L'interview de Mohammad Amin-Nejad, ambassadeur d’Iran en France, en intégralité
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
français et à BFM, donc Mohamed Amin Nedjad est notre invité ce soir en direct. Bonsoir, M. l'ambassadeur.
Merci d'être avec vous sur ce plateau. Je vous laisse vous installer. On va vous interroger avec Ulysse Gosset ce soir.
Monsieur l'ambassadeur, une question très simple pour commencer. Après 20 jours de guerre, dans quel état se trouve l'Iran ce soir ? – Bonsoir.
Alors, en effet, vous avez tout à fait raison, il y a 20 jours, le 28 février, on était l'objet d'une agression, une guerre d d'agression américano-israélienne, avec le but de renverser le pays et de faire exécuter les plans de division de l tout ce qu'ils voulaient le faire et cela après six mois quand on était au mois de juin au milieu des négociations ils nous ont attaqué et puis il y a eu un arrêt d'attaques réciproques. Et puis soudainement, quand on était dans les négociations, deux tours de négociation avaient été faits. Le lundi, on se préparer d'avoir une négociation sur les aspects techniques.
Et soudainement, le samedi, c'était les deux pouvoirs – Un nucléaire, un soi-disant légal, l'autre caché, nous ont attaqué. – Là vous parlez des États-Unis et d'Israël ? – Et d'Israël, sûrement oui. – Je vous posais la question de savoir dans quel état est votre pays ce Ce soir, il y a un certain nombre de dirigeants, on le sait, et notamment le guide suprême Ali Khamenei qui a été tué.
Ce soir, Benyamin Netanyah, le Premier ministre israélien, dit que votre pays après 20 jours de guerre n'a plus la capacité de produire de missiles balistiques n'a plus la capacité d'enrichir d'uranium est ce que vous confirmez ça en effet les israéliens vous savez bien que surtout ce premier ministre et l'artisan du mensonge et de guerre vous vous souvenez que depuis l'année 90 il a prétendu toujours que l'iran a une distance d'une semaine deux semaines un mois avec l'arme claire et de cela il y a près de 40 30 ans nous on était l'objet d un bombardement illégal américain sur les installations nucléaires qui était sous la supervision de l'agence de l'énergie internationale de l'énergie atomique donc et on n'avait pas la possibilité d'enrichir ça veut dire que prétendre maintenant comme maintenant après 20 jours c'est cela non il n'était pas elle n'avait pas dit et l'agence aussi et en tout cas Il a visité les installations non bombardées, mais pour les installations bombardées par les États-Unis et l'Israël, on avait besoin d'un mécanisme spécial parce que c'était la première fois d'un bombardement des installations nucléaires pacifiques par une puissance étrangère par une attaque militaire donc s'agissant des responsables vous voyez pour nous la perte est immense c'est tout à fait normal mais comme dans la guerre de 12e jour j'ai eu J'ai eu l'occasion de parler avec vos collègues ici. Nous, nos dirigeants ne se cachent pas, malgré des prétentions, des accusations, des mensonges, qu'ils sont en bunker, en 40e étage sous la terre, non. Notre Christ suprême a vécu comme le peuple ordinaire.
Donc il n'a jamais changé sa maison. La preuve, c'est qu'il a été assassiné à avec son épouse, son fils, sa belle-fille, sa fille, ses neveux, ses petits-enfants. Donc nous, nos dirigeants ne sommes pas de derrière le peuple.
Ils sont toujours devant le peuple. Vous dites que la perte est immense et on comprend que l'Iran a été frappé durement et que les pertes sont immenses. Est-ce qu'aujourd'hui, vous considérez qu'il n'y a aucune négociation possible, il n'y a pas de retour possible à la table de négociation ?
Et est-ce qu'en ce moment même, vous avez toujours l'Iran des contacts avec les États-Unis ? Est-ce qu'il y a des négociations secrètes ou pas du tout et croyez-vous possible, encore une fois, que la guerre s'arrête avec une négociation ? Nous n'avons pas quitté la table de négociation.
