Pierre-Jean Verzelen : « J'y vois un instrument de domination de l’homme sur la femme »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Pierre Jean-Verselaine, on va regarder ensemble les unes de la presse régionale qu'on a sélectionné. Je le rappelle, vous êtes sénateur les indépendants de l'INE, membre d'horizon. On commence par la une de la dépêche signal d'alarme sur l'école primaire niveau des élèves trop faible.
Inégalité accrue semaine de 4 jours. La Cour des comptes adressé hier un constat sévère d'échec de la politique publique d'enseignement primaire en France a appelé à repenser le modèle actuel de l'école. La deuxième une, c'est celle de l'Alsace.
Pompier. Que faire face aux violences ? Les agressions contre les pompiers sont de plus en plus fréquentes.
Elles contribuent à démotiver les volontaires dans un contexte de crise de l'engagement. L'État fera connaître cet été les conclusions de son beau veau de la sécurité civile. Et puis la dernière, c'est celle du Mine Libre régulation.
Les médecins ne sont pas tous contre si la majorité des syndicats de médecin s'opposent à la proposition de Loigaro. Des soignants estiment qu'on ne peut pas attendre encore 10 ans. Quelle lune avez-vous envie de commenter ?
Je vais prendre la dernière parce que le titre me va bien. Régulation, les médecins ne sont pas tous contre. Euh déjà, moi je soutiens toute loi qui remettra en cause le pouvoir du Conseil de l'ordre des médecins qui est trop important.
Et souvent, on dit "Mais alors les ministres il y a 15 20 ans vraiment, ils ont rien anticipé sur le nombre de médecins. Ils ont pas vu le le manque à venir." La vérité c'était quoi ?
C'est que c'est le conseil de l'ordre des médecins qui écrivait le nombre, le chiffre du numérus. et c'est le ministre qui signait en bas le pouvoir du conseil de l'ordre dans les départements sur les installations. Il y a des fois des refus d'installation qu'on a les uns les autres beaucoup de mal à comprendre et même si aujourd'hui il y a une grande partie du territoire qui est en zone soudance à peu près 80 % il y en a 20 % où ça va à peu près.
Mais ce qu'on observe c'est qu'il y a de plus en plus d'installations là où il y a assez de médecins et qu'il y en a de moins en moins là où il n'y en a pas assez. Donc je suis pour une régulation de l'installation des médecins. J'ajoute que ça s'est fait dans un certain nombre de métiers, voyez, qui sont pas tout à fait les mêmes, mais les pharmaciens, les notaires sur le thème, tant de pharmaciens par tant d'habitants, tant de notaires par tant d'habitants, mais à la vérité ça marche.
Ce sont des professions libérales et avec une organisation sur le territoire qui est plutôt satisfaisante. Et pourtant, il il y a une forte opposition chez les parlementaires et notamment ici au Sénat sur le fait de réguler plus les médecins, de contraindre plus les médecins. Mais on aura un débat euh encore une fois le le le comment vous dire ?
Le Conseil de l'ordre et les médecins ont un poids politique important. Ils reçoivent les Français tous les jours euh pour se faire soigner. Les Français leur font leur font confiance.
Mais en tout cas le débat on va l'avoir et ma position moi, c'est celle que je viens de vous exprimer. Avant de de passer à l'actualité nationale et l'actualité du Sénat, on va revenir à à ces dramatiques inondations hier dans le Var pour en parler. On va retrouver Guillem Ricavi.
Bonjour Guillem. Merci beaucoup euh d'être avec nous Guillem hein. On l'a vu dans le journal, ces inondations étaient terribles.
Le bilan humain est extrêmement lourd et vous résumez tout dans la une de Var Matin déluge meurtrier. Oui, effectivement un drame qui a frappé hier le Var hein. On a vu bien évidemment cette alerte orange de Météofrance annoncer la veille au soir, mais personne dans le Var ne pensait l'ampleur qui allait être prise, notamment du côté du Lavandou qui est une des villes les plus touchées par ces intempéries avec, vous le disiez dans votre journal, deux octogénères qui ont trouvé la mort et des dégâts considérables.
