Jordan Bardella sur LCI : « Mélenchon est dans une dérive extrêmement grave ! »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mesdames, messieurs, bonsoir. Entretien exceptionnel ce soir. Jordane Berdela, bonsoir.
Bonsoir. Je suis ravi de vous accueillir en en plateau. Il sera question de votre rôle dans la prochaine campagne présidentielle des municipales mais aussi de votre positionusement face à l'Amérique de Trump.
Et nous serons ensuite rejoints par deux personnes que vous connaissez bien. Thierry Breton, ex-commissaire européen, ancien ministre de l'économie et Christophe Barbier, éditorialiste politique hors paire qui vous posera également toutes ces questions. Mais tout d'abord, ensemble tous les deux, [musique] on va passer un moment.
Je vais vous poser les questions d'actualité. Tout d'abord avec ce qu'il s'est passé autour de Jean-Luc Mélenchon, Tolé autour de cette dernière déclaration une remarque sur le nom d'Epstin relance les accusations d'antisémitisme que l'intéressé dément. Écoutez ses propos.
Sauf s'il s'agit de l'affaire Epstein. Ah, je voulais dire Epsteine, pardon. Ça fait plus russein hein.
Alors maintenant vous direz Einstein au lieu d'Enstein. Frankenstein au lieu de Frankenstein. Et ben voilà.
Non, tout le monde comprend comment il faut faire. Jordan Marnela, quand vous entendez ça, est-ce que vous réitérez ce soir vos accusations de relan antisémite que vous avez posté sur vos réseaux sociaux, sur le réseau social X notamment ? Est-ce que vous admettez que ces accusations sont des accusations antisémites ?
On se croirait dans un spectacle de Dieu donné. Euh Jean-Luc Mélenchon est dans une dérive qui est une dérive extrêmement grave. Euh il est dans un monde parallèle, vous voyez, on a l'impression de d'assister au retour des années 30 avec une dérive personnelle d'abord et celle de tout un mouvement politique qui depuis le 7 octobre a fait le choix de souffler sur les braesses de l'antisémitisme dans notre pays.
Un mouvement qui promeut le le racialisme, mouvement qui promut la violence. mouvement qui est tombé dans une paranoïe absolument inouie depuis quelques jours où un homme est mort, Quentin, jeune homme de jeune militant nationaliste de 23 ans et on a le sentiment en entendant monsieur Mélenchon depuis maintenant quelques jours que il est la victime et que toutes les autres personnes autour de lui qui sont en désaccord avec ces idées ou qui ne sont pas la France insoumise sont fascistes. Donc ce à quoi nous avons assisté pendant ce pendant ce meeting qui était un meeting extrêmement brutal et la résultante d'une dérive d'un mouvement politique qui s'est mis hors du champ républicain et qui se veut le porte-voie d'une forme de brutalisation du débat démocratique et je crois la tentation d'importer la violence dans notre pays.
Donc je suis extrêmement préoccupé par les propos qui ont été tenus par monsieur Mélenchon par ce genre de de provocation qui choque beaucoup de Français, qui ne choque pas que les dirigeants politiques et je crois qu'à la veille de la campagne présidentielle, on doit bien mesurer le danger que représente la France insoumise qui fait le choix de rompre avec une une forme de de à la fois de courtoisie républicaine, mais désormais de tomber totalement dans la violence en remettant en cause la paix sociale et la paix civile dans le pays. Il vous a renvoyé la balle notamment avec l'un des assistants parlementaires de la députée de la Drome qui a eu sous couvert d'anonymat un compte qui aurait dit clairement des choses antisémites notamment par rapport à madame Borne par rapport à la rafle du Veldive. Vous avez écarté, vous avez décidé d' des insultes à mon endroit par ailleurs et vous avez pris cette décision.
Est-ce que c'est une décision que l'on va voir désormais systématiquement du côté du Rassemblement national ? C'est-à-dire toute personne ayant des propos antisémites, des relans antisémites, racistes, homophobes, sera écarté du Rassemblement national. Mais non seulement elle sera écartée, mais mais ce type de profil et ce type de comportement a toujours été écarté.
Je Marine Le Pen lorsqu'elle est devenue présidente du parti il y a quelques années en 2011 a assumé une rupture très claire avec l'ensemble des groupuscules violents, l'ensemble des idéologies qui de près ou de loin pouvaient prener une forme de détestation de la République ou de violence à le compte des institutions républicaines. Et nous avons il y avait celle que vous appeliez les brebigaleuses. Vous avez appelé vous-même les brebigaleuses dans une organisation humaine.
C'est vrai dans un mouvement politique, mais c'est vrai aussi dans une entreprise. Lorsque vous avez des personnes qui tiennent des propos qui ne correspondent pas à la ligne du mouvement politique, qui ne correspondent pas aux valeurs de ces dirigeants, et bien la grandeur vient précisément de la décision des dirigeants politiques que de mettre à l'écart ce type de personnalité à partir du moment où des gens souhaitent s'approcher du Rassemblement national et qu'il ne partagent pas à la fois les valeurs, les convictions et l'adhésion que nous formulons chaque jour aux valeurs de la République, et bien nous l'écartons. La différence c'est qu'à la France insoumise, non seulement ils sont promus, non seulement ils sont fait porte-parole, mais ils sont fait ils se font élire parlementaire de la République avec le soutien de la France insoumise.
On est quand même pardon, dans un débat politique depuis quelques jours des militants d'ultragauche. Bah je pense à monsieur Arnaud par exemple. Il est où monsieur Arnaud ?
Je veux dire si monsieur Arnaud était innocent, si les gens qui travaillent avec monsieur Arnaud n'avaient rien à se reprocher dans la violence pour l'instant juridiquement il est innocent. Il est présumé innocent, mais l'honneur et la responsabilité de monsieur Arnaud aurait consisté à venir s'exprimer devant la représentation nationale, devant les Français pour dire qu'il n'avait rien à se reprocher. Donc évidemment qu'il y a un lien.
Monsieur Arnaud, il est triple fichiers. Monsieur Arnaud, il a piloté une organisation qui s'appelle la Jeune garde qui ressemble beaucoup aux milices paramilitaires des années 30 qui prône la violence, l'outrance et qui est responsable présumé de la mort d'un militant nationaliste de 23 ans qui dans les rues de France, dans les rues de notre pays a été lyché, a été tabassé et laissé pour mort. Est-ce que à l'av d'une campagne présidentielle, on va laisser une organisation comme la France insoumise importer dans le débat démocratique de la de la violence ?
Et puis je vous rappelle qu'à chaque fois qu'il y a des organisations, des meetings, des réunions publiques qui sont organisées par la droite ou par le Rassemblement national, vous avez systématiquement désormais des groupuscules d'ultra gauche qui viennent avec le soutien de la France insoumise pour s'en prendre aux forces de l'ordre, pour injurier les participants, pour faire de la provocation et parfois pour commettre des exautions. Je vous rappelle encore une fois et j'en termine que la jeune garde a été dissoute par le ministère de l'intérieur. processus est toujours en cours puisqueil y a un recours devant les devant le Conseil d'État pour notamment avoir tabassé un jeune dans le métro au motif qu'il était de confession juive.
Donc c'est ça le visage de la gauche. C'est ça le visage de l'extrême gauche. Et on voit que un peu comme Dorio, monsieur Mélenchon, il a commencé à gauche à l'extrême gauche au parti communiste s'agissant de monsieur Dorot et qu'il finit aujourd'hui dans des relan fascistes.
Mais quand vous dites ça, vous avez l'air de mettre la gauche et l'extrême gauche dans le même panier. Alors pourtant Olivier Fort a condamné les propos de Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier également. Je ne les juge pas à ce qu'ils disent, je les juge à ce qu'ils font.
Et il y a aujourd'hui un syndrome de Stockholm depuis les formation politique de gauche dit républicaine à l'égard de Jean-Luc Mélenchon. Tous ces gens-là, madame ont fait alliance lors des dernières élections législatives. Vous vous souvenez que y compris sur le site internet du Nouveau Fonds populaire, il y a marqué la jeune garde, c'est-à-dire que monsieur Hollande, pas de François Hollande, monsieur Hollande, Monsieur Hollande a été élu avec le soutien du Nouveau Front populaire.
Sur le site internet du nouveau fond populaire, il y avait le logo de la jeune garde et les internautes. C'est pas ce que vous aviez dit Jordan Barz. Vous aviez dit que c'était euh François Hollande qui avait été élu et qui avait fait mention de la jeune garde mais c'était dans les mentions du site du nouveau Front populaire qu'il y avait ces activation.
D'accord. Donc c'est sur son site internet, il y a pas de problème, c'est pas sur son buletin de V. Il était avec le nouveau Front Popul à l'époque.
Oui, il était donc il a donc été élu monsieur Mélenchon comme monsieur Fort avec le soutien de la France insoumise d'Europe écologie les Verts du NPA du Parti soci de toute la gauche réunie. Donc si la gauche veut faire gage de sa sincérité alors elle doit rompre définitivement avec Jean-Luc Mélenchon. Mais croyez-moi, ils sauront se réunir, s'unir et se pardonner lors des prochaines élections législatives.
Bien sûr. Mais certains Français se posent la question, Jordan Bardella, puisque vous avez voté certaines motions de censure, parfois avec Li. Vous aviez fait ce choix.
Est-ce qu'il a fallu malheureusement et tristement un mort pour que vous donniez cette consigne lors de la PPE, cette motion de censure de ne pas voter avec AFI ? D'abord, nous avons toujours décidé de nos votes notamment sur les mention les motions de censure que vous que vous mentionnez euh au regard de l'intérêt exclusif des Français. Quand l'intérêt du pays et quand l'intérêt de nos compatriotes et de voir un gouvernement qui appuie une pression fiscale toujours plus lourde sur la France du travail et de chuter et d'être censuré, alors nous censurons peu importe la provenance de la motion de censure.
Il est vrai que dans ce débat sur la programmation pour 10 ans de de fonctionnement énergétique français, nous avons fait le choix de ne pas grouper nos voix avec ceux de la France insoumise parce que encore une fois l'intérêt des Français au moment où nous nous parlons est évidemment de comprendre qu'il faut mettre à l'écart maintenant la France insoumise et donc c'est la raison pour laquelle j'ai non seulement appelé absolument à un cordon sanitaire contre la France insoumise, ce cordon sanitaire ça veut dire franc commun, mais ça veut surtout dire un appel à l'ensemble des formations républicaines d'arrêter d'appeler à voter pour la France insoumise. Je vous rappelle madame que dans 15 circonscriptions lors des dernières élections législatives, monsieur Atal et monsieur Macron ont retiré leurs candidats pour faire élire des députés de la France insoumise face à des candidats du Rassemblement national et que dans 60 circonscriptions, ils ont fait élire des députés du nouveau fond populaire. Donc si aujourd'hui la France insoumise par son fonctionnement violent et notamment des milices comme la jeune garde ont une tribune à l'Assemblée nationale, c'est évidemment de la responsabilité directe de la France insoumise mais aussi de la responsabilité morale de de de Gabriel Atal, de d'Emmanuel Macron et évidemment de d'Édouard Philippe. et pardon mais quand Mathilde Panotu, la présidente de groupe de LFI à l'Assemblée nationale vient en conférence de presse indiquer que si le Rassemblement national et si les mouvements patriotes en France remportaient les élections, elle refuserait refuseraient de reconnaître cette victoire, ça veut donc dire qu'ils ne sont plus seulement dans une dérive antirépublicaine, ils sont dans une dérive autoritaire voire même totalitaire.
Justement, quand vous parlez de cette dérive autoritaire, de ces relans antisémites, vous parlez notamment de ce cordon sanitaire. Un cordon sanitaire, ça doit s'appliquer à tous. Est-ce que vous êtes prêt vous aussi à montrer l'exemple ?
C'est-à-dire parfois de vous allier, de faire des alliances pour ne pas laisser à gagner, notamment lors des municipales ? Non, lors des élections municipales, euh ce sont les Français qui vont choisir. Lorsque les Français votent pour le Rassemblement national, ils votent pour avoir des élus Rassemblement national, soit des maires Rassemblement national, soit des élus d'opposition Rassemblement national.
Donc il faut laisser, je veux dire la France insoumise au moment où on se parle est un parti qui est autorisé, qui a des députés, qui présentent des candidats. Ce que je pense, c'est que les parties du système, les partis qui dirigent aujourd'hui de dans notre pays ne peuvent pas, si vous voulez avoir le mot durance insoumise le lundi. Et je vous rappelle que à la veille des élections législatives, le président Macron avait indiqué que la France insoumise était dans une dérive communautariste, antirépublicaine, antisémite et venir ensuite retirer ses candidats pour faire élire des gens qui précisément partagent ces idéologies.
Donc ce front commun, c'est un appel à la responsabilité de toutes les formations politiques. Maintenant pour les élections municipales, ce sont les Français qui jugent. Mais si effectivement il y a des consignes à donner, nous regarderons au cas par cas si nous ne sommes pas en capacité d'avoir des élus.
Mais notre objectif, c'est d'avoir des maires assassemblement national et les maires à assemblement national seront évidemment euh intransigents avec l'ensemble des dérives euh notamment communautaristes et antirépublicaines qui sont soutenu par la France insoumise. Enfin, il faut quand même se souvenir qu'on est dans un pays où euh après le 7 octobre et après l'ignoble attaque et les pogromes qui ont été commis par le Hamas en Israël, on on s'est aperçu que il y avait en France des mouvements politiques à gauche et à l'extrême gauche qui ne condamn qui ne condamnaient pas unanimement le terrorisme. Enfin, je vous rappelle qu'il y a des gens qui sont à la France insoumise qui sont des parlementaires de ce parti.
Je pense à madame Obonau ou à madame Rima Hassan qui est elle la porte-parole du Hamas au sein du Parlement européen qui considère que les massacres qui ont eu lieu en Israël sont des actes de résistance. Donc est-ce qu'on veut confier demain le pays à ces gens-là ? Or aujourd'hui il y a effectivement un risque que Jean-Luc Mélenchon soit au second tour de l'élection présidentielle.
Mais pour l'instant vous n'êtes pas capable Jordan Bardella, de dire encore tout sauf LI. Vous ne le dites pas. Mais si je le dis mais c'est pas moi qui vote.
Donc LFI a des électeurs et d'ailleurs et d'ailleurs mais je les Français sont pas des c'est moi je n'infantilise pas le peuple français. Les Français qui votent sont majeurs et vaccinés et ils sont capables de déterminer en leur âme et conscience quels sont les mouvements qui aiment la France, qui aiment le drapeau français, qui défendent les valeurs de la République, qui défendent tous nos concitoyens quel qu'ils soi sans aucune distinction de race, d'origine ou de religion, et qui ont profondément à cœur de redresser notre pays et des mouvements qui sont là pour semer le désordre, semer le chaos, souffler sur les braises de l'antisémitisme, euh mener des des d'une véritable guerriailla urbaine dans les mots comme dans les actes contre nos forces de l'ordre. Et je crois moi si vous voulez à l'intelligence collective et à la force d'esprit du peuple français.
Mais vous savez que vous pouvez faire changer les choses. Jordane Bardella, un exemple peut-être au Havre. Est-ce que si LFI demande d'appeler à voter pour monsieur Lecoq communiste face à Édouard Philippe, est-ce que vous êtes prêt à dire très concrètement il faut voter pour Édouard Philippe ?
Barrage ALFI. Mais je je ne le dirai pas pour une raison très simple, c'est que dans le sondage et encore une fois les sondages sont des photographies à un instant té, il n'indique pas la dynamique euh qui sera celle le jour du vote. Il donne une orientation.
Mais dans le sondage qui a été fait sur la ville du Havre, euh la liste du Rassemblement national est qualifiée au second tour. Elle est donnée à près de 20 % au second tour. Donc quand on est au Havre et qu'on vote pour le Rassemblement national, c'est pour avoir des élus Rassemblement national.
Mais je veux dire, moi je veux poser une question ce soir à Édouard Philippe puisque Édouard Philippe qui est aujourd'hui menacé dans sa propre ville sur le plan politique par la liste du parti communiste, lors des élections législatives, il avait indiqué qu'il préférait voter communiste. Communiste, on est en 2026, communiste plutôt que pour des candidats du Rassemblement national. Est-ce qu'il regrette cette phrase ?
Mais je peux vous poser également la question. Est-ce que c'est sain en démocratie de demander d'appliquer aux autres donc un cordon sanitaire ? Euh est-ce qu'on on a regretté pour soi ?
Euh vous avez fait les frais euh de ce cordon sanitaire, de ce front républicain ? Est-ce que c'est sain de le demander pour une autre formation politique ? Mais nous en avons fait les frais madame injustement parce que qui défend aujourd'hui le peuple français et nos compatriotes de confessions juives face à la montée de l'antisémitisme qui est imputable en grande partie à la gauche et à l'extrême gauche.
