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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 24 février 2021 21 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiSantéImmigration & asile

L'invité de Bourdin Direct : Louis Aliot - 24/02

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    On va commencer par parler de ces RICS hier. Je voulais vous interroger.

  • 0:42FerméeRéponse partielle

    Est-ce que c'est la faute des parents ?

  • 2:26RelanceRéponse directe

    Mais quand même sur cette question des parents. Est-ce que vous estimez, vous, qu'il faut oui ou non sanctionner les parents ?

  • 2:45FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous estimez que c'est acceptable ça comme idée ?

  • 3:24OuverteRéponse directe

    Vous auriez voulu, vous, que certaines familles se voient retirer leurs allocations ?

  • 4:25OuverteRéponse directe

    Louis Alliot, qu'est-ce que vous dites à ces parents ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Invité politiqueFait
    « On ne peut pas tout mettre sur le dos des parents quand l'état de la société est à ce point tendu dans tous les domaines. »
  • 2:20Invité politiqueChiffre
    « Les services de l'État n'ont pas les moyens, on va dire, de lutter efficacement contre des choses qui sont graves et qui rapportent, madame de l'État, énormément d'argent. »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « Pour des incivilités graves. On connaît des gens qui jettent leur poubelle par les fenêtres. Est-ce que vous trouvez ça normal ? »
  • 6:53Invité politiqueChiffre
    « Moi, je peux vous dire que dans certains coins de deal à Perpignan, vous avez des coins où c'est plus de 200 000 euros par semaine de bénéfices. »
  • 9:13Invité politiqueFait
    « Chaque mesure gouvernementale depuis maintenant 30 ans, aujourd'hui, on en paye les conséquences. »
  • 10:57Invité politiqueChiffre
    « Notre taux d'incidence est de 87, je crois, dans les Pyrénées-Orientales. Il est de 500 en Nice et de 700 à Dunkerque. »
  • 16:07Invité politiquePromesse
    « Il faut accélérer tout ça. Et donc, petit à petit, il faut déconfiner, ce n'est pas possible. »
  • 17:46Invité politiqueFait
    « Chez nous, les personnes dont le taux de mortalité le plus important sont les plus de 85 ans. »
  • 20:18Invité politiqueChiffre
    « Il y a une candidate. Elle est indéniablement aujourd'hui la mieux placée à la dernière enquête d'opinion, 48. »

Temps de parole

  • Louis Aliot79 %
  • Présentateur21 %

3,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC, l'interview à Pauline de Valherbe. 8h34 sur RMC, BFM TV. Bonjour Louis Alliot. Bonjour. Vous êtes maire de Perpignan, affilié RN. On va commencer par parler de ces RICS hier. Je voulais vous interroger. Deux RICS dans l'Essonne, deux enfants, deux adolescents sont morts. Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, s'est rendu sur place. Et pour lui, en cause, il y a la responsabilité des parents. Voilà ce qu'il a dit. Avant que votre enfant ait une barre de fer ou un couteau entre les mains, il s'est passé quelque chose qui devrait être rappelé. C'est l'autorité parentale. Est-ce que c'est la faute des parents ?

0:45
Louis Aliot

On ne peut pas tout mettre sur le dos des parents quand l'état de la société est à ce point tendu dans tous les domaines. J'ai écouté ce matin sur votre antenne le problème de la drogue. Je ne cesse de le répéter. Toutes ces RICS, toutes les violences que l'on peut voir, tout ce que l'on peut voir contre la police aussi, vient d'un trafic endémique dans pratiquement aujourd'hui, il faut le dire, tous les quartiers de France. Toutes les villes moyennes, grandes, etc. Sans que l'on voit bien quelle est la stratégie de l'État pour lutter contre cela. On entend la dépénalisation comme si c'était le remède miracle à quelque chose de grave.