Le maire le dit d'ailleurs du Lavandou dans les colonnes de Varmatin aujourd'hui. de véritables scènes de guerre et c'est ce qu'on a pu constater hier sur le terrain et on publie ce matin ces photos véritablement de bâtiments arrachés, renversé, de trous qui se sont créés, de véhicules emportés. Donc situation dramatique particulièrement dans le côté le quartier pardon de Cavalière au Lavandou, mais pas seulement puisque dans le Var Saint-Tropé de Frégus a également été touchée avec des montées d'eau euh très violentes.
Il est tombé près de 200 L d'eau euh par mètre carré. euh dans certaines zones du Var et c'est le cas également à Vidan où une personne a aussi trouvé la mer par ses intempéries. Donc un VAR aujourd'hui, un département du Var qui est sous le choc véritablement et qui essaie de s'organiser parce qu'il faut rétablir ici l'électricité là des voies de communication et il y a toujours la crainte Orien de découvrir ce matin de nouvelles victimes qui auraient été emporté par ces trompes d'eau et les et les ruisseaux les les ruissellements qui se sont fait jour un petit peu de partout.
Merci beaucoup Guilem, merci pour ce point sur la situation dans le Var et on revoit la une de Var Matin déluge meurtrier. Merci Guilem d'avoir été avec nous. On va en parler également avec le le sénateur du Var Jean-Bapti.
Bonjour, merci beaucoup également d'être là. Vous êtes membre de la commission de l'aménagement du territoire, du développement durable. Le maire du Lavandou, monsieur Bâti, parle d'un événement violent, incompréhensible, il même jusqu'à parler de scène de guerre.
Est-ce que vous nous entendez monsieur le sénateur ou pas ? Apparemment pas. On va continuer.
Je sais pas si vous voulez dire un petit mot Pierre Jean Verzelaine de de ces Non mais j'ai j'ai découvert les les images et les informations ce matin. Non mais évidemment toutes nos pensées au aux familles aux proches des victimes. Allez on va passer au reste de l'actualité.
Conseils de défense aujourd'hui où est étudié le rapport choc sur l'entrisme des frères musulmans. Est-ce que comme le dit Bruno Retaillot le ministre de l'intérieur, il y a un islamisme à Babu qui se répand ? En tout cas pour ceux qui avaient euh des doutes sur le sujet, les informations qui nous parviennent qu'on a pu lire ce matin, le rapport il est précis, il est documenté et en réalité il est alarmant sur la situation.
Euh et je suis assez choqué d'entendre depuis hier soir une petite musique qui monte sur le thème oh là là voilà un rapport encore qui va stigmatiser les musulmans et cetera. Euh on parle ici de l'islamisme radical et sur le sujet je veux dire il faut arrêter avec la naïveté et il faut arrêter de faire semblant. Euh je vois que Gabriel Atal parlait du voile sur le sujet du voile, les débats qui existent sur qui qui ont existé sur le voile à l'université, sur le voile dans les lieux publics.
Débats qui arrive, le voile dans le sport et moi déjà je vous partage un sentiment personnel. On me parle du voile code d'un objet religieux, culturel, cultuel. J'y vois pour beaucoup mois. un un instrument de domination de l'homme sur la femme et de soumission de la femme par rapport à l'homme.
Et d'ailleurs, quand j'entends des association féministe, des représentantes politiques au nom au nom de la liberté de la femme défendre le port du voile, les bras en tombent. Mais enfin, qui pense qu'une jeune fille qui a 12, 13, 14, 15 ans naturellement fait le choix de porter le voile ? Évidemment que c'est un conditionnement familial.
Évidemment qu'on lui dit "Il faut que tu le portes, il faut que tu te marques, il faut que tu montres qui nous sommes dans la société." Gabriel Atal, vous le citiziez, il a des propositions assez fortes he sur ce sujet. Il les dévoile ce matin.
