est-ce qu'il sera capable de lutter contre l'immigration, qui est un des sujets de préoccupation des Français, lui qui a ouvert les vannes ? Eh bien, on verra.

Moi, je ne crois pas qu'on change du tout au tout, du jour au lendemain. Je ne crois pas que ceux qui ont fait quelque chose feront l'inverse après. Je ne crois pas que le premier allié, le premier copilote d'Emmanuel Macron, devienne son contraire. Il y a une espèce de mystification. Alors, il essaie...

5:13
Locuteur 4

– Mais on a le droit de changer, je crois que Marine Le Pen nous dit qu'entre le FN et le RN, ce n'est pas du tout la même chose.

5:17
Laurent Jacobelli

– On a le droit de changer, mais les individus de changer du tout au tout, moi, je vous rassure, il est peu probable que notre programme pour les présidentielles de 2027, ce soit la régularisation massive des sans-papiers, ce soit la retraite à 75 ans. – Mais votre programme a déjà changé aussi, la sortie de l'euro, etc. Comme quoi, parfois, ça évolue. – Maintenant, nous, on a une candidate, elle s'appelle Marine Le Pen. Il y a beaucoup de prétendants, dont acte. D'ailleurs, ça va être intéressant de voir comment les macronistes, futurs, anciens, repentis, honteux ou affirmés, se font la guerre entre eux pour être le candidat du centre, de l'extrême centre.

On verra bien comment ça se passe avec M. Attal, avec M. Darmanin, avec M. Wauquiez, qu'on peut mettre à peu près dans le même sac. On verra bien. Donc, c'est une course d'obstacles. Une fois encore, très honnêtement, je vous réponds, parce que c'est un débat intéressant, mais cette espèce de casting permanent, qui va être Premier ministre, qu'est-ce que vous pensez de M. Machin, et si M. Machin, demain, était président de la République, honnêtement, ça devient sur l'ordre.

6:14
Présentateur

Et on va revenir d'ailleurs à votre rôle d'arbitre dans tout ça, mais je crois que Charles, vous souhaitiez ajouter un mot.

6:19
Locuteur 6

Non, non, mais je vais être d'accord sur un point avec M. Jacobelli, c'est qu'on n'est pas beaucoup sur le fond dans tout ça. On est sur des personnes, c'est assez bizarre d'ailleurs. On ne se demande pas ce qu'on va faire, on se demande qui va être là à ne rien faire. C'est un peu spécial. C'est dur, là, quand même. Quasiment, on observe que ça ne sert à rien, au fond, un Premier ministre, ça fait 50 jours qu'on n'en a pas, la France ne s'est pas écroulée sur elle-même, bien au contraire.

6:47
Présentateur

Peut-être qu'il faut nommer d'avoir un Premier ministre qui ensuite portera un projet. Dites ça, on est en train de venir,

6:52
Locuteur 6

pour avoir échangé avec beaucoup de parlementaires, et constater à quel point ils sont contents quand ils ont une proposition de loi à portée, qui les fait exister, qui est en général une interdiction ou une obligation imposée aux Français. Je me demande très sérieusement si c'est nécessaire d'avoir des assemblées permanentes, puisqu'on parlait de droit constitutionnel. Il fut un temps où on ne réunissait pas l'assemblée 300 jours par an, ou 300, je ne sais pas combien, jours par an. Il fut un temps où on la réunissait quand on avait quelque chose à décider, et puis le reste du temps, la cité vivait toute seule.

Et en réalité, c'est ça qu'on devrait faire aujourd'hui, et déprofessionnaliser la politique. Mais, non, sur le fond, moi, je suis frappé de voir que, par exemple, le RN s'arc-boute sur cette proposition qui va devenir un chiffon rouge contre Édouard Philippe, qui est la retraite à 67 ans. À mon avis, il ne propose pas tout à fait la retraite à 67 ans. On verra ce qu'il dit plus tard. Et vous dites ça en disant, oui, mais il ne peut pas leur promettre plus de pouvoir d'achat s'il fait la retraite décalée. Alors que, précisément, ce qui plombe le pouvoir d'achat des gens, ce sont les charges sociales, et les charges sociales, c'est ce qui sert à payer la retraite.

Donc, plus vous êtes démagogique sur la retraite, et plus vous la mettez à un âge bas, plus vous alourdissez le coût du financement des retraites, et plus vous baissez les salaires des Français. Donc, voilà, déjà, le seul point sur le fond que vous avez pris, finalement, vous êtes en contradiction et démagogique.

8:18
Laurent Jacobelli

– C'est le soutien de Valérie Pécresse, vous, non ?

