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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 10 juin 2022 26 min

Impôts, indemnité inflation... Le "8h30 franceinfo" de Gabriel Attal

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour Gabriel Attal. Bonjour. Pour la première fois depuis 10 ans, la Banque Centrale Européenne a décidé de relever ses taux d'intérêt. C'est la fin de l'argent gratuit en Europe. Mais c'est aussi une très mauvaise nouvelle pour tous les États qui se sont endettés ces dernières années. Est-ce qu'il y a une menace aujourd'hui sur la dette française ?

0:16
Gabriel Attal

Non, et c'est une nouvelle qui valide le choix que nous avons fait de remettre notre pays après la crise Covid et après des dépenses qui étaient nécessaires pour protéger notre économie, pour protéger les emplois des Français, pour protéger le pouvoir d'achat des Français, de remettre nos finances publiques dans une trajectoire qui les mène vers les 3% de déficit.

0:34
Présentateur

Donc le temps de l'austérité est venu ?

0:35
Gabriel Attal

Non, ce n'est pas ce que je dis non plus, puisque nous avons aussi une relance économique qui s'est faite de manière très forte et donc des rentrées fiscales supplémentaires qui permettent de continuer à dépenser pour protéger les Français, notamment sur la question du pouvoir d'achat, de continuer à investir. Mais ce qui est certain, c'est qu'il faut revenir, et c'est ce que nous avons commencé à faire déjà depuis l'an dernier, vers une plus grande maîtrise de nos finances publiques. Il y a un peu moins d'un an maintenant, Bruno Le Maire avait annoncé la sortie du quoi qu'il en coûte de la crise Covid.

Je vous rappelle que le déficit l'an dernier était inférieur à celui de 2020, que celui de cette année sera inférieur à celui de l'an dernier. On est quand même à 2 800 milliards de dettes. Oui, ça n'aura pas échappé en tant que ministre du budget. Mais nous avons remis notre pays sur une trajectoire vers les 3%. Le déficit en 2020, c'était près de 9%. L'an dernier, c'était 6,4%. Ce sera 5% cette année, c'est ce qui a été voté par les parlementaires, et 3% en 2027.

1:28
Présentateur

Donc il n'y a que deux façons de réduire la dette, soit on augmente les impôts, et vous avez dit non, mais peut-être que vous avez changé d'avis, soit on fait des économies. C'est bien la piste des économies qui va permettre d'y arriver.

1:38
Gabriel Attal

Je vais être extrêmement clair, nous on n'a pas changé d'avis sur les impôts. Non seulement on ne veut pas les augmenter, mais on veut continuer à les baisser. Et c'est ce qu'on a fait ces dernières années. Je rappelle la suppression de la taxe d'habitation, et pour les 20% des Français qui la payent encore, elle sera définitivement supprimée l'an prochain. Je rappelle les baisses des premières tranches d'impôt sur le revenu, toutes les mesures qui ont été prises en ce sens. Je rajouterais une troisième possibilité pour rembourser la dette et avoir une meilleure trajectoire des finances publiques. C'est avoir une activité économique qui vous permet... Je ne marche pas trop en ce moment.

Vous avez eu l'an dernier 30 milliards d'euros de recettes fiscales supplémentaires par rapport à ce qui avait été prévu. Parce que vous avez un chômage qui a beaucoup baissé, qui est au plus bas depuis 15 ans. Plus vous avez de gens qui travaillent, plus vous avez de cotisations qui sont versées par les entreprises. C'est bon pour les finances publiques.

2:19
Présentateur

L'an dernier, on a eu de mémoire une croissance de 7%. Cette année, le gouvernement prévoit ou prévoyait 4%. Vous êtes à peu près les seuls aujourd'hui au gouvernement à dire on va tenir les 4%. L'INSEE dit autour de 2%. La Banque centrale dit autour de 2%. A quel moment vous allez rétablir les chiffres ?

2:35
Gabriel Attal

Nous allons actualiser notre prévision de croissance au moment de la présentation des textes financiers qui interviendra dans les prochaines semaines. Bruno Le Maire avait eu l'occasion de le dire.

2:43
Présentateur

Donc juste après les législatives.

2:44
Gabriel Attal

Au moment de la présentation des textes, on vous présentait un projet de loi de finances rectificative, vous présentez un certain nombre d'indicateurs, notamment la prévision de croissance. Mais elle sera actualisée. Bruno Le Maire a eu l'occasion de le dire.

2:54
Invité

Actualisée, c'est revoir la baisse.

2:56
Gabriel Attal

Elle sera actualisée en fonction de ce qu'on constate au niveau mondial. Que la guerre en Ukraine a un impact sur la croissance mondiale. On le voit sur les croissances de l'ensemble des pays du monde et les croissances de la zone euro. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a eu une reprise économique très forte en France. Il y a un chômage qui a baissé, qui encore une fois est au plus bas depuis 15 ans. Et pour les jeunes, au plus bas depuis 40 ans. C'est ce qui explique que l'an dernier, on a eu des recettes supplémentaires.