On était autour de la table de Il faut demander à ceux qui ont quitté et qui ont donné un coup dur sévère à la diplomatie. Nous, les Iraniens, par la culture, l l'histoire. Nous, on est l'homme de légende, de dialogue et de compréhension mutuelle.
Est-ce que vous croyez qu'une reprise est possible? Une reprise du contact est-elle possible? Est-ce qu'il y a encore des contacts?
Le contact, je n'ai aucune information là-dessus. Est-ce que c'est possible ? Tout est possible, mais il y a des conditions.
On ne peut pas lâcher. Les autres allaient et après quelques mois seront de retour pour répéter parce qu'il n'y a pas ni la loi internationale, ni un mécanisme efficace international. Il n'y a pas une vraiment sériosité auprès des membres des Nations Unies, du Conseil des Nations pour qu'elles fassent en sorte qu'ils confirment leur mission de garantir la paix et la sécurité internationale.
Ça veut dire qu'il faut condamner l'agression quand Quand il y a le cas, il faut encourager les défenseurs de peur, de paix quand il y a la plasmée. Dans ces épreuves récentes, on a compris qu'il n'y a Il n'y a rien. M.
Trump, je crois, c'est le premier qui a détruit toutes ces règles internationales et il sait bien que les autres ne peuvent pas, n'osent pas ou ne veulent pas vraiment mettre un frein devant une expansion de violations des droits internationaux et des ormes en cours. – On reparlera du nucléaire dans un instant, on parlera de votre nouveau leader, Mojtabah Hamenei, et invisible depuis qu'il a été élu, on en parlera. Mais je voulais vous montrer d'abord une carte ce soir.
Voici, elle va apparaître ici, tous les sites pétroliers, gaziers, que votre pays a frappé ces dernières Est-ce que vous assumez ce soir de vouloir mettre à genoux l'économie mondiale ? Il faut vraiment prendre en en considération que nous, nous sommes dans une région avec les pays avec lesquels nous avons un sentiment, en ce qui nous concerne la République islamique d'Iran, un sentiment d'amitié et de fraternité. Mais vous les bombardez ?
Non, non. Écoutez, j'explique à vous. Il faut dire que l'agression contre l'Iran a eu un objectif à côté des Ça veut dire semer la discorde entre nous et les pays arabes, qui sont musulmans, la même culture, les mêmes proximités avec nous.
Et ils voulaient essayer vraiment d'un des objectifs, comme je vous ai dit, de faire oublier aux gens tout ce qu'ils ont fait à Pasa et ailleurs, et puis toutes ces exactions de Donc, pour nous, c'est une région où il faut qu'il y ait une paix. Nous, nous n'avons pas et nous n'avions pas aucune précédente d'agressivité. Nous n'avions pas et nous n'avions pas aucune précédente d d'agressivité et d'agression de la part d'Iran envers les pays frères arabes dans la région.
Et comment vous expliquez que vous puissiez bombarder, par exemple, Oman, qui était le lieu des négociations, qui était un pays qui voulait la Comment expliquez-vous que vous bombardez les infrastructures de gaz du Qatar? C'est incompréhensible pour les téléspectateurs. Oui, j'explique parce que vous voyez, vous devez refléter les Il y a des informations qui viennent aussi de la part des Iraniens, parce qu'en ce qui concerne l'Oman, on avait dit tout de suite, on a agi, on a dit que c'était un faux drapeau.
Nous n'avions pas l intention, ni volonté, ni aucune raison d'attaquer ce réserve pétrolier oumanien. En ce qui concerne les autres, nous sommes l'objet d'une agression militaire. Nous sommes l'objet d'une agression militaires américaines tous azimous et israël et puis ils ont les états unis ne sont pas dans notre région ils sont très loin de nous et non nous pouvons pas les toucher mais ils ont des bases militaires dans la région et nous avons annoncé et nous avons écrit noir sur blanc au secrétaire général des nations unies avant ces événements que les bases militaires et les intérêts américains dans la région sont des cibles légitimes pour notre force d'armée donc où il y a où il y a les intérêts américains où il y a une cible pour les iraniens et pour notre force armée donc pour vous tous les sites pétroliers de la région de ces pays là vous dites ce sont nos amis tous les sites pétroliers ou une bonne partie des sites pétroliers pour vous ce sont des cibles légitimes non pas tous les sites mais où il y a des intérêts américains c'est une cible pour les iraniens et le gaz c'est la guerre du gaz le gaz ça prive les iraniens de de gaz eux-mêmes.
