Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCI· 12 septembre 2023 23 min

"Le barème de l’impôt sur le revenu sera indexé sur l’inflation" annonce Bruno Le Maire sur LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

8h30 sur elle c'est l'interview ce matin c'est avec Bruno Le Maire bonjour bonjour Adrien ministre de l'Économie des Finances de la souveraineté industrielle et numérique on va parler ce matin ensemble des carburants des prix dans les supermarchés du budget vous avez beaucoup d'annonces à nous faire d'abord un mot des impôts certains des Français qui nous regardent ce matin s'inquiète vont-ils payer plus d'impôts je pense en particulier à ceux dans le salaire a été augmenté face à l'inflation que leur répondez-vous je leur réponds que fidèle à notre politique celle que nous menons à présent dans la République depuis près de 7 ans maintenant aucun salarié ne paiera davantage d'impôts et certains paieront même moins d'impôts pourquoi parce que je vous confirme que nous indexerons le barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation c'est-à-dire de 4,8%. concrètement qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que tous ceux dont le salaire a augmenté en 2023 l'augmentation moyenne elle est de 5%. ils ne paieront pas 1 euro de plus tous ceux dont le salaire malheureusement n'a pas augmenté et qui du coup sont les premiers touchés par l'inflation eux gagner pour le budget de l'État donc c'est un effort très important mais un effort qui va au travail un effort qui va à tous ceux qui se lèvent le matin qui travaillent qui nous permettent d'avoir ces résultats économiques exceptionnels 1% de croissance une décroissance les plus fortes de la zone euro la France est en train de devenir la locomotive économique de l'Europe je pense que ça mérite de la reconnaissance et la meilleure des reconnaissances c'est que le travail paye et c'est que les impôts baisse deux commentaires sur ce que vous dire d'abord sur la question des impôts le chef de l'État sur TF1 avait annoncé une baisse de 2 milliards pour le classe moyenne là on est en revanche toujours sur une baisse en 2025 si possible le plus tôt possible j'ai dit 2025 si c'est possible en 2025 nous le ferons en 2025 mais rien en 2024 en 2024 il y a cette indexation du barème de d'hier sur l'inflation c'est un effort qui est très important mais qui permet d'encourager tout le monde à aller vers le travail notre objectif c'est quoi c'est le plein emploi c'est que tous les Français est un travail madame meilleure façon de faire en sorte que tous les Français étaient un travail c'est d'abord que ce soit intéressant de travailler que ça rapporte cette décision va dans ce sens là la conférence sociale qu'a ouverte au président de la République qui pour moi est un rendez-vous majeur c'est un rendez-vous sur les salaires sur les salaires sur les bas salaires sur les salaires modestes c'est mettre fin à quelque chose que je trouve scandaleux c'est d'avoir autant de branches dans le salaire minimal est sous le SMIC c'est comment ce qu'on recrée la dynamique salariale dans notre pays comment est-ce que les entreprises augmentent lorsqu'elles le peuvent tous les salaires de ceux qui le font suffisamment elles le font en 2023 mais je pense qu'on doit poursuivre impérativement cette politique l'augmentation des salaires dans toutes les entreprises qui le peuvent éviter des trappes à bas salaire redonner la dynamique salariale parce qu'au bout du compte qu'est-ce que ça donne comme nation ça donne une nation qui est une des plus performantes du point de vue économique qui se réindustrialise et dans laquelle ce qui travaille une vie qui soit une vie descente en creux brenolle le maire de ce qu'on comprend par rapport à l'Allemagne aussi hier la Commission européenne a annoncé des chiffres qui sont très négatifs pour l'Allemagne une récession d'ailleurs ce sera le seul pays du G7 dans cette situation là vous serez l'Allemagne je crois demain qu'est-ce que vous direz aux Allemands qu'est-ce que vous attendez de ils ont souvent dit ce qu'ils attendaient de la France sur le plan budgétaire qu'est-ce que vous vous attendez de ouf je serai demain effectivement en Allemagne je participerai au Conseil des ministres allemands et je leur dirai une chose très simple