Vous savez que le CRIF ne vous reçoit toujours pas Jordan Bardella. Le président du CRIF a un avis euh plus mitigé, je dirais, à mon égard et à l'égard du Rassemblement national. pas à raison de sa fonction de président du CRIF, mais parce qu'il est de gauche et parce qu'il est socialiste.
Mais croyez-moi, il y a beaucoup de nos compatriotes de confessions juives qui sont extrêmement inquiets du comportement de la France insoumise, des propos de monsieur Mélenchon réitéré hier à l'occasion d'un d'un meeting et de jeunes mots profondément ignobles. En jouant en plus sur l'affaire sur l'affaire Epstein. C'est nous aujourd'hui qui sommes ce bouclier.
Qui est le dirigeant politique qui a été reçu en Israël en l'année 2025 ? C'est moi, c'est pas Jean-Luc Mélenchon. Donc voyez, je je pense que la période que nous vivons est une période de grande clarification et on voit qu'il y a aujourd'hui des gens qui aiment la France, qui aiment les valeurs républicaines, qui ont envie de les porter et de les défendre.
Et on voit qu'il y a de l'autre côté de l'hémisphère politique des gens qui veulent le chaos, le désordre et qui veulent désormais importer de la violence dans le dans le débat démocratique. Donc nous sommes aujourd'hui, je crois, le meilleur bouclier pour le peuple français face à ce climat de tension et et à ce climat de violence. Bien sûr, vous avez dit avoir sélectionné parfaitement tous les candidats pour les municipales.
Est-ce que donc avec vos mots que vous venez d'employer ce soir, vous promettez aux Français qu'il n'y aura pas de brebis galeuse sur ces listes ? Mais je je leur dis que nous avons tout fait pour que euh les gens qui sont euh qui portent les couleurs du Rassemblement national soit à l'image de ce que nous sommes aujourd'hui. Un parti profondément patriote euh qui euh a la volonté non seulement de redresser la France, je dirais même de la sauver, mais de réunir et de rassembler les Français encore une fois quel qu'ils soient et quel que soit quel été aussi leur choix politique passé.
Et ce qu'il faut juger dans un mouvement politique ou dans une organisation humaine lorsqu'il y a des gens qui parfois de manière ultra minoritaire madame ultra minoritaire ont des propos qui ne correspondent pas à la ligne politique du Rassemblement national ou de tout autre mouvement politique, ce qu'il faut juger, c'est la capacité de ce mouvement à prendre des décisions, à agir. Et de ce point de vue-là, ma main n'a jamais tremblé. Lorsque quelqu'un ne partage pas mes valeurs et qu'il souhaite porter les couleurs du Rassemblement national, je le refuse à la France insoumise, il est promu et mis en avant.
L'objectif du Rassemblement national en terme de chiffre, en terme de communes, vous diriez quoi ? C'est quoi une réussite pour le Rassemblement national ? Alors, je ne suis ni sondeur ni devin.
Euh nous souhaitons remporter un maximum de mairie et et moi ce soir, je veux dire aux Français qui nous regardent que en fait l'alternance, elle commence dans les communes le 15 et le 22 mars prochain. On présente un nombre inédit de candidats dans des dynamiques d'union avec à la fois des des militants, des gens, des cadres du Rassemblement national. Beaucoup de nos députés sont aussi candidats à ces élections municipales, mais j'ai essayé avec le RN de construire autour de notre allié de l'UDR d'Éric Sioti des ponts vers des partis politiques, vers des formations politiques, vers des gens qui ont plutôt eu le cœur à droite pendant très longtemps, qui ne se reconnaissent plus dans le parti les Républicains et qui ont envie de joindre leur force au projet que nous sommes en train de créer.
Et moi, je veux dire à nos compatriotes que les villes Rassemblement national, d'abord une grande partie de nos maires la dernière fois avaient été rélu dès le premier tour et je serai moi demain en meeting à Perpignan au côté de Louio. Je sais qu'on ne peut pas rentrer dans des questions de temps de parole dans dans dans l'intimité des des dossiers des communes, mais partout nous avons été en capacité de gérer. Nous avons renforcé les effectif de la police municipale en faisant de la lutte contre l'insécurité et notamment contre les trafics de drogue.
Une priorité. regarder ce qui est en train de se passer au Mexique. Je il faut regarder ce qui se passe ailleurs dans le monde pour éclairer nos choix et pour je dirais déterminer notre vote.
Quand vous regardez ce qui est en train de se passer au Mexique où l'État a mis hors d'état de nuire le chef d'un des plus grands cartels mexicains dans un chaos total si je peux dans un chaos total. C'est euh un pays qui est aujourd'hui à feu et à sang et le cartel, les trafiquants de drogue ont décidé de se retourner euh contre la population en mettant le feu à l'aéroport, en mettant le feu à des commissariats, en attaquant des commerces et des stations services. Donc moi, je ne veux pas de cela en France.
Et donc, il faut protéger la France de la montée en puissance spectaculaire depuis maintenant une décennie des mafias et des trafiquants de drog qui sont aujourd'hui des cartels. Et je veux leur dire demain que à la tête des municipalités comme à la tête de l'État, si demain je suis chef du gouvernement, et bien ma main ne tremblera pas et nous ferons du rétablissement de l'ordre et de la sécurité notre premier objectif. Et puis il y a aussi une question, c'est la paix fiscale.
Je dans les mairies RNES, il n'y aura pas un centime d'augmentation de la de la fiscalité. Vous avez des villes que nous dirigeons comme à Baumont où à neuf reprises nous avons baissé la fiscalité. Depuis euh que Steve Brwa, vous parlez de ces électeurs qui ont le cœur à droite.
Vous avez le cœur à droite vous Jordane Mardella ? J'ai j'ai le cœur au centre de la France et et moi je veux je veux rassembler tous les Français. Ça veut dire quoi au centre de la France ?
Ça veux dire que je je refuse de de évidemment moi j'inscris beaucoup de mes valeurs dans un dans un éthos de droite mais mais je refuse de de faire du Rassemblement national l'unique porte-parole de ce qui a pu être la droite pendant très longtemps autour de Nicolas SarkoZi avec un parti politique qui défendait le travail qui défendait le travail qui paye qui défendait la nation qui défendait l'autorité. Il y a eu un différentiel, vous pouvez le noter entre ce qui a été dit et ce qui a été fait, mais mais le Rassemblement national est au-dessus des partis politiques et et nous avons vocation aujourd'hui à rassembler tous les Français. Des Français patriotes qui votent pour le Rassemblement national depuis très longtemps.
Des Français qui ont voté à droite, mais aussi des Français qui ont voté pour d'autres mouvements politiques sur leschiquers politiques. Et encore une fois, notre objectif, c'est de sauver la France. Et il faut bien que les Français qui nous regardent ce soir comprennent que ce qu'on peut encore faire l'année prochaine en 2027, on ne pourra peut-être plus le faire dans 5 ans ou dans 10 ans.
Notre pire ennemi, c'est le temps. Dans 5 ans, il y aura peut-être plus d'agriculteurs en France parce que la concurrence des loyales les aura écrasé. Dans 5 ans, il n'y aura plus une seule usine automobile en France parce que nous serons contraints et forcés de rouler avec des véhicules chinois parce que les constructeurs français auront été enseveli sous les normes qui sont aujourd'hui appliquées par la France et par l'Union européenne.
Dans 5 ans, euh tous nos quartiers, peut-être par nombre important euh euh auront été sous pris sous le contrôle des cartels et des trafics en drog. Donc moi, je ne veux pas me réveiller dans 5 ans ou dans 10 ans avec la gueule de bois et et je suis peut-être d'autant plus légitime à vous dire cela que j'ai 30 ans, j'auraiis 31 ans l'année prochaine et que les décisions que nous prendrons si nous arrivons à la tête du pays dans quelques mois et bien nous aurons des comptes à rendre dans 10 ans, dans 20 ans ou dans 30 ans, nous serons encore là. et et je vais vous dire un peu euh de manière un peu plus centrée que euh c'est ma génération qui va devoir payer les choix qui sont fait et donc je ne laisserai pas ma génération assumer le les conséquences de décisions qui sont aujourd'hui néfastes et qui sont en train de mener notre pays qui est le plus beau pays du monde vers la Bible.
Mais certains pourraient vous dire que les bons choix à faire, c'est de faire notamment des alliances, des alliances qui auraient du bon sens. Ça se fait parfois au niveau local. le conseil départemental des Alpes maritimes LR euh qui euh s'est allié notamment avec votre candidat.
Euh ça se fait au niveau local. Pourquoi ne pas se dire il faut le faire aussi au niveau national, appeler ces personnes à droite qui disent comme vous, pas une voix pour LFI. Je pense à un Bruno Rotaillot par exemple qui sera peut-être et qui sera candidat face à vous, on le verra mais est-ce que il n'y a pas un moyen de réunir que vous soyez une figure de prou de cette droite là ?
Mais je je vais œuvrer en ce sens et je souhaite que euh le projet que nous allons bâtir avec Marine en vue des prochaines élections présidentiel soit la maison commune de millions de Français. Et il y a un décalage aujourd'hui inoui. Vous parliez des républicains.
Je crois que monsieur Rotaillot a demandé au président du département des Alpes Maritimes de se mettre en retrait Oui. de son adhésion au républicain parce qu'il a soutenu et qu'il soutient à Nice Erik Siioti qui est un ami que je soutiens qui est candidaté à la mairie Nice et qui est l'ancien patron des Républicains. En revanche, monsieur Rotaillot, madame, il n'a pas été gêné à l'idée de s'asseoir pendant 1 an et demi dans un conseil des ministres entre euh des socialistes comme Ellisabeth Borne ou Manuel Vals et des macronistes euh qui euh ont placé notre pays aujourd'hui dans une situation très douloureuse et très difficile pour des millions de gens.
Donc ces personnalités politiques là, elles sont aussi comptables de leur choix. Et moi, je veux tendre la main aussi aux électeurs des Républicains et je veux leur dire travaillons ensemble. Est-ce que vous allez euh euh je dirais engager votre confiance et votre espérance en 2027 dans un mouvement politique qui est aujourd'hui donné euh euh qui n'est pas en capacité de gagner, je pense ne pas être insultant en disant cela, euh qui euh euh a gouverné avec Macron, qui s'est dilué dans le macronisme alors que vous espérez que la France soit réhabilitée dans son autorité, dans sa puissance, dans son économie, dans ses valeurs.
Je leur dis travaillons ensemble. Je ne suis pas sectaire et à chaque fois qu'il sera possible de le faire et bien je tendrai la main parce que mon mon obsession c'est de rassembler les Français parce que pour gagner il faut d'abord faire l'union et le rassemblement. Donc vous tendez la main bien sûr et je continuerai de le faire jusqu'au bout.
Beaucoup ont été étonnés lors de la marche pour Quentin que vous décidiez de ne pas y aller, d'avoir pris des distances avec cette marche. Écoutez, l'organisatrice de cette marche, Alliette Espu, elle était sur notre antenne. Je je trouve ça extrêmement dommage si vous voulez que certains aient cédés à la crainte d'être affilié à tel ou tel groupe en venant à cet hommage.
Je trouve ça dommage en fait si vous voulez que les que des hommes politiques aient eu peur et céd face aux pression des personnes de des des personnalité d'ultra gauche. Vous êtes d'accord avec ça ? Non, pas du tout.
D'abord madame, quand une situation et un drame comme celui que nous avons vécu se pose, d'abord il y a le temps du recueillement et nous avons avec mon mouvement, avec mes députés, nous avons rendu un hommage appuyé à Quentin. Je me suis exprimé à l'occasion d'une d'une conférence de presse pour aussi apporter des réponses à la violence d'ultragauche parce que c'est aussi mon rôle et ma responsabilité. Euh, nous avons honoré des minutes de silence au Parlement français, à l'Assemblée nationale et et au Sénat et ce temps de recueillement, il était important.
Maintenant, là où je suis en désaccord avec les propos de la personne que vous que vous interviewez qui a organisé la la marche et que dans ce moment-là, on respecte la volonté de la famille. Quand la famille de la victime profondément meurtrie et et on a tous été bouleversés par ce qu'a vécu Quentin et par ce qu' a vécu cette famille demande à ce qu'il n'y ait pas de récupération politique et à ce qu'il y ait à cette marche aucune expression politique alors on respecte la volonté de la famille. Mais certains ont vu ça comme un rejet de votre électorat, même le plus radical en disant très clairement que c'était un moyen pour vous de vous écarter de ces groupuscules d'extrême droite.
Ben je n'ai pas à m'en écarter puisque nous n'avons aucun lien euh de droit ou de fait avec eux. Lien officiel mais certains votent pour vous, vous le savez. Je sais pas, je ne sonde pas les cœurs et les reins.
Et en tout cas, ils n'ont euh personne n'a d'influence sur Marine ou sur moi. Nous sommes des gens totalement libres et nous n'avons de compte à rendre euh non pas seulement à notre parti politique mais aux Français qui par million nous ont accordé leur confiance. Permettez-moi de vous rappeler que il y a eu dans ces manifestations des appels à la violence de la part de Groupuscule d'Ultragauche.
Moi, je suis président du Rassemblement national. Je suis responsable de la sécurité des élus du Rassemblement national et je ne participe pas à une marche ou une manifestation. Il y en a beaucoup qui spontanément ont été organisés aussi avec vous avez raison, la la volonté de français de témoigner et de de rendre hommage à à Quentin et d'apporter un soutien moral à sa famille.
Mais à partir du moment où j'ai pas de lien avec les organisateurs de la marche et de la manifestation et que la famille, pardon, mais la famille demande à ce qu'il n'y ait pas de de récupération politique, alors il faut respecter la la demande de la famille. La date clé Jordan Bardella, c'est le 7 juillet, le délibéré de la cour d'appel. Marine Le Pen sera fixée sur son avenir politique.
Elle dit ne pas pouvoir faire campagne avec un bracelet électronique de fait. C'est quoi ? C'est l'esprit de sacrifice pour le parti.
Non, c'est serait une décision de justice que même si elle n'est pas prise, qui fait partie des scénarios qui sont aujourd'hui sur la table. Moi je souhaite que Marine Le Pen qui encore une fois est innocente des faits qui lui sont reprochés dans cette affaire il n'y a ni emploi fictif ni enrichissement personnel. On parle d'un désaccord administratif sur la nature du travail d'assistant parlementaires européens.
Pour cette raison, on cherche à écarter Marine Le Pen qui est aujourd'hui donné au second tour et potentiellement donnée gagnante de cette candidature à l'élection présidentielle. Donc nous nous préparons à toutes les hypothèses. Mais comprenez bien et c'est peut-être ce qui font notre différence Marine et moi avec le reste de la classe politique, c'est que pour nous 2027 si vous voulez c'est pas une échéance personnelle, c'est une échéance pour la France, c'est une échéance pour le pays.
Et donc nous serons là quoi qu'il arrive et et nous assumerons nos responsabilités quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe en fonction de cette décision qui sera rendue par la justice. Vous vous sentez prêt si vous êtes candidat ? Mais je me prépare chaque jour à exercer des responsabilités.
Euh en politique, être président, c'est pas pareil qu'être premier ministre. En politique, on ne se désigne pas soi-même. Donc je suis engagé comme président de mon mouvement politique.
Ma responsabilité, c'est de préparer mon parti. C'est de faire en sorte que les Français qui attendent le changement puissent voir renaître la France et une espérance nouvelle à compter du printemps 2027. J'y mettrai toute mon énergie et encore une fois au moment où je vous parle, je me prépare à être chef de gouvernement et Marine Le Pen se prépare à être candidate à l'élection présidentielle.
Nous travaillons ensemble jusqu'à l'appel et jusqu'à la présidentielle et après pendant 5 ans et peut-être 10, c'est les Français qui le décideront. Et bien nous travaillerons ensemble au redressement du pays. La France est en droit d'attendre une renaissance sur le plan économique, sur le plan sécuritaire, sur le plan politique, sur le plan historique dans sa vocation universelle.
Et donc main dans la main, ensemble, nous y travaillons. Mais quel rôle aura-t-elle si elle ne peut pas se présenter ? Elle le dit elle-même très clairement, elle ne sait pas quel rôle vous lui donneriez.
Quel rôle avez-vous envie de lui donner si elle n'est pas candidate ? moment où on se parle, je ne me mets pas dans cette hypothèse. Vous avez bien réfléchi un petit peu Jordan Bardella ?
Oui, mais il serait bien elle est indispensable à cette campagne. Mais Marine est indispensable et elle sera là quoi qu'il arrive. Je veux dire, vous savez ce que je lui dois et les Français savent l'étendue de ce que je dois et de la dette que j'ai à l'égard de Marine.
Donc nous sommes amis, nous sommes des militants politiques, nous sommes convaincus que nous sommes les seuls aujourd'hui à pouvoir engager le redressement de la France au printemps 202 et donc nous avons une responsabilité historique. Et la première responsabilité que nous avons, c'est de rester unis, de travailler main dans la main. Je j'ai toujours été son premier soutien et elle a toujours été mon premier soutien.
