Maud Bregeon, députée Renaissance des Hauts-de-Seine, était l'invitée politique de la matinale.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est pas un échec total cette opération vote de confiance ?
- 2:01RelanceRéponse directe
Vous dites clarification, moi je je dis complexification. Emmanuel Macron a enjoint le bloc central de se mobiliser. Pourtant, vous faites absolument pas le plein de voie.
- 4:01OuverteRéponse directe
Quand vous entendez Gabriel Atal qui aussitôt le faute de confiance dit à Emmanuel Macron, il faut partager le pouvoir, est-ce que vous dites c'est quand même un mauvais coup qu'il fait au président de la République ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Est-ce que la piste d'Olivier Fort à Matignon est une piste crédible ?
- 8:01OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça veut dire par exemple euh que Xavier Bertrand, le républicain Xavier Bertrand, c'est une piste crédible ou est-ce que éventuellement la piste euh de Sébastien Lecnu qui lui pour le coup est vraiment l'émanation de de de d'Emmanuel Macron et aussi une piste crédible ?
- 10:01OuverteRéponse directe
Est-ce que ça veut dire par exemple euh que la proportionnelle, est-ce que c'est vraiment ce qu'attendent les Français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Maud BregeonChiffre
« Il y a 211 députés du SOC commun, seul 194 députés ont voté la confiance. Il y a quand même 17 voix qui manquent à l'appel. »
- 4:01Maud BregeonFait
« Ça fait 1 an qu'on gouverne ensemble. Ça fait 1 an qu'on partage un gouvernement. Ça fait 1 an qu'on vote ensemble sur les projets de loi qui sont proposés. »
- 12:01Maud BregeonFait
« Les Français ne pensent pas tous pareil. Ils ont élu une assemblée nationale fait de députés qui ne pensent pas tous pareil. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Bonjour Mod Brjon. Hier, il n'y a pas eu de miracle pour François Baou. Il a été renversé. 364 députés ne lui ont pas accordé leur confiance.
Alors, il va présenter ce matin sa démission à Emmanuel Macron. François Baï a fragilisé le chef de l'État. Est-ce que c'est pas un échec total cette opération vote de confiance ?
Je sais pas si c'est une un outil que je lui aurais forcément recommandé. Toujours est-il que ça a permis un moment de clarification. Euh, on a vu ceux qui au sein de l'Assemblée nationale et notamment le Bloc central était dans une démarche de compromis et de dialogue et ceux qui avec le gouvernement de François Bairou s'y refusaient.
Maintenant, à mon sens, la priorité, ça doit être la priorité, ça doit être d'arriver à se mettre autour de la table pour permettre à la France de se doter d'un budget. Vous dites clarification, moi je je dis complexification. Emmanuel Macron a enjoint le bloc central de se mobiliser.
Pourtant, vous faites absolument pas le plein de voie. Il y a 211 députés du SOC commun, seul 194 députés ont voté la confiance. Il y a quand même 17 voix qui manquent à l'appel.
Donc c'est un double des aveux. C'est à la fois la chute de Bairou. Puis c'est aussi une perte de légitimité pour de légitimité pour le bloc central.
Moi je suis pas là pour faire des grandes leçons de responsabilité à mes collègues. Ce que je vois c'est que avec les républicains, ça fait 1 an qu'on gouverne ensemble. Ça fait 1 an qu'on partage un gouvernement.
Ça fait 1 an qu'on vote ensemble sur les projets de loi qui sont proposés. Euh et avant la dissolution euh c'était difficile parfois de travailler ensemble. Euh on a réussi à aller dans cette culture du compromis, cette culture de la coalition en gardant nos différences mais en arrivant à nous retrouver euh pour permettre à la France de continuer à avancer et pour protéger le pays notamment de l'instabilité.
Donc je je vois bien les voix qui peut manquer ici ou là, mais mon souhait c'est de préserver ce grand acquis qui est le socle commun avec les républicains, avec le modem, avec horizon, avec Renaissance parce que c'est je crois la seule voix de stabilité pour le pays. Quand vous entendez Gabriel Atal qui aussitôt le faute de confiance dit à Emmanuel Macron, il faut partager le pouvoir, est-ce que vous dites c'est quand même un mauvais coup qu'il fait au président de la République ? Mais le président de la République partage le pouvoir depuis la dissolution.
