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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 23 janvier 2026 14 min

Budget 2026 : «C’est un budget qui n’est pas satisfaisant» estime le député LR Etienne Blanc

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On vous souhaite tout le bonheur du monde en tout cas à tous les deux comme à Sébastien Lecornu qui qui se maintient. Décidément, il est toujours là, il voilà, il se raccroche au branches sans surprise, les motions de censure brandies par le RN et LFI ne sont pas passés. Alors il y a un deuxè 4931 qui a été engagé sur la partie dépense.

La partie recette doit maintenant être examinée au Sénat. Bonsoir Étienne Blanc. Bonsoir.

Vous êtes sénateur LR du Rô. On est ravi de vous avoir sur Europ puisqu'on a beaucoup de questions à vous poser. Euh la première, alors j'espère que c'est pas une question piège.

Comment vous avez euh vu vous avec votre regarde de sénateur vos députés LR voter pour ce budget quasi socialiste ? Oui, c'est un budget qui n'est pas satisfaisant. C'est une évidence et les dépenses ne sont pas maîtrisées.

Il a la réponse un bon budget pour LR, c'est un budget où on diminue la dépense publique. Il y a pas de diminution de dépenses publiques. Donc mécaniquement, on est obligé d'augmenter l'impôt.

Comme on veut pas augmenter l'impôt sur les ménages, on augmente l'impôt sur les entreprises. Et là, il faut reconnaître que c'est le déferlement de taxes d'impôts d'hivers qui vont plomber notre économie. Et on le sait, quand on plombe notre économie à terme, on péjore les recettes et à partir de ce moment-là, on rentre dans une spirale qui est une spirale infernale.

Vous ajoutez à ça que cette année la France va emprunter 310 milliards d'euros sur les marchés financiers. Vous ajoutez à ça qu'on nous annonce un déficit qui est de l'ordre de 5 %. Il sera sans doute un peu supérieur à à 5 %. on sera supérieur aux 140 milliards.

Non, ce budget n'est pas satisfaisant parce qu'il n'apporte pas de réponse à la seule question qui vaille aujourd'hui, c'est la diminution de la dépense publique. Euh vous, je vais évidemment vous poser la question de savoir ce que vous allez en faire de ce budget puisqu'il passe au Sénat avant de revenir à l'Assemblée nationale. Mais mais pour terminer justement sur ce vote, vous l'envoulez à vos collègues LR, pour quelle raison selon vous ont-ils accepté de voter ? parce que en définitive il y a qu'une seule une seule députée Alexandre Dramartin qui a voté pour cette motion de censure.

C'est la seule et puis peut-être celle du RN par François Xavier Toli qui s'est justement solidarisé avec Alexandra Martin. Ça vous évoque quoi ? Pourquoi ont-ils fait ça selon vous ?

D'abord Alexandra Martin, c'est une proche de David Lissard et la position de David Lissard, il l'a exprimé très clairement à la mutualité cette semaine à Casion d'un grand meeting, c'est de dire "On ne peut pas accepter ce budget et on censure, on censure un gouvernement qui précipite la France et dans dans un gouffre financier et et je le crains dans dans une récession économique à terme, c'est quand vous avez une dette à Bissale et que vous ne faites pas ces réformes essentielles, ben évidemment à terme vous êtes dans une situation absolument infernale. Dit clairement alors pour moi c'est une j'ai été député, j'étais d'ailleurs avec George Fenek que je salue et la dissolution parce que Sébastien Lecnu l'avait dit très clairement si je suis censuré, il y aura dissolutions immédiate. La dissolution, c'est un peu l'arme nucléaire contre les députés, surtout dans une situation où la la républicain très clairement sont pas dans dans un état de santé très florissant.

Voilà, donc il y a une inquiétude qui est une inquiétude profonde et ça évidemment cela joue. Et puis la deuxième chose c'est cette sansernelle répétition. Il faut de la stabilité, il faut éviter le chaos.

Mais quelle stabilité ? Le cha il arrive le chaos, on augmente le risque de cha. Donc pour moi, une stabilité dans la médiocrité, une stabilité dans les déficits, une stabilité dans la récession économique, ça peut pas être un argument solide, mais c'est aujourd'hui en tout cas chez les Républicains, un argument qui est développé et que je ne partage pas.

Moi, je fais partie de ces voies dissonnantes. Je je suis très lissnardien. que la France a besoin d'un choc libéral, hein, de diminution de la dépense publique, de contrôle des dépenses, de relance économique.

Il faut reparler plus vigoureusement du travail, il faut parler plus vigoureusement d'une économie qui est aujourd'hui suradministrée et et et et se lancer dans une véritable destruction des excès administratifs qui nous plombent quoi, qui plombent les familles mais qui plombent surtout notre économie. Euh bon, vous l'avez dit à court terme évidemment, c'est certainement pour sauver des sièges. C'est pas vos mots, mais en substance c'est ce que vous avez exprimé.

