Philippe de Villiers : «Il y a une jeunesse qui souffre en silence dans les banlieues»
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« Eux, ils voudraient continuer les cours. Ça existe. Je je vous dis ça parce que j'ai eu deux témoignages cet après-midi de deux jeunes que j'ai rencontré dans la rue qui disent "Nous, on est en banlieu je vous dirai pas où." Et euh nous on voudrait que les cours continuent. »
- 0:44Invité politiqueFait
« ce sont les premières victimes. »
- 1:27Invité politiqueFait
« C'est pas le même feu. D'un côté, il y a le feu intérieur, de l'autre, il y a le feu extérieur. Il y a le feu dont on brûle, il y a le feu qui brûle. »
- 2:12Invité politiqueFait
« Ce sont deux jeunesses qui fassent parler. C'est terrible. Sur le sol de France. En fait, ce sont deux Frances. Il y a la France des bâtisseurs de cathédrale et la France des démolisseurs de lycée. »
Temps de parole
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Oui, il y a il y a deux jeunesses en France. Mais je vais vous surprendre pour commencer, je ma ma réponse, jeis dire que il y a une autre jeunesse dont on parle pas, une jeunesse qui souffre en silence dans les banlieux et qui en fait voudrait ressembler à la jeunesse du Stade de France mais à laquelle on ne parle pas. Eux, ils voudraient continuer les cours. Ça existe. Je je vous dis ça parce que j'ai eu deux témoignages cet après-midi de deux jeunes que j'ai rencontré dans la rue qui disent "Nous, on est en banlieu je vous dirai pas où." Et euh nous on voudrait que les cours continuent. On est dans telle école, telle école mais tout est fermé. Voilà.
Donc en fait ce sont les premières victimes. J'aurais le dire ça. Alors maintenant je réponds à votre question. En fait, c'est vrai que ce qu'on a vu en 4 jours, c'est impressionnant, il y a la jeunesse qui euh brûle des sierges et des bâtons dans et il y a la jeunesse qui brûle les poubelles, les lycées et qui tient des mortiers d'artifice pour mettre le feu. C'est pas le même feu. D'un côté, il y a le feu intérieur, de l'autre, il y a le feu extérieur. Il y a le feu dont on brûle, il y a le feu qui brûle. C'est une inversion. [grognement] C'est un renversement anthropologique majeur. Ce sont deux jeunesses qui fassent parler. C'est terrible. Sur le sol de France.
En fait, ce sont deux Frances. Il y a la France des bâtisseurs de cathédrale et la France des démolisseurs de lycée. La France des des bâtisseurs de cathédrale, on l'a vu au Stade de France, c'est une France qui apprécie en entrant dans Notre Lame de Paris le geste parfait, le nombre d'or de la France, c'est-à-dire en fait l'accord parfait du burin sur la pierre et du souffle de l'esprit. La France est grande. La France est belle.
Philippe de Villiers