PHILIPPE BALLARD : « On ne souhaite qu'une chose : rassembler les Français ! » (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:11OuverteÉludée
Est-ce que vous savez d'ores et déjà le rôle que pourrait jouer Marine Le Pen si jamais elle ne pouvait pas se présenter ?
- 7:29RelanceRéponse directe
Pourquoi la justice n'a pas été si sévère avec Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou ?
- 8:48RelanceRéponse partielle
Ce n'est pas dangereux de mettre en cause comme ça la justice ?
- 15:01OuverteRéponse directe
Et si vous avez la possibilité de vous présenter mais assorti d'un bracelet électronique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24Invité politiqueFait
« Elle serait la tutrice de Jordan Bardella. »
- 0:35Invité politiqueFait
« Marine Le Pen, c'est un emblème en quelque sorte, c'est une image de tutrice pour tout un courant, tout un combat politique qu'elle a eu depuis des dizaines d'années. »
- 1:01Invité politiqueFait
« il sera totalement libre, ce sont les mots qu'elle a exprimés, mais elle échangera évidemment avec Jordan Bardella. »
- 1:55Invité politiqueFait
« qui étaient bardés de diplômes, qui avaient eu soi-disant des responsabilités, et ça fait 45 ans qu'ils plantent le pays, si vous voulez. »
- 2:29InvitéFait
« Nous sommes totalement complémentaires. Si vous voulez, moi je me suis préparé à être président de la République, il s'est préparé à être Premier ministre, le président préside, le Premier ministre gouverne. »
- 2:38InvitéFait
« l'expérience ne fait pas tout, sinon la France ne serait pas dans la situation dans laquelle elle est, parce qu'il y a un certain nombre quand même de gens très expérimentés qui ont acquis des très grandes responsabilités dans notre pays, et regardez le résultat, il est dramatique. »
- 8:11Invité politiqueFait
« Les magistrats n'ont pas assez enquêté. »
- 8:23Invité politiqueFait
« Est-ce qu'ils ont suffisamment regardé du côté du Modem, du côté de la France insoumise ? »
- 10:45Invité politiqueChiffre
« il y a à peu près 200 magistrats qui sont placés sous protection policière. »
- 11:04Invité politiqueFait
« c'est le mur des cons. »
- 11:11Invité politiqueFait
« Ils ont oublié l'intégrité physique, par exemple, c'est quelque chose que nous mettons souvent en avant au Rassemblement National. »
- 15:30InvitéFait
« quand on est un candidat à la présidentielle il faut être totalement libre de ses mouvements et ça n'est pas le cas si vous êtes porteur d'un bracelet électronique. »
- 16:57Invité politiqueFait
« où ? Sur le pupitre ou bien vous irez chercher la cheville pour essayer de trouver le bracelet électronique ? »
- 17:12Invité politiqueFait
« si je dois aller je crois que c'est Romorantin qu'elle cite ou Hénin Beaumont mais s'il faut être à telle heure à son domicile on ne peut pas faire sans parler des dom-toms »
Temps de parole
- Philippe Ballard24 %
- Intervenant22 %
- Intervenant 221 %
- Intervenant 315 %
- Présentateur9 %
- Invité8 %
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Voilà, Philippe Ballard est en direct avec nous. Bonjour, député de l'Oise, porte-parole du Rassemblement National. Un parti comme le vôtre, forcément, vous êtes tout le temps dans les prévisions, dans l'échafaudage des possibilités. Est-ce que vous savez d'ores et déjà le rôle que pourrait jouer Marine Le Pen si jamais elle ne pouvait pas se présenter ?
Merci de me poser la question, parce qu'on m'a attribué une idée que je n'ai absolument pas eue. Elle serait la tutrice de Jordan Bardella. Voilà, Darius Rochemin lui a posé la question d'ailleurs hier. Non, alors c'est un mot extrait d'une interview, je vais la faire courte. L'idée que j'exprimais, c'est tout simplement que Marine Le Pen, c'est un emblème en quelque sorte, c'est une image de tutrice pour tout un courant, tout un combat politique qu'elle a eu depuis des dizaines d'années. Voilà, personne ne peut dire l'inverse, je pense qu'autour de la table, vous ne pouvez pas nier quand même l'évidence.