8:19
Locuteur 6

– Oui ? – Oui. – Et alors ? – Non, je vois. – Ce n'est pas déshonorant. – Non, c'est sûr, mais en vrai… – Elle n'est plus diplômée que vous, Valérie Pécresse. – Je ne suis pas sûr, mais ce n'est pas grave. – Et elle a une plus belle carrière, d'ailleurs. – Bah oui, ça c'est vrai.

8:29
Laurent Jacobelli

– Bah oui. – Mais simplement, vous faites les mêmes erreurs. – Avec les gens qui pourraient vous mépriser. – Vous faites les mêmes erreurs de raisonnement qu'elle, et que M. Philippe et que M. Bertrand. Évidemment, aujourd'hui, un Français sur deux qui arrive à la retraite est déjà soit chômeur, soit à l'assurance maladie parce que malade, soit au RSA. Et donc, si vous décalez de deux ans, vous allez décaler de deux ans les aides de chômage, de RSA ou de sécurité sociale. L'argent que vous allez gagner dans les caisses des retraites, vous allez le perdre dans les autres caisses. Donc c'est vraiment purement idéologique.

Avec ce vieux fantasme, les Français sont des frédiants, il faut s'en prendre aux retraités, il faut s'en reprendre aux chômeurs, et on va devenir des petits Japonais ou des petits Allemands avec une espèce de vision comme ça, un petit peu mystique, du fait que le Français serait... – Parce que le Japon et l'Allemagne, il n'y a rien à s'inspirer. – ...auraient un poil dans la main, ne soyez pas caricatural. Donc ce n'est pas la réalité des choses. Maintenant, la situation actuelle, elle est quand même un petit peu gênante. On vient d'apprendre que notre pays était en faillite quasi annoncée avec 6% du PIB de dette.

On sait qu'il va falloir trouver des impôts supplémentaires, c'est ce qu'on nous annonce en tout cas, – Ou des réductions de dépenses. – À hauteur de 60 milliards. On nous explique qu'effectivement, il va falloir aider...

9:44
Locuteur 2

– 60 milliards jusqu'à quand ? Parce que c'est 100 milliards d'ici à 2028, mais c'est 16 milliards cette année.

9:48
Locuteur 5

C'est 60 milliards. – C'est ça, c'est 16 milliards cette année. – Oui, 16 milliards cette année. – En chiffre bas, je crois que ça monte à plus de 20 milliards en vérité. – Ce qui fait jusqu'à la fin de l'année, 60 milliards.

10:00
Laurent Jacobelli

Mais moi, je veux bien qu'on nous explique tout ça. Mais il n'y a personne pour diriger le bateau France aujourd'hui. Donc il y a quand même des urgences à bosser. C'est pour ça qu'avec Marine Le Pen, on demande à ce qu'il y ait une session extraordinaire du Parlement pour qu'au moins le Parlement travaille sur des projets de loi future. – Mais c'est un bolicré que vous fassiez d'accord sur un ordre du jour commun.

10:16
Locuteur 2

Et là, en l'État, ça paraît compliqué.

10:18
Laurent Jacobelli

– Je vous le confirme, ça paraît compliqué. Maintenant, on n'est jamais à l'abri d'une bonne volonté de tout le monde. Et puis vous savez que le président de la République peut demander cette session extraordinaire.

10:28
Locuteur 4

– À propos de bonne volonté, pourquoi le RN, avec votre force d'opposition importante, plus de 120 députés, plus vos alliés siotistes, vous ne décrétez pas que quel que soit le Premier ministre, puisque vous ne voulez pas en être, vous n'avez pas la majorité. Vous le laissez travailler pendant un temps. Et que vous ne le censurez pas à son arrivée, mais le jour où sur un texte, une motion de censure déposée, vous permet de le renverser parce que vous êtes sur un désaccord de fond. Par exemple, le budget. Pourquoi dire, Xavier Bertrand, à peine aura-t-il mis un pied à l'Assemblée, ça sera non.

Non parce que le lycée Averroès, non parce que la campagne des régionales, non, laissez-le travailler si c'est lui. Et puis sanctionnez-le, censurez-le après.

11:04
Laurent Jacobelli

– Vous savez, 11 millions de Français nous ont accordé leur confiance. Il se trouve que par le jeu du scrutin majoritaire à deux tours que nous acceptons, nous n'avons pas la majorité aujourd'hui au Parlement, à l'Assemblée nationale. Pour autant, ces 11 millions d'électeurs, ils existent. Pour autant, nous sommes le premier groupe à l'Assemblée nationale.

