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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 13 juillet 2022 30 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & famille

Uber files : mais pour qui travaille vraiment Macron ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 73 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette énième casserole peut mettre en difficulté Emmanuel Macron ?

  • 4:28OuverteRéponse directe

    On a l'impression que cette présidence Macron est un peu celle de toutes les affaires, de toutes les collusions.

  • 7:11OuverteRéponse directe

    Il y a aussi cette affaire de Général Électrique.

  • 8:13OuverteRéponse directe

    Et cette affaire intervient dans un contexte parlementaire explosif.

  • 10:31RelanceRéponse directe

    Les émettements qui voudraient piétiner la Constitution, puisque c'est la Constitution qui prévoit cette faculté de déposer une motion de censure.

  • 15:41OuverteRéponse directe

    Tu voulais peut-être ajouter quelque chose sur ces alliances dangereuses entre le RN et

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30InvitéFait
    « Emmanuel Macron a été en contact avec des lobbyistes alors qu'il était ministre de l'économie. »
  • 2:11InvitéFait
    « Quand Emmanuel Macron devient ministre de l'économie en 2014 et qu'il commence à rencontrer très vite des dirigeants d'Uber, des responsables des affaires publiques, en 2014, on a une mobilisation des chauffeurs de taxi. »
  • 2:44InvitéFait
    « Un chauffeur de taxi, pour pouvoir exercer en tant que taxi, il a besoin de payer une licence. Les licences, elles ont un prix variable, mais ça peut aller jusqu'à plusieurs centaines de milliers d'euros. »
  • 3:23InvitéFait
    « Emmanuel Macron, quand il choisit de défendre les intérêts d'Uber, il le fait contre des personnes qui sont fragiles parce qu'endettées. »
  • 4:21InvitéFait
    « Je n'ai jamais défendu les intérêts de l'un ou de l'autre. Ce que je dis juste, c'est que je défendrai toujours les emplois qu'on crée. »
  • 5:08InvitéChiffre
    « Il a rencontré 17 fois les équipes d'Uber. »
  • 7:18InvitéFait
    « Emmanuel Macron, pendant son passage au ministère de l'Économie et Finances à Bercy, a quand même été accusé d'avoir bradé un de nos fleurons industriels, en l'occurrence Alstom et la branche Turbine d'Alstom. »
  • 7:42InvitéFait
    « Arnaud Montebourg était vent debout contre cette scission de la branche Turbine d'Alstom à Général Électrique. »
  • 8:01InvitéChiffre
    « Il y a plus d'un millier d'emplois qui ont été sacrifiés. »
  • 11:42InvitéFait
    « Il y a eu cette question de la motion de censure. »
  • 11:50InvitéFait
    « Les députés du Rassemblement National ont voté contre le blocage des loyers, qui est quand même une mesure sociale. »
  • 12:23InvitéFait
    « Les députés du Front National à l'époque avaient voté pour la directive Secrets des Affaires, une directive qui empêche, par exemple, à des journalistes d'enquêter sur des grands groupes industriels. »
  • 19:12InvitéFait
    « Pour quand il y a un étranger qui est condamné, il peut être condamné à une sorte de double peine qui est assez honteuse, il peut être expulsé en plus d'être condamné pour des délits relativement graves. »
  • 27:54InvitéFait
    « c'est le gouvernement qui a proposé du job dating »
  • 27:59InvitéFait
    « les académiques ont proposé du job dating »
  • 28:33InvitéFait
    « Jean-Luc Mélenchon il y a quelques jours qui a proposé une marche contre la vie chère »
  • 29:57PrésentateurChiffre
    « l'objectif est de 15 000 abonnés pour pouvoir soutenir cette nouvelle saison »

Temps de parole

  • Invité52 %
  • Invité 235 %
  • Présentateur11 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour à toutes et tous, bienvenue sur le plateau du Média TV. Nous sommes le 12 juillet, vous regardez ou écoutez le quatrième numéro du Fonds de l'Info, une pensée chaleureuse athéophile qui a pris quelques jours de congé. Il est remplacé par notre consoeur Marion Beauvalet, qui est bien connu des matinaux, avec Thomas Dietrich, ils commenteront l'actualité politique de la semaine passée. Le sujet à la une, c'est bien sûr un scandale qui touche directement Emmanuel Macron, le fameux Uber Files, où le président français est accusé d'avoir protégé les intérêts du géant américain, des VTC, alors qu'il était ministre de l'économie.

On parlera également du Sri Lanka, où une insurrection populaire a chassé le président au nid sur fond de hausse des prix et de pauvreté massive. Depuis hier soir, l'affaire des Uber Files agite la vie politique française en raison de l'implication d'Emmanuel Macron dans l'implantation d'Uber France. Lors du quinquennat de François Hollande, alors qu'il était ministre de l'économie, des agissements dont l'Elysée n'aurait pas eu connaissance à l'époque, en 2015, selon l'ancien chef de l'État. Marion Thomas, bonjour.

