Référendums, Ukraine, dette: que retenir d'Emmanuel Macron sur TF1 ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse partielle
Pourquoi cette soirée ? Quel était l'objectif ?
- 5:00FerméeRéponse directe
Y aura-t-il un référendum en septembre ?
- 8:00RelanceÉludée
Pourquoi avoir laissé courir le bruit d'un référendum ?
- 11:00FerméeRéponse directe
Annoncez-vous une nationalisation ou un référendum sur les retraites ?
- 15:00RelanceRéponse partielle
Le président fait-il la loi ou le Parlement ?
- 20:00RelanceRéponse directe
Pourquoi seulement 5000 places de prison supplémentaires ?
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Il est 23h. Bonsoir à tous. Emmanuel Macron est sur TF1 depuis le début de la soirée et il s'adresse au français.
Il répond à des personnalités, à des journalistes et nous attendions tous de savoir si nous serions appelés à voter au mois de septembre dans un nouveau référendum. Il y en a plusieurs en France depuis 2005. Et bien, visiblement, il faudra attendre encore à notre grande surprise.
Alors, pourquoi cette soirée ? C'est la question qu'on va se poser et puis s'il n'y a pas eu d'annonce sur de potentiel référendum, il y a-t-il autre chose ? Pas certain non plus.
William T. Bonjour, bonsoir. Bonsoir.
Merci d'être ici. Je rappelle que vous êtes le patron du tank, le millénaire. Et alors, je suis content de vous avoir ici parce que bon, vous êtes un spécialiste de la communication notamment.
Pourquoi cette soirée William ? Alors là, je moi je tombe un peu dénu, je me suis dit alors on va commencer, on va pouvoir débriefer les référendums qu'on aura au mois de septembre. Il y en aura pas.
Non, il y en aura pas. Et on se pose la question, la question qui est posée, c'est pourquoi est-ce qu'Emmanuel Macron a sauté parler aux français ? Quel était l'objectif de cette émission ?
Il y en avait éventuellement plusieurs. La première, c'était peut-être de renouer avec les Français dans la mesure où il a perdu beaucoup de points de popularité depuis la dissolution ratée parce qu'il n'a pas obtenu une majorité absolue à l'Assemblée nationale et ça l'a conduit dans la situation telle qu'on connaît maintenant, c'est un blocage à l'assemblée. Oui.
Donc, il aurait pu dire bah tiens, je renouis avec les Français, ça me permet de reparler avec eux. La difficulté lorsque vous voulez renouer avec les Français, c'est que vous devez adresser des messages et montrer pourquoi est-ce que vous avez toujours une utilité. Et en fait, je pense, et c'est le cœur du sujet de ce soir, c'est que malheureusement le président de la République n'a fait que acter sa propre impuissance.
Impuissance à choisir un référendum, impuissance à bouger les lignes au sein du parlement parce qu'il s'est plus placé comme un spectateur des choses du parlement lorsqu'il dit Agè Verdier Moulier, c'est pas le président qui fait la loi, c'est le parlement. Et spectateur en fait très souvent renvoyé renvoyer les problèmes au Parlement. On fera un référendum si le parlement ne trouve pas une solution.
Exactement. Et je pense que le dernier point, c'est qu'il a été également spectateur de l'évolution de société. Quand vous échangez avec l'équipe de l'Élysée, ils se placent en situation quasiment de cohabitation ou quasiment de Oui, il disent pas cohabitation, ils disent un mix entre cohabitation et coalition.
Et c'est un peu ça. Or, quand vous regardez toute la communication du président de la République, c'est qu'il s'inspire beaucoup de François Mitteran situation de cohabitation soit face à Jacques Cherak en 86, soit face à Balad en 8 des pur cohabitation. leur cohabitation.
Oui. Et quand ils font ça, qu'est-ce que fait François Mitteran pour Renault avec les Français alors qu'il est au plus bas dans les sondages, il fait une grande émission populaire avec à l'époque Yve Morozi qui était votre prédécesseur sur excellent Yv Morous et en fait il donne quelque chose une image différente. En gros, le but c'était à l'époque de montrer que Laurent Fabus était pas le jeune, mais c'était lui le jeune.
En gros, il fa là le problème, c'est que je ne vois pas l'intérêt d'Emmanuel Macron de faire ce type d'émission parce qu'il a créé une attente en disant qu'il va annoncer quelque chose et finalement beaucoup de gens, peut-être vous ou peut-être toutes vos confrères se disent "Bah en fait tout ça pour ça" et finalement il a pas annoncé quoi que ce soit. Mais c'est très simple. On nous apprend la semaine dernière qu'Emmanuel Macron euh sera sur TF1.
Très bien. Tout de suite euh dans les coulisses, les journalistes et de la maison également, c'est-à-dire qu'il ont des sources bien informées euh dans les cabinets, dans le près du président de la République, dans la communication, nous disent tout le monde hein, du Figaro partout ailleurs, il y aura des annonces sur un référendum. Très bien.
Donc on attend ça. Pourquoi avoir laissé courir ce bruit pour au final dire alors on peut on peut clairement expliquer hein la première question qui lu a été posé c'était après le sujet sur la fin de vie. Il dit non pas de référendum pour l'instant je laisse le parlement avancer.
Ils sont en train de travailler dessus. C'est vrai qu'il y a un projet il se positionne en disant que lui veut un texte, veut une loi, veut de la nouveauté. Il dit pas pour l'instant on débloquera le référendum s'il y a un blocage.
Bon voilà donc pour l'instant c'est non hein très honnêtement. Et puis après alors Gill Boulot lui demande "Bon alors je vous propose autre chose sur l'immigration." Non, je vois pas ce qui pourrait entrer dans le cadre de l'article 11 celui-là.
La proportionnelle non, il y a pas de raison de le faire pour l'instant. Le budget, ça vient de François Baou. Donc en gros, c'est c'est une compétence du parlement aussi.
C'est une compétence du parlement. Voilà. Donc en fait, il a exclu quasiment l'ensemble des sujets qui faisaient le débat ou qui aurait pu susciter l'intérêt des français par référé.