Comment voulez-vous que, dans la situation constitutionnellement chaotique que nous traversons, face au temps dur que nous devons subir aujourd'hui, nous puissions soutenir ou au moins laisser pratiquer quelqu'un qui refuse d'admettre que le Rassemblement national est un parti républicain, qui, en permanence, insulte nos élus, voire nos électeurs ? Quelqu'un qui méprise un tiers des citoyens français qui se rendent aux jeunes ? Ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. Comment voulez-vous qu'on soutienne quelqu'un que son propre camp n'a jamais soutenu, qui est le vilain petit canard de la droite, qui est arrivé quatrième sur cinq aux primaires de la présidentielle ?

– Dont vous dites, Laurent Jacobéli ? – Au bout d'un moment, il est quelqu'un dont personne ne veut, et puisque personne ne veut y aller, on va prendre le vilain petit canard. – Non, ne comptez pas sur nous pour soutenir la politique. – Alors, sanctionnez-le sur ce qu'il va faire, pas sur ce qu'il a fait. – Mais sanctionnons-le, parce que pour l'instant, ni dans son programme, ni dans son passé, il ne correspond à ce que veulent les Français.

12:23
Présentateur

– Donc, un gouvernement, vous avez Bertrand, vous censurez. – Oui. – Un gouvernement, Bernard Cazeneuve.

12:27
Laurent Jacobelli

– Alors, on va tous les faire.

12:28
Présentateur

– Mais il y en a trois. Il y a trois noms, là, pour l'instant, qui sortent un peu du lot. – Vous êtes optimiste. – Donc, Bernard Cazeneuve, vous censurez aussi ou pas ? – Vous censurez aussi ? – Oui. – Thierry Baudet, vous censurez ? – Oui. – Voilà, donc les trois possibilités, vous censurez. Juste qu'on ait une idée, si le RN censure…

12:44
Laurent Jacobelli

– Est-ce que je peux vous expliquer quand même nos conditions ?

12:46
Présentateur

– Oui, allez-y, allez-y. Mais juste, d'un mot, d'un mot, si le Rassemblement National censure, qu'on comprenne bien arithmétiquement, ça veut dire que… – Il faut que la gauche ajoute. – Il faut que la gauche ajoute.

12:56
Locuteur 4

– Par exemple, sur Cazeneuve, est-ce qu'une partie de la gauche ne le soutiendrait pas ? Si vous êtes, allez, 130 plus les 70 mélanchonistes, ça fait 200.

13:04
Présentateur

– Ce soir, à l'instant, le bureau national du PS a rejeté une proposition de ne pas censurer a priori un gouvernement Cazeneuve, à l'instant. Donc, si on additionne les voix, ça semble mal barré aussi pour Bernard Cazeneuve.

13:13
Locuteur 4

– Alors, si c'est LFI plus PS, pourvu que le PS soit homogène derrière Olivier Faure, en effet, ça se complique. – Mais il y a un peu plus de souplesse arithmétique, enfin, de perspective arithmétique pour Cazeneuve que pour Bertrand.

13:24
Présentateur

– Donc, vous vous proposez quoi ? Un gouvernement technique, c'est ça ?

13:27
Laurent Jacobelli

– Alors, ce n'est pas une bonne solution, on est d'accord. Mais ça permettrait au moins de répondre à deux exigences. La première, c'est qu'on retourne aux urnes le plus vite possible, dès que la Constitution nous le permette, pour avoir une majorité à l'Assemblée nationale. Parce que le problème, il est là. C'est qu'il y a trois blocs, et qu'avec trois blocs, ça sera toujours deux contre un. Voilà, l'équation, elle est là. Et qu'on y inscrive le scrutin proportionnel pour que la future Assemblée nationale ressemble à l'opinion française.

13:53
Locuteur 4

– Plus de fonds républicains possibles, un seul tour.

13:55
Laurent Jacobelli

– Bah oui, voilà. – Mais aujourd'hui, on peut trouver normal qu'en moyenne, un député RN a rassemblé 90 000 voix, et qu'un député LFI en a rassemblé 25 000. On peut trouver ça normal, moi je ne trouve pas ça normal. – Ça se défend.

14:09
Locuteur 4

– Mais la proportionnelle n'est pas un gage de stabilité dans l'histoire.