1:10
Locuteur

Bonjour.

1:10
Présentateur

Est-ce que cette énième casserole peut mettre en difficulté Emmanuel Macron ?

1:15
Invité

Tout d'abord, merci pour l'invitation. Et sur cette difficulté, on peut l'espérer. Je pense qu'il y a deux niveaux, en fait, dans ce scandale à distinguer. Il y a d'une part des choses que les défenseurs d'Emmanuel Macron dénoncent comme un peu une sorte de non-information, non-scandale. C'est le fait qu'Emmanuel Macron a été en contact avec des lobbyistes alors qu'il était ministre de l'économie. Sur ça, je pense par exemple au thread de Nicolas Framont sur Twitter qui a expliqué que c'était quelque chose de relativement classique. Les lobbies, que ce soit Uber ou d'autres acteurs privés, ils essayent d'entrer en contact avec des ministres, des députés, etc.

Et notamment, ils leur fournissent des amendements, des argumentaires et des éléments de défense des intérêts privés. Donc, il y a ce premier niveau des révélations du monde qui sont en fait des choses dont on peut s'offusquer, qu'on peut mettre en question parce qu'on peut être opposé au fait que des défenseurs de l'intérêt général, des gens qui sont des élus ou des membres du gouvernement puissent se faire les porteurs d'intérêts privés.

Et il y a un autre niveau dans ce scandale qui est le fait que quand Emmanuel Macron devient ministre de l'économie en 2014 et qu'il commence à rencontrer très vite des dirigeants d'Uber, des responsables des affaires publiques, en 2014, on a une mobilisation des chauffeurs de taxi, des chauffeurs qui se mobilisent face à une concurrence déloyale qui est celle des chauffeurs VTC. Ces chauffeurs VTC, quand ils arrivent des États-Unis en France en 2014 et un peu avant même, ils arrivent par centaines voire par milliers sur le territoire français avec un système qui est totalement autre des chauffeurs de taxi.

Un chauffeur de taxi, pour pouvoir exercer en tant que taxi, il a besoin de payer une licence. Les licences, elles ont un prix variable, mais ça peut aller jusqu'à plusieurs centaines de milliers d'euros. Donc les chauffeurs, ils achètent ce droit à conduire en tant que taxi et pour ce faire, ils doivent s'endetter. Donc ensuite, les courses, elles permettent de rembourser cette licence. Quand les chauffeurs VTC arrivent, ils proposent des courses à un tarif bien moins cher. Ils arrivent sur un marché pour le disrupter, pour casser les codes, etc. Mais du coup, il y a concurrence déloyale parce que les usagers, ils préfèrent payer une course à 10 euros plutôt que quelque chose de plus cher.

Et donc, on a une profession qui se retrouve en crise. Emmanuel Macron, quand il choisit de défendre les intérêts d'Uber, il le fait contre des personnes qui sont fragiles parce qu'endettées. Et je pense que ce qui devrait faire scandale est plutôt à ce niveau-là. Le fait qu'en fait, quand Emmanuel Macron reçoit les dirigeants d'Uber, travaille avec eux, c'est parce qu'il le fait contre le modèle social français. Et je pense que c'est là où réside le vrai scandale. On a fait une loi. On s'est battus pour avoir une loi. D'accord ? Qui est-ce que je trouve en train de faire du lobbying dans un restaurant de luxe ? Votre directeur de cabinet. Attendez, pardon. Là, vous faites des accusations.

Dernier point, on sort de sujet. C'est sorti dans un article. C'est terminé. Au mois de juillet, il y a eu un article. On voyait clairement votre directeur de cabinet. Des députés, des sénateurs en train de manger avec un peu l'écosystème du VTC, les lois du véhicule, les vendeurs de pioche. Ils se battaient contre cette loi. C'est terminé. Réponse Emmanuel Macron et en charge de thématique, s'il vous plaît. On ne peut pas virtuer n'importe quoi. Quand on profère des accusations aussi graves que ce que vous dites, on donne les noms, on donne la liste et on va devant le juge. On ne fait pas des choses en l'air. Il y a des parlementaires autres.

Je n'ai jamais défendu les intérêts de l'un ou de l'autre. Ce que je dis juste, c'est que je défendrai toujours les emplois qu'on crée.

4:28
Présentateur

Thomas, on a l'impression que cette présidence Macron est un peu celle de toutes les affaires, de toutes les collusions.