C'est-à-dire que le peuple iranien est touché. Regardez, il faut demander à un agresseur qui a commencé à bombarder les installations gazières dans la région. Qui est-ce qu'il y a Nous, nous étions l'objet d'une attaque israélienne, américaine, dans le pass du sud, le gisement commun entre nous et les Gatari.
Donc, les frères en Gatari, ils savent bien qu'ils ne sont pas nos objectifs, notre cible. Par contre, ce sont des Américains où ils se trouvent. Et s'ils sont dans les hôtels, l'hôtel est l'objectif pour les Iraniens. – Vous ne redoutez pas une contre-attaque par exemple de l'Arabie saoudite qui commence à menacer ou même le Qatar qui s'interroge sur une riposte ? – Comme je vous ai dit, nous, ils savent bien que nos intentions ne sont pas le peuple et le pays de ces arabes non nous nos objectifs ne sont pas par contre comme je vous ai dit notre sentiment de fraternité d'amitié est toujours là et nous n'avons rien changé ni Ni notre peuple, ni nos dirigeants, ni nos forces armées.
Mais c'est une guerre, une guerre injuste, illégale, unilatéralement menée et soutenue par le silence ou par le soutien médiatique et autre avec les autres pays. Donc, les Iraniens ont la raison et nous, nous avons une mission de sauvegarder la vie de notre peuple, la dignité de notre Nous ne pouvons pas laisser qu'un pays au-delà de la planète vienne rayer, faire impulsion dans un pays qui vit Maintenant, on parlera d'Hormuz dans un instant. Mais toutes ces frappes depuis des jours et des jours sur les installations pétrolières, elles ont des effets sur nous, sur les Européens.
Je comprends — Notamment...
Mais attendez. Pardon. Pour vous, c'est ça l'objectif aussi ?
C'est de faire pression sur nous aussi ? — Bien sûr. Bien sûr. — Est-ce que c'est la stratégie du chaos ? — Non.
Jamais. Pourquoi la stratégie du chaos ? Vous voyez Vous voyez, quand le pétrole devient cher, la vie pour nous aussi devient chère.
Nous, nous produisons une limite quantité de pétrole et gaz que la majorité est consommée à l'intérieur du pays. C'est une petite partie qui sont à l'exportation et cela pour les sanctions illégales, illégitimes américaines et occidentales contre nous et nos installations pétrolières. Donc nous, nous exportons une partie mais nous importons beaucoup.
Nous importons la technologie, nous importons des équipements, nous importons beaucoup de machineries. Donc on sait bien que le prix viendra ça. On est dans le même bateau, mais qui est-ce qui est en train de faire basculer cette région ?
Celui qui dit depuis longtemps on devait, on devrait retenir et ne pas être impliqué dans la région parce que nous avons assez de pétrole. C'est celui qui est le directeur du centre national de la lutte contre le terrorisme américain qui vient de démissionner. Qu'est-ce qu'il a dit ?
Il a dit que non, l'Iran n'était pas une...
Oui, et puis...
Et puis, M. Trump a agi sous la pression des Israéliens et du lobby israélien aux États-Unis. Il faut le dire aux téléspectateurs qu'ils comprennent qui est-ce qui est ici le perturbeur de la région et d'affecter l'avis journalier de toute la planète.
Est-ce que l'Iran n'a pas pris un risque majeur en n'acceptant pas, par exemple, les inspecteurs de l'AIEA pour vérifier que vous n'étiez pas en train de fabriquer la bombe atomique ? Il n'y a plus d'inspecteur depuis des mois, avant la guerre. Vous voyez, monsieur, il y a deux jours, M.