Vous savez, il a nommé euh Michel Barnier, j'ai eu le grand honneur d'être sa porte-parole, Michel Barnier, il venait des Républicains. Euh Michel Barnier, il avait voulu se présenter à la présidentielle contre Emmanuel Macron, rappelez-vous. Euh on a aujourd'hui, on dit quand même que Emmanuel Macron a quand même assez mal vécu la séquence Michel Barnier, qu'il a vécu vraiment comme une forme de cohabitation.
Mais il a partagé et il partage le pouvoir. Bruno Rotaillot qui est ministre de l'intérieur n'est pas de la même famille politique que le président de la République. Ça ne vous a pas échappé.
Euh et donc c'est avec ce socle commun, je crois encore une fois qu'on doit continuer à avancer. Le président de la République, je n'en doute pas, on est absolument convaincu. Euh Gabriel Atal ajoute aussi une chose, hein.
Il dit "Il faut un négociateur pour finalement trouver une plateforme commune." Ça c'est une bonne idée. Ce qui est certain, c'est qu'il va falloir négocier.
Et négocier, ça va nécessiter d'arriver à s'écouter, d'arriver à accepter aussi qu'il y ait dans le budget des mesures avec lesquelles on n'est pas complètement d'accord, qu'on a pas nécessairement porté nous depuis 8 ans. C'est aussi valable pour les autres. Maintenant, je crois qu'un négociateur, c'est institutionnellement le rôle du premier ministre.
Ça ne dépendra d'ailleurs pas que de lui. Ça dépendra de la bonne volonté que les uns et les autres y mettront. Et moi, je suis convaincu qu'il y a au Parti socialistes des députés qui ont envie que la France avance.
Vous parlez des socialistes. Est-ce que la piste d'Olivier Fort à Matignon est une piste crédible ? Certains disent bah non, c'est Emmanuel Macron qui a fait un écran de fumée mais que en cas le patron des socialistes serait nommé à Maton.
Mais en tout cas, c'est une bonne idée pour vous. Moi, j'ai aucun mépris pour la personne d'Olivier Fort. Je vois qu'Olivier Fort en revanche prétend gouverner avec le Parti socialiste et Europe écologie des verts.
Ça ne fait pas une majorité à l'Assemblée nationale et ça fait une coalition qui est encore plus petite que celle conforme aujourd'hui avec les Républicains. Encore une fois, moi je le redis, ma conviction c'est que la plus large coalition factuelle c'est le socle commun conforme avec les Républicains et qu'on doit s'ouvrir étendre la main aux socialistes. Charge à eux de l'accepter.
Donc si je vous entends, il faut quelqu'un de compatible hein, toujours entre les Républicains et les socialistes. Est-ce que ça veut dire par exemple euh que Xavier Bertrand, le républicain Xavier Bertrand, c'est une piste crédible ou est-ce que éventuellement la piste euh de Sébastien Lecnu qui lui pour le coup est vraiment l'émanation de de de d'Emmanuel Macron et aussi une piste crédible ? Alors, ça fait longtemps que j'ai arrêté de de faire ce genre de Paris.
Par ailleurs, je me je me trompe souvent à la fin euh et c'est le rôle du président de la République que de le décider. Je pense que Emmanuel Macron est pleinement conscient de la euh gravité de la situation, de l'urgence qu'il y a à avancer, notamment pour doter la France d'un budget. Il sait parfaitement ce qu'il a à faire et il a pas besoin qu'on vienne lui dire.
Euh mais pourquoi le prochain premier ministre, il réussirait mieux que que les précédents ? Est-ce que finalement la dissolution n'est pas totalement inévitable ? Moi, j'entends ce que me disent mes électeurs à Anthony à Chatnem à l'abri.
Euh qu'est-ce qu'ils me disent ? Ils me disent "1, on veut de la stabilité, on en a marre que ce soit le bordel permanent. Charge à vous de vous entendre.
Ça c'est la première chose. Et la deuxième, ils nous disent "Écoutez-vous, ils ont élu une assemblée nationale, quoi qu'on en pense, qui est fragmentée mais qui est ce qu'elle est." C'est ensuite notre rôle, c'est le rôle des députés d'arriver à se mettre autour de la table.