Je pardon, je'y repense, il y a eu une autre question qui était posée parce que ça ça revenait depuis une semaine. La question des écrans pour les jeunes. Alors ça paraît pas forcément être un sujet majeur à déplacer je sais au moins 50 % des Français dans les urnes.
Et même là, il dit je sais pas non à voir, on verra d'abord une consultation là non plus. Mais ce qui pose question, il il y en a plusieurs. La première, c'est s'il ne voulait pas annoncer de référendum ou s'il avait pas une idée précise de quel référendum annoncer, pourquoi avoir laisser fuiter par le B son entourage qui pouvait y avoir éventuellement un référendum.
Et surtout ce qui est étonnant lorsque vous regardez ça, c'est les explications qui sont données. C'est-à-dire qu'à chaque fois, il dit soit qu'il ne veut pas, soit qu'il ne peut pas ou soit que en fait il y a un véritable problème juridique. Donc en fait, moi je pense que la véritable impression de ce soir, c'est qu'on a un président qui est impuissant en fait, qui est en incapacité d'utiliser le dernier outil constitutionnel qui lui reste, qui est l'outil du référendum.
Et ça peut s'expliquer pour plusieurs raisons. Il en fait, il y a des raisons qui sont politiques et juridiques. Oui.
Sur le plan juridique, c'est vrai que c'est compliqué parce qu'il y a deux outils pourer le référendum. Soit vous disez l'article 11 de la Constitution, soit vous disez l'article 89. Pour résumer, l'article 89, c'est une révision de la Constitution notamment.
C'est ce qui a permis le l'adoption du traité de Mastrich en 92. Ça permet notamment à travers un long débat parlementaire, mais c'est compliqué à faire parce qu'il faut les deux tiers à l'assemblée, les 2/ tiers au Sénat et une fois que les deux assemblées votent à 23 et ben vous soumettez le projet de texte au français. il a pas la majorité des deux tir à l'assemblée donc c'est pas possible avec l'article.
Il reste l'article 11. L'article 11 est délimité par un certain nombre de chances. C'estàd qu'il faut que ça concerne soit le fonctionnement des pouvoirs publics, soit la politique économique et sociale, soit un sujet de société.
Or là, ce qu'il dit à peu près, c'est qu'en fait sur l'ensemble des sujets qui sont été évoqués, soit qu'il ne peut pas le faire, soit qu'il ne veut pas le faire. Et donc moi, je pense que ça acte aussi quelque chose d' certains sujets, il n il n'a pas envie de les faire. certains sujets, il ne peut pas parce que avec l'article 89 impossible.
Article 11 euh pas constitutionnel. Voilà. Donc il est bloqué.
Et alors euh vous me parlez d'un sujet politique. Politiquement pourquoi est-ce qu'il ne peut pas ? Parce qu'il faut trouver un équilibre entre un sujet.
Je pense qu'il y a plusieurs problèmes. Oui. Un que Bairou a peut-être lui a peut-être mis un coup de pression.
C'est-à-dire, c'est-à-dire que Baou a pe a pu lui dire que s'il organisa un référendum qui est passé au-dessus de lui et ben techniquement il aurait peut-être pu remettre sa démission. Peut-être qu'il y a eu un rapport de force entre les deux. Faut pas l'exclure, je pense.
En tout cas, le fait qu'il est éventuellement qu'il soit autant avancé qu'il est reculé, il y a peut-être une raison qui a fait que D'accord. Oui. Vous essayez de trouver Oui, c'est Non, mais c'est intéressant de savoir pourquoi il a reculé alors que depuis une semaine, on nous annonce qu'on annonce des annonc. aussi c'est peut-être que les oppositions ont annoncé soit le parti socialiste, soit le Rassemblement national que s'il y avait un référendum qui portait pas sur tel sujet mais qui forza un référendum sur un autre sujet, peut-être qu'il pouvait poser la question de censure de François Baou.
D'accord. Donc je j'imagine très bien nous en référendum très bien mais que sur la question des retraites sinon on vous censure Ouais. ou sinon on fait et le RN propose référendum sur l'immigration sinon on censure le gouvernement.
D'accord. Ah oui oui oui oui. Peut-être qu'il y a peut-être qu'il y a eu des discussions avec les oppositions qui ont fait queils ont posé un blocage et après je pense que c'est un dernier qui est véritable problématique, c'est qu'en fait il devait trouver un équilibre entre trouver une question qui soit suffisamment intéressante pour avoir un niveau de participation élevé parce que c'est pour avoir 5 % de participation, ça servait pas à grand-chose.
Mais dans le même temps, fallait pas que ce soit trop engageant non plus parce que sinon s'il perdait le référendum, ça aurait pu engager une éventuelle démission dans la mesure où la question était infiniment liée à ce que lui portait. Je prend un truc simple. s'il posait la question est-ce qu'il fallait que la France soutienne l'Ukraine ou pas ?
Et que les Français auraient répondu non, je vois pas comment il aurait pu rester président de la République notamment dans les circonstances tel qu'on connaît actuellement. Surtout que ce référendum en France, il est chargé d'une histoire assez forte. d'abord avec le général de Gaulle qui lui engageait sa sa personnalité sa responsabilité politique à chaque référendum sur des questions pas toujours essentielles mais en tout cas ça donnait une impression de mis terme comme on dit aux États-Unis hein entre voilà donc je m'engage donc les français ont cet imaginaire là et puis à 2005 le traumatisme de 2005 et là on arrive à 20 ans après l'anniversaire de 2005 et donc c'est d'autant plus marquant qu'il a refusé de le faire que certains considèrent que le référendum de 2005 a été en tout cas que le le les pouvoirs politiques ont marché sur le référendum 2005 en appliquant pas le référendum de 2005.
Et ce qui a montré Emmanuel Macron ce soir, c'est là où il aurait pu marquer un coup décisif, c'est de dire 20 ans après le référendum avorté de enfin le référendum de 2005 et ben on décide de renouer avec cette pratique. Et je pense qu'une partie de ces détracteurs ils verront la confirmation qu'Emmanuel Macron soit est déconnecté, soit il a peur de la vie populaire. Si vous me placez à la place du nouveau front populaire qui par exemple conteste ces choix de nomination de premier ministre depuis euh les élections législatives, qu'est-ce qu'ils vont dire ? qu'Emmanuel Macron fait un déni démocratie, il a peur de consulter le peuple sur des sujets importants.