Il veut interdire le voile dans l'espace public pour les mineurs de moins de 15 ans et il veut créer un délite contrainte au port du voile contre les parents qui forceraient leurs filles mineures à porter le voile. Vous êtes d'accord avec ces propositions ? Oui.
Et moi sur ce sujet, j'allais dire sans mauvais jeu de mots, ma religion est faite. Vous savez le côté si on exclut, on victimise et finalement on les envoie dans les bras des islamistes. En fait, il faut regarder un peu ce qui s'est passé.
Quand on cède à ça, on fait de grosses erreurs. L'exemple absolu, enfin le contreexemple absolu, c'est Cray 89. Vous savez, ce sont des lycéennes, je crois même des collégiennes euh qui rentrent avec le voile, Jospin, ministre, Lionel Jospin, ministre de l'éducation nationale, Conseil d'État où on décide en gros de rien décider.
Je peux faire à peu près simple. et 15 ans après, on ouvre les yeux et on se rend compte que le phénomène a pris une ampleur pas possible. Donc moi, les choses sont très simples.
Là-dessus, c'est les principes qu'il faut appliquer. Il faut rien céder, faut pas reculer. Par rapport au sujet des frères musulmans, toute personne qui occupe des postes à responsabilité dans la fonction publique, mais pas que s'il y a des doutes ou on exclut toute association, on exclut toute école où on pense que on ferme, tout lieu de culte, on pense que on ferme.
Voilà. Voilà. Est-ce qu'on peut pas Est-ce qu'on peut résumer ça à la question du voile ?
Est-ce qu'il y a pas aussi d'autres sujets qu'il faut traiter ? Mais je je je vous parle du voile parce que c'est une expression du sujet. Est-ce que on observe, on voit beaucoup plus de jeunes filles qui portent le Wal qu'avant ?
La réponse c'est oui. Est-ce que c'est le signe d'une forme d'islam politique, de message politique qui se répand ? La réponse c'est oui.
Et je jette pas la pierre à tous ceux qui porent voile, voyez-vous. Mais c'est une des expressions du sujet. Et en tout cas, ce qui est inscrit dans ce qui est ce qui ce qui est écrit et décrit dans le rapport, c'est c'est l'entrisme.
Comment le le l'islam politique qui avance dans les dans les institutions, dans les organisations et évidemment qu'il faut le combattre parce que la situation et dans les élections, est-ce que vous pensez qu'il y aura des tentatives d'entrisme ? Il y a des municipales dans 10 mois dans des listes au municipales ? Je viens d'un département où nous ne sommes pas dans l'ine les premiers exposés au sujet, mais j'ai lu des livres, j'ai écouté des émissions, j'entends des collègues, c'est des choses qui existent déjà.
C'està dire, faut ouvrir les yeux. Il y a il y a aujourd'hui des maires qui ont bâti des listes en s'attachant à des associations, en se disant que ça votait assez peu dans le quartier, que si ces gens-là mobilisaient autour d'eux, ça faisait les des vois. Mais ça existe déjà en fait.
Voilà. Donc le sujet, il est déjà sur la T. Donc avec une complicité de certains élus mais avec des des élus qui avec des élus qui ont joué avec le feu sur le sujet.
Évidemment, on passe à l'actualité du Sénat et un taxe qui sera un soulagement pour de nombreux consommateurs aujourd'hui sera voté votre dispositif pour mettre fin au démarchage téléphonique subi. On va en parler avec notre journaliste parlementaire Steve Jourdin. [Musique] Bonjour Steve.
Bonjour Orian. Bonjour monsieur le sénateur. Et Steve la proposition de Pierre-Jan Verzen sera donc adoptée définitivement aujourd'hui.
Oui et non Orian bien au contraire. Je vais tout vous expliquer. C'est un texte qui a connu beaucoup de péripéties au Parlement.
