RÉVÉLATIONS : PURGES, DÉPARTS, MISES À L’ÉCART… LES ÉCOLOS AU BORD DE L’EXPLOSION
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mais qu'est-ce qui t'arrive ? Oh, ça me saoule. J'en ai marre des politiques.
Oui, je comprends. Mais bah écoute, c'est bientôt les élections. On a qu'à se se lancer et faire notre propre parti.
Disas tu as un programme toi ? Non, mais enfin, il y en a plein que ça dérange pas. Regarde ton deelier, elle a mis une veste verte et puis ça suffit.
H, en plus, j'aime bien le verre. Bonjour et bienvenue dans le recap. Nous sommes le jeudi 12 février et le groupe vit bien.
Le groupe vit, il a traversé des moments difficile par manque de résultat aussi. Euh voilà. Ben non, on va pas parler de l'OM hein, c'est pas le genre de la maison.
Même si le spectacle est parfois un peu comparable, on va parler des écolos. Il y a 10 jours dans le récap, on revenait ensemble sur le psychodrame déclenché par la fronde de l'aile gauche en pleine campagne municipale. Souvenez-vous, 400 personnes environ actuels et anciens adhérents du parti écologiste, avait signé une tribune dénonçant les alliances avec le PS dès le premier tour au municipal, au détriment d'autres partenaires du NFP, comprenez la France insoumise et parfois même du programme commun.
Autant dire que la direction n'a pas tellement goûté l'initiative. En réponse, elle a dégainé un mail de menace évoquant la suspension pure et simple des signataires. Un coup de pression qui a porté ses fruits puisqu'une bonne centaine de signatures se sont évaporées en douce de la tribune.
Alors cette fronde, elle n'a rien d'un accident isolé si la tribune n'a certes pas croulé sous les signatures des grandes figures du parti. Inutile d'y voir le signe d'un groupe parlementaire notamment soudé et serein en coulisse, ça grince sérieusement aussi. Selon nos informations exclusives, deux députés seraient même prêts à claquer la porte.
Sabrina SBA des Hautes Scènes et Stevie Gustave de Lesson aurait atteint le point de rupture. Ces deux élus racisés dénoncent notamment une marginalisation persistante au sein de leur propre formation politique. De quoi fissurer un peu plus la façade d'unité affichée et surtout tant revendiqué par Marine Tondelier.
Le point de rupture, il s'est noué autour de la niche parlementaire écolo qui se tenait ce jour à l'assemblée. Vous savez, ce sont ces fameuses journée où un groupe parlementaire prend les commandes de l'ordre du jour et tente d'imposer ses textes. Le choix évidemment de l'ordre de passage des propositions de loi est crucial pour le groupe à l'honneur.
Les débats ont tendance à s'éterniser. Les obstructions pleuvent et, sauf miracle, l'Assemblée dépasse rarement la 4e voir la 5e proposition inscrite au programme. Autrement dit, figuré au bas de la pile revient souvent à envoyer son texte directement au cimetière parlementaire.
Et ben c'est justement ce qui est arrivé à Sabrina Sbaï soutenue par son collègue Stevie Gustave. La députée portait une loi visant à protéger les enfants des produits ultra transformés en interdisant notamment les sucres ajoutés dans les préparations destinées aux nourrissons. Un sujet sanitaire plutôt consensuel et donc capable de rassembler bien au-delà du seul camp écologiste et potentiellement donc d'être voté à la fin. une victoire politique annoncée comme plutôt facile et rapide.
Tout bénéf et ben pourtant ce texte il a été relégué en 5e position de la niche. Alors ça c'était la goutte d'eau pour les deux députés qui menacent donc désormais de quitter le groupe écologiste. Selon nos informations en interne d'ailleurs, de plus en plus d'élus écol dénoncent avec eux cette marginalisation des députés racisés à l'Assemblée.
Ils seraient systématiquement sollicité et donc exposé sur un périmètre bien balisé. l'international, les quartiers populaires, les violences policières, le droit des étrangers ou encore les outresemères comme si leur légitimité politique se limitait à ces thématiques assignées. Pour le reste, bah il faut sortir les rames, insister et qu'mander du temps de parole.
Évidemment, c'est une inclusion à géométrie variable qui commence sérieusement à lasser. Un autre point de crispation en interne est apparu avec les municipales. Cette fois, la commission antiracisme du parti écologiste avait proposé d'instaurer un minimum de 15 % de diversité sur chaque liste au municipal.
Sur le papier, l'idée a été adoptée, sauf que le parti a pris soin de retirer toute forme de sanction en cas de non respect de ce quota. Il est donc devenu purement indicatif et comme si ça ne suffisait pas, la définition de la diversité a été étiré jusqu'à devenir quasi élastique. On y retrouve Pelmel, les minorités raciales, les personnes LGBTQA plus, les syndicalistes, mais aussi les personnes pauvres ou encore vivant dans un quartier populaire.