Et les tendances, les premières tendances dont je dispose en tant que ministre du budget sur l'année 2022 montrent qu'on a là aussi des recettes extrêmement dynamiques. Précisément parce que nous avons cette situation d'emploi qui s'est nettement améliorée. Et donc, plus vous avez de gens qui travaillent, plus vous avez aussi de recettes pour les finances publiques pour pouvoir ensuite protéger les Français.

3:38
Invité

Pardon Gabriel Attal, mais là vous nous décrivez un ciel tout bleu. Non, ce n'est pas ce que je vous ai dit. Tout va bien. Alors, il n'y aura pas d'augmentation d'impôts pour les particuliers. Ça, vous nous le garantissez pour les cinq ans à venir.

3:48
Gabriel Attal

Oui.

3:48
Invité

Pour les entreprises, Emmanuel Macron avait promis une baisse de 7 milliards sur les impôts de production dès l'an prochain.

3:54
Gabriel Attal

C'est toujours d'actualité ? Oui, et ça aussi, nous avons eu l'occasion de le dire avec Bruno Le Maire. La baisse des impôts de production pour les entreprises aura lieu en 2023. 7 milliards ! Mais c'est ce qui a été annoncé. Encore une fois, vous savez, vous parliez tout à l'heure de la croissance et des prévisions en baisse au niveau mondial. Si nous voulons que l'activité économique soit stimulée, que les entreprises puissent investir, puissent recruter, il faut continuer à leur redonner des marges de manœuvre. C'est ce qu'on a fait dans le quinquennat précédent.

On a pris des mesures au début du quinquennat précédent pour baisser l'impôt sur les sociétés, pour renforcer la compétitivité de nos entreprises. Ça a apporté ses fruits puisqu'il y a 1,2 million d'emplois qui ont été créés dans notre pays ces cinq dernières années. Et donc, c'est exactement la même chose qu'on veut faire en ce début de quinquennat avec la baisse des impôts de production qui est un engagement de campagne que le président avait présenté dans le cadre de sa campagne présidentielle et qui sera présenté dans le projet de loi de finances pour 2023. Et elle ne sera pas étalée sur plusieurs années comme on a pu le lire hier ? Le texte sera présenté en septembre.

Pour le budget, ce que je vous dis, c'est que la baisse de la CVAE, la baisse des impôts de production pour les entreprises aura lieu en 2023.

4:53
Invité

On essaie de savoir comment on peut récupérer de l'argent avec vous, Gabriel Attal, parce qu'il y a un quoi qu'il en coûte qui se prépare pour l'été prochain. On va en parler point par point. Au Royaume-Uni, par exemple, Boris Johnson, le Premier ministre, a décidé de taxer temporairement les géants du pétrolier, 25% sur leurs bénéfices. C'est inimaginable chez nous.

5:10
Gabriel Attal

Non, mais on a eu un débat sur ce sujet-là régulièrement. Évidemment, nous, ce qu'on souhaite, c'est avoir une trajectoire des finances publiques qui s'améliore, un, par la croissance économique et par l'emploi, et deux, par la maîtrise des dépenses. Et on a toujours tenu cette ligne-là. Voilà. Donc moi, je vous réaffirme la ligne qui est la nôtre, qui est de ne pas augmenter l'impôt sur les entreprises, mais de continuer à les baisser pour qu'elles puissent investir.

5:32
Invité

Les maîtrises des dépenses, on ne voit pas où c'est pour le moment, la maîtrise des dépenses.

5:35
Gabriel Attal

Vous savez, on va présenter une loi de programmation des finances publiques. C'est le cas en début de quinquennat. Elle sera présentée avec le projet de loi de finances. On a un programme de stabilité qui va être présenté aussi et qui va donner la trajectoire jusqu'en 2027. On a un objectif qui est stabilisation de la dette en 2026 et atteinte des 3% en 2027.

5:52
Présentateur

Ce que dit Salia, si vous me permettez de traduire ces propos, c'est qu'on voit les nouvelles dépenses. Et on va en parler dans un instant, les dépenses liées à l'inflation, mais qu'on ne voit pas les mesures d'économie aujourd'hui. Où faire des économies pour compenser la hausse des intérêts ? On va rembourser plus cher notre dette. Et les nouvelles mesures que vous êtes en train d'annoncer ? Où sont les économies ?