14:11
Laurent Jacobelli

– On est d'accord, mais au moins les Français seront justement représentés. Il y a un sentiment aujourd'hui, qui pour moi est plus qu'un sentiment, que la représentation nationale ne correspond pas à l'état du pays réel. Tout est légal, tout est conforme à la Constitution, nous reconnaissons l'Assemblée telle qu'elle est, il n'y a pas de problème. Mais que ça soit ingouvernable, ce n'est pas une solution, il ne faut pas mentir aux Français. Aucun gouvernement ne tiendra longtemps avec la situation actuelle, et aucun ne pourra prendre des réformes qui améliorent la vie des Français.

Donc nous on dit, si dans un peu moins d'un an, on y retourne avec la proportionnelle, alors il n'y aura pas de motion de solution.

14:47
Locuteur 5

– La projection c'était 294 députés, c'est ça si il y avait eu la proportionnelle ? – Quelque chose comme ça, oui. – C'est ça, ça donnait 294 députés.

14:55
Locuteur 4

– Mais il n'y aurait pas eu les mêmes candidats au premier tour, donc on raisonne théoriquement. – C'est complètement théorique, et puis on ne sait pas ce que sera la situation, on dit moi.

15:01
Présentateur

– Geoffroy Didier, dans un instant, on vient vers vous, je vous le promets. – Je vous réagirai à ce que dit… – Secrétaire général délégué des Républicains, bienvenue à vous. Juste, je crois qu'on a une question d'un téléspectateur adressé à Laurent Jacobelli. Bernard, quelqu'un a-t-il le début d'une solution à proposer ? Triste France.

15:19
Laurent Jacobelli

– Il a raison, mais si on en est là, il y a un responsable, et des complices. Le responsable, c'est Emmanuel Macron, qui a dissous, avant les Jeux Olympiques, la dissolution était probablement nécessaire, mais un petit peu précipitée probablement, et qui, au dernier moment, s'est dit, on risque d'avoir une majorité RN, je ne veux pas que qui que ce soit me succède, même si je suis encore président, et qui a donc voulu casser cette dynamique, et il a eu des complices sur sa route.

Il a eu des complices qui s'appellent LFI, certains se sont mis sur le côté au deuxième tour, ont retiré leur candidature pour faire passer des candidats de droite, et des LR, ancienne version, qui se sont eux aussi désistés pour faire passer la France insoumise.

16:02
Présentateur

– Votre gouvernement technique, qui pourrait porter ce gouvernement technique ?

16:05
Laurent Jacobelli

– Ça, c'est le rôle du président de la République.

16:07
Présentateur

– Oui, mais c'est facile de tout critiquer et de ne pas proposer quelque chose de concret.

16:10
Laurent Jacobelli

– Nous, on a pris nos responsabilités, nous avons dit, si nous n'avons pas la majorité absolue, la France sera ingouvernable, nous ne voulons pas être à la tête d'un pays ingouvernable. Nous avons suivi nos préceptes, le président de la République a voulu semer le chaos, le piège s'est refermé sur lui, à lui de faire des propositions, n'importe comment. Si on proposait quelque chose à Emmanuel Macron, vous imaginez bien que dans l'heure, le candidat que nous aurions proposé serait rejeté par le président de la République. Donc, laissons-le nous faire des propositions, et puis nous verrons. Mais vous savez, nous serons arbitres.

Arbitres pour le maintien du Premier ministre, et arbitres pour que les projets de loi puissent passer.

16:42
Présentateur

– Avec 143 députés, si on vous compte, vous, et vos alliés…

16:45
Laurent Jacobelli

– La stratégie du mépris, la stratégie de l'événement, il y a un moment où Emmanuel Macron va devoir arrêter de la pratiquer.

16:49
Présentateur

– Geoffroy Didier, je disais, nous a rejoints, secrétaire général délégué des Républicains. Merci d'être là. D'abord, évidemment, une question sur cette annonce ce soir. Édouard Philippe, qui annonce qu'il est bien candidat pour la présidentielle en 2027, dans ce timing quand même très particulier.

17:04
Locuteur 1

– Il me semblait que je venais à BFMTV pour parler du Premier ministre de 2024, et en fait, on me demande de commenter l'éventuel président de 2027. Pourquoi pas ? Moi, je n'ai rien par principe contre Édouard Philippe, parce que je suis convaincu de toute façon qu'en 2027, face à l'extrême-gauche, face à tous ceux qui ne partagent pas les valeurs de la République, qui sont malheureusement de plus en plus nombreux dans la classe politique, il va falloir qu'on trouve un moyen de s'unir. Je ne sais pas si ce sera Édouard Philippe, je ne sais pas si ce sera Laurent Wauquiez ou d'autres, nous le verrons bien. Édouard Philippe s'est un peu abîmé en devenant le Premier ministre.