Elle dit que vous n'êtes pas sous tutelle, que vous êtes autonome. Est-ce que c'est un message à des membres du parti ? Non, je pense qu'elle voulait dire par cette déclaration que il y a jamais eu de relation tutella entre elle et moi.
Euh vous savez ce que je lui dois rendre notre relation. Je reprendrai pas ce terme mais mais sans Marine Le Pen, les Français le savent très bien. Je ne serai pas devant vous ce soir à répondre à vos questions, mais je suis un homme libre et je resterai un homme libre.
Et je vais vous dire, je pense que si j'ai peut-être quelques secondes pour convaincre les Français de euh nous faire confiance, c'est que euh le fait de ne jamais avoir exercé le pouvoir nous rend totalement libre. Je ne dois rien à personne. Nous n'avons aucun copain à recer dans l'administration.
Nous nousons redevables à l'égard de personnes qui auraient pu à un moment donné ou un autre nous accorder un tremplin ou un soutien précieux. Euh nous sommes nous sommes redevables à l'égard des Français et euh cela nous rend totalement libre et donc nous prendrons nos décisions avec la plus grande liberté et moi je resterai un homme libre bien sûr. J'aimerais vous poser la question euh du côté parlementaire notamment euh sur la PPE euh la programmation énergétique euh plurale et annuelle de l'énergie.
On sait toujours pas combien ça va coûter hein. Alors vous vous dites 300 milliards. Euh le gouvernement euh dit euh c'est des chiffres fumeux.
Vous les sortez d'où ces chiffresl Bon, d'abord, ils vont pas vous dire le contraire euh mais vous n'êtes pas sans savoir que la modulation aujourd'hui du de notre parc nucléaire lié notamment euh au développement des énergies interminantes. Par contre, c'est un petit peu technique, mais il faut bien comprendre que pendant très longtemps, la France, sous la responsabilité de François Hollande et de monsieur Macron de torpiller la filière nucléaire. Grâce au nucléaires et grâce aux infrastructures dont nous a doté le général de Gaulle notamment et à cette à cette politique des grands projets de l'après-gerre, nous avons fait notre transition énergétique.
Nous devrions avoir aujourd'hui une des énergies les plus décarbonées, les plus accessibles et les moins chères d'Europe. les choix qui ont été faits de renier sur la filière nucléaire, de sous-investir entre 2017 et 2022 dans cette filière, de fermer Fenheim, d'abandonner le projet Astrid et de développer massivement des énergies qui par définition ne sont pas seulement renouvelables mais sont aussi intermittentes à créer les conditions d'une fragilité du système énergétique français. Et évidemment que cette modulation des réacteurs nucléaires parce que par définition le vent il y en a pas tout le temps et donc quand il y a moins de vent, il faut plus de nucléaire et donc il faut intensifier la production nucléaire.
Tout cela euh abîme euh le système énergétique français et tout cela a évidemment un coût qui sont des coûts cachés, des externalités négatives des choix qui ont été faits. Et donc euh si nous sommes à la tête du pays, nous remettrons aussi de l'ordre dans la politique énergétique. Nous souhaitons un peu plus nenou.
Alors, d'abord, nous souhaitons prolonger les réacteurs actuels à une durée de vie de 80 ans pour permettre d'aller au bout, je dirais, de l'exploitation du du parc nucléaire tel qu'il existe aujourd'hui pour investir immédiatement dans des réacteurs de nouvelles génération. Et tout cela nous allons Oui, c'est vrai. Le redressement du pays ne va pas se faire en 24 heures parce que le pays est dans une situation difficile mais la France a besoin de renouer avec la culture des grands projets.
Et si demain nous sommes à la tête du pays, nous mettrons en œuvre un fond souverain pour faire en sorte que l'État renoue avec cette culture de la grande politique, des grands projets qui aura vocation notamment à abonder dans la réindustrialisation, dans les relocalisations, dans la recherche sur la tech, sur l'intelligence artificielle et évidemment dans le système énergétique français. Et juste un mot pour vous dire que évidemment demain, si euh les Français nous accordent leur confiance, euh le premier déplacement officiel à l'étranger se fera à Bruxelles et nous irons réclamer de Bruxelles euh et et indiquer à Bruxelles qu'à partir de maintenant, qu'à partir du printemps 2027, euh la France euh fera payer son électricité à 50 € le MWh, c'est-à-dire un prix national qui a toujours été le coût de production historique du nucléaire pour faire baisser les factures des Français et pour faire baisser les factures de des entreprises. Moi je je crois que la France doit redevenir un paradis énergétique et et il y a rien de mieux que cela pour Renault avec la production et la croissance.
Ça vous différencie de Édouard Philippe qui m'avait dit l'Allemagne comme premier déplacement s'il était président. Euh, j'aimerais vous poser notamment une question sur la fin de vie Jordane Bardella, puisque dans votre groupe à l'Assemblée, il y a eu des voix pour, il y a eu des voix contre Marine Le Pen a voté contre Sébastien Chenu pour Jean-Philippe Tangui également. Si vous aviez été député, vous auriez voté quoi ?
Alors, je m'y serai opposé et permettez-moi de d'expliquer ce choix. D'abord, il faut aborder cette question de la fin de vie avec beaucoup d'humilité parce que au fond, ce sujet qui est un sujet de société questionne le rapport que vous et moi que chaque français a à la vie et à la et à la mort. Je pense que le progrès dans une société se mesure non pas à la façon par laquelle il accélère la mort, mais à la façon dont il est capable de soigner jusqu'au bout et coûte que coûte.
Euh moi, j'ai eu l'occasion et et je je dois vous avouer que ça a aussi un peu influencé mon jugement euh de rencontrer des soignants, de visiter des unités de soins palliatives. Ils font un travail formidable. Ce sont des gens d'une humanité exceptionnelle qui dévouent leur vie et qui accordent leur temps à accompagner les plus fragiles, les plus vulnérables en fin de vie.
Euh moi, je suis très attaché. Euh je suis raisonnable comme sur beaucoup de sujets et et attaché au fond à cet équilibre français qui avait été tracé. un chemin d'humanité qui avait été tracé par la loi Léonicles qui visait à refuser en même temps l'acharnement thérapeutique et en même temps à refuser de faire de la mort une solution.
Moi, je suis un défenseur du soin et je pense que le fait de passer l'étape du palliatif et d'aller directement sur ces débats qui sont des débats encore une fois très intimes sur la fin de vie est en fait l'abandon de toute politique sociale parce qu'il y a 50 % des gens qui devraient avoir accès à du palliatif qui n'ont pas accès. Vous avez 20 départements en France qui n'ont pas de structure de soins palliatifs et ça c'est l'échec. social des politiques des dernières années.
Donc moi, je suis un défenseur de cette 3e voix française. Je suis un défenseur du soin palliatif. Encore une fois, je respecte les avis des uns et des autres parce que c'est des sujets qui font appel tellement à l'intimité.
C'est des sujets qui font tellement appel aux expériences personnelles, parfois aussi aux convictions religieuses, ce qui n'est pas mon cas, que il faut respecter les les points de vue. Mais encore une fois, je pense que la grandeur de la société se mesure à à la à la au moyen qu'on met pour accompagner les plus vulnérables et pour accompagner la vie. Et et dans ma définition du soin, l'acte de tuer et la mort ne peut pas faire partir partie de cet acte de soin.
On poursuit cet entretien Jordan Berdella avec deux personnes que vous connaissez bien. Thierry Breton, ancien commissaire européen, ancien ministre de l'économie qui me rejoint en plateau. Bonsoir à vous Thierry Breton, je suis ravie de vous recevoir en plateau.
Christophe Barbier, éditorialiste politique hors paire qui va vous poser également des questions sur votre stratégie nationale. la promesse de LCI d'expliquer et de comprendre les questions de fond. On va passer un certain temps sur différents sujet tous ensemble thème par thème pour bien comprendre votre ligne.
Jordan Bardella pour être clair, je cadre le débat tout de suite. On peut tous dire on est en démocratie tant que ça se fait dans le respect des uns et des autres. Je sais que vous êtes des hommes très respectueux.
Je veux pas faire la maîtresse d'école mais je le fais quand même juste avant qu'on commence ce débat. Tout d'abord, la stratégie nationale, ça va être notre premier grand thème avec cette ligne pour 2027. Vous êtes en tête dans de nombreux sondages, Jordan Bardella, mais quelle est votre stratégie pour aller jusqu'à l'Élysée ?
Christophe Barbier, c'est à vous avec votre première question. Un des piliers de cette stratégie, c'est la dédiabolisation comme on l'a appelé. Vous avez commencé cette émission en comparant le meeting de Jean-Luc Mélenchon à un spectacle de Dieu donné.
Le parrain de la fille de Dieu donné en 2008 s'appelait Jean-Marie Le Pen. Alors, je vois tout le travail que vous avez fait avec Marine Le Pen pour arracher le RN à cette orbite ancienne. Je vois aussi votre parcours personnel.
Pierre Stéphane Fort dans sa biographie qu'il vous a consacré le grand remplaçant rappelle auquel il y a beaucoup de bêtises et qu'il a pas beaucoup vendu d'ailleurs. Vous verrez avec lui le en 2017, il rappelle votre proximité avec Frédéric Châtillon, dirigeant du GUD dans les années 90 qui fêtait l'anniversaire d'Hitler. votre parcours pour vous arracher à ce passé-là, à ces fréquentations-là.
C'est c'est-à-dire proximité. Bah non, non, mais allez-y. Allez au il raconte que vous étiez euh dans une liaison intime avec sa fille et que donc donc la fille est forcément responsable des propos du Pas du tout.
Mais vous avez eu des rencontres, des moments familiaux, des moments C'est très bien. Quand on est dans ce bainlà et qu'on fait le parcours que vous avez fait pour vous en arracher parce que votre lutte aujourd'hui contre l'antisémitisme est incontestable, est-ce queon ne se sent pas un peu comme cisif ? Quand je regarde votre parti récemment, un assistant parlementaire, un candidat à Carpenterra, vous êtes obligé de prendre des sanctions, vous êtes obligé de rompre des collaborations, est-ce que c'est quelque chose qui se terminera un jour ou est-ce que vous ne serez pas obligé toujours de lutter contre cette tentation de l'ultradroite d'infiltrer le RN ?
Alors euh d'abord, je n'ai été arraché à rien du tout ni à l'extrême droite, ni à aucune forme d'idéologie radicale. Euh moi, j'ai grandi dans un milieu très modeste en Sain Saint-Nis, euh issu par euh d'une mère de l'immigration italienne qui a été AdSè par un père qui est petit chef d'entreprise. Je dis petit par la structure et pas par évidemment ses qualités personnelles.
Donc je ne me sens lié à aucune forme d'héritage, d'idéologie radicale ou à l'extrême droite. Moi, je suis président du Rassemblement national depuis 2022. Le Rassemblement national est un grand mouvement populaire aujourd'hui qui rassemble des millions de Français dont certains votaient pour le Front National à l'époque.
Beaucoup ont pu voter, par exemple pour Nicolas SarkoZi en 2007, pour François Fillon en 2012. Certains viennent de la gauche, notamment dans les bastions ouvriers. Et donc moi je je m'étonne un peu si vous voulez qu'on fasse toujours un peu de je dirais d'archivage et de travail d'archéologie pour le Rassemblement national sans nécessairement le faire pour toutes les autres formations politiques parce que si on remonte au Parti socialiste pour l'instant la seule fois où la France a eu un président d'extrême droite il s'appelait François Mitteran parce que vous souvenez que c'était un ami intime de monsieur Bousquet qu'il avait reçu des mains du maréchal Pétin la Francisque qui est la plus haute distinction du régime de Vichi.
Donc c'est bien aussi de de si on fait de l'histoire de le faire pour l'intégralité des formations politiques. Voyez par exle monsieur je crois que c'est son anniversaire, il a eu 80 ans il y a quelques jours, j'ai j'ai lu ça dans le dans le journal. Monsieur Longuet par exemple qui a été un une figure importante de la droite pendant très longtemps a lui était augude quand il était un petit peu plus jeune à Occident notamment.
Donc voyez, d'abord les gens ont le droit d'évoluer et et encore une fois les les personnes avec qui vous pouvez lier des de l'amitié ou parfois des histoires d'amour ne sont pas nécessairement les portees-paroles et les porte-vois des idées de leur regardons devant sur votre stratégie. Vous tutez ce matin, la mise au banc de LFI est un impératif moral. C'est très fort.
Et là vous dites tout à l'heure à Margaot : "Oui mais le tout sauf lesfi pas jusqu'à sauver ceux qui ont fait le Front républicain contre nous comme Édouard Philippe que vous avez cité. Oui, mais on a l'impression du coup que vous vous dites bon faut combattre les filles mais c'est quand même pratique si on les a face à nous parce que vous Marine Le Pen face à Mélenchon second tour de la présidentielle c'est la victoire assurée idem dans beaucoup de duels au législativ est-ce que vous êtes pas dans cet entre deux où vous voulez combattre les filles mais quand même c'est un peu un allié objectif comme on dit arithmétiquement mais moi je combat pardon moi je non pas du tout moi je combat politiquement les filles c'est que moi je considère que la France insoumise est un mouvement dangereux mais qui a des parlementaires et qui a des élus et ce n'est pas parce que vous interdisez un mouvement politique, que vous tuez nécessairement ses idées ou l'espérance qu'il peut représenter pour dans les sondages aujourd'hui 13 ou 14 % des Français au premier tour de l'élection présidentielle. Donc il faut combattre LFI sur le terrain politique.
Et quand j'appelle à un cordon sanitaire et un front commun, c'est un front commun politique et c'est surtout un appel à la responsabilité, comme je l'ai dit, des autres partis de gauche de de se libérer de cette emprise qu'ils ont aujourd'hui à l'égard de Jean-Luc Mélenchon et des autres formations républicaines à commencer par celle qui est aujourd'hui au pouvoir et qui est la propriété de d'Emmanuel Macron et de Gabriel Atal de retirer des candidats pour faire élireir des gens de la France insoumise. Après, pardon, mais je veux dire, il y a aussi eu à l'égard de LFI une complaisance médiatique. Je veux dire, quand on voit sur tous les plateaux de télévision par exemple les experts de Médiia part dont on sait que le patron de ce journal s'est félicité par exemple il y a quelques années des attentats de Muni contre des athlètes israéliens qui au nom de l'islamisme ont été massacrés qui pardon mais a hébergé en son sein il y a encore quelques mois je il y a pas 20 ans, il y a encore quelques quelques mois quelques petites années.
Monsieur Meuris du service public est un humoriste qui il y a 10 ans faisait les avant-premières du théâtre de la main d'or de Dieu donné à Paris. Il faut aussi que la presse fasse son examen du coup monsieur Barbier, ça fait des années que le système médiatique, je ne sais pas si vous y avez contribué, je vous laisse juge et je laisse les français jugent considère que le Rassemblement national devait être mis au banc, que nous étions le mal absolu. Or, les Français s'aperçoivent aujourd'hui que sur la question de l'antisémitisme, qui protège nos compatriotes de confession juives, qui est invité en Israël, c'est le Rassemblement national, c'est pas la France insoumise.
Qui défend les policiers, qui les insulte, c'est le Rassemblement national d'un côté et c'est la France insoumise de l'autre qui ne perd jamais une occasion pour remettre en cause l'ordre républicain, pour appeler à des violences, pour comme je dis madame Panot qui qui déclare pardon dans une conférence de presse qu'elle refusera le processus électoral si le Ren gagne les élections. Est-ce que vous imaginez une seconde si un des pores-paroles du RN avait tenu ses propos ? On voit bien leur logique révolutionnaire de ce côté-là. pour rassembler et votre mouvement s'appelle Rassemblement national à un moment donné notamment dans les seconds tour faut s'élargir.
Vous citier François Mitterrand, il fait 43 % au premier tour en 74. Il est battu au second tour. Il a pas d'alliés, pas de pas de Donc en toute logique pour vous préparer à ces second tours et je pense au législativ au municipal comme à la présidentielle, tendre la main aux autres droites, travailler à l'Union des droites.
Est-ce que ça ne doit pas être d'ors et déjà votre impératif avec des négociations sur les programmes, avec des accords et éventuellement voir quelle équipe pourrait se être composée ? Autant que si vous permettez, c'est pas votre habitude au Parlement européen parce que vous avez du mal à travailler. Vous avez du mal à travailler avec les droits monsieur Breton, là vous entrez sur une pente qui à mon avis va être très glissante pour vous parce que l'exemple des euh Alors attendez, d'abord je réponds à monsieur Barbier et ensuite monsieur Breton, je vous attendez téléspectateur que vous êtes le président parce qu'il faut le dire du trè groupe du Parlement européen.