Mais aujourd'hui tout le monde, toute la classe politique hein dans son ensemble demande la dissolution et et et aujourd'hui il y a également des voix qu'on entendait pas. Je pense notamment à certains ténors de droite comme Jean-François Copéo ou Valé PCR qui appelle même à la démission d'Emmanuel Macron. C'est c'est lui qui est désormais en première ligne.
Je pense que appeler à la démission d'Emmanuel Macron, c'est ouvrir une brèche extrêmement grave, une brèche institutionnelle. C'est un coup porté à la 5e République et s'est créé un précédent extrêmement dangereux pour tous les successeurs qui viendront après lui. Ça va bien au-delà de sa personne.
Le président de la République en France, il est élu pour 5 ans. On doit le respecter. Je vois aussi, j'entends aussi des voix extrêmement responsables comme Gérard Larchet, comme Bruno Rotaillot qui rappelle ça et et je crois qu'il y a des lignes rouges encore une fois institutionnell qu'on ne doit pas dépasser dans le débat public.
Euh, on dit qu'Emmanuel Macron pourrait annoncer euh la proportionnelle. Euh, est-ce que c'est vraiment ce qu'attendent les Français ? Est-ce qu'il y a pas non plus euh euh un petit côté tripatouillage ?
Mais l'urgence euh ce n'est pas la proportionnelle. l'urgence euh c'est je le redis euh de se mettre autour de la table et de réfléchir à comment est-ce qu'on arrive à s'accorder sur des mesures budgétaires pour que la France ait un budget au 31 décembre prochain. Discutons de justice sociale, discutons de justice fiscale, discutons euh de des mesures que on est prêt chacun à accepter.
Euh mais ça me semble voilà encore une fois être l'urgence du moment et puis on pourra discuter du reste après. Euh Emmanuel Macron euh quand il qualifie cette crise, il dit que c'est une crise euh parlementaire. Est-ce qu'il ne s'exonère pas un tout petit peu vite de ses responsabilités ?
Les Français ont voté. Euh on peut déplorer la dissolution mais ils se sont déplacés pardon. Vous avez un ils se sont ils se sont déplacés euh à plus de 75 %.
Euh les Français ne pensent pas tous pareil. Ils ont élu une assemblée nationale fait de députés qui ne pensent pas tous pareil. Mais c'est le résultat, je crois, de ce qui est la France aujourd'hui.
C'est aussi le résultat des fractures françaises. Et notre rôle, je le redis, notre responsabilité, c'est d'arriver à travailler ensemble au moins sur l'essentiel. Et forcer de constater que ces derniers mois, on n pas réussi.
Euh c'est euh dramatique pour le pays. Euh et c'est dramatique aussi quant à l'image qu'on renvoie de la classe politique. J'aime pas beaucoup cette expression.
Euh mais ça crée des dégâts euh encore une fois dans le lien qu'on les Français euh avec leurs élus. Vous parlez de fracture française. Euh la suite c'est aussi mercredi he le mouvement bloquons tout.
Est-ce que vous le redoutez ? Écoutez, moi je respecte le droit de manifester euh et on verra quelles sont les revendications précises aujourd'hui. Euh forcé de constater que ce n'est pas voilà, c'est pas toujours très clair.
Il y a encore du flou autour des organisateurs et et de ce que porte réellement ce mouvement. Euh on verra euh comment tout ça se se manifeste et et bien sûr s'il y a des revendications de fonds euh euh charge aux élus que nous sommes de les écouter. Et justement les élus que vous êtes, vous sentez cette défiance qui monte envers les politiques, hein, les politiques qu'on ne croit plus, qui se gavent, hein.
Je cite beaucoup de Français qui demandent des voilà ces politiques qui demandent des efforts aux Français qui n'en font pas eux-mêmes. Ça, comment on on change la donne ? Vous savez, il y a il y a beaucoup de politiques bashing, c'est facile d'en faire.
Euh moi, je vois euh des collègues de tout bord politique. Euh je vois euh des élus locaux, des maires dans ma circonscription euh qui donnent de leur temps dans un monde politique qui est pas facile, qui est parfois extrêmement violent euh violent pour nous-mêmes, violent pour nos familles. Euh et donc voilà, je crois que il faut avoir encore une fois du respect et et moi j'ai de la gratitude pour toutes celles et ceux qui s'engagent indépendamment de leur parti politique.
Merci beaucoup Bron. Bonne journée à vous hein.
Maud Bregeon