4:34
Invité

Effectivement, c'est-à-dire les échanges avec le privé, la porosité avec les intérêts privés, les lobbies, c'est un peu consubstantiel à ce qu'est Emmanuel Macron. C'est l'ADN d'Emmanuel Macron. Déjà, il faut se souvenir que sur l'affaire des VTC, en 2008, il faisait partie de la commission de Jacques Attali, qui avait notamment proposé de libéraliser le marché des taxis et d'augmenter le nombre de licences, alors qu'effectivement, il y avait des chauffeurs des taxis qui étaient très lourdement endettés pour acquérir leur licence auparavant. Et donc, il a continué en étant ministre de l'économie. Alors oui, on peut être perméable au lobby, mais quand même, il y a des niveaux qui interrogent.

C'est-à-dire que quand même, il a rencontré 17 fois les équipes d'Uber. L'impression qu'il n'avait rien d'autre à faire. Les équipes d'Uber trouvaient qu'il y avait eu des rencontres méga top avec Emmanuel Macron. Donc, il s'est mis véritablement au service de la dérégulation. Il a en quelque sorte protégé Uber, qui à l'époque était accusé, avait des enquêtes sur le dos, notamment le fait de prétendre que son service de taxi n'était en fait qu'un service de covoiturage. Et même Uber utilisait des pratiques très limites par rapport à la légalité. C'est quand il y avait des perquisitions des services de l'État ou la DGCC-RF, ils avaient un système de kill switch.

Ça veut dire qu'ils bloquaient les ordinateurs pour qu'ils ne soient pas accessibles aux services de l'État. Ils pouvaient ainsi protéger les services d'Uber. Imaginez que quand vous, vous êtes manifestant, vous êtes arrêté dans une manifestation et que vous refusez en garde à vue au commissariat de donner le code de votre téléphone, vous pouvez prendre de la prison une forte amende. Alors que là, Uber n'a absolument rien eu. Et ça pose même des questions sur la campagne de 2017 d'Emmanuel Macron, puisque ce sont ses lobbies qui lui ont permis et qui l'ont aidé à arriver au pouvoir. Pense à un ex-lobbyste d'Uber qui lui a permis de récolter des fonds pour sa campagne.

On pense à des membres du cabinet McKinsey qui ont travaillé gratuitement pour construire le programme de sa campagne et qui ont été généreusement récompensés par la suite, puisque McKinsey a eu le nombre de contrats qu'on sait avec l'administration publique française sous le quinquennat d'Emmanuel Macron.

6:29
Présentateur

Ça n'a pas empêché Emmanuel Macron d'être réélu,

6:32
Invité

pour autant ? Ça n'a pas empêché. On a l'impression qu'il est perméable, imperméable à tous les scandales. En Suède, il suffit qu'une ministre, il y a un certain nombre d'années, achète un Toblerone avec sa carte bancaire de fonction pour qu'elle démissionne. Elle démissionne. Là, on a quand même les preuves, parce que c'est ce qu'ont sorti ces journalistes, les preuves de la collusion d'Emmanuel Macron avec des intérêts privés et puis des intérêts qui ne sont même pas français, puisque c'est géant américain des VTC. Et puis, il ne se passe absolument rien. Peut-être qu'il y aura une commission d'enquête qui, comme celle de la commission d'enquête sur l'affaire Benalla, sera enterrée.

Et puis, on continuera. Business à Jujul. Finalement, Emmanuel Macron, ce n'est plus liberté, égalité, fraternité. C'est dérégulation, corruption et start-up nation.

7:11
Présentateur

Il y a aussi cette affaire de Général Électrique.

7:14
Invité

Oui, c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron, pendant son passage au ministère de l'Économie et Finances à Bercy, a quand même été accusé d'avoir bradé un de nos fleurons industriels, en l'occurrence Alstom et la branche Turbine d'Alstom. Ces Turbines-là qui étaient une des fiertés industrielles de la France, qui équipent les centrales nucléaires et nos sous-marins à propulsion nucléaire. Donc, ils sont quand même des actifs stratégiques pour la France et qui ont été cédés contre l'avis de collègues du gouvernement d'Emmanuel Macron.

On se souvient qu'Arnaud Montebourg était vent debout contre cette scission de la branche Turbine d'Alstom à Général Électrique, au géant américain de Général Électrique. Donc, une scission stratégique qui a été soutenue par Emmanuel Macron et qui a été un vrai désastre, un désastre aussi bien patriotique, mais aussi un désastre pour les emplois, puisque malgré les promesses de Général Électrique, il y a plus d'un millier d'emplois qui ont été sacrifiés. Et finalement, au bout du compte, pourquoi ? Pour que EDF, sept ans plus tard, rachète ces mêmes turbines à Général Électrique qu'on avait bradées sept ans auparavant.

8:13
Présentateur

Et cette affaire intervient dans un contexte parlementaire explosif. On sait que la NUPS avait déposé une motion de censure à l'Assemblée nationale contre le gouvernement d'Elisabeth Borne, une motion qui a été rejetée hier.

