Netanyahou sous pression // Grève générale en France ? | 28 minutes | ARTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Une [Musique] émission de télévision israélienne interrompue en plein direct par un groupe d'opposants à la guerre à Gaza. Depuis que Benjamin Netaniaou a annoncé sa cheminée vers une occupation totale de l'enclave palestinienne, la colère monte en Israël. C'est particulièrement le cas chez les familles des otages.
Si vous envahissez des parties de Gaza et que les otages encore vivants sont tués, nous vous poursuivrons dans les rues, dans les urnes, partout et tout le temps. Des inquiétudes pour les vies des otages israéliens mais aussi pour la population palestinienne. À l'international aussi, les condamnations se multiplient.
Le plan Netaniau prévoit de déplacer les centaines de milliers d'habitants de Gazaville. Emmanuel Macron a dénoncé, je cite, un désastre annoncé d'une gravité sans précédent. Même l'Allemagne, un des principaux alliés d'Israël, a décidé de prendre des mesures.
Le cabinet israélien a pris une décision qui nous a surpris. Une réponse a été apportée. Cesser de fournir des armes dans le cadre de ce conflit.
Face à la Fronde, Benjamin etou par ailleurs, toujours sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crime de guerre et crime contre l'humanité, a donc tenté de se justifier. Gaza sera démilitarisé. Israël aura la responsabilité principale de la sécurité.
Une administration civile sera établie à Gaza qui cherchera à vivre en paix avec Israël. Des propos tièdes pour certains à l'image de Bezalel Smotrich, ministre des finances et leader du parti religieux. Partisane d'une colonisation totale et rapide de Gaza qu'elle veut voir vider de sa population, l'extrême droite israélienne a menacé à plusieurs reprises de faire tomber Benjamin Netano.
Alors, le Premier ministre israélien peut-il résister aux pressions contradictoires ? L'appel à la grève générale de dimanche en Israël sera-il suivi ? Netahuou ! est-il en surcis ?
Et pour en débat de ce soir, nous recevons Isabelle Duran. Bonsoir. Bonsoir.
Vous êtes experte droit au développement au Conseil des droits de l'homme. Vous avez été vice première ministre de Belgique, également vice-présidente du Parlement européen et votre livre À l'impossible ils étaient tenus chronique d'une solidarité face au Covid-19 est paru aux éditions Etopia Luc Pire. À vos côtés, Gill Grissani, bonsoir.
Bonsoir. Vous êtes directeur de la revue le Grand Continent. L'ouvrage collectif du grand continent intitulé portrait d'un monde cassé l'Europe dans l'année des grandes élections et par chez Galimar et puis Julie Gradiani, bonsoir.
Bonsoir Jean-Mthieu, vous êtes essayée. On l'a vu hein dans la mise au point d'Amirasem à l'instant le plan de pour Gaza de de Benjamin Tagalou pour contrôler Gaza fait l'unanimité contre lui aussi bien d'ailleurs sur le plan international que national. Pourquoi est-ce que Benjamin Nataniaou persiste Isabelle Duran ?
Ben évidemment qu'il persiste parce que parce qu'il est menacé de toutes parts et que sa survie sa survie, il la tient uniquement de ce poste de de ministre, de premier ministre et de cette guerre à Gaza dont il a parlé d'une guerre totale, d'une victoire totale. On sait pas très bien où est la victoire totale. Il essaie maintenant dans sa communication, vu toutes les oppositions qui qui viennent de partout, de le présenter comme quelque chose de plus soft.