Mais on n'entend pas de campagne de prévention dans les écoles pour dire à nos gamins, attention, la drogue ça fait des dégâts. Ce n'est pas tout à fait vrai ça quand même. Il y a des campagnes auprès des jeunes. Ce n'est pas vrai. Regardez. Intéressez-vous à la question. Moi je m'y suis intéressé. Il n'y a plus rien. Il y a des centres pour aider les gens qui se droguent, pour les sevrer. Oui, il y a même des salles de shoot. Ça avait été un débat. Mais il n'y a plus de grandes campagnes pour dire attention. Sauf que... Vous voudriez, vous, que soit lancée une grande campagne pour avertir sur la drogue au pays des jeunes ? Moi j'aimerais que ce soit une grande cause nationale.

La France est au cœur de réseaux transnationaux. Moi je le vois à Perpignan. On est sur la route qui vient du trafic de drogue, notamment du Maroc, via l'Espagne et même d'autres pays. Et les policiers sont assez démunis. Les services de l'État n'ont pas les moyens, on va dire, de lutter efficacement contre des choses qui sont graves et qui rapportent, madame de l'État, énormément d'argent.

2:23
Présentateur

Justement, on va y revenir parce que tout est lié en effet. Et on va revenir à la question de la drogue. Mais quand même sur cette question des parents. Est-ce que vous estimez, vous, qu'il faut oui ou non sanctionner les parents ? Plusieurs mères ont proposé, c'est le cas par exemple à Poissy, de sanctionner les parents financièrement, c'est-à-dire de leur supprimer des allocs ou des aides si leur enfant est délinquant. Est-ce que vous estimez que c'est acceptable ça comme idée ?

2:45
Louis Aliot

Oui, il y a des familles à problème bien identifiées.

2:48
Présentateur

C'est la faute des parents donc quand même, vous dites, on ne peut pas tout mettre sur la faute des parents, enfin ?

2:51
Louis Aliot

Oui, mais les phénomènes de bandes échappent totalement à tout le monde d'ailleurs, évidemment aux parents. Mais il y a des familles identifiées dont on sait que les parents, soit ne font rien, soit profitent d'ailleurs du trafic de leurs enfants. Parce qu'il y a ça aussi dans beaucoup d'années. Qui ramènent des sous quand même dans le foyer. Qui ramènent des sous. On sait très bien d'où vient cet argent. Et donc de ce point de vue-là, oui. Mais encore faut-il que la CAF, encore faut-il que les APL, etc. soient assez courageuses pour le faire. Parce que moi je vois dans les discussions que nous avons, dans un certain nombre de cas, pour des familles qui abusent.

3:24
Présentateur

Vous auriez voulu, vous, vous auriez chez vous, à Perpignan, que certaines familles se voient retirer leurs allocations, par exemple de la caisse d'allocations familiales.

3:32
Louis Aliot

Pour des incivilités graves. On connaît des gens qui jettent leur poubelle par les fenêtres. Est-ce que vous trouvez ça normal ? Moi non. On devrait aller voir ces familles et leur dire écoutez, voilà, on vous a pris sur le fait une fois, un avertissement, au bout de la troisième, on vous supprime les allocations familiales. Et alors que ne le faites-vous ? Mais parce qu'on n'a pas le pouvoir, nous, maire, de le faire. C'est aussi à la CAF, et c'est aussi aux organismes d'État, de le faire et d'avoir le courage de le faire.

Sauf qu'on est toujours dans, j'allais dire, un certain angélisme, une politique de prévention, mais de prévention dont on voit aujourd'hui les conséquences et les mesures que l'on ne prend pas, les mesures de coercition, les mesures, les sanctions que l'on ne prend pas, eh bien aujourd'hui, elles permettent tous les excès et tous les excès aujourd'hui conduisent à la mort de jeunes gens. Malheureusement, à 14 ans, c'est jeunes pour mourir. Et ce n'est pas terminé, parce que les dégâts vont être considérables à l'avenir.