Voilà du du trème groupe qui est le groupe donc euh quasiment à l'extrême droite donc du parlement. Non voilà. Non mais il faut le dire mais il y a pas de honte du reste hein.
Et surtout et vous êtes président. Absolument. Voà l'Union des droites comme maturation.
Non mais c'est très Non mais c'est très intéressant parce que précisément pour vous euh expliquer pour vous illustrer ma ma réponse, j'allais prendre un exemple du du Parlement européen. Monsieur Barbier lorsqu'il y a eu des élections législatives que j'avais réclamé au soir de ma victoire aux élections européennes avec qui ai-je fait alliance ? Eric Sioti, président des Républicains.
Absolument. Donc je suis déjà en fait, votre question est plutôt de la projection. Je suis déjà dans cette démarche là et précisément au Parlement européen.
À chaque fois qu'il est possible de le faire, je n'hésite pas à joindre mes voix et beaucoup d'élus des républicains le font. J'ai beaucoup d'élus au sein des Républicains au Parlement européen qui votent les amendements qui sont déposés par le Rassemblement national social. Je vais vous donner un exemple très simple. quand il y a eu cette fameuse directive Omnibus, quand il y a eu un combat à mener sur je dirais la la remise en question des pressions normative sur l'industrie automobile et de cette folie qui consistait à interdire la vente de véhicules thermique neuf à l'horizon 2035 et bien les eurodéputés RN, les eurodéputés du groupe patriote et ceux des Républicains ont joint leur voie et je vais je vais vous dire il y a pas plus tard qu'il y a quelques jours, l'un des élus, je crois qu'il était 3e ou 5e sur la liste de monsieur Bellami lors des élections européennes, monsieur Castillot qui est aujourd'hui engagé dans la campagne municipale d'oti à Nice face à la soumission de ce groupe du PPE à la présidente de la commission Vlon notamment sur les la question du Mercosour, il a quitté les républicains pour venir siéger à mes côtés pour rejoindre la délégation du Rassemblement national.
Donc moi, si vous voulez, je suis dans cette démarche d'ouverture mais encore faut-il que les gens qui sont aujourd'hui républicains pour qui se posent un véritable problème de conscience, se diluer dans le macronisme ou participer aux sursaut patriotes que nous sommes en train d'organiser qu'on soit clair, je veux dire sauf accident majeur, les Républicains a priori ont très peu de chance de remporter la prochaine élection présidentielle. Vous les sentez mûir, vous perd votre logique. Je pense qu'il y a un décalage énorme aujourd'hui entre la tête des républicains qui préfèrent parler comme le RN mais gouverner avec des socialistes et le terrain.
Je veux dire, vous rappeliez il y a encore quelques minutes Margo Hadad que le président des Alpes maritimes, le président du département, le président LR du 06, il apporte un soutien à Eric Sioti à Nice dans sa campagne municipale. Donc les lignes sont en train de bouger. Et si les partis politiques ne bougent pas ?
Moi ce qui m'intéresse c'est le rassemblement des Français dans le cadre de la campagne présidentielle. Donc nous tendrons la main. Et je veux dire à tous les Français qui aiment notre pays, qui ont envie de réhabiliter la France face aux idéologies et aux dommes qui sont en train de la mener à sa perte, et bien travaillons ensemble, unissons nos voies.
On peut avoir des sensibilités différentes mais ce qui nous rassemble c'est la volonté que la France redevienne au fond une très grande puissance. Et ça ça n'est que mon projet. Jordan Verda, j'aimerais vous montrer tout de même une photo qui est extrêmement importante, une photo qui a fait le buzz comme on peut dire sur les réseaux sociaux, cette photo d'Éric Sioti et de François Fillon.
Vous vous retrouvez au milieu là et je me retrouve au milieu. Je sais pas si c'est fait exprè piqué ma place habituelle de présentatrice Jordane Bardella. Mais de fait, qu'avez-vous en commun avec François Fillant ?
Bah ce que j'ai en commun avec euh euh François Fillon, c'est c'est d'être un patriote. Et François Fillon euh euh il il apporté euh une sensibilité, une ligne politique qui était euh différente de celle du Rassemblement national et de celle de de Marine en 2017 puisqu'il était candidat pour les Républicains. Mais mais je crois qu'il est un patriote.
Et s'il a écrit un livre contre le totalitarisme islamique, c'est parce que il identifie l'une des plus grandes menaces qui pèse aujourd'hui sur notre civilisation et sur nos nos valeurs et notamment sur notre identité et sur notre liberté. Donc donc si vous formez un gouvernement par exemple, est-ce que ce type de personnalité pourrait entrer dans votre gouvernement ? Je je ce je pas d'actualité et je crois pas que ce soit le souhait François Fillon qui s'est retiré de la vie politique il y a maintenant il y a maintenant plusieurs années.
Mais avantage des droit mais juste malgré malgré vos succès et malgré vos vos efforts, on a l'impression que vous avez du mal aujourd'hui à avoir ce qu'on appelle un shadow cabinet, c'estàdire à présenter un gouvernement purement eren. L'Union des droites, ça vous apporte des gens qui par leur parcours ont eu de l'expérience. Monsieur Barbier, si demain je suis chef du gouvernement, euh le gouvernement ne sera pas un gouvern un gouvernement uniquement composé de gens du Rassemblement national.
Moi, je veux un gouvernement d'union nationale. Je veux travailler avec toutes les bonnes volontés et avec tous ceux qui ont aujourd'hui le cœur qui saigne en regardant l'État de la France. une sorte de e en même temps patriotique non pas de et en même temps parce que le en même temps ça a été tout et n'importe quoi voyez ça a été par exemple dans un même gouvernement monsieur Rotaillot qui parle souvent comme le Rassemblement national et Manuel Vals bon lui c'est vrai qu'il parle aussi maintenant de plus en plus comme nous mais mais par exemple madame Borne qui est au fond une socialiste et Emmanuel Macron a essayé si vous voulez d'effacer les ADN d'effacer les valeurs, d'effacer les convictions.
Donc je veux dire on gouverne pas pour son parti. Le parti politique, c'est un outil, c'est un outil politique qui a vocation à organiser la campagne électorale. Euh mais quand on gouverne et quand on devient premier ministre ou président de la République, euh on a une une responsabilité à l'égard de ses électeurs, mais on a aussi une responsabilité à l'égard des gens qui n'ont pas voté pour soi.
Et moi, si demain je suis premier ministre, je serai chef d'un gouvernement de de tous les Français, y compris des gens pour moi. Forcément non. Pourquoi des concessions programmatiques ? pour attirer à vous une formation des ministres, leur dire "Bon, oui, ce que ce que j'avais promis pendant la campagne, on va peut-être y aller plus doucement." Moi, je crois dans moi, si vous voulez, je je suis comment dire euh je suis gauliste, bon appartiste je crois, dans une conception vous êtes vous êtes gauliste verticale du pouvoir.
Vous êtes gauliste. Oui, je m'identifie dans beaucoup de principes qui sont ceux du général de Gaulle. Bien sûr.
Regardez qui défendig qui défend aujourd'hui l'indépendance nationale euh qui défend aujourd'hui l'Europe des nations souveraines, qui aujourd'hui exprime cette volonté de dépassement de tous les partis politiques. C'est nous. Donc le général de Gaulle est une figure politique que j'admire personnellement mais qui appartient à tous les françtu par votre parti faut quand même le dire le dire.
C'est pas honteux de le dire mais quand alors est-ce que c'est votre parti justement ? C'est ça la question. Bah ça a été quand même ça a été quand même la base du parti tout peut-être a-t-il évolué mais il reste quand même une proposante très importante de votre parti faut le dire puis c'est pas une honte non plus mais il faut mais le problème c'est de savoir exactement d'où on vient d'où on vient mais moi je suis né en 1995 donc je veux bien que vous me rendiez responsable des des conflits de d'après-guerre d'Algérie.
Mais moi j'ai beaucoup de d'estime de respect et d'admiration pour le général de Gaul. Je pense qu'il a été un très grand président et qu'il a peut-être été le meilleur président de la 5è République parce qu'il avait la France au cœur et qu'il considérait comme français et comme patriote tous ceux qui refusaient de voir la France mourir et de voir la France disparaître. C'est aussi mon cas.
Vous avez raison, vous venez de dire tout le monde est gauliste. C'est vrai que la figure du général de Gaulle, elle appartient à tous les Français. La figure de Napoléon Bonaparte, elle appartient à tous les Français.
Mais ces deux grands chefs d'État nous laissent un leg. Et ce legue en l'occurrence, c'est aussi celui d'une forme de verticalité du pouvoir. Et donc à partir du moment où vous êtes élu sur un programme, et bien vous devez de mettre en œuvre le programme sur lequel vous avez été élu.
Mais vous pouvez aussi respecter les Français qui n'ont pas voté pour vous. Et moi je veux dire aux gens qui ne votent pas pour le Rassemblement national et qui n'envisagent pas de le faire. D'abord, j'espère en convaincre certains à l'issue de de cette émission à laquelle vous avez eu la gentillesse de me convier, mais que je je respecte les sensibilités différentes.
Je ne suis pas à la France insoumise, je ne suis pas de gauche et je ne suis pas sectaire. Cap maintenant sur votre programme économique Jordan Bardella. Pouvoir d'achat, réindustrialisation, protectionnisme, d'aide publique, réforme de l'État.
Ça fait un long programme. Comment le Rassemblement national entend-il financer ses promesses et gouverner l'économie du pays ? C'est votre parti Thierry Breton, vous avez analysé le programme du Rassemblement national, vous avez vous-même trouvé les chiffres et on les a un par un.
On a pris cinq points essentiels pour essayer de comprendre et d'expliquer aux français ce soir de quoi il s'agit. Tout d'abord, la retraite à 62 ans. Vous vous dites ce n'est pas tenable du alors 62 ans pour ceux qui auront quarantaine parce que je crois que c'est votre projet euh 202.
Donc voilà. Donc euh peut-être avant, si vous le permettez, pour bien resituer le contexte, la prochaine ou le prochain président de la République va trouver une situation extraordinairement difficile. C'est vrai, pour notre pays, pour les finances publiques.
Alors certes, vous n'êtes pas responsable directement. Alors, indirectement, il faut quand même dire les choses comme elles se sont passées. Tout ce qu'il y a eu à l'assemblée a quand même contribué et notamment ces motions de censure à répétition pour éviter précisément de commencer à avoir un budget qui présentait des économies acceptables et nécessaires pour la nation.
Bon, vous avez quand même contribué à mettre un peu, je dirais le pays dans cette situation d'instabilité mais à la limite c'était certainement le jeu le jeu après la dissolution. Moi, je l'ai beaucoup regretté personnellement parce que j'estime qu'il nous fallait vraiment commencer à engager bah les réformes nécessaires pour le pays. Et là, bah on va attendre 2027.
Alors, quelle situation on va trouver en 2027 ? 3500 milliards de dettes, un déficit qui sera hélas, je le crains, j'en suis même quasiment sûr, au-dessus de 5 %. Oui, c'est vrai.
Et en fait, une situation qui euh va être extrêmement difficile. Alors, on va pas prendre uniquement les objectifs de Bruxelles pour euh prendre comme euh comme comme objectif, mais le sujet c'est que si jamais on fait pas les réformes nécessaires, la dynamique va se poursuivre. Donc, moi j'ai regardé votre programme, je l'ai détaillé, on par rentrer là.
Si vous voulez, on pourra discuter de façon plus approfondie un autre jour. Mais enfin aujourd'hui votre programme c'est entre 50 et 70 milliards. C'est pas moi qui le dit aussi ça a été vu par beaucoup de beaucoup par exemple l'IFRAP, par exemple l'institut montaigne, d'autres et puis moi aussi j'ai travaillé travaillé j'ai vraiment travaillé.
Donc voilà. Alors mon problème et ma question c'est la suivante c'est au fond vous allez trouver ça votre programme c'est non seulement pas accepter la réforme des retraites telle qu'elle a été votée hélas mise en suspend je le regrette. C'est donc revenir en arrière.
Le seul pays par ailleurs, le seul pays en Europe à le faire. Euh là, c'est quand même plusieurs milliards d'euros. 7 8 9 10.
C'est alors des tas de choses qui sont aussi intéressantes pour nos concitoyens. Par exemple, la TVA sur les produits et les hydrocarbures que vous voulez ramener à 5,5 %. Donc c'est bien mais ça coûte entre 13 et 14 milliards.
Alors la ME bon la ME c'est c'est c'est 1 milliard 700 millions. C'est un certain nombre d'éléments comme ça quand on les met bout à bout. Moi j'ai fait le modèle monsieur Bardella en 2030 vous savez combien on va payer d'intérêt en France dans notre pour notre dette 100 milliards.
Vous avez également un certain nombre de d'engagements qui ont été pris notamment pour la défense. Je pense que vous les suivrez. Donc on va avoir si jamais on ne fait pas les réformes immédiatement on va avoir une tendance qui va nous amener, tenez-vous bien, à partir de 2030 2031 à être le pays le plus endetté d'Europe.
On va dépasser la Grèce, on va dépasser l'Italie. Donc ma seule ma question elle est simple, vous n'aurez pas la possibilité de le faire. Donc qu'est-ce que vous allez bah finalement couper dans votre projet ? parce que votre projet nous mène et encore une fois c'est pas une critique, c'est une constatation.
C'est un modèle nous mène dans ce que je viens de dire. D'abord monsieur Breton, moi je veux vous remercier parce que en fait vous m'avez fait économiser 3 minutes puisque vous venez de faire le le bilan de la politique d'Emmanuel Macron depuis 10 ans à laquelle vous avez contribué puisque vous avez été commissaire européen nommé par la France. Donc là, vous venez de nous faire le bilan apocalyptique de la situation économique de la France.
Donc nous allons hériter, c'est vrai, d'un pays où tous les voyants sont au haut rouge et où, j'ajouterai un chiffre que euh je prends important de mentionner où il y a parce qu'il faut pas oublier le le la production euh une feuille d'entreprise toutes les 5 minutes dans notre pays. Donc euh le mur de la dette que nous allons devoir affronter est un mur qui est un mur épais et qui sera payé de toute manière par ma génération dans les prochaines années. Bon moi je confesse par tout le monde pas que génération tout le monde he c'est notre génération c'est une autre génération qui allont payer parler des retraites les retraites c'est 14 % du PIB la recherche c'està-dire l'avenir c'est 2 % du PIB donc on a un état qui est un état qui dépense beaucoup dans le social et qui n'investit plus du tout dans l'avenir dans demain et après-demain dans Alors j'y viens on va rentrer mais on va rentrer dans tous les chiffres d'abord je conteste l'intégralité de vos chiffres.
Nous sommes les seuls à avoir présenté un contrebudget qui était un budget qui faisait des économies, plusieurs milliards d'euros d'économie et mais attendez malheureusement on va prendre on va tous les prendre un par un. J'ai adoré j'aurais adoré j'aurais adoré avoir enfin un programme qui nous problème normalité. On peut rentrer dans l'intégralité du chiffrage nous proposons non seulement de baisser la mauvaise dépense publique parce que ça fait 50 ans que la France vit au-dessus de ses moyens. dans quoi vous coupez premièrement je vais rentrer dans dans le dossier.
Premièrement, moi je veux baisser la dépense publique. Je pense que je pense en fait au fond, il y a que deux leviers pour affronter le mur de la dette que nous lè Emmanuel Macron et il faut être honnête les dirigeants qui lui ont précédé. Je crois que vous aviez été ministre de l'économie sous Chirak.
Bon donc un, il faut baisser la mauvaise dépense publique pour ramener la France sur le terrain de la raison budgétaire. C'est quoi les agences ? Deuxièmement on va y venir.
Il y a beaucoup d'économies à faire sur le fonctionnement de l'État. On va y venir. Et deuxièmement, et personne n'en parle, il faut relancer la croissance, il faut relancer la production.
Notre seule politique économique devrait être de permettre aux entreprises françaises, nous avons les meilleures entreprises au monde, les TPEPME, les ETI, nos grands groupes, de pouvoir recréer de la richesse en France. Et donc au fond, la meilleure politique économique, ça consiste pour la France à se mettre à àimer, pardon pour le mot un petit peu compliqué avec un tiret entre les deux, ceux qui produisent et ceux qui créent de la richesse parce que la dette, elle est calculée sur le PIB. Donc l'État a évidemment un rôle essentiel dans la réduction de la mauvaise dépense publique, mais comprenez bien qu'on affrontera le mur de la dette en recréant de la richesse.
Il y a pas un seul chef d'entreprise qui nous regarde ce soir qui ne se dit pas que quand il restructure son entreprise ou quand il restructure sa société, il y a pas un objectif derrière. Donc produire produire produire, ça doit être pour qu'il puisse exporter. Alors attendez, je je vais vous répondre sur le protectionnisme.
Quelle dépense vous me reprochez ? Non financé. Ah bah toutes les dépenses par exemple par exemple la baisse la baisse de l'impôt sur les sociétés pour les PME c'est une très bonne idée.