Ce sera pas une colonisation, mais enfin, il y aura quand même une position prépondérante pour la sécurité pour Israël. pas tout il dit qu'il va déplacer les populations mais elle pourra aller dans des corridorses sécurisés grâce à la fondation humanitaire. Bon franchement et qui croit chez les Palestiniens après 2 années de désastre et donc oui, je pense que sa seule survie corruption problème que peut-il faire d'autre qu'être premier ministre ? une fuite en avant qui est évidemment terriblement préjudiciaire mais l'Assemblée générale des Nations- Unies, la reconnaissance de la Palestine peut-être par la France et par d'autres pays pourrait amener à d'autres développements peut-être bouger Julie Gradien, on a vu en effet des ministres d'extrême droit de sa coalition critiquer hein là le plan de Benjamin Tago parce que eux souhaiteraient et bien tout simplement qu'Israël en fait s'implante colonise en fait la la bande de Gaza.
Ça veut dire qu'on là on est vraiment que dans une histoire politique. Non, on n'est pas que dans une histoire politique puisque cette histoire politique se déroule d'ailleurs à différents niveaux. Il y a la situation interne que vous venez d'évoquer et là euh on sait bien qu'il est euh ramené sur son extrême droite euh par les partis membres de sa coalition.
C'est à la fois ce qui le fragilise aux yeux de l'opinion internationale, mais c'est aussi en dépit de la protestation de l'opinion publique ce qui la rime au pouvoir euh au plan du gouvernement lui-même. Même situation paradoxale sur le plan géopolitique, l'opposition de plus en plus large manifestée par l'organisation des États-Unis et beaucoup d'autres pays. Dans l'autre sens, elle est contrebalancée par les États-Unis qui reste son plus son le plus important et le plus efficace et le plus puissant.
Donc dans les deux cas, ça tangue mais il reste quand même fermement sur ses apples. Gilan, il se passe quoi si jamais euh le premier ministre israélien est lâché par l'extrême droite ? B, je pense que la question se pose se pose pas vraiment dans cees sens là.
Se pose plutôt dans le sens de Netania a eu a géré un échec stratégique majeur qui est le 7 octobre qui est un échec d'intelligence, d'anticipation, de compréhension en fait de la menace. Et depuis en réalité d'une façon assez systématique, il accumule des victoires stratégiques. Et c'est là qu'en fait on se retrouve, c'est très difficile à dire, c'est très compliqué aussi à observer face à la violence, à la destruction.
En fait, en réalité, on a aujourd'hui un chef de gouvernement qui a accumulé un charisme qui vient du fait qu'il a gagné contre différents adversaires ennemis du Esbola jusqu'au Hamas. Aujourd'hui même, en fait, on remet en question le changement de régime en Iran. Donc en fait, on se retrouve aujourd'hui face à un nouveau Moyen-Orient.
C'était le rêve des néoconservateurs américains du début des années 2000 qui est incarné par son projet qui est un projet radical qui a soutenu donc par l'extrême droite et que c'est par cela qu'il arrive aujourd'er avec une chose ne pas être d'accord. Oui, enfin je à la fois je comprends l'analyse globale, mais en même temps malgré tout, il a l'Arabie Saoudite par exemple a mis en cause son plan de de de colonisation de Gaza, de colonisation totale. On peut pas dire que c'est vrai que le monde arabe a été assez discret pendant toute la période, les deux années qui viennent de s'écouler, mais je suis pas sûr qu'ils vont rester, je dirais silencieux.
Euh 20 pays arabes semble-t-il, bon, évidemment sont les voisins, donc c'est facile l'Égypte, la Jordanie forcément qu'ils ont pas envie de voir arriver les réfugiés. Mais d'autres pays du qui pèsent dans le monde arabe prennent position contre son plan. Euh je crois quand même que qu'il est assez fragilisé.
Moi, si jamais il devait perdre son siège de Premier ministre, la question c'est plutôt qu'est-ce qui va se passer en Israël ? Euh je pense que l'extrême droite continuera de l'emporter parce que la population est une population apeurée, traumatisée par le 7 octobre d'une façon terrible et donc je suis pas sûr que ça donnerait un grand changement. et et ce plan de Netaniaahu d'occupé Gaza jugé aujourd'hui trop risqué trop trop insupportable he pour ces familles des otage israélien ils étaient très nombreux ces familles samedi dernier dans les rues de Tel Aviv pour demander la l'arrêt la fin de la guerre cette maman dont le fils est toujours détenu dans les tunnels du Hamas a même lancé un appel à la grève générale pour dimanche prochain on l'écoute החשכים [Musique] aujourd'h est relayé par des universitaires, par l'opposition politique aussi.