8:27
Invité

Oui, tout à fait. Je ne sais pas si vous avez un peu suivi les débats, les discours, etc. Mais depuis le discours de politique générale fait par Elisabeth Borne, qui était quand même incroyablement long et, somme toute, assez ennuyeux et fait de pensif. Donc on a cette motion de défiance qui a été déposée par la NUPS et qui a été soutenue par l'intégralité des composants de la NUPS. Donc la France insoumise, les écologistes, le Parti communiste et le Parti socialiste. Et malheureusement, cette motion n'a pas été adoptée hier. À noter, dans l'hémicycle, les députés du Rassemblement national devaient avoir piscine.

En tout cas, ils n'étaient pas présents, mais ils sont revenus pour la séance d'après. Donc ils n'étaient pas très loin de l'Assemblée nationale, mais la motion de défiance ne les intéressait pas. Et bien sûr, la droite, qui a quand même précisé à Elisabeth Borne qu'il ne lui faisait pas confiance, mais qu'il ne votait pas la motion de défiance. Il y a eu ce texte, en tout cas, qui a réuni la gauche, qui est très fort, qui a été présenté. Et moi, ce qui me met très mal à l'aise, c'est en fait le fait que, quand on écoute les macronistes, aujourd'hui, il n'y a pas de majorité absolue.

Et c'est le jeu, du coup, il faut composer avec les autres forces politiques présentes à l'Assemblée pour faire passer un texte. Ça pourrait être une occasion pour les macronistes, par exemple, de regarder à leur gauche, peut-être, et d'arrêter de tout saccager. Et quand on entend Elisabeth Borne, finalement, elle renvoie l'impression, et elle le dit, elle dit à la France insoumise, à chaque fois, elle cite Jean-Luc Mélenchon, qui n'est plus député, mais il est toujours là, présent dans les esprits, elle le cite, que tout ce travail, donc cette motion, tous ces textes, et le fait de ne pas soutenir la politique, c'est presque de l'obstruction au travail parlementaire.

Et le fait est que, quand on n'est pas majoritaire, on est obligé de composer avec d'autres forces. Et je trouve que le fait de rejeter cette motion en expliquant, finalement, que ce n'est pas constructif, ça n'apporte pas au débat, voire que ça entrave une partie du travail, c'est un tel mépris, d'une part, pour le peuple qui a voté, qui a choisi de ne pas leur redonner la majorité absolue, et aussi un tel mépris, donc, pour la démocratie et pour l'opposition. Et ça, moi, c'est vraiment quelque chose qui, ça a été très présent hier, moi, me scandalise.

10:31
Présentateur

Les émettements qui voudraient piétiner la Constitution, puisque c'est la Constitution qui prévoit cette faculté de déposer une motion de censure.

10:38
Invité

Oui, ça montre bien qu'il y a une conception, finalement, on vassalise le Parlement, c'est-à-dire on considère que, de toute façon, le Parlement est aux ordres de l'exécutif, c'est comme une chambre d'enregistrement, et on ne devrait pas écouter les oppositions, alors qu'il y a des forces d'opposition qui sont aujourd'hui en présence, il y a le droit de déposer une motion de censure pour contester la politique du gouvernement.

En fait, on en parle toutes les semaines, et on s'indigne, on se fâche, on pousse des cris d'orfraie, on dénonce la mort du barrage républicain, mais il y a quand même quelque chose qu'on voit arriver en force depuis des semaines, depuis le second tour d'élection législative, c'est que, en fait, ces 89 députés du Rassemblement National qui sont entrés à l'Assemblée Nationale, en fait, ne sont pas tellement une force d'opposition à Emmanuel Macron.

Alors, certainement, ils n'ont pas voté la motion de censure, alors je doute que la NUPS voulait voir les députés du Rassemblement National se joindre aux voix de la NUPS pour voter la censure contre Emmanuel Macron, mais il n'en reste pas moins qu'à de nombreuses reprises, ils ont montré qu'ils étaient plus l'allié du gouvernement, en tout cas, la caution du gouvernement, que des véritables opposants. Il y a eu cette question de la motion de censure.

On a vu qu'aussi, en commission des finances, il me semble, à l'Assemblée Nationale, les députés du Rassemblement National ont voté contre le blocage des loyers, qui est quand même une mesure sociale et une mesure qui, soi-disant, était défendue par Marine Le Pen qui se prétend proche des petites gens et des pauvres gens. Mais ça montre, en fait, peut-être que l'arrivée massive de députés du Rassemblement National qui soient visibles à l'Assemblée va montrer ce qu'ils sont réellement. Ça veut dire des députés, qui sont là pour tenir des propos xénophobes, islamophobes, mais ne se préoccupent nullement des avancées sociales. Ils sont même au service d'intérêts puissants, de lobbies.