De la même manière, le Rassemblement national qui s'est estime floué les dernières élections initiative en raison du Front républicain va dire que le président de la République a peur parce qu'il est isolé, parce qu'il est en minorité auprès des Français, qu'il a peur d'utiliser l'usage du référendum et donc en fait il ne fait qu'accentuer les critiques qui vont aller à son encontre et il ne permet pas en fait soit d'aller de l'avant soit de changer l'image qui lui est attribuée actuellement. Et je pense qu'il y a rien de plus ravageur en terme de communication ou même en terme de stratégie politique. Si on pose la question sur à quoi servit cette émission, ça ça améliorera pas son image, sauf peut-être auprès de son bloc central, mais il était déjà populaire, au casqu il était redevenu populaire notamment sur le fait d'être impliqué sur l'Ukraine et de s'être opposé entre guillemets face à Donald Trump.
Voilà. Mais sinon sur les réformes économiques et sociales, il a pas de poids. En tout cas, il dit que c'est à François Bou de le faire.
Donc ilera pas raison pour le coup. Il a raison. Il a plus il a pas de poids.
C'est au Parlement de le faire. C'est au Parlement de le faire. Et ensuite après sur les différents sujets qui ont été évoqués, que soit les sujets économiques, que ce soit les sujets de retraite, que ce soit les sujets écologiques sur sujet sur la fin de vie et cetera, il a montré soit qu'il était un peu déconnecté ou qu'il était resté sur la vision de 2022 ou encore pire de 2017.
Donc il était pas vision 2022, on a encore on a encore du mal à savoir laquelle était-ce qu'elle étaite. Donc on n pas senti qu'il était assez visionnaire. Et là, si je dois pas comparer par rapport à sa dernière intervention qui concernait euh Trump et concernait notamment le fait que euh la France allait entrer dans un monde différent, autant sur sa dernière allocution, on a senti qu'il voulait proposer ou qu'il avait décrit les grandes mutations.
Là, on l'avait senti davantage en retard et en retrait par rapport aux critiques qui lui étaient faites plutôt que quelqu'un qui allait de l'avant et qui était avant-gardiste qui était quand même sa force depuis 2017. 23h11. Si vous nous rejoignez, nous tentons de comprendre ce qu'il vient de se passer ce soir sur TF1 avec cette émission.
Autour du chef de l'État, Emmanuel Macron avait laissé courir le bruit que des référendums seraient annoncés. Ça n'a pas été le cas. Ces référendums, il en parle depuis 8 ans quasiment William hein.
Déjà lorsqu'il était candidat, il disait qu'il donnerait la parole au peuple et donc finalement il dit la même chose que d'habitude. Je je vais le faire, je le ferai. Je le ferai mais il reste il reste plus beaucoup de temps pour le faire et surtout plus le temps passe plus son espace politique se réduit dans la mesure où on voit pas sur quel sujet il pourrait interroger les Français parce que ce qu'on a senti et moi je pense que c'est ça le plus grave dans les questions qu'on lui a posé c'est qu'en fait il aurait pu dire que le contexte ne s'y prêtait pas et qui donnait rendez-vous en septembre le temps qu'il réfléchissait.
H là, le problème qu'il a, c'est que lorsqu'il affronte Gill Boulot et que Gill Boulot lui pose plein de questions, c'est qu'en fait on comprend à peu près qu'il ne veut pas le faire en fait sur aucun sujet. Ah vous trouvez ? Ah moi j'ai compris qu'il voulait pas le faire.
En tout cas, c'estàd que sur la fin de vie, ça l'arrangeait bien que ce soit le parlement qui le fasse plutôt que ce soit par référendum. C'est peu près ce qu'il dit. Sur la question du budget, il dit très bien qu'il y a un problème entre l'article 34 qui dit que les lois de finances relèvent du parlement et l'article 11.
Donc en fait, il se cache derrière le juridique pour dire qu'il veut pas le faire parce qu'en fait il y a un risque très simple. Si il est rejeté, il y a une crise budgétaire, éventuellement ça peut risquer sa démission. En tout cas, ça son essence économique ou en plus il faut quand même trouver une question budget.
C'est difficile de trouver une question. Bon, doit-on faire tant de milliards d'économies ? Non, je pense que le sujet c'est est-ce que vous adoptez mon projet de loi de finance ?
Je pense que c'est plutôt c'est plutôt ça. Je pense que c'est plutôt c'est sur le lo de finance compliqué parce que faut que les français se plongent dans le projet de loi de finance. C'estàd que il y a des questions qui sont quand même plus simples pour Oui, plus simple.
Mais je pense que l'autre question qu'il aurait pu poser, c'est est-ce que vous préférez qu'on augmente les impôts de 40 milliards ou qu'on baisse les dépenses publiques de 40 milliards ? Voilà. Oui.
Ensuite après sur l'immigration, il dit qu'il ne veut pas le faire parce que ça relève pas de l'article 11. C'est à peu près ce qu'il dit. Et enfin sur le dernier sujet qui lui est posé sur la question du temps d'écran, bah en fait il dit à peu près que ça concerne pas trop les Français.
Donc on a du mal à imaginer sur quel sujet il pourrait interroger les Français. Moi, j'ai l'impression qu'il s'est retiré une arme constitutionnelle parce que si par cas il voulait utiliser de nouveau le référendum, on a du mal à imaginer sur quel sujet il pourrait interroger les Français. Normalement, le référendum a trois fonctions.
Soit de lever un blocage au sein du parlement, soit de lever un blocage dans les rues, soit vous donner une légitimité à faire quelque chose, soit à l'international, soit au national. Question simple. Euh par exemple, vous souhaitez réformer en profondeur l'État, vous interrogez les Français et ça vous permet d'avoir la légitimité nécessaire de le faire.