6:10
Gabriel Attal

On va présenter une loi de programmation des finances publiques. Mais vous ne pensez pas que les Français à deux jours des législatives peuvent peut-être avoir envie de savoir ? Ce que je veux bien expliquer, c'est que dans un contexte, vous avez des recettes extrêmement dynamiques. Avec une croissance qui a baissé au premier trimestre. Avoir une politique budgétaire raisonnable et responsable pour revenir vers les 3%. N'implique pas de faire des coupes drastiques, brutales, dans des ministères. Mais de maîtriser le rythme d'augmentation de vos dépenses. C'est ça exactement ce qu'on est en train de construire.

Puisque de l'autre côté, vous avez des recettes, parce que vous avez une activité économique qui est dynamique et des rentrées dans les finances de l'État. Ce sera des économies par petites touches, en fait, c'est ça ? Non, ce sera une maîtrise des finances publiques. Une maîtrise des dépenses. Et ça passera, et ça sera le cas dans les opérateurs de l'État, où ce sera possible. Les collectivités locales, où ce sera possible aussi. Ça, on a eu l'occasion de le dire dans le cadre de la campagne. On a fixé un cadrage budgétaire.

6:59
Présentateur

Les collectivités locales, par exemple, elles disent « Vous nous demandez 10 milliards d'économies, c'est bien gentil, mais faites-le d'abord chez vous ». Encore une fois. David Lissnard, le président de l'Association des maires de France, qui était à votre place, il y a quelques jours, vous a dit que l'État fasse d'abord des économies

7:10
Gabriel Attal

avant de nous en demander à nous. Vous savez, dans le budget qui a été le cadrage financier du programme du président de la République qui a été annoncé pendant la campagne, il y a autant d'efforts dans la maîtrise des dépenses pour l'État que pour les collectivités locales qui ont été annoncées. Il y a des réformes de structure aussi, notamment la réforme des retraites, d'autres réformes de simplification, de modernisation de l'État, la facturation électronique, la e-prescription, la e-carte vitale, qui vont nous permettre là aussi de faire des économies.

7:35
Présentateur

Le Fil Info, 8h40, et on parle des mesures pour tenter d'effacer les effets de l'inflation dans un instant avec le ministre du Budget, Gabriel Attal. Le Fil Info, c'est avec Solène Cressan.

7:45
Invité

La stupéfaction du sénateur David Assouline. Ce matin, sur France Info, il participe aux auditions du Sénat et veut comprendre pourquoi les images de vidéosurveillance de 220 caméras du Stade de France n'ont jamais été réclamées. Elles n'existent plus. Supprimer automatiquement la préfecture de police assure qu'elle en a d'autres, mais de la voie publique. La campagne des élections législatives s'achève ce soir à minuit. Premier tour du scrutin dimanche. Hier, depuis le tard, l'Emmanuel Macron s'est posé en rempart contre les extrêmes gauche et droite, appelant les Français à lui donner une majorité forte à l'Assemblée nationale.

56 femmes violées ou agressées sexuellement entre 1988 et 2018. Le procès de Dinos Kala, surnommé le violeur de la Sambre, s'ouvre aujourd'hui à la cour d'assises du Nord, à Douai. Et puis les suites du refus d'obtempérer la semaine dernière à Paris. Une femme est morte après des tirs de policiers. Le conducteur de la voiture est mis en examen pour tentative d'homicide volontaire sur les policiers. France Info

8:45
Présentateur

Le 8.30 France Info Salia Brakia, Marc Fauvel

8:50
Invité

Toujours avec le ministre du Budget, Gabriel Attal. Pour faire face à l'inflation, Elisabeth Borne a promis une indemnité pour les foyers les plus modestes. Qui sera concerné ?

8:58
Gabriel Attal

Alors, ce sera présenté dans le cadre du projet de loi Pouvoir d'achat dans les prochaines semaines. Mais effectivement, il s'agit d'accompagner les Français, les familles les plus modestes, les plus précaires qui font face à une inflation. Je veux rappeler que l'inflation en France est élevée, évidemment trop élevée, 5,2% en glissement annuel sur un an, mais qu'elle est toujours la plus faible de la zone euro. En moyenne, dans la zone euro, c'est au-dessus de 8%.

Précisément parce que nous avons fait le choix en France très tôt de prendre des mesures très fortes pour limiter l'augmentation des prix, notamment dans le domaine de l'énergie, sur l'électricité, sur le gaz, avec la remise carburant. Mais il y a une inflation qui touche un certain nombre de produits alimentaires. Il y a des familles qui sont dans de très, très grandes difficultés, les familles les plus modestes, les plus précaires. Et il faut les accompagner. C'est ce qu'a annoncé la Première ministre. Alors, vous mettez où le curseur ?