Est-ce que c'est un bon calcul à plus ou moins moyen long terme pour les LR qui peuvent clairement se tirer une balle dans le pied parce que sans doute que les électeurs s'en souviendront. Le risque pour nous, c'est d'être attrapé par la patrouille le moment des au moment des élections législatives. On vote un budget avec les macronistes que l'on fustige par ailleurs et on vote un budget qui a une marque socialiste puissante puisque les socialistes, il n'ont qu'un mot à la bouche, c'est l'augmentation des prélèvements sociaux et des prélèvements fiscaux.

Et ben le moment venu quand on est devant les électeurs et on aura de la peine à dire qu'on est en rupture avec Macron et qu'on est dans l'opposition avec les socialistes. Oui, l'exercice est difficile et moi je je ni pas la complexité de de l'exercice mais je pense qu'à un moment et bien il faut dire non trop euh c'est trop. Vous aviez exactement la même situation avant 1958 56 57 et Charles de Gaul qui à l'époque observait bien sûr pas la vie politique parce qu'il pensait déjà à un retour fustig le parlement quand le parlement soutenait des gouvernements en place alors qu'il y avait une crise économique profonde alors qu'il y avait une crise politique profonde. moment, il faut aller, je crois moi c'est mon analyse, il faut aller à la rupture et dire là nous ne sommes pas d'accord sinon vos électeur bah n'y comprennent plus rien.

George Fenc vous justement qui qui était au côté de de d'Étienne Blanc, vous vous en pensez quoi ? Bon, d'abord, permettez-moi aussi de saluer euh bonsoir Étienne Blanc, on se connaît très bien effectivement et je rappelle euh pour ceux qui peut-être ne le sauraiit pas ou l'auraient oublié que Étienne Blanc a été chargé des finances à la région Verne Ronal pour créer au côté d'ailleurs de Laurent Voquet comme premier vice-président et qu'il avait assaigné les finances de cette région qui en avait bien besoin après une gestion socialiste. Donc il sait de quoi il parle.

Euh non, ce que je partage son avis à travers votre question également euh la motivation qui était enfin l'argument qui a été avancé par Laurent Voquier que par ailleurs nous aimons bien hein, c'est de dire la France compte tenue du contexte international ne pourrait pas se permettre un affaiblissement par un nouveau sérieux gouvernement dans ce contexte international. Je ne suis, moi je vous dire très franchement, je ne suis pas certain que ce soit la bonne stratégie aujourd'hui de vouloir maintenir comme comme l'accord le pendu un un système qui qui n'a plus de base, enfin qui n'a plus de légitimité réelle. Tout cela pour préserver le soldat Macron qu'il termine son moi.

Je pense pas que ce soit une bonne stratégie. Je pense que les électeurs euh et LR effectivement risque risque de s'en souvenir au moment des au moment des votes, voyez-vous. reculer pour mieux sauter.

Bon, maintenant il y a une dissociation totale, on le voit bien entre le Sénat et l'Assemblée nationale. Monsieur Retaillot et monsieur Vquier appréciation de la stratégie adopté mais encore une fois je suis plutôt sur la ligne que vient d'exposer Étienne Blanc, c'est-à-dire aller à la rupture quand l'essentiel est en jeu. Et Étienne Blanc, ça veut dire que Bruno Retaillot, pour euh être dans la ligée de George Fenc, euh Bruno Retaillot n'a pas assez de poids sur son parti qu'il dirige quand même.

Les députés sont absolument indépendants, hein. Ils sont libres et ils votent comme ils l'entendent. En plus, il y a un groupe ligne quand même dans un parti qui est bien sûr, mais qui il y a un groupe qui est sous l'autorité de Laurent Voquier Voquier et Laurent Voquier est sur une ligne différente de celle de Bruno Rotaillot.

Non, ce qui est intéressant à suivre, c'est la démonstration qui est faite au Sénat. un peu mieux maîtriser la dépenses publiques. Et c'est ce que nous faire, vous posez la question tout à l'heure, la position du Sénat, ça sera de présenter une mouture budgétaire bien plus raisonnable avec un déficit qui qui se tette année, on sera à 140 milliards 140 milliards de déficit.

On sera encore le mauvais élève de l'Europe, on sera encore dans le collimateur des marchés financiers et nous avons là un risque majeur pour pour l'avenir de la nation. Alors qu'est-ce que vous allez amer Étienne Blanc ? parce que bon, on sait qu'il y a eu la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises.

Je crois que c'est c'est 8 milliards. Vous vous aviez voté sa suppression pure et simple en décembre. Vous avez vous allez tenter de l'amender cette partie-là par exemple.