Là, j'ai l'impression qu'il s'est coupé les ailes et qui s'est restreint son champ d'action alors que normalement cette émission était censée à le remettre au cœur du jeu politique, en tout cas remettre au sujet du cœur national. Et là, on a l'impression d'avantage qui s'est mis en tant qu'arbitre et en tant que spectateur plutôt qu' en tant qu'acteur du sujet national. Vos actions sont assez dures hein sur le Figaro.fr.
Macron est un menteur, nous dit Aria Chris Cross, bonsoir, c'est une catastrophe. Et sur YouTube, euh Dorian nous dit "Bon, j'aurais préféré avoir Colanta euh et que Denis Brognard éteigne le flambeau." Voilà ce qu'il nous dit.
Euh c'est assur alors pas d'annonce sur le le référendum, on va te se concentrer sur le reste Willem peut-être sur la forme. Emmanuel Macron euh a souvent montré aux français que dans les débats il était bon. Oui.
Euh on l'a vu deux fois voire très bon face à Marine Le Pen. La première fois ça a été un massacre. La deuxième fois quasiment pareil.
Les grands débats, on se souvient qu'il était excellent. Mais alors là, ce soir, j'ai l'impression qu'il s'est mis dans une situation en faisant venir des gens face à lui parce que il faut expliquer comment ça se passe hein. On discute entre TF1 camp présidentiel pour savoir qui vient.
TF1 qui dit "On vous impose ces gens-là." On est d'accord William, on discute, on trouve les personnalités adéquates. On a fait venir des gens qui sont venus dire à Emmanuel Macron qu'en 8 ans il n'avait rien fait.
B, il y a plusieurs points qui sont problématiques comme vous l'avez dit, c'est que il lui reproche de pas avoir bougé en 8 ans et on imagine mal sur ce qu'il pourrait faire, pourquoi est-ce qu'il pourrait le faire dans la mesure où il a pas de majorité à l'assemblée. Donc ça ça pose un véritable problème. C'est qu'en fait il ne dit pas là où il a des idées sur comment il pourrait faire pour que ça change.
Il aurait pu dire les circonstances ont changé, les Français étaient pas prêts ou les Français sont prêts. Mais même si ils étaient prêts, en fait, comment ils ferait constitutionnellement et comment il ferait concrètement pour pouvoir faire changer les choses ? Ça c'est le premier blocage qu'il a montré.
Le 2e et ça je pense que c'est peut-être ça le plus grave, c'est comme vous l'avez rappelé Emmanuel Macron s'est distingué depuis son entrée dans la vie politique par une certaine maîtrise des dossiers. Moi, j'ai senti notamment que dans les affrontements face à Agè Verdier Moulier, face à Robert Ménard notamment sur les sujets économiques et sur les sujets régaliens qu'il était un peu acculé. Pourquoi ?
Parce que sur les sujets économiques, il avait du mal à répondre sur pourquoi il n'avait pas fait tout ce qu'il avait promis de faire dans son livre révolution. Pourquoi est-ce qu'il ait pas fait de grandes réformes de l'État ? sur les normes par exemple parce que on peut entendre la réponse sur les crises.
Voilà. Bon, Agnès Verdier Molinier lui a reproché à Emmanuel Macron d'avoir pendant trop longtemps poursuivi quoi qu'il en coûte mais lui il dit je l'ai la phrase he le quoi qu'il en coûte j'assume totalement. Mais par exemple, la question des normes, je veux dire là, ça n'a pas de rapport avec les crises.
On aurait pu simplifier euh la l'administratif pour les Français avec ou sans crise. Bah c'est ça c'est ça l'un des points sur les normes, sur les impôts également sur la fonction publique parce qu'il avait promis lorsqu'il était candidat, c'était une émission auquelle il était face à euh je crois qu'il était sur MC, il avait annoncé qu'il voulait baisser de 60000 emplois ou 100000 emplois par an. Bon au final les le nombre de fonctionnaires augmentait.
Donc en fait sur l'action publique était censé être un de ses points forts notamment sur la politique économique, bah il a montré qu'il avait fait des choses sur en terme de fiscalité mais que sur les grandes transformation de l'État et sur le changement du modèle social. Bah pourquoi avoir appelé son livre Révolution si c'est pour faire des réformes fiscales ? Bon ça ça pose une première question.
L'autre point aussi, je pense que ça pose problème, c'est ce que lorsqu'il répond que c'était pas lui qui pouvait pas le faire, comme vous l'avez dit sur les crises, c'est possible mais lorsqu'il dit que ça relève du parlement et en fait à plusieurs reprises, on a senti plutôt quelqu'un, c'était quand même quelqu'un qui avait dit s'il cherche un responsable bah qui vienne le chercher. Et là, on est plutôt passé sur c'est pas sur la ferala, ça n'avait rien à voir mais plô, c'était plutôt lui qui allait devant un peu comme Bonapart au pont d'Arcool. Là, c'était plutôt quelqu'un qui s'était mis en retrait.
Donc, on voit un changement de posture sur la séquence régalienne et migratoire. Souvent, on aurait pu dire bah tiens, comme président de la République, il avait une vision avant d'entrer à l'Élysée et quand vous entrez à l'Élysée, bah vous avez des rapports qui sont différents. Vous voyez un monde qui est différent et donc en fait le choc des civilisations, en tout cas la le conflit par rapport au réel vous amène à changer de position.
On n pas senti une évolution par rapport à ces dans la prise de position, que ce soit sur les sujets migratoires, sur les sujets sécuritaires ou même sur les sujets du réel que lui posait Robert. Très étonnant la séquence avec Robert Menard. Il l'écoutait et il y a presque un moment où on a l'association que Robert Menard lui donnait la leçon sans être sans prendre la position du pédagogue mais en lui disant il a cette capacité Robert Menard à être très proche des gens du peuple à parler comme les Français.
