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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 6 octobre 2025 37 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécurité

Philippe Ballard : "La dissolution de l’Assemblée nationale est la seule issue !" (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:17OuverteRéponse directe

    Pourquoi la dissolution de l'Assemblée nationale est-elle la seule issue selon vous ?

  • 4:02OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur l'union des droites ?

  • 6:20FerméeRéponse partielle

    Est-ce que dans certaines circonscriptions, si vous y allez seul, vous perdrez ?

  • 6:54FerméeÉludée

    Êtes-vous prêts à avoir des candidats uniques avec LR au premier tour ?

  • 19:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'était digne de la part de Sébastien Lecornu de démissionner dès ce matin ?

  • 23:07OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il n'est pas temps de prendre de la hauteur et de considérer les choses avec un prisme différent ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09Invité politiqueFait
    « Il y avait ce qu'on appelle les lignes vertes, c'est-à-dire emprunter ce chemin en ce qui concerne l'immigration, notre contribution au budget de l'Union Européenne, la lutte contre la fraude fiscale, sociale, arrêter ces subventions pour les énergies intermittentes. »
  • 0:23Invité politiqueFait
    « Il y avait des lignes rouges aussi qui ont été franchies par M. Barnier notamment, et on avait voté la censure, des remboursements de certains médicaments, les retraites qui n'étaient pas revalorisées. »
  • 1:20Invité politiqueChiffre
    « 53% des Français n'en veulent plus. »
  • 1:51Invité politiqueChiffre
    « une immense majorité de Français, y compris chez les sympathisants RN, en tout cas dans l'électeur ARN, ils sont pour un gouvernement d'union nationale. »
  • 5:09Locuteur non identifiéChiffre
    « 70% veulent moins d'immigration, veulent plus de sécurité. »
  • 5:12Locuteur non identifiéChiffre
    « 80% considèrent qu'il y a trop d'assistanat, qu'il faut que le travail pique plus. »
  • 9:00PrésentateurFait
    « Un gouvernement qui a tenu 14 heures, on n'a pas vu ça depuis la Révolution française. »
  • 13:48InvitéChiffre
    « la prime de risque a augmenté entre 6 et 10 points de base, pratiquement, par rapport à l'Allemagne. »
  • 17:05Invité politiqueChiffre
    « 1 300 euros de dette. »
  • 18:38Invité politiqueChiffre
    « 0,10, ce sont des milliards, des dizaines de milliards. »
  • 33:21InvitéFait
    « on nous avait promis la rupture, on se retrouve avec des chevaux de retour »
  • 34:24Invité politiqueFait
    « c'est la Macronie en perdition, c'est le radeau de la méduse »
  • 36:08Invité politiquePromesse
    « on espère que ce sera Marine Le Pen avec une majorité à l'Assemblée nationale »
  • 36:31Invité politiqueFait
    « on peut poser la même question en cas de dissolution de l'Assemblée nationale »

Temps de parole

  • Philippe Ballard43 %
  • Présentateur24 %
  • Invité7 %
  • Invité 27 %
  • Locuteur non identifié4 %
  • Locuteur non identifié 24 %
  • Locuteur non identifié 34 %
  • Locuteur non identifié 44 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Philippe Ballard

On a des lignes vertes, par exemple les lignes vertes, la lettre de Marine Le Pen le 25 juillet à François Bayrou. Il y avait ce qu'on appelle les lignes vertes, c'est-à-dire emprunter ce chemin en ce qui concerne l'immigration, notre contribution au budget de l'Union Européenne, la lutte contre la fraude fiscale, sociale, arrêter ces subventions pour les énergies intermittentes, je pourrais continuer à dégrainer la liste comme ça. Voilà, empruntons ce chemin, on peut trouver des compromis là-dessus. Alors il y avait des lignes rouges aussi qui ont été franchies par M.

Barnier notamment, et on avait voté la censure, des remboursements de certains médicaments, les retraites qui n'étaient pas revalorisées, bon voilà, il peut y avoir des lignes vertes et des lignes rouges. Mais après il y a un problème aussi un peu fondamental, je vais dire démocratique. Moi j'ai rencontré des électeurs qui m'ont dit, qui m'ont fait confiance, et qui m'ont dit mais attention, les compromis, attention, parce qu'on ne votera pas pour vous, si vous transigez sur l'immigration, la sécurité, les impôts, les taxes, donc il faut aussi faire attention à ça. Non mais il faut y faire attention quand on emploie le...

0:54
Invité

Le Parti Socialiste est dans votre position, les LR sont dans votre position, c'est-à-dire que leur base leur disait attention, on n'acceptera pas les compromis.

1:02
Philippe Ballard

C'est la démocratie, c'est... voilà, et ce qui a tout faussé la genèse de la situation actuelle, c'est ce qu'on a appelé le Front Républicain, voilà, il n'y a aucun programme, et il y en avait un, c'était battre le Rassemblement National, donc les maléanches unistes se sont désistés pour les macronistes, et puis les macronistes pour les maléanches unistes.

1:15
Locuteur non identifié

Et les électeurs après ont fait leur choix.

1:16
Philippe Ballard

Mais les électeurs ont fait leur choix, sauf que là, il y a un sondage élable qui est sorti, 53% des Français n'en veulent plus. Oui, mais j'entends votre analyse, Philippe Ballard, mais c'est une analyse en même temps de parti, partisane pour le coup. Chaque parti dit, mes électeurs, mes militants, et évidemment mes cadres, veulent qu'on applique notre programme, rien que notre programme, tout notre programme.

Mais, mais, mais, lorsqu'on fait des sondages depuis des années, puisqu'en gros on est dans une crise politique larvée depuis des années, et une défiance depuis des années, tous les sondages montrent qu'une immense majorité de Français, y compris chez les sympathisants RN, en tout cas dans l'électeur ARN, ils sont pour un gouvernement d'union nationale. D'union nationale, avec des Français qui disent, franchement, les divisions, il y en a ras-le-bol. Effectivement, sur certains points, vous êtes majoritaire sur l'immigration, la sécurité, sur même l'Europe, certains critiquent l'Europe, mais sur l'économie, vous êtes minoritaire, sur les retraites, vous êtes minoritaire.