Mais comment vous le financez ? Ça coûte combien du reste ? Vous le passez de 25 à 20 % ça va coûter combien d'ord dans mon programme ?
Parce que moi j'ai j'ai le calcul. D'abord monsieur Breton, c'est c'est c'est formidable tout ça. Mais si vous pl notre programme d'abord dans notre programme, nous ne baisserons pas les impôts de société.
Nous allons non l'IS restera. Il y avait une exception pour les très petites ent donc nous ne toucherons pas de manière globale à l'impôt sur les sociétés. Nous ce que nous souhaitons supprimer c'est l'impôt de production et pardon trop d'impôt tue l'impôt.
Vous avez ce qu'on appelle en économie un effet retour. C'est-à-dire que quand vous quand le président de la République baisse l'impôt sur les sociétés, quelques années plus tard, il cotise plus d'impôts, il il prélève pardon plus d'impôts sur les sociétés. Donc moi, je suis anti-impôt de production.
Je pense que on a un impôt sur la production qui pèse sur le haut du comp du compte d'exploitation qui est très injuste parce qu'on a des impôts de production qui sont deux fois plus élevés que la moyenne européenne et donc je pense que pour réindustrialiser le pays, on a besoin de supprimer l'impôt de production. Donc je fais des économies vous faites en fait comme euh je vais faire des économies par exemple sur le fonctionnement précesseur on fait c'està-dire que vous dites je vais baisser les impôts oui et donc la croissance va repartir oui et ben ça marche pas bard vous avez parlé aussi de la dép dépense publique c'est combien la dépense publique monsieur Bard c'est combien c'est combien la dépense publique c'est 350 milliards les dépenses de l'état les dépenses de l'état c'est 1670 milliards donc je veux bien qu'on baisse 350 milliards sur 1670 milliards Ils sont où les autres ? Ils sont précisément dans l'état providence.
Et le vraiment, je vous assure, je vous assure la question c'est effectivement on a toujours envie de dire et moi je l'ai vécu, je l'ai tellement vécu. Bon ben voilà, je vais faire quelque chose, la croissance va revenir et puis on va y arriver. Ça s'appelle demain on rince gratis.
Vous savez combien la croissance de la France depuis 2000, elle est de 1,2 % en moyenne depuis 25 ans. Et donc vous allez arriver, elle va partir ça veut dire donc ça veut dire qu'on a pas fait on n' pas baissé la dépense. Et moi je suis convaincu et je suis pas le seul du reste que pour précisément retrouver des marges de manœuvre et ben il faut baisser la dépense.
Mais où ça ? Dans l'état providence c'est-à-dire les 900 milliards. Et c'est là moi je voudrais avoir je vais par exemple mettre en place que vous voulez des économies sur le modèle social.
Je vais d'abord mettre en place un critère de nationalité sur les aides sociales. C'està-dire que aujourd'hui vous avez euh euh alors vous avez vos chiffres et les miens, vous avez globalement 15 à 20 milliards d'euros qui partent dans les prestations sociales non contributives à des ressortissants étrangers. à partir du moment sur les aides sociales contributives, c'est-à-dire que vous travaillez, que vous soyez étranger ou français, si vous êtes au chômage, vous avez chargé vos droits, vous bénéficier de ces droits.
Mais en revanche, il n'est pas normal que vous puissiez en France en étant étranger, venir dans notre pays et bénéficier par exemple des allocations familiales. Donc avec nous, le RSA par exemple sera conditionné non pas à 5 ans de présence sur le sol français mais à 5 ans de temps de travail sur le sol français. Deuxièmement, il y aura un critère de nationalité pour les allocations familiales et pour l'ensemble des des aides sociales non contributifs.
Ça, c'est 15 milliards d'euros que je fais rentrer dans les caisses de l'État. On a parlé tout à l'heure de l'énergie. Moi je relance le nucléaire et dans un contexte où la consommation d'électricité depuis 8 ans baisse chaque année dans notre pays, je supprime les subventions aux éoliennes pour remettre le paquet sur la fe.
Je vais supprimer des agences dans les un guichet social. Je vais donc supprimer toutes les agences et toute la bureaucratie d'État. Il y a un ménage considérable à faire dans les centaines d'opérateurs publics qui bien souvent sont là pour recaser des copains et qui alourdissent le fonctionnement de l'État.
Je vais supprimer les régions pour simplifier le miluille territorial et mettre env conseil territorial. Mais monsieur Lisnard sur un certain nombre de sujets et sur un certain nombre de points quand il appelle à faire le ménage dans la bureaucratie d'État, il a raison. C'est pas parce que c'est David Lisnard qui le dit mais il a raison.
Je vais baisser par exemple monsieur Breton, la contribution de la France au budget de l'Union européenne comme l'a fait l'Allemagne et comme l' fait les pays. Moi je vais vous poser une autre question monsieur B parce que c'est vous qui répondez aux questions. Souffrez que nous inversions les rôles quelques secondes.
On vient de voter, pardon, moi je ne l'ai pas voté parce que je considère, je ne suis pas socialiste et contrairement à beaucoup, je considère que on n' pas à dépenser l'argent des autres et surtout l'argent qu'on n pas. On vient de voter un nouveau prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine. 20 presque 20 milliards d'euros pour la France 18 avec les pays qui ne veulent pas payer.
Qui paye ? Monsieur Breton. Alors ça fait combien 90 milliards ?
C'est pour combien de temps monsieur Bardella ? Ben normalie dites-le. C'est pour combien de temps ?
C'est pour 2 ans. Je dis pour nos téléspectateurs. C'est pour 2 ans.
Combien pour la France ? C'est pour 2 ans. Ça veut donc dire que on est combien d'habitants ?
Ça fait on est 450 millions. 450 millions aujourd'hui concitoyen. Ça veut dire effectivement vous avez raison qui paye vous avez raison.
C'est l'ensemble, c'est l'ensemble des pays des 27. Vous avez raison. Donc c'est c'est l'ensemble des 27.
Je rappelle quand même pour nos téléspectateurs, il s'agit d'un prêt, hein. Attendez, il s'agit d'un prêt. Il s'agit d'un prêt qui est gagé sur quoi, monsieur Bard ?
Qui est gagé sur les 190 milliards qui sont les d'avoir russes qui sont aujourd'hui logés en Belgique. Vous êtes bien au courant de cela. Donc, ils sont gagés et il y a si jamais effectivement toute ou partie n'est pas utilisée, il peut y avoir un relicard.
La Russie va remboursé. Combien ça fait combien ? Ça fait combien d'avoir la Russie ?
C'est pas qu'elle va rembourser, c'est que c'est chez nous ça monsieur Bardella. Et ça fait combien ? Ça fait 2 € puisque je vous aimez les chiffres moi aussi.
Ça fait 2 € par européen. Oui, par semaine. C'est vrai.
Pourquoi ? Non non non non non. Miliards pour la France.
Monsieur c'est concret. Vous me parlez d'économie dans la dépense publique. Vous avez là un réflex quasi socialiste.
Vous avez pas d'argent et vous voulez quand même dépenser l'argent. Ils sont où les 19 milliards ? 18 milliard c'est pas 18 milliards c'est 9 d'abord puisqueencore une fois c'est sur 2 ans c'est sur 2 ans c'est sur 2 ans c'est 16 et avec les états qui ne veulent pas payer c'est sur 2 ans.
Donc c'est sur 2 ans. Et encore une fois la question c'est une autre question, on pourra en parler si vous souhaitez. Est-ce que vous pensez qu'il faut tout simplement arrêter tout simplement arrêter le soutien à l'Ukraine et donc arrêter les vélités de Vladimir Poutine de poursuivre après ?
Mais c'est une question, c'est une question d'argent dans les caisses de l'État et vous allez octroyer 19 milliard. Je dis que l'argent à prendre dans les caisses de l'État, c'est pas dans les caisses de l'État. L'argent à prendre et c'est là où on vous attend si vous voulez.
Et vraiment je le dis parce que euh de toute façon celui ou cul qui sera président de la République, il va te rattraper immédiatement par cette question parce que vous ne pourrez pas tenir à 6 % de déficit en 2 milliard pour tenir que vous allez accorder à l'Ukraine et que la Russie ne renforcera jamais. Vous le savez très bien, un petit on va en parler avec l'Ukraine. On va en parler parce que c'est une questionà je pense qu'il faut vraiment mettre sur la table.
Vous êtes de ceux effectivement qui est qu'il ne faut plus d' l'Ukraine. Très bien. Euh pas ça monsieur Breton mais je veux pas dépenser de l'argent que je n'ai pas les temps sont encore une fois on parle d'un prêt.
Très bien, on en parlera avec l'Ukraine. C'est sans doute un élément un élément de différenciation avec les patriotes. Moi j'ai une question très simple.
Donc 18 milliards sur 2 ans euh vous les prenez où monsieur monsieur ? Parce que je croyais qu'il y avait plus d'argent le peuple français. Mais mais monsieur Marcela, je crois qu'il y avait plus d'argent pour les autres questions.
Quel est le différentiel aujourd'hui entre précisément ce qu'on dépense et ce qu'on gagne ? On dépense 1500, on dépense 1670 milliards aujourd'hui la France pour la faire fonctionner. On on gagne, on encaisse 1500 milliards.
On les prend où monsieur Bardella ? Les les 160 milliards d'écart, on les prend où ? On les prend sur les marchés.
Et c'est tout sa question. Et on les prend à quel taux ? Et bien, on les prend à un taux qui est un taux beaucoup trop cher.
Et pourquoi ? Absolument. Je suis bien d'accord avec vous. qu'on n'est pas capable de donner une trajectoire et de la tenir.
Et ça va être la question, qu'on le veuille ou non, qu'on le veuille ou non qui sera imposé, j'ai pas dit posé imposé absolument au prochain ou à la prochaine présidente de la République dès qu'elle qu'elle va accéder à l'Élysée ou deux observations. On est évidemment et je respecte ça mais on est en désaccord sur ce sujet 18 milliards d'euros ce que doit donc la France à l'Ukraine. Monsieur Breton nous disait qu'il y avait plus d'argent mais on a retrouvé miraculeusement 18 milliards.
Encore une fois, je soutiens le peuple ukrainien qui résiste mais juste je ne suis pas socialiste et je ne veux pas dépenser de l'argent que je n'ai pas. Madame madame 18 milliards 18 milliards 18 milliards c'est 3 années 18 milliards c'est 3 années de gel des pensions de retraite. 3 années de gel de la réindexation des pensions de retraite.
Est-ce que vous allez regarder dans les yeux nos retraités et leur dire que vous allez désindexer pendant 3 ans les retraites pour trouver 18 milliards à envoyer à l'Ukraine ? On empreinte pour prêter. On récupère sur les avoir russes.
Et deuxième observation, là où je vous rejoins monsieur Breton, c'est sur la question des taux d'intérêt et moi je fais partie de ceux qui pensent que dans le contexte actuel, dans les incertitudes qui se dressent face à nous et autour de nous dans la recomposition de l'ordre politique mondial, la Banque centrale européenne doit maintenant être en capacité d'accompagner la croissance. Et je pense que le mandat de la Banque centrale européenne, peut-être qu'on sera d'accord là-dessus, je n'en sais rien, ne peut pas être simplement la sécurité et la stabilité des prix. Il faut que la Banque centrale européenne assouplisse sa doctrine et un peu sur le modèle de la Fed aux États-Unis considère que la puissance de l'Europe est probablement l'assurance vie de la souveraineté des nations européennes et donc assouplisse aussi sa politique sa politique monétaire.
Les chefs d'entreprise à l'heure actuelle vous font confiance. On a deux sons de cloche. Certains qui acceptent de vous rencontrer, d'autres non.
Est-ce que c'est le cas ? Et est-ce que vous avez rencontré Bernard Arnaud ? Alors d'abord moi j'ai une j'ai un principe que monsieur Breton a a la réponse mais j'ai un principe je pas mais je pense qu'il va dire qu'il va pas la dire absolument rencontré Bernard Arnaud non mais d'abord je ne donnerai aucun nom des gens que je rencontre privé de manière informelle pour échanger sur des dossiers politiques ou économiques si les intéressés les intéressés n'en font pas mention il se trouve que vous avez des grands noms de l'économie française qui assum de dire on rencontre le Rassemblement national pour discuter, pour comprendre mieux leur philosophie économique.
Donc moi, je leur dis qu'en matière économique, je suis pragmatique et que notre ambition c'est de réconcilier la France avec la croissance, la production et de faire en sorte que des grands groupes et vous avez cité l'exemple de de monsieur Arnaud qui est un grand chef d'entreprise français ne soit pas contraint de dire en fait on veut quitter la France parce que le gouvernement français n'aime pas les entreprises et on va donc aller installer nos usines et nos boutiques ailleurs donc je ne donne pas nom évidemment beaucoup de chefs d'entreprise des représentants des TPE PME des ETI de nos grands groupes mais donner des noms n'a absolument aucun aucun quand il vous voit quand il vous voit il se cache pas ils le disent de toute façon oui c'est vrai mais il y en a qui ne souhaitent pas le dire il faut donc il faut aussi voilà mais il y en a d'autres qui ne souhaite pas dire qui est plus précisément il faut parler il faut parler du programme. On voit bien qu'il y a beaucoup à faire. Est-ce que euh on pourrait en parler pendant des heures mais j'espère qu'on en parlera parce que vraiment malheureusement on prendra un café plus tard.
Malheureusement c'est tragique. Mais on ne se connaît pas tirer Boton. On s'est croisé quelques fois dans dans le train pour pour Strasbourg commissaire européen ou dans les couloirs aussi.
Absolument. Mais mais non, mais voilà, moi je veux juste faire comprendre que euh la prospérité de l'économie française profitera à tous et que donc en 2027, l'enjeu c'est d'avoir un programme qui permette au milieu économique de faire repartir la machine France parce que encore une fois le grand projet de la France au 21e siècle, ça doit être la puissance, la puissance de notre économie, la puissance de notre système de défense. Et là-dessus, l'Union européenne fait beaucoup de mal. la puissance régalienne qui nous permet de rétablir l'autorité, la sécurité et une politique pénale ferme sur tout le territoire.
Donc je veux dire la France va affronter 1000 et un défis et donc pour cela effectivement il faudra être libre patriote et aimer profondément. Allez cap maintenant sur l'immigration pilier historique du Rassemblement national jusqu'où irez-vous Jordan Bardella ? C'est là toute la question Christophe vous avez une première question.
Je voudrais commencer par le la demande d'asile sur les réfugiés parce que j'ai trouvé dans votre programme cette obligation que vous feriez que les demandes d'asil soient formulées dans les consulat et les ambassades. Et j'ai du mal à comprendre. La femme afghan poursuivie par les talibans parce qu'elle a écouté de la musique, elle va pas aller à l'ambassade de France à Kaboule, d'ailleurs fermé pour demander à déposer un dossier.
Si elle fuit au Tadgikistan ou au Pakistan, on va pas la laisser attendre 3 mois, 6 mois, la réponse de l'administration française. Est-ce que vous pouvez pas inventer quelque chose de plus pratique, plus humain et de sourcilleux quand même pour que on sache régler ce problème des réfugiés ? Mais mais si le profil que vous mentionnez est en capacité de de faire plusieurs milliers de kilomètres pour venir jusqu'à Paris, vous pensez pas que l'asile peut être traité dans le pays d'à côté, dans le pays de la région ?
Moi je crois que si. Au Pakistan, ils vont pas la laisser s'installer. Elle est obligée de traverser, de fuir.
D'abord, il y a pas que le Pakistan, ilistan euh je vais vous dire, l'asile a été détourné. C'est que l'asile permet en théorie à des gens de manière minoritaire qui sont menacés dans leur pays de recevoir la protection politique. L'asile est devenu une filière d'immigration à part entière.
On a franchi sous monsieur Macron les 1400 un peu plus de 140000 de membres d'asile annuel. On sait que de tiers d'entre eux n'obtiennent pas l'asile et que le taux d'exécution des OQTF est environ de 10 à 15 %. C'est ça le problème c'est le l'asile est devenue une filière d'immigration à part entière.
Vous venez en France que vous répondiez ou non au critères de l'asile vous restez sur le territoire français. La France n'a pas vocation à être un hôtel ou à être un guichet social. Donc demander l'inscription, ça règle pas.
Il y aura une réduction massive des fou migratoires dans le pays. Bien sûr que la France doit continuer à rester ouverte pour des pour des gens qui viennent apporter une contribution à l'économie française, qui viennent pour aimer notre pays, pour participer au roman national. Mais l'immigration choisie qui est souvent un peu la la conséquence des débats sur l'immigration de travail, c'est 10 % de l'immigration.