– D'Emmanuel Macron, les 80 km heure, la fermeture de Fessenheim, mais il s'est aussi révélé à cette occasion, notamment par son sang-froid face à la crise du Covid. Donc je crois que tout cela est prématuré, et qu'aujourd'hui, il faut effectivement que nous trouvions, et c'est là où j'interpelle Laurent Jacobelli, une solution…

17:57
Présentateur

– Mais vous pourriez suivre, pardon, on va reparler des solutions, évidemment, qui nous intéressent dans les prochaines heures, mais vous faites partie de ceux qui ne fermaient pas la porte à l'option Édouard Philippe pour 2027.

18:08
Locuteur 1

– Je dis juste que c'est trop tôt pour qu'on en parle, et qu'il faudra que de toute façon, la droite, le centre droit s'unissent, comme nous le faisons dans les collectivités locales, je le dis comme conseiller régional d'Île-de-France, au sein de la région Île-de-France, nous sommes aux côtés de Valérie Pécresse, avec la droite, avec Horizon, avec l'UDI, et c'est comme ça que ça marche, et c'est comme ça qu'on bat le Rassemblement national, qui n'existe quasiment pas en Île-de-France, et c'est comme ça qu'on combat l'extrême-gauche. – Donc vous dites, c'est trop tôt, et là, – C'est trop tôt, c'est trop tôt.

18:35
Présentateur

– Donc stratégiquement, ce n'est pas une bonne décision de la part du d'Ortélie.

18:40
Locuteur 1

– Non, c'est trop tôt, nous venons de sortir d'une échéance, qui est l'élection législative, qui est une élection très politique, et il faut une solution d'urgence, plutôt que de penser à 2027. Et c'est là où j'ai un désaccord avec Laurent Jacobini, et où je me permets de l'interpeller. C'est qu'entendre le Rassemblement national, qui nous explique toute la journée qu'il faut remettre de la politique, et qu'il y a trop de techno, nous expliquer qu'il faut un gouvernement technique, avouer quand même que si j'étais électeur du Front du Rassemblement national, je me sentirais un peu perdu, parce que je me sentirais perdu dans la cohérence des déclarations qui ont été faites.

Parce que je me souviens d'avoir entendu sur une radio, je ne sais plus laquelle, Marine Le Pen nous dirait il y a quelques semaines, mais un gouvernement technique, sûrement pas, il faut de la politique parce qu'il y en a ras-le-bol des technos. Et maintenant, nous avons M. Laurent Jacobini, qui vient ce soir sur BFM TV, nous expliquer qu'il faut absolument une solution technique. Et que la première urgence, pour les Français qui nous regardent, et qui nous écoutent, c'est de mettre en place la proportionnelle. Non mais attendez, on se fiche de qui ? On se fiche de qui ?

19:40
Présentateur

Alors qu'est-ce que vous répondez à ça, Laurent Jacobini ?

19:42
Locuteur 1

Nous avons, au sein des Républicains, été beaucoup plus constructifs que cela. Nous avons mis sur la table une série de propositions concrètes où nous disons, pas d'augmentation des impôts, baisse de la dépense publique, moins d'immigration, défense du nucléaire, meilleure rémunération du travail.

Et si nous pouvions avoir un gouvernement qui ne serait pas censuré, et qui dispose des marges de manœuvre suffisantes, c'est là où on est quand même un peu méfiant à l'égard d'Emmanuel Macron, qui met en œuvre cette politique, c'est-à-dire ce pacte législatif présenté par la droite républicaine, avouez quand même que ce serait beaucoup plus utile pour les Français que d'avoir un simple gouvernement de techno qui n'aurait que pour seule ambition de mettre en œuvre la proportionnelle, tout ça pour assurer la victoire du Rassemblement national l'année prochaine.

Et je le dis, alors que je fais partie de ceux qui ont regretté que le Rassemblement national ne soit pas représenté au bureau de l'Assemblée. Parce que je n'ai jamais méprisé les électeurs qui se tournent vers le Rassemblement national par réexaspération et par désespoir et que pour moi, un député RN vaut un autre député.

20:43
Présentateur

Là-dessus, sur la contradiction qu'a souligné Geoffroy Didier ?

20:46
Laurent Jacobelli

Il n'y a aucune contradiction. D'abord, aujourd'hui, nous faisons le constat qu'avec cette Assemblée et avec ce Président de la République, nous n'aurons pas un gouvernement d'action. Voilà. Parce qu'il n'aura jamais la majorité à l'Assemblée nationale et que donc, il faut sortir de cette crise le plus vite possible pour avoir un gouvernement d'action. et que le seul moyen d'en sortir, c'est la dissolution et la juste représentation du peuple par la proportionnelle. Vous êtes dans une autre logique. La logique, finalement, d'occuper le terrain. Mais libre à vous. Vous m'expliquiez qu'il fallait être cohérent.