Donc, il y a un paradoxe dans tout ça.

2:17
Présentateur

Regardez Philippe Ballard, regardez Philippe Ballard, parce que je sais que quand on a un Premier ministre qui démissionne, on se dit que les téléspectateurs n'étaient pas devant leur télévision, devant LCA, à 10h45, on passe des petits extraits, comme ça, ça permet d'informer les gens. Mais moi, c'est pas ce que je souhaite faire là. Je trouve que Sébastien Lecornu a eu, il a été inspiré, il a eu le courage de mettre un point, de mettre le doigt sur un sujet qui est une pathologie nationale.

Et je trouve que c'est courageux de la part d'un homme politique de dire, en France, ça va pas, on fonctionne mal, que ce soit à gauche, à droite, au RN, au Parti Socialiste, et les LR, regardez ce qu'il dit encore une fois, ce serait simple, regardez.

3:00
Locuteur non identifié

Les partis politiques continuent d'adopter une posture comme s'ils avaient tous la majorité absolue à l'Assemblée Nationale. Et au fond, je me suis retrouvé dans une situation dans laquelle j'étais prêt à des compromis, mais chaque parti politique veut que l'autre parti politique adopte l'intégralité de son programme.

3:19
Philippe Ballard

C'est un peu vrai, ça, quand même. Oui, mais on est très à l'aise pour en répondre, parce que nous, vous voyez, on voit des propositions de loi ou des projets de loi qui ne viennent pas de chez nous. Moi, je vous donne des exemples, la loi sur les narcotrafiquants, la loi sur la simplification administrative, la loi pluriannuelle sur l'énergie, et je pourrais continuer à dégrainer, on a voté. Par contre, nous, quand on propose un texte de loi, je pense à l'endométriose, par exemple, mais personne ne la vote sur l'endométriose. Là, on s'était dit, pour le coup, ça va passer. Même pas. Donc voilà, on est face à des gens sectaires dans l'hémicycle. Mais on n'est pas sectaires.

Moi, j'ai voté des textes. La délinquance des mineurs, c'était M. Attal, pour ce qu'il avait présenté. Ça allait dans le bon sens. Ça allait pas assez loin, mais on la vote. Voilà. Donc, franchement, on n'a aucune leçon à recevoir.

4:02
Invité

Est-ce qu'on est en train de vivre, finalement ? Ça va donner lieu à quelque chose, c'est-à-dire à un bouleversement du paysage politique français. On pense, par exemple, à l'union des droites. On a entendu Marion Maréchal, tout à l'heure, qui l'appelle à la faire, à la bâtir. Maintenant, elle a tendu la main, par exemple, à Bruno Rotaillot. Quelle est votre position, aujourd'hui, sur cette union des droites ?

4:19
Philippe Ballard

Je vais vous citer Marine Le Pen, dans un premier temps, qui a dit, nous, on est pour l'union des nationaux, et Jordan Bardella, qui dit, on tend la main à tous ceux qui sont sincèrement patriotes et souverainistes. Voilà. Donc, en fait, ça se fait dans les urnes, au deuxième tour, cette union des droites. Qu'est-ce qu'on dit aux gens qui ne sont pas de droite, mais qui sont patriotes, qui sont souverainistes ? Mais effectivement, il y a un certain nombre de valeurs que l'on peut partager avec les l'air, mais pas quand ils se comportent comme ça, là. Moi, je n'ai pas envie d'aller jouer à la maternelle dans la cour de récréation.

4:50
Présentateur

Regardez ce que disait, il y a quelques minutes, sur notre antenne, Bruno Rotaillot, justement, sur le programme des droites.

4:57
Locuteur non identifié

Et j'observe que la majorité nationale, c'est-à-dire la France des zones et de gens, la majorité silencieuse, 70% veulent moins d'immigration, veulent plus de sécurité. 80% considèrent qu'il y a trop d'assistanat, qu'il faut que le travail pique plus. On doit pouvoir construire un socle, vous voyez, pour les Français, pour servir notre pays, justement, en oubliant, précisément, tel ou tel parti, ou tel ou tel objectif. Le seul objectif, c'est l'intérêt général, l'intérêt supérieur de la nation.

5:28
Présentateur

Il est un peu sur vos plates-bandes. C'était il y a 10 minutes, dans le studio d'à côté, le TF1, juste ici, juste derrière.

5:35
Philippe Ballard

Donc, il est... Voilà. Alors, je ne sais pas, la question portait sur quoi ? Sur l'Union des droites ? Non, ce n'était pas du tout sur l'Union des droites.

5:41
Invité

C'était l'étape d'après.

5:43
Philippe Ballard

Oui, mais on peut partager, voilà ce que dit Bruno Rotaillot. C'est suffit de lire les sondages. Et c'est ce que nous pensons. Mais après, pourquoi se sont-ils fourvoyés dans un gouvernement macroniste, avec les résultats que l'on connaît ? Enfin, on va prendre un exemple. Les visas accordés aux étudiants algériens. Enfin, l'ambassade de France se félicite à Alger. Le Quai d'Orsay se félicite qu'on en accorde encore plus. Et Bruno Rotaillot dit, non, non, ça, ça ne va pas. Mais on ne peut pas gouverner un pays dans ces conditions-là. Donc, il y a un moment, il faut être clair, il faut prendre des décisions. Et là, ils prennent la décision de partir.

On a compris que c'était pour un problème de personnes plus que de lignes politiques. Pour aller un peu plus loin et se projeter, si jamais il y a une dissolution et que vous avez des élections législatives anticipées, est-ce que, dans les circonscriptions, il y a certaines circonscriptions où, si vous y allez seul, vous perdrez ? Il y en a pas mal. Non, non, mais attendez, vous n'allez pas avoir 450 députés, Philippe Ballard, si vous avez des élections. Donc, ce que disent Marion Maréchal et même certains LR en coulisses, il faut qu'on ait un candidat unique dès le premier tour.