Corossi le directeur général de l'agence de l'énergie atomique a dit à voix haute que nous n'avons pas aucune preuve qu'il y a un aspect militaire des activités iranières ça n'est pas ce qu'il m'a dit monsieur l'ambassadeur ça n'est pas ce qu'il m'a dit j'ai reçu Raphaël Grossi en début de semaine dernière il y a deux Raphaël Grossi me disait, pardon, Raphaël Grossi me disait, écoutez, les 440 kilos d'uranium enrichis à 60%, lui nous disait, il n'y a aucune raison d'enrichir de l'uranium à 60 % à ce niveau-là, si ce n 'est pour faire du militaire, premièrement, et il disait à terme, 400 kilos d 'uranium enrichi, ça permet de fabriquer 10 à 11 bombes nucléaires. Voilà ce que me disait Raphaël Grossi. OK, mais...
C'était le cas ? C'était le cas ? Vous aviez la capacité de fabriquer une bombe atomique?
Non. Écoutons, écoutons, écoutez. Nous n'avons jamais nié cette quantité d'uranium enrichi.
Mais qu'est-ce qui nous a interdit d'enrichir, de ne pas enrichir jusqu'à 60 % ? Ça était une activité sous l'hospice et la supervision de l'Agence de l'énergie atomique. Si on voulait faire autre chose, depuis 2004, maintenant plus de 20 ans, notre guide suprême a donné un fatwa, et dans le cadre duquel on est entré dans les négociations en 2013.
En 2015, on avait eu un accord avec la communauté international, les grandes puissances mondiaux, mondial. Et puis il y a eu 14 ou 16 rapports d'une même agence qui a confirmé la nature pacifique des activités nucléaires iraniennes. Et pas à 60%, monsieur l'ambassadeur.
Pourquoi pas ? Parce que ça permet de réussir jusqu'à 90%. Vous comprenez l Non, non.
Est-ce qu'on veut juger les intentions? Est-ce qu'il y a une preuve dans un rapport jusqu'à 2018 comme M. Trump arrivait très...
était très en pression de de sortir de cet accord. Est-ce qu'il y a eu un rapport, même dans le cas du passé, où il y a eu des preuves que l'Iran cherchait de s'auditer de l'arme atomique Et puis, aujourd'hui, après 20 jours, 12 jours s'étaient passés, c'est 20 jours. Si on avait une telle possibilité, une telle capacité, on devrait être très...
Vous voyez ? Donc, de passer...
Vous n'avez pas répondu à la question sur les 400 kg d'uranium enrichi et sur la négociation. Est-ce que, par exemple, il pourrait y avoir une sortie de crise une trêve, si vous acceptiez par exemple de livrer aux Russes ou aux Américains ces 400 kilos. Est-ce que c'est négociable ?
Est-ce qu'il y a une possibilité de négocier ? Dans les récentes négociations à Genève, Il y a eu l'envoyé spécial du gouvernement britannique qui a avoué que l'Iran a offert ce qui n'a pas été imaginable même. Donc, l'Iran était prêt et nous avons...
Demandez à votre ministre, demandez au président Macron quand à New York, l'année dernière, il y a eu des négociations...
Prêt à rendre les 400 kilos ? À abandonner ces 400 kilos ? Prêt à ça ?
C'est la proposition iranienne qui disait qu'on est prêts, l'une des...
En tout cas, de l'offre incroyable pour les autres, que nous, on est prêts à diminuer dans le degré, même moins de ce qu'on avait donné avant M. Obama. Donc prêt à diluer cette uraniole ?
Bien sûr. Ça, c'était le cas. Quel pays pouvait vraiment chercher l'arme atomique et puis donner une proposition de diluer à des degrés toujours sous la supervision et inspection de l'agence de l'énergie atomique.
Donc, parlons vraiment de ce qui est sur le terrain, très concrète. Il a dit oui, on peut toujours, même avec 20%, on peut aller vers la bombe dans le passé. Le central nucléaire iranien que les États-Unis avaient donné au mois de 50 en Iran, il était, il était en besoin de combustible de 90%.
C'était après qu'on avait fait 20%. Même pour 20%, nous, nous étions en...
Vous voyez, nous ne pouvions pas Nul pays ne voulait donner, et c'est nous, après avoir augmenté vers 20 % qu'on n'avait plus, et puis c'était à l'usage. Strictement médical et agriculture et dans tous les domaines de sciences qui est toujours là, expérimental à l'université du Téhéran. – Monsieur Lambrassella, on parlera de la répression dans un instant dans votre pays d'abord.