Voilà, et elle l'a dit hier, si Jordan Bardella a été élu président de la République, si c'est ce cas de figure qui se présente, il sera totalement libre, ce sont les mots qu'elle a exprimés, mais elle échangera évidemment avec Jordan Bardella.
Philippe Ballard, c'était une gaffe, c'est ce qu'on appelle le retour du refoulé, c'est pas grave, l'inconscient se moque des nuances, se moque des nuances, ça vous est sorti comme on dit.
Non mais parce qu'il faut écouter toute la séquence que j'ai postée sur les réseaux sociaux.
Mais vous pensez qu'il n'est pas tout à fait prêt, ça c'est l'inconscient qui se moque des nuances, et elle, elle a ramé après, parce qu'au fond, on voyait bien hier qu'elle pensait qu'il n'était pas tout à fait prêt non plus. Très jeune, elle a dit, il est très jeune, c'est quand même normal.
Oui, et Marine Le Pen a répondu, non mais pas du tout, je peux continuer à développer ma pensée, mais Marine Le Pen a répondu sur ce point que vous évoquez, déjà elle a mis en perspective tous ceux qui nous dirigent depuis 40 ans, qui étaient bardés de diplômes, qui avaient eu soi-disant des responsabilités, et ça fait 45 ans qu'ils plantent le pays, si vous voulez.
Et puis Jordan Bardella, et Marine Le Pen l'a rappelé hier, c'est quelqu'un qui rassemble, qui est dynamique, et qui peut fédérer, et nous, au Rassemblement National, on ne souhaite qu'une chose, c'est rassembler les Français, unir les Français, et ne pas faire ce qu'on fait à la fois Jean-Luc Mélenchon d'un côté et Emmanuel Macron de l'autre.
Alors, restez avec nous, effectivement, vous l'avez dit, elle a rappelé les fondamentaux du duo Marine Le Pen, Marine Le Pen et Jordan Bardella, encore une fois au micro de Darius Rochebin hier soir.
Nous sommes totalement complémentaires. Si vous voulez, moi je me suis préparé à être président de la République, il s'est préparé à être Premier ministre, le président préside, le Premier ministre gouverne. Mais encore une fois, l'expérience ne fait pas tout, sinon la France ne serait pas dans la situation dans laquelle elle est, parce qu'il y a un certain nombre quand même de gens très expérimentés qui ont acquis des très grandes responsabilités dans notre pays, et regardez le résultat, il est dramatique.
Donc nous sommes complémentaires, c'est vrai que je crois avoir une certaine expérience, mais Jordan, il a un dynamisme absolument incroyable, il a la force et le souffle de sa jeunesse, il a une capacité importante à rassembler, ça tombe bien, parce que comme Premier ministre et chef de la majorité, c'est aussi ce qu'on attend de lui.
Alors, ça c'est intéressant parce que c'est un point sur lequel moi je peux la suivre. C'est cette idée qu'il n'y a que des vieux qui devraient diriger la France, qu'il faut avoir de l'expérience. Franchement, non, il y a des exécutifs en Europe où il y a des gens jeunes. – Bah en France par exemple, on a aussi des gens de Macron, il n'avait pas d'expérience, il était jeune. – Éric, vous avez raison. – Margaret Thatcher, quand elle arrive au pouvoir, c'est une commerçante, elle n'a pas fait l'ENA britannique qui d'ailleurs n'existe pas, et pourtant elle va rester au pouvoir pendant plus de 10 ans révolutionner la société britannique. – Éric, vous avez raison, mais ce n'est pas l'âge.