Ce sera précisé dans le texte, mais vous vous souvenez, pendant la crise Covid, on avait eu l'occasion, par deux fois dans l'année 2020, de verser une aide exceptionnelle pour les familles les plus modestes. C'était les familles qui étaient au minima sociaux. Je crois que c'était 4 millions de familles qui avaient été concernées. Et donc, voilà, c'est une référence à laquelle vous pouvez vous raccrocher dans ce qui avait été fait. Ça ne peut pas être moins de 100 euros, on est d'accord. À l'époque, ça avait été plus que ça. Et puis surtout... Ce sera le même ordre.

Je ne peux pas vous faire d'annonce ici, mais en tout cas, je pense que c'est une bonne référence de ce qu'on est capable de faire. Et on s'adapte aussi à la situation familiale, puisque là aussi, la Première ministre l'a dit, le nombre d'enfants dans le foyer sera évidemment comptabilisé.

10:24
Invité

C'est-à-dire qu'on pourra percevoir plus si on a beaucoup d'enfants ? Si on a une famille nombreuse ?

10:27
Gabriel Attal

À l'époque, encore une fois, il ne s'agit pas ici d'une annonce, mais je rappelle ce qui avait été mis en place à l'époque. Je crois que c'était 150 euros par an, et puis ensuite 100 euros par enfant. Je ne vous dis pas que c'est ce qui sera fait. Ce que je vous dis, c'est que c'est une bonne référence de ce qu'on a pu faire à un moment aussi où il y avait de grandes difficultés pendant la crise Covid, de manière ponctuelle, pour accompagner les familles les plus modestes dans notre pays.

10:47
Présentateur

La fondation Abbé Pierre alertée hier sur France Info sur le fait que cette aide sera versée directement sur le compte bancaire, et que du coup, les sans-abri pourraient ne pas la toucher. Comment vous allez faire ?

10:56
Gabriel Attal

Je pense que précisément à cette époque aussi du Covid, quand on avait versé cette allocation, on avait trouvé des solutions en lien avec les associations qui viennent en aide aux sans-abri. Et donc, je ne doute pas que, évidemment, en lien avec mes collègues en charge des solidarités, on trouvera des solutions pour, évidemment, accompagner les sans-abri.

11:11
Présentateur

Alors ça, c'est donc pour la partie indemnité-inflation, je ne sais pas comment ça va s'appeler au final. Il y a également le chèque alimentation qui est censé voir le jour depuis des mois et des mois et qui a été encore une fois repoussé cette fois-ci. Est-ce que vous êtes sûr qu'il verra le jour si vous gagnez les législatives ?

11:24
Gabriel Attal

On veut qu'il voit le jour, mais on veut qu'il remplisse ses objectifs. Les objectifs du chèque alimentaire.

11:29
Présentateur

Mais c'est quoi les objectifs ? Est-ce qu'ils ont beaucoup changé en cours de route ?

11:31
Gabriel Attal

Non, les objectifs du chèque alimentaire tel qu'il a été préparé, travaillé, proposé d'ailleurs il y a quelques années par la Convention citoyenne pour le climat.

11:38
Présentateur

La Convention citoyenne disait qu'il faut des produits locaux, des produits bio. Et apparemment, ça coince à la fois à Bercy et dans les modalités.

11:44
Gabriel Attal

L'objectif du chèque alimentaire, c'est d'accompagner des Français qui n'ont pas les moyens de s'alimenter en produits bio et locaux. Ensuite, une fois que vous avez dit ça, c'est assez compliqué techniquement que de pouvoir avoir une aide qui vient cibler certains produits à certains endroits. Et c'est ça tout le travail qui est en train d'être mené entre, évidemment, Bercy et puis le ministère de l'Agriculture pour trouver la meilleure solution. Le fait est qu'elle n'est pas aboutie aujourd'hui.

Et Bruno Le Maire a eu l'occasion de le dire aussi, on n'a pas encore trouvé cette solution technique qui permet de garantir que cette aide, elle vient bénéficier évidemment aux Français qui en ont besoin, mais aussi à nos producteurs locaux et bio. Et donc, on continue ce travail avec le ministère de l'Agriculture et on espère pouvoir présenter cette mesure en 2023.

12:25
Invité

Malgré la baisse de 18 centimes ?

12:26
Gabriel Attal

En 2023, c'est ce qu'a dit la Première ministre. Elle a dit... Ce n'est pas pour cette année. Un ministre a dit qu'on a une aide exceptionnelle pour répondre à l'inflation qui est mise en place cette année. J'avais compris que c'était pour la fin de l'année.

12:37
Invité

Pardon, mais l'aide exceptionnelle, l'indemnité à inflation, on verra le nom, mais ce sera pour fin août en même temps que la rentrée scolaire ?

12:42
Gabriel Attal

C'est ce que la Première ministre a dit à la fin de l'été, donc oui.

12:45
Invité

Malgré la baisse de 18 centimes à la pompe, les carburants ont atteint un niveau historique ces derniers jours. Est-ce qu'il y aura un nouveau coup de pouce supplémentaire là pour les vacances, pour les vacanciers ?