Premièrement, est-ce que vous êtes prêts, dans certaines circonscriptions difficiles pour vous, à avoir des candidats uniques avec LR ou au premier tour ? Attendez, je pose une question à Philippe Ballard. Moi, je pose une question. On détend, on détend. Premièrement, au premier tour. Et deuxièmement, quand vous entendez Bruno Rotaillot, qu'est-ce qui vous empêche de gouverner ensemble ? Ah ben, je vais vous dire, moi, je l'ai vécu en commission des affaires culturelles cette semaine à l'Assemblée, où c'est un LR qui a été élu à la présidence. On a, je ne le dis, on a gilé pendant plusieurs jours et il m'a dit, mais vous n'en faites pas, tu auras la vice-présidence de cette commission.

Eh ben, on n'a pas eu la vice-présidence de la commission parce que LR, soit ils sont partis au moment du vote, soit ils n'ont pas tiré leur candidate. Donc moi, négocier avec des gens qui n'ont pas de parole, ça me pose un vrai problème quand même. Donc vous vous êtes senti trahi aussi ? Ah ben, je lui ai dit, oui. Ah bon ? Ah ben oui. Écoutez, quand on passe à deal, comme l'on dit, parce que c'était une commission qui était socialiste, donc ils voulaient la récupérer, nous aussi. Mais on se met d'accord, sauf que le jour du vote, ce n'est pas respecté. Donc moi, ça me pose un problème. Mais sur le candidat unique au premier tour ?

Alors pour les circonstructions, est-ce qu'il y a des circonstructions où le LR sera mieux passée que nous, à mon avis ? Ça doit se compter sur les doigts d'une main. En conquête ou encore moins.

8:06
Présentateur

Mesdames, Messieurs, si vous prenez LCI en cours, sachez que nous sommes face à une situation quelque peu trop traumatisante, inédite, totalement inédite. Le gouvernement tel qu'il a été décrit hier soir par LCI, le nouveau gouvernement de la France, Premier ministre Sébastien Lecornu, a donc démissionné ce matin. Présentation de la démission de Sébastien Lecornu à Emmanuel Macron qui l'a accepté. Sébastien Lecornu s'est exprimé peu avant 11h, avec des accents de sincérité, d'humilité, qui étaient assez intéressants.

Il a dit quelques vérités, surtout à Bruno Retailleau, qu'il considère comme le responsable de ce naufrage, puisque Bruno Retailleau, considérant que Bruno Le Maire, ministre de la Défense, n'avait pas à figurer dans ce gouvernement, a fait comprendre qu'il ne participerait plus. Donc ça a été vraiment un cataclysme. C'est un saut dans l'inconnu, absolument, sur le plan institutionnel, politique pour les Français. Un gouvernement qui a tenu 14 heures, on n'a pas vu ça depuis la Révolution française, ça n'existe pas. Il y a eu des gouvernements de un jour sous la Troisième République, de deux jours sous la Quatrième, mais 14 heures, ça n'existe pas.

9:11
Invité

Et là on voit Matignon, c'est une porte close, puisque Sébastien Lecornu a invité ses ministres, démissionnaires donc, à déjeuner, ça se passe en ce moment même, en l'absence de Bruno Retailleau. Un point concret sur le calendrier. Il devait y avoir des passations de pouvoir aujourd'hui. Il n'y en a pas. Il devait y avoir un conseil des ministres.

9:29
Présentateur

Il n'y en a pas, bien évidemment.

9:30
Invité

Demain, il devait y avoir une déclaration politique générale.

9:33
Présentateur

Et il n'y en aura pas. Effectivement, pour l'instant, le seul rendez-vous qui est tenu, là, c'est, on imagine, Sébastien Lecornu avec ses ministres démissionnaires. Donc on imagine Annie Gennevar, on imagine Elisabeth Borne, on imagine Éric Wörth, là, autour, qui aurait pu être un pot normalement d'arrivée. Oui, c'était prévu comme ça ! Quand on a, je le redis, Julien, quand on a envoyé nos équipes ce matin, sur place, là, ici, à Matignon, les journalistes partaient en équipe pour faire filmer les passations de pouvoir. Eh bien, ils vont filmer le pot d'adieu. C'est le pot d'adieu, le pot de départ de Sébastien Lecornu et des ministres démissionnaires.

Et effectivement, deux choses, la réunion, les Républicains, qu'on a vécu en direct, on vient de me dire en participant, je n'avais pas fait attention, mais où était Laurent Wauquiez ce matin ? Pas physiquement, il n'a pas voulu se connecter non plus en visioconférence à cette réunion, alors qu'il fait partie de ce comité stratégique. Certains disent, regardez, en gros, traduction, je vous l'avais bien dit, ce qui allait se passer, il ne fallait pas rentrer dans ce gouvernement. En gros, vous avez voulu y aller ? Regardez les conséquences aujourd'hui. Donc vous voyez déjà ce qui est en train de se dessiner avec un zoom, une focale puissance 1000 de ces dernières heures.

Et puis un élu, là, vient de me dire, mais tout ce qui est en train de se passer, et c'est ce que disait Pascal sur la Maison France, en quelque sorte, l'entreprise France, vous aviez normalement des nominations qui devaient avoir lieu. Donc conséquences en cascade, la Poste, la SNCF, tiens Jean Castex, ils devaient être auditionnés mercredi par les commissions. Alors ça, normalement, il n'y a pas de souci, vous pouvez être auditionnés par les commissions. Mais il faut que ça soit ratifié en Conseil des ministres. Donc il y ait un gouvernement. Ça, ça va devoir attendre. Ça peut paraître anecdotique... C'est pour la RATP ? Pour la SNCF.

Ça peut paraître anecdotique, mais ces conséquences-là, qui sont congles.

11:13
Invité

Jean-Pierre Farandou, l'actuel patron de la SNCF, devait partir déjà l'an dernier parce qu'il y a un problème de limite d'âge. Puis alors, de 6 mois en 6 mois, finalement, le CDD est prolongé, et peut-être qu'on va retrouver le même président de la SNCF. Mais moi, je pense que la dimension du temps va jouer un rôle quand même. Là, il est 13h46, situons-nous demain matin. La pression quand même, la pression va monter sur le président de la République. C'est-à-dire qu'on commente un peu à chaud, la blessure est chaude, elle va se refroidir. Mais le malade est toujours malade, s'il voulait. Demain, il y aura en effet des ministres démissionnaires, mais il y a des décisions à prendre.