qui était portée par le Président de la République depuis là aussi plusieurs années nous avons travaillé main dans la main et il nous faut maintenant impérativement une stratégie industrielle européenne beaucoup plus volontariste beaucoup plus innovante beaucoup plus protectrice de nos intérêts industriels par rapport à la Chine et par rapport aux États-Unis et un certain nombre de choses qui ont été faites on peut aujourd'hui apporter des aides d'État à des industries naissantes à l'hydrogène au panneaux solaires au photovoltaïques c'est une bonne chose est-ce que c'est suffisant non il est temps que France et Allemagne définissent ensemble une stratégie industrielle innovante volontariste qui permettent à l'Europe de se réindustrialiser de profiter de la transformation l'intelligence artificielle et de la décarbonation de l'économie pour peser entre la Chine et les États-Unis il y a pas un jour à perdre pour définir ce stratégie alors revenons en France puisque vous évoquiez la dimension du pouvoir d'achat il y a les salaires et puis il y a toutes les dépenses ce matin total énergie annonce le prolongement du plafonnement à 1,99 € pour tous les carburants tant que les prix resteront élevés c'est la formule qui est utilisée c'est-à-dire au-delà de la fin 2023 comme vous l'aviez demandé ce matin le gouvernement réunit tous les distributeurs de carburant qu'est-ce que vous attendez des autres distributeurs appart total mais bon chez lui la décision de totale ça fait une semaine que nous en parlons avec le président de Total Patrick pouyanet je l'ai vu en marge des rencontres des violences des rencontres entre industrielles et allemand pour en discuter longuement avec lui je lui dis mais votre décision était une très bonne décision et plafonné un euro 99 le prix de tous vos carburants dans toutes vos stations maintenant que le carburant dépasse 2 euros que c'est une source d'anxiété donc c'était profonde pour tous ceux qui travaillent qui sont parfois 30 40 50 km dans le travail vos décisions est excellente est-ce que vous pourriez pas réfléchir à la prolonger total vient de l'annoncer je salue cette décision c'est une prendre une décision pour que ceux qui travaillent c'est une bonne décision de pouvoir d'achat à nos compatriotes et c'est une décision qui dans la méthode rassemble l'état une entreprise privée qui est une décision collective donc elle va dans le bon sens et les autres choix se joignent à ce mouvement et annonce dans les joueurs ou dans les jours qui viennent que eux aussi soit le plafond rond soit vendront un prix coûtant je pense qu'ils ont plein d'options la ministre de l'énergie en espagnol une hachée va recevoir les distributeurs dans quelques heures j'espère que cette réunion sera conclusive parce que de manière plus globale notre méthode c'est de partager le fardeau de l'inflation l'État peut m'apprendre sur ces seuls épaules le fardeau de l'inflation si des entreprises privées participent comme vient d'annoncer total c'est une très bonne vous souhaitez cette initiative des entreprises où vous pouvez l'imposer vous savez ce que certaines oppositions vous reprochent ce matin encore dans le 6/9 de Jean-Baptiste boursier Julien Bayou rappelait votre surnom Bruno demande sous-entendu Bruno demande et n'impose pas oui on pourra voir notre surnom c'est Bruno obtient nous avons obtenu le plafonnement 1,99 € nous avons obtenu l'avancée des négociations commerciales en mettant d'ailleurs un texte de loi on va en parler sur la table donc nous obtenons au bout du compte mais on sait bien que la philosophie de Julien Bayou et de ses amis c'est imposé tout à tout le monde c'est le contrôle de tout et de tout le monde y compris des entreprises privées et de l'ensemble la société ça n'est pas ma vision de la société et je pense qu'on peut construire des solutions qui soient fortes qui soient efficaces par le dialogue les résultats sont là je ne souhaite pas je ne demande pas j'obtiens et quand je n'obtiens pas je n'hésite pas à utiliser les armes qui sont à ma disposition lorsqu'il a fallu récupérer les surprises énergétiques aujourd'hui ils le font pourquoi pourquoi passer par une voix obligatoire alors que dans le dialogue nous obtenons des résultats mais je n'hésite pas je n'hésite pas qu'on s'est nécessaire à recourir