Donc vous savez que les visas de travail, c'est 50000 visas annuels sur les 4500 qui sont accordés par le ministère chaque année. Donc il y a en réalité un trop plein d'immigration dans notre pays. Et la première mesure, en tout cas la première le premier chemin que nous nous emprunterons dès notre arrivée au pouvoir sera de déclencher un référendum sur l'immigration, non pas pour poser une question aux Français, mais pour leur soumettre un projet de loi qui aura valeur constitutionnelle, qui permettra de valider par le peuple français tout le bouclier politique, juridique et administratif qui permettra de les protéger de filières d'immigration qui sont devenus hors contrôle.
Donc nous traiterons l'asile dans les ambassades et consulat des pays de départ. Nous expulserons de manière systématique les délinquants et criminels étrangers et nous supprimons le droit du sol. Jordan Bardéin, euh je sais que vous aimez bien Georgia Mélonie, euh c'est pas le cas de l'ensemble de votre parti.
Elle elle exécute une immigration de travail mais il y a une grande différence. Ils n'ont pas de droits du sol en Italie. Absolument.
Oui, j'allais vous rép J'étais en Vous allez vous y attaquer donc Ah je suis Nous supprimons le droit du sol. C'est très simple. C'est que on on on la nationalité française c'est pas un spéculose que vous offrez avec le café.
Donc la nationalité française, elle s'hérite ou elle se mérite. Donc sera français avec nous, quelqu'un dont l'Inde est de parents et de nationalité française. Et si il se trouve que vous êtes né sur le seul français de parents étrangers, et bien à 18 ans, vous pourrez à partir de cette date faire une demande de naturalisation avec des critères qui seront renforcés et qui s'appuont sur la maîtrise de nos valeurs, de notre histoire, de notre langue et d'un projet de d'intégration à la société française et je dirais même d'assimilation.
L'intégration, c'est un peu le modèle à l'anglo-saxone qui consiste à dire "Venez comme vous êtes." L'assimilation, c'est très républicain, c'est très français, ça veut dire devenez ce que nous sommes. C'est ce qu'a fait ma famille, c'est ce qu'on fait beaucoup de familles issues de l'immigration.
Et il y a pas de raison que l'effort exigeant qu'on a demandé à à ces familles-là, dont à la mienne ne soit plus demandé aujourd'hui, au Et lesf, vous en faites quoi très clairement ? Ou Saint-Pierre et Miclon comme l'qué ? Non, non, pas du tout.
Il il faut il faut il faut appliquer et dehors. Vous avez bien vu que Bruno Rota n'a pas pu le faire, qu'il a même dit qu'il fallait peut-être faire une sorte de ministère des affaires étrangères et de l'intérieur pour pouvoir l'exécuter. D'abord madame, il faut comprendre que le problème migratoire se règle aussi dans les pays de départ et donc c'est ce qu'a fait madame Mélonie que vous ve pas l'Algérie par exemple ne veut pas.
Je peux allez-y. Nous avons des instruments diplomatiques pour faire respecter la France à partir du moment. Et c'est cette philosophie.
Comprenez bien que ce qu'on va faire si nous gagnons les élections, c'est un changement de cap et un changement de philosophie sur l'intégralité des sujets qui dysfonctionnent dans notre société. Donc euh nous ferons des déplacements dans les pays africains pour rencontrer les chefs d'état africains si en l'occurrence l'QTF concerne le un un ressortissant africain. Monsieur B, vous nous allons donc utiliser trois leviers.
Vous avez commencé à les faire le premier levier. Oui. Le premier mais je vous dirai pas où.
Toujours pour les mêmes raisons. Le premier levier le café c'est plus tard. Le premier levier attendez je vais essayer de finir quand même.
Le premier levier c'est d'abord qu'il n'y aura plus aucun visa qui sera accordé à des pays qui refusent de récupérer leur ressortissant. Deuxièmement, nous couperons l'aide publique au développement aux pays qui refusent de récupérer leur ressortissant. Troisièmement, nous pourrons aller jusqu'à suspendre les transferts de fonds, les transferts Western Union pour les pays qui refusent de récupérer leur ressortissant. et qatrièmement accessoirement et quatrièmement accessoirement euh les dirigeants les dirigeants étrangers qui refusent de coopérer avec la France sur ce sujet essentiel pour notre société et pour les sociétés européennes ne pourront plus venir se faire soigner dans les hôpitaux dans les hôpitaux français.
Donc il faut changer de philosophie et et moi je suis convaincu que il y a beaucoup aussi de chefs d'état qui en Afrique attendent que la France se remette sur pied, qui attendent des coopérations nouvelles avec la France, non pas de vivre dans l'ombre ou de vivre dans une forme de tutelle, mais qu'on développe de vrais partenariats économiques en contrepartie avec ces pays africains. On a des sociétés françaises fabuleuses qui pourront évidemment contribuer au développement d'un pays dont je vous rappelle il est la véritable le continent la bombe démographique du 21e siècle. Je veux dire d'ici à 2050, l'Afrique va passer d' 1 milliard 200 millions d'habitants à 2 milliards 500 millions d'habitants.
Et je vais même vous dire si demain nous sommes en capacité de le faire, nous défendrons pour le continent africain la possibilité d'avoir un siège au conseil de sécurité de l'ONU. Continent africain, l'Algérie, Afrique du Nord, bras de fer. À quoi ça va ressembler ?
Christophe, on a évoqué l'Algérie avec la la tension qu'il y avait eu au moment de monsieur Rota. Laurent Nunz a complètement changé de stratégie. il sort d'une visite plutôt fructueuse où il a rétabli des liens pour la lutte antiterroriste et pour la lutte sur l'immigration illégale.
Est-ce que vous lui dites bravo parce qu'il faut renouer des liens pour pouvoir avancer sur ces dossiers ? Non, mais je vais pas je suis pas là pour commenter les visites des uns et des autres. Ce que je pense c'est que est-ce que vous vous auriez envoyer un ministère de l'intérieur en Algérie ?
Mais l'Algérie et dans une attitude de de provocation et de défiance avec la France qu'elle réitère et qu'elle a réitéré encore ces derniers mois par la détention que j'estime arbitraire de d'un écrivain et d'un journaliste d'un journaliste français. Je ne crois pas qu'à terme l'Algérie est vocation à entretenir euh ce climat d'hostilité avec la France. Comment on l'a convainc de changer de ton de changer de Et ben euh si demain je suis en capacité de le faire euh j'irai les voir personnellement et je discuterai avec eux.
Oui. Et je vais leur dire que euh il est inacceptable d'abord que euh l'histoire de France, que les banlieux françaises, cette fameuse rente mémoriel soit prise en otage par un gouvernement depuis l'étranger qui réitère des propos hostiles et de provocation à l'égard de la France. Deuxièmement, je vais leur dire que nous avons un certain nombre de personnes qui sont des ressortissants algériens qui posent problèmes sur le sol français qui sont des délinquants ou des criminels ou des Oqutf que nous souhaitons voir retourner en Algérie et nous discuterons avec eux dans un rapport de force.
Assumez. Il faut bien comprendre, monsieur Barbier, que le monde qui vient est aussi un monde de rapport de force. On le voit avec Trump, on le voit avec Poutine et on le voit aussi avec un certain détat.
Donc les faibles et les naïfs ou tous ceux qui s'habillent en enfant de cœur dans un monde où tous les dirigeants politiques sont habillés en tris se feront marcher. Dans ce rapport de force, si vous durcissez par exemple les transferts financiers ou les visas vis-à-vis de l'Algérie, vous avez en France des Algériens qui respectent les lois, qui travaillent, qui vont en souffrir. Absolum.
Et vous craignez pas que vous d'aggraver le problème ici sans le régler là-bas. Écoutez, moi je regarde encore une fois à la fois et et j'essaie d'en faire boussol à la fois l'histoire et ce qui se passe aussi autour de nous quand le président américain a décidé de manière unilatérale de renouer avec une une ambition hégémonique qu'il a au cours de ce second mandat en disant qu'il souhaitait s'accaparer le Groenland. Souveraineté du Danemark. souveraineté d'un État européen.
À partir du moment où l'Europe hausse le ton et menace d'activer notamment ces mécanismes anticoercision, le président américain a reculé. Donc je crois oui, vous ferez reculer le pouvoir politique algérien. En tout cas, c'est notre ambition et c'est notre objectif.
Mais mais sincèrement, je je vous pose la question parce que ça m'intéresse. Je vous en prie. Vous pour vous préparer à ça, Oui.
Vous avez dit tout à l'heure que vous étiez allé en Israël. Vous vous êtes allé en Afrique en Afrique en Afrique sub-saharienne, vous avez commencé à à discuter à nouer des relations ou ou pas du tout ? Mais bien sûr, bien sûr.
Et et nous le faisons. Pardon, mais il y a encore quelques quelques mois, Marine était reçue au Chad. Enfin, je veux dire, je parle de vous.
Je parle de vous. Oui. Oui.
Non, mais bien sûr, bien sûr. Et et je vais continuer de le faire parce que Non, mais je d'abord il peut y avoir des visites. Non, mais c'est Attendez, c'est intéressant parce que vous avez fait de la politique, monsieur Bron intéressant.
Et je vous dire pourquoi. Vous connaissez les ficelles de la politique peut-être mieux que moi. Vous savez que dans la politique, il y a ce qui se dit et parfois dans la diplomatie, il y a ce qui ne se dit pas.
Donc j'ai fait des visites et des déplacements officiels. Je suis allé et j'ai été reçu par le gouvernement israélien. J'ai été reçu par le gouvernement Émirati à Abu Dhabi avant l'été 2000 2025.
Donc il y a parfois des rencontres qui sont officielles et il y a parfois des contacts qui sont diplomatiques et qui sont officieux. Mais moi, je veux euh réconcilier le monde avec la France. Je veux que la France retrouve sa dimension universel, qu'elle retrouve une voix pas seulement auprès des nonalignées, mais qu'elle retrouve sa capacité à peser.
Et pardon, mais monsieur Macron a considérablement abîmé la voie de la France. Regardez sur l'Afrique. L'Afrique était une zone d'influence, de coopération, de travail historique de notre pays.
On n jamais autant reculé que depuis 10 ans. On a reculé sous le poids de la propagande russe. On a été mis à la porte par les Russes et partout où nous avons reculé, ce sont d'autres puissances qui ont installé leurs intérêts.
Et je vais vous dire là-bas, ils n'en ont pas après la France, ils en ont après le président de la République. Et donc et donc si je vous comprends bien, vous allez maintenir euh l'aide au développement pour peu qu'évidemment on respecte les accords. Vous êtes pas de ceux qui disent il va falloir le couper parce qu'effectivement vous avez raison 2 milliards et demi d'habitants en 2050 millions d'enfants aujourd'hui 1ARDard 200 millions d'enfants en 2050 donc il va falloir quand même quelque part qu'on ait une politique qui soit une politique qui tienne compte de ça et c'est certainement pas en disant je fais la politique de la frontière infranchissable qu'on y arrivera.
Vous êtes bien d'accord, il faut avoir une action diplomatique entreprise vous demande cette immigration de travail une démarche et c'est pas un jur vous de vous le faire mais c'est vrai qu'aujourd'hui euh vous partez quand même euh avec une image qui est quand même qui n'est pas aujourd'hui euh euh celle que vous aimeriez sans doute avoir dans ces pays. Vous le savez et c'est pas un jure que de le dire. Macron, ça se construit tout ça surtout pour faire ce que vous dites parce que euh voyez moi j'ai pas de leçons à recevoir, pardon hein, sauf votre respect, j'ai aucune leçon à recevoir.
Euh quand le président Macron nous a fâché avec tout le monde, il a même réussi l'exploit, je dis bien l'exploit historique de nous fâcher et avec l'Algérie et avec le Maroc. Il fallait quand même le faire hein. Le rapport de force sur les ça va fâcher aussi.
C'estàd que historiquement la gauche a toujours été proche de l'Algérie, la droite a toujours été proche du Maroc. Monsieur Macron, lui nous a fâché avec les deux. Bon, on s'est fait mettre dehors d'innombrables bases militaires aujourd'hui euh euh en en Afrique.
Donc le le peut-être le bilan le plus grave, le plus lourd et le plus dangereux que nous lègue le président de la République, c'est une France qui a éteint sa voix dans un certain nombre de régions qui étaient des régions d'influence très fortes. Moi, je pense que on est souvent obnubilé par le débat est ouest. Or, je pense que quand on est la France et quand on a un un un espace d'influence lié aussi à la francophonie, et bien une partie de notre avenir se joue aussi au sud dans ce sud global.
Et il y a une bonne idée qui avait été celle du président Sarkozy en son temps qui est celle de l'Union pour la Méditerranée qui je crois devra être remise sur pied pour pouvoir discuter de ces sujets à la fois de coopération sur les sujets migratoires mais aussi de coopération économique parce que si l'enjeu est pas tant de continuer à distribuer de l'aide publique au développement à des États africains que de leur permettre eux de de d'octroyer de conquérir leur propre souveraineté sur un certain nombre de sujets économiqu industriel géopolitiqu et pour ça il faut des partenariats et c'est ce que Je mettrai dans la balance si demain j'ai la capacité de le faire des partenariats avec des grandes entreprises des grandes entreprises françaises. Moi je je je prends ce qui est en train de se passer et la situation très dure va nous laisser Emmanuel Macron comme une comme une opportunité comme une une feuille blanche en réalité. Et donc ce qui nous attend l'année prochaine c'est pas tant l'alternance, c'est la renaissance de la France. c'est la renaissance de de de la France dans sa capacité à être forte, à être puissante, à étonner le monde.
Je vais vous faire une confidence que euh euh que m'avait fait le le je je l'écris dans mon livre d'ailleurs, le le ministre des affaires étrangères des des Émirats arabes unis euh qui appartient à la famille de de Cherayed qui a fondé les les qui est le père fondateur de la nation et qui d'ailleurs sont très francophiles et ils ont une une admiration particulière pour Jacques Chira que je crois vous avez servi parce que c'était le seul dirigeant occidental qui était présent au aux obsèques de de Cherzed et ils ne l'ont pas oublié. Le ministre d'affaires étrangères m'a dit à la fin de notre entretien au mois de juin, vous avez peut-être l'un des plus beaux pays du monde, mais vous les Français, vous n'avez plus assez faim, vous manquez d'appétit. Et bien retrouvez l'appétit français et retrouver cette capacité à faire en sorte que les gens qui regardent la France de l'étranger a des étoiles dans les yeux, ça c'est mon projet.
Mais je vous ai posé je vous ai posé la question tout à l'heure parce que vous faites référence à Jac parce que pendant pendant pendant pendant précisément la période où il se préparer à devenir président de la République, j'étais proche de lui et pratiquement tous les 15 jours il est il allait en Afrique. Il connaissait tous les chefs d'État africain un par un. Ça l'a beaucoup aidé.
Et et et pardon mais on c'est incorrigible tous les deux. Non mais c'est Non mais c'est très intéressant et je vais même vous dire au fond euh la dernière fois que la France a dit non pour moi et et vous savez ce que ce que Mal parlait beaucoup de la force du non dans l'histoire la capacité à refuser la fatalité pour moi la la vraiment la dernière fois où la France a dit non sur la scène internationale et a su se s'imposer se faire respecter c'est quand Chirak a refusé ne referez pas la France Afrique des golises de Focar et Thiak quand même. Je personne a dit ça allez.
Au-delà de la France, qui sont vos alliés ? Jordan Bardella ? Non.
Alors non, là Jordan vous dites après Gol Chirakin, je peux reconnaître des qualités chez quelqu'un sans avoir été un un ayat total du combat politique été mené par les uns ou Parlons de vos amis justement sur la scène internationale et vous savez ce que disait le général de Gaul sur la sur les l'amitié en matière de politique étrangère. On a pas d'amis, on a que des intérêts. Alors, vos intérêts peut-être vous allez nous le dire justement puisque on se demande si la France, le Rassemblement national s'inscrit dans un bloc politique plus large, un bloc politique que Emmanuel Macron nomme l'international réactionnaire.
Est-ce que vous vous retrouvez dans ce terme là ? Ça veut dire quoi ? Justement c'est revenir à un âge passé de grandeur, un âge d'or.
Quand vous nous dites bah de Gaulle ou Cirax, c'est le dernier moment, la France a dit non. Euh il faut redonner sa grandeur à la France. On a l'impression que la réaction revenir à l'âge d'or, c'est aussi votre philosophie.
Non, parce que moi je pense que l'âge d'or est devant nous et que les les plus belles heures de et les plus belles pages de l'histoire de France, elles sont elles sont à écrire, elles sont devant nous. Voyez, moi je fais pas de la politique. On a parlé tout à l'heure de de vous avez mentionné l'OS, la guerre d'Alg, général de Gaulle.
Moi, je je je pense à 2030 et pas à 1930. C'estàd que pour pour moi et et c'est peut-être aussi la foule de de de ma de ma jeunesse et de ma génération. Je je veux bâtir la France et la puissance française au 21e siècle.