On se souvient qu'au Parlement européen, en 2016, les députés du Front National à l'époque avaient voté pour la directive Secrets des Affaires, une directive qui empêche, par exemple, à des journalistes d'enquêter sur des grands groupes industriels. Donc on est là et je pense que pendant cinq ans, effectivement, les députés du Rassemblement National seront à la buvette pendant que les députés Playmobil d'En Marche et d'Ensemble feront passer des lois, des lois de casse sociale, par exemple, comme la réforme des retraites, des lois qui seront attentatoires à nos libertés.

Peut-être que demain, on verra revenir une loi voulant interdire le fait de filmer la police et peut-être que ça sera voté de concert par En Marche, par les Républicains et par le Rassemblement National. C'est quand même assez triste pour notre démocratie alors qu'il y avait une véritable possibilité avec cette majorité relative accordée à Emmanuel Macron de pouvoir contester la politique d'Emmanuel Macron dans l'hémicycle. Or, il semble que ce ne soit absolument pas le cas puisqu'il n'y a que la NUPS qui est vent debout contre le programme du président. Marion Beauvalet, est reine et en marche même combat ?

C'est ce qu'on a pu constater ces derniers jours avec cette proposition de Gérald Darmanin qui a proposé de renvoyer dans leur pays les personnes étrangères commettant des délits et c'est une proposition qui a été, je crois que c'est à peu près la citation, mais applaudie 100 fois par Marine Le Pen. Donc finalement, on a 89 députés du Rassemblement National qui sont à la buvette ou ailleurs quand les votes importants sont faits et on a aussi au gouvernement des personnes qui de toute façon mènent la politique qu'aurait pu espérer mener le Rassemblement National.

Ça me fait penser au moment où ce débat entre Gérald Darmanin et Marine Le Pen où il lui avait dit qu'il l'a trouvé bien molle, et bien là finalement on a peut-être cette réconciliation entre ces deux forces qui sont censées s'opposer mais qui semblent en tout cas bien réussir à avancer ensemble et ce n'est pas le Rassemblement National qui a besoin de porter les sujets, c'est notamment Gérald Darmanin qui est toujours ministre, rappelons-le, qui pose ses sujets directement dans l'arène et ce qui est quand même assez navrant mais bon, encore une fois dans cette petite alliance de circonstances ce qu'on n'a pas encore évoqué c'est sur les votes des vice-présidents à l'Assemblée Nationale le fait que deux vice-présidents du Rassemblement National ont pu être élus avec les votes des députés macronistes qui ont préféré finalement élire en vice-président des députés du Rassemblement National issus de l'extrême droite plutôt notamment que quelqu'un comme Sandrine Rousseau qui avait porté sa dernière candidature un peu in extremis pour donner au macroniste le choix pour en provoquer un vote et donner au macroniste le choix le RN ou elle ils ont préféré le Rassemblement National donc bon j'ai peur que là sur les cinq ans à venir on aille de mal en pied et qu'on voit à chaque fois ce genre de situation se produire et après bon quand on regarde en arrière sur les cinq ans qui se sont écoulés quand on voit le projet de loi sécurité globale le texte de loi séparatisme c'est quelque chose qui est navrant notamment quand les macronistes ont demandé à la gauche de faire barrage pour le second tour des élections et je pense que les gens qui ont fait barrage ont agi en leur conscience et l'ont fait et s'il fallait le refaire il faudrait sans doute le refaire néanmoins les personnes qui appelaient au barrage et qui passent leur temps à taper sur la gauche à sortir du champ républicain etc c'est les premiers à s'allier voire à devancer les politiques de l'extrême droite on en est là aujourd'hui

15:39
Présentateur

Thomas Dietrich avant de parler de l'actualité internationale tu voulais peut-être ajouter quelque chose sur ces alliances dangereuses entre le RN et

15:46
Invité

oui c'est l'alliance dangereuse et puis ce que tu as souligné Marion sur les propos de Gérald Darmanin qui a effectivement proposé d'expulser les personnes étrangères qui ont commis des actes graves ou des délits graves et qui a été applaudi par Marine Le Pen alors on peut juste laisser de côté l'aspect moral qui est tout à fait scandaleux de cette proposition je veux dire de toute façon qui va dans le traitement indigne qu'on fait des exilés il suffit d'aller à Porte de la Chapelle à Paris ou d'aller à Calais pour voir avec les tentes lacérées les migrants affamés à qui on empêche de donner à manger