Tout part pourtant d'un principe simple. Monsieur le sénateur, vous souhaitez interdire purement et simplement le démarchage téléphonique. On a envie de dire enfin enfin oui, on est tous dérangés plusieurs fois par semaine, pas des entreprises de téléphonie, des entreprises de papier toilett parfois qui nous appellent pour vous êtes dérangé par des entreprises papier toilett jamais eu moi perso mais bon toutes sortes de d'entreprises.
Effectivement, vous souhaitez que tout cela cesse. Vous avez raison. Le dispositif actuel est le suivant.
Si on veut s'opposer au démarchage, il faut s'inscrire gratuitement sur Bloel. C'est un dispositif qui a été mis en place en 2016, mais dans les faits, c'est très insuffisant et beaucoup d'associations demandé l'interdiction pure et simple du démarchage. Ryan et donc ce principe d'interdiction, il a été voté au Sénat cet hiver.
La proposition de l'eureline a ensuite été adoptée à l'unanimité à l'Assemblée. Mais c'est un autre texte qui sera définitivement voté aujourd'hui. Oui.
Entre-temps, une proposition de loi du député Thomas Casnav consacrée à la fraude aux aides publiques a été présenté, débattu, voté à l'Assemblée nationale. Un amendement reprenant le principe de l'interdiction du démarchage téléphonique a été adopté à cette occasion. que c'est donc dans le cadre de ce texte sur la fraude que le principe de l'introduction de l'interdiction entrera en vigueur.
Il a été validé en commission mixte paritaire il a une quinzaine du jour. Adopté lundi à l'Assemblée nationale et donc aujourd'hui au Sénat. Monsieur le sénateur, très clairement, est-ce qu'aujourd'hui vous êtes en mesure de nous dire que le démarchage téléphonique c'est fini ?
Je suis en mesure de vous dire que sur un plan législatif, on ne pourra pas faire mieux que le texte qui sera voté ce soir. Donc oui, après c'est au Oui. Donc après c'est au gouvernement de faire appliquer cette loi.
Vous sa quelle est la capacité d'un gouvernement à faire appliquer la loi. Mais en tout cas sur la table tout est là. Quand je dis que ça revient au gouvernement, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que quand la loi va rentrer en place, il va falloir que le gouvernement agisse tout de suite. Taper taper vite et fort au portefeuille les entreprises qui ne joue pas le jeu. C'est à ce prixlà qu'on obtiendra des résultats.
Juste pardon, ça veut dire que une fois que votre loi entre en vigueur, les consommateurs, ils ils n'auront rien à faire pour que le démarchage téléphonique s Pourquoi cette loi, elle est originale par rapport à tout ce qui a été voté depuis des années ? C'est parce qu'elle change complètement le cadre. Là, à l'heure où on parle, nous sommes tous les uns et les autres considérés comme étant consentant. comme étant d'accord pour être démarché.
Voilà. Et toutes les lois qui ont été faites visaient, on visait à adapter les choses. Et si on pas, il faut s'inscrire sur Bloil.
C'est ça. Voilà. Mais qui enfin vérifie bien que ça marche pas avant et euh là, on inverse complètement la donne.
C'est-à-dire que on considère que chaque français n'est pas consentant ne on n'a pas le droit de le démarcher. Voilà, tout simplement. Demain, une entreprise qui vous appelle pour vous vendre quelque chose, elle est hors la loi et elle s'expose à des amendes.
Alors, quelles amendes, quelles sanctions précisément contre ces elles sont l'amende maximum est à 500000 €. Mais si vous voulez, évidemment tout ça est graduel selon la répétition, selon l'objet, selon s' un abus de faiblesse. Mais mais encore une fois le but du jeu et d'ailleurs dans les pays où ça a marché, pourquoi ça a marché ?
C'est parce que le gouvernement s'est emparé du texte et a et a fait appliquer la loi. Quoi ? Entrée en vigueur l'année prochaine, c'est ça de cette loi.
Entrée en vigueur en août 2026. À mon sens, c'est un peu loin, mais que voulez-vous ? L'État est lié avec son contrat avec Bloctel jusqu'à cette période.