– Qui peut être un handicap quand on est candidat à la présidentielle ou candidate, c'est l'expérience, ce n'est pas l'âge, c'est l'expérience. – L'expérience est un handicap, vous dites ? – Eh bien, le manque d'expérience. – Ah oui, le manque, oui. – Le manque d'expérience. – C'est le contrat de ce que je disais, mais vous avez dit, vous avez raison. Non, vous n'êtes pas d'accord avec moi. – Non, je ne suis pas d'accord avec vous. – C'est-à-dire que l'âge n'est pas un handicap, il y a eu…
– Vous n'avez pas écouté Marine Le Pen, parce que franchement, je trouve que là, elle dit, clairement, elle dit, si l'expérience était un gage de qualité dans la gouvernance, ça se saurait, tous les gens qui nous ont mis dans le mur étaient des gens ultra expérimentés. « Donc, dit-elle, la jeunesse ne fait pas de mal. » Et sur ce point, je trouve qu'elle a raison. Et je dirais la même chose si le candidat jeune était à la France insoumise. Je trouve que la jeunesse, en quoi il faut toujours dire que les jeunes, ben non, les jeunes, ils sont transgressifs. – Non, mais là, vous avez raison. – Là, vous avez raison. – C'est nul. – C'est l'argument.
– Mais enfin, Emmanuel Macron, pardonnez-moi, j'ai l'impression que vous oubliez Emmanuel Macron. – Oui, voilà, Macron. – Macron, il avait moins de 40 ans quand il a été élu président de la République. Il avait quand même assez peu d'expérience. Alors, d'accord, il était bardé de diplômes, mais enfin, donc, c'est pas comme si on n'avait pas déjà essayé la solution. – Et plus que Bardella. Il avait plus d'expérience que Bardella, Macron. – Non, mais enfin, je ne sais pas, c'est pas la même expérience. – Mais il est venu avec un agenda réformateur assez fort, Emmanuel Macron, simplement que c'est la société française qui n'a pas voulu qu'il réforme. – Mais non, le stage a duré trois ans.
Il a mis trois ans à se faire au poste. Arrêtez. – Vous faites bien. – Ben si, quand vous êtes président, vous ne dites pas « il n'a qu'à traverser la rue, il va trouver un boulot ». – Moi, je ne parle que de l'action publique. – Oui, ben non, non. – Je ne parle pas de la cosmétique, moi, la petite femme. – Non, ce n'est pas de la cosmétique. – On s'en fout de la cosmétique. – Non, on ne s'en fout pas. – Ici, on ne s'en fout pas. – On parle de l'action publique. – La politique, c'est de la chair. La politique, c'est aimer les gens. La politique, c'est de l'amour. Une des phrases essentielles de Marine Le Pen hier soir sur LCI, elle l'a dit « la politique, c'est de l'amour ».
Quand on lui a demandé de qualifier ses prédécesseurs, Jacques Chirac a courbattu le FN et le RN toute sa vie. Elle a hésité. Elle dit « on a souvent dit que c'était un roi fainéant ». Ce n'est pas faux. Mais quand même, c'était quelqu'un. En gros, il faisait président. Donc vous voyez pourquoi ? Parce que Chirac, dans le cœur des Français, de tout le monde, il faisait président, et le nombre de gens, parce qu'il savait parler aux gens. Et c'est politique. Si vous ne savez pas parler aux gens, votre action publique, elle est nulle. Parce que vous tombez à 15% de popularité et votre réformisme, il est bloqué, Eric.
– Renaud, est-ce que vous pouvez me redire une fois ce bullshit monumental que vous venez de dire, que la politique, c'est de l'amour ? S'il y a le milieu le plus violent qui soit, le plus dur, le plus cynique. Et c'est vrai qu'on adorerait que ce soit l'amour. Mais ce n'est pas le cas. C'est l'un des milieux les plus sauvages. – Mais je ne parle pas du milieu, je parle des Français, Isabelle. Je parle des Français. Le général de Gaulle aimait les Français. – Le général de Gaulle, ce n'était pas un politique. – Pompidou, justement, c'était un général. – Pompidou, il aimait les Français. – Méfions-nous de la nostalgie. – J'ai le droit d'être nostalgique. On a reçu le réalisateur de De Gaulle.
– Philippe Ballard, vous êtes là aussi pour répondre à nos questions. Il y a un moment aussi sur lequel on voudrait revenir dans l'interview de Marine Le Pen. Vous l'écoutez, on en reparle ensuite.