Et je pense qu'on a un leadership, puisqu'on parle d'international réactionnaire, je pense qu'on a un leadership à retrouver dans nos frontières, mais on doit aussi retrouver un un leadership en Europe parce que la France a un rôle historique et c'est vrai que les dernières évolutions et la façon dont notamment le chancelier allemand a tourné le dos au couple franco-allemand et au président Macron là aussi déçu par ses revirements et ses prises de position pour se tourner vers l'Italie. Pourquoi vous dites qu'il a tourné le dos ? À quel moment il a réellement tourné le beau ? récemment, il suffit d'entendre les dernières déclar sujets très différents.
Je pense que le scaf de toute manière sur l'avion de chasse francoement, il faut expliquer ce que c'est l'avion de chasse du du futur mais qui n'est pas le scaf n'est pas que l'avion de chasse du futur. Vous avez aussi le char, vous avez aussi des systèmes de drone. Je pense que depuis le début, on savait très bien que entre d'asso et Airbus, ça ne se ferait pas.
Mais c'est un autre sujet sur le char hein. Oui, sur le char avance. Ça n'est pas le cas de de l'avion.
Mais il se trouve qu'on a une base technologique industrielle de défense qui est exceptionnelle. Et c'est pour ça que moi je me bats au niveau européen pour la préférence européenne et je pense que demain en s'appuyant sur un à la fois sur l'Allemagne et sur l'Italie, la France peut au côté de ses deux partenaires européens et au côté de ces deux alliés prendre l'initiative d'une nouvelle architecture européenne. Moi, je veux deux Europes.
Je veux l'Europe des frontières et l'Europe de la puissance. C'est je veux une Europe qui soit capable de nous protéger du défi migratoire qui est l'un des plus grands défis qui va se poser à l'Europe compte tenu aussi de la bombe démographique que représente l'Afrique. Mais je veux aussi une Europe de la puissance.
Il faut arrêter. Pardon. Mais ça ça c'est aussi un peu votre héritage, monsieur Breton, pardon, je me tourne vers vous.
Mais avec le Green Deal et l'inflation normative qui a tué et qui est en train d'assassiner la filière automobile française. Enfin, vous avez vu les derniers chiffres de Stellantis à cause de cette idéologie complètement folle qui a imposé la fin du thermiic à l'horizon 2035. On a perdu 40000 emplois dans la filière industrielle.
Donc, il faut arrêter avec la décroissance. Il faut arrêter avec les Allemands n'ont pas été nos copains làdessus. Les Allemands n'ont pas été nos copains là-dessus euh sur ce sujet-là.
Ah si. Ah bah si. Le chancelier allemand.
Alors il y a eu l'avantder il reçu l'avantdernier. Non monsieur non ils ont ils ont voté ils ont voté le Green Deal et moi précisément vous savez vous savez j'étais celui qui ne voulait pas précisément de l'extinction des moteurs thermiques en 2035. Vous vous souvenez du reste suffisamment reproché.
Vous avez raison mais vous avez été courageux parce que vous avez pris mais en fait la question c'est quel est le poids aujourd'hui d'un commissaire européen dans une structure qui on le voit bien assez limites. C'est-à-dire que l'Europe est aujourd'hui et c'est ça qu'il faut comprendre est aujourd'hui encerclé. C'estd que on a parlé du sud global et du défi migratoire mais on a à l'ouest une vassalisation technologique et militaire à l'égard des États-Unis et on a à l'est une puissance déstabilisatrice comme la Russie et la Chine qui nous vassalise sur le plan industriel.
Donc la question c'est est-ce que l'Europe tire le rideau, tire l'échelle et éteint la lumière ou est-ce qu'on décide de se mettre autour d'une table, de bâtir les coopérations de demain ? Et pour moi, la souveraineté et ce que j'ai toujours défendu dans mon engagement politique, c'est l'assurance vie de la France et des nations européennes au 21e siècle. On me dans le monde qui se dresse face à nous, on mesure la puissance d'une nation euh à nos à nos dépendances en fait.
Et aujourd'hui, on voit bien que sur tout un tas de domaines, on est totalement dépendant. Et moi, je ne veux pas d'un peuple français soumis, servil et dépendant. Et donc, il faut bâtir les coopérations de demain et pas euh revenir en arrière.
Pour ne pas être dépendant et défendre cette souveraineté à la fois française et européenne. Est-ce qu'il faut l'année prochaine, si vous êtes au pouvoir, adhérer au board of peace de Trump ? La Hongrie va, la Turquie va, membre de l'OTAN, membre de l'Union européenne, est-ce qu'il y a un intérêt à à s'asseoir autour de cette table là ?
Non, je ne le crois pas. Il existe aujourd'hui des instances internationales qui certes l'ONU franchement qui certes deviennent obsolètes et qu'il nous faudra réinventer. Et on voit bien que euh on est pris en ét vassalisation industrielle et et et la la le désengagement américain notamment des questions de défense.
Mais mais moi, je poserai une question si demain j'ai la capacité de le faire à à nos futurs partenaires européens. Si vous voulez être libre, alors achetez européens. Alors arrêtez d'acheter des F35 américains, des avions de chasse américain et acheter des rafales.
On a des une industrie formidable. Acheter du rafale. Ne vous soumettez pas à l'extraterritorialité du droit américain.
Monsieur Bardella, ce ce cri que vous venez de lancer sur et je sais que vous le partagez sur un sujet mais vous savez ce que ça veut dire et je le partage tellement que moi j'ai une question très simple. Vous savez que désormais euh nous allons devoir dépenser, on s'est engagé en tout cas 3,5 % de notre budget absolument de notre PIB pour le budget de la défense. On est aujourd'hui à 57 milliards.
On est à de c'està-dire 2,2. Donc on va augmenter on va augmenter uniquement cette année parce que ils ont quandme ils ont quand même 600 milliards à rattraper. Donc on va donc augmenter de 50 %.
Donc moi, j'ai une question simple parce que je l'ai mis dans mon modèle pour calculer précisément les déficits que vous allez avoir. Je me suis dit bon monsieur Ardela, il est quand même il il va revendiquer tout l'industrie de défense française. Donc bah j'ai modélisé le fait que vous alliez monter si jamais si jamais c'était vous en tout cas dans votre programme que vous allez défendre donc 2,2 aujourd'hui et puis j'ai amené à 3,5 en 2032 c'est dire sur la durée la qu 2035 c'est l'objectif autoré donc 2032 c'est ce qu'il est demandé donc parce que 2035 c'est pour les 5 % là je suis je suis à 3,5 % non non 3 et5 c'est l'objectif autant 20 donc donc % vous le mettez où vous le mettez où 3 le 3 et demi vous mettez c'estàd quel la question c'est que derrière tout ça il va falloir en fait augmenter, vous le voyez bien, donc de 50 % le budget de la défense.
Et on en revient et on en revient à la question qu'on posait tout à l'heure. Pour faire ça, et bien il va falloir avoir les moyens et je vous le redis aujourd'hui avec le projet qui est sur la table avec le PRU avec le projet qui est sur la table le projet qui est sur la table avec précisément euh bah ce qui est aujourd'hui engagé euh c'est totalement impossible. Donc moi ma question c'est vraiment comment vous allez faire là encore pour en rajouter parce que c'est absolument nécessaire y compris pour se rééquilibrer par rapport à l'Allemagne parce que vous avez raison aujourd'hui l'Allemagne est partie de façon très rapide et comment vous vous allez retrouver parce que c'est absolument nécessaire bah le moyen de discuter avec l'Allemagne alors que l'Allemagne aujourd'hui pourquoi elle s'éloigne de vous monsieur Bardella ?
Elle s'éloigne de nous tous parce que on ne tient pas nos comptes et que pour elle un pays qui compte pas, c'est un pays qui compte plus. Un pays qui compte pas, c'est un pays qui compte plus. Donc on en revient toujours à la question fondamentale, revenir le plus vite possible, redevenir crédible au pouvoir établir les rapports de force que vous appelez de vos vœux.
Et aujourd'hui, moi bah je les vois pas. Là où je vous rejoins, c'est que évidemment l'argent c'est le nerf de la guerre. Et il y a un autre sujet que euh nous nous allons porter qui est aussi dans notre programme, c'est euh la nécessité, je crois, pour notre pays au regard des enjeux notamment liés à l'industrie et et à la défense et même plus largement à la technologie, à l'intelligence artificielle euh et au nucléaires, euh c'est de mettre en œuvre un fond souverain.
Vous avez un certain nombre de pays dans le monde, notamment les pays du golf ou des pays comme la Norvège qui sur la rentabilité de le leurs hydrocarbures et des exportations de pétrole ont un fond souverain. C'estàd un fond qui est géré par l'État qui leur permet d'investir en fait dans les générations fut. Ils ont le pétrole quand même qui la bonde hein.
Absolument. Non maison là que c'est fini hein. Laissez-moi expliquer.
Je vais aller au bout. On est dans un pays qui quand on regarde et quand on compare toutes les économies de l'OCDE est l'un des pays dont l'épargne l'épargne privé l'épargne des Français est parmi les plus élevés. On a 6000 milliards d'euros d'épargne, beaucoup de livré, beaucoup d'assurances vies.
Dans les assurances vies, c'est beaucoup de fonds heureux, c'est-à-dire que c'est beaucoup de dettes. Or, on s'aperçoit que d'abord les Français perdent de l'argent avec l'inflation chaque année. Euh si on met en place un fond souverain et que dans une logique de redressement national, on propose aux Français de devenir actionnaire de la Maison France, c'est-à-dire on dit aux gens voilà, on vous propose plutôt que de mettre de l'argent sur un livret ou plutôt que de l'argent sur un compte bancaire, encore une fois, tout ça sur la base du volontariat, on vous propose de flécher l'épargne vers un fond souverain.
Dans ce fond souverain qui doit être géré à mon avis par un chef d'entreprise et pas par un responsable politique ou par un éème au fonctionnaire, on va investir dans les grands projets de demain. Naturellement, vous allez gagner du pouvoir d'achat parce que à la fin de l'année, ce sont des intérêts que nous allons vous verser. Et on parlait de la défense, vous savez, monsieur Breton, et je vous sais très attaché à l'industrie de défense qu'il y a pas en France plus rentable qu'un euro qui est investi dans l'industrie de défense.
Donc c'est pas compliqué de faire un petit peu mieux rémunérer que le livraire. On dit au français, voilà, voilà ce fond qui va vous permettre demain de permettre à vos enfants et à vos petits-enfants de grandir dans une France souveraine. Si vous acceptez d'investir dans ce fond souverain, moyennant évidemment, un peu comme le livré des intérêts chaque année et sur la base du volontariat, et bien on va pouvoir flécher cette ce véhicule d'investissement vers de l'économie productive, c'est-à-dire vers la réindustrialisation, vers des projets de défense, vers les centrales nucléaires du futur, vers l'intelligence artificielle, vers la tech.
On pourrait d'ailleurs euh imaginer que euh des grands projets liés aux infrastructures, aux routes soient partie intégrante de ce fond souverain. Et c'est un projet qui est extrêmement positif dans un pays où l'État et vous avez eu raison de le rappeler ne fait que dépenser pour une grande partie de son modèle social. J'ai je rappelais la recherche c'est 2 % de la dépense publique, le les retraites c'est 14 % du PIB.
Donc ce fond souverain est une idée qui me semble extrêmement pertinente, qui est aussi construite avec des chefs d'entreprise et qui doit nous permettre de libérer ce qu'on appelle l'quity dans dans le milieu des ch en restant membre du commandement intégré de l'OTAN pour accompagner tout ça. Alors moi je pense que je veux dire je pense que fait d'avoir réintégré le commandement intégré de l'OTAN, c'était une décision de de Nicolas Sarkozy était une une mauvaise décision et et et je tiens à l'indépendance française. Là encore, c'est mon côté gauliste.
Donc pas sur Breton, pas je suis favorable à une sortie du commandement intégré de l'OTAN. En revanche, là aussi à partir du moment où les Américains souhaitent se désengager financièrement de l'OTAN, faut qu'ils soit cohérent. La question c'est est-ce qu'on peut se désengager financièrement de l'OTAN, annoncer qu'on va le faire et garder le commandement suprême ?
Peut-être que un européen pourrait occuper ce poste. Justement, tous les militaires que je reçois en plateau me disent "Les grands projets de l'armement, ce sont les Ukrainiens qui sont en train de les mener maintenant. Quand vous votez non au Parlement européen, est-ce que vous n'avez pas l'impression de ne pas miser sur l'avenir d'une certaine manière ?
Jordan Mornella ? Et d'abord la solution à ce conflit qui dure depuis 4 ans et qui a fait des centaines de milliers de morts, c'est une véritable boucherie qui est en train de se passer depuis 4 ans en Ukraine sous le poids de l'agressivité de de Vladimir Poutine et sa sa tentative hégémoniale de reconfigurer la carte de l'Europe en révisant les frontières doit cesser. Et depuis le départ, je dis que ça ne cessera que par un accord de paix et donc viendra le temps, il faudra se mettre autour d'une table pour négocier un cesser le feu pour accorder à l'Ukraine un garanti de sécurité.
Je pense qu'il faut envisager. Mais vous savez très bien comme moi et et vous savez hein ça fait 4 ans vous venez de le rappeler. Oui mais vous avez raison et au moment où on se parle Poutine ne veut pas l'appeler et donc on est vous dans une logique de rapport de force.
Donc on est dans une logique c'est vrai rapport de force d'abord en étant soi-même capable d'exercer un rapport de force. Je ne suis pas pour une guerre larvée au nucléaire avec la Russie, mais on doit bien avoir en tête que la Russie est aujourd'hui une menace multidimensionnelle qui conteste un certain nombre d'intérêts européens. On le voit quand un certain nombre de bâtiments militaires français euh où des avions sont mis en jou par l'armée russe.
On l'a vu en outreem lorsque la Russie prend fait causes pour les Comor face à Mayotte et on l'a vu dans lors des multiples tentatives d'ingérence et de la propagande antifrançaise en Afrique. Mais dans ce monde-là, il faut qu'on soit capable de reconstituer notre armée, d'avoir une capacité de de dissuasion pas seulement nucléaire, mais aussi de dissuasion conventionnelle qui nous manque terriblement. Et vous avez parlé de la Pologne, mais c'est vrai que de l'Ukraine, pardon, mais c'est vrai qu'il y a des pays aujourd'hui autour de nous.
On peut parler de l'Allemagne, de la Pologne qui se rarent et qui font un effort important en terme quelle serait votre réaction si des pays baltes demain étit on va dire embêté par la Russie est-ce que vous auriez une réponse extrêmement ferme comme un pays qui fait partie de l'OTAN ? tout l'enjeu et que les pays baltes euh ne le soient pas. Et c'est la raison pour laquelle euh les missions que nous menons aujourd'hui euh sur le flanc est de l'Europe euh qui sont des missions autant puisque nous assurons d'abord on a une présence euh très forte d'éléments militaires français en Roumanie.
Euh nous assurons la sécurité aérienne des pays baltes notamment et ça ça participe aussi du leadership français en Europe. Et donc ces partenariats qui sont des des coopérations très fortes doivent évidemment être maintenues pour aussi adresser un message à à tous ceux qui souhaiteraient contester des intérêts européens. Est-ce que vous iriez jusqu'à accorder à la totalité du territoire de l'Union européenne la protection nucléaire française ?
On garde le contrôle du bouton mais nos intérêts vitaux couvre l'Union européenne. D'abord en matière euh nucléaire, euh moi je défends les principes et les principes c'est que il ne peut y avoir ni partage ni cofinancement ou codécision sur le bouton nucléaire. Tout le monde est d'accord là-dessus.
Oui, enf je trouve que vous avez raison. Le président éta en ouvrant ce débat sur le parapluie européen ouvert par de Gaul en 64 nous intérêts vitaux non. D'abord c'est en 1961 et De Gaulle dit clairement "La France doit se sentir menacée dès que des territoires de l'Allemagne fédérale et du Bénéxe sont menacés." Donc cette doctrine qui consiste à dire que la défense des intérêts vitaux de la France ne s'arrête pas à la nation française et au frontière de l'Hxagone, elle fait déjà partie de de nos principes.
Moi, si vous voulez, ce que je ce que je conteste dans dans dans ce débat qui a ouvert le président Macron il y a quelques années, c'est que nous avons tort de considérer que la dissuasion n'est que nucléaire. La dissuasion, elle est d'abord conventionnelle et donc là encore, nous avons des missions en Europe de l'O qui sont des missions autant qu'il faut évidemment conserver et et nous avons de part notre appartenance à l'Union européenne et de part notre appartenance à l'OTAN, de toute manière un devoir d'assistance mutuel lorsque l'un de nos partenaires est évidemment contesté ou attaqué. Donc je vois pas trop l'intérêt, on peut le faire sans les Américains.
Vous avez cité l'Allemagne et l'Italie. Ils sont tout de même très atlantistes ces deux pays-l. Oui.