On a l'impression qu'Emmanuel Macron le prenait et n'arrivait pas à se redresser à couper la parole parce que vous l'avez dit normalement c'est lui qui le faisait face à Marine Le Pen. C'est plutôt lui qui donnait la et là c'est les rôles ont été inversés et c'est ça qui apparaît surprenant parce qu'en fait si vous interrogez si on fait le bilan de tout ça pas d'annonce de référendum. Non je pense pas non plus que les enquêtes d'opinion vont montrer que 40 ou 50 % des Français ont été convaincus par son allocution.
Je pense pas en tout cas qu'il faudra faudra voir les audiences et faudra voir aussi s'il élargit son bloc parce que c'est ça l'objectif. Soit vous séduisez la gauche, soit vous séduisez une partie des électeurs de droite ou ceux qui sont partis au rassemblement national. Je suis pas sûr que ni à gauche ni au rassemblement national il soit extrêmement convaincu par sa prestation et je suis pas sûr qu'il ait rassuré également tout son camp.
Vous pouvez également apparaître comme un président visionnaire. Ça veut dire voici ce que je vais faire. Voici ce que j'ai compris pendant ma période de pause entre guillemets quand j'ai laissé le pouvoir à Baou et à à et à Michel Barnier.
Donc ça m'a permis de d'apprendre et à voir ce qu'on pourrait faire ailleurs. C'est pas ça non plus qu'il a montré. Et enfin dernier paramètre, je pense que c'est intéressant, c'est qu'il aurait pu dessiner une forme d'esquise pour les de années à venir.
Je suis pas sûr que vous sortez de là avec un plan d'action plus précis avec en fait j'ai l'impression qu'il nous laisse plus de questions et plus d'incertitude que de réponses apporteres. William, on a encore 5 minutes ensemble. Je vous donne les points rapidement qui ont été évoqués.
On va le faire dans l'ordre. L'Ukraine euh beaucoup de précautions, beaucoup de pincettes. Nous ne voulons pas d'une troisème guerre mondiale.
Les euh journalistes qui étaient Darius Rochbin et Gill Boulot en gros lui ont dit "Vous agitez beaucoup, c'est vrai, vous vous prenez les choses en main. Pour quel résultat ?" Il a pas vraiment su quoi répondre.
Non. Et pourtant dessus, il a quand même une action concrète. C'està dire que il aurait pu dire il aurait pu dire très concrètement Donald Trump était plutôt contre Zelenski et plutôt pour Vladimir Poutine quand estce qu'il arrivé à la Maison Blanche et maintenant Donald Trump fait pression sur Vladimir Poutine pour le pousser à faire les néga et qu'il a joué un rôle.
Il aurait pu dire ça mais j'ai pas senti que c'est ce qu'il avait avancé comme argument premier. Donc le budget l'économie alors ça c'était face à Sophie Binet la patronne de la CGT. Bon il a annoncé qu'il y aurait pas de nationalisation nationalisation et pas de référendum sur les retraites non plus.
Voilà, pas de grosse surprise, on bouge pas donc sur les retraites. La question de la dette, alors là voilà, on en a parlé mais beaucoup de propositions de qui venaient de différents bords pour trouver des des des économies des économies Verdier Moliger du flow un téléspectateur et cetera et cetera et à chaque fois non on touche pas à ça. Non, on touche pas à ça.
Étonnant on veut avec ces personnes. Je sais c'est toujours difficile et c'est bien ça le problème pour faire des économies. Mais en premier point, moi je disais que c'était un président qui apparaissait comme impuissant.
Mais là, c'est peut-être pire. Normalement Macron, il arrive en 2014, ministre de l'économie et des finances, il lance son mouvement, c'est en marche. Oui.
Et là, c'est un peu, on peut rien faire, c'est plutôt immobile. Et lorsque vous passez d'un candidat qui est en mouvement, qui est en marche et qui essaie de faire bouger les choses à un candidat qui apparaît comme conservateur dans le sens qui veut pas bouger, pas dans le sens sociétal, mais en gros qui veut préserver les acquis, qui veut pas bouger et qui apparaît comme défenseur du système, bah forcément vous risquez de éveiller les oppositions qui vont dire "Bah regardez, si vous voulez que les choses changent et bah il faut proposer une altalence à Emmanuel Macron." En fait, je ne vois pas quel est son mouvement d'action et son utilité.
Rapidement, Gaza. Alors euh il a été très ferme. Ce que fait euh le gouvernement de Netaniaahu est inacceptable.
C'est une honte. Ça c'est un propos ferme. Mais lorsqu'on lui dit euh est-ce que c'est un génocide ?
Là on ne tranche pas. Alors il a peut-être sans doute raison de ne pas aller sur ce terrainlà. Mais là aussi pas de d'annonce claire.
Est-ce qu'il y aura des sanctions ? Euh nous avons une réflexion sur de potentiel la potentielle suite des accords avec Israël entre Israël et l'Union européenne. Pas d'annonce en plus.
Là-dessus, il fait une erreur parce qu'il avait quand même avancé sur quelque chose, c'était la reconnaissance de la Palestine. Oui. Alors ça, il a confirmé hein que la position de la France était toujours deux état.
Premier objectif arrêter la guerre. Deuxième objectif, démitariser le Hamas. Bah moi, je pense que l'erreur qu'il a faite ce soir dessus, c'est de pas avancer dessus sur concrètement comment il aurait pu faire.
Je vais citer un exemple. Il a des plutôt des bons rapports avec le président Trump. Hm hm.
Il aurait pu dire bah écoutez de toute façon on peut pas avancer sur la solution des deux États sans les États-Unis d'Amérique et ce sont les États-Unis d'Amérique qui peuvent faire bouger Israël et Netaniaahu. Ben on va proposer à Trump d'être l'intermédiaire et comme il veut être pr Nobel de la paix bah c'est il a intérêt à le faire. Il aurait pu avancer sur quelque chose et comme il est iconoclasse, il aurait pu tenter quelque chose.
Normalement c'est quelqu'un qui tente des coups. Et là on a senti que c'était pas la sécurité. Bon les places de prison Robert Mard lui a dit "Vous aviez 15000 places, il y en a eu que 5000." Non, là il a fait une annonce, je crois, c'est qu'il a dit qu'il était en capacité d'éventuellement de louer des places de prison à l'étranger.