Est-ce qu'il peut avoir une une portée cet appel à la grève de dimanche ? Ah, c'est c'est un appel qui prend au trip he parce que ça point du do en fait la logique perverse de la prise d'otage. Quand l'otage est pris, la seule chance de le libérer au début mais au début seulement c'est d'attaquer pour ménager les conditions d'un cesser le feu en contrepartie de la libération des otages.
Mais plus on s'approche de la fin début de guerre et plus le Hamas est le dos au mur et plus on sait bien que les chances de survie de ces mêmes otages s'amenuisent. Donc c'est un vrai dilemme pour ces familles et c'est un vrai dilemme pour la population d'Israël en général. Maintenant le troisème paradoxe pour rebondir sur ce que vous disiez, c'est que en fait quand vous prenez les buts de guerre tels qu'ils sont formulés par Emmanuel Macron et la communauté internationale dans la verbalisation, on est assez proche de ce que dit Benjamin Netaniaou.
Sécuriser Gaza, c'est-à-dire des armerhamas, protéger les populations civiles et rétablir une gouvernance palestinienne. Pourquoi lui quand il le dit, ça provoque une levée de bouclier ? D'abord parce queil y a le soupçon d'insincérité que vous avez évoqué.
On se dit oui, il dit ça mais en fait il est poussé sur son extrême droite et parce qu'il a incarné depuis bientôt 2 ans euh une lutte extrêmement dure dont le peuple palestinien paye le prix. Donc il est comme délégitimé à à accomplir ces buts de guerre qui pourtant sont assez partagés quand même sur le plan international. Isabelle Durant en enfin quand même en Europe, on assiste à un changement de ton avec les dernières prises d'opposition de l'Allemagne.
Qu'est-ce que ça présage ? Mais c'était évidemment un un pivot dans dans la discussion européenne qui a été assez assez je dirais très très euh low low profile. Rappons juste que Frédéric Merch le chancelier a dit qu'il ne livrerait plus d'armes à Israël.
Ce n'est que ça fo ce n'est que ça mais ce n'est pas rien. C'est même extrêmement important. Euh c'est même déterminant je dirais dans dans le basculement au sein des au sein des Européens.
Il y a d'ailleurs dans les pays européens les pays de l'Union européenne des pays qui ont reconnu la Palestine déjà depuis plus longtemps comme l'Espagne, l'Irlande et d'autres. Et donc ça peut amener à une position européenne un peu différente. Bon après la position européenne sur ce conflit elle reste malgré tout nécessairement détermin on voit en effet l'Allemagne qui est en train de changer de ton Emmanuel Macron qui parle du plan de Benjamin Taniaou comme un futur désastre.
On voit une Europe qui est en train de se mobiliser voilà qui qui me parle aujourd'hui différemment à Israël mais pourtant les accords commerciaux sont toujours là avec Israël. Il y a pas véritablement d'acteu. C'est tout le problème en fait.
On n pas de coordination. Il y a des initiatives qui sont prises qui ne sont pas coordonnées pour le moment. un parti aussi parce que c'est très difficile comme sujet et en même temps c'est très dramatique et tragique parce que en fait on parle quand même de la Méditerranée, on parle quand même du de la mer qui est une merde qui est partagé aussi par les Européens et l'idée qu'au fond les Européens ne pas s'enquiéter pas assez ensuciés et que le sceptre de la décision reste entre les mains de Donald Trump et des États-Unis en fait montre d'une manière assez forte jusqu'à quel point nous sommes toujours dans une position totalement de dépendance et c'est là qui doit se jouer à mon avis une séquence qui est commune mais qui est très difficile et de articuler le franc ukrainien au franc israélien.