Et puis l'opinion, elle regarde quand même le pouvoir. Quand on entend dire que le président doit présider, oui, il doit quand même présider. C'est-à-dire qu'il faut conduire le pays. Et là... Il y a une guerre en Europe. Il y a des situations extrêmement baroques. On parle de Bruno Le Maire, ministre des Armées, démissionnaire. Si jamais cette situation perdurait, on serait amené à le voir, prendre des décisions, prendre la parole. Bien sûr. Parce que le gouvernement a 14 heures, comme le dit Eric, mais dans une heure, il en aura 15, etc. C'est toujours des ministres, même s'ils sont démissionnaires. Et donc, le truc ne peut pas durer pendant 107 ans. À un moment, l'opinion va se retourner.

Pascal, je voudrais que vous commentiez

12:33
Présentateur

ce graphique. Mesdames, Messieurs, regardez ce graphique. Vous allez voir un graphique avec une courbe qui se casse la figure soudainement. Que se passe-t-il quand elle se casse la figure ? Eh bien, le monde entier, les investisseurs apprennent que le Premier ministre de la France, encore une fois, est démissionnaire.

12:49
Invité

Après 14 heures, Pascal. Alors ça, c'est le CAC 40, en effet. C'est les 40 valeurs les plus importantes en bourse, en France. Et vous avez ce mur qui correspond la partie verticale, ça correspond à l'annonce de la démission du Premier ministre. Mais quand on rentre dans le détail, ce qui est très intéressant, c'est de voir qu'un certain nombre de valeurs qui se projettent vers l'extérieur sont toujours plutôt bien notées, qu'en revanche, les trois grandes valeurs bancaires se sont effondrées de 5 à 6 %. Et on voit bien qu'il y a un lien direct, il y a un lien de causalité entre l'instabilité politique et la situation financière du pays. Le point faible, ce sont les banques.

Les banques, c'est les outils de financement de l'économie. Et il y a un deuxième élément que vous évoquez, Éric, les prêteurs ont immédiatement réagi. Les taux, la prime de risque, si vous voulez, la maison en France a été considérée comme encore plus risquée, la prime de risque a augmenté entre 6 et 10 points de base, pratiquement, par rapport à l'Allemagne. Et donc, on nous prête aujourd'hui à 3,60. C'était moins de 3,50 il y a 72 heures, à peu de choses près. Ce sont des indicateurs qu'on ne peut pas ignorer parce que ce ne sont pas simplement des indicateurs théoriques, c'est aussi ce qui détermine le prix de l'argent pour les ménages français et pour les entreprises françaises.

Donc, il y a urgence, Arlette. Et pour l'État. Mais plus que l'État, il y a la charge des emprunts, mais il y a aussi le prix de l'argent pour les ménages et pour les entreprises. Il y a urgence. C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron va devoir trancher

14:22
Locuteur non identifié

et vite. Alors, ce n'est pas son genre. En plus, il s'est dit à la pression, il déteste ça. Je voulais juste dire à tous ceux, petit mot, alors, pardon, avec un peu d'ironie, à tous ceux qui ont envie d'être ministre, qui ont envie de faire une carrière politique, il faut avoir des nerfs en Macronie. Parce que, globalement, soir des Européennes, il annonce la dissolution. Il y a tous ceux qui étaient au gouvernement, y compris à Matignon, qui s'appelle Gabriel Attal, badaboum, terminé. Il a dissous sa majorité, gouvernement, terminé. Ils ont attendu jusqu'au mois de septembre en expédiant les affaires courantes.

Hier, pas depuis un mois d'ailleurs, depuis la nomination de Sébastien Lecornu, on attendait le nouveau gouvernement. Qui allait rester ? Qui allait partir ? Hier, paf, ça y est, il y a tous ceux qui attendaient en se disant je reste, je pars, ils apprêtent. La plupart d'entre eux restent dans leur poste. Donc, ouf, super, sympa, je conserve mon portefeuille. Et aujourd'hui, ce matin, ils se réveillent avec un Sébastien Lecornu qui démissionne et tout est par terre. Même chose pour ceux qui espéraient, c'était le dernier train dans lequel ils pouvaient montrer pour devenir ministre d'un gouvernement puisque c'est quand même la fin du mandat.

Donc, avis amical qu'aurait pu donner, je m'étonne qu'il n'ait pas été donné par l'homme qui anime cette émission aujourd'hui, Éric Brunet. Éric Brunet. Mais, si vous n'avez pas de nerfs, ne faites pas de la politique. Surtout en ce moment. Ce n'est pas la peine. Sinon, allez chez le médecin d'urgence et prenez un soutien psychologique.

Moi, je m'étonne aujourd'hui, au fond, Philippe Ballard, que vous ne fassiez pas, vous ne disiez pas un grand merci à Emmanuel Macron parce qu'en quelques années, en fait, il leur a fait exploser la gauche, fait exploser la droite et balayer toute une catégorie d'hommes et de femmes politiques tout à fait respectables qui, en fait, sont aujourd'hui très affaiblis politiquement. Bruno Retailleau, là, l'exercice auquel il a été contraint de se plier, au fond, c'est épouvantable pour lui.

On ne peut pas, au fond, remettre en cause le fait que c'est un honnête homme qui croit en ses convictions et qui est quelqu'un qui s'est toujours battu à peu près dans le même sens et qui se retrouve aujourd'hui obligé d'aller aux 13 heures de TF1, je ne sais pas si on s'imagine ce que c'est, pour dire « Écoutez, en fait, je n'aimais pas Bruno Le Maire, mais ce n'est pas vraiment pour ça, mais c'est... » Donc, au fond, est-ce que vous ne devez pas lui dire un grand merci ? Là, il a balayé tout l'espace, non ? Ça devait être le rempart contre vous. Ce sera votre marche-pied, finalement, non ?

16:41
Philippe Ballard

Oui, lui dire merci, on aura peut-être un peu de mal. Ce qu'il faut avoir aussi présent à l'esprit, c'est que lors de la présidentielle 2022, il n'y a pas eu de campagne électorale. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais Emmanuel Macron a refusé tous les débats avant le premier tour. Et après, entre le deux tours, il y a eu un débat. En 2024, il y a eu ce front républicain. En fait, il a abîmé la France de tout point de vue. Vous avez raison, d'un point de vue politique, mais d'un point de vue financier. Enfin, on en parlait, 1 300 euros de dette. Alors, il y a la dette Covid, mais on aurait pu la faire autrement, ces 300 milliards sur les 1 300 milliards.