4:25
Présentateur

Louis Alliot, qu'est-ce que vous dites à ces parents ? Vous dites à l'instant, ça rapporte beaucoup de sous le trafic, en effet. Mais quelles sont les autres perspectives qui sont offertes à leurs enfants pour gagner de l'argent ?

4:36
Louis Aliot

C'est sûr que quand vous avez un chouf, c'est-à-dire un gamin qui surveille qu'il y a 13 ans sur une chaise en plastique à l'entrée d'un quartier qui touche 150 ou 200 euros par jour, vous n'êtes pas prêt de le refaire venir à l'école et de lui donner une formation pour qu'ils apprennent un métier. C'est là le problème. C'est donc qu'il faut prendre les jeunes le plus tôt possible dans les classes pour de la prévention, pour de l'accompagnement, pour de la formation. Mais dans beaucoup de quartiers, même les maires ont démissionné. Les maires ont acheté la paix civile. Ils ont embauché quelquefois des grands frères. Et donc, ils ont essayé de gérer... Mais qu'est-ce que vous faites, vous ?

Aujourd'hui, moi, justement, je m'occupe de cela. Par exemple, je vais lancer, pour tout vous dire, la semaine prochaine, du soutien scolaire avec les étudiants. Par l'intermédiaire d'emplois civiques, pour aller au contact de jeunes qui, aujourd'hui, avec le Covid en plus, sont un peu laissés à l'abandon, pour remettre un peu de socialité. Mais ça, l'État le fait.

5:33
Présentateur

L'Éducation nationale a lancé ce programme qui s'appelle Devoirs Faits. Avoir fait les devoirs à l'école avant de rentrer.

5:38
Louis Aliot

Oui, quand les enfants vont à l'école. Et quand vous avez des classes où vous avez 200 scolarisés et que vous n'avez que 13 présents dans la classe, il faut quand même se poser la question. Ah ben là, écoutez, moi, je me suis intéressé pour toutes les raisons du monde. Le Covid, parce que les parents ne se lèvent pas le matin, parce que plein de choses comme celle-là. Mais il faut y aller petit à petit, en remettant des règles, de l'autorité, et aussi les conséquences de ces comportements. Ça ne peut paraître la générosité de l'État, quel que soit le comportement des familles, parce que cette générosité a un coût pour la nation.

Et ce sont les gens qui travaillent, qui paient, pour ceux qui précisément ne font aucun effort. Et là aussi, il faudrait revenir là-dessus. Louis Alliot, vous le disiez,

6:22
Présentateur

le trafic de drogue est parfois au cœur de ces bagarres. Est-ce que, malgré tout, l'idée de légaliser les trafics pour mieux le contrôler, ce trafic, ce n'est pas une bonne idée ?

6:33
Louis Aliot

Non, parce que ça s'arrête où ? Alors aujourd'hui, c'est le cannabis, mais demain, on nous dira, ben oui, mais tout le monde fume du cannabis, mais tout le monde prend de la cocaïne. Il faut aussi libéraliser la cocaïne. Donc voilà, petit à petit, on organise quoi ? On organise l'anarchie, on organise dans les quartiers des gangs, de véritables gangs, de gens qui gagnent énormément. Moi, je peux vous dire que dans certains coins de deal à Perpignan, vous avez des coins où c'est plus de 200 000 euros par semaine de bénéfices. Mais comment on fait pour lutter ? Ah ben, il faut se donner les moyens. Il faut que l'État déclare la guerre à ses réseaux, il faut qu'il y mette les moyens.

7:07
Présentateur

Mais c'est pas ce qu'il fait, là ? Il faut pénaliser. C'est pas pour ça qu'il y a toute cette agitation d'informinière ?

7:12
Louis Aliot

Il faut aussi pénaliser le consommateur. On ne peut pas avoir la facilité en France d'aller pénaliser pour la moindre faute les automobilistes, c'est pratique et ça rapporte beaucoup, et puis laisser comme ça les consommateurs.