Mais comment peut-on dire qu'on veut moins d'immigration, plus de sécurité, quand la moitié du groupe de Laurent Wauquiez s'est fait élire par désistement de la France insoumise ? Vous complice de fait. Quand vous faites la danse du ventre devant Emmanuel Macron pour essayer d'avoir des strapantins, vous, des strapantins, vous n'êtes pas crédibles, en fait. Vous avez perdu toute cohérence. Vous, et ce n'est pas un hasard si les électeurs vous font. Je vous répondrai. Vous êtes la droite de la trahison, la droite sérieuse, la droite concrète, la droite qui croit en la France. Elle est avec Éric Ciocci.

21:55
Locuteur 1

Il y a une question... Il y a une question... Il y a une question... Essayons d'élever un peu le débat. Il se pose.

22:02
Locuteur 6

Monsieur Jacobelli, j'ai compris que vous censureriez Xavier Bertrand parce que... Pour des raisons en fait personnelles, presque. En tout cas, tenantes à la personne de Xavier Bertrand. Est-ce que si un autre... Une autre figure de la droite était... Par exemple, Valérie Pécresse. Proposé pourrait... Mais il y en a plein. Michel Barnier, François Baroin, Geoffroy Didier, beaucoup de personnalités à droite peuvent prétendre au poste de prévenu.

Si c'est quelqu'un d'autre que Bertrand, est-ce que vous le censurez a priori ou parce que vous n'aurez pas le même passif contre la personnalité en question, eh bien, cette fois, vous êtes prêt, puisque vous appelez à la responsabilité, l'intérêt général, etc., à aller sur le front des choses et à le soutenir éventuellement si ce qu'il fait vous paraît souhaitable. Alors, parmi les noms

22:55
Laurent Jacobelli

que vous avez cités, je vais vous répondre très clairement. Franchement, je pense que la politique du recyclage, il faut absolument arrêter. Je pense que les Français ont envoyé un signal clair pendant ce législatif. Mais on est en crise écologique. Je vais vous répondre. Il faut recycler. Oui, mais il faut recycler, mais ce qui est recyclable, pas ce dont on a voulu se débarrasser absolument et qu'on ne veut pas voir revenir comme un boomerang. Je pense que Valérie Pécresse que vous avez citée, je pense que les Français, sur le rôle national... C'est Geoffroy qui l'a cité, mais je crois que Didier a cité, ils se sont prononcés.

Je pense qu'il y a ce vieux système qui nous a amenés dans le mur depuis 40 ans dont les Français ne veulent plus. Si ce n'est pas dans ce réservoir qui sent un peu la naftaline qu'on va chercher le prochain Premier ministre.

23:35
Locuteur 1

Elle a battu Jordan Bardella aux élections régionales en 2021.

23:39
Laurent Jacobelli

Vous voulez que je vous rappelle son sport à la présidentielle ? Non, mais ça, je le connais. Vous suffit. Très bien. Je pense que vous le connaissez, ça marque un homme. Ensuite, si on a quelqu'un d'un peu plus nouveau... Ils ont un côté méchant au RN.

23:50
Locuteur 6

Non, je suis adorable. C'est quand même le côté obscur de la force. Et donc, si c'est Lysnard,

23:56
Laurent Jacobelli

par exemple, s'il accepte les conditions et qu'il n'a pas des mesures complètement folles, peut-être n'y aura-t-il pas effectivement de censure a priori. Là, M. Bertrand, c'est quelqu'un qui dit clairement le Premier Parti de France, je lui fais un bras d'honneur. Pas possible dans la situation actuelle. C'est pas responsable. Donc, c'est bien Bertrand lui-même,

24:16
Locuteur 6

donc ça pourrait être... On peut comprendre qu'il y a un passif

24:18
Laurent Jacobelli

de déclaration de M. Bertrand.

24:20
Locuteur 5

À gauche, je crois que Jean-Luc Mélenchon, sur certains noms, avait dit ces noms tout court. Il ne voulait pas en entendre parler non plus.

24:27
Locuteur 4

À 15-9, il y a ce problème à gauche parce qu'il y a le barrage de Sivins et puis Bertrand a ce problème à droite. En tout cas,

24:32
Présentateur

sur Geoffroy Didier, j'en perds mon stylo, Xavier Bertrand, a priori, ça ne passera pas. Si le Rassemblement national décide de censurer, l'option de Xavier Bertrand ne tient pas.