Sécurité, immigration, enfin, il a tout faux, tout faux, tout faux, tout faux, et y compris, effectivement, cet aspect purement politique. Ça devait être... Il faut se souvenir de la campagne de 2017, la Startup Nation, la Nation Pro-Business. Moi, à l'époque, je me disais, mais nous, en fait, on ne comprend pas très, très bien. Effectivement, nous, on peut être pro-business. Et ce n'est pas un souci, à condition que la concurrence soit loyale. Mais en fait, il n'y avait pas de ligne directrice. C'était le en même temps. Et on voit où le en même temps nous mène. Non, le en même temps, ça ne marche pas.

17:38
Présentateur

Des observateurs et des proches d'Emmanuel Macron ont rapporté qu'il y a quelque temps, et il avait dit, dans les grands mots qui pourraient le toucher, lui, sur le plan politique, il avait dit, « Vaut mieux un Premier ministre RN à Matignon jusqu'à 2027 que de donner le bâton à Marine Le Pen ou à Jordan Bardella présidentielle à partir de 2027. » Dans les moindres mots. Donc, aujourd'hui... On va faire les deux. Oui, oui. Aujourd'hui, il est clair que, je ne sais pas, si j'étais patron d'un parti politique, de gauche, les LR, le RN, que sais-je, moi, je n'irais pas.

Je pense que ce n'est pas du tout l'intérêt d'une formation politique de gouverner la France pendant quelques mois, là, jusqu'à la présidentielle.

18:26
Philippe Ballard

Parce qu'on a fait baisse de penser que c'est l'intérêt de la France qui passe avant toute chose et chaque minute compte, là, Pascal Perrin nous parlait de ce qu'on appelle le spread, l'écart d'auto entre la France et l'Allemagne, mais 0,10, ce sont des milliards, des dizaines de milliards. Je vous le confirme. Ce qu'il faut avoir présent à l'esprit, c'est que le premier poste budgétaire, ça va devenir le remboursement, on rembourse les intérêts, ce n'est même pas le capital. Donc voilà, politique migratoire, politique sécuritaire, il y a des mesures d'urgence à prendre. On sait très bien, n'étant pas à l'Elysée, qu'on n'aura pas toutes les clés sur la table.

Est-ce qu'il n'y a pas que des coûts à prendre ? Il y a des mesures désagréables à proposer. Si on fait ça, on rentre chez soi, puis on va se coucher. Donc il faut redresser la France, oui. Attendez, on n'est pas en train de vous dire que ça va être un chemin de pétale de rose.

19:19
Invité

Est-ce que c'était digne de la part de Sébastien Lecomtenu de démissionner dès ce matin ? Il y a Olivier Faure, ça nous a interpellé, le patron du Parti Socialiste qui a réagi après la prise de parole de Sébastien Lecornu. Je me demandais s'il restait un gaulliste dans ce pays. Il en restait un. Il vient de démissionner avec dignité et honneur.

19:37
Présentateur

Non mais effectivement, je ne peux pas dire la même chose. Attendez, attendez, arrêtons-nous là-dessus. Pardon, mais Magali, vous avez mille fois raison. Que ne l'a-t-on montré avant ? Ce tweet, il est incroyable. Je me demandais s'il restait un gaulliste dans ce pays. Il en restait un. Il vient de démissionner avec dignité et honneur. On aime toujours les politiques quand ils démissionnent. Ça, on les adore tous, les démissionnaires. C'est le patron du PS. Et que le patron du PS dit ça...

20:02
Philippe Ballard

Quand le premier ministre, enfin, ancien premier ministre, M. Lecornu, avait dit je renonce au 49-3, Marine Le Pen avait dit oui, c'est plutôt respectueux des institutions. Après, il y a la forme et le fond. Enfin, je pense que M. Lecornu doit quand même avoir la dent dure contre Emmanuel Macron parce que, un, c'est lui qui l'a nommé, mais enfin, tout le gouvernement qui a été dessiné, notamment hier, c'est Emmanuel Macron qui a tenu la main de M. Lecornu. Donc, ben voilà, il paye l'addition à la fin.

20:31
Présentateur

Mais alors, j'ai une bonne nouvelle pour vous parce que Gilles Platré, le maire de Chalons-sur-Saône, le maire d'hiver droite de Chalons-sur-Saône est avec nous. Gilles Platré, bonjour. Bonjour. Il y a sur le plateau, figurez-vous, Philippe Ballard du Rassemblement National. Vous savez, nous, les journalistes, on aime bien que les événements se passent sur nos chaînes. Je vous propose de jeter là l'acte 1 de l'union des droites. Vous êtes peut-être chez vous à Chalons-sur-Saône. Là, dans le studio, il y a le RN incarné par Philippe Ballard. Allez-y, unissez-vous puisqu'il paraît que c'est imminent, tout ça.

21:04
Philippe Ballard

Bon, M. Ballard est un homme très estimable et je n'ai aucun grief contre lui, mais je ne répondrai pas, hélas, en direct et tant pis pour le scoop à la proposition que vous me faites. Je pense qu'on est au contraire dans un contexte où les partis politiques sont en train de montrer toutes leurs limites. C'est peut-être une crise macronienne, mais c'est surtout une crise du régime politique. C'est une crise des partis qui, aujourd'hui, honnêtement, sont complètement détachés des considérations d'intérêt général et se retrouvent finalement dans une espèce de bocal où ils se tirent la bourre les uns les autres sans aucune solution pour les Français.

Pour moi, ce n'est pas une crise institutionnelle. Nos institutions sont solides. C'est une crise des partis politiques qui ne dépassent rien de leurs différences et qui n'ont rien à souhaiter les Français, quels qu'ils soient, d'ailleurs. Donc, vous voyez que l'Union n'est pas encore pour demain.

21:50
Invité

Est-ce qu'on est en train, tout de même, de vivre un moment charnière ? Est-ce que cette crise, elle va donner lieu peut-être à une recomposition du paysage politique en France ?