12:54
Gabriel Attal

D'abord, on a fait le choix de prolonger la remise carburant. Vous vous souvenez qu'elle devait s'arrêter... Le 31 juillet. ...à la fin juillet, au 31 juillet, et le président de la République a annoncé qu'elle se poursuivrait au moins jusqu'à la fin août, notamment pour que les haussiens puissent en bénéficier aussi. Et après, on travaille sur un dispositif ciblé vers ce qu'on appelle communément, je n'aime pas trop le terme, mais les gros rouleurs.

C'est le terme qui a été un peu consacré médiatiquement, mais en tout cas, des Français qui utilisent beaucoup leur voiture, notamment pour travailler, qui n'ont pas d'autre choix que d'utiliser leur voiture pour travailler, et qui ont des revenus limités, qui fait qu'ils sont très impactés par l'augmentation des prix du carburant. Aujourd'hui, vous avez...

13:30
Invité

Et à quel moment on décide que c'est important d'utiliser la voiture pour aller travailler ? À quel moment le gouvernement choisit que...

13:35
Gabriel Attal

Non, mais il y a un travail technique qui se fait. Ça peut être fondé sur la distance entre le domicile et le travail, sur le territoire dans lequel vous habitez. Là aussi, c'est évidemment un travail technique qu'il faut mener pour cibler, mais aujourd'hui, vous avez un dispositif de remise à la pompe qui a été mis en place, et on a annoncé dès le départ qu'il était temporaire, parce qu'il coûte beaucoup d'argent, mais surtout parce qu'il ne cible pas qui vous accompagne.

Évidemment, nous, ce qu'on souhaite, c'est accompagner davantage l'infirmière qui utilise sa voiture pour faire ses tournées, pour aller voir ses patients toute la journée, plutôt que le gros 4x4 qui est utilisé pour partir en vacances.

14:06
Invité

Donc le nouveau dispositif, on le connaîtra quand ?

14:07
Gabriel Attal

Il sera présenté dans le cadre des textes financiers qui arriveront dans les prochaines semaines, je le souhaite, je l'espère. On y travaille pour ça, pour être en mesure de progressivement basculer vers ce système ciblé vers les Français, encore une fois, qui utilisent leur voiture pour aller travailler. Il y en a probablement qui nous écoutent sur cette antenne, qui n'ont pas d'autre choix que d'utiliser leur voiture et qui doivent être accompagnés même de manière plus forte qu'aujourd'hui avec la remise de 18 centimes.

14:30
Présentateur

Emmanuel Macron souhaite supprimer dès cette année la redevance audiovisuelle. Par quoi sera-t-elle remplacée pour financer l'audiovisuel public ?

14:36
Gabriel Attal

Elle sera remplacée par un budget qui financera l'audiovisuel public, qui permettra de garantir ses moyens, son indépendance et une visibilité. Il sera compensé à l'euro près ? 3 milliards ? Je crois même que c'est 3 milliards 2. Un peu plus. Mais je le dis, évidemment, on garantira les moyens de l'audiovisuel public.

14:53
Présentateur

Mais ça veut dire que chaque année, l'Assemblée nationale votera un budget pour l'audiovisuel public qui pourra augmenter certaines années et baisser d'autres années ?

15:00
Gabriel Attal

précisément, ce qu'on souhaite faire dans les textes financiers qui vont être présentés, c'est donner de la visibilité. C'est d'avoir des garanties dans le cadre du budget qui sera voté sur les prochaines années pour garantir aux sociétés de l'audiovisuel public parce que ce sont des sociétés pour leur gestion. Elles ont aussi besoin d'avoir de la visibilité sur leurs ressources dans les années suivantes pour leur garantir que leurs ressources seront pérennes et leur donner une visibilité sur ce sujet.

15:21
Invité

Un mot sur les loyers qui augmentent eux aussi. Christophe Robert, le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, milite pour une augmentation des APL. C'est votre piste ou pas ?

15:31
Gabriel Attal

Je vous l'ai dit à l'instant, notre objectif, c'est de garantir le pouvoir d'achat des Français. Et garantir le pouvoir d'achat des Français, c'est faire en sorte qu'ils dépensent moins et qu'ils gagnent plus. Qu'ils dépensent moins, je le disais à l'instant, il y a une série de mesures qui a été annoncée. Je n'ai pas d'autres mesures supplémentaires à vous annoncer. Donc pas d'APL supplémentaire. On veut revaloriser un certain nombre de prestations, notamment les retraites qui vont être revalorisées dès le mois de juillet de 4%.

15:58
Présentateur

Ça, c'est pour la partie retraite de base. Mais beaucoup de retraités aujourd'hui touchent une retraite complémentaire. Parfois même, elle est plus importante que la retraite de base. La retraite complémentaire, elle est gérée directement par les partenaires sociaux. Souhaitez-vous qu'elle augmente dans les mêmes proportions ?