à l'arme fiscale ou à l'arme législative pour avancer et négociations commerciales entre distributeur industriel et accélérer la baisse des juste un mot sur les carburants vous demandez et vous obtenez mais est-ce que vous allez faire vous-même l'idée de baisser les taxes ou d'avoir des chèques carburant ciblés comme vous l'avez fait par le passé c'est désormais totalement révolu c'est exclu la remise sur les carburants c'est une triple erreur c'est d'abord une erreur par rapport au climat parce que vous subventionnez l'énergie fossile c'est une erreur pour le budget de l'État parce que 20 centimes d'euro de remise à la pompe c'est 20 milliards d'euros sur l'année donc c'est quelque chose qui te hors de portée du budget de l'État et en troisième lieu c'est une erreur diplomatique parce que vous validez la stratégie économique de l'Arabie Saoudite de la Russie qui est de renchérir le coût du pétrole vous alimentez cette stratégie même chose pour un chèque carburant ciblé pour les plus modestes le chèque énergie existe déjà je continue à surveiller ça très près tous les jours je regarde le prix du carburant il était très élevé en fin de semaine et une toute petite baisse mais extrêmement modeste hier et aujourd'hui on verra ce qu'il en est dans les prochains jours je veille sur le prix du carburant comme le lait sur le feu c'est extraordinairement sensible donc j'écarte pas tout d'un revers de main je dis une remise généralisée de 20 centimes cette horde portée financièrement et ce serait une erreur de politique énergétique après je continue à veiller attentivement tous les jours auprès du carburant parce que je sais que pour tous ceux qui travaillent c'est extraordinairement angoissant et pénalisant il y a dans les carburants également le GNR le Gazole Non Routier vous avez annoncé il y a quelques jours la suppression de la niche fiscale qui profitait notamment aux agriculteurs et aux travaux publics ça provoquait la colère de ces secteurs est-ce que vous maintenez l'idée de supprimer cette niche fiscale je pense qu'il y a eu une incompréhension et les mots que j'employés étaient probablement pas les bons parce que mes amis agriculteurs je rappelle que j'étais et culture et que je porte l'agriculture et les paysans français dans mon cœur donc si ils ont compris que du jour au lendemain entre 23 et 24 on avait supprimé tout l'avantage fiscal sur le génère je leur prie de bien vouloir m'excuser parce que ce n'est pas du tout ce que je voulais que ce sera supprimé mes progressivement ce sera progressivement une réduction de cette avantage fiscal sur le Gazole Non Routier dont bénéficie des agriculteurs très concrètement il y aura une réduction de cette avantage fiscale de 2,8 centimes par litre de carburant en 2024 vous voyez que c'est modestes la deuxième chose à laquelle je m'engage c'est extrêmement important c'est que l'intégralité de ces recettes fiscales sera reversée aux agriculteurs pour qu'ils puissent transformer leur exploitation pour qu'ils puissent investir pour qu'ils puissent accompagner comme ils le font depuis maintenant des années la transformation écologique de leurs exploitations donc je veux les rassurer il n'y aura pas un euro dans les poches de l'état toute recettes fiscale supplémentaire liée ces 2,8 centimes d'euro par litre de carburant iront dans la poche des agriculteurs dans la poche des expositions en 2030 elle ne sera pas totale d'ailleurs nous réduirons cette avantage fiscale jusqu'en 2030 de manière lisible régulière de virgule 8 centimes d'euros par litre de carburant et par an l'intégralité des recettes versées pour les agriculteurs exactement la même chose pour la Fédération Nationale des Travaux publics des travaux publics je sais bien à quel point c'est difficile à quel point les marges sont réduites donc là il faut qu'il puisse réinvestir dans des engins de chantier électrique il y en a quelques-uns c'est pas le cas pour l'agriculture mais c'est le cas pour les travaux publics et par ailleurs nous sommes tombés d'accord avec le président de la Fédération Nationale des Travaux Publics et avec le président de la Floa pour financer ensemble avec ses recettes une filière de biocarburant qui sera intéressante pour les agriculteurs intéressantes pour être au public qu'est-ce qu'ils font retenir