24:46
Locuteur 1

Nous, on émet deux conditions. La première, c'est qu'effectivement, le Premier ministre aussitôt nommé ne soit pas censuré. Donc, si on a l'assurance qu'il sera censuré, ça ne sert à rien qu'on avance plus loin dans cette hypothèse. Et la deuxième condition, c'est qu'il ait les moyens de sa politique, c'est-à-dire les moyens de mettre en œuvre ce fameux pacte législatif, c'est-à-dire cette ambition de mieux rémunérer le travail, de baisser l'immigration, de défendre le nucléaire et de s'assurer qu'il n'y ait pas d'augmentation d'impôts mais surtout de la baisse de la dépense publique. Le meilleur moyen,

25:15
Locuteur 4

c'est d'aller au gouvernement quand même, de faire partie de l'équipe.

25:17
Locuteur 1

Mais je suis d'accord. A une condition, Christophe Barbier, c'est que nous ayons en face un interlocuteur, le président de la République, qui ne fasse pas semblant, n'impose pas en fait cet en même temps mortifère qui nous a menés dans le mur pendant sept ans et qui fait qu'on a augmenté la dette de 1 000 milliards d'euros et qu'il y a 1 000 agressions par jour en France, mais nous disent, chiche, le pacte législatif, il ne l'a jamais dit. Il ne l'a jamais dit. Chiche, le pacte législatif de droite, je tente avec vous de le mettre en œuvre. S'il y a cette inflexion de la part d'Emmanuel Macron, ne serait-ce que parce qu'il serait acculé à le faire, eh bien, allons-y.

On ne va pas évidemment refuser de mettre en œuvre une politique de droite si on le peut. Mais le problème, c'est qu'il n'a jamais, et ça, il faut que nos téléspectateurs le sachent bien, il n'a jamais voulu mettre en place une vraie coalition, c'est-à-dire une vraie politique où il le concède de ne plus avoir lui la main, mais que d'autres, et ça deviendrait une cohabitation de droite, puissent mettre en œuvre sa politique.

26:23
Locuteur 2

C'est bien tout l'enjeu, une coalition, c'est pas j'arrive avec mon pacte législatif, vous avez été député européen, vous le savez, c'est pas j'arrive avec un pacte et vous venez, en fait, chez moi et vous prenez tout ce que j'ai à vous proposer.

Une coalition, c'est on s'installe, on discute, on prend un peu de notre pacte législatif, on prend un peu de ce que vous avez à proposer, là en l'État, et c'est bien ça qui est terrible dans la séquence qu'on est en train de voir, c'est qu'il y a une forme, et vos collègues au Parlement, vous l'ont certainement dit comme ils me l'ont dit pendant des années, d'immaturité politique en France, à être capable de concevoir une cohabitation que vous proposez, c'est pas du tout une coalition.

27:04
Locuteur 1

En fait, ce que je veux vous dire, c'est que d'abord, il faut qu'on s'assure qu'autour de la table, nous ayons les mêmes valeurs. C'est pour ça que nous avons toujours dit non à la possibilité d'avoir un gouvernement avec des ministres et les filles. Et grâce à nous, et grâce à la pression qu'on a mise sur Macron et sur Mélenchon, ils ont dû renoncer à l'option casse-tête qui comprenait des ministres et les filles. Ensuite, on veut bien se mettre autour d'une table, mais Emmanuel Macron a toujours fait semblant il est obsédé par les débauchages.

Il n'a jamais pris son téléphone et a dit à un président des Républicains et ce depuis 2017, on va vraiment discuter sur le fond, comme le font par exemple les Allemands où ils construisent des coalitions, comme nous on le faisait au Parlement européen où effectivement on construit texte par texte des majorités. Et là évidemment,

27:47
Locuteur 2

ça prend trois mois,

27:48
Locuteur 1

trois mois et demi, quatre mois. Et bien voilà. Mais est-ce qu'il a passé par exemple les deux derniers mois à faire ça et à discuter sur le fond ? Jamais. Donc nous, nous avons été pour le coup constructifs sur le fond en mettant sur la table au moins des propositions quitte à en discuter avec d'autres mais qui partagent nos valeurs. Et bien même ça, Macron n'a pas voulu.

28:03
Présentateur

Une dernière réaction là-dessus ?