Une question, qui dirige l'Iran aujourd'hui ? Qui a dirigé dans le passé aujourd'hui ? C'est la même chose.
C'est qui ? Vous pensez que quelqu'un de Mars est venu sur la Terre Il y a derrière vous la photo de Moshtabah Hamenei, votre guide suprême, que personne n'a vu depuis des jours et des jours. On n'est pas obligé de mettre derrière une vitrine pour montrer à qui que ce soit.
Est-ce qu'il est vivant ? Bien sûr qu'il est vivant. Il est dans bonne santé, il est vivant.
Il est à Téhéran ? Vous voulez l'adresse de sa maison peut-être Non, je voudrais savoir s'il est vraiment en Iran, Bizan et...
Vous voyez, moi, je suis ici ambassadeur. Je ne demande jamais l'adresse de mon guide suprême où il dort ce soir ou l'autre jours, mais il est vivant, il est sous le contrôle, et puis si ce n'était pas le cas. Vous pensez que qu'est-ce qui pouvait arriver en Iran ?
L'Iran n'est pas un pays fédéral. L'Iran était un pays bien structuré, bien soudé, avec la direction. Vous avez vu que même avec le martyr de notre guide suprême, rien n'a pas changé dans le pays.
Est-ce qu'il est vivant et blessé ? Est-ce que vous pouvez nous donner plus d'informations sur son soin ? Vous voyez, mon frère.
C'est important parce que c'est le guide suprême. Je vous dis quoi Quand notre guide suprême est tombée martyr, la femme de notre actuel guide est morte. Sa fille est mortes.
Et ils étaient dans la même maison, avec le guide suprême, avec son épouse, avec la belle-fille de... avec la fille de le guide suprême.
Donc il y a, on On dit qu'il est blessé, mais si vous me demandez de confirmer dans quel degré, comment, je ne peux pas vraiment vous répondre. Mais monsieur l'ambassadeur, ce que vous nous dites, l'Iran est un grand pays et, on le sait, une immense histoire, 3 000 ans d'histoire. Vous nous dites que si le guide actuel n'était pas en mesure d'assumer, il y aurait quelqu'un d'autre qui lui succéderait ?
C'est ça que vous voulez dire ? Non, non, je ne dis pas. En tout cas, vous voyez, quand notre conseil des experts ont choisi le guide suprême, ils étaient sûrs qu'ils peuvent assumer, sinon ce n'est pas...
Ce n'est pas une dynastie, vous voyez. Ce n'est pas parce qu'il est le fils de notre guide suprême qu'il devienne le guide suprême. Non, ce n'est pas en Iran.
Pourquoi ne se montre-t-il pas au grand jour? Pourquoi ne se montre-t-il pas à la télévision? Attendez.
J'aime bien aussi le voir, mais si vous voulez demander ça, je peux transmettre vos souhaits, mais le pays est guidé et dirigé avec une sagesse qui est la sienne. Et le guide suprême supervise et juste aujourd'hui, il a envoyé un message pour condolérance, pour la perte de notre secrétaire du Conseil suprême de la Sécurité nationale. Alil Haridjani.
Alil Haridjani. Donc, il est toujours là, il est toujours Vous l'avez reconnu là, plusieurs hauts dirigeants de votre pays ont été éliminés. Le guide Ali Khamenei, Alila Redjani également et beaucoup d'autres.
L'objectif affiché dans cette guerre notamment par Israël c'est de renverser le régime, qu'est-ce que vous dites ? Oui, il peut toujours avoir un souhait de renverser. Pour vous, ça n'arrivera pas ?
C'est impossible que ça arrive. Non, je n'ai pas à juger, mais quand vous parlez de quelqu'un comme Netanyahou. L'Egypte, la Jordanie, une partie de l'Arabie saoudite, une partie de la Turquie, Syrie, Liban, Syrie, Liban, Il faut renverser tous ces dirigeants.