progressivité et dialogue c'est comme ça la transformation écologique de notre pays progressivement en accompagnant et dans le dialogue et l'accord que nous avons trouvé hier et je pense un accord solide et un accord juste alors voyant Bruno Lemar si ça s'applique également au prix de l'alimentaire vous avez annoncé 5000 produits dans les prix n'augmenteront plus voir Besson un nouveau projet de loi vous y faisiez allusion à l'instant je crois dire vous voyez des parlementaires à ce sujet juste après cette entretien à quel résultat vous souhaitez parvenir est-ce que par exemple l'idée de négociation entre industrielle et distributeur plusieurs fois dans l'année c'est là bonne option voilà première bonne option c'est l'option immédiate qu'aujourd'hui tout le monde va faire ses courses tout le monde voit que le ralentissement est encore modeste j'avais promis que l'inflation ralentirait elle ralentit mais ça reste modeste elle ralentit moins que ce que vous êtes ralentit un rythme qui doit être beaucoup plus fort pour que ça se voit dans le ticket de caisse par conséquent des les premières semaines d'octobre nous déposerons avec la Premier ministre un projet de loi qui avancera les négociations commerciales du 20 ans 2024 au 15 janvier 2024 on doit déjà avoir des baisses maintenant puisqu'il y a 5000 produits sur lesquels je vois les prix sont bloqués soit les prix doivent baisser donc c'est maintenant les industrielles soient de bonne volonté non parce que l'industriels n'hésiterai pas là aussi pour obtenir ce que je souhaite pour les consommateurs nommé les industriels qui jouent pas le jeu j'ai commencé à le faire je continuerai à le faire si des industriels ne jouent pas lesquels ne jouent pas le jeu aujourd'hui j'ai cité protecteur et Gamble j'ai cité une ever je citais certains nombres d'entreprises je pourrais continuer à le faire si jamais ne joue pas le jeu ensuite deuxième décision nous allons anticiper ces négociations commerciales pour que dès le début de l'année 2024 on voit une réelle baisse des prix encore plus forte que celle que nous voyons aujourd'hui et troisième chose il faut voir s'il faut pas des négociations plus régulières [Musique] viscéralement on doit protéger les marges de nos producteurs agricoles et on doit préserver notre agriculture je saisirais donc l'Observatoire des prix et des marges avec le ministre de l'Agriculture pour nous assurer que ces marges des producteurs sont respectées après il y a un autre sujet c'est les produits d'hygiène et les promotions c'est les produits d'hygiène et les détergents il y a une disposition dans la loi des croisades cette fois c'est une bonne loi mais il y a une disposition à laquelle je me suis opposé mais qui est parlementaires ont voté sont souverains ils ont bien entendu leur plein droit de voter cette disposition c'est celle qui limite les promotions sur les produits d'hygiène et les détergents donc sur les lessives les dentifrices les déodorants à 34%. alors que certains distributeurs font aujourd'hui 50 55 60%. qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que le jour où cette loi s'applique en mars 2024 mais il y a plus 50 55 ou 60% de remis sur vos déodorants sur vos shampoings ou sur vos lessive mais ça peut pas être plus de 34% les parlementaires reviennent sur cette disposition alors me dit mais vous allez toucher les PME française mais c'est faux 80% des volumes sur les produits d'hygiène les produits de détergent c'est des très grandes multinationales industrielles donc je pense qu'on peut facilement leur imposer des remises plus élevées je crois beaucoup la lucidité au bon sens à la solidité de nos parlementaires si on leur porte les éléments tangibles comme quoi ces produits c'est d'abord des grandes multinationales qui peuvent parfaitement supporter des réductions de marge plus importantes au profit du consommateur et du pouvoir d'achat du consommateur ils voteront une modification je parlais de Michel Édouard Leclerc à l'instant hier il s'est aussi risqué sur ce plateau à une anticipation un pronostic qui disait l'inflation et là pour 10 ans il distingue ce qui est l'inflation de ces derniers mois de son point de vue spéculatif trop anticipatrice il y a l'Ukraine et à l'énergie et une inflation plus structurelle liée aux conditions de