Oui, c'est ça. Proposition de Robert Ménard et pourquoi pas. Euh bon, voilà, sur l'immigration, pas de grand-chose à en retenir non plus.
Euh des positions assez classiques. Il a dit que pourquoi pas, il était favorable à la question des quotas voter chaque année au Parlement. Oui, il a dit ça mais surtout il a dit mais alors c'était en une phrase à la fin. phrase à la fin et surtout il a dit que le sujet c'était pas vraiment l'immigration légale mais qu'il fallait davantage combattre l'immigration illégale et faire appliquer la loi de décembre 2023 et donc les décrets d'application.
Merci beaucoup euh William T. Voilà, on a fait le tour hein sur la le voile dans le sport. Alors il s'est dit défavorable.
Il s'est dit non il s'est dit défavorable pour les compétitions et que pour les matchs à smateur c'était aux fédérations de choisir de trancher même si lui il a dit donner son avis. Voilà, il il va appliquer à la chartre de olympique. Olympique, exactement la fin de vie, le temps parlementaire et on verra peut-être pour un référendum et puis voilà, on est un peu surpris.
Merci beaucoup William T, merci d'être venu nous en parler sur le plateau. On va continuer dans un instant avec Célestine Gentium du service politique. On a eu l'avis de William, on attend Célestine.
Est-ce qu'elle défendra elle le président Macron ? Vous l'avez pas fait William ? C'était compliqué.
Ouais, c'était compliqué. Allez, à tout de suite. Nous sommes de retour en direct avec Célestine Lantium.
Bonjour Célestine. Bonsoir. Bonsoir.
Bon alors est-ce que vous avez été convaincu vous par Emmanuel Macron ? Tout ce que je peux dire c'est que c'était long que ça a pris quand même pas mal de retard que ça a commencé avec du retard. Là à l'heure où je vous parle, je sais même pas si c'est terminé.
Oui. Non je crois pas. Je sais pas parce que c'était long.
On avait prévu 21h40. Ah là, je crois que ça s'est ça s'est un peu étendu. Ouais, ça s'est un peu étendu.
Euh donc bon euh effectivement le le format n'est pas qui devait être inédit, qui qui l'est certainement mais en tout cas à regarder. Je me mets à la place d'un spectateur, c'est pas c'est pas le truc le plus forcément le plus audible ou du moins le plus compréhensif. Et alors surtout vous euh parce que moi j'ai du mal à comprendre, vous allez peut-être m'expliquer pourquoi.
Ça fait une semaine qu'on nous dit qu'Emmanuel Macron va annoncer euh qu'il allait avoir recours au référendum. Hm. On savait pas le sujet mais c'était le grand bah le grand thème qu'on fait cette soirée pour ça.
Grand exactement. On a un référendum annoncé. Non.
Euh jusqu'à la fin de l'émission, je me suis dit bon, je crois qu'il va jamais parler de référendum parce que pendant l'émission, il a fermé la porte effectivement au référendum sur la réforme d'it. Ça c'était face à Sophie Binet, on le savait. Et puis effectivement, il se fait relancer plus tard dans l'émission par Gill Boulou qui comprend très vite que s'il le relance pas, Emmanuel Macron ne va pas en parler de lui-même.
Oui, je mais je pense que c'était une séquence prévue parce que dans le sommaire, ils l'ont dit vers la fin de l'émission. Alors, on s'est dit ça quand est-ce que ça allait arriver quoi. Ouais.
Bon, il y a un petit suspense. Ouais. Non, mais arrive la question du référendum, on le lance sur la fin de vie.
Est-ce qu'onutilisera sur la fin de vie sa réponse ? Bah ça sa réponse sur la fin de vie, c'est effectivement ça peut être une une voie de passage pour le texte s'il y a un blocage à l'Assemblée euh et au Parlement surtout parce que le blocage viendra certainement plus du Sénat que que de l'Assemblée. Quoi que à l'Assemblée c'est pas gagné non plus.
Euh alors effectivement euh c'est pas une grande annonce, c'est c'est possible et surtout en fait quand on regarde euh en l'état le texte sur l'aide active à mourir puisqu'on on rappelle qu'il y a deux textes distincts, l'un sur l'aide d'active à mourir, l'autre sur les soins palliatifs. Soins palliatifs plutôt des chances de passer, ça devrait se faire vraiment sans embûche. Aide active à mourir, ça va être compliqué.
Euh il y a déjà pas mal d'amendements. Le Sénat à mon avis va pas ouvrir grand les portes à ce texte. Donc là effectivement comme il dit si je peux le faire si c'est bloqué effectivement ça peut être une voix euh pour permettre à cette promesse de campagne parce que c'est une promesse de campagne n'oubouons pas euh de voir le jour de quoi donc le le référendum ou d'ailleurs les deux les deux le référendum et la un peu toutes les promesses en même temps peut-être donc effectivement ça c'est c'est plutôt nouveau on va dire parce que ça faisait c une donc vous vous êtes en train de me dire que mine de rien il a annoncé qu'il y aurait un référendum même s'il ne l'a pas annoncé.
Ouais. Bon après c'est c'est quand même très compliqué de parce que moi je m'attendais enfin honnêtement je vous le dis je m'attendais à ce soir au mois de septembre j'appellerai les Français à voter sur trois question sur et le format se cétait pas vraiment aussi en fait je pense qu'on on s'est laissé un petit peu embobiner mais le format effectivement avec un défilé de personnalité issue de la société civile un peu comme le grand débat mes versions télévisées se prête pas forcément à des annonces d'accord mais on aurait très bien pu avoir sur ces 2h30 3h d'émission 10 minutes d'annonce. Enfin, je Oui, oui, oui.
Bon, après là, il a fait il a fait une annonce sans en faire une. C'est-à-dire que dans les prochains mois, dans les mois qui viennent pour citer exactement ce qu'il a dit, il y aura des consultations multiples. Donc, on en revient à l'idée un peu qui circulait déjà qui était celle finalement de de plusieurs référendums le même jour euh qui passerait donc bien par l'article 89 ou l'article 11.