21:58
Philippe Ballard

Écoutez, je n'en sais rien. La grande recomposition, elle aura lieu en 2027. Et je ne crois pas une seule seconde, et je ne le souhaite pas d'ailleurs, que le président de la République démissionne avant cette date. Pourquoi ? Parce que dans le désordre complet et l'image d'ailleurs terrifiante que nous sommes en train de donner notre pays à l'extérieur, il y a un pôle de stabilité, c'est les institutions de 1958. Donc, si Emmanuel Macron devait démissionner maintenant, ça veut dire qu'il accuserait sur lui-même l'intégralité de la situation. Et pour moi, c'est une mauvaise chose.

On peut le rendre responsable de la dissolution, on peut le rendre responsable de l'instabilité politique, mais aujourd'hui, ça n'est pas le rôle du président de la République qui est en jeu. C'est l'incapacité des partis politiques à s'entendre pour essayer de tirer la France du néant. Je ne suis pas un soutien, et vous le savez très bien, je l'ai souvent dit sur votre antenne, je n'ai jamais voté une seule fois Emmanuel Macron. J'ai refusé toutes ses invitations lorsqu'il essayait de redorer son blason avec le grand débat et il avait besoin des maires à ce moment-là. Donc, je ne suis suspect d'aucune connaissance avec lui. Mais franchement, ça n'est pas le sujet aujourd'hui, la démission.

Donc, il y aura une recomposition politique en 2027. Et hélas, avant cela, il faut trouver des solutions, mais qui ne soient évidemment pas des solutions partisanes, parce que vous voyez bien que ça ne fonctionne pas.

23:07
Présentateur

Mais est-ce que Gilles Platret, il n'est pas temps de prendre un peu de hauteur et de considérer les choses avec un prisme différent ? Considérons que les Français sont des gens singuliers. Je me souviens, il y a quelques années, pour TF1, il y avait une adaptation d'une émission de variété qui marchait dans le monde entier, qui devait acheter une boîte de production néerlandaise. Bon, voilà. Alors, tout le monde disait, puisque cette émission, c'était une émission du samedi soir, je ne sais plus laquelle, c'était bien avant The Voice, puisque cette émission marche dans le monde entier, elle marchera le samedi soir sur TF1, elle n'avait pas marché, finalement.

Nous sommes des gens singuliers, des téléspectateurs différents, bien sûr, mais nous sommes également des électeurs différents. Nous avons psychologiquement un mode de fonctionnement qui fait que nous adorons l'idéologie. Des Gaulois réfractaires. Des Gaulois réfractaires. Que nos partis politiques aiment bien, voilà, que ce soit leur programme, rien que leur programme, et si on touche un millimètre, ben, ils ne vont pas dans une coalition de gouvernement, ils ne votent pas pour un projet de loi, etc. Donc, simplement, vous dites, il faut de nouvelles solutions, mais elles n'existent pas, parce que le problème, finalement, ce n'est pas notre classe politique.

Le cornu, il n'est pas pire qu'un Premier ministre néerlandais, allemand, que sais-je, etc. Le problème, c'est nous, collectivement, on est des gens qui n'aiment pas les coalitions, on ne s'entend pas, on est dans notre truc idéologique. En guerre civile, les syndicats patronaux ou les syndicats salariés, c'est la même chose que les partis politiques. Donc, vous pouvez décréter tout ce que vous voulez en termes de changement au sommet de l'État. nous, nous demeurerons des Gaulois réfractaires. J'ai terminé mon petit édito, mais je suis convaincu que ça se passe aussi là. Gilles Platré.

24:51
Philippe Ballard

Alors, je ne sais pas s'il y a une question de psychologie, et moi, honnêtement, tant pis, je vais être sévère, et puis après tout, vous pouvez me mettre dans le sac aussi, puisque il n'y a pas encore si longtemps, j'exerçais des fonctions dans un des partis politiques dont je suis aujourd'hui sorti. Mais franchement, Éric Brunet, ce qui ne vous frappe pas, ce n'est quand même pas le manque de courage depuis toutes ces années à la tête de la classe politique. Est-ce que vous trouvez beaucoup de personnes courageuses dans la classe politique ? Vous nous dites que c'est un effet de système, finalement, c'est la France, c'est comme ça.

Mais non, il y a eu des périodes beaucoup plus intéressantes et beaucoup plus glorieuses, quelque part, sur le plan du courage politique, où on arrivait à trouver des solutions. Vous croyez que la solution n'était pas pire en 1958 ? Vous croyez qu'elle n'était pas pire après la guerre ? Donc, on a toujours trouvé des solutions. Mais là, on est face à une classe politique qui, en fait, ne joue plus que par démagogie. Regardez tous les partis politiques. Il n'y a plus de principe. C'est de la démagogie. Oui, De Gaulle. Vous parlez de 1958. Oui, De Gaulle. Est-ce qu'il y a un De Gaulle ? Alors, je pense qu'il faut trois choses, en fait, pour qu'émergent peut-être des solutions.

Et c'est forcément à l'horizon de 2027. Il faut évidemment une volonté, déjà, des Français pour arriver à sortir de cette situation. Je pense qu'elle l'est parce que, franchement, le degré d'exaspération est inédit dans ce pays. Il faut, quelque part aussi, la volonté de poser des mots sur les solutions. Voyez bien qu'on biaise à chaque fois parce que les partis politiques sont des démagogues aujourd'hui. Il n'y a pas de solution pensée. On regarde le dernier sondage et on dit qu'il faut qu'on dise ça ce matin parce que ça va plaire à nos auditeurs. Ce n'est pas comme ça qu'on fait de la politique. Et ensuite, effectivement, il faut que des chefs émergent.

Et là, on est quand même sacrément en panne, je vous l'accorde.

26:20
Invité

Gilles Plattray, vous parlez de solutions à partir de maintenant, là. C'est quoi ? C'est une dissolution ? C'est Emmanuel Macron qui renomme un nouveau Premier ministre ?