Secondo, dans cette loi, il n'y a aucune exception pour aucun secteur d'activité. J'insiste, la loi, elle est extrêmement lisible et extrêmement claire. Et comme il y avait un certain nombre à l'Assemblée nationale de dérogations qui avaient été votées, ça laissera le temps au monde économique de s'organiser pendant quelques mois jusqu'au milieu de l'année prochaine.
Et puis enfin, ça donne le temps au gouvernement d'écrire les décrets qui vont bien et de se préparer encore une fois pour être prêt quand le texte. La loi ne portera pas votre nom, c'est dommage. Non non, mais si j'étais un peu taquin, je je dirais que la PPL case 9 s'appelle quasiment maintenant la PPL Verelen.
Ouais. Euh comment on fait parce que il y a des gens qui sont piratés leurs données, il y a des vols de données. Est-ce que là la loi prévoit quelque chose que le le le texte, il ne règle pas le le le gigantesque sujet des données qui sont échangées, vendues, volées.
Euh nous ce que le le le principe qui est inscrit, c'est qu'on a pas le droit de l'appeler, sauf si vous l'avez demandé. Je j'insiste pour faire simple, aujourd'hui c'est les entreprises par téléphone qui démarchent les gens. Demain, c'est le consommateur qui va démarcher l'entreprise en disant par exemple de manière très simple, je vais sur un site internet si je suis intéressé par une voiture, je vais sur le site du constructeur et puis euh quand j'ai en dessous je clique "Merci de m'appeler pour ce produit" et je donne mes coordonnées téléphoniques.
Voilà. Bien, bien, le démarchage non subi, ça veut dire que ça change rien à la relation client classique. Ah non, mais attendez, après vous êtes client d'une mutuelle, vous êtes client d'une banque, vous êtes client, ils ont déjà vos coordonnées.
Heureusement qu'ils ont le droit de vous appeler. Oui, bien sûr. Et on parle de démarchage téléphonique.
C'est que le démarchage par mail et cetera ce sera toujours autorisé. Il a il y a quelques ajouts qui ont été mis dans la loi mais qui ont été ajoutés au fur à mesure des débats. Je m'y risquerai pas.
En tout cas, ce que je sais, c'est que sur le démarchage téléphonique, on a pris le sujet de A à Z. Euh et encore une fois, si le gouvernement se donne du mal sur le sujet, il va obtenir des résultats. Et je peux vous dire un mot par sur le sur le travail parlementaire sur ce sujet-là.
Euh parce qu'en fait là, ce texte, il intervient après un de nombreux textes sur le sujet du démarchage téléphonique avec des résultats euh très mesurés, voir des fois contre-productifs. Euh mais ça interroge beaucoup sur le travail de parlementaire. Je je commence à me dire qu'un bon travail parlementaire, c'est de voter le moins de lois possible.
J'ai pas l'impression que ce pays manque de loi, manque de normes et on en accumule tout le temps et tout le temps. Et je me dis qu'un bon travail de parlementaire serait peut-être davantage de faire du contrôle, c'est-à-dire de revenir sur ce qu'on a voté il y a 10 15 ans sur tout un tas de sujets et de dire bah ça c'était utile, on garde ça, ça l'est pas, on arrête, ça c'est pas top, on le modifie. Voyez, je je crois qu'on devrait plus se concentrer là-dessus que d'accumuler des lois tout le temps.
Certaines sont très utiles, d'autres beaucoup moins. Merci Steve. à tout à l'heure.
Tout à l'heure, on parlera du conseil de défense réuni par Emmanuel Macron autour du rapport sur les frères musulmans. Ce sera à suivre dans une demi-heure. On va parler d'un autre texte sur lequel vous avez travaillé.
C'est l'actualité dans votre département là. On retrouve Philippe Robin. Philippe, merci d'être avec nous.
Vous êtes chef d'édition Nord à l'Union. Ah ben vous n'êtes pas là non plus. Décidément ce matinch on a un petit peu du mal.