Donc, ce sont les deux articles constitutionnels qui permettent permett Exactement. Euh après sur les sujets, il a évoqué voilà. Alors c'est première question, les retraites c'était non.
Euh le euh sur la fin de vie, s'il y a un blocage mais pour l'instant pas de date, il y a si il y a une possibilité mais pour l'instant pas de référendum. Sur l'immigration, c'est non. Il l'a il l'a il l'a expliqué. qui dit en fait ce qui ce qui est d'ailleurs un obstacle constitutionnel qui avait déjà été soulevé par à peu près tout le monde dans la classe politique, c'est que l'article 11 qui en fait limite le champ du référendum se limite pour l'instant aux seules questions sociale, économique et environnementale.
Donc il devrait passer par l'article 89 qui demande une majorité large les de tiers même du parlement il me semble. Oui en fait dans tous les cas impossible. Ouais dans tous les cas en fait de toute façon il a pas je je le vois pas faire une révision constitutionnelle sur l'article 11. proportionnel.
Euh, il a dit que c'était pas du tout à l'ordre du jour. Ouais. Bon, ça fera grincer les dents de François Baou, je pense.
Voilà, le budget pourquoi pas mais c'est un peu effectivement les les finances publiques, je me si vous vous souvenez d'un d'un sondage qui est paru chez nous de Doxabone, les finances publiques, ça reste un un sujet de référendum qui est quand même très plubblicité par les Français. Ils aimeraient avoir leurs mots à dire dessus et euh et en fait les finances publiques, c'est quand même assez large euh comme thème. Euh et la proposition de François Baou avait pas semblé franchement emballer Emmanuel Macron.
Euh pour rappel, la proposition de François Baou, euh lui qui va devoir encore une fois monter l'Evreste du budget à l'automne prochain et je pense que cette fois ce sera encore plus dur que la dernière fois, voulait soumettre un plan de 40 milliards d'économies ou 40 millions ? Non 40 milliards, je cro exactement. d'économie euh pour redresser les finances publiques et cetera et bref et et l'Élysée avait jugé grosso modo le le projet un peu trop ambitieux.
Et là Emmanuel Macron a dit pourquoi pas mais il a quand même rappelé que ça revenait enfin la compétence de de voter des des budgets c'était celle du parlement et donc entre autres pas celle du peuple. Donc là-dessus encore, bon, on n'est pas très convaincu. Voilà.
Donc on dit pour l'instant dans ce qu'on a compris, le référendum le plus probable possible envisagé était celui sur la fin de vie. Il y en a un autre. Alors là, est-ce une question capitale qui peut se régler par un référendum ?
Interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Il l'a pas fermé la porte, mais d'abord, il y a une consultation. Euh, c'est ce qu'il a expliqué.
Donc, on consulte et peut-être qu'à terme, on finira par proposer quelque chose au français là non plus. Ouais, c'est c'est en fait c'est intéressant. Parce que même là dans dans l'usage qu'il veut avoir de ce référendum, on a toujours l'impression qu'il cherche à à vraiment réinventer l'usage golien du référendum.
Oui, il veut pas s'engager lui, engager sa personne et sa responsabilité. l'avait déjà vu sur les conventions citoyennes sur effectivement il y avait eu le CNR le le conseil je sais même plus ce que veut dire l'on ou c'était quoi de la tellement c enfin tellement que c'était loin enfin bref mais en tout cas il y a toujours une tentation chez lui de réinventer ce vieil outil golien qu'il a en fait jamais utilisé ça fait 20 ans qu'on l'utilise plus et donc là encore le fait d'en passer par des consultations bah c'est c'est toujours retarder en fait l'échéance et ne pas s'en embarrasser des conséquences d'un référendum. Toujours un peu près la même chose.
Claude Rizo qui nous dit "Il n'avait rien à dire." Euh c'est peut-être ce que vont retenir les Français. Alors voilà, si vous nous rejoignez, il est 23h35, Emmanuel Macron n'a pas annoncé de référendum.
C'était pourtant ce qui bruissait. Expliquez-moi Clascine, vous qui connaissez bien les rouages de la politique, les cabinets, les gens qui l'entourent, les communiquants, ils ont laissé courir ce bruit d'un référendum. Pourquoi avoir Pourquoi avoir fait ça ?
Pourquoi l'Élysée a annoncé partout à tous les journalistes qu'il y aurait des annonces sur un référendum et ne pas le faire là ce mardi soir ? Bon, c'est pas la première fois qu'on laisse courir un bruit de référendum. Oui, mais là, on avait quand même l'impression qu'on y était et puis en plus on voyait le moment.
Voilà, un président qui a pas les mains dans le cambouille parce qu'il ne peut plus, qui prend de la hauteur et qui se occupe surtout des questions internationales, qui veut revenir dans le jeu avec cette question. On voit le moment là. Mais à chaque fois, j'ai l'impression qu'on voit le moment aussi.
Ah oui, non, d'accord. Non mais c'est c'est évidemment très bizarre mais en terme de communication. Bah voilà ce soir je pense que sur tous les plateaux Emmanuel Macron doit pas être très bien vu, doit pas se faire des amis et enfin je l'imagine je sais pas.
Oui. Non mais certainement après c'est vrai que toute la la foire à proposition a été alimentée à droite à gauche, y compris au sein du camp présidentiel où tout le monde pensait que c'était le moment. Mais mais en même temps, quand on parlait avec les députés en off, donc en hors micro, euh on sentait bien qu'ils y croyaient sans vraiment y croire.
Euh parce que euh quelques jours avant, on me parlait en fait que ça pouvait peut-être être plutôt une consultation, mais consultation pas dans le sens de consultation nationale, mais une consultation dans le sens euh convention citoyenne à peu près euh comme un grand sondage Hm hm. En fait, où on on demanderait au Français de cocher sur un QCM ce qu'il ce qu'ils veulent ou ce qu'ils veulent pas sur telle proposition. Donc quelque chose déjà qui perdait de sa force euh par rapport à la proposition de base d'un référendum.