En ce qui nous concerne, nous, on assume notre sécurité. On est dans un droit naturel de défense et on sait bien comment on gère le pays parler de que c'est impossible ça oui c'est impossible il faut marcher sur l'air Ce sont des millions de gens qu'aujourd'hui, même après 20 jours, ils sont jour et nuit dans les rues et ils assument le soutien, leur soutien à l'égard des institutions et du pays. Ils sont prêts à résister jusqu'au bout et jusqu'au dernier – Il y a une immense opposition, monsieur l'ambassadeur.
Il y a aussi une immense opposition dans votre pays. On va en parler. – Il n'y en a pas.
C'est une prétention. Ce n'est pas comme ça que vous dites qu'il y a eu une immense opposition. Nous, nous ne l'avons pas vu.
Peut-être que vous avez On a vu les manifestations en janvier, il y a eu des répressions. Iran c'est un pays libre, vous pouvez accepter ou pas ? Autoritaire.
Comment ? Vous pouvez toujours insulter et prétendre des choses. Mais la réalité, c'est que vous, je ne dis pas vous comme le journaliste, mais on souhaitait que ceux qui ont incité les gens et envoyé les gens, comme les Américains ont dit que le Mossad sont à côté des Iraniennes dans les rues.
Le ministre israélien l'a répété. L'autre a dit qu'il allait attaquer les institutions. M.
Trump a dit qu'on a chargé des pompes, mais il a dit qu'on a chargé des pompes. Mais il a dit qu'on a chargé des aides. On vient, allez-y attaquer.
Dans les rues de 31 provinces, il y a eu des manifestations monstres. Et il y a eu une répression terrible. Vous contestez ce que disent les organisations humanitaires qui parlent de 30 000 à 40 000 morts.
Quelle organisation internationale a dit ? Quel est votre bilan de ces manifestations ? D'accord, mais le prétendre quelque chose...
Vous agissez pour M. Trump. Vous voyez, il avait besoin des prétextes pour mener cette agression sauvage, brutale contre les Iraniens.
Mais le seul chiffre officiel jusqu'à aujourd'hui, c'était le gouvernement iranien, le président de la République, qui a donné 3 017 personnes, parmi lesquelles 500 agents de police, 600. Les terroristes, les gens qui ont été vraiment mandatés pour faire cette guerre, et puis les autres, les gens et les protestants ordinaires, légitimes. À part de ça, il y a une seule organisation du droit de l'homme aux États-Unis qui avait avant 11 000.
Récemment, 7 000 et après, il est venu à 4 000 et 3 000 et quelques noms parce que ce sont des noms avec avec le numéro de carte d'identité, avec l'adresse, tous. Et pour eux, 1 000 personnes de plus, la plupart, seulement le nom et les qu'on ne trouve pas. Il y en a ceux qui sont...
Donc 30 000, 40 000 morts, c'est faux selon vous ? Bien sûr que c'est faux. Ce n'est pas un chiffre crédible ?
Non, bien sûr. Vous nous donnez...
Je vous pose la question, monsieur Bien sûr que non. Je dis, le seul crédible officiel, c'est le gouvernement iranien. Vous parlez des organisations du droit de l'homme.
Je dis aux Etats-Unis, il y en a une qui parlait d'11 000, 7000, récemment 4000. Mais 1000 sont à peu près 1000 au-delà de ce que nous avons donné officiellement. Mais il y a seulement des noms sans le numéro d'identité, sans l adresse et...
Mais, monsieur l'ambassadeur, je vais ajouter trois personnes mortes de plus. Trois personnes que votre régime a choisi d'exécuter. Aujourd'hui, par pendaison, vous les qualifiés d'émeutiers, ils ont été pendus pour meurtre et pour avoir mené une opération en faveur des Etats-Unis et Israël.
Comment pouvez-vous justifier d'exécuter ces personnes Vous regardez bien. Celui-là est un policier. Il est tombé mort avec 80 coups de couteau et de machette.
Et les gens qui ont été, en tout cas, eu leur sort. C'était pour cette chez nous quand il y a un massacre comme tel, un assassinat comme tel. Nous avons la loi selon laquelle il faut le peindre aux États C'est contre les Etats-Unis.
Vous voyez ? En France, vous n'avez pas...