On va parler de ce texte. Philippe Probin, il voulit il voulait vous vous interroger sur un un texte sur les bâtiments de France. On vaattendre de voir si on réussit à récupérer la la connexion avec lui.
On va parler d'un d'un autre sujet puisque vous avez été victime Pierre-Jean Verselen comme malheureusement plusieurs élus d'agression. Alors c'est c'est pas une agression physique qui vous a concerné, c'est une dégradation de de votre de véhicule. Peut-être en quelques mots, qu'est-ce qui s'est passé ?
J'ai eu la mauvaise surprise. Enf, je veux pas vous raconter ma vie, mais enfin la semaine dernière, vendredi matin, je commence à recevoir des messages me disant "Votre voiture a reçu de la peinture. Bon bon, je vais sortir voir." Et là, je m'aperçois qu'en plus les pneus sont crevés.
Si vous voulez, mon véhicule il était garé devant ma permanence. Permanence, c'est le même qui est qui est quasiment devant chez moi. Bon euh voilà, donc c'est pas une agression, c'est une dégradation.
Il y a pire dans la vie mais c'est assez assez pénible. Et c'est évidemment pas parce que je suis élu que c'est pas pire pour moi que ça l' que ça l'est pour les autres. Mais et évidemment qu'on voit bien qu'aujourd'hui euh quand on est en responsabilité, ça veut dire quoi être en responsabilité ?
Ça veut être amené de temps à autre à dire à des gens non, je ne suis pas d'accord, je ne veux pas, je ne peux pas. Ça peut être comme parlementaire de prendre des positions politiques sur un certain nombre de sujets. On s'expose aujourd'hui des fois rarement mais des fois à ce type de réaction.
Et alors qu'il y a 80 99 % des cas où ça se passe bien. Vous avez une infime partie de de d'abruti, de lâche des fois de gens dangereux qui se comportent comme ça. Et et pourquoi on voit que ça se déploie ? parce que il y a évidemment une forme de sentiment d'impunité mais assez générale qui se qui se qui se répand et qui se développe.
Donc ce qu'il faut sur le sujet c'est que ceux qui sont concernés par ça, qui sont exposés par ça, notamment les agressions, on soit certain que du côté des forces de police, de justice et cetera, tout le monde mette la machine en route pour qu'on trouve les responsables. Est-ce qu'il faut encore renforcer au niveau législatif la protection des élus ou les textes sont là ? Il faut Non, mais c'est encore une fois les textes sont là.
Ce qu'il faut c'est donner les moyens et faire appliquer la loi. Est-ce que vous craignez que ça favorise encore plus le découragement de certains élus ? On est à 10 mois des municipales.
Évidemment que ça peut participer au fait de décourager parce que parce que parce que encore une fois de plus en plus et maintenant même dans les mandats les plus locaux notamment avec les réseaux sociaux les choses se savent les les bêtises circulent. Euh votre nom peut être exposé, la critique. Donc c'est c'est évidemment de plus en plus dur d'être élu local.
En plus, on voit la société où les repères, alors on peut parler de l'institute, du prêtre, du policier, de l'élu. Euh tout ça évidemment est un peu plus branlant qu'avant. Donc c'est évidemment que ça joue dans le manque de vocation.
On va revenir, on va essayer d'aller dans l'ine. On retrouve on retrouve Philippe Robin merci Philippe. Je sais pas si vous nous entendez bien.
Chef d'édition Nor à l'Union Philippe, je le disiez, vous vouliez interroger le sénateur sur un texte adopté récemment au Sénat qui concerne les bâtiments de France. Tout à fait. Donc euh bonjour Pierre Jean-Versine.
Allons comme partout en France, dans les îles comme dans les villages qui doivent faire attention aux travaux qui qui s'opèrent dans le périmètre d'une église classée, le sujet, il est souvent très sensible et vraiment au cœur des préoccupations, pardon, des mères comme des particuliers. L'architecte des bâtiments de France, qu'on appelle souvent l'AB tout simplement a un rôle absolument central dans la préservation du patrimoine classé autant que sur les travaux de construction, de rénovation ou d'aménagement dans un secteur sauvegardé. Dans le seul département de l'INE que vous connaissez bien, on recens on recense pardon 611 monuments historiques inscrits ou classés, 9 sites historique classé et 11 sites inscrits.