production à la souveraineté à la relocalisation à la suppression des énergies fossiles est-ce que vous partagez cette analyse 10 ans d'inflation à venir mais je dirais pas 10 ans je dirais que nous entrons dans un nouveau modèle économique un modèle économique dans lequel on produit plus chez nous plus de biens agricoles je le souhaite plus de biens industriels nous nous battons pour cela nous commençons à voir des résultats et donc surtout et surtout des produits plus de décarbonés plus propres plus respectueux de l'environnement mais donc plus coûteux quelle est la contrepartie de ce modèle il faut les meilleurs salaires c'est ça le bon modèle pour moi on produit plus chez nous et les salaires sont plus élevés parce que les qualifications et les formations sont meilleures l'ancien modèle dans lequel vous importez tout c'est pas cher et les salaires baissent en France c'est un très mauvais modèle c'est un modèle d'appauvrissement moi je prône un modèle d'enrichissement de prospérité et un modèle durable dans lequel nous produisons nos produits agricoles nous produisons nos produits industriels dans des conditions Michel Édouard Leclerc a raison qui sont un peu plus coûteuses meilleur socialement meilleur du point de vue environnemental et qui sont compensés par des niveaux de salaire des niveaux de qualification des niveaux de formation plus élevés voilà le modèle pas 10 ans à 20 ans ou à 30 ans que chouette mettre en place revenons aux questions de budget d'ailleurs c'est lié aux entreprises vous parliez il y a un an quasiment jour pour jour sur ce plateau vous annoncez que la suppression de la CVE la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises ne serait finalement pas une fois mais en deux fois sur deux ans finalement ça a été étalé jusqu'en 2027 alors quelle sera la baisse l'année prochaine certaines entreprises seront-elles exonérées dès l'année prochaine de cette céréale il y aura une baisse un milliard d'euros de la CVAE dès l'année prochaine et dès que nous pourrons la supprimer totalement nous le ferons au plus tard 2027 mission on peut le faire plus tôt on le fera plutôt et vous avez 300 000 entreprises aujourd'hui industriels quasiment toutes des TPE ou des PME qui payent une cotisation forfaitaire de 63 euros cette cotisation elle sera supprimée dès le budget 2024 donc vous aurez 300 000 entreprises principalement des TPE et des PME qui ne paieront plus du tout de ces VAE dès l'année prochaine parce que nous paierons plus c'est le cotisation forfaitaire de 63 ans 63 mais tout ce qui simplifie la vie des entreprises qui leur facilite la vie allège les charges et même chose pour les ménages ça va dans le bon sens pourquoi ça libère l'économie française qu'un potentiel exceptionnel d'innovation de production d'engagement au travail de créativité on libère ce potentiel on voit les résultats que ça donne et la France peut et doit être la locomotive économique de l'Europe dans les questions de budget au confrères des échos ce matin se font les côtes d'une réflexion ils disent que vous réfléchissez à une nouvelle taxe sur le chiffre d'affaires des sociétés d'autoroute et des aéroports vrai ou faux alors vrai que nous voulons récupérer les surprofits qui ont été faits par les sociétés d'autoroute nous avons bien vu que les profits des sociétés autoroutes ont été plus élevés que prévu d'ailleurs je prends toute ma responsabilité puisque j'étais aux affaires à ce moment-là avec le Premier ministre Dominique de Villepin je l'ai dit de manière très transparente et très honnête à la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale nous avons étudié deux voies la première c'était de raccourcir la durée de concession des autoroutes on s'est des tonnes de dit c'est pas possible on a étudié une deuxième voix que de dire bah on voudrait peut-être dans taxé de sur profit des sociétés d'autoroute le Conseil d'État nous a dit ça cette voie là elle est possible nous empruntons donc cette voie dans le budget 2024 pour éviter qu'il est sur profits qui soient faits par les sociétés y compris pour les aéroports alors nous verrons les modalités les modalités seront discutées avec les parlementaires en étant en train d'y travailler mais je vous confirme que nous mettrons en place une taxation pour éviter les surprofits qui