16:20
Présentateur

les longues

16:22
Invité

voilà c'est absolument terrible mais au-delà de ça en plus cette proposition elle est complètement inefficace et inefficiante quand on regarde les chiffres c'est-à-dire depuis 15 ans et puis même sous la gauche c'est-à-dire le grand jeu ça a été de dire moi j'ai fait 30 000 expulsions c'est plus que l'année dernière alors déjà il faut quand même se souvenir que la majorité des expulsions c'est Mayotte c'est-à-dire ce sont les Comoriens qui émigrent à Mayotte qui émigrent notamment par bateau qui avait donné lieu à une blague assez raciste de Emmanuel Macron sur les Comoriens qui prenaient des quassa-quassa des bateaux pour aller à Mayotte Il faut quand même savoir qu'à Mayotte on a suspendu le droit du sol c'est-à-dire que les enfants qui naissent à Mayotte ne peuvent pas devenir français on a suspendu l'aide médicale d'État c'est-à-dire que des femmes peuvent accoucher sans avoir de soins par exemple pas à l'hôpital il y a une situation absolument catastrophique à Mayotte et donc ça fait déjà le contingent des expulsions on essaie de faire un chantage sur les pays d'accueil en leur demandant de réadmettre leurs migrants parce qu'il faut que les pays d'accueil quand il y a une expulsion délivre ce qu'on appelle un laissé-passer consulaire et les pays d'origine par exemple l'Algérie, le Maroc la Tunisie ou les pays d'Afrique subsaïne rechinent il y a des livrets c'est laissé-passer consulaire pour des gens qui des fois ont passé plusieurs années en France et ont autant leur vie en France que dans leur pays d'origine il y a juste un chiffre par exemple pour l'Algérie les OQTF qui sont délivrés c'est plus de 7000 les obligations de territoire français qui sont délivrés c'est plus de 7000 il n'y a que 22 exclusions donc c'est pour ça que la France essaye de faire du chantage à ces pays-là en disant si vous ne réadmettez pas les gens qu'on expulse vers l'Algérie ou vers le Maroc on va délivrer moins de visas c'est pour ça que récemment il y a eu une baisse du nombre de visas qui étaient accordées aux ressortissants marocains ou algériens ou chinois qui voulaient se rendre en France donc c'est des mesures complètement inefficaces qui sont faites pour amuser les gogos alors que la France aurait bien sûr besoin on a des pénuries notamment dans le secteur de la restauration de gens qui viennent travailler de gens qui voilà ils auraient besoin de gens qui soient régularisés parce qu'on sait qu'il y a plein de secteurs de l'économie où les gens travaillent au noir dans des conditions difficiles sans papiers sans droits sociaux et donc c'est des mesures qu'on voilà que le général d'Armanin sort qui n'ont aucune efficacité réelle mais qui sont juste là pour faire du populisme pour amuser la garderie et pour gagner les voies de l'extrême droite c'est une vraie le pénalisation des esprits alors qu'en fait ça n'a aucune conséquence réelle on ne réfléchit pas à comment on pourrait travailler pour mieux accueillir les exilés voilà de donner des papiers à ceux qui ont droit et les intégrer dans la société on préfère faire des mesures complètement populistes alors que ça existe déjà je veux dire pour quand il y a un étranger qui est condamné il peut être condamné à une sorte de double peine qui est assez honteuse il peut être expulsé en plus d'être condamné pour des délits relativement graves donc voilà c'est des mesures complètement inefficaces inefficientes et comme d'habitude on se cache derrière des mesures populistes

19:30
Présentateur

oui et des propos scandaleux qui visent aussi à faire diversion voilà c'est toujours la même tactique la même technique c'est à savoir de mobiliser l'opinion publique sur des propos qui font polémique pendant qu'il y a une affaire et un scandale d'état comme Uber Files classique dernier sujet au Sri Lanka une insurrection populaire a chassé le président Oni sur fond de hausse de prix et de pauvreté massive avec la conjoncture actuelle ce scénario risque-t-il de se reproduire dans d'autres pays en France comme ailleurs l'inflation est-ce qu'elle va déclencher des mouvements sociaux de masse ?