28:05
Laurent Jacobelli

Oui, je ne comprends pas du tout parce que M. Wauquiez disait lui-même qu'il ne voulait pas entrer au gouvernement, que c'était pour lui impossible. Vous nous dites que vous seriez la force centrale finalement d'une coalition et que vous accepteriez que votre programme soit rempli si vous alliez au gouvernement. Vous êtes la quatrième ou la cinquième force politique du Parlement. Donc vous n'avez, excusez-moi de le dire...

28:23
Locuteur 1

D'ailleurs, manifestement, ça ne marche pas.

28:28
Laurent Jacobelli

Tout cela n'est pas raisonnable et admettez-le.

28:30
Locuteur 1

Non, mais c'est souhaitable.

28:31
Laurent Jacobelli

Admettez-le. Écoutez, les Français ne le pensent pas mais vous avez le droit de le penser. Ça s'appelle la démocratie. Je ne suis pas sûr

28:35
Locuteur 1

que les Français adhèrent à votre idée d'un gouvernement technique.

28:38
Laurent Jacobelli

Mais ce n'est pas mon idée. Soit vous n'avez pas compris, soit vous faites semblant de ne pas comprendre. Nous pensons qu'avec l'Assemblée actuelle, rien ne marchera et qu'il faut donc une nouvelle Assemblée.

28:49
Présentateur

Juste pour conclure, Christophe Barbier, l'option en tout cas qui est sur la table, c'est plus, et ça ne vous plaira pas au Rassemblement national, mais une option politique, c'est là-dessus qu'on se dirige, c'est vers ça qu'on se dirige ?

29:02
Locuteur 4

C'est une option politique qui tient la corde ce soir parce qu'on n'a pas encore complètement épuisé toutes ces solutions. Moi, je ne vois pas comment on aboutit. Vous avez une Assemblée qui a trois tiers, vous cherchez à faire une moitié. Ça ne marche pas. Donc seules les solutions politiques qui évitent d'avoir une motion de censure contre peuvent fonctionner pendant un temps. Pas pour agir, mais pour gérer. Peut-être faut-il se retourner, mais vous allez me dire aussi qu'ils ont l'âge du compost plutôt que du printemps, vers quelqu'un qui n'aurait plus d'ambition présidentielle, qui aurait servi l'État il y a longtemps et qui serait quelqu'un d'expérimenté.

Dans notre histoire, on a déjà fait cela. On est allé chercher Poincaré. Donc là, comme qui, par exemple ? Après le 6 février 1934. Aujourd'hui ? Un Jean-Yves Le Drian serait-il récusé par l'extrême droite bien que venant de la gauche ? Un Jean-Pierre Raffarin serait-il récusé par le Front populaire ? Jean-Yves Le Drian

29:50
Locuteur 6

il a été ministre d'Emmanuel Macron. Il faut changer des... Il a été ministre de François Hollande aussi. Mais non, mais... Je l'ai dit en France. Je l'ai dit en France. Il faut changer des... En l'État,

29:59
Locuteur 2

nous sommes à plus de 57 jours depuis le 7 juillet. Et on est toujours aussi perdus. On est toujours aussi perdus, mais c'est surtout que je vous rappelle qu'il y a un budget et que tout ceci a des conséquences directes sur la vie des Français. Donc là, on est là en train de gloser en essayant de faire un casting. On se croira à The Voice en se disant il va appuyer sur le bouton, il va se retourner et là on va avoir un Deus ex machina et enfin Premier ministre. Tout ça a des conséquences. Je rappelle juste, vous vous souvenez qu'il y a quelques mois on regardait les émeutes en Nouvelle-Calédonie. La Nouvelle-Calédonie est en état de cessation de paiement. Les gens n'ont plus de bourse.

Il n'y a plus d'aide au logement. Il n'y a absolument rien. Il n'y a plus de médecins. Voilà. Les hôpitaux sont dans des états et le Congrès a demandé 4 milliards d'euros d'aide parce qu'ils sont en cessation de paiement. Le fait de ne pas avoir cette vacance de pouvoir elle a des conséquences directes sur la vie des gens. Ça c'est la responsabilité d'Emmanuel Macron. Et donc on verra. Évidemment.

30:47
Locuteur 1

Parce que rien ne l'empêchait de ne pas signer un Premier ministre il y a encore deux mois. De ne pas dissoudre.

30:52
Présentateur

Et les tractations se poursuivent à l'heure où on parle. Merci beaucoup Geoffroy Didier. Merci. Merci Laurent Jacobelli. Merci à vous.

ÉDOUARD PHILIPPE, IL A UN BILAN ! - L. JACOBELLI — Laurent Jacobelli · Pourquijevote