7:22
Présentateur

Mais il y a des pénalisations, regardez-lui Aliot. Ce matin, le journal La Provence révèle un chiffre assez inouï, 220 points de deal dans les bouches du Rhône ont été recensés. C'est deux fois plus que le nombre de bureaux de postes, c'est autant que les stations-service. Et pourtant, en cinq ans, 900 dealers ont été écroués. Et ça n'a rien changé ?

7:42
Louis Aliot

Parce que c'est un travail de longue haleine, et c'est aussi de la prévention.

7:45
Présentateur

Mais ça veut dire qu'il y a des choses qui sont faites. 900 dealers écroués.

7:47
Louis Aliot

Mais c'est comme si vous vidiez l'océan, la petite cuillère. Il faut y aller franco. Il y a des gangs, il faut les affronter. Il faut les mettre hors d'état de nuire. Vous ne pouvez pas avoir un certain nombre de dealers que vous arrêtez 10, 15 fois, que vous remettez en liberté, que vous retrouvez dans la rue, qui ricanent quand ils voient la police passer, etc. Ce n'est pas possible comme ça. Il y a des juges aussi. Ces juges, il faut qu'ils prennent la responsabilité aussi de faire leur travail correctement. Ils font pas bien leur travail, les juges ?

Et quand vous remettez en liberté 15 fois la même personne qui vient devant vous parce qu'il a trafiqué, et qu'il a été pris la main dans le sac, à un moment donné, il faut quand même se poser la responsabilité. Et ça, malheureusement, ce n'est pas fait. Et on a l'impression que tout le monde baisse les bras. C'est ça qui est grave. Tout le monde baisse les bras. La police n'en peut plus. Au bout d'arrêter un gamin 15 fois, elle n'arrêtera pas une 16e fois. Les juges, très certainement, sont aussi lassés par le manque de moyens, par les textes peut-être qui ne sont plus adaptés à notre temps, peut-être. Donc, il faut tout changer. Il faut changer les textes. Complètement.

Et laisser aussi au maire le soin de pouvoir faire un certain nombre de choses dans les quartiers, parce qu'on voit bien que, par exemple, la police municipale...

8:51
Présentateur

Qu'est-ce que vous feriez si vous aviez la possibilité ?

8:54
Louis Aliot

D'abord, nous, on remet de la proximité, de la police de proximité sur le terrain. On remet de l'îlotage, ce qui ne se faisait plus. Voilà. On en met de jour, comme de nuit. On ouvre des postes de police dans les quartiers, ceux-là même que l'État nous a enlevés par des mesures d'économie dont on voit aujourd'hui les conséquences dramatiques. Et je crois que c'était la mandature Sarkozy, celle-là. Chaque mesure gouvernementale depuis maintenant 30 ans, aujourd'hui, on en paye les conséquences. Et il faut maintenant arrêter.

Si on ne remet pas l'autorité de l'État au cœur de nos quartiers, au cœur de notre système républicain, eh bien, nous irons vers des guerres qui seront des guerres civiles, liées à des trafics et liées à tout un tas de choses que l'on peut voir et que l'État est incapable d'arrêter aujourd'hui. Donc, M. Darmanin peut parler. M. Darmanin peut dire que c'est la responsabilité des parents. M. Darmanin peut dire, comme il l'a dit l'autre jour, mais à la fin, la police gagne toujours. Je m'excuse, mais il se fout de qui, M. Darmanin ? La police gagne toujours ? Eh bien, allez un peu voir dans les quartiers ce qui se passe et on verra si la police gagne toujours.

9:57
Présentateur

Louis Alliot, Covid qui se poursuit, la circulation du virus, confinement le week-end qui a donc été annoncé à Nice, une incidence très forte dans le nord, en particulier à Dunkerque. Est-ce que vous, maire de Dunkerque, vous demanderiez à ce qu'on reconfine ou est-ce que, comme le fait le maire de Dunkerque, vous diriez, non, non, je vous en prie, pas tout de suite ?