16:10
Gabriel Attal

Évidemment, notre souhait, c'est que les Français puissent bénéficier de revalorisation pour leur pouvoir d'achat et notamment les retraités qui sont impactés aussi par l'inflation. Donc, c'est évidemment un souhait. Mais vous l'avez dit, les retraites complémentaires sont gérées par les partenaires sociaux. Il arrive que l'État

16:22
Présentateur

mette une pression amicale sur les partenaires sociaux. C'est arrivé sur d'autres efforts. On a des échanges avec eux,

16:25
Gabriel Attal

évidemment, mais ils sont aussi conscients, les partenaires sociaux, des besoins des Français et notamment des retraités de bénéficier d'une amélioration de leur pouvoir d'achat ou en tout cas d'une protection de leur pouvoir d'achat. Mais vous aurez aussi, dans le cadre de ces revalorisations, un certain nombre de prestations sociales qui seront concernées. Et puis ensuite, il y a le « gagner plus ».

Et on a annoncé, vous avez rappelé, la suppression de la redevance télé, la poursuite de la suppression de la taxe d'habitation pour les Français qui la payent encore et puis des dispositifs pour renforcer la rémunération de ceux qui travaillent avec le triplement de la prime Macron, des plafonds pour permettre aux entreprises de la verser, avec la mise en œuvre d'un dividende salarié qui va permettre de mieux partager la valeur en entreprise et avec un certain nombre de dispositifs qui sont ciblés sur les Français qui travaillent, l'augmentation du point d'indice pour les fonctionnaires. C'est un paquet global.

17:08
Invité

De combien ?

17:08
Gabriel Attal

On est en négociation et c'est mon collègue, ministre de la fonction publique qui travaille sur ce sujet-là.

17:12
Présentateur

On avait cru qu'on connaîtrait le chiffre avant les élections, ce n'est pas le cas ou alors ça va vraiment être annoncé au dernier moment.

17:16
Gabriel Attal

Pour le coup, je ne me suis pas engagé sur ce sujet-là. Mais est-ce que ça sera

17:19
Invité

à hauteur de 4% pour les retraites ?

17:21
Gabriel Attal

Vous savez que l'État n'est pas le seul à payer des fonctionnaires. Il y a aussi les collectivités locales, il y a une fonction publique hospitalière et donc c'est important d'avoir ce dialogue aussi avec eux, avec les partenaires sociaux pour fixer le cadre. Vous reconnaissez

17:33
Présentateur

qu'il y a un petit côté un peu poché de surprise dans les élections législatives qui arrivent aujourd'hui. En face de vous, vous avez des... Je pense à la NUP, d'ailleurs on n'en a pas parlé jusqu'à présent, ça m'étonne de votre part, mais qui affiche son programme et de l'autre côté, quand on vous interroge, vous renvoyez à la future loi pour pas mal de points qui sera connue après les élections, le 29 juin.

17:51
Gabriel Attal

Alors je ne crois pas. Un, on donne beaucoup de précisions sur notre programme.

17:54
Présentateur

Le chèque alimentaire, non. L'augmentation des fonctionnaires, non.

17:57
Gabriel Attal

Les retraités qui nous écoutent savent qu'ils auront une retraite en amélioration de 4% à partir du mois de juillet. Les salariés qui nous écoutent savent que leurs entreprises pourront leur verser une prime Macron au plafond relevé. Ça dépend des entreprises. Jusqu'à 6 000 euros et que par ailleurs on va mettre en place un dispositif pour que quand une entreprise fait des profits et verse des dividendes à ses actionnaires, elle en verse aussi à ses salariés. Ils savent, ceux qui nous écoutent, que leur devance télé sera supprimée dès cet automne et que c'est donc 138 euros qui sont économisés pour les, je crois, 27 millions de foyers qui nous écoutent et qui la payent.

Et donc, je veux dire, c'est quand même assez clair sur ce qu'on va faire. La différence avec la NUPES, puisque vous disiez, eux, ils donnent leur programme, c'est qu'ils ne disent pas comment ils financent. Ils ne disent pas comment ils financent leur programme. C'est facile de dire aux Français on va tout augmenter. On va augmenter vos retraites tout en vous permettant de travailler moins longtemps. On va vous permettre de gagner plus tout en dépensant beaucoup plus sur l'ensemble des politiques publiques. Mais sans dire une seule fois comment ils financent. La réalité, c'est que le programme caché de la NUPES, c'est une augmentation d'impôts massive pour tous les Français.

Ils ont un programme... Ils disent pour les plus riches. Attendez, ils ont un programme à 320 milliards d'euros par an. Ça veut dire que c'est quasiment 1 milliard d'euros en plus par jour.