26:29
Philippe Ballard

Moi, j'ai, depuis l'été 2024, j'avais, d'ailleurs, mon frère du Figaro produit un texte en disant, et je pense que je n'ai pas à en changer beaucoup de lignes, en disant qu'il y a deux solutions. La pire serait effectivement une fraction. C'est ce qui se passe avec LR qui s'est fondue plus ou moins dans le macronisme. Alors là, il y a eu une petite crise d'adolescence en disant, finalement, on ne veut pas de le maire. Mais enfin, ils bossent quand même depuis 18 mois avec les macronistes sans que ça ne leur pose aucun problème de conscience. Donc, on va arrêter aussi de raconter n'importe quoi. Donc, il y a deux solutions. Ou bien on nomme un gouvernement technique, c'est-à-dire Pidou en 62.

On a des personnalités de la société civile qui pourraient être nommées à Matignon pour mettre les partis politiques face à leurs responsabilités mais en ne les sortant pas du panier de crabe des partis politiques. Ou la deuxième solution, alors celle-ci, évidemment, Éric Brunet a beau jeu de me dire qu'elle est impossible, c'est de mettre tous les partis politiques dans le même gouvernement avec une feuille minimaliste. Mais en tout cas, la seule solution que je vois moins, c'est un gouvernement dépolitisé avec des personnalités.

J'avais avancé à l'époque l'idée que le général de Villiers pouvait parfaitement être un profil intéressant et vous mettez les parlementaires face à leurs responsabilités avec quelqu'un qui justement ne sort pas de leur jeu et qui pourra parler directement au français en disant je vous prends en témoin, est-ce que les partis sont capables de travailler un jour pour l'intérêt du pays ? Et là, on en est encore loin. Gilles Platret, il faut un militaire pour réorganiser le paysage politique ?

Je dis simplement, je vous ai donné un exemple, ne me plaît de pas dire ce que je n'ai pas dit, je ne vous dis pas qu'il faut que l'armée prenne le pouvoir, je vous dis qu'il faut une personnalité hors de tout soupçon qui soit capable de parler au pays par-dessus les partis politiques. Je vous parle de Matignon en l'occurrence. On est bien d'accord ? C'est bien ce que j'ai dit. En tout cas, la solution immédiate, elle ne sortira pas du chapeau parce que, encore une fois, notre problème, c'est un problème de classe politique qui manque singulièrement de courage.

28:18
Invité

Merci beaucoup, Gilles Platret, d'avoir répondu à nos questions. Deux hommes sont donc au cœur de l'actualité. Sébastien Lecornu qui en ce moment même discute avec ses ministres démissionnaires et Emmanuel Macron. Que va-t-il faire ? Ce que va faire le chef de l'État ? On reste à Matignon. Léonard Attal, vous êtes sur place et il y a un déjeuner en cours entre le Premier ministre et ses ministres.

28:39
Locuteur non identifié

Oui, tout à fait. Déjeuner en cours depuis une heure maintenant ici à Matignon avec autour de la table le Premier ministre fraîchement démissionnaire et puis les ministres nommés il y a moins de 24 heures.

Ces ministres qui devaient initialement se réunir une première fois à 16 heures à l'Élysée pour un premier conseil des ministres par les budgets, par les peut-être comment éviter une censure, comment parler à la gauche non finalement ils n'auront qu'à gérer les affaires courantes et donc ce premier rendez-vous aujourd'hui ici à Matignon avec 18 ministres démissionnaires qui ont été conviants on a vu certains arriver dans leur cortège par exemple Catherine Vautrin la ministre démissionnaire du travail de la santé le ministre des affaires étrangères démissionnaire Jean-Noël Barraud mais un manque à l'appel c'est Bruno Rotaillot qui était il y a quelques minutes encore sur le plateau du 13h de TF1 et qui a fait le choix de ne pas se rendre à Matignon alors même que c'est de lui qu'est venue la rupture entre le premier ministre et le camp de la droite le camp des républicains en cause notamment la nomination aux armées de Bruno Le Maire Bruno Rotaillot estime que Sébastien Lecornu il a redit sur TF1 dans le JT de 13h que Sébastien Lecornu lui a caché cette nomination que la confiance n'existait plus entre le premier ministre et donc le patron de la droite le patron des républicains il y a fort à parier que Sébastien Lecornu pendant ce déjeuner on en saura évidemment plus à l'issue de ce rendez-vous est en train d'expliquer les raisons de son choix aux membres démissionnaires donc de son gouvernement

30:10
Invité

merci beaucoup Léonard direction maintenant l'Elysée c'est la bougrie où vous êtes sur place avec une pression maximale sur le chef de l'état aujourd'hui

30:18
Locuteur non identifié

Oui absolument qui voit les options se réduire au fur et à mesure que le temps passe signe des grandes crises des grandes zones de turbulences ici au palais de l'Elysée silence radio de la part de ces conseillers qui s'en tiennent à quelques mots laconiques en tout cas vous le disiez trois options sur la table pour Emmanuel Macron désormais va-t-il dissoudre l'Assemblée nationale va-t-il consulter Yael Brond-Pivet et Gérard Larcher comme c'est l'usage avant de prendre une telle décision va-t-il au contraire décider de nommer un nouveau Premier ministre là aussi c'est une probabilité même si c'est le troisième Premier ministre Sébastien Lecornu à avoir jeté l'éponge faute de majorité faute d'accord et puis dernière chose vous le savez cela fait des mois des mois et des mois que l'opposition en tout cas une bonne partie d'entre elles met sur la table la question de la démission du chef de l'état qui a très souvent rappelé qu'il en était hors de question mais c'est un sujet qui continue là encore d'infuser et de s'imposer ici tant la situation politique est grave et donc reste à savoir désormais ce que le chef de l'état va décider on ne sait pas non plus s'il va prendre la parole ou non dans la journée pour expliquer et donner les clés de lecture de ce que nous sommes en train de vivre

31:36
Présentateur

merci merci c'est là beau griou depuis l'Elysée les amis bien évidemment 14 heures c'est un record dans l'histoire de la république depuis 1789 aucun gouvernement n'a dit durer si peu longtemps pourtant on a connu la troisième république avec notamment le gouvernement de Frédéric François Marsal 1924 c'était il y a un siècle un jour on a connu la quatrième république avec André-Marie en 1948 8 jours on a connu le gouvernement André-Cueil le deuxième gouvernement André-Cueil en 1950 2 jours mais 14 heures ça on n'avait jamais vu alors on a sur ce plateau une Isabelle Saporta qui ne décolère pas d'abord vous en voulez terriblement à Bruno Retailleau