Et c'est là que on est en train de échouer, il faut le dire d'une façon très très réaliste. On n' pas réussi à mener de franc ces ces deux ces deux batailles sur nos valeurs et c'est là qu'aujourd'hui on va sans doute payer les conséquences. Je vais gratager rapidement le soutien inconditionnel des États-Unis, ça peut durer longtemps, c'est pour toujours euh ça ça durera.
C'est le prix Nobel de la paix. Non, non, l'initiative à laquelle je crois davantage en efficacité, c'est ces voix qui s'élèvent pour la reconnaissance d'un état palestinien. Mais attention, parce que ça oblige à poser sur la table le sujet des frontières de cet état palestinien et c'est une guerre qui ne se réglera qu'avec un crayon à papier.
Bien sûr, c'est ça le problème. Allez, merci à vous trois. On va passer, on va revenir en France, on va passer à notre deuxième débat.
Et Hélène, on va le voir après la confirmation de la suppression de 2 jours fériers par François Berou, on peut penser hein, voilà, en ayant le sens de la synthèse que la rentrée sera chaude pour le gouvernement. Suppression de jours fériers, nouvelle réforme de l'assurance chômage. Les syndicats ont reçu les lettres de cadrage ce weekend et la pilule ne passe pas face à la colère qui monte.
Le Premier ministre a donc choisi de défendre sa mesure sur sa chaîne YouTube. J'ai proposé l'idée controversée qui a fait beaucoup de commentaires de restreindre le nombre des jours fériers. Je sais bien que ça a suscité beaucoup de commentaires et beaucoup d'oppositions, mais en vérité, si c'est un effort de cet ordre qui permet de sortir euh des difficultés qu'on rencontre ou qui nous aide à sortir des difficultés qu'on rencontre, je trouve que c'est un effort acceptable.
Supprimer de jours fériers, ça va rapporter 4 milliards, un peu plus de 4 milliards d'euros, mais l'argument ne convain pas. Prochain rendez-vous 1er septembre, les syndicats vont se réunir pour décider de la suite. On sait déjà qu'il y a un préavis de grève qui a été déposé et puis par ailleurs que les pharmaciens, les taxis, la les hôpitaux de Paris aussi ont déjà prévu des mobilisations.
Le mois de septembre, Gill Gressani, s'annonce bien chaud là pour François Bairrou. Mais c'est un peu étonnant parce qu'en fait, on a l'impression que depuis un peu longtemps, il y a pas trop de mobilisation intense en France. Et en fait, en réalité, quand on regarde l'histoire des de quinquena euh Macron, euh en fait, on est quelque chose qui caractérise cette période, c'est aussi des mouvements souvent imprévus dans lequel des géographies très différentes s'embrasent.
On a les gilets jaunes avec les ronds-points, les espaces périphériques, on a les réforms, les les mouvements sociaux contre les les réformes de retraite, c'est plutôt les lieux classiques de la mobilisation. On a les mouvements contre des binlieu contre Naël. Donc on a vraiment les les agriculteurs, on a différentes Frances qui se mobilisent.
Et ce qui me frappe à moi, c'est qu'au fond, on se retrouve dans une espèce de spirale de mauvais engrenage dans lequel on a les institutions qui sont plutôt censées canaliser, utiliser, mettre en musique la le conflit social et la polémique et la conflictualité qui ne sont pas capables de faire cela et qui en réalité font l'inverse. C'est une espèce de spirale dans lequel les institutions créent des crises politiques qui par la suite deviennent des crises sociales et qui s'enlisent. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui on se retrouve je pense face à cet impass là c'est qu'on voit bien qu'il y a des choses à faire mais on sait pas comment les faire.
Comment les faire ? C'est ça. Gra pourquoi finalement on le voit encore François Berou là qui fait le service à près vente même au cœur de l'été de cette fameuse piste de réflexion des jours fériers.