– Moi, je trouve étonnant toujours de voir un peu la différence de traitement qui nous est réservée par rapport à d'autres responsables politiques. Vous ne m'empêcherez pas, si vous voulez, dans mon affaire de m'étonner quand même que pour des mêmes faits, M. Bayrou a été relaxé, M. Mélenchon n'a même pas été poursuivi.
– Voilà, donc elle parle de cette décision de justice et donc elle fait une comparaison. Pourquoi la justice n'a pas été si sévère avec Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou ? Juste, on va rappeler, Jean-Luc Mélenchon, c'était sur la base d'une dénonciation d'une députée de l'extrême droite. Huit ans d'enquête, effectivement, aucune preuve n'a été trouvée. François Bayrou a été relaxé, lui aussi, faute de preuve. Alors que pour Marine Le Pen, les juges ont trouvé notamment des mails très compromisants et accablants. Les sommes, effectivement, qui étaient en jeu n'étaient absolument pas les mêmes. On n'est pas du tout dans la même échelle.
Les trois affaires sont absolument, totalement différentes. Est-ce que, franchement, ce n'est pas très malautenette et pas forcément très digne de la part de Marine Le Pen d'accuser comme ça la justice de faire ce parallèle alors qu'elle brigue la fonction suprême ?
– Elle était dans le constat, tout simplement. – Non, justement, je viens de vous dire l'inverse. – Les magistrats n'ont pas assez enquêté. Est-ce que, non mais, enfin, je ne sais pas, je ne suis pas enquêteur, je n'ai pas été enquêteur sur cette affaire. Est-ce qu'ils ont suffisamment regardé du côté du Modem, du côté de la France insoumise ? On est dans le constat, Marine Le Pen était dans le constat. Il y a le Modem qui, même si en première instance, il y a eu des condamnations, et pour Jean-Luc Mélenchon, eh bien, ça passe quand même.
Alors que nous, il y a deux nouvelles affaires qui ressortent, comme par hasard, à quelques jours de ce jugement du 7 juillet, enfin, Marine Le Pen le disait hier, on n'est pas les perdants de l'année, quand même. – Ce n'est pas dangereux comme ça, c'est pas dangereux pour vous de mettre en cause
la justice comme ça, c'est pas dangereux de mettre en cause comme ça. La justice avec des tests complotistes, quand vous dites que ça passe crème, vous vous rendez compte de ce que vous dites ? – Mais on ne remet pas en cause la justice. – Et ça n'a donné lieu à aucune preuve.
– Mais on ne remet pas en cause la justice. On s'étonne, et Marine Le Pen s'est étonnée hier, que, eh bien, pour Jean-Luc Mélenchon, il n'y a rien, et que pour François Bayrou, en fait, ce soit un petit peu le même résultat. Et que, comme par hasard, il y a de nouveau des affaires qui ressortent à quelques jours de ce jugement du 7 juillet. Voilà.
– Donc test complotiste.
– On verra mardi, mais on verra mardi !
– On verra mardi s'il y a mal les relations. – Philippe Ballard, je ne résiste pas au plaisir de vous dire que j'ai croisé, me croirez-vous, François Fillon dans la rue. Petit costume beige, vélo à la main, il fait du vélo, François Fillon. Et donc, je l'ai reconnu, on s'est parlé une minute, et il m'a dit, à propos des juges, il m'a dit, suite à l'affaire Liana, je fais du vélo dans Paris, maintenant, il a l'air d'être complètement retiré de la politique, et il me dit, les gens m'arrêtent, et me disent, concernant les juges, ils me disent, pour vous, ils ont été plus rapides que dans l'affaire Liana. Voilà ce que m'a dit François Fillon, sur un ton amusé.
C'était pour dire que, c'est vrai que dans l'opinion publique, il y a eu les juges et les politiques, c'est une chose, mais maintenant, il y a les juges et ces terribles faits de société qui conduisent un certain nombre de Français à s'interroger sur le service public de justice. Voilà. Et nous, les journalistes, on fait poliment notre travail en évitant de monter les Français contre leur service public de justice, qui serait pas bon, pas bon du tout, mais c'est vrai que le travail, si nous, le travail est fait par d'autres Français qui font des comparaisons, c'est inévitable, Philippe Ballard.
