PROCÈS SARKOZY : "C'EST UN JUGEMENT EXTRAORDINAIREMENT MODÉRÉ"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Oui, effectivement, Nicolas Sarkozy qui est dans cette salle d'audience et qui donc vient d'entendre que le tribunal le reconnaît coupable d'association de malfaiteurs. Ce qu'on peut dire, c'est que c'est un jugement qui est extraordinairement modéré contrairement aux déclarations temptueuses et quasi insultante pour la justice qu'a pu faire Nicolas Sarkozy à peine sorti du tribunal. Ce qui s'est passé aujourd'hui est d'une gravité extrême pour l'état de droit, pour la confiance qu'on peut avoir pour la justice.
Et c'est justement en parlant de haine, sous-entendu de haine des magistrats qu'aurent les magistrats à son encontre, qu'il attaque le plus violemment l'état de droit. Moi, je constate quand même qu'il ne fait pas bon être un responsable politique de droite. Donc pourquoi quand même le l'envoyer en prison ?
Parce que c'est ça que fait le tribunal, c'est pour offrir son scalpe à une foule déchaînée comme on le faisait il y a de siècles. Il y a une sorte de condamnation d'atmosphère de la justice dans les cas de corruption et politique. Bonjour, je suis Yannick Cargoat.
Je suis le co-auteur et le réalisateur d'un film sur l'affaire SarkoZis Kaddafi. Alors c'est cette condamnation effectivement, elle signe bah je pense la qualité du travail journalistique, de l'enquête journalistique puis judiciaire qui a duré, il faut le rappeler plus de 14 ans. Euh elle met un point final en tout cas en première instance puisqu'il y aura vraisemblablement et Nicolas Sarkozi l'a déjà dit un procès en appel. cette condamnation enfin voilà donne des arguments effectivement pour dire que le travail journalistique et le travail judiciaire a été conduit convenablement contrairement effectivement aux allégations qui ont pu être portées par Nicolas Sarkozi et son camp à toute occasion des des on va dire des événements de cette enquête et notamment de ces différentes mises en examen. [Musique] Alors, il est évident que le jugement avec une partie de relaxe sur un certain nombre de mises en examen et une condamnation sur d'autres types de faits qui sont reprochés au prévenu, à Nicolas Sarkozy mais aussi à Brisortefeu, à Claude Guéan, Alexandre Jourry et cetera va donner lieu hein à des interprétations sur la réalité de leur culpabilité.
Moi, je pense que ce qu'on peut dire, c'est que c'est un jugement qui est extraordinairement modéré contrairement au déclaration temptueuse et quasi insultante pour la justice qu'a pu faire Nicolas Sarkozy euh à peine sorti du tribunal. Ceux qui me haïissent à ce point pensent m'humilier. Ce qu'ils ont humilié aujourd'hui, c'est la France.
C'est un jugement extrêmement modéré. En quoi ? parce que il est relaxé sur des faits qui pour le tribunal n'ont pas totalement été prouvés de manière absolue.
On va dire ça comme ça. En revanche, il est condamné pour des faits qui sont eux totalement prouvés. Or, qu'est-ce qui est prouvé ?
C'est la principale accusation, j'ai envie de dire, et la plus infamante, celle d'association de malfaiteurs dont Nathalie Cavarino, la la présidente du tribunal a dit ce matin à l'audience qu'il en était le principal organisateur et bénéficiaire. Donc ça vaut effectivement pour ce qu'il y a de plus grave dans ce qui était reproché à Nicolas Sarkozy. Et d'ailleurs la condamnation à 50 prison et 100000 € d'amende donne la mesure de la gravité des faits qui a aussi été rappelée par la présidente du tribunal ce matin.
Donc ce n'est pas du tout une relaxe. Absolument pas. C'est une condamnation extrêmement ferme et extrêmement infamante. [Musique] On peut dire deux choses de la déclaration qu'a faite Nicolas Sarkozy en sortant du tribunal tout à l'heure.
De telle façon que la présidente du tribunal a dit "Il n'y a aucun enrichissement personnel à vous reprocher. Pas de financement illégal de ma campagne, pas d'enrichissement personnel. Euh, on peut dire déjà que ces mots, on les a entendu déjà des centaines de fois, j'ai envie de dire, à toute occasion au cours de l'instruction et de ces différentes mises en examen dans l'affaire Sarkozy Kadfi, mais on les a aussi entendu dans les différentes procès et notamment dans celui de l'affaire BMIL pour lequel il a été condamné définitivement, il faut le rappeler. cette trétorique, on va dire, cette manière habituelle de s'exprimer autour des faits qui lui sont reprochés de corruption et d'atteinte à la probité, ils sont très habituels et moi j'ai le sentiment d'entendre mot à mot ce que j'ai déjà entendu à de nombreuses reprises.