Monsieur l'ambassadeur, parmi ces trois personnes exécutées aujourd'hui, l'une d'entre elles, ses proches disent très clairement qu'ils n'étaient pas sur les lieux de la manifestation et de la mort de ce policier. Il n'était pas là, il a plaidé l'innocence et il a été exécuté. Peut-être que vous avez une liaison directe avec leur famille.
Mais nous avons...
Non, non, ce sont des proches qui ont dit cela. Vous voyez, les proches, vous avez avec les proches. Mais pour nous, nous avons une justice et nous sommes responsables à l'égard de la vie de notre citoyen.
Donc la justice est rendue et elle est juste documentée, basée sur les preuves. Maintenant, qui est-ce qui est l'objet d'une peine qu'il ne veut pas vraiment se décharger ? Donc c'est normal qu'ils disent.
Mais nous, quel intérêt pour le gouvernement iranien de de prendre quelqu'un qui n'en fait rien, qui n'était pas sur le lieu de l'assassinat ? Quel gouvernement ? Avec quel intérêt ?
Ormi 92 000 millions Vous dites que ces trois-là étaient coupables de meurtre. L'an dernier, il y a eu, d'après les ONG, au moins 1500 personnes exécutées dans votre pays. Parmi 7500 personnes, vous nous dites qu'il n'y avait pas d'opposants politiques.
Jamais d'opposants politiques ? Non. Non.
Les yeux dans les yeux, vous nous dites jamais aucun opposant politique n'exécutait chez vous. Regardez. Chez nous, il y Il y a un fléau qui est la drogue.
Et la plupart de ces exécutions sont les gens qui ont convi de délits de Mais pour les gens...
Non, il y a la prison. Si quelqu'un en fait, tout se fait dans le cadre de la loi. Si quelqu'un en fait un délit qui commet un délit où il y a une sanction précise, donc le gouvernement même va agir avec la justice, je dis, avec avec une souplesse, avec vraiment une vision de flexibilité.
Vous savez très bien que cette souplesse dont vous parlez n'est pas du tout considérée comme étant cela par beaucoup d'observateurs, même par des chefs d d'État et de gouvernement qui condamnent les exécutions. Quel chef d'État, gouvernement ? Des Européens en particulier qui condamnent la répression.
Vous parlez...
Vos paroles sont bien et très claires, en tout cas, à mon à mon avis. Et donc, non, non vous...
Deux questions encore à vous poser, M. l'Ambassadeur. Une sur Emmanuel Macron dans une seconde, mais une autre sur une éventualité dont on a beaucoup parlé ces dernières heures, celle d'une opération terrestre lancée par les Américains sur votre sol, sur le sol iranien.
Que se passera-t-il si Donald Trump finit par décider d'envoyer les soldes américains sur le sol iranien ? Nous, nous n'avons pas changer notre vision, ni notre position. Nous sommes dans notre droit légitime, naturel de défense et donc c'est tout à fait normal que nos forces armées ont déjà prévu ce qu'il devait être prévisible et ils vont bien sûr mener leurs actions de défense.
Donc maintenant c'est à l'autre côté, s'ils décident ou pas, c'est leur problème, vous pouvez leur demander. Mais pour nous, nous on est notre peuple et nos combattants sont dans la position de la défense du pays de la souveraineté et de la vie de notre compatriote et sur lequel on n'autorise jamais. Mais qu'est-ce que vous dites à Donald Trump?
N'envoyez pas les soldats américains en Iran. Qu'est-ce que vous lui Qu'est-ce que vous lui dites ? Il faut négocier.
Qu'est-ce que vous lui dites ce soir ? Moi, je suis un diplomate. Je m'occupe pour les relations entre nous et la France, pour les questions et les problèmes qui nous concerne réciprocitement.
Alors la France, parlons-en. Et puis, notre ministre des Affaires étrangères, notre président de la République et nos gens en Iran, dans le gouvernement, Moi, ils ont une voix, une disponibilité dans n'importe quel niveau que ce soit. Donc, ils peuvent toujours parler avec s'il y a besoin.