ont été faits par les sociétés d'autoroute ça représentera quel montant pour vous et donc pour elle puisqu'elle verra on est en train de l'évaluer nous sommes en train d'évaluer les modalités donc je peux pas être plus précis mais je vous confirme effectivement cette information d'ailleurs c'est pas une grande nouvelle ça fait des mois qu'on travaille on va au bout de nos idées et là encore je ne suis pas là pour demander je suis là pour obtenir des résultats au service de nos compatriotes et des résultats ils sont là je rappelle que sur ce même plateau je crois il y a un peu près un an on parlait des chiffres de la croissance et vous me disiez mais tout le monde annonce une récession je dis on fera 1%, tout le monde a dit mais on fera jamais 1% ils économies racontent des carabistouilles un an plus tard nous faisons 1% de croissance vous me demandez quand même un soutien aux républicains ce sont les seuls qui pourraient éventuellement voter avec vous pour le budget et à très court terme pour la loi de programmation des finances publiques vous avez dit clairement que vous ne souhaitiez pas recouvrir aux 49,3 si possible est-ce que vous avez eu des garanties des républicains sont-ils prêts à vous soutenir pour cette loi de programmation des finances publiques quand je lis les déclarations qui ont été faites par le président du groupe les République par certains députés des républicains dans la presse encore ce matin on peut douter de leur adhésion en fait que certains gouvernement on peut douter leur volonté d'accélérer le désendettement de la France tel qu'il est proposé dans cette préparation des sciences publiques moi je ne désespère pas je continue à leur dire écoutez la principale économique est faite dans cette loi de programmation des sciences publiques c'est la réforme des retraites vous n'avez pas été capable d'être d'accord sur cette réforme de retraite que pourtant vous aviez défendu pendant des années je vous offre une deuxième chance de pouvoir participer au désendettement de la France en soutenant cette loi de programmation des finances publiques soutenez-la vous vous dites mais on veut pas être caution de toutes ces dettes qui ont été contractées pour la crise du covid mais c'est les mêmes qui venaient taquet à ma porte en disant faut dépenser plus pour les entreprises vous savez mon énergie est une épuisable même question de construire tant mieux mais on ne peut jamais faire tout seul le projet de loi immigration ce matin dans la presse également un appel retentissant de plusieurs dizaines de parlementaires de la majorité et de la gauche pour certains d'entre eux pour un appel à la régularisation des travailleurs sans papiers qui faut-il écouter là pour le coup la gauche et ces parlementaires de la majorité qui disent il faut que le titre de séjour métier en tension soit dans votre projet de loi ou la droite qui dit c'est une ligne rouge et trouver d'autres solutions je pense qu'il faut écouter ce qui est bon pour la nation française ce qui est bon pour les Français en matière d'immigration ce qui est bon c'est la fermeté nos compatriotes attendent de la fermeté donc pas forcément à titre de séjour c'est la première chose qu'ils attendent ils attendent une chose qui est naturelle qui est légitime c'est qu'une obligation de quitter le territoire français soit strictement rigoureusement et rapidement appliqué c'est la première chose qu'ils attendent et si je partage ces gens-là la deuxième chose c'est qu'il voit bien tous quand ils vont au restaurant ou ailleurs qu'il y a des personnes qui sont en situation illégale alors qu'elle parle le français qu'elle respecte nos valeurs qu'elle travaille qu'elle se donne du mal ou ça peut être par voie réglementaire par d'autres décider peu importe la voix mais il me paraît légitime pas juste sur tous les justices il y a rien de plus important politique que ces personnes là puissent être régularisées au cas par cas puis une troisième chose qui est très importante c'est vraiment beaucoup à une main d'oeuvre étrangère quand il y a des métiers en tension là je dis qu'il faut d'abord aller voir ce qui peut être faire en matière de formation de qualification de nos compatriotes qui sont encore des millions qui n'ont pas de travail merci beaucoup Bruno Le Maire merci à vous ce matin