Bien sûr. D'abord les surtaxes, c'est elles sont toujours présentées dans les exercices budgétaires comme provisoire. On dit "Ouais, la situation est grave.

On va faire une surtaxe, rassurez-vous." Moi, je ne connais pas de surtaxe et et d'impôts exceptionnel qui n'a pas été pérenne. Je ils sont toujours reconduit et donc il faut pas nous la faire pour parler vulgairement.

Voilà. Donc euh nous notre travail ce sera un travail sur la dépense. Le Sénat comme vous le savez a beaucoup travaillé par exemple sur les agences.

Euh le Sénat a beaucoup travaillé sur les politiques publiques qui doivent être évaluées. Ce sont des politiques publiques qui sont coûteuses et ces politiques publiques, elles ne sont pas évaluées et et on a l'impression d'une machine qui continue à fonctionner avec tous ses excès et avec tous ses vis. Donc le Sénat travaille là-dessus pour démontrer à la nation qu'il est possible demain avec une véritable volonté et bien sûr une majorité et qu'il est possible d'avoir une autre politique budgétaire, d'avoir une autre politique financière passe évidemment par la diminution de la dépense publique.

Et c'est vrai pour les politiques sociales par exemple c'est c'est la location unique par exemple c'est une réforme très profonde des droits et des admidité chômages et c'est parfaitement faisable c'est budget social aujourd'hui c'est 680 milliards il sera en déficit lui aussi de 20 milliards et il est en déficit alors que le budget général il contribue très largement blanc c'est c'est qu'on vous écoute et on a l'impression que c'est un jour sans fin que ça fait 4 mois qu'on y est les français non n'en peuvent plus le Sénat, l'Assemblée. Voilà, d'ailleurs Sébastien Lecorn dit quand le débat ne permet plus de conclure, quelqu'un doit assumer. Ce qui est important de préciser, mon cher Vincent Roi, c'est qu'à la fin ce sont les Français et tous les Français hein, pas que les Français les plus riches, c'est tous les Français puisque les grandes entreprises ont des sous-traitants, des ont des voilà des petits auto-entrepreneurs qui travaillent pour eux, des salariés et ça ça va peser forcément.

Justement, parlons-en des Français. Bonsoir Étienne Blan. Je souscris à tout ce que vous avez dit.

Comment est-ce qu'on va expliquer aux Français par exemple que quelqu'un qui gagne 3000 € bruts de salaire en France, il a 2370 € brut de 2370 € net dans sa poche. En Italie, il a 2724 € net dans sa poche. Et en Espagne, il a 2806 € net dans sa poche.

Ce sont les chiffres du MEDF que je vous cite. Comment expliquer cela ? Comment est-ce qu'on va l'expliquer au français ?

Vous avez un système vous avez un système social et je rappelle le budget social de la nation c'est 680 milliards d'euros et et ce système social il est financé par le travail c'est pour ça qu'il faut changer de paradigme il faut changer de système. Et je Mais pourquoi c'est aussi dur de changer de système Étienne Blanc ? Vous avez l'air d'accord avec nous dans ce studio.

Pourquoi est-ce aussi compliqué de le changer ? Vous voyez, on en est encore là après quand même la chute du gouvernement Barnier Bairou, on en est encore là. George l'a très bien dit tout à l'heure, c'est plus facile pour un sénateur qui n'est pas exposé au risque de dissolution.

Je veux pas assister là-dessus, je comprends parfaitement nos nos collègues parlementaires. Moi, je crois qu'il y a il y a il y a plusieurs causes. Euh la première cause c'est euh on appelle ça le courage politique.

C'est un terme un peu un peu galvodé. Mais si vous voulez, [rires] mais si vous voulez, si on veut que ça marche et il faut qu'à un moment vous ayez dans l'exécutif des hommes et des femmes qui disent "Bon, on est là pour faire le job." Geen Gor, je l'a rappelé tout à l'heure quand nous avons été élus à la région sur un budget de 2 milliards 400 millions, on a fait 300 millions d'économies.

On a fait 14 % d'économie. C'est tout à votre honneur mais ça veut dire ça veut dire aussi que vous vous exposez à des difficultés majeures. Ça veut dire aussi qu'il faut énormément travailler beaucoup de temps.

Il faut tout éplucher. Faut prendre des budgets ligne après ligne. Il faut évaluer toutes les politiques publiques et aujourd'hui c'est ce qui nous manque en risque parfois d'être impopulaire et de et de perdre son siège effectivement ce qui n'est pas le cas du Sénat.

Merci. Merci à vous Étienne Blanc et et bon courage avec ce cette nouvelle copie que vous allez devoir amender au Sénat. Merci à vous.