Pourquoi ça cristallise autant cette suppression des jours fériers ? Mais sans doute parce que c'est incompréhensible. Je ne crois pas du tout qu'on va économiser 4,5 milliards en supprimant de jours fériers.
Montrez-moi les calculs. C'est Non mais c'est absurde. Je ces jours fériers sont payés par les euh enfin aux salariés.
Donc le fait qu'il travaille sans être payé davantage, enfin vraiment si si quelqu'un sur ce plateau a compris, je veux bien. Mais ça n'a ni que ni tête et ça sent plutôt l'artifice politicien euh pour trouver quelque chose à dire par-ci par-là. Mais oui, c'est très maladroit parce que tous les ans ça recommence.
Vous aurez remarqué, c'est les mêmes chiffres. L'année dernière, il fallait aussi trouver 60 milliards d'économies dans la V1 du budget qui sont devenus 50 milliards, qui sont d'ailleurs pas 60 milliards d'économies à trouver parce que vous en retraitez 20 milliards qui sont simplement les recettes qui augmentent du fait de l'inflation. Donc en plus, on fait croire aux français qu'il faut se serrer la ceinture à hauteur de 60 milliard alors que déjà vous en retranché la moitié.
Donc enfin, on voudrait rendre les Français fou furion, on s'y prendra pas autrement. Isabelle Durant vous votre point de vue justement outrevre de voir encore ces français qui s'arqueboutent sur voilà cette caricature alors c'est des Français qui sarqueboutent sur leur défense de jour férier mais enfin je je je suis assez d'accord que c'est difficile de croire que ces quelques jours fériers vont changer complètement la donne. Par contre cette annonce elle vient après tout le reste.
Les retraites la la fluidité du marché du travail enfin il y a une série de mesures annoncées qui sont déjà problématiques. Vous voyez que ça cristallise moins. On en parle moins, c'est pas c'est jours fériers, parle, l'année blanche et cetera, on parle vraiment des jours fériers.
Oui, mais on en parle pas parce que c'est c'est la goutte qui fait des bords d'élevas, même si à la limite c'est peu significatif du point de vue de la recette budgétaire. Et donc, je suis assez d'accord aussi que qu'il y a une série d'autres données qui nourrissent cette colère. Elle est elle est multiple.
On a aussi la loi la loi du plomb. Est-ce que quelque chose va se passer ou pas ? Et jusqu'où après l'arrêt de la Cour constitutionnelle ?
Donc on a un espèce de climat démocratique qui est très très compliqué et par ailleurs des institutions et des élus qui sont incapables vu la crise politique de trouver puisqu'il y a une menace de censure. Donc je sais pas combien il va s'en sortir pour le moment. Il essaie de gagner du temps jusqu'octobre.
Bon on verra si si quelque chose se passe d'ici là. Mais en tout cas c'est clair qu'il y a une grande colère et en Belgique je peux vous dire que c'est un peu identique. On est dans un gouvernement de même nature avec le même type de réforme et la rentrée sociale sera aussi chaude aussi.
Oui, c'est ça. Alors, on va le voir justement. Vous avez parlé d'octobre, mais ça pourrait peut-être se passer avant Natacha puisque il y a un mouvement qui appelle un blocage total du pays.
Le 10 septembre, cet appel à la mobilisation vient des réseaux sociaux. Mais alors ça vient d'où exactement ? C'est vrai que ce mouvement viral à première vue paraît un peu nébuleux.
Has#tag 10 septembre et de plus en plus partagé sur les réseaux. L'initiative apparaît sans partie affiliée, sans syndicat, sans leader. La toute première mention d'un blocage a eu lieu dès le 21 mai sur un canal Telegram Les essentiels, un groupe d'extrême droite plutôt confidentiel, présent aussi sur TikTok et qui fait la promotion des racines chrétiennes de la France ou encore du Frexit.