Donc je pense que de toute façon euh je sais pas si personne n'y croyait vraiment mais mais je suis pas sûr qu'on on ait une vraie désillusion parce que finalement sur le référendum et Emmanuel Macron, c'est un peu la même histoire depuis 8 ans maintenant. Ouais, c'est vrai qu'il a il en a beaucoup parlé le président de la République. Pour l'instant, toujours pas de date et plus ça va, moins moins ça va puisqu'on s'approche de la fin pour le président de la République qui ne peut pas se représenter, on le rappelle, dans euh dans 2 ans maintenant.
Euh alors, pourquoi faire cette soirée ? Célestine, vous qui connaissez bien le président de la République, il est plutôt bon dans les débats, on le sait habituellement. Il est plutôt bon dans la confrontation, il est souvent solide sur les dossiers, il connaît les chiffres.
Et ce soir, on avait l'impression qu'il est venu sur un plateau pour se faire entendre dire que il n'avait pas atteint ses objectifs qu'il s'était les objectifs qu'il s'étaient fixés il y a 7 ans. H après je pense que Emmanuel Macron en tout cas en vie année de pouvoir, on peut retenir une leçon de lui, c'est qu'il aime la confrontation. Oui, c'est un exercice dans lequel il se sent à l'aise parce qu'il arrive à épuiser ses adversaires en quelque sorte.
Oui, mais vous l'avez trouvé à l'aise ? Alors moi aussi je m'attendais à ça. Est-ce que vous l'avez trouvé à l'aise ce soir ?
Est-ce que vous l'avez trouvé dominant ? Est-ce que vous l'avez trouvé dominant avec les journalistes au début sur la question de l'Ukraine ? Avec Sopie Binet, pourquoi pas ?
Mais avec Agèfer Ferdier Bouier et avec Robert Ménard, est-ce qu'il a maîtrisé son sujet, pris le dessus ? Prf je je sais pas, je pose la question. Une chose est sûre, c'est que on a eu un président en face de nous qui est pas un président au bord de l'abîme qui a été celui de la désolution ratée où on avait le sentiment qu'il s'était muré dans des sujets internationaux, qu'il avait un peu quitté, s'était mis en retrait de la la scène nationale.
Là, je trouve que peu importe le fond, mais en tout cas rien que l'existence de cette émission prouve qu'il a envie de revenir au centre du jeu et qu'il fait tout pour puisqu'il a repris notamment. Oui. Mais pour faire ça et revenir au centre du jeu, il faut faire des annonces.
Est-ce que vous retenez une annonce ce soir ? Je On retient pas grand-chose, je suis d'accord. Déjà parce que l'émission était très longue.
Euh les intervenants ont tous à peu près débordé le créneau qui leur été appartiétait prévu. He c'est toujours pareil. Mais mais de fait, ça donne un un ensemble assez brouillon parce queil y avait trop de thèmes euh trop de personnes et et effectivement il y a pas d'annonce choc.
Euh et donc derrière enfin on en retient pas grand-chose. Ou de toute façon c'est bien simple regarder cet article, c'est sur le site du Figaro. Euh c'est notre live vous savez où on donne toutes les informations de la soirée.
Généralement au titre sur la grande annonce de la soirée. C'est comme ça que ça se passe. Bien là c'est peut-être une voix de référendum sur la fin.
Voilà ça l'annonce de la soiréex. c'est qu'il y aura peut-être enfin voilà. Bon, je sais vous savez mieux que moi tout ça.
Je suis étonné. Je suis étonné et je crois que les français le sont aussi bon. Ouais.
Non, mais c'est sûr. Peut-être qu'ils auraient préféré regarder Colanta ce soir. Ouais.
Voilà, c'est ce que nous disait tout à l'heure d'Orient sur YouTube. Euh peut-être quand même de la fermeté sur Gaza. Euh ce que fait Netaniao est inacceptable.
C'est une honte. On l'attend sur les sujets internationaux. Là, c'est des sujets qui maîtrisent plutôt, mais pas non plus d'annonce sur potentielle euh sanction contre Israël.
Euh voilà, qu'est-ce que vous retenez vous ? S'il y a un sujet sur lequel on peut s'appuyer Célestine ? surtout le volet international déjà c'était assez long et effectivement il y avait ces questions quand même sur qui étaiit bon qui sont au débat depuis assez assez longtemps sur les questions des du gel des avoir russes où lui en fait il a plus ou moins fermé la porte alors que certains dans son camp notamment Gabriel Atal réclamai de saisir ses avoir russes. pour rappel les avoir russes, c'est l'argent qui est gelé dans les banques et donc il me semble c'est à Broel si je me trompe pas en tout cas euh depuis le début de la guerre tout à fait et effectivement il y a pas de endroit international c'est pas permis de de on peut confisquer mais on peut pas utiliser l'argent on le confisque mais on l'endra à la fin et là Emmanuel Macron a pris une une position plutôt assez ferme sur le fait que le droit le permettait pas et donc ça semble pas à l'agenda Euh après sur les les autres mesures, ça va être compliqué hein.
C'est exactement comme le reste et c'est difficile de d'y retenir quoi que ce soit mais je réard je pense que l'émission était trop longue, trop de sujets, trop d'intervenants et à la fin bah c'est un peu boul boulga. On verra les audiences demain, on verra les sondages et il y a déjà cette question du jour du soir sur le figaro.fr.
Avez-vous été convaincu par l'intervention d'Emmanuel Macron sur TF1 mardi soir ? Ce mardi soir, Célestine ? Ah je pense ce sera une majorité de nom.
Voyons ce qu'en pensent les Ça fait une minute. Et bien voilà. Euh 68 % quand même 31,92 % de convaincus pour l'instant.
Il y a assez peu de votant. Nous verrons demain euh ce qui est le score. Merci beaucoup.
Merci Célestine Gentium. Merci. Vous pouvez lire vos papiers sur le figaro.
Évidemment, tout le service politique s'est mobilisé pour suivre cette grande soirée politique qui n'a pas abouti à euh l'annonce d'un référendum à notre grande surprise. Merci de nous avoir suivi. Excellente soirée, excellente nuit sur le figaro.fr.
Emmanuel Macron