Ah bah, écoutez, je laisse à François Fillon la responsabilité de ses propos, ainsi que les vôtres. Nous, ce qu'on a dit, c'est toujours, c'est extrêmement clair. Vous savez, il y a à peu près 200 magistrats qui sont placés sous protection policière. Autrement dit, ce sont des magistrats qui font extrêmement bien leur travail. Généralement, ils luttent contre les narco-trafiquants. Donc bon, et parfois, effectivement, quand on tombe sur quelques magistrats aux syndiqués, aux syndicats de la magistrature, vous vous souvenez, c'est le mur des cons. On peut s'interroger quand même sur leur façon de voir la société.
Ils ont oublié l'intégrité physique, par exemple, c'est quelque chose que nous mettons souvent en avant au Rassemblement National. On a désacralisé l'intégrité physique. Et quand vous tombez sur des magistrats qui ne tiennent pas compte de cette intégrité physique, qui eux aussi la banalisent, oui, on peut légitimement s'interroger. Mais on ne remet pas globalement, évidemment, le rôle des magistrats et de la justice en cause. Isabelle Saporta ?
Non, moi, je suis très gênée par cette séquence, parce que j'entends très bien ce que vient de dire Magali sur, effectivement, elle a raison, elle a rappelé la charge des preuves et, au fond, des réquisitions qui pèsent contre le Rassemblement National. Et elle a parfaitement raison. Par ailleurs, la date à laquelle ça tombe, c'est aussi parce que le Rassemblement National n'a cessé de faire des recours. Mais, j'avoue qu'à titre personnel et en tant que citoyen, je suis quand même très gênée par la séquence qu'on est en train de vivre.
Et j'étais très gênée devant l'émission d'hier, parce qu'aujourd'hui, on a au fond celle qui prétend au poste suprême, qui aurait, si elle n'était pas empêchée, toutes les chances de l'emporter, qui, si ça se trouve, ne pourra pas se présenter. Et moi, je ne peux pas vous dire à quel point ça me gêne, en fait. Alors, j'entends. J'entends que, voilà, c'est la justice qui passe. Mais là, je suis quand même très gênée. Je suis très gênée parce que, vous voyez, depuis tout à l'heure, on n'arrête pas de dire que Bardella n'est pas prêt. Ben, Bardella n'est pas prêt. Parce qu'en fait, Bardella n'était pas amenée à devenir président de la République ni à se présenter à cette magistrature suprême.
Et aujourd'hui, effectivement, on a une femme qui, quel que soit ce qu'on pense, quel que soit nos opinions, vous vous en doutez, moi, je ne vote pas pas la peine de faire semblant, mais qui n'est pas, qui va être sans doute, peut-être, je ne sais pas, empêché de se présenter. Eh ben, vous savez quoi ? Je pense aux plus de 30 personnes, 30% des Français qui veulent voter Rassemblement National et pour qui c'est leur candidate. Et je suis incroyablement gênée. Voilà, je suis incroyablement gênée. Je ne peux pas vous dire, je trouve que démocratiquement, c'est gênant. Je suis d'accord avec Isabelle.
Mais j'irai plus loin sur la conséquence de ce que vous dites et qui est essentielle, effectivement. C'est que Marine Le Pen, c'est plus de 30 ans de vie politique. Elle l'a dit hier et elle le dit régulièrement. Elle n'est pas née en se disant je serai président de la République. Comme, pardon, je caricature, mais comme le sont beaucoup de mâles alpha. Il y a une différence entre les grands fauves masculins et Marine Le Pen, d'autres femmes. Elles sont... Vous êtes d'une misogynie totalement faux. Non, non, pas... Non, non, c'est un compliment. C'est un compliment. Marine Le Pen est un homme comme un autre. Non, non, mais ça n'a rien à voir. Je dis ce que dit Marine Le Pen.
Allez-y, explicité. Elle dit pas ça, Marine Le Pen. Mais écoutez, elle me l'a dit. Elle vous a dit moi je suis une petite femme. Non, elle n'est pas née en se disant à 10 ans je serai président de la République. C'était pas une obsession. C'est venu avec le temps. Notamment après 2002 où on le sait très bien il n'y avait personne pour aller défendre Jean-Marie Le Pen et défendre le FN. Et il y a une émission et on lui dit vas-y Marine. Elle n'a jamais fait de télé. Elle n'a jamais fait de télé. Elle fait et elle fait une prestation remarquable. Et à une trentaine d'années elle continue la politique.