Ça c'est une chose. Mais il y a peut-être une chose encore plus sidérante, c'est-à-dire qu'il a commencé sa déclaration en parlant de euh d'attaque contre l'état de droit. Il l'a conclu en disant la honte pour la France, c'est la justice qui en est responsable.
Donc là, il y a une sorte d'inversion complète du sens et du discours euh et du sens des mots presque, mais en tout cas du sens historique de sa condamnation. C'est-à-dire que je pense moi que la honte effectivement pour la France, c'est lui qui l'apporte, hein. C'est un président condamné pour la deuxième fois.
En tout cas, pas définitivement, mais en tout cas en première instance dans cette affaire, mais déjà condamné définitivement, au moins dans une autre, qui porte cette honte pour pour le pays, pour ses citoyennes et pour ses citoyens. Et c'est justement en parlant de haine, sous-entendu de haine des magistrats qu'aorit les magistrats à son encontre, qu'il attaque le plus violemment euh l'état de droit. La haine n'a donc décidément aucune limite.
Donc moi, c'est ça surtout que que je je retiens de sa déclaration. Euh c'est un homme qui ne s'excuse pas. C'est un homme qui répète à Noséam qu'il est innocent et que c'est un homme qui attaque l'état de droit et la justice de notre pays.
En considérant que depuis des années et sur de multiples affaires, des dizaines et des dizaines de magistrats auraient comploté contre lui, animé par comme il le dit la haine. Et ça, je trouve ça très très grave pour le pays, pour la confiance que les citoyennes et les citoyens doivent avoir de notre justice. [Musique] Alors, je pense qu'il y a deux choses à dire sur, on va dire, le traitement médiatique de l'affaire SarkoZi Kaddafi.
La première, c'est d'abord rendre compte des attaques très volantes d'un certain camp médiatico-politique quand on parle de condamnation d'hommes et femmes politiques notamment de droite dans des affaires récentes. On l'a vu au moment des réquisitoires sur l'affaire Sarkozy Kaddafi, au moment où le PNF réclamait 7 ans de prison et 300000 € d'amende comme condamnation pour Nicolas Sarkozy. Mais on l'a vu aussi au moment du procès des assistants parlementaires européens du Front National. une charge très violente euh sur la justice, une l'idée que la justice ne devrait pas juger de cette façon-là euh des hommes ou des femmes politiques, en gros que euh les hommes et les femmes politiques devraient être des justifiables, euh indépendants, hein, euh avec qui devrait faire l'objet d'un traitement particulier, hein, et notamment dans le cadre de peine d'inibilité comme comme il en a été question pour Marine Le Pen.
Ça c'est un premier chose. Donc il y a il y a il y a une sorte de condamnation d'atmosphère de la justice dans les cas de corruption et politique. Il y en a une autre en particulier dans l'affaire Sarkozy Kaddafi, je crois qu'on peut leouligner, c'est-à-dire un silence, j'ai envie de dire très très bruyant des médias dominants au cours de toute l'enquête, hein, et de toute l'instruction, donc de des 14 ans d'enquête et d'instruction sur cette affaire.
Et puis euh au moment, encore une fois, je le disais, au moment des réquis du parquet national financier, immédiatement euh une condamnation euh des procureurs euh qu'on a jugé excessif, euh on a jugé les les les preuves inexistantes et cetera et cetera. Or qui accusait la plupart du temps des journalistes qui n'ont qui ne connaissaient rien à l'affaire, qui n'ont pas assisté à 1 heure des débats des 3 mois et demi d'audience qu'a duré le procès euh et euh et des éditorialistes et des chroniqueurs qui se sont immédiatement engouffrés dans le récitatif mise en place par la défense et notamment par Nicolas Sarkozy. Et effectivement euh euh on va voir aujourd'hui ce que vont dire les médias et notamment un certain nombre de médias appartenant à un certain nombre de groupes euh qu'on connaît.
Et ça va marquer cette frontière très nette entre ceux qui défendent effectivement la démocratie, l'état droit et la justice et de ce que représente la justice dans notre pays et ceux qui n'agissent effectivement qu'en vue d'un agendat politique aujourd'hui relativement clair. [Musique]
Nicolas Sarkozy