Alors justement, vous parlez de votre ministre des Affaires d Il a été très critique aujourd'hui à l'égard du président français Emmanuel Macron en affirmant qu'il se disait triste, entre guillemets, du fait que la France avait critiqué l'Iran, demandé à l'Iran de cesser les attaques dans le Golfe, contre tous les pays du Golfe et ailleurs, contre Israël. Et en ajoutant, il n'a pas critiqué Israël. Donc, il s'est déclaré déçu, triste, etc.
Vous êtes fâchés avec la France ? Est-ce que la France est un pays ennemi qui appartient au camp occidental. Comment vous avez jugé cette déclaration de votre ministre ?
Et où se trouve la France, de votre point de vue ? Ce n'était pas la question de critique. Donc, si vous prenez l'expression définitive, c'est la première.
La deuxième chose, dans les relations entre les pays, il y a des discussions. Dans les relations entre les pays, il y a des privé, secret, il y a des prises d'opposition publiques. Donc ici, il y a des discussions, nous Nous avons le ministre des Affaires étrangères.
Dans les 10, 15 derniers jours, il y a eu quelquefois des négociations téléphoniques entre les deux ministres. Il y a eu le dialogue entre les deux présidents. Dans les dialogues privés, on parle de ce qui est important.
Mais quand on sort, au moins dans la partie pour nous en général, On donne un avis, des informations. Notre ministre a critiqué que quand l'Israël a attaqué notre installation gazière, c'était souhaitable que les dirigeants mondiaux, européens, condamnent cette exaction dans le comportement parce que ce sont des infrastructures énergétiques qui touchent tout le monde. Mais il y a eu une prise d'opposition après la réponse iranienne contre les intérêts américains.
C'est ce qu'il voulait transmettre. Je pense que le message est transmis et ce n'est pas le public qu'on doit aller. On ne peut pas vous quitter, monsieur l'ambassadeur, sans vous demander des nouvelles de nos deux Français qui sont retenus à Téhéran.
Cécile Collère et Jacques Paris. Est-ce qu'ils vont bien ? Et pourquoi ne peuvent-ils pas qu'ils sont délirants ?
Mais pourquoi ne peuvent-ils pas qu'ils sont délirants ? Comment vont-ils ? Pourquoi vous ne les laissez pas sortir de l'ambassade pour prendre l'avion pour Paris le sort de ces deux ressortissants iranien depuis deux ans que je suis ici je suis avec une attention particulière et j'ai eu l'occasion de parler là-dessus et je souhaitais toujours que leur procès soit final et finaliser et puis qu'ils peuvent vraiment quand nous ne soyons témoins de l'or retour en France.
Nous, pour la première fois, nous avons libéré deux détenus jugés par notre justice et condamnés par des années. Et cela, dans le cadre d'une entente entre nos deux présidents et nos deux dirigeants, les dirigeants de nos pays. Nous les avons libérés, nous les avons mis à la disposition de l'ambassade de France, et ils sont sains et Sauf qu'il y a eu des médecins qui sont partis en Iran, qui ont examiné, et ils sont tous là.
Mais le mécanisme, ce n'est pas dans un studio de télévision. que je dois expliquer, que vous devez me donner...
Vous pouvez demander toujours. Vous avez raison. Parce que l'opinion française le demande.
On a envie d'y revoir. Oui, bien sûr. À Paris?
Oui. Pas à l'ambassade, mais à Paris. C'est possible ?
Comment ? C'est possible ? C'est toujours possible qu'il vienne, mais il y a un mécanisme bien désigné par les deux présidents, par les responsables de deux pays.
Le moment venu, bien sûr, moi je serai parmi les premiers qui seraient contents parce que nous n'avons aucun intérêt, aucune volonté de nuire un français, ce qui se soit. Par contre, il y a beaucoup de points communs entre nous et la peut-être un jour il y aura une occasion des soirs et de parler vraiment sur les possibilités de revivre toutes ces capacités culturel, historique, entre nous, les intérêts communs, les inquiétudes communes dans la région et au-delà. Merci monsieur l'ambassadeur.
Merci d'avoir été avec nous ce soir en direct dans ce quartier général. Merci à vous. On va retourner à à la table avec Ulysse Gosset.
Merci à vous pour notamment parler du nucléaire iranien parce