Et vous êtes pour ça. Je peux citer une dernière fois le général de Gaulle sans fusqué monsieur Breton, mais merci au général de Gaulle de d'avoir fait en sorte qu'il n'y ait pas de base américaine sur le sol français. L'Italie dans une situation très très différente mais comprenez bien que en réalité nous sommes le seul pays en Europe aujourd'hui digne de ce nom à avoir une force interarmée, une armée conventionnelle, une armée de métier capable de faire la guerre.
L'Allemagne qui se réarme depuis euh les années 50, depuis les années 1950 a une défense mais euh qui ambitionne d'être convention ambitionn aujourd'hui. Euh moi je pense que la France ne doit pas décrocher sur le plan militaire et que la France doit conserver son leadership sur la scène sur la scène européenne. Et encore une fois, nous on a une base de défense qui nous permet d'être autonome sur le plan le plan militaire.
Et donc les alliés européens doivent aussi comprendre que lorsqu'ils achètent du matériel américain, ils achètent aussi l'extraterritorialité du droit américain. Et si demain dans un conflit qui opposerait hypothétiquement, je fais pas du chroni, mais hypothétiquement les États-Unis d'Amérique au Danemark, si le président Trump appuie sur le bouton, les F35, les avions de chasse américains vendus au Danemark ne décollent pas. Ce qui n'est pas le cas avec la doctrine française.
Donc on est dans une situation qui est quand même très différente et donc la France doit rester un pays lié. Nous avons un siège au conseil de sécurité de l'ONU, nous avons le feu nucléaire et tout ça nous confère non seulement une responsabilité notamment dans le dialogue avec la Russie par exemple avec Poutine mais mais un un rôle et une place sur la scène européenne qui est capitale. Et la France doit conserver vous gardez la coalition des volontaires comme garantie de sécurité pour l'Ukraine après le cesser le feu.
La coalition des volontaires est une coopération multilatérale entre plusieurs États-ntions. Et donc naturellement sur le principe, moi c'est ce type de coopération que euh je souhaite je souhaite promouvoir. Mais quand on parle de coopération militaire, il y a pas uniquement la coopération sur le déploiement de forces armées dans des opérations extérieures.
C'est d'abord des coopérations de commandement, c'est d'abord des coopérations militaires. Et pardon mais je pense que l'Allemagne fait une erreur en se retirant notamment de des ambitions de Telat parce que à partir du moment le satellite projet de constellation européen parce qu'à partir du moment c'est pas Thierry Breton qui va vous dire le contraire. Non non mais je sais que on [rires] n pas parfois on est d'accord he il faut dire Iris sur Iris carré qui se déploie d'ici à 2030 mais c'est le sujet c'est que quand on a des compagnies aériennes françaises quand on a des trains français quand on a des systèmes de défense français qui c'est vrai dépendent pour beaucoup de système satellitaires américains notamment de Starlink qu'est-ce qu'on fait si demain les Américains coupent le bouton donc oui au moment où on se parle on dépend beaucoup des Américains notamment sur le plan du renseignement mais l'ambition que je porte avec Marine qui est celle de refaire de la France une grande puissance vise à nous rendre aussi autonome, indépendant et donc à à engager et d'ailleurs je parlais du fond souverain.
Le fond souverain, il doit pouvoir s'engager dans vous voyez euh vous faisz référence tout à l'heure à l'Allemagne et au fond on voit que le chancelier Frédéric Schmerz se rapproche de la France pour commencer à parler précisément de cet aspect de dissuasion nucléaire élargie. Alors évidemment toujours à la main française, ça c'est absolument quelque chose qui ne changera jamais. Peut-être des ogrou.
Mais pourquoi il il le fait ? Parce que vous on vous parlez de de rapport de force tout à l'heure, mais vous savez très bien comment ça se passe. À partir du moment où 26 pays sur les 27 que nous représentons dépendent des États-Unis pour la dissuasion ultime, ben si jamais ils achètent pas à la fin F35, il y a le coup de fil de Washington.
C'est évident. Et donc, est-ce que vous pensez que précisément par rapport à cette logique de rapport de force, tout en maintenant nucléaire, la main nucléaire au seul président de la République, est-ce que vous pensez que cette discussion qui doit se faire évidemment dans le contexte de ce type de discussion, c'est-à-dire évidemment pas sur les plateaux de télévision, est-ce que vous pensez que c'est opportun ? Est-ce que vous pensez qu'il faut le poursuivre ?
Est-ce qu'il faut est-ce qu'il faut précisément l'élargir ? Tout en gardant encore une fois la doctrine que vous avez rappelé, sans oublier également George Mfred en 1962. C'est le grand défi.
J'aurais pu sous forme d'interrogation vous poser la même question. C'est au fond le grand défi qui va se poser aux nations européennes. Euh moi, j'ai toujours dit que l'élection de Trump était une bonne chose pour la France et pour l'Europe dans le sens où elle était une opportunité pour nous.
C'était aussi un vent de liberté. Oui, pour l'Amérique. Mais mais j'ai j'ai toujours dit d'ailleurs si vous reprenez mes mes interventions au Parlement européen, je demande immédiatement la suspension du Green Deal et j'indique immédiatement que ce qui est en train de se passer aux États-Unis, c'est-à-dire le repli et le désengagement militaire américain notamment dans le cadre de l'OTAN, c'était annoncé pendant la campagne de Trump et pour nous une opportunité de renouer avec la puissance, l'indépendance et la souveraineté.
Et moi ce que je je j'expliquerai si demain nous avons la possibilité de le faire à nos partenaires européens, bien sûr leurs choix sont souverains, mais c'est que cette liberté a un coût et que demain pour aller c'est vrai, vers une indépendance et une autonomie stratégique, alors il vaut mieux acheter du matériel français plutôt que d'acheter du matériel fran. Donc il faudrait augmenter notre capacité nucléaire pour vous. On a 290 missiles aujourd'hui.
Quatre sous-marins nucléaires. On a quatre sous-marins absolum. On a que deux composantes abandonné la composante terrestre est-ce que vous la reméliz par exemple ça peut faire partie des débats ?
Oui, bien sûr. De toute manière, moi je si vous voulez quand on parlait tout à l'heure de l'objectif 3,5 % du Paybit d'ici à 2035, on est vraiment sur le strict minimum. Mais je pense que l'intérêt aussi du fond souverain, c'est de bâtir les instruments de la puissance et de la liberté.
Et donc effectivement, ça peut passer. Euh je je vous rejoins sur l'ouverture sur un un renforcement significatif de donc une triade peut-être revenir à la triade. On va on présentera un projet euh un projet présidentiel et puis euh de toute manière c'est aussi entre les mains des partenaires européens parce que encore une fois je veux dire la France a sa liberté aujourd'hui.
Elle a sa liberté de pouvoir user du feu nucléaire. Les autres pays ne serait-ce que par les traités de non prolifération ne peuvent même pas porter l'ambition de développer l'arme nucléaire. Donc on a un avantage considérable, mais cet avantage, il nous donne une responsabilité et un leadership à assumer.
Vous l'avez justement j'ai juste une petite question, mais concernant le service militaire, est-ce que vous assumez si vous arrivez au pouvoir un service militaire total comme avant ? Oui. Donc tout le monde garçon et filles.
Alors, je pense que sa suppression par le président Chirak en 97 a été une erreur et que le service militaire est un vecteur de cohésion sociale euh qui bannit aussi les inégalités entre les jeunes euh parce que ça permet de réconcilier des jeunes qui peuvent avoir des trajectoires très différentes, de détecter les carences et et et apprendre l'exercice de l'armée, le sens du sacrifice pour le drapeau est quelque chose qui a fait la France et qui a Il l'avait annoncé en il l'avait annoncé en 95 parce que les militaires eux-mêmes n'arrivaient plus à encadrer. Il y avait beaucoup d'exempag au chambre encore on va refinancer. Je viens de noter, je viens noté que dans mon modèle, il faut que je rajoute service militaire milliard.
Est-ce que c'était une bonne chose ? Monsieur Breton, je vous dire, moi je suis pas j'ai pas vocation à être comptable. Donc moi l'objectif c'est que la France renoue avec la grandeur et qu'elle renoue avec la puissance.
La question de principe, avons-nous besoin d'un service militaire aujourd'hui ? Oui, je le crois. Donc si ça doit prendre 5 ans, une question de priorité.
Après, si ça doit prendre 5 ans et que d'ici à 5 ans c'est sous une forme bénévole ou que ça n'est que pour une partie de la classe d'âge, et bien ça ne sera que pour partie de la classe d'âge. Et si ça doit prendre 10 ans, ça prendra 10 ans. Sa suppression a-t-elle été une erreur ?
Oui. Faut-il rétablir le service militaire ? Oui, je le crois.
Dernier thème de cette soirée, Jordan Bardella, c'est justement le protectionnisme, les droits de douane de Donald Trump. Est-ce qu'il faut répondre par des droits de douanes sur les produits américains ? Le droit de douane est un instrument euh de protection, mais c'est aussi un instrument diplomatique et c'est ainsi que l'a conçu le président Trump.
Et ironie de l'histoire sur la décision de la Cour suprême, les pays plutôt amis de la de l'écosystème et de l'écosphère maga. Je pense à l'Argentine, ils perdent. C'est qu'ils avaient des tarifs doués très bas par proximité avec Trump.
Ils vont devoir payer 15 %. et les pays qui avaient qui ont été très sanctionnés comme la Chine en fait vont y gagner. Donc tout le monde est à distance entre 10 et 15 % désormais.
Enfin justement la Cour suprême vient de dire que c'est plus un instrument diplomatique, elle vient dire l'inverse. Elle vient dire que justement ce n'est qu'uniquement Oui, mais c'est fini. Je constate ce qui a été fait.
La Cour suprême vient de dire que ce qui a été fait ne fonctionnait pas et on est donc revenu dans une normalité. D'accord avec moi. Vous avez monsieur Breton parfaitement raison mais je constate ce qui a été fait.
Bon, ce qui a été profondément injuste, c'est que la France n'a pas de déficit commercial avec les États-Unis et donc que les droits de douanes qui s'appliquaient par exemple sur les viticulteurs français étaient totalement injustifiés. Euh moi je pense que personne n'a intérêt à une escalade économique et à une escalade commerciale. Donc quand le président Trump vient dire aux viticulteurs français et aux entreprises viticoles français on va mettre 200 % de droits de douane sur les vins français et spiritueux qui sont aujourd'hui dans une situation difficile à cause des droits de douanes américains et des blocages chinois notamment pour le cognac et pour les spiritueux.
Et bien si en face de lui il a un espace économique qui ne répond pas alors il nous marche dessus. Si en face il a une puissance économique qui vient dire "Nous aussi on va mettre des doigts de des droits de douane et nous aussi on va réserver les marchés public et on va sortir les entreprises américaines des marchés publics." Alors là ça calme tout le monde.
Donc le droit de douane dans le monde que nous connaissons deux factau et deux facto utilisés comme un instrument politique. Deuxièmement, faut-il des droits de douan ? Et là j'essaie d'élargir un peu le débat.
Lorsque nous subissons une concurrence déloyale ou lorsqu'il y a un risque de concurrence déloyale, la réponse est oui. Nous aurions dû sur les véhicules en provenance de Chine notamment qui surproduit, qui utilisent le marché européen pour nous refourguer ces véhicules électriques, même s'ils sont aussi très bons sur le thermique. Oui, 1000 fois.
Oui. Et nous aurez et nous aurions dû le faire bien avant. Ça fait des années que nous réclamons un protectionnisme intelligent.
Si on l'avait fait sur les panneaux solaires et sur les le photovoltaïque, on aurait encore une filière de photovoltaïque en France et on serait pas contraint de dépendre des productions chinoises. Donc il faut utiliser ça de manière chirurgicale lorsque c'est nécessaire. Mais la contrepartie d'un droit de douane, c'est qu'on simplifie massivement les normes qui pèsent sur nos entreprises et qu'on simplifie les conditions de production des entreprises françaises.
Parce que ce qui a été fait, pardon monsieur Breton, par la Commission européenne à laquelle vous avez appartenu sur l'automobile, lorsque on empêche les les constructeurs français selon un principe qui me tient à cœur qui est celui de la neutralité technologique, de produire selon les souhaits du marché, qu'on leur impose des contraintes environnementales qui sont délirantes, sur lequel on est obligé de revenir 5 ans après alors que des choix de leur part ont été faits et que de l'autre et bien on refuse de mettre des droits de douanes, ben en fait c'est la mort assurée pour les filières. Enfin, je veux dire ce qui a été fait, honnêtement, on nous donne souvent des leçons d'économie, mais ce qui a été fait sur le l'industrie et sur l'économie française et européenne est une catastrophe et pas seulement sur le plan budgétaire. Vous voulez baisser la TVA, pourquoi vous ne reprenez pas l'idée de la TVA sociale qui permet de lutter contre les importations ?
C'est plus subtile que les droits de douanes ? Parce que je pense que la TVA est une fausse bonne idée. La TVA sociale en réalité. la TVA sociale en réalité qui consiste à dire on augmente la TVA sur un certain nombre de produits et de l'autre on rend un petit peu de salaire net je dirais en cotisation d'abord je pense que d'aller dire aux français qui nous regardent ce soir dont je vous rappelle que nous vivons dans un pays où un français sur de est à 5 est à 10 € près quand il fait ses courses quand même d'après un sondage de l'OP que vous allez augmenter les taxes sur la consommationouv en salaire non et les et les retraités ils s'y retrouvent comment les retraités ont été quand même un peut favoriser sur le pouvoir d'achat.
On peut aider les traités les plus fragiles. On quand même pour une partie profité d'une occurence en l'occurrence vous affaiblissez leur pouvoir d'achat. Donc je pense que c'est une vous dit vous regardez l'avenir, faut penser à la France de 2030, votre génération, faut que les retraités aident un peu.
La TVA que je souhaite baisser à 55 sur euh l'énergie est à mon sens, s'agissant de l'énergie, un bien de première nécessité. Donc, il y a des millions de Français dont peut-être certains nous regardent ce soir qui n'arrivent plus à se euh chauffer, qui sont obligés de mettre des pulls l'hiver, qui n'allume plus le chauffage, qui n'arrivent plus à se déplacer. Or, moi, je ne supporte pas l'idée même que l'énergie devienne un bien de luxe dans notre pays.
Et donc, c'est vrai que c'est un soit budgétaire que nous assumons financer. Non, c'est 12 milliards. Non, non, avec les chiffres. souffrez que nous n'ayons pas les mêmes, c'est 12 milliards.
Et je vous ai donné d'ailleurs un exemple d'économie à 15 milliards d'euros sur les allocations sociale aux ressortissants étrangers ou 8 milliards par exemple sur les éoliennes ou sur 6 milliards puisque je baisse la contribution de la France au budget de l'Union européenne comme l'ont fait l'Allemagne et les Pays-Bas. Donc moi, je veux rendre aux Français les fruits de leur travail et je considère comme insupportable l'idée que aujourd'hui, il y a une une minorité de Français qui porte sur ses épaule efforts de tout le monde. Donc moi, je ferai tout pour la France du travail.
Je ferai tout pour relancer la croissance. Je ferai tout pour que le travail paye mieux et pour que nos chefs d'entreprise se sentent aimés par ceux qui sont chargés de conduire au- et Jordan Verda, est-ce que vous êtes l'allié naturel politique de Donald Trump ? Quand on a vu ce qui s'est passé notamment avec l'ambassadeur Kuchner qui ne s'est pas présenté au qu d'ors ?
Est-ce que vous auriez accepté ça si vous aviez été au pouvoir ? D'abord, l'ambassadeur aurait dû, comme il est de coutume, se rendre euh à la convocation du ministère. Euh les États-Unis d'Amérique sont la première puissance économique mondiale euh ne sont pas nos ennemis n'ont pas vocation à l'être et je crois que vous avez déclaré euh les mêmes la même phrase il y a quelques jours chez chez Apolline de Maler monsieur Breton.
Mais c'est un partenaire exigeant qui sur un certain nombre de domaines défend ses intérêts et trouve en face de lui un pays en l'occurrence le nôtre qui ne défend plus ses intérêts. Donc moi, je défends les intérêts français et exclusivement les intérêts français. en matière de politique étrangère, je n'ai pas d'amis, je n'ai que des intérêts.
Ces intérêts, ce sont ceux de mon pays. Et quand un législateur français euh quand un ancien commissaire européen comme monsieur Breton euh est euh pris à partie et se voit appliquer une interdiction d'entrée sur le territoire américain, et bien je suis naturellement du côté des miens et de son côté parce que je considère que entre alliés, on ne fait pas pression sur les législateurs. Merci Jordan Bardella.
Vous allez vous faire un ami ce soir Thierry Breton. Merci à vous. Non mais il y a des sujets pardon sur lesquels on est [rires] d'accord et sur lesqu sujets on n pas d'accord.
Jordan Bardella