Mais c'est quelques jours après l'allocution de François Beirou qu'un blog apparaît mobilisation 10 septembre ainsi que le canal télégramlo tout. Le cri de ralliment a le alors pris un peu plus d'ampleur. Alors aussi en même temps derrière ce mot d'ordre, c'est un peu un fourtout hein.
Oui. C'estd qu'on a des couleurs politiques des sensibilité d'extrême droite, de gauche, de radical gauche, même des royalistes. Le gouvernement surveille d'un œil ce mouvement avec en souvenir le mouvement des gilets jaunes.
Même si les forces de l'ordre disent ne pas être inquiètes pour l'instant, il reste à savoir en quelle forme prendra cette contestation. Certains appellent au boycott à la consommation, d'autres à l'occupation des mairies, des préfectures ou des raffineries. Les modes d'action ne sont pas encore définis mais il nous reste quand même encore un mois.
Gill Grésani, est-ce que cette comparaison avec les gilets jaunes tient la route ? Parce qu'on a là quand même un mouvement qui est apolitique, spontané. Est-ce que la comp la comparaison est-elle viable ?
En fait, je pense que évidemment, il faudrir ce que ça ça donne concrètement, mais ce qu'on voit effectivement comme élément de langage qui sont mises en avant, comme construction d'un récit, d'un discours, en fait, c'est assez cohérent avec la manière dans lequelle et dans le moment dans lequel nous nousous nous retrouvons. Parce que d'un côté, on est aujourd'hui face qui attend euh attend quoi ? Attends les présidentiels parce que c'est là que ça se joue et donc au fond les idées sont pas sur la table, le combat n'a pas commencé, tout le monde est crispé, arrêté et donc ça dégage évidemment dans la société des demandes qui sont très fortes parce que tout le monde voit que on vit dans un monde qui change, qui bouge et on sait pas très bien comment y faire sens et donc ça exprime au-delà de l'institution ces espèce de colère et en même temps et de l'autre côté on peut aussi se demander s'il y a pas une question encore une fois très profonde du fait que l'organisation institutionnelle française ne laisse pas ses déplaces pour déposer conditionnement comme celui-là.
Et c'est là que peut-être on se trouve aujourd'hui dans une vraie impasse qui n'est pas que française d'ailleurs mais qui en France est surreprésenté par le mode majoritaire présidentiel. Euh au fond, on a beaucoup de mal à récupérer les obstentionnistes, à faire de la politique dans la société parce que les partis de masse sont disparus, parce que les réseaux sociaux, parce qu'il y a plein de raisons. Et donc, on se retrouve aujourd'hui avec quelque chose qui n'est pas du tout organisé et beaucoup plus fluide où euh tout des convergences inattendues peuvent se passer où la demande structure l'offre beaucoup plus que l'inverse.
La la crise démocratique en quelque sorte, Julie Gradiani, est-ce queon peut imaginer un petit peu comme au moment des gilets jaunes que ce 10 septembre se passe des structures traditionnelles, les syndicats, les politiques ? Alors, c'est déjà arrivé, hein. En fait, euh on avait eu en 2007 euh le Vafan Couodet, si vous vous rappelez, hein, ne m'obligez pas à traduire.
Euh, qui a procédait vraiment de la même inspiration et qui n'a pas eu ou assez peu de débouché politiques, si ce n'est propulsé le mouvement 5 étoiles, mais qui après a commencé à décliner. Donc la difficulté quand même, c'est celle du relais par les institutions parce que ce qui fait la force de ces mouvements au début, c'est le caractère éruptif, c'est le côté hors système. Euh ne travaillons pas, nous produisons pas, nous consommons pas.
En fait, c'est très malin parce que c'est une manière détournée de dire "Ne payons pas des impôts, ne mettons pas du carburant dans la logique de ce système." Mais c'est interdit d'inciter à ne pas payer ses impôts. En revanche, c'est pas interdit d'inciter à ne pas travailler, à ne pas consommer, à ne pas produire.
Mais ça va au-delà qu' un contournement de l'interdiction. C'est c'est vraiment sortons de ce système qui fait de nous contre notre gré de bons petits citoyens dont on tom la laine sur le dos. En fait, c'est ça l'idée.