Mais là où Isabelle a raison c'est que pour pas se retrouver dans un pétrin pareil qu'elle soit ou non on verra mardi le résultat de l'enquête. Moi je ne sais absolument pas. Eh bien il faut être nickel nickel en termes de probité. Et ça ça vaut pour les jeunes qui vont s'engager en politique. Quand vous avez à tort ou à raison aucun problème judiciaire vous n'êtes pas dans cette situation. Il n'y a pas d'enrichissement personnel. Je me retrouve à défendre Marine Le Pen c'est quand même un problème. Il y a autant d'enrichissement personnel mais c'est pas de probité. Non mais probité de fonctionnement. Les amis, les amis, les amis. S'il y a de l'argent européen à utiliser c'est...
Elle a répondu à cette question à une question intéressante Marine Le Pen. La question est simple. Et si jamais vous avez Marine Le Pen c'était le face-à-face Darius Rochemin Marine Le Pen hier soir sur LCI et si vous avez la possibilité de vous présenter mais assorti d'un bracelet électronique. Voilà. Vous avez techniquement la possibilité d'être candidate d'être élue président de la République en 2027 mais vous avez un bracelet électronique. Elle a répondu très précisément mais alors très précisément à Darius Rochemin Marine Le Pen. Écoutez.
Parce que je pense que quand on est un candidat à la présidentielle il faut être totalement libre de ses mouvements et ça n'est pas le cas si vous êtes porteur d'un bracelet électronique. Donc je pense que les magistrats sont bien conscients si vous voulez qu'on ne peut pas faire une campagne présidentielle avec un bracelet. Moi je ne suis pas d'accord.
Voilà. Donc elle dit non. Elle dit si j'ai un bracelet j'y vais pas. Si j'ai un bracelet je ne me présente pas à l'élection présidentielle. Elle a entièrement raison. Enfin elle a entièrement raison. Et c'est là où on voit quel que soit ce qu'on pense des idées on n'est pas là à parler des idées du Rassemblement national et du programme de Marine Le Pen. Là on parle de stratégie politique. Ça pourrait être Pierre-Paul ou Jacques ou Marine Le Pen on parle de stratégie. Elle a raison sur le point de vue. Moi je ne suis pas d'accord
du tout avec vous.
Je suis fini. Elle ne va pas. Elle ne va pas être candidate avec un bracelet. Pourquoi ? Parce qu'elle sait très bien que les Français une grande partie des Français diraient c'est pas possible. Si Rachida Dati a été battue à la mairie de Paris c'est parce qu'énormément d'électeurs de droite ont dit il y a un procès en septembre on ne peut pas. Et Marine Le Pen dernière chose elle n'est pas morte 2032. Elle peut se présenter en 2032 Marine Le Pen ? Qu'est-ce que vous en pensez de cette réponse de Marine Le Pen ? Moi je n'imaginais pas ça comme ça Philippe Ballard. J'imaginais pas qu'elle dirait si je peux me présenter mais si j'ai un bracelet j'y vais pas. Franchement ça s'écache.
Moi je me mets à votre place Marine Le Pen organise un meeting les caméras seront braquées où ? Sur le pupitre ou bien vous irez chercher la cheville pour essayer de trouver le bracelet électronique ? Bon ça c'est le premier point. Après un bracelet électronique alors il y a l'appréciation des magistrats qui peuvent moduler mais elle a repris d'ailleurs l'exemple hier Marine Le Pen a dit si je dois aller je crois que c'est Romorantin qu'elle cite ou Hénin Beaumont mais s'il faut être à telle heure à son domicile on ne peut pas faire sans parler des dom-toms on fait comment pour faire une campagne électorale dans ces conditions ? C'est extrêmement compliqué c'est même mission impossible.
Vous savez moi je vais vous dire un truc
Merci Philippe Merci Voilà
Philippe Ballard