10:14
Louis Aliot

Écoutez, c'est lui qui connaît le mieux la situation de sa ville et il faut aussi leur faire confiance parce que j'ai vu qu'à Nice, par exemple, les politiques demandaient le confinement, mais j'ai vu que les deux professeurs, les deux virologues du CHU ne le demandaient pas forcément. Donc, il faut peut-être qu'à l'échelle départementale, il y ait des concertations et que des décisions soient prises. Elles ont été prises, tant mieux. C'est l'adaptation de la situation aux décisions que l'on prend, plutôt des décisions au contexte. Et moi, c'est pareil. À Perpignan, j'ai demandé hier la fin du couvre-feu à 18h parce qu'il ne rime plus à rien.

Il gêne les familles, il gêne les entreprises, il gêne les restaurateurs qui font de la restauration rapide et qui, aujourd'hui, ont une baisse du chiffre d'affaires dramatique. Notre taux d'incidence est de 87, je crois, dans les Pyrénées-Orientales. Il est de 500 en Nice et de 700 à Dunkerque. Si on confine en Nice parce que c'est important, on peut peut-être déconfiner à Perpignan parce que c'est moins important. L'adaptation doit être la règle.

11:11
Présentateur

Donc, vous êtes favorable, finalement, à la même chose qui se passe à Nice, c'est-à-dire à cette régionalisation, à cette territorialisation du confinement.

11:18
Louis Aliot

Oui, parce qu'on l'a demandé depuis longtemps et c'est pour ça que j'avais demandé l'ouverture des musées de la même manière. Aujourd'hui, quand vous rentrez dans un musée, vous ne touchez à rien. Il y a du gel, il y a des distanciations, il n'y a pas de groupe, il y a une inscription préalable. Qu'est-ce qui gênait l'ouverture des musées dans des endroits comme Perpignan ou dans d'autres départements qui ont une taux d'incidence ?

11:41
Présentateur

Vous retenterez votre chance ?

11:42
Louis Aliot

Je ne peux pas, la justice m'en a empêchée, j'ai fait appel. Mais moi, j'espère que Mme Bachelot et le gouvernement vont se ressaisir et justement s'adapter. Il n'y a pas un pouvoir central qui décide de tout et qui, quelquefois, et même la majorité du temps, fait beaucoup de bêtises. Il y a aussi laisser les élus locaux vous parler, vous donner leur opinion et leur laisser peut-être un tout petit peu de liberté pour permettre aux populations locales tout simplement de vivre, de vivre, pas plus.

12:08
Présentateur

Louis Alliot, quand vous demandez à lever le couvre-feu, à Perpignan, ça veut dire que vous demandez au fond un retour à la vie normale. Qu'est-ce qui reste pour vous comme barrière ?

12:18
Louis Aliot

Aujourd'hui, il ne reste pas grand-chose. Écoutez, il y a des mesures de prévention, on les connaît, gestes barrières, le masque, etc.

12:24
Présentateur

C'est acquis ça, ça y est ?

12:25
Louis Aliot

Oui, je pense que les gens, même si on sent du relâchement, il faut le leur dire, il faut faire de la pédagogie sans cesse. Nous avons des traitements, on n'en parle pas assez. Moi, je regrette, mais je connais des gens, ils ont eu le Covid, ils ont eu un traitement, antibiotiques, du zinc, etc. Tout ce que l'on peut voir, etc. Il y a des traitements, il y a la vaccination. On voit que ce n'est pas terrible, la vaccination, mais ça progresse. C'est-à-dire que ça a mis du temps pour se mettre en place.

12:50
Présentateur

Mais le vaccin lui-même, par contre,

12:51
Louis Aliot

c'est pas contre. Non, mais il faudrait en avoir beaucoup plus et faire venir d'autres vaccins d'autres pays, etc. Il faut accélérer tout ça. Et donc, petit à petit, il faut déconfiner, ce n'est pas possible. Moi, je vois de l'autre côté de la frontière, à 30 kilomètres, en Espagne, en Catalogne du Sud, les restaurants sont ouverts. Est-ce que le taux d'incidence est plus grave qu'en France ? Non. Les entreprises travaillent. Il y a une vie sociale. Aujourd'hui, je sens des concitoyens très fragiles, très perturbés.