Le problème c'est qu'après il faut que ce soit relayé sur un plan institutionnel. Les gilets jaunes n'ont jamais voulu se doter de porte-parole. Dès que quelqu'un voulait s'exprimer pour leur compte, il était aussitôt décrédibilisé par ses pères qui considéraient qu'il se compromettait avec le système dès qu'on négociait.
Donc c'est à la fois la force de ces mouvements sur le moment et c'est c'est leur côté très exutoire et en même temps c'est leur faiblesse, c'est qu'après ça s'ffiloche. On voit aussi Isabelle Duran, c'est que dedans il y a un parti aussi qui euh se appelle finalement à être contre les propositions de François Berou mais qui n'appelle pas à manifester qui est le rassemblement euh national pour se notabiliser comme on le dit. C'est-à-dire que c'est encore lui qui pourrait tirer et bien les fruits de cette mobilisation, cette colère sociale.
Euh, il pourrait en tout cas jusqu'à présent le le le Rassemblement national a réussi en effet à se à se montrer je dirais beaucoup plus acceptable et et les les scores les scores l'ont démontré aux dernières élections. Mais ce qui est inquiétant et pour revenir là-dessus, je crois que le rapport entre les partis politiques, y compris d'ailleurs le Rassemblée nationale et les autres partis politiques démocratiques et ces mouvements, c'est extrêmement compliqué parce que comment en effet être derrière ce mouvement un peu comment je dirais quand on ne voit pas très clairement quel est l'objectif à part exprimer des colères, comment est-ce qu'on traduit ça dans quelque chose ? Comment est-ce qu'on parvient à éviter la récupération politique qui est juste ce que ces mouvements veulent à tout prix éviter ?
Et donc je il y a là une relation nouvelle à établir entre des partis politiques représentatifs et des mouvements un peu spontanés, pas très structuré. Et si on vient aux gilets jaunes, les gilets jaunes, rappelez-vous, non seulement ils avaient pas de chef, mais on a fait après ça une grande convention citoyenne sur ces questions dont on a rien fait. Et donc là aussi, je veux dire qu'on peut pas à moment donné à partir d'un mouvement essayer d'en tirer quelque chose même s'il y a pas de chef ou pas d'interlocuteur et puis après ne rien en faire.
Gill Gressani, les jours de François Bairou sont comptés. Je pense que ça fait partie de de la de la question depuis le début sont compter hein à mon avis en fait on pourrait dire que c'est une règle universelle et que tout le monde se trouve dans la situation. Par contre être premier ministre à la fin d'un cycle c'est plus c'est plus c'est plus urgent que pour les autres.
Mais prier ministre, vous savez en général on dit c'est l'enfer de Mat, vous savez en France ça aussi moi je pense il a voulu il a tellement voulu mais je pense qu'il y a un sujet effectivement qui est vraiment essentiel pour pour la démocratie française et pour l'Europe c'est un sujet très grave c'est qu'en fait on peut pas imaginer qu'on arrête tout pendant 2 ans en attendant les présidentiels. Et c'est là aussi qu'on se retrouve avec un problème systémique, c'est que l'idée qu'au fond la vie politique soit à ce point déterminé, surdéterminé par un vote, par un homme, par un moment, ça ne marche pas quand il y a plus de parti, quand il y a plus de sélection, plus de médiation. Et ça crée cette espèce d'opposition constante entre un leader qui peut être plus ou moins inscrit dans la société, de l'autre côté les autres, les la population.
Et ça c'est une chose qui doit trouver la une solution à terme où le risque très concret effectivement c'est une nouvelle explosion d'une nouvelle géographie jusqu'à la prochaine 10 solutions possibles hein à partir de maintenant. Et rappons que la prochaine élection présidentielle, c'est en 2027, hein. Donc, on a encore un tout petit peu de temps.
François Bayrou