20:14
Invité

ce qui se passe au Sri Lanka est sans doute le début d'une longue liste de pays qui vont être amenés à connaître j'aime pas les termes émeutes de la fin c'est très paternaliste mais des insurrections populaires des révoltes contre la hausse des prix du carburant du blé mais aussi contre la mauvaise gouvernance qui s'est passé au Sri Lanka c'est quand même il y a eu un président qui était en place et qui était issu d'une dynastie qui régnait sur le Sri Lanka de manière plus ou moins démocratique depuis des années et qui s'était accaparé un peu le pouvoir un ancien militaire qui avait notamment participé à la répression de la rébellion des Tamouls en 2009 qui avait été complètement écrasé alors qu'il s'était rendu des militaires et des civils de la rébellion des Tamouls avaient été exécutés et tout ça noyait dans un bain de sang et donc ce président là régnait sur le pays avec sa famille et il avait imposé notamment une transition très dure très brutale vers l'agriculture biologique il avait décidé que voilà tout le pays devait faire du bio sauf qu'en fait ça n'avait pas du tout été préparé et ça a provoqué une hausse des prix une inflation de plus de 50% ce qui a provoqué une révolte populaire et en général effectivement ce sont les souffrances endurées au quotidien voilà qui provoquent les grandes révolutions on a vu par exemple au Chili c'était la hausse du prix du ticket de métro au Soudan c'était la hausse du prix du pain donc évidemment ça va continuer espérons qu'il y en ait de belles choses qui sortent parce que par exemple en Tunisie il y avait eu en 2011 ce printemps arabe cette bête révolte populaire mais aujourd'hui on voit qu'il y a un retour en arrière avec un autoritarisme qui revient mais ce qu'on oublie souvent dans les facteurs qui causent ces révolutions populaires c'est pas seulement la mauvaise gouvernance la corruption la hausse des prix tout ça existe bien sûr mais c'est aussi un certain nombre de mesures qu'impose la communauté internationale notamment les plus riches aux pays les plus pauvres je pense notamment aux accords commerciaux inéquitables qui sont imposés aux pays les moins développés qui les empêchent justement de développer une industrie qui les oblige à ouvrir leurs frontières à récupérer des produits moins chers qui viennent de Chine par exemple vous allez au Sénégal la boîte de tomates qui vient de Chine elle est beaucoup moins chère que la tomate que cultive le paysan sénégalais parce qu'on a obligé à ouvrir les frontières parce qu'on a empêché de mettre des barrières à l'importation qui auraient permis aux produits locaux de prospérer par exemple on a aussi des accords de pêche que le signe de l'Union Européenne avec certains pays en Afrique qui permettent aux chalutiers portugais ou espagnols d'aller piller le poisson des côtes africaines laissant le pêcheur local sans ressources alors oui les Chinois le font aussi mais ça ça quand même on devrait avoir plus de morale que les Chinois et c'est aussi des causes des migrations on en parlait tout à l'heure c'est-à-dire que si des gens fuient la misère et la faim pour aller traverser le Sahara traverser la Méditerranée risquer leur vie c'est pas par gaieté de cœur c'est aussi parce qu'ils y sont poussés et on aggrave on aggrave aussi par exemple en soutenant certains régimes très peu démocratiques voire dictatoriaux en Afrique je pense à ce que fait la France en soutenant ce qu'on appelle le système de France-Afrique en soutenant des dictatures comme le Tchad comme la Guinée comme le Togo qui affament leur peuple donc il y a aussi une responsabilité de l'Occident des pays les plus riches dans la situation des pays les plus pauvres actuellement après moi c'est vrai que ces images font chaud au cœur je me souviens que j'étais au Mali quand en 2020 il y avait eu des grandes manifestations populaires contre le président Ibrahim Boubacar Kheita qui était un sort de roi fainéant un despote soutenu par la France il y avait ces manifestations-là et finalement il y avait un coup d'état militaire mais il y avait eu cette j'ai eu la chance d'être là à ce moment-là cette ferveur populaire cette exposition de joie ce sentiment de libération parce qu'en général on fait face à un régime qui tire à balles réelles qui tue ça a été le cas au Mali mais j'imagine que ça sera le cas au Sri Lanka et c'est vrai que c'est des images qui peuvent qui peuvent inspirer j'espère simplement pour le peuple du Sri Lanka qui est un pays que je connais vraiment très peu mais qu'il arrivera de belles choses derrière et que contrairement à des pays comme le Soudan comme l'Égypte comme la Tunisie il n'y aura pas de retour en arrière parce que c'est ça qui est aussi qui est aussi inquiétant par exemple on voit qu'un pays comme le Soudan qui a eu une belle révolution en 2019 une révolution qui avait été aussi causée au départ par la hausse des prix mais après qui s'était étendue sur la contestation démocratique pour plus de droits était complètement récupérée par les militaires des militaires qui étaient des proches de l'ancien président al-Bechir qui avait été renversé par la rue et qui aujourd'hui ont replogé Soudan dans une situation très difficile avec de nouveau des arrestations d'opposants de la répression donc voilà malheureusement c'est des cycles qui sont très compliqués pour des pays et j'espère que pour le Sri Lankois ou pour les autres pays qui vont suivre il arrivera de belles choses

25:09
Présentateur

Oui parce qu'on voit qu'un mouvement de protestation assez similaire commence à gagner le Kenya est-ce qu'on peut imaginer un mouvement semblable des Français marcher vers l'Église et aller prendre prendre sa douce dans la salle de bain d'Emmanuel Macron