Et là aussi, c'est large hein, ça peut aller du 20e arrondissement jusqu'à Montreuil. À force d'additionner tout le monde, on finit évidemment par diluer le sujet. Au final, il ne reste plus qu'un engagement qui sonne creux dès qu'on gratte un peu.
Et alors, c'est dans ce contexte que plusieurs candidats vivent des situations compliquées au municipal. Pour les écolos, les personnes racisées seraient régulièrement mises en bas des listes et quand d'autres personnes racisées de la société civile notamment rejoignent la campagne en cours de route, et ben c'est pas les blancs qu'on remplace hein et ben ce sont les quelques racisés du fond de la classe évidemment. C'est ce qui s'est par exemple passé dans le 18e arrondissement de Paris.
Alors pourquoi ça déraille autant ? Qu'est-ce qui se passe chez les écolos hein ? C'est pourtant pas non plus la gauche à la sauce gluxmane.
Les militants sont attachés aux questions antiracistes et leur mouvement de jeunesse est souvent plutôt du côté de la gauche de rupture. Et pourtant au sein de l'État major, tout se passe comme si ces engagements n'étaient que simplement ornementaux. Pour comprendre, on va remonter un peu le temps.
Revenons au congrès. En avril dernier, Marine Tondelier y remporte une victoire éclatante. Mais derrière le beau score, plusieurs sources au sein du parti dénoncent une dépolitisation de l'événement.
Aucun débat, peu d'échange et une impression générale que tout était déjà écrit à l'avance. Alors cette grande messe écolo est le point d'org de la transformation de tondelier initiée pendant la séquence NFP. dont nous avons déjà parlé dans le récap.
Vous savez, c'était l'éclosion de la patronne écolo avec sa veste verte soigneusement ajustée, son image de marque repensé, ses progrès notables en communication et en débat et le tout propulsé par une surmédiatisation tous asimutes. Mais tout indique que la COM s'est faite au détriment du fond et parfois même ça finit par se voir. C'est possible de diminuer énormément les écarts de revenus dans une société entre le moins bien payé et le mieux payé.
C'est possible de paniquer la planète pour faire des profits. C'est possible d'associer en gardant le même système donc le capitalisme vert comme on l'appelle. Mais alors expliquez-moi votre système.
Bah non mais je vous demande justement quel serait l'autre parce que vous avez dit tout à l'heure quand je vous ai demandé du coup euh euh l'anticapitalisme vous avez dit pas je vous madame vous voulez me faire dire que je suis comme Yannick Jado pour le capitalisme vert ? Pas du tout, je veux rien vous faire dire. Je vous pose une question de quelle serait la politique économique idéale sous tendelier.
Les écolos ont certes fait un vrai bon médiatique et installer une figure forte à l'écran, mais le revers de la médaille, c'est qu'ils ont perdu en lisibilité politique. On peine en fait à comprendre ce qui fait vraiment leur identité, si ce n'est de jouer les traits d'union entre les différentes factions du NFP. La composition du groupe parlementaire écologiste et social en dit d'ailleurs long sur ce flou.
On y retrouve au côté donc des élus écologistes les anciens de la France insoumise Ruffin Haut Corbière les députés de génération et même des profils plus proches du centre à l'image de Delphine Bateau. Ce n'est plus vraiment un groupe uni mais un vaste patchwork idéologique assez instable d'ailleurs qui survit essentiellement grâce au brouillard maintenu par Tondelier. Et cette absence de ligne politique, elle est évidemment pas seulement un accident, elle est quand même un peu réfléchie parce que la mission de Tondelier, vous le savez, c'est de préparer les présidentiels de 2027, maintenant ça fait plus trop de doute, avec en ligne de mire la primaire de l'Union de la gauche.
Alors pour y arriver hein, on met de côté ces histoires idéologiques et surtout les conflits que ça peut apporter. quitte à piétiner la démocratie interne pour que rien ne vienne gêner la machine électorale. On est en difficulté la gauche.
Enfin, on va pas se cacher. Euh pardon, Paul, elle a été désignée par euh les militants écologistes. Elle a été euh alors il y a une motion qui a été votée au conseil fédéral et il y a eu un un un un sondage interne.
Et pourquoi vous levez vous levez les yeux au ciel comme si vous aviez un doute sur le processus ? que c'est plus un PCH d'appareil que je pense que c'est un verrouillage d'appareil. Oui, je pense que c'est un verrouillage d'appareil.
Oui. De votre parti politique. Absolument.