Mais la BF concentre aussi bien des critiques et des incompréhensions plus ou moins justifiées. Vous allez sans doute le l'évoquer. Tier Verzanen, vous avez donc conduit une mission sur le thème les architectes des bâtiments de France périmètre et compétences. 6 mois de travail de 23 sénateurs constitué de nombreuses auditions et de déplacements sur le terrain.
Un texte de loi est né de ce travail en le portant au Sénat. Avez-vous eu le sentiment de secouer un cocotier bien enraffiné dans les territoires et de vous attaquer à une toute puissance ? Bon déjà, bonjour monsieur Robin.
Euh vous avez déjà quasiment euh résumé la chose sur le sujet des bâtiments de France. Qu'est-ce que Qu'est-ce que le texte vise ? Euh un première chose, redéfinir les périmètres, ce qu'on appelle ce que j'appelle les périmètres intelligents, qu'on sorte du carcan des 500 m et que les communes de manière souple et simple sur une délibération du conseil municipal avec avant en amont un avis de la BF puisse redéfinir un périmètre intelligent.
Ensuite, que les avis soient rendus, soient publics, soient consultables et enfin qu'il y ait une commission départementale pour que quand il y ait contestation, l'ABF doive justifier la décision qu'il a rendu devant le pétitionnaire et autour d'autres gens de représentants d'élus. Voilà. Voilà ce qu'on a fait voter au Sénat et qui, je l'espère, s' inscrit à l'Assemblée dans quelques semaines.
Est-ce que j'ai l'impression de m'être attaqué à à un cocotier ou quelque chose de puissant ? En vérité, oui, parce que ce texte, je l'ai fait voter plutôt contre la vie du ministère de la culture. Moi, j'avais jamais eu l'occasion de rencontrer ce qu'on appelle les directeurs d'administration d'administration centrale.
J'ai eu l'occasion de le faire dans ce texte. J'en ai eu pour mon argent. Je je me suis retrouvé devant des gens, je mets pas les gens en cause en tant que tel, mais tout allait bien.
Enfin, pour eux, il y a aucun problème. Les ABF sont disponibles pour tout le monde. Rendent des avis en temps et en heure comme il faut. les avis sont toujours cohérents.
Alors, je dis pas des fois ça existe quand même évidemment. Euh mais euh vraiment, j'ai dû batailler beaucoup euh pour pouvoir faire voter ces articles. Euh je remercie tous les sénateurs qui ont participé aux travaux.
Je remercie tous ceux qui ont joué le jeu pour ce texte puisse aboutir parce qu'en vérité, si j'avais écouté le ministère et l'administration, on aurait bougé sur rien. Mais on n'est pas au bout du parcours maintenant. Il faut que ce soit inscrit à l'Assemblée nationale.
Euh mais d'ailleurs, j'ai le président Gérard Arché qui m'a reparlé du texte la semaine dernière en disant qu' il m'était lu un grand intérêt sur le sujet et qu'il allait en parler pour qu'on trouve une solution et que le texte soit inscrit avant la fin d'année à l'Assemblée. Avant la fin de l'année civile ou avant la fin de la session ? Avant la fin d'année civil.
Non non à fin l'année civile. Un dernier mot Philippe. Oui oui peut-être Pierrejan Verzen.
De façon très concrète je je un particulier dans l'ine la Creuse ou dans le nord qui veut installer par exemple une fenêtre de toit sur sa maison qui est dans dans un périmètre pas loin du d'une église sauvegardée. Ça va changer quoi de façon très concrète ce texte s'il est adopté ? De manière très concrète.