25:23
Invité

dans la piscine de Brégançon C'est vrai que Brégançon c'est peut-être un peu loin du coup mais comme Thomas le disait c'est vrai que ça donne lieu à des très belles images qui peuvent nous donner envie de faire des choses et de croire en un mouvement en France ce qui se passe là au Sri Lanka c'est un mouvement qui a gagné les milieux qui sont populaires urbains et ruraux donc une vraie jonction de personnes très différentes mais qui ont pour point commun d'être toutes touchées par les pénuries j'ai trouvé quelques chiffres dans un article qui m'a aidé à comprendre un peu qui est dans le monde diplomatique que je vous invite à lire qui montre qu'en fait les prix de l'alimentation en quelques mois ils ont progressé de 46% et les produits pétroliers de 140% donc en fait c'est des choses des augmentations qui sont insoutenables pour les gens et c'est vrai qu'aujourd'hui en France on n'atteint pas ce type de proportion non plus mais on atteint en fait des hausses des prix on le voit quand on fait ses courses au quotidien etc en fait des tickets de casse qui augmentent progressivement et des prix qui sont disproportionnés par rapport à ce qu'on achète si on regarde il y a quelques années le mouvement des gilets jaunes il avait démarré quand le prix du lit d'essence était passé à 1,50€ il y avait eu cette frontière symbolique qui avait été franchie et qui avait déclenché une mobilisation donc assez large aujourd'hui le prix du lit d'essence il est à plus de 2€ quand on regarde au niveau des stations-service ça atteint des proportions qui sont hallucinantes et de l'autre côté le gouvernement ou tout un tas de macronistes ou de libéraux qui n'en ont rien à faire du peuple des gens qui galèrent à finir les fins de mois en fait ils nous disent qu'il faudrait peut-être consommer un peu moins d'énergie d'électricité faire un peu attention etc et la seule issue qu'on nous offre c'est en fait de devoir faire attention et peut-être nous serrer la ceinture pour être un peu collectivement responsable en agissant individuellement mais peut-être que les députés pourraient se pencher sur une loi par exemple pour encadrer les prix et bien étonnamment les macronistes ne le font pas je pense que c'est des choses qui viendront du côté de l'ANUS mais il y a urgence à agir et finalement le gouvernement n'agit pas quand on regarde dans les médias c'est monsieur Leclerc de Leclerc qui a l'air plus au fait en fait de la question des prix que le gouvernement qui est censé agir pour l'intérêt général c'est quand même quelque chose qui est aujourd'hui assez dramatique après je pense que là on va arriver en période estivale c'est pas forcément la période même si beaucoup de gens ne partent pas en vacances la période la plus propice à des mouvements sociaux on sait jamais en tout cas il y aura le moment de la rentrée où on va voir se juxtaposer la crise dans les hôpitaux toujours et encore dans les écoles aussi où il y a par exemple énormément de postes qui ne sont pas occupés c'est le gouvernement qui a proposé du job dating etc pardon les académiques ont proposé du job dating en tout cas le gouvernement qui semble pas agir pour pallier ça donc on va avoir ça qui va être vraiment durement éprouvé à la rentrée avec la rentrée scolaire et en même temps si ces prix augmentent à la rentrée c'est le moment où toutes les familles tous les parents doivent faire les courses de fourniture faire les courses de rentrée donc il y a des sommes importantes à ce moment là parce que la rentrée pour tout le monde finalement va être dure à supporter parce que des tickets de caisse trop lourds des services publics qui ont été saccagés on va l'éprouver durement et on verra on peut espérer un mouvement social je crois que c'est Jean-Luc Mélenchon il y a quelques jours qui a proposé une marche contre la vie chère peut-être qu'on peut espérer que ce genre d'initiative parvienne à mobiliser donc toutes les personnes les fonctionnaires les personnes qui travaillent les personnes qui du coup doivent remplir ces caddies les militants politiques les syndicats on pourrait espérer une convergence de tous ces acteurs à la rentrée et que quelque chose se passe et que le gouvernement finisse par agir même si je doute de ce dernier point Thomas ?

En fait on a souvent tendance dans l'imaginaire très français très gaulois à dresser des barrières avec le reste du monde à dire la Corrèze plutôt que le Zambèze c'est la vieille rengaine de l'extrême droite alors qu'en fait on a tous les mêmes problématiques et c'est ça qu'on voit c'est à dire que alors bien évidemment on a un niveau de protection sociale qui est bien plus élevé que dans certains pays les moins avancés mais on fait tous face à la hausse des prix du carburant à la hausse des prix de l'alimentation à de la mauvaise gestion parfois de la corruption alors c'est l'échelle est plus ou moins grande mais finalement on partage les mêmes préoccupations je pense que l'urgence comme dirait Martin Luther King c'est d'apprendre à vivre tous ensemble comme des frères avant de mourir tous ensemble comme des idiots et je pense que c'est très important

29:44
Présentateur

On va finir cette émission sur cette belle citation merci Thomas merci Marion et merci à vous d'être aussi nombreux et nombreux à suivre le fond de l'info qui est maintenant un rendez-vous hebdomadaire durant tout cet été la campagne d'abonnement se poursuit l'objectif est de 15 000 abonnés pour pouvoir soutenir cette nouvelle saison qui se prépare et qui démarre et qui démarra en septembre merci à vous à très bientôt merci à vous

30:10
Locuteur

merci à vous