19:02
Présentateur

Pour financer... Ce que dit Jean-Luc Mélenchon, c'est que ce programme va créer de la richesse aussi.

19:05
Gabriel Attal

Pour financer un tel programme, il faudrait tripler la TVA. Vous vous rendez compte ? Multiplier par 3 la TVA. Ils ont une réforme des retraites qui coûte l'équivalent de la moitié du PIB du Portugal. Cette fois, le budget de nos universités. C'est quand même ça la réalité. Le programme caché est du côté de la NUPES qui cache le fait que s'ils étaient amenés à gouverner, ils augmenteraient massivement les impôts des Français. Nous, on s'engage, je l'ai dit. Je serai le ministre du Budget qui continuera la baisse des impôts des Français.

19:36
Présentateur

8h52, le fil Info Solène Cresson poursuit dans un instant.

19:40
Invité

Emmanuel Macron invite les syndicats ce midi à l'Elysée. Mais le président de la CFE-CGC, François Ombril, assure sur France Info qu'il n'est pas dupe de la démarche à deux jours des élections. Le leader de la CGT, Philippe Martinez, lui, décline l'invitation. Pour les parlementaires américains, c'est Donald Trump qui est au cœur de l'assaut du Capitole il y a un an et demi à Washington. Les élus parlent de tentative de coup d'État. Première conclusion de leur enquête diffusée en direct à la télévision américaine la nuit dernière. L'enquête pour assassinat se poursuit en Saône-et-Loire.

Une adolescente de 14 ans reconnaît avoir un adolescent de 14 ans reconnaît avoir tué sa petite amie du même âge. Son corps a été retrouvé avec plusieurs coups de couteau. Un examen psychiatrique doit avoir lieu. L'équipe de France de football rencontre l'Autriche à Vienne. Ce soir, en Ligue des Nations, les Bleus, tenant du titre, n'ont pas encore gagné le match de la compétition. France Info

20:36
Présentateur

le 8.30 France Info, Salia Braquia, Marc Fauvel.

20:42
Invité

Gabriel Attal, pendant la campagne présidentielle, ici même, sur ce plateau, Emmanuel Macron a été interpellé par Lucie Carrasco, une jeune femme handicapée qui lui a expliqué qu'elle avait accepté la demande en mariage de son compagnon mais que si elle se mariait, elle ne pourrait plus bénéficier de l'allocation à un adulte handicapé et elle serait donc totalement dépendante de son mari. Écoutez la réponse du président de la République. Choisissez l'amour. Quitte à perdre son allocation. Non, mais on doit bouger sur ce point.

Aujourd'hui, ce qui est vrai, c'est que quelle que soit la prestation qu'on a dans le système fiscal et social et ainsi fait en France, ce qui est assez juste, c'est qu'on regarde votre situation familiale et donc on regarde la capacité à contribuer du couple. Et donc ce qui est vrai, c'est que ça crée une situation aberrante pour les personnes en situation de handicap. Donc on va le bouger. Ah, ce n'est pas dans votre programme aujourd'hui. Non, non, ça ne l'est pas. Déconjugaliser l'allocation handicapé. Il y a plusieurs réponses. Ça, vous l'ajoutez.

Soit avoir un revenu qui n'est pas conditionné, justement, qui permette d'accompagner mais qui n'est pas ce coup près aujourd'hui qui est absurde parce qu'il y a plein de personnes en situation de handicap qui l'ont. On va bouger, avait-il dit. Est-ce que c'est toujours d'actualité ?

21:41
Gabriel Attal

Bien sûr. On travaille sur ce bouger qu'avait annoncé le président de la République pour faire en sorte qu'on ne se retrouve pas dans ces situations comme celle de cette auditrice mais de beaucoup de Français. Moi, je suis aussi j'échangé avec les Français et je suis régulièrement interpellé sur ce sujet-là pour faire en sorte effectivement qu'une personne en situation de handicap qui touche la hache ne perde pas son hache du fait d'un mariage avec quelqu'un qui n'est pas de place en revenu. Mais on bouge comment ? Parce qu'on a entendu

22:04
Invité

cette semaine la Première Ministre interpeller sur le même sujet et elle, elle a répondu il faut retourner travailler.

22:09
Gabriel Attal

Non, elle n'a pas répondu comme ça. Il faut retrouver une activité. Elle a dit que si la personne au bout du fil le souhaitait, évidemment qu'elle devait pouvoir retrouver une activité, qu'elle serait accompagnée pour ça. Mais je trouve que sa réponse a été un peu caricaturée parfois et instrumentalisée. Ce qu'on fait, le Président l'a dit, il y a plusieurs possibilités. Il y a cette fameuse déconjugalisation et il y a aussi renforcer...