32:19
Locuteur non identifié

j'en veux pas terriblement à Bruno Retailleau mais je trouve que si vous voulez quand on aspire à être l'homme fort effectivement du gouvernement ce qu'il a été à oeuvrer comme il a oeuvré parce qu'on peut lui reconnaître ça pendant des mois je trouve que cette façon au fond de dire oui il y a une rupture de confiance avec le maire si c'est comme ça je m'en vais etc.

n'est pas lisible pour nous tous et alors moi il y a une petite information que j'aimerais bien mettre au jour ici qui a été révélée par nos amis du Figaro c'est quand même ils s'interrogent en fait vous savez normalement quand on a été ministre on a le droit à trois mois d'indemnité est-ce que là les gens qui sont restés aussi peu ministres vont avoir le droit à trois mois d'indemnité moi je pense qu'ils pourraient renoncer à leur indemnité je ne sais pas ce que vous en pensez parce que là franchement trois mois pour 14 heures en même temps c'est hyper rentable

33:03
Présentateur

ça va beaucoup agacer les français ce que vous évoquez

33:08
Locuteur non identifié

mais c'est vrai si c'est le cas

33:10
Présentateur

on va voir les réponses qui sont données mais si c'est le cas si ceux qui sont restés ministres 14 heures vont percevoir des indemnités pendant je ne sais combien de temps

33:18
Invité

ça va agacer beaucoup Philippe Ballard qui a dit on nous avait promis la rupture on se retrouve avec des chevaux de retour

33:26
Philippe Ballard

ça sans venir du LR du côté des LR

33:30
Invité

Bruno Retailleau le patron des LR sur le plateau du 13h de TF1 Bruno Retailleau qui fait partie pourtant de ce gouvernement

33:36
Philippe Ballard

c'est des mots que vous auriez pu vous-même encore une fois quand on entend tout ça quand on a regardé le 13h de TF1 ce sont des gens qui ont gouverné ensemble qui étaient prêts à éventuellement re-gouverner ensemble et quand les français encore une fois le 10 du mois le 15 du mois tirent la langue et n'arrivent plus à remplir leur caddie et qu'ils voient ça mais attention il y a une colère sourde qui monte du pays il faut vraiment tenir compte on joue avec le feu c'est pas le propos les propos autour de chevaux c'est pas digne quand même d'être un responsable politique il faut prendre un peu de hauteur on ne règle pas des comptes comme ça franchement ça me fait penser à la cour de récréation on en est à ce niveau là

34:18
Invité

mais vous avez compris ce qui s'est joué dans les heures

34:20
Philippe Ballard

les derniers ans c'est la Macronie en perdition c'est le radeau de la méduse c'est ce que Jordan Berdella a tweeté oui c'est vraiment ça c'est le radeau de la méduse et même Jacques Attali qu'on ne cite jamais mais dit c'est soit le radeau de la méduse soit l'arche de Noé avant le déluge c'est un petit peu entre les deux c'est rare quand on cite Jacques Attali mais là pour le coup

34:38
Présentateur

l'analyse est plutôt bonne donc désormais le président de la république a le choix entre quatre solutions un nouveau gouvernement un de plus c'est possible certains disent qu'il pourrait regarder du côté de la gauche la dissolution on sait que ce matin le président de la république a dit qu'il y réfléchissait qu'il n'avait pas pris sa décision une nouvelle dissolution une démission ça c'est a priori c'est pas vraiment un scénario qui le privilégie et puis un autre scénario là qui n'est pas de son fait c'est celui de la destitution qui est demandée par la France insoumise ça Philippe Ballard la destitution techniquement du président de la république par nos autorités institutionnelles il ne faut même pas y penser c'est trop compliqué

35:19
Philippe Ballard

il y a tout je crois il y a dix filtres à passer le dernier c'est les deux tiers de l'assemblée deux tiers du sénat et deux tiers du congrès c'est du Mélenchon c'est de la gîte propel les filles non mais c'est enfin voilà c'est un chemin qui est totalement non mais enfin Emmanuel Macron à côté de ça peut prendre ses responsabilités et se dire parce que là ce qu'il faut quand même voir aujourd'hui c'est que il n'y a plus de premier ministre il y a une personne qui est en première ligne tout seul exposé c'est Emmanuel Macron et c'est lui qui a mis le pays dans cette situation donc on n'appelle pas à sa démission mais il peut peut-être aussi réfléchir est-ce qu'une façon de débloquer la situation ce n'est pas de démissionner de l'Elysée et après une présidentielle vous le savez très bien il y a des élections législatives qui seraient il y a une vague comme on dit qui porte un parti le vainqueur on espère que ce sera Marine Le Pen avec une majorité à l'Assemblée nationale imaginez il y a l'éternel bah oui une démission c'est ce que je viens de dire alors démission

36:17
Invité

un point technique c'est la question qu'on se posait dans la rédaction ce matin mais si jamais il y avait une démission d'Emmanuel Macron aujourd'hui Marine Le Pen n'est pas éligible elle ne peut pas se présenter à une élection tant qu'il n'y a pas eu son prononcé en appel du mois de janvier nous sommes d'accord

36:31
Philippe Ballard

mais on peut poser la même question en cas de dissolution de l'Assemblée nationale parce qu'elle est en préfecture là c'est un poste député oui mais enfin le cheminot est à peu près pas tout à fait le même mais un peu et le préfet dirait le vendredi à 18h non vous ne pouvez pas vous présenter parce que vous avez été déclaré inéligible et là tribunal administratif conseil d'état conseil constitutionnel donc c'est un peu le donc elle se présenterait malgré tout

36:54
Invité

et après vous auriez des décours

36:55
Philippe Ballard

c'est le chemin qui serait parce qu'il y a cette phrase alors c'est pas du verbatim mais on en parlait avec Renopila du conseil constitutionnel qui dit qu'on ne peut pas priver en fait les électeurs du choix voilà les électeurs du choix je pense que quand on a été trois fois candidats à l'élection présidentielle deux fois au deuxième tour il y a quand même des éléments juridiques qui plaident en cette faveur