Si l'avis euh comment si l'avis rendue est négatif, le le pétitionnaire pourra demander avec l'accord du maire à rencontrer LAAB, à se mettre autour de la table avec des représentations d'éléus, des représentations de la préfecture et de discuter du sujet. Euh et mais en fait ça, je l'ai vu faire euh dans l'ine à un certain moment et dans d'autres départements, ça vit déjà. Alors c'est officieux.
Euh mais ça fait un malheur parce que quand les gens se parlent dans euh 9 cas/ 10, la solution elle se trouve en 5 minutes. Sauf qu'aujourd'hui on est dans un système euh extrêmement frustrant pour les gens. Vous vous envoyez un dossier 2 mois après quelqu'un que vous ne connaissez pas, que vous ne verrez jamais, qui n'aura jamais à se justifier auprès de vous, vous répond "Non, monsieur, vous n'avez rien compris.
Ce n'est pas comme ça que ça va se passer." Donc c'est de créer le carrefour de dialogue, de discussion et d'échange de le rendre obligatoire celui qui n'existe pas aujourd'hui. Merci beaucoup.
Merci Philippe. Merci d'avoir été avec nous. Et on regarde la une de l'Union.
C'est un soldat et moi qui a été tué en opération. C'était Tanguyan. Merci beaucoup.
Merci Philippe d'avoir été avec nous. Un dernier mot plus politique avec vous. Pierre-je Verzelen.
On disait vous êtes membre d'horizon. Est-ce que la très lâche victoire de Bruno Rota dimanche soir à la tête des républicains, c'est une mauvaise nouvelle pour Édouard Philippe ? Alors moi je vois pas du tout les choses comme ça, voyez-vous.
Euh déjà sur euh sur l'élection de Bruno Rotaillot, moi depuis que je suis au Sénat, je c'est c'est quelqu'un que je vois fonctionner et et j'avoue que de voir une personne qui est euh cohérente, alignée euh sur ses idées euh quand il est pas au pouvoir, quand il arrive au pouvoir, il y a une forme de sincérité là-dedans qui est euh très rafraîchissante. C'est c'est c'est pour ça que le le le le sa personnalité prend après sur tout un tas de sujets de société sur le droit à mourir, sur l'inscription de l'IVG dans la Constitution, sur le mariage pour tous par exemple. Je je partage pas ses idées, je plutôt l'inverse d'ailleurs, mais mais enfin en tout cas, je je je reconnais la sincérité, l'action l'action qui est la sienne.
Moi, c'est pas c'est pas mon pour vous, il y a pas de de concurrence, il y a un sondage ifop qui paraît ce matin pour pour le Figaro. Bruno Rotaillot, il est à 16 % dans ce sondage. Édouard Philippe reste au-dessus de 20 %.
Il y a il y a pas un risque de concurrence entre politique, la vie c'est la concurrence et c'est très bien. Moi ce que je sais, c'est que le sujet très bien s'ils sont tous les deux à la présidentielle. qui est très mais non à la fin il faut qu'il en a qu' évidemment mais la concurrence dans la politique c'est très important parce que c'est ce qui permet de faire émerger les plus grands talents.
Mais le sujet de la prochaine présidentielle vous savez sur quoi ça va se jouer ? Ça revient un peu sur ce que je disais tout à l'heure c'est celui qui va prouver sa capacité à changer les choses à changer les choses parce que je je tout homme politique a de la bonne volonté. Je connais peu de gens qui arrivent en responsabilité qui surtout je veux rien faire.
Non, ils veulent tous faire. La vérité c'est que le système et l'organisation fait qu'à la fin il reste une goutte d'eau sur la décision politique d'en haut. Celui qui va nous expliquer comment il va changer le système quelque part.
J'allais dire faire imploser le système pour que la volonté politique se voit sur le terrain. C'est celui-là qui chercher la confiance des Français. Merci beaucoup.
Merci Pierre Jean-Versen d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure dans 20 minutes dans le club. On va revenir sur ce rapport choc sur les frères musulmans et on va en parler tout de suite avec notre prochaine invité, le porte-parole du RN Julienou nous rejoint. Oh.
Pierre-jean Verzelen