Mais comme dans tous les partis politiques. Alors les médias, il parlent beaucoup hein de l'absence de démocratie interne à la France insoumise mais ces dernières semaines, il est apparu quand même assez nettement que chez les écolos, remettre en question la stratégie de la direction pouvait coûter très cher. C'est d'ailleurs un des points noirs récurrents de la gestion de tondeliers comme le soulignait mon collègue Nils Vilque au début du mois.
Les critiques qui la visent ne sont pas nouvelles hein. Côté pile, il y a l'infatigable militante qui lutte contre l'extrême droite, la patronne unificatrice qui a quand même fait plus de 70 % des voix lors du dernier congrès en sa faveur. Et puis côté face, il y a l'apparatique impitoyable he la digne héritaire de Tati Duflot comme on la surnomme en interne accusé de verrouiller le parti pour imposer sa ligne.
Plus on s'éloigne de l'idéologie, plus évidemment il devient difficile d'incarner des valeurs qu'on prétend défendre. Tondelier a réussi à se placer comme un trésion de la gauche, à briller dans les médias et à séduire les alliés extérieurs. Mais à l'intérieur de son propre parti, l'union à tout l'air d'un échec cuisant.
Sa volonté d'effacer toute forme de contradiction interne ne fait que marginaliser les voies dissidentes. Quand des députés ou des candidat racisés réclament plus de radicalité ou une meilleure représentation, ils en paient le prix politique entre relégation, pression et menaces de suspension. À force de tout vouloir lisser, Tondelier a transformé son parti en cocotte minute prête à exploser.
Et on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité. Si vous aimez le récap et que vous avez envie qu'on discute ensemble, de connaître les coulisses de l'émission ou même de pouvoir choisir et proposer des sujets, je vous attends sur le canal de discussion Instagram. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'info.
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La France appelle à la démission de Francesca Albaé, la rapporteur spéciale de l'ONU pour les territoire palestinien après des accusations relayées par la députée Renaissance Caroline Yad. Le ministre des affaires étrangères Jean-No Barre a dénoncé à l'Assemblée nationale des propos outranciers et coupables tenu selon lui par l'experte de l'ONU sur Aljazira. Mais en réalité, l'accusation repose sur un montage vidéo tronqué largement diffusé par les soutiens d'Israël qui déforme l'intervention de Francesca Albananaisé.
Cette dernière est régulièrement prise pour cible par le gouvernement israélien et ses soutiens en raison de ses rapports dénonçant les violations du droit international. Dans la vidéo complète, on voit qu'elle n'a pas qualifié Israël d'ennemi communité, mais elle dénonce un système qui ne permet pas d'amener en justice Israël. Une fake news donc qui était vérifiable, mais le ministre des affaires étrangères n'a pas pris le soin de vérifier avant d'engager la responsabilité de la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU qui désormais réclame le départ de la rapporteur spéciale sur la base de propos qui n'en a jamais été tenu.
La présidente du groupe insoumis à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, a quant à elle réclamé des excuses au ministre des affaires étrangères. Plus la décision était rendue tôt, mieux je me portais, a déclaré Marine Le Pen en réaction à la date du verdict de son procès en appel sur les assistants parlementaires. La Cour d'appel rendra donc sa décision le 7 juillet 2026.
Les yeux seront donc rivés sur les peines prononcées pour savoir si Marine Le Pen pourra ou non se présenter à l'élection présidentielle de 2027 ou si à défaut c'est son numéro 2 Jordan Bardella qui représentera le parti. Au lendemain de la fin de son procès, son avocat Rodolphe Boselt explique que l'ancienne chef du RN avait un fond fataliste. Selon les informations de RTL, c'est la même ambiance qui commence à s'installer en interne.
Un député RN estime que Le Pen aurait abdiqué face à la lourdeur des réquisitions. On le rappelle, elle risque 4 ans de prison dont 3 ans avec surcis et 100000 € d'amende en cas de condamnation définitive. Une zone économique libre dans le Donbas, c'est la proposition des États-Unis pour relancer un 3è round de négociation de paix entre l'Ukraine et la Russie.
Hier soir, le président ukrainien Volodimir Zelinski a confirmé que des nouvelles discussions auront lieu avec la Russie potentiellement dès la semaine prochaine. L'idée d'une zone de libre échange dans le Donbas est poussée notamment par la diplomatie américaine mais n'est pas au goût des concernés. Zelinski a déclaré que cette idée ne convenait ni aux Ukrainiens ni aux Russes.
Ce n'est pas évidemment ce qui va décourager Donald Trump qui a fait des conflits mondiaux une opportunité pour faire du business. Les États-Unis ont proposé d'accueillir pour la première fois une réunion entre les équipes de négociation russes et ukrainiennes. Le cesser le feu est un besoin urgent pour les Ukrainiens alors qu'en ce moment à Kiev, près de 3000 immeubles sont sans chauffage à cause des frappes russes sur des infrastructures énergétiques dans tout le pays.
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Marine Tondelier