22:26
Présentateur

Contre laquelle la majorité a voté à deux reprises. Vos députés ont voté à deux reprises dans le quinquennat précédent.

22:31
Gabriel Attal

Oui, parce que c'est une autre voie qui avait été poursuivie qui était celle de créer un abattement pour que le revenu pris en compte pour le fait de savoir si la personne peut toucher ou pas la hache soit baissé à hauteur de 5 000 euros de mémoire plus 1 500 euros par enfant. Voilà, c'est la voie qui avait été poursuivie. Ce qui a permis, de mémoire là aussi, à 140 000 personnes supplémentaires de percevoir la hache cette année.

Donc, il y a un travail qui est mené pour bouger, comme l'a dit le Président de la République et pour aller vers un système où vous ne vous retrouvez pas avec cette situation où, en plus pour des personnes qui ont des revenus assez faibles puisque les plafonds sont aujourd'hui très faibles pour pouvoir percevoir la hache, on puisse répondre à cette situation. Juste mémoire... Pardon, je rappelle qu'on a augmenté l'allocation adulte handicapé dans le quinquennat qui vient de s'écouler. Mais que Lucie va la perdre dans quelques jours parce qu'elle se marie c'est juste ici. Oui, mais justement, on prépare une solution pour que ce ne soit pas le cas.

Mais je rappelle qu'on a augmenté de 100 euros net par mois l'allocation adulte handicapé. C'est une des plus fortes hausses de cette allocation qu'on a connue dans notre pays. Donc, il faut aussi rappeler ce point-là. On a pris des mesures pour que à peu près 150 000 ménages supplémentaires, 150 000 personnes handicapées en bénéficient.

23:40
Présentateur

aux alentours du Stade de France le soir du fiasco de la finale de la Ligue des Champions ont été supprimées, effacées automatiquement parce que la justice ne les a pas réclamées et parce que personne d'ailleurs ne les a réclamées, y compris ceux qui ce soir-là les ont vus en direct dans le PC Sécurité. Il y avait entre autres Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur. Il y avait aussi le préfet Lallemand. Vous trouvez ça normal ?

23:58
Gabriel Attal

Alors, vous avez d'abord, je ne suis plus porte-parole du gouvernement. Donc, je ne suis pas associé à tous les sujets. Mais évidemment, j'ai gardé quelques réflexes. Donc, je me suis renseigné avant de venir vous voir. J'étais sûr. Non, mais oui, c'est quand même... Ne perds pas les vieux réflexes. Je suis membre du gouvernement. Je suis aussi là pour expliquer et répondre sur tout ce qu'on fait. Ce qu'on m'a expliqué, c'est qu'il y a plusieurs images qui ont été captées à l'occasion de cette soirée. Il y a effectivement les images captées par le Stade de France. 220 caméras du Stade de France. Ce sont celles-ci qui ont été effacées. Et ensuite, les images captées par la police.

Les images captées par la police, la police en dispose. Et qu'au moins une partie des images captées par l'opérateur privé ont été supprimées automatiquement comme c'est le cas puisque s'il n'y a pas de réquisition de la justice, elles sont supprimées au bout de cette jour. Mais pourquoi il n'y a pas eu de réquisition de la justice ? Ce que me dit le ministère de la justice, c'est qu'ils sont en train de regarder ce matin, d'établir les faits, de regarder quelles images ont été supprimées, pourquoi elles ont été supprimées et donc qu'ils communiqueront sur ce sujet-là prochainement. Je comprends que ça interpelle. Maintenant, c'est manifestement la justice qui ne les a pas réclamées.

Vous savez qu'on est toujours assez... On fait toujours attention à ne pas trop commenter les décisions de la justice ou les non-décisions en l'occurrence. Mais je pense qu'il y aura des précisions qui seront données dans les prochaines heures sur ce sujet-là.

25:07
Présentateur

Donc explication à suivre peut-être.

25:08
Gabriel Attal

Je comprends par ailleurs que pour les Français et notamment ceux qui nous écoutent, ça interpelle et ça interroge.

25:12
Invité

Oui, 220 caméras quand même. Hier, disait l'Allemand, le préfet de police de Paris a reconnu un échec devant les sénateurs. Est-ce qu'on se dirige tout droit vers un départ du préfet de police ?

25:20
Gabriel Attal

Je ne crois pas du tout, non. Et je pense que c'est toujours sain et c'est à souligner que de reconnaître quand des choses n'ont pas fonctionné. Voilà, de reconnaître quand il y a eu des échecs pour reprendre le terme. Et surtout d'essayer d'en tirer des enseignements pour que ça ne se reproduise pas.

25:33
Présentateur

Gabriel Attal, qui n'est plus porte-parole du gouvernement, qui est désormais ministre du budget des comptes publics, qui était ce matin. Merci à vous, l'invité de France Info. Merci beaucoup. Merci à vous.