Et très honnêtement, il ne faudrait pas qu'en plus de la crise sanitaire, nous ayons demain une crise sociale grave qui déborde sur peut-être des affrontements et qui mettrait en péril l'équilibre de la nation.

13:32
Présentateur

Là, pour le coup, tout est lié. C'est-à-dire que vous revenez quasiment sur les risques qui seraient les bagarres, qui seraient le résultat du Covid.

13:39
Louis Aliot

Oui, non, c'est pas ça. Mais les gens en ont marre. Écoutez, ils ne comprennent pas pourquoi, alors que la situation s'améliore, pourquoi on continue à maintenir des mesures de privation de liberté qui ne s'imposent plus. Voilà. Qui ne s'imposent plus.

13:57
Présentateur

Est-ce que pour sortir de cette crise et de ce confinement, vous seriez favorable à un passeport vert comme c'est le cas en Israël, par exemple, où si vous êtes vacciné, vous pouvez retourner dans les salles de sport et bientôt dans les restaurants ?

14:07
Louis Aliot

Écoutez, moi, je suis allé quelquefois en Afrique, on nous demande un certain nombre de vaccinations, mais le problème de ce vaccin-là, il ne s'oppose pas. Israël demande ce passeport vert, mais ce vaccin, on ne sait pas s'il vous garantira de ne pas être contagieux, par exemple. Alors, vous serez content, vous aurez votre passeport de vaccination, mais vous ne savez pas si vous ne pourrez pas contaminer des gens. Donc, progressons encore. Donc, vous n'êtes pas contre le principe, si je comprends bien, vous n'êtes pas contre

14:27
Présentateur

le principe d'un passeport

14:29
Louis Aliot

vaccinal ? Je suis contre le principe, mais de toute façon, la décision ne nous appartiendra pas, puisque ce sont les pays étrangers qui nous l'imposeront. Pardon, mais parce que vous disiez, quand j'ai été plusieurs fois

14:37
Présentateur

en Afrique, je l'ai fait, ça ne me posait pas de problème. Donc, j'avais le sentiment

14:40
Louis Aliot

que vous n'étiez pas contre. C'est la fièvre, c'est la fièvre, mais encore une fois, c'est notre volonté, on est libre de le faire ou de ne pas le faire. Et c'est les pays qui vont décider pour nous. Mais bon, quand même, si on veut accélérer la reprise, à un moment,

14:53
Présentateur

il faut peut-être que les gens se fassent vacciner.

14:54
Louis Aliot

Je ne vais pas dire à Israël, non, ne le faites pas, parce qu'ils font ce qu'ils veulent, ils sont souverains. Il faut maintenant arrêter. Il y a assez de mesures, je l'ai dit, de prévention, de traitement et même de vaccination pour éviter, en plus, d'y ajouter une mesure de traçabilité, on va dire, numérique, technique, etc., qui fait peur quand même à beaucoup de gens.

15:21
Présentateur

Ça vous fait peur, ça ? Vous avez l'impression que quelqu'un va ensuite vérifier vos données ?

15:25
Louis Aliot

On a quand même l'impression, petit à petit, d'avoir un flicage généralisé. Et je trouve que notre société, de ce point de vue-là, elle n'évolue pas de la meilleure manière qui soit. Mais voilà, vous savez qu'on ne peut pas lutter contre les choses, on les subit et il faut s'adapter. Donc moi, je fais comme tout le monde, je m'adapte.

15:40
Présentateur

Louis Alliot, vous parliez de l'accélération nécessaire de la vaccination. Est-ce que ça doit passer, par exemple, par l'obligation pour les soignants ?

15:49
Louis Aliot

Écoutez, moi, je ne sais pas les soignants. D'abord, ils connaissent mieux leur métier que moi et moi, je suis de toute façon pour le principe de la liberté. Après, il y a le principe de responsabilité. C'est à eux de le voir. Mais moi, j'aimerais que sur les vaccins, on fasse accéder au marché national tous les vaccins qu'on le fasse et vite parce que nous n'avons pas encore les stocks disponibles pour vacciner tout le monde. Vous avez vu les problèmes sur l'AstraZeneca où on a du stock, pour le coup, mais personne n'en veut. Mais pourquoi personne n'en veut ?

Je ne sais pas, parce qu'il y a des effets indésirables, parce qu'un certain nombre d'analyses ont été faites sur le fait qu'ils ne soient pas totalement... Donc vous doutez

16:27
Présentateur

de l'AstraZeneca, vous ?

16:28
Louis Aliot

Je ne sais pas, moi, je vous écoute. Vous savez, tous les matins, j'écoute les médias.

16:31
Présentateur

Les faits, c'est qu'en effet, notamment, il y a les effets secondaires souvent assez pénibles, pas graves, mais pénibles, et que notamment, comme ça a été donné en priorité à des soignants, quand on avait 10 soignants qui se sont fait vacciner le même jour et qui, du coup, le lendemain, étaient tous au lit et ne pouvaient pas venir travailler, ça posait un problème. Mais ça ne pose pas un problème médical, vous voyez ce que je veux dire ? C'est un problème

16:49
Louis Aliot

plutôt conjoncturel. Le problème de cette pandémie, c'est qu'elle a mis, en tout cas pour moi et pour beaucoup d'autres, le doigt sur l'extrême différence qu'il peut y avoir au sein du corps médical sur beaucoup de choses. Moi, je me souviens des premiers commentaires sur la vaccination, sur les traitements, je ne parle même pas de la polémique inutile sur les traitements, le professeur Raoul, etc. Mais je veux dire, il y a des malades, il faut les soigner.

Encore une fois, les gens ne comprennent plus ce qui se passe et cette pandémie est en train d'atteindre le cœur de notre nation économique, sociale, psychique de notre peuple et on continue à disserter sur oui, mais c'est bien, il y a forcément

17:27
Présentateur

quand même un principe de précaution, on est obligé d'attendre un peu, de vérifier avant de l'utiliser.

17:31
Louis Aliot

Oui, mais alors, si on fait un principe de précaution, tout le monde, il faut confiner jusqu'à le restant de nos jours parce qu'on nous annonce qu'il y aura d'autres risques. Donc, il faut vivre avec le risque. Exactement, il faut apprendre à vivre avec le risque et protéger les personnes qui sont le plus à risque. Moi, j'ai regardé les statistiques encore, par exemple, chez nous, les personnes dont le taux de mortalité le plus important sont les plus de 85 ans. Donc, il faut... Est-ce que vous êtes favorable à l'idée de confiner cette partie-là

17:56
Présentateur

de la population et de laisser vivre les autres ?

17:58
Louis Aliot

Non, je ne suis pas favorable à ça, mais je suis favorable à ce qu'on fasse comprendre à ces personnes de mieux se protéger que les autres.

18:03
Présentateur

Ça revient à peu près au même. Un autoconfinement, alors ?

18:06
Louis Aliot

Oui, en quelque sorte, mais certains se l'appliquent, d'ailleurs, vous savez. D'autres, non. C'est leur liberté. Voilà, quand vous avez... S'ils veulent prendre ce risque ? Quand vous avez 85 ans et plus, voilà, vous avez fait votre vie et vous êtes suffisamment responsable pour savoir ce que vous devez faire ou pas. Moi, vous savez, j'ai un père qui a 82 ans, il est encore très actif. Bon, voilà, il met son masque, il se promène, c'est ce qu'il fait. Il n'est pas... Voilà.

18:31
Présentateur

Louis Alliot, vous voteriez Éric Zemmour ?

18:34
Louis Aliot

Non, moi, je voteriez Marine Le Pen.

18:36
Présentateur

Mais s'il se présente ?

18:38
Louis Aliot

Entre les deux, vous voteriez Marine Le Pen, donc ? Non, moi, je reconnais à Éric Zemmour une grande qualité, c'est qu'il remet au cœur du débat des notions intellectuelles, historiques, de la dialectique, en quelque sorte, sur les idées. Il remet du débat. Parce qu'on souffre d'une chose abominable. En France, on ne peut plus débattre de rien. C'est un peu facile. Regardez tout le temps. Tout fait polémique. Il y a des débats tout le temps. Mais ce n'est pas des débats, c'est de la polémique. C'est-à-dire que vous défendez une opinion, vous êtes facho, vous en défendez une autre, vous êtes ceci. Il faut arrêter avec tout ça. La France est un pays démocratique.

Nous sommes tous des citoyens libres. Est-ce qu'on ne peut pas débattre ?

19:16
Présentateur

Regardez Éric Zemmour, il a une émission, à l'heure de grande écoute. Rien n'est interdit.

19:20
Louis Aliot

Mais combien de gens de droite sur une chaîne, par rapport à ceux qui sont de gauche et qui défendent d'autres idées ? On ne va pas faire des quotas de gens de droite et de gauche. Vous dites pratiquement ça. Non, je dis qu'il faut que le débat ait lieu et qu'on laisse les gens tranquilles. Les opinions, elles peuvent être choquantes. Moi, je suis choqué quand j'entends le patron de Mediapart, M. Plenel. Je suis choqué quand j'entends M. Cohn-Bendit qui sont chroniqueurs partout. On les entend un peu partout. Mais ça fait partie, heureusement, de notre liberté de les écouter et d'en tirer des conclusions. Louis Alliot, vous dites, entre les deux,

19:55
Présentateur

je voterai Marine Le Pen. Mais est-ce que ces deux-là se parlent ?

19:58
Louis Aliot

Ils seront obligés de se parler. Ils seront. Donc, ils ne parlent pas aujourd'hui, mais ils parleront. Ils se sont parlés. Je veux dire, ils ne se parlent pas, ils vont se voir, ils se verront ou peut-être au téléphone ils se parlent. Je n'en sais rien. Mais tout le monde a intérêt à se parler. Quand on voit l'état de la France, la querelle liée à savoir qui va être le mieux placé, etc., n'a plus de sens. Il y a une candidate. Elle est indéniablement aujourd'hui la mieux placée à la dernière enquête d'opinion, 48.

20:26
Présentateur

Vous aimeriez qu'Éric Zemmour rejoigne Marine Le Pen ?

20:29
Louis Aliot

Mais pas qu'Éric Zemmour. J'aimerais qu'il y ait une trêve dans les critiques stériles dont certains se sont laissés aller avec Marine Le Pen qui d'ailleurs corrige leur tir depuis un certain nombre de temps et que l'on discute la nation est en danger, la France est en danger, je le crois et donc les patriotes, les nationaux, les républicains doivent se réunir pour remettre les choses à leur place. Il bosse pour vous, Éric Zemmour ? Il ne bosse pas pour moi.

20:58
Présentateur

Je veux dire, il permet aussi

21:01
Louis Aliot

à vos idées de progresser ? Mais ils participent au débat comme Michel Onfray, comme Finkielkraut, comme beaucoup d'autres que l'on voit sur les... Tout cela,

21:09
Présentateur

vous leur mettez des étiquettes RN compatibles ?

21:11
Louis Aliot

Mais pas RN, ils font vivre le débat et je les préfère à eux, oui, qu'un certain nombre de gauchistes dont on connaît les positions et qui n'ont amené à la France aujourd'hui que beaucoup de malheurs et beaucoup de problèmes.

21:22
Présentateur

Merci Louis Allieu d'avoir répondu à mes questions ce matin. Vous